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Mercredi 23 novembre 2005
DxO 3.5: toujours plus fort pour la beauté de vos images

J'ai effectué un premier test sur DxO Optics Pro, en juillet 2004. Puis un deuxième sur la version  2.0 du logiciel, qui a vu le jour fin octobre de la même année. Début 2005 une nouvelle version 3 est sortie sur le marché. Elle a déjà fait l'objet d'un test ici.

Cet article est donc une mise à jour la plus complète possible de ce qui avait été écrit alors dans les trois premiers articles. Parce que des nouveautés, il y en a dans cette nouvelle mouture du programme, et il se trouve qu'elles sont parfois assez spectaculaires.

En photographie, aucun matériel n'est parfait.

C'est comme en tout d'ailleurs…

Ce n'est pas trop grave lorsqu'on achète du bas de gamme, on s'y attend un peu, mais cela devient embêtant lorsque l'on achète du matériel fort cher pour amateur éclairé, ou pour professionnel.

Il est évident que l'achat d'un objectif Nikon haut de gamme sur un D2X, ou d'une optique Canon L sur un 1D Mark II assure une qualité certaine. Mais même là, un certain nombre de défauts entrent en scène.

Ce sont principalement:

  • Le vignetage (assombrissement des coins de l'image, dus au fait que la lumière n'arrive pas avec le même angle centre du capteur ou du film que dans les bords)
  • L'aberration chromatique latérale (effet de bavure rouge et bleu sur des câbles téléphoniques par exemple)
  • La distorsion, très visible en particulier avec les focales de type grand-angle
  • Des pertes au niveau du piqué, qui donnent l'impression que la photo est molle (au mieux) ou carrément un peu floue (au pire).
  • Des problèmes de souplesse des capteurs, qui font que les basses lumières peuvent parfois être bouchées, et les hautes brûlées.
  • Le bruit dans l'image (petits points de couleurs parasites visibles en particulier dans les basses lumières), pour certains appareils bas de gamme à toutes les sensibilités et pour d'autres lorsqu'on dépasse 400, voire 800 ISO.

Ces défauts, mis à part les deux derniers de la liste, dépendent souvent de l'objectif lui-même, mais depuis l'arrivée des produits numériques, il est devenu évident que tester un objectif seul ne sert plus à rien. Il faut désormais l'analyser avec le boîtier sur lequel il est utilisé. De cela, j'en ai déjà parlé ici.

Chasseur d'images l'a démontré récemment dans de son numéro 261: selon la revue, qui pour moi a toujours été une référence, un objectif X pourra être bon sur un boîtier Y, beaucoup moins bon sur un boîtier Z.

Le problème du grand capteur 24/36 du Canon EOS 1D DS Mark 2 est là pour en témoigner: si l'on ne met pas sur cet appareil un objectif L professionnel (voire même une focale fixe, les zooms sont à proscrire), le couple DS/objectif moyen de gamme va donner des résultats moins bon que le même objectif sur un 20D, un 5D ou un 350D.

J'explique pourquoi ici également.

Et comment Chasseur d'Images arrive-t-il à ces conclusions qui ont fait bondir certains utilisateurs de DS (le Canoniste, tout comme le Nikoniste, déteste souvent qu'on critique son matériel)?

Grâce à un logiciel assez fabuleux, développé par la société française Do Labs, fondée en 1995 par des mathématiciens de haut vol et réputés dans leur domaine, société qui a changé de nom en 2004 pour s'appeler désormais du nom de son produit phare, soit DxO. Cette entreprise est spécialisée dans l'analyse et le traitement de l'image, et s'intéresse entre autres choses à optimiser les images qui sortent des téléphones mobiles, pour qu'ils soient à la fois légers et de la meilleure qualité possible. Avec l'arrivée des nouveau téléphones qui intègrent déjà des capteurs 2 MP, sûr que Do Labs vise un créneau qui pourra être rémunérateur.

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De même, DXO travaille sur des systèmes de correction pour les minilabs, et par conséquent en connaît un bout déjà dans le domaine de l'image.

Ce logiciel assez fabuleux disais-je, c'est DxO Analyser, qui va véritablement faire le diagnostic sous forme de chiffres et de graphiques des qualités et des défauts d'un couple objectif-boîtier, et cela, à toutes les focales et toutes les ouvertures. Jusqu'à ce jour, il était par exemple souvent possible de montrer si un appareil avait du bruit dans l'image, mais ça restait quelque peu subjectif. DxO Analyser vous donne le rapport signal/bruit d'un appareil à toutes les sensibilités. Pratique ensuite pour comparer les appareils entre eux.

Certains confrères de Chasseur d'Images utilisent également DxO Analyser, d'autres pas, prétendant que les chiffres ne sont pas tout, et que rien ne remplace l'expérience du testeur. Je suis bien d'accord sur ce point avec eux. Sauf que la technique froide et l'expérience sont complémentaires, et, si un jour nous partons sur des tests très nombreux d'appareils (il faudrait délaisser un peu le Mac dans ce cas), je ferai l'acquisition de ce logiciel, qui n'est même pas tellement onéreux, mais qui demande une mise en place précise et chronophage. Pour l'instant, ce type d'installation ne peut pas se justifier pour tester trois appareils par année comme je le fais actuellement.

Oui bon, d'accord me direz-vous. Mais créer un logiciel d'analyse de l'image pour les journalistes, ça ne doit pas remplir le ventre des collaborateurs de DXO tous les jours. Et s'arrêter au fait de montrer les défauts d'un appareil, c'est bien joli, c'est utile, mais c'est un peu comme un médecin qui vous dirait que vous êtes malade et qui ne vous propose aucun médicament.

DxO Optics Pro: il corrige les défauts de votre couple "appareil/objectif"

Et c'est là que DxO Optics Pro entre en scène! Fort de la connaissance des forces et des faiblesses de votre matériel, connaissance obtenue par DxO Analyser, DXO nous a concocté, pour nous tous utilisateurs de base, DxO Optics Pro, qui va tout bonnement travailler les images pour les corriger localement, là où elles ont besoin de l'être, sur Mac OSX ou sur Windows!

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Grande révolution: vous ne payez plus qu'une fois le logiciel, pas les modules d'objectifs

Le logiciel est désormais composé, à l'achat, de deux modules, ce qui simplifie les choses:

  • DxO 3.5 Pro (124 € TVA comprise) ou DxO Pro Elite (249 €)   qui ne diffèrent l'un de l'autre que par le fait que le premier ne gère que les boîtiers "Experts" alors que le second prend en compte, en plus les boîtiers professionnels. Le tout (pour les deux versions), et c'est tout nouveau, comprenant l'achat de tous les objectifs, comme nous allons le voir plus bas.

Ce module, en version Pro ou Pro Elite, comprend les éléments suivants (je prends ici l'explicatif de l'éditeur, inutile de réinventer la roue):

DxO Correction Engine: ce composant est le « moteur » de l’application permettant les corrections optiques, les traitements par lots, l’interface utilisateur, etc.

DxO Raw Engine: c’est ce composant qui permet à DxO Optics Pro de traiter les fichiers RAW ("bruts") pour les boîtiers supportés, de les convertir en fichier RVB et de leur appliquer l’amélioration automatique d’image.

DxO Camera Body Correction Modules (Modules boîtiers)

  • Le module dédié à un objectif (DxO Lens Module). Là, pour chaque appareil, les modules proposés sont différents.

Lors de votre première visite, vous pourrez ainsi vous contenter de choisir DxO Optics Pro (Elite ou non), de cocher le ou les boîtiers qui vous sont utiles (vous pourrez télécharger gratuitement d'autres boîtiers plus tard), et de choisir votre module DxO Lens Module dédié à votre objectif préféré.

Cela se fait de manière extrêmement simple, et c'est tant mieux parce que les versions précédentes étaient un poil compliquées à ce niveau.

Vous voulez un objectif supplémentaire? Vous vous reconnectez sur le site, entrez votre login et votre mot de passe. Le système vous reconnaît, vous montre ce qui est déjà en votre possession. Vous commandez votre ou vos modules supplémentaires, et elle est belle!

Et si, dans les versions précédentes, il fallait payer pour chaque nouvel objectif, cette version 3.5 vous laisse faire votre petit marché sans vous demander un sou de plus!

Notez que toute personne ayant acheté une version 3.0 se voit remettre une version 3.5 gratuitement.

Une fois votre paiement effectué, votre commande est passée au système, qui vous récrit deux fois. Une première pour vous dire que la commande est effectuée, une deuxième pour vous proposer de télécharger votre logiciel. Si vous avez deux ou trois boîtiers qui supportent votre nouvel objectif (un Nikon D2X, un D70 et un D70s par exemple), les modules objectifs-boîtiers sont automatiquement intégrés.

Il faut néanmoins être conscient qu'un objectif peut être reconnu par DxO pour le D70, mais pas encore pour le D2X (c'est un exemple). Lors d'un lancement ultérieur du logiciel, vous serez averti qu'une nouvelle version, intégrant peut-être le couple "objectif pas encore reconnu jusqu'alors/boîtier" est disponible. L'intégration du nouveau couple sera automatiquement effectuée, gratuitement.

Cette approche très sérieuse qui impose un module par objectif pour un boîtier est ennuyeuse sur un point: on ne peut pas disposer immédiatement d'un patch DxO de correction pour n'importe quelle optique, même si notre boîtier est reconnu par le logiciel. D'un autre côté, cette procédure rigoureuse est un gage de qualité. Lorsque le "correctif" pour un objectif est mis à disposition pour un boîtier bien précis, on peut être sûr de la qualité et la précision de la correction fournie… D'ailleurs, l'éditeur travaille très vite, et il n'y a pas de mois qui ne voit pas le catalogue s'étoffer par l'ajout d'un module quelconque.

Cela dit, les corrections de bruit, d'exposition (voir plus bas), le développement Raw sont indépendants des objectifs et fonctionnent parfaitement même si le module objectif que vous avez utilisé pour votre boîtier n'existe pas encore.

Autre avantage de l'approche séparée des modules de correction? Il est par exemple possible que Nikon sorte un jour un boîtier XZ qui inclut déjà en interne une correction de l'aberration chromatique latérale sur l'objectif Y. On risquerait donc une double correction de cette aberration, ce qui engendrerait automatiquement d'autres défauts. Avec la méthode proposée, aucun risque: sur le boîtier XZ, le logiciel fera son travail en ayant toute connaissance des corrections déjà effectuées par le boîtier.

Et comment DxO Optics Pro fait-il pour connaître mes conditions de prise de vue (quel boîtier? quel objectif, à quelle focale? quelle ouverture? à quelle distance du sujet?). Vous l'aviez deviné, grâce aux données EXIF qui accompagnent chaque image.

Il peut arriver, c'est le cas par exemple pour le Mark II ou le 350 D, que le renseignement sur la distance de mise au point ne soit étrangement pas donné par le boîtier, alors qu'il l'est pour le 10D ou le 300D. Il faudra donc aider DxO Optics Pro dans ce domaine. Rien de grave puisque le programme n'a pas vraiment besoin d'une notion absolument précise à ce niveau. Mais c'est ennuyeux tout de même.

Sur ce point, quel bonheur pour moi d'être passé sur Nikon, son D2X et son D70, qui ne m'imposent pas cette contrainte!

Il faut de plus savoir que très régulièrement, DxO met à disposition des modules pour tel ou tel boîtier, et d'autres pour tel ou tel objectif. Un exemple, le jour où vous lisez ces lignes, un module pour le Nikon D50 vient d'être mis en ligne.

Ça bouge dans cette entreprise! Il faut dire que le marché est porteur, pas encore saturé par les fabricants. Même Apple et son nouvel Apperture ne marche pas sur les mêmes platebandes. Donc, il vaut la peine de se faire sa place. Et comme DxO le fait bien, tout est pour le mieux.

Deux composants de la version DxO 3.0 et 3.5, DxO Noise et DxO Lighting

La grande nouveauté de cette nouvelle version de DxO apparue avec la 3.0, c'est l'intégration de deux "Engines":

DxO Noise Engine, qui s'occupe de diminuer le bruit dans vos fichiers, de manière pour le moins efficace. Selon l'éditeur, nous pouvons gagner l'équivalent de deux "diaphragmes" au niveau du gain. En d'autres termes, une image prise à 1600 ISO devrait présenter, une fois traitée par le logiciel, le même bruit qu'une image à 400 ISO non traitée.

Exemple d'une image à 800 ISO, volontairement sous-exposée, Nikon D2X, objectif 70-200 2.8 stabilisé f6, 160e de seconde, 200 mm, avant et après traitement.

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avant traitement

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après traitement

Détail de ces images en 1/1 (après clic sur la vignette) dans la table lumineuse d'iView 3: original en haut, image corrigée en bas:

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Mais que ferais-je sans cette table lumineuse iView!

 

Argument publicitaire infondé ? Force m'est de constater que non, et que ce DxO est absolument époustouflant à ce sujet. Vous pouvez travailler à partir de fichier JPEG ou Raw, et votre image devient réellement meilleure, puisque diminuée d'une bonne partie de son bruit qui devient du coup bien plus supportable et harmonieux.

D'autres programmes réussissent également à diminuer le bruit dans une image, mais ceci au détriment du contenu du fichier. Ici, ce n'est pas le cas, et le bruit diminue alors que les détails restent bien présents dans l'image.

Selon l'éditeur, la version 3.5 apporte encore de nouveaux algorithmes, permettant de conserver plus de détails. Je l'ai remarqué notamment au niveau des sourcils dans les portraits, ou dans la chevelure, qui pouvait présenter quelques défauts après un traitement de la v3.

Oui, le résultat est assez étonnant. Ceux qui n'étaient pas convaincus pas la v3 feraient bien de faire un nouvel essai!

DxO Lighting Engine, lui, va s'occuper de traiter les basses lumières, qui apparaissent un peu bouchées sur votre photo. Il va optimiser localement l'exposition de l'image et l'étendue de sa dynamique.

Voici un exemple: en première position, la photo originale, en deuxième position, la photo corrigée avec DxO Lighting Engine (et tout le reste de l'armada DxO d'ailleurs), en troisième position, la même image, toujours traitée par DxO Lighting, mais avec préservation des hautes lumières (réglage "moyen")

Tout cela à partir d'une image Raw Nikon D2X (NEF), objectif 17-55 2.8, ouvert à f4, focale 4.0, sensibilité 160 ISO.

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Original: les tiges des roseaux sont bouchées, le ciel un peu brûlé.

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Le ciel est encore plus brûlé après traitement, les tiges débouchées

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Sans doute l'image la plus équilibrée, après traitement en cochant l'option "préserver les hautes lumières"

En comparaison directe, via la table lumineuse d'iView:

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Au niveau des tiges, à 100% (après clic sur vignette), toujours dans le même ordre

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Au niveau du ciel, à 100% (après clic sur vignette), toujours dans le même ordre

 

Autre exemple, D2X, 17-55 2.8, focale 28 mm, f4, 160 ISO.

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Avant (original)

 

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Après traitement, sans préservation des hautes lumières

 

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Après traitement avec préservation des hautes lumières

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Comparaison 1:1, original/avec DayLighting sans préservation/idem avec préservation, tiges

 

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Comparaison 1:1, original/avec DayLighting sans préservation/idem avec préservation, ciel (hautes lumières)

Là aussi, le résultat est au-dessus de ce qui se fait partout ailleurs, à part peut-être sous Photomatix, mais sur des images bien particulières, en technlogie HDR (voir articles d'Hervé ici, ici et ici). J'ai par exemple effectué récemment bêtement une série de prises de vue au flash, en oubliant un réglage que j'avais effectué auparavant. Le truc tout nul, mais qui peut arriver, en tout cas qui m'a fichu en l'air de nombreuses images puisqu'elles ont été toutes sous-exposées.

La crise.

Je les ai données à manger à DxO, qui me les a sauvées, et les a rendues totalement présentables. On vous montrerait cela à téléachat, vous n'y croiriez pas.

Et pourtant c'est vrai, mes images ont été proprement réparées par le logiciel, sans ajout de bruit (ce qui arrive normalement lorsqu'on remonte l'exposition d'une image), bien au contraire.

Un correcteur de défauts qui travaille à partir du Raw mais aussi de JPEG

DxO Optics Pro, à l'aide d'algorithmes sophistiqués, en travaillant à partir des données EXIF qui, comme je l'ai écrit, lui donnent les conditions de prise de vue, va mettre ces données en relation avec ses profils dédiés. Dans le même temps tout analysant le contenu de l'image en cours de travail (les zones avec de nombreux contrastes ou avec des aplats ne doivent pas être corrigées de la même manière!), avec tout son savoir-faire, il va corriger vos images pour les débarrasser de tous leurs défauts "connus" et cela de manière totalement automatique, ou avec votre aide, comme nous allons le voir plus bas.

Depuis 2004, le traitement Raw est de la partie pour un certain nombre d'appareils. Pour connaître les boîtiers qui sont supportés à ce niveau au moment où vous lisez ces lignes, c'est ici.

DxO devient donc un programme qui va traiter les fichiers Raw de manière particulièrement efficace. Toutes les explications sur ce format Raw, je les ai données ici. Si vous n'avez pas le temps de lire cet article, et que ces trois lettres vous sont inconnues, sachez que le format Raw est un format propriétaire à chaque appareil, et qu'il n’a subi aucun traitement de compression. Il s'agit en fait du vrai original BRUT (Raw en anglais) de capteur. On a dans le fichier Raw toute la qualité de l'image, avant traitement. Sur un fichier Raw, on peut tout faire, pour autant qu'un bon programme soit sous la main. La plupart du temps, les fabricants mettent à disposition des versions allégées de ce genre de produits. Actuellement, un excellent programme permet également de travailler le Raw, c'est C1 Pro, de PhaseOne. PhotoShop et son module CameraRaw progressent et deviennent également capables de travailler ces fichiers de manière efficace.

Mais ces logiciels imposent un travail manuel, au demeurant passionnant pour le professionnel ou l'amateur qui aime travailler ses images. DxO quant à lui, comme nous allons le voir, permet aussi ce travail manuel, mais il pourra également développer les fichiers Raw tout en corrigeant les défauts du couple "optique-boîtier" que vous utilisez, le bruit et l'exposition, tout cela automatiquement.

Autre avantage de DxO, son dématriçage de Bayer très poussé, qui ma fois, associé aux autres algorithmes "maison" donnent des résultats excellents, notamment dans le rendu, souvent bien moins accidenté (artefacts) que la concurrence. Écoutons ou plutôt lisons l'explication donnée par l'éditeur lui-même:

« Tout converteur Raw doit notamment effectuer une opération d'élimination de l'effet mosaïque (appelée également quelquefois interpolation Bayer). Cette opération transforme les données capturées par le capteur de l'appareil photo (le fichier raw) en un fichier RVB (en principe 16 bits). La qualité de l'algorithme d'élimination de l'effet mosaïque joue un rôle primordial dans la qualité de l'image finale.

  • Grâce à ses recherches dans ses laboratoires, DxO Labs a développé de bout en bout ses propres algorithmes d'élimination de l'effet mosaïque afin de garantir une qualité d'images optimale. Les images obtenues sont alors plus nettes et plus détaillées.
  • En outre, l'élimination de l'effet mosaïque de DxO Raw Engine réduit au minimum les effets non désirés produits par la conversion raw (relief, fausses couleurs, franges, pixels mal alignés, etc.) Ces effets non désirés sont parfois pratiquement impossibles à supprimer ou cela prend un temps fou.
  • Le module DxO Raw Engine inclut également une technologie propriétaire DxO qui oduit des images avec moins de bruit que les autres converteurs raw du marché tout en conservant le maximum de détail.»

Notez que contrairement à C1, qui s'est spécialisé dans le traitement du Raw, DxO peut également travailler à partir de fichiers Jpeg en sortir de boîtiers. C'est selon moi, qui ne suis pas toujours à travailler en Raw, loin de là, un plus considérable.

En sortie, les fichiers suivants sont supportés:

  • JPEG ou TIFF 8-bits
  • TIFF 16-bits (pour fichiers Raw ou TIFF 16-bits seulement)
  • Adobe DNG (pour fichiers Raw seulement)

DxO Optics Pro, la preuve par l'acte

Installer DxO, c'est tout simple et s'effectue via le traditionnel installeur pkg d'Apple. Oubliée l'affreuse protection Aladin pour nos Macs! Le programme est certes protégé, et validé par une connexion sur Internet lors de la première utilisation. Mais le programme ne pose plus de problèmes au lancement comme c'était trop souvent le cas auparavant.

Au départ de la version 3.5, nous voyons tout d'abord l'écran d'accueil vous listant les modules chargés…

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…puis une toute nouvelle fenêtre de base vide, divisée en deux parties, surplombées chacune d'une barre d'outils.

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Tout y est, c'est bien.

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Barre d'outils supérieure: pour gérer les fichiers, et le travail général

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Barre d'outils inférieure, pour gérer les réglages qui seront visibles dans la prévisualisation.

Il suffit ensuite de glisser ses images JPEG ou Raw dans la zone supérieure de la fenêtre principale, ou de cliquer sur le bouton "Ajouter" de la même barre d'outils. On peut choisir d'ajouter un dossier contenant des images en suivant la première méthode.

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Les images sont maintenant visualisables dans la zone du bas.

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Plusieurs dispositions sont disponibles, en voici une autre:

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Une fois le programme lancé, vous pouvez choisir de travailler en trois modes:

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Automatique, tous les réglages seront appliqués automatiquement aux images que vous donnez à manger au logiciel, sans même possibilité de regarder l'image autrement qu'en vignette avant le traitement.

Avancé, qui donne accès aux fonctions principales du programme

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Expert, qui nous donne le contrôle maximal sur les réglages disponibles dans le programme

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Chaque onglet peut être détaché. Il sera possible ainsi par exemple d'avoir en permanence l'histogramme sous les yeux. Il n'est pas possible d'intervenir au niveau des courbes ou des niveaux, comme sous PhotoShop directement sur cet histogramme. Ce dernier est là pour refléter l'état des réglages effectués à l'origine puis après réglages.

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C'est génial de pouvoir régler tout lorsqu'on en a envie. Mais je vais peut-être vous étonner: j'utilise DxO sur pratiquement toutes mes images, en mode automatique la plupart du temps. En effet, j'ai constaté que je fais rarement mieux que ce que me propose le logiciel d'office. J'ai un peu honte, mais c'est comme ça. Et les lecteurs qui me disaient suite à mon test de la v3 que le logiciel y allait tout de même un peu fort et qu'il enlevait un peu trop de détails devraient refaire un essai avec la version 3.5, qui progresse dans ce domaine.

Juste un souhait: actuellement, il n'est pas possible de savoir si une image a des réglages personnalisés ou si l'automatisme est total en regardant les vignettes avant traitement. Une petite icône ne serait pas de trop pour l'annoncer.

Puisque je parle des icônes sur les vignettes, notez qu'un passage du curseur sur l'une d'elle vous indique sa signification dans la barre inférieure de la fenêtre.

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En mode Expert, nous avons accès aux palettes suivantes (en plus de l'histogramme dont je vous ai déjà parlé).

  • l'onglet DxO Optics, qui était déjà disponible dans les précédentes versions du logiciel. Cette fois, son Engine passe en version 2.

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Notez l'apparition au niveau de la correction des aberrations chromatiques de la possibilité de supprimer les franges pourpres, apparue avec la version 3.5.

Autre avantage de cette toute dernière version, le "déchet" lorsqu'il s'agit de corriger les distorsions des grands-angles ou des gros télés est diminué de 40 %. Et bien oui, il n'y a pas de miracle, les redressements impliquent des pertes dans les bords, mais ils sont donc d'une part assez faibles, et sont encore moindres désormais.

  • l'onglet Couleur et exposition, qui nous donne accès à tout ce dont on a besoin à ce niveau, y compris pour la balance des blancs (une recherche du point blanc/gris est disponible). La correction de l'exposition par pas de 0.05 EV, de -4 à +4 EV se montre précise à souhait.

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Sur les images JPEG , le pop-up menu "Récupération des hautes lumières" est indisponible. En effet, cette option n'est utilisable (en mode expert) qu'avec des fichiers RAW, lorsqu'il s'agit de convertir un fichier RAW 12 bits en un fichier JPEG 8 bits, afin de perdre un minimum de dynamique dans les hautes lumières. Mais attention, cette commande ne pourra pas faire de miracle! Si votre photo contient des zones réellement grillées (ce qui arrive, même en RAW, eh oui), DxO ne pourra pas inventer les informations qui n'existent pas.

Au niveau balance des blancs, la figure ci-dessus vous montre les possibilités de traitement depuis un JPEG

Elles sont plus évoluées en mode RAW puisqu'elles offrent un réglage fin de la balance des blancs de plusieurs types:

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  • balance originale
  • balance préréglée

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  • par température(de 2000 à 20000 degrés Kelvin)
  • teinte échelle de –100 to +100
  • par pipette qui va pointer sur un blanc ou un gris de référence sur l'image (possible aussi en JPEG)

Bravo à DxO qui a réussi à contourner le cryptage de la balance des blancs du Nikon D2X, je ne sais pas comment, mais ce qui est sûr, c'est que le moyen choisi est efficace! Et un mauvais point à Nikon, qui pourrait trouver d'autres manières de remercier les gens qui achètent leurs boîtiers déjà fort chers, que cette limitation de toute manière déjà dépassée par plusieurs éditeurs de traitement d'images.

 
  • l'onglet DxO Lighting, dont j'ai parlé plus haut, et qui corrige localement les images, comme le ferait un spécialiste avec des masques sur un agrandisseur en noir et blanc.

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Notez bien qu'il est possible d'agir aussi bien sur le contraste global que le contraste local. Mais ici, quelques essais s'avéreront nécessaires avant d'arriver à vos fins, si vous ne donnez pas dans l'automatisme proposé.

Il est également possible d'intervenir sur les points noirs et blancs. Les corrections sont visibles immédiatement sur l'histogramme, et sur l'aperçu. Idem pour le réglage Gamma. Encore une fois, quelques essais pourront être utiles pour voir comment réagit DxO.

 

  • l'onglet Netteté, qui se voit doté d'une nouvelle correction appelée USM, qui permet d'intervenir de manière plus complète (gain, rayon et seuil) sur ce qui peut justement influer l'impression de netteté sur une image.

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  • l'onglet DxO Noise, petite merveille dont j'ai déjà passablement parlé plus haut.

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Et toujours, quelques petits essais pour bien comprendre le fonctionnement du logiciel seront nécessaires, je le répète, au cas où les réglages automatiques ne vous satisferaient pas.

  • l'onglet loupe est quant à lui souvent très utile, parfois indispensable. En effet, si certains réglages sont prévisualisés (Balance des blancs, Exposition, Démosaïcage brut, Distorsion, Vignettage, Courbe des tons, Éclairage, Teinte / Saturation / Luminosité), d'autres ne le sont pas (réduction du bruit, aberration chromatique latérale, démosaïcage véritable et traitement de la netteté), ce qui est à la fois ennuyeux et compréhensible puisque l'aperçu est une image en basse résolution, et qu'il n'est pas possible de montrer le résultat de certains traitements sur ce type d'affichage. La loupe est utile dans ce cas pour montrer réellement ce qui se passe après certains réglages, mais sur une toute petite portion de l'image.

Vivement des processeurs hyperpuissants, permettant de voir le travail en temps réel sur toute l'image. Quand on vous dit que l'informatique peut encore évoluer!

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L'onglet loupe en mode "zoom" ou "recadrage"

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L'onglet loupe en mode "Balance des blancs", à gauche tel que courant, à droite, telle que serait le résultat de la modification si l'on clique à l'endroit où se trouve la pipette dans l'aperçu.

 

  • L'onglet Information image vous donne une info succincte sur l'image, avec possibilité d'intégrer un copyright et le nom de l'artiste.

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Une fois traitée, l'image conserve bien entendu toutes ses données EXIF que l'appareil lui a transmises.

Voici d'ailleurs ce qu'en dit l'éditeur: "DxO Optics Pro cherche à laisser le plus de métadonnées possibles intactes (EXIF, MakerNote, IPTC, XMP). Il en résulte que vous devez en principe être en mesure d’utiliser votre autre logiciel
de retouche/traitement d’images même une fois que ces images ont été traitées par DxO
Optics Pro.

Si vous reprenez vos données avec iView, il est désormais fait mention depuis cette version 3.5 d'un traitement par DxO. Je ne sais pas si c'est dû à la nouvelle version de DxO qui viendrait ajouter cette donnée en EXIF, ou celle d'iView qui n'arrivait peut-être pas à le lire avant sa propre V3, bref, l'important, c'est que c'est désormais signalé.

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Dans le catalogue iView, le logiciel de traitement DxO est désormais indiqué.

Cela dit, un fichier texte en xml accompagne chaque fichier traité, indiquant tout ce qui a été fait par le logiciel pour améliorer votre image.

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Ces fichiers seront très utiles puisqu'ils sont en quelque sorte des réglages, les "presets" que nous pourrons réutiliser plus tard, j'en parle plus bas.

 

  • L'onglet Format de sortie (le menu s'est francisé puisqu'avant la 3.5, il s'intitulait Workflow) est lui aussi important pour la gestion de vos images dans le logiciel.

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Dans cet onglet, vous pourrez indiquer au programme quels sont le (ou les!) formats de sortie d'une image. Vous pourrez ainsi choisir d'obtenir une image JPEG à partir d'un fichier Raw ET un fichier Dng (sorte de RAW universel signé Adobe) pour garder la dynamique de votre image.

L'onglet Format de sortie vous permet également de choisir votre profil colorimétrique de sortie.

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Vous pourrez également changer la taille et la résolution des images de sortie dans cet onglet. Par contre, par rapport à la version 3.0 qui intégrait dans cette zone l'application des presets, la version 3.5 innove puisqu'elle sort ce domaine pour le placer dans la barre d'outils de la fenêtre principale.

Ces presets sont des réglages prédéfinis par DxO, que l'on peut voir ici:

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Plus fort: un de vos réglages vous semble applicable à certaines de vos futures images? Vous pouvez l'enregistrer comme Preset. Mieux: six mois après avoir fait un traitement, vous vous rendez compte que les réglages que vous avez faits sont tout bonnement géniaux? Aucun problème! Chaque image est accompagnée d'un petit fichier texte Xml (voir plus haut) qui pourra être chargé pour devenir un preset. Ce n’est pas beau ça?

La gestion des presets se fait ici

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Vous voyez à droite ce que corrige le preset sélectionné à gauche.

Autre réorganisation: l'onglet Gestionnaire de prévisualisation disparaît au profit d'un bouton dans la barre d'outils de la zone de prévisualisation, gestionnaire qui vous permet enfin de choisir ce qui va être montré dans l'aperçu, au niveau de vos corrections. Il est bien évident que tout sera coché, et qu'on aimerait également pouvoir ajouter "Netteté, "Bruit", à ce qui est proposé!

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Hum… fenêtre à revoir en français, comme vous pouvez le voir!

Un recadrage intégré, oui!

Dans le précédent test de la v3, je disais mon envie de pouvoir traiter le recadrage de mes images dans DXO. En effet, il faut savoir que DXO impose de passer en premier lieu par ses soins. Si vous coupez une image dans un logiciel externe, comment voulez-vous qu'il sache comment corriger des défauts d'objectifs comme le vignettage? Si l'on voulait recadrer une image, il fallait jusqu'alors passer par DXO, puis par Photoshop. Cela imposait par exemple de sortir de DXO en TIFF, pour ne pas avoir deux compressions successives destructives.

Ma demande est exaucée! Il est maintenant possible de recadrer ses images directement dans DXO, tout en profitant de tous les avantages de ce logiciel.

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Mode automatique en toute confiance

Voilà. J'ai fait le tour d'une bonne partie des fonctions offertes par DxO 3.5.

Comme vous avez pu le constater, le logiciel peut convenir à tous les utilisateurs: le débutant ou l'utilisateur avancé un peu pressé passera en mode "Automatique" sans le moindre souci. Tout juste pourra-t-il passer en mode expert pour choisir un format de sortie via l'onglet Workflow, puisque par défaut, l'image passe en JPEG haute qualité. Notons aussi que par défaut, quel que soit le mode, l'image de base n'est PAS remplacée.

DxO vous donnera le meilleur de lui-même, et je peux vous assurer que son meilleur est véritablement un plus pour vos images.

Je désirerais juste avoir la possibilité de choisir l'intensité du travail automatique, pour pouvoir répondre aux goûts de chacun. Avec par exemple un réglage pour l'augmentation du contraste, pour la suppression du bruit valable "en général", pour pouvoir diminuer ou augmenter de manière globale le travail effectué par le programme.

Vous pouvez bien entendu passer par les modes Expert ou Avancé que je viens de vous décrire pour préparer chaque photo indépendamment à votre sauce, ou attribuer un preset à une ou plusieurs images via par exemple un menu contextuel.

Quel que soit votre mode de travail, une fois les images prêtes à être traitées, vous pouvez lancer le processus

On clique ensuite sur Démarrer et le travail commence.

 

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La version 3.5 intègre plus de détails au niveau de la progression du travail, mais plus le temps restant, qui n'était de toute manière qu'approximatif en version 3.0

L'éditeur annonce la prise en compte des multiprocesseurs pour accélérer le traitement jusqu'à 100 % sur les machines qui en sont dotées. Je veux bien le croire, mais sur mon Alubook 17 pouces, qui n'est est pas pourvu, ce n'est pour le moins pas le cas!

Les temps de traitement sur ma machine, tournant à 1Ghz (donc rien d'un foudre de guerre) , 1Gb de Ram, disque dur 100 Gb à 5400 tours minute sont les suivants, ouverture de l'image et sauvegarde du fichier compris:

  • en v3.0 à partir d'un boîtier Nikon D2X, 12 MP, fichier Raw d'environ 20 Mb: trois minutes trente par image
  • même fichier en version 3.5: 5 minutes trente! Soit deux minutes de plus!
  • en v3.0 à partir du même D2X, fichier JPEG fin, toujours en pleine résolution, env 4.5 Mb: 2 minutes 05
  • même fichier en v 3.5: 2 minutes 30 secondes
  • en v3.0 à partir d'un boîtier Nikon D70, 6 MP, fichier RAW de 5.6 Mb: 1 minute 48
  • même fichier en version 3.5: 2 minutes 25
  • à partir d'un boîtier Nikon D70, 6 MP, fichier JPEG fin, environ 3.2 Mb, 1 minute 10 secondes
  • même fichier en v. 3.5: 1 minute et 15 secondes

En ce qui me concerne, mais je le répète, je n'ai pas de multiprocesseur, les performances se sont dégradées. Plus de travail je pense! Entre autres choses pour supprimer les franges pourpres de l'aberration chromatique, et conserver plus de détails dans les suppressions de bruit. Après tout, on ne va pas se plaindre.

Et oui, ce travail de correction est relativement long et même plus long en ce qui me concerne qu'en version 3.0 (c'est là aussi que l'on se rend compte n'est-ce pas que la course au pixel n'a pas que du bon), mais on peut très bien envoyer ces calculs en tâche de fond, voire de nuit, puisque le logiciel n'a pas besoin de votre présence pour parvenir à ces résultats.

Un G5 multiprocesseur donnera bien entendu de bien meilleurs résultats j'imagine, mais voyez-vous, Apple n'a pas sorti de G5 portable, et n'en sortira jamais. Vivement le Pentium! Quand je pense à mes amis sur PC qui me parlent, sous DXO, de traitements en moins d'une minute! Oui, vivement que ça change, tout ça.

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Une fois dans la visionneuse, il est agréable de pouvoir passer de la version corrigée à l'originale d'une image, ou vice versa, et ce par exemple, en taille 1/1, à l'endroit visé sur l'image ce qui est d'une importance cruciale, la plupart des visionneuses replaçant la vue sur l'image suivante au centre. Ce n'est heureusement pas le cas ici. Il est donc possible de comparer le même détail avant et après correction.

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Et ça y est! Enfin! La visionneuse intègre la vue en vignette, ce qui permet de sauter d'une image à l'autre, même si elles ne se suivent pas. Cela dit, cette visionneuse n'est pas vraiment rapide, et il vous faudra absolument commencer par passer dans les préférences, et activer le cache disque. Cela permet de passer d'un couple à l'autre d'image (un couple étant l'image de base et l'image corrigée) en une quinzaine de secondes (pour un NEF de 12MP), alors que sans le cache, il faut plus d'une minute trente pour arriver au même résultat! Bon, en JPEG, ça va mieux, avec ou sans cache.

Notez que même en ayant réglé votre cache, au bout de trois ou quatre images RAW, les temps d'attente entre un couple d'image et un deuxième prend à nouveau plus d'une minute.

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Cela dit, le passage par la table lumineuse d'iView MediaPro 3, testé ici, est une alternative valable à cette visionneuse. Elle est bien plus rapide (on se pose d'ailleurs des questions: pourquoi celle de DxO est-elle aussi lente bon sang!), et permet même d'afficher deux images (ou trois, ou quatre) en même temps, comme vous pouvez vous en rendre compte tout au long de ce test.

Bref, au niveau visionneuse DxO des travaux finis, il y a du mieux, mais il y a encore du travail, oh que oui!

Quelques exemples "maison"

J'imagine que vous désirez voir maintenant quelques exemples de ce que peut faire DxO Optics Pro. Bien, je vais donc vous en montrer quelques-uns. D'autres se trouvent sur le site de DxO. Ces essais ont été effectués avec la version 3.5, en mode automatique avec un objectif haut de gamme Nikon, le 12-24 mm, choisi justement parce que plus "difficile" que le 17-55, comme tous les zoom grand-angle.

Il va de soi que lorsque j'écris "taille réelle", ou "100 %" c'est lorsqu'on a cliqué sur la vignette, qui elle bien entendu, ne l'est pas, en taille réelle!

Toutes les images partent d'un fichier 12 MP Raw d'un Nikon D2X.

Une image de mon crépi extérieur. Notez la correction du vignetage (12-24 mm Nikor et Nikon D2X à f6.3, focale 24 mm, 160 ISO.)

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Avant

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Après

Notez la correction du vignettage et du piqué. En bas à droite, il s'agit certainement d'une ombre d'un tuyau. Ce qui est particulièrement notoire, ce sont les coins de gauche.

Taille 1:1 (après clic sur la vignette), dans la table lumineuse d'iView:

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Tableau pris au Nikon D2X, objectif 12-24, focale 12 mm, 1600 ISO.

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Avant

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Après
L'angle de la cheminée en haut à droite permet de voir ce qui est perdu, suite à la correction. Normal donc, voir plus haut l'explication sous le module "DXO Optics"

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En taille 50 % (dans la table lumineuse d'iView 3), pour juger de la correction du vignettage (en haut l'original, en bas la version corrigée)

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Idem, à 100 %, pour voir le piqué! Je rappelle que cette image est prise en 1600 ISO!
heu... sur un Nikon D2X, qu'on se le dise!

Mon tilleul chéri (sauf ces jours où il ne fait rien que perdre ses feuilles, juste pour m'embêter, et au printemps où il coule sur ma voiture, parce qu'il est jaloux de ma Clio), Nikon D2X, 12-24, 16 mm, 160 ISO.

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Avant

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Après

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En haut l'original, en bas l'image corrigée, le tout à 100 %.

 

Un exemple où je n'aime pas trop le traitement de la couleur de DXO. C'est rare… Cela dit, c'est peut-être juste, je n'arrive pas à me rendre compte. Mais le roux de l'original me plaisait bien!

 

Extrait de la photo de ma plaque signalétique: D2X, 12-24 f2.8, 160  ISO, avant et après traitement, automatique toujours.

 

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à 50 %

François Cuneo

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