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La frontière est mince…
Récemment, une personne qui compte énormément pour moi m'a dit, probablement sous l'emprise de la colère, "tu es cassante !". Devant mon air ahuri, elle a répété "tu le sais, ou bien, que tu es CASSANTE !?"

A vrai dire, la réponse aurait été non - si j'avais été capable de trouver des mots à cet instant-là -, je ne le savais pas : je pensais avoir été "uniquement" franche et directe.

J'aurais certainement pu, peut-être dû, argumenter et préciser ma pensée, redire avec d'autres mots ce que je venais d'exprimer mais je doute que cela aurait présenté un intérêt quelconque, à ce moment-là du moins : le mal était fait.

Et ce mal est double puisque, blessé par mon message, mon vis-à-vis a exprimé son ressenti d'une manière qui m'a fait l'effet d'une sentence sans appel possible, d'un avis "universellement" reconnu, faisant de moi une femme globalement incapable de formuler une opinion sincère avec nuance, avec finesse. En d'autres termes, nous sommes quittés très tristes l'un comme l'autre.

Et depuis, je doute. Je doute du bien-fondé de mon opinion (donc du fond), de ma capacité à communiquer (et, partant, de la forme); je doute de ma capacité à trouver un moyen pour présenter mes excuses de façon à ce qu'elles soient recevables pour l'autre sans pour autant "renier" ma position, donc sans "retourner" ma veste par souci de pacification.

Ce qui m'amène à ce qui ressemble furieusement à un sujet de dissertation, à savoir "toute vérité est-elle bonne à dire ?" Je ne ferai toutefois pas de "thèse, anti-thèse et synthèse" parce que j'ai beau examiner la question depuis des jours dans ma tête, je ne sais toujours pas : Sally Kohn dit dans une récente "TED" qu'elle n'est pas le dalaï-lama, ce qui nous fait un sérieux point commun puisque j'ai réalisé il y a déjà fort longtemps que je ne suis pas championne du monde de la communication non violente : n'empêche, malgré mes maladresses, j'adhère à son souhait de rechercher le "émotionnellement correct".

Certaines personnes, conscientes qu'elles ont l'alcool "mauvais" comme on dit, ont décidé de ne plus en consommer afin d'éviter de blesser les autres par leurs propos et leurs gestes : je pourrais donc renoncer à communiquer puisque je sais qu'il y a un risque que je m'exprime comme un pied (hors contexte professionnel) et, du coup, de causer du tort à des gens auxquels je tiens. Le problème, c'est que je déteste viscéralement la langue de bois et le politiquement correct; le problème, et cela m'amène au titre de mon billet du jour, la frontière entre une certaine franchise et la brutalité est mince, très fragile même et pourtant capitale.

Si je ne suis pas responsable des émotions des autres, je suis responsable de ma manière de parler, le hic étant que je ne suis pas un caméléon ou alors seulement un caméléon très lent : je ne m'adapte de toute évidence ni vite ni bien à mon interlocuteur.

Pour ne pas faillir à la tradition des lundis Poppins, une question à toutes celles et tous ceux qui ne sont pas arrivés sur cette terre avec des compétences innées en matière de communication : comment avez-vous fait pour progresser dans vos échanges avec autrui ? Les "HP" de la parole, passez votre chemin !

Mais une fois n'est pas coutume, ma question ne sera pas conclusive : je vais y ajouter mes excuses contrites à cette personne, espérant d'une part que, par un heureux hasard, elle lira ce billet, d'autre part que je saurai prochainement trouver les mots pour dire au lieu d'écrire.

26 commentaires
1)
jpg
, le 09.12.2013 à 07:00
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Une personne parmi plusieurs milliards d’êtres humains vous a dit que vous étiez cassante. Il serait bon de faire un sondage parmi les lecteurs de cuk pour affiner la statistique.

Cette personne pouvait avoir différentes raisons de vous asséner cet avis. Elle pouvait être en difficulté, avoir ressenti de façon blessante votre propos parce qu’il a touché un point sensible alors que ce n’était pas du tout votre intention.

Lecteur assidu du cuk, j’ai toujours trouvé vos billets du lundi très décapants. J’ai reçu votre question en pleine face et cela m’a fait réfléchir. Ce lundi était encore plus décapant que les autres.

J’ai beaucoup admiré votre sincérité, votre talent pour poser les bonnes questions, inconfortables. Pourquoi douter autant ? Continuez, vous nous apportez beaucoup.

Présenter ses excuses ou demander pardon pour un mal que l’on n’a pas souhaité est difficile, très difficile, souvent impossible mais est un grand pas qui nous élève. La réconciliation est si merveilleuse !

2)
soizic
, le 09.12.2013 à 08:09
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Je me reconnais ar je suis de la même trempe, franche, directe et en rien diplomatique

3)
soizic
, le 09.12.2013 à 08:09
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Je me reconnais car je suis de la même trempe, franche, directe et en rien diplomatique. Cela m’a valu quelques incidents regrettables qui se sont dissipés avec des excuses tout à fait ressenties. Le plus difficile fut le début de mon mariage ; chez nous nous pratiquions l’autodérision et l’humour, nous savions tous le pourcentage à prendre dans nos propos ; je croyais naïvement que tout le monde était ainsi et ça m’a valu de blesser sans le vouloir. Je me suis fait traiter de “primaire”, mais la “primaire” aimait un “décadent” ! Avec les années j’ai dû me bonifier un rien, enfin j’espère… J’ai eu du mal !

4)
Zallag
, le 09.12.2013 à 08:48
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Madame Poppins, votre billet de ce jour me touche et me peine, parce que, sans doute, vous avez l’impression que la franchise et une manière de parler directe sont des éléments fondamentaux de la communication. Depuis longtemps je pense que ce n’est pas le cas de manière absolue, parce que, si l’on communique avant tout dans cette perspective, aucun message ne passera jamais bien et efficacement, mais il heurtera, semblera complexe à négocier, imposé et ne prendra pas en compte la manière de recevoir qui est propre à votre vis-à-vis.

Cette personne qui vous fait face, un homme, une femme, d’ici, de l’autre bout du monde, ou un enfant de deux ans, chacun doit recevoir infiniment plus qu’un message franc et direct. Et vous ne vous renierez jamais (ni ne vous verrez obligée de travestir la réalité) en recherchant avec patience, calme, écoute attentive, empathie — autant que possible — la manière de vous faire comprendre. C’est toute la difficulté, et aussi tout le charme et le défi de la communication.

C’est la différence qu’il y a entre imposer des idées à l’autre ou, au contraire, faire en sorte que ce soient les idées qui s’imposent finalement à lui.

La personne qui vous a jugée cassante, n’était-elle pas, à son avis, franche et directe avec vous ? Peut-être que vous percevez ainsi l’effet que cela peut parfois produire chez les autres, puisque, pour cette fois, c’est à vous que c’est arrivé.

Compliqué, intéressant, votre sujet de ce jour, Madame Poppins.

5)
ysengrain
, le 09.12.2013 à 09:42
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Avant tout, bien être conscient que la com’ et l’échange avec quelqu’un sont 2 notions totalement différentes. Nous parlons ici d’échange et non de “vente de concept”.

En second lieu, pas très original, une parole prononcée sous l’influence d’une émotion – allez y, chargez la barque – risque de ne pas être très juste.

Après, il y a le ressenti du temps

“tu es cassante !”. Devant mon air ahuri, elle a répété “tu le sais, ou bien, que tu es CASSANTE !?”

Tu le dis, tu es ahurie. Pour que ton interlocuteur prononce ces mots, il faut:

-1 qu’il ait été en proie à une vive émotion

-2 sa réponse fuse et te sidère: le temps est ici sans doute très court !!

C’est le propre de ce type de “transaction”, de rythme très vif; le ressenti est alors d’autant plus surprenant que la surprise survient: le temps s’est ratatiné.

Enfin, rien, absolument rien ne protège contre une interprétation par le récipiendaire de la parole, différente de l’orientation de celle voulue par l’émetteur. il faut du didactisme. La parole prononcée doit être accompagnée de suffisamment d’explication visant à bien cerner les limites du propos.

Les excuses servent à se donner bonne conscience, et ne sont en aucun cas une gomme mentale. L’autre a perçu l’éventuelle blessure, sans doute que le contenu de quelques neurones a été modifié plus ou moins durablement. Je ne pense pas pour autant qu’il faille s’en abstenir, mais je crois comprendre leur impuissance partielle.

6)
Argos
, le 09.12.2013 à 10:14
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Eh oui, des fois on ne se rend pas compte. On peut sans le vouloir, et parfois avec les meilleures intentions du monde, adopter des attitudes qui vont blesser un interlocuteur. La communication et l’échange peuvent souvent se transformer en rapport de force, il s’agit d’imposer son point de vue, qui ne saurait qu’être le meilleur. Bref, finalement, c’est une affaire de pouvoir sur l’autre. Mais, chut, surtout ne pas le dire. Alors, la personne qui explique à une autre “qu’elle est cassante” rend finalement un grand service à autrui.

7)
François Cuneo
, le 09.12.2013 à 10:18
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Moi qui te connais un peu, Madame Poppins, j’admets que tu puisses être cassante par moments.

Cela va avec toi, il faut prendre ou laisser, mais quand on prend, il y a plein d’autres choses qui compensent ces quelques moments un peu secs, même s’ils sont toujours associés à de l’humour.

L’humour justement, la franchise, au moins on sait où on va quand on est avec toi.

Et si cet ami te connaît bien, ce qui semble être le cas quand on te lit, les choses vont se remettre en place toutes seules. Donc pas de panique!:-)

8)
infisxc
, le 09.12.2013 à 11:10
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Bonjour dame Poppins.

Je crois que je partage ton mode de fonctionnement et que je comprends bien ton interrogation du jour. Arrête-moi si je me trompe, mais la remise en cause est d’autant plus grande que tu apprécies d’autrui qu’il fasse preuve à ton égard de franchise pour te dire les choses, dès lors que c’est avec bienveillance (c’est d’ailleurs en l’occurrence l’absence de bienveillance dans l’affirmation que tu es «cassante» qui provoque la malaise ; Zallag a raison de dire que la personne a été franche et directe, mais j’ai l’impression que ce qui t’a gêné n’est pas la sincérité du propos, c’est la violence avec laquelle il t’a été adressé).

Il me semble que la difficulté réside en effet dans la nécessité d’adapter son mode de communication aux aspirations de la personne en face : si cette personne ne souhaite pas entendre certaines choses, il faut pouvoir s’en rendre compte et éviter d’en parler. Ça a longtemps été dur à comprendre pour moi, d’autant plus qu’il peut être difficile de cerner le mode de fonctionnement de son vis-à-vis. Ce qu’on attend de l’autre dans une certaine situation n’est pas forcément ce que lui attend de nous dans la même situation.

Une autre chose que j’ai apprise avec le temps, c’est à ne pas rester sur une dispute. Appelle cette personne, ne serait-ce que pour briser la glace. Si tu ne sais pas comment revenir sur l’incident, tu n’auras peut-être pas à le faire : la personne sera peut-être heureuse que tu rouvres la porte au dialogue, sans même avoir à revenir sur cet épisode. Ou bien, si elle en ressent le besoin, elle pourra elle-même aborder le sujet, mais tu lui auras facilité la tâche en faisant le premier pas pour renouer un dialogue. En tout état de cause, tu ne te renieras pas en lui disant que tu ne souhaitais pas la blesser par tes propos. Bien souvent, des situations compliquées naissent simplement de ce que l’un des deux protagonistes se trompe sur les intentions de l’autre et sur les pensées qui l’animent. Sans revenir sur le fond, tu peux très bien expliquer les raisons qui t’ont amenée à lui dire des choses dures à entendre : ces raisons étaient amicales, et les expliciter fera du bien à ton interlocuteur car il est réconfortant de ressentir les pensées positives que l’autre à envers soi.

9)
Toumps
, le 09.12.2013 à 12:35
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Bonjour,

Je suis moi-même victime d’une certaine incompétence à communiquer de façon correcte. Je suis du genre à exprimer le fond sans la forme appropriée. Vous imaginez que les conséquences ne sont pas toujours celles que j’espérais.

Mais j’ai l’impression, qu’à l’heure actuelle, les efforts doivent être à sens unique. Pour utiliser des termes plus techniques, on demande toujours à l’émetteur de s’adapter au récepteur. Ce qui me semble assez logique, au final. Mais si par manque de moyen, le message passe pas aussi bien qu’espéré, pourquoi le récepteur ne pourrait-il faire un effort pour mieux déchiffrer le message?

Je pense qu’une bonne communication ne fonctionne bien qu’avec la bonne volonté de tout le monde. Il existe des personnes douées pour communiquer, mais pas tout le monde. Un peu d’effort de la part de chacun et la communication se portera déjà mieux.

Je terminerais par une citation de Bernard Werber, extrait de l’ Encyclopédie du savoir relatif et absolu.

« Entre ce que je pense, ce que je veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis, ce que vous avez envie d’entendre, ce que vous entendez, ce que vous comprenez… il y a dix possibilités qu’on ait des difficultés à communiquer. Mais essayons quand même… »

Eric

10)
Blues
, le 09.12.2013 à 13:22
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Je me reconnais car je suis de la même trempe, franche, directe et en rien diplomatique

Moi aussi, mais je ne détaillerai rien de mes facettes… et juste placer ici : qu’à une époque (suite à une grosse tuile) je me suis fais quelques séances de psy pour essayer de “m’arranger”. Avec le recul, oui je me suis bonifié, mais sans trop faire de concessions non-plus. Il faut reconnaitre que plus on avance en âge et plus c’est dur de faire un travail sur soi-même.

11)
ToTheEnd
, le 09.12.2013 à 13:31
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Personne me croira ici, mais je me suis énormément amélioré… à l’écrit et à l’oral.

13)
Madame Poppins
, le 09.12.2013 à 14:23
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jpg, votre commentaire est comme un gros câlin, merci ! Je devrais peut-être toujours m’exprimer par écrit, ça me réussit de toute évidence mieux.

soizic, tu mets le doigt sur un élément important : “nous savions tous le pourcentage à prendre” et ainsi, la responsabilité n’était pas unilatérale mais partagée. J’espère que comme toi, je vais me bonifier avec le temps !

Zallag, bien sûr que l’empathie est indispensable mais ne l’est-elle pas aussi dans l’écoute et la manière de comprendre ?

Ysengrain, je n’ai pas envie de me donner bonne conscience, j’aimerais que la blessure de l’autre ne soit plus à vif par mes propos. Les excuses sont certainement partiellement impuissantes mais je crois qu’elles demeurent malgré tout essentielles.

Argos, la notion de rapport de force, évoquée dans ton commentaire, m’interpelle : peut-être est-elle pour quelque chose dans cet échange que j’ai eu… à méditer ! Merci de m’avoir fait inclure cet élément-là !

François, as-tu déjà eu la chance de rencontrer Tom Pouce, dernier né ?

infisxc, je ne nie pas être parfois (souvent) maladroite dans mes propos mais tu l’as écrit si justement : je peine à entendre une critique lorsque l’auteur me réduit à cette maladresse, avec une de ces phrases en “tu….” et non “j’aurais besoin que tu sois plus / moins…”. Et je vais suivre ton conseil : ne pas rester sur une dispute !

PhB, pourquoi n’ai-je pas eu la présence d’esprit de dire cela ? Pourtant, cela aurait reflété exactement précisément et totalement mon sentiment le plus profond… Quant au HP de la parole, c’était une mauvaise image pour dire “les gens qui sont intuitivement bons en communication”, qui savent y faire parce qu’ils sont, d’origine, plus compétents que les autres sur ce plan-là (haut potentiel, dans le cas d’espèce en échange avec les autres).

Toumps, vous me volez les mots de la bouche : pourquoi seul l’auteur des mots doit-il faire un effort pour modifier la forme ? Le vis-à-vis devrait aussi être en mesure de modifier son écoute, je crois. Et oui, j’imagine très bien que les conséquences ne sont pas toujours celles espérées et ne peux que compatir !

Blues, les “quelques” séances, c’est fait depuis longtemps, c’est dire si je ne suis pas douée ! Y a que mon curseur doit être mal calibré entre “langue de bois” et “brutalité dans les propos” mais je ne sais pas comment faire pour modifier cela !

TTE, merci de m’avoir fait sourire ! Je me dis que les femmes qui ont croisé ta route il y a 20 ans ont dû, pour certaines, s’en prendre vraiment plein la tronche ! Mais je suis prête à te croire même si parfois, j’ai fulminé en te lisant !

16)
Blues
, le 09.12.2013 à 16:05
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MmeP > ma grande chance est d’avoir mon épouse pour réfréner mes ardeurs, qui est juste le contraire de moi : empathie, politesse, contrôle de soi, sont pour elle son pain quotidien…. ça aide beaucoup !

17)
TroncheDeSnake
, le 09.12.2013 à 16:49
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Il est une règle que je m’efforce d’appliquer autant que possible. Celui de parler au ’je’ plutôt qu’au ’tu’. Ce principe, je l’ai entendu pour la première fois il y a de nombreuses années. Et plus je constate la difficulté que j’ai à l’appliquer, à l’intégrer, plus je suis convaincu de son importance. (Et moins je me sens visé par l’expression “HP de la parole”!)

C’en est devenu une de mes préoccupations majeures dans la pratique de la communication, de la relation. A tel point que j’ai depuis pas mal de temps un article sur le feu, pour mon blog; et depuis que je suis entré dans le cercle de rédacteurs occasionnels, je projette de partager ici le fruit de mes réflexions.

À bientôt donc, pour une réponse plus développée à ta question Madame, et pour un partage-débat dont je me réjouis!

18)
Madame Poppins
, le 09.12.2013 à 22:55
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TdS, tu résumes très bien ce que je pense mais que je n’arrive de toute évidence pas (encore) à faire : dire “je” ! Mais ce qui m’aide évidemment beaucoup dans cette “quête” (et le mot n’est certainement pas trop fort), c’est lorsque l’autre l’utilise aussi.

Je me réjouis en tout cas de lire ton billet sur la question et te souhaite plein de succès sur ce chemin !

19)
Tom25
, le 10.12.2013 à 17:21
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Je ne me souviens pas qu’on m’ait fait la remarque d’être cassant. Mais en général je suis plutôt bonne pâte et j’écoute sans trop m’agacer, par contre si je réagis je le fais assez violemment et on n’en est plus au stade d’être cassant ou pas.

Je trouve qu’une personne est cassante quand elle fait une remarque sur un point où l’autre tente de s’améliorer. Si on reçoit une remarque sur un autre point, soit on se considère fort et on ne le prend pas trop mal, soit on se sait faible et on a déjà encaissé le coup. Par contre, si c’est un point faible qui nous gêne et qu’on travaille dessus, et qu’une personne non seulement ne le remarque pas mais en plus nous dit l’inverse … là ….
Un(e) ami(e) qui se permet des remarques est censé(e) être proche, donc est censé(e) remarquer nos efforts. Etre cassant c’est appuyer là où ça fait mal.

20)
Anapi
, le 11.12.2013 à 17:36
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Réflexions toujours aussi intéressantes. Merci d’avoir pris le temps de les partager.

J’ai un chef qui est jugé par tous “cassant”, ce qui n’est effectivement pas facile à vivre tous les jours. Toutefois, je trouve que le terme de cassant ne s’applique pas à lui (et sans doute pas à vous).

Il est certes direct, franc, met peu de formes pour donner son avis, ou pour réfuter celui des autres. Je considère cependant qu’il n’est pas cassant, car il ne cherche pas à mettre les gens en difficultés, ou à les humilier. C’est simplement son mode de communication. Il n’a d’ailleurs pas de problème pour recevoir des avis tout aussi directs en retour.

Si vous pouvez être perçue comme directe par votre entourage, il me semble à vous lire qu’il vous manque pas mal de méchanceté pour devenir vraiment cassante.

21)
Madame Poppins
, le 11.12.2013 à 18:00
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Tom25, en fait, pourquoi “25”? Mes efforts d’avoir un style de communication tout en rondeur passe totalement inaperçu et c’est aussi ça qui me rend triste : si mes vis-à-vis savaient ce que je dirais si je voulais être cassante….

Anapi, alors c’est bien là le hic : personne ne m’a jamais reproché d’être “méchante”. Du coup, je vais adhérer à votre explication : ne l’étant pas, je ne peux pas être réellement cassante (comment ça, on sent la plaidoirie du désespoir dans mes lignes ? ;-)

Merci à toutes et tous pour vos messages, ici ou ailleurs, à bientôt pour d’autres tribulations plus légères cette fois-ci !

22)
Tom25
, le 11.12.2013 à 19:34
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Tu as été perçue cassante, mais, à force de te lire ici, je ne te vois pas méchante.

Certains pensaient que c’était mon QI, mais non, c’est mon département (Doubs en France).

24)
Tom25
, le 12.12.2013 à 07:30
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Ca aurait flatteur si tu me voyais et que tu disais ça par mon rapport à mon physique, mais là tu juges sur mes écrits, donc sur mon esprit/mental/ etc..
TU ES CASSANTE Mme Poppins

Je voulais juste préciser que “Tom” tout court est toujours déjà pris, alors je rajoute “25”.

Mais oui physiquement on me donne souvent moins que mon age.

25)
zit
, le 12.12.2013 à 10:56
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Ce que les autres pensent de moi, ça fait longtemps que je n’en ai rien à fiche. Je ne suis pas client de la psykekchose, ce qui se passe dans mon sur–moi, mon sous–moi, mon moi–moi ne m’intéresse pas le moins du monde, et conséquemment, je suis bien évidemment totalement incapable d’imaginer ce qui peut bien se passer dans la tête des autres (et je m’en contrefiche, aussi). Bien que très bavard, avec aussi une bonne capacité d’écoute des bavardages des autres, je ne suis pas un animal très social : un ours, tendance sang froid façon reptile : genre une tortue poilue ;o).

z (je sais qu’il y a des gens qui ne m’aiment pas, je répêêêêêêêêêêêête : et bin c’est pas grave, ça n’empêchera pas la terre de tourner –à 1674 km/h à l’équateur–, et on sent même pas le vent !)

26)
Tom25
, le 12.12.2013 à 12:55
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Mais nous on t’aimeeeeeeeeeeeee Zit, enfin surtout ta cuisine si je me remémore certains de tes messages :-) .