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Résultats pour l'auteur: Olivier_S
26 commentaires trouvés.
Article: Audirvana plus 2.3 devient le meilleur lecteur pour Qobuz, ou quand le meilleur des deux mondes se retrouve.

Merci à tous pour ces riches informations et pour le débat.

Je voudrais porter à votre connaissance que Qobuz n’est, ni « le seul », ni « le meilleur » — car est-ce que ça existe vraiment « le meilleur », dans l’absolu ? — des services de streaming en qualité CD. En effet, il existe aussi Tidal.com qui diffuse en 16/44 et dont le catalogue est d’une richesse équivalente à celui de Qobuz. Pas exactement superposable — ce serait tout de même étonnant — mais tout aussi riche. On trouve chez Qobuz des choses qui ne sont pas chez Tidal et inversement. Ils sont donc complémentaires. Tidal a aussi une application « Mac » et une application « iOS » ainsi qu’« Android ».

Pour la qualité sonore, je dirais qu’en « direct », c’est tout à fait équivalent à Qobuz. Pour l’améliorer, je voudrais signaler la solution Amarra SQ. Je ne vous présente plus Amarra, que tous, ici doivent connaître. Je sais qu’il a ses détracteurs — ce qui me chagrine, car il a d’indiscutables qualités. Amarra SQ se présente comme un driver — ou un « pipe-line » pour les non technophiles — qui se place entre la source sonore et la sortie du Mac — USB ou optique et veille à diminuer le jitter. Je le pense donc au moins équivalent à Audirvana, avec l’avantage qu’il fonctionne avec tout ce qui donne du son : lecture iTunes, Qobuz, Tidal, YouTube, Vimeo, lecteur DVD… Je pense que vous en comprenez assez vite l’intérêt.

Encore une information qui pourrait vous intéresser : le service « Roon ». C’est en anglais, mais bon… ce n’est pas de l’anglais difficile. Il s’agit d’un service qui permet d’explorer tant sa librairie « en local » que le catalogue Tidal. Cela fonctionne ainsi :

1. Roon catalogue — à la manière d’Audirvana, je pense — la librairie locale. Une fois que c’est fait, cela permet :

2. d’écouter ses morceaux avec une interface de recherche différente ;

3. à Roon de faire des propositions pertinentes :
• artistes semblables
• même genre ou genre semblable

4. Ces propositions se font soit dans sa propre librairie, soit dans le catalogue Tidal, d’une manière totalement transparente. Et, si l’on dispose d’un abonnement Tidal, on peut bien évidemment tout écouter.

5. Il dispose d’un contenu éditorial — un peu comme Qobuz, mais en mieux, je dirais — qui est directement intégré à son interface. On accède directement aux biographies des artistes et à des commentaires et critiques sur les albums « significatifs » des artistes.

6. Pour chaque artiste, il donne des informations sur les artistes qui l’on inspirés et qu’il a inspiré/influencé. C’est ce que je trouve le plus intéressant, quand on n’est pas un spécialiste du domaine. Une bonne manière d’étendre sa culture.

Comme d’habitude pour ce genre de services, ce n’est pas génial pour le « classique », mais pour toute la variété, le jazz, le rock, c’est extrêmement riche, à mon avis. En ce qui me concerne, je n’ai pas besoin d’être « pris par la main » pour la musique classique. Mais j’aime découvrir, dans le jazz ou la chanson, par exemple. Alors j’apprécie beaucoup les propositions de Roon. À partir de tel batteur qu’il sait être dans tel morceau de ma phonothèque, il m’a fait découvrir d’autres batteurs, d’autres album de jazz que j’ignorait totalement. Sachant qu’il me reste, statistiquement, moins de 350’000 heures à vivre, il est clair que je n’aurai pas le temps de tout écouter…

Ah, une petite dernière info technique : Roon a une architecture « client serveur » : on peut le lancer sur le Mac ou le PC qui est attaché au DAC, puis le piloter à l’aide d’un « client » sur un autre Mac ou PC du réseau ou via iPad (sur iPad, il n’existe qu’en client, mais cela fonctionne très bien). C’est rapide et très pratique, surtout si l’on dispose d’un grand écran. La qualité sonore est très bonne, je n’en dirais pas plus, pour ne pas exciter les débats partisans. En ce qui me concerne, je préfère le diriger vers Amarra SQ plutôt que de le laisser piloter directement mon DAC, mais sachez qu’il peut le faire — en mode “exclusif”, de plus, voire même en “integer mode”.

Bien amicalement à tous.

Olivier S.

Article: Audirvana Plus: la musique, et rien d’autre

@ DUFIFI

Pour comprendre l’apport de ce genre d’appareils (convertisseur USB → S/PDIF), il faut se souvenir que les informations numériques, quand il s’agit d’audio, ne sont que la moitié du problème. L’autre partie du problème, c’est le timing desdites informations. Plus ce timing est précis, plus la qualité sonore est bonne. Plus le timing est détérioré, plus la qualité sonore est dégradée. Ensuite, il faut comprendre que ce qui « logiquement » apparaît comme une suite de pulsations (des “0” et des “1”), est en fait une variation de voltage — entre 0 et 0,5 Volts, par exemple. Pour passer de 0 à 0.5 Volts, vu au microscope temporel, il y a forcément une rampe, ça n’est pas instantané. Alors, à partir de quelle tension est-ce qu’il faut comprendre “1” : 0.26 ? 0.3 ? 0.4 ? Et dans l’autre sens, à partir de quand est-ce que c’est “0” : 0.24 ? 0.2 ? 0.1 ? Ce sont ces phénomènes qui expliquent, en plus, l’importance que peuvent prendre, en audio, les courants parasites. Pour enregistrer un fichier sur un disque dur, ces considérations n’ont évidemment pas lieu d’être. Mais pour le timing des signaux numériques à l’entrée d’un DAC, ce sont des considérations cruciales.

Alors voilà à quoi servent ces convertisseurs qui peuvent paraître « loufoques », si l’on ne considère que l’aspect « bitperfect » des choses :

1.donner une précision temporelle aussi haute que possible au flux de bits ;
2. limiter — éventuellement éliminer — les courants parasites qui viennent de l’ordinateur et des interférences électromagnétiques le long des câbles.

C’est aussi à cela que servent les câbles incroyablement sophistiqués que l’on trouve en audiophilie : protéger le signal audio des interférences électromagnétiques. Et le cahier des charges n’est pas le même pour un câble qui transporte un signal numérique, un câble qui transporte des signaux basse tension ou un câble qui transporte des signaux de puissance à destination des hauts-parleurs. (Petit couplet à l’adresse de ceux qui continuent à croire que les câbles audio ne sont que des bouts de fils électriques.  ;-) )

Pour répondre à votre question, l’appareil « de course » dont je parle, c’est le Bel Canto REFLink. J’ai aussi utilisé — et utilise encore dans d’autres chaînes que ma chaîne principale :

• le Halide Bridge ;
• le Stello U3.

J’ai fait plus d’une fois le test : le Halide apporte un plus par rapport à la liaison USB “standard” ; le Stello apporte un plus par rapport au Halide. Et le REFLink creuse un écart considérable par rapport au Stello. C’est un des maillons dont l’apport m’a le plus « bluffé » : si les liaisons numériques étaient aussi parfaites que ce qu’on pourrait croire et espérer, on ne devrait pas l’« entendre ». Mais dans la réalité, c’est ce maillon qui a le plus fait progresser ma chaîne en direction d’une restitution « naturelle » (pour une oreille éduquée aux instruments acoustiques). C’était vraiment surprenant.

NB : il va sans dire que certains DAC coûteux, voire extrêmement coûteux, intègrent « d’origine » une entrée USB extrêmement soignée qui peut être l’équivalent des appareils dont je parle plus haut. Ils ne s’en vantent pas forcément, préférant mettre en valeur des arguments moins techniques ; pourtant, c’est, bien souvent, aussi à ce niveau-là qu’ils vont chercher de la performance ! Bel Canto n’est pas la seule société à proposer des solutions « multiboîtes ». Cette solution a pour elle  1. la possibilité de l’amélioration incrémentale, avec un investissement progressif ;  2. une réponse pragmatique et efficace aux problèmes d’isolation électromagnétique des éléments. Cela ne vous étonnera pas que certaines marques « sans limite de budget » vont jusqu’à des horloges atomiques, dans la dizaine de milliers de dollars (MSB Technology, dCS).

Article: Audirvana Plus: la musique, et rien d’autre

@ Dufifi

Il n’y a aucune raison pour qu’une liaison optique soit meilleure qu’une liaison USB. On pourrait penser qu’elle pourrait l’être, car les fibres optiques sont immunes aux perturbations électromagnétiques. Mais en pratique, dans tous mes tests, sur différents équipements, j’ai toujours trouvé que la liaison optique sonnait « maigre ». Jamais eu un son « audiophile ». Quand je dis « je », c’est pour simplifier ; j’ai aussi fait le test avec d’autres personnes. Toujours le même résultat. Je pense que l’explication tient dans le fait qu’il faut bien une interface pour transformer les signaux électriques en lumière et vice-versa. C’est sans doute à ce niveau-là qu’il y a une perte. Quoi qu’en disent certains, si certaines choses coûtent cher, dans les produits audiophiles, ce n’est pas toujours pour des raisons de snobisme, il doit aussi y avoir, à l’occasion des raisons techniques. Je peux tout à fait imaginer qu’il soit possible de faire une interface optique extrêmement performante et je peux bien imaginer que ce soit le cas dans des produits « pros ». Mais à l’évidence, ce n’est pas le cas de la version « cheap » qu’on trouve dans nos *Macs*.
Attention, je ne dis pas que la liaison optique soit inutilisable. J’utilise moi-même une liaison optique entre une borne *Airport* et mon DAC de salon pour diffuser via *Airplay* la sortie d’un *iPad*, par exemple. Le résultat est satisfaisant et tout à fait bluffant pour des vidéos *YouTube* ou des podcasts vidéo. Mais j’ai fait le test avec du matériel sonore non comprimé — des fichiers AIFF, je ne mets jamais autre chose dans mon *iPad* — et je peux vous assurer que c’est *beaucoup, beaucoup* moins bien que ce qui sort de mon *MacMini*, serveur de musique dédié, via une liaison USB vers un convertisseur USB → S/PDIF « de course ».

Olivier :-{)

Article: Audirvana Plus: la musique, et rien d’autre

@ cvanquick

Amarra n’est pas forcément lié à la bibliothèque iTunes. On peut lui faire lire n’importe quel fichier accessible via le Finder. On peut en faire des listes. On peut charger des fichiers en cache. C’est ainsi qu’on peut lire des FLAC ou des DSD, formats non pris en compte par iTunes. Il y a pas mal de possibilités, en fait. C’est juste l’apparence de l’interface qui est quelque peu rébarbative…

Et qu’en est-il de l’album “Thriller” ? Il existe probablement différentes éditions plus ou moins bonnes. Notamment, chez HDtracks, 1 version 24/88 et 1 version 24/176 qui devraient être excellentes. À écouter…

Article: Audirvana Plus: la musique, et rien d’autre

@ ysengrain

Ma fois, c’est terriblement vrai que beaucoup de producteurs et maison de disques produisent de la … sâleté, en particulier dans tout ce qui est « variété » au sens le plus large. Dans la musique classique, c’est moins le cas. On trouve encore régulièrement des enregistrements de qualité, pas trop trafiqués, avec de la dynamique, de l’aération et tutti quanti. Même dans le jazz et la musique de film: pratiquement tous les albums de John Williams (Star Wars, Harry Potter, 7 Years in Tibet, par ex.) sont magnifiquement enregistrés et un régal sur une chaîne hifi de qualité (ou au casque). Au lieu de seulement subir et nous résigner à écouter sur de piètres appareils et avec de piètres standards, je propose plutôt que nous disions haut et fort que nous désapprouvons certaines pratiques. J’ai moi-même écrit une page au sujet de la “loudness war”.

Mon credo, c’est aussi qu’il convient d’éduquer les gens à l’écoute et faire connaître « le beau son ». Mais c’est vrai que les jeunes n’ont plus beaucoup d’occasions d’entendre des vrais instruments de musique « unplugged ». Ce n’est pas une raison pour déclarer que l’obscurité est un nouveau standard! [1]

Sur des sites comme Qobuz, HDtracks et autres, on trouve tout de même beaucoup de belles choses à écouter qui justifient laaargement des équipements de qualité.

(Petite parenthèse humoristique, si vous me permettez une rapide “Rablaiserie”: “MP3”, c’est pour “M…e en Plaque à la puissance 3”.)

[1] allusion à cette blague: « Combien faut-il d’ingénieurs de chez Microsoft pour changer une ampoule électrique? — Aucun, ils déclarent que l’obscurité est un nouveau standard. »

Article: Audirvana Plus: la musique, et rien d’autre

Merci François pour cet article détaillé et bien documenté. Je pense qu’il va contribuer à « élever le niveau » de la qualité d’écoute en général.

Mélomane et audiophile de longue date — et passé à la musique dématérialisée depuis une 10aine d’années —, j’ai testé à peu près tous les lecteurs software sur Mac. Au niveau strictement sonore, mon favori reste “Amarra”. Je le trouve plus musical, sur toutes les chaînes où je l’ai testé. À mon avis, c’est le plus indiscutable — sur le plan sonore, j’insiste. Parce que pour l’interface, nous sommes d’accord, c’est loin, loin, loin d’être idéal. L’idéal serait « le son d’Amarra, l’interface d’Audirvana ». Peut-être aurons-nous cela dans 10 ans?

J’ai eu l’occasion de tester récemment mon « vieux » MacBook Air 11” de 2011, lisant des fichiers AIFF — je n’utilise plus jamais autre chose, à part quelques DSD — contre une platine-serveur (= un lecteur à disque dur, pilotable par un iPad en réseau) à un peu plus de 4’000.– qui envoyait ses signaux numériques à l’entrée d’un DAC. Le serveur avait pour lui l’ergonomie et la facilité d’utilisation pour un « non geek ». Mais au niveau sonore, le MBA était assez clairement meilleur. Pour le tiers du prix environ.

Dans la hifi « haut de gamme » et surtout dans le « high end », à un certain moment, on dit «  it sounds different, not better » (“ça sonne autrement, pas mieux”). Je le sais très bien. Il n’empêche, c’est surtout vrai pour les instruments « non naturels ». Quand on écoute la résonnance du bois d’un violon, la qualité des pizzicati d’un orchestre, l’ampleur de la salle d’enregistrement, la résonnance du coffre d’un piano ou la qualité de toucher des interprètes, on a quand même un certain nombres de paramètres assez « objectifs ». Ceci pour expliquer pourquoi je me permets de dire qu’Amarra est « meilleur », même si on pourrait dire que c’est une affaire de goût. Ceci dit, si l’on ne met pas ce genre de finesses au premier plan de ses préoccupations, on peut très bien dédaigner Amarra et choisir un soft plus pratique ou plus esthétique. On peut aussi évoquer la question des synergies entre les maillons. Mais même en écoute nomade (j’utilise volontiers un petit DAC/ampli-casque Meridian Explorer), j’ai tendance à préférer Amarra. Les autres softs m’ont toujours paru « fatigants » après 2 heures d’écoute. Sauf peut-être “Pure Music”.

Article: Les citations à son sujet sont presque infinies…

Chère Ma’ame Poppins, chers toutes et tous,

Est-ce que j’ose, du bout des lèvres — pardon, du bout du clavier —, faire quelque chose qui pourrait ressembler à de l’autopromotion? C’est que j’ai écrit un livre, aux Éditions Odile Jacob, qui parle, en long en large et en travers, de ce dont il est question dans ce billet. Le titre du livre c’est «Vivre heureux avec les autres ». Je ne vais pas vous saoûler avec un résumé du livre. Permettez-moi juste d’exprimer une ou deux réflexions autour de ce qui a été dit.

Un point très important, à mes yeux — et en pratique! — c’est de remarquer qu’il y a des personnes qui voient les choses en «tout ou rien» et des personnes qui ont plus le sens des nuances. Ce sont en particulier les premières qui se sentent obligées de distinguer les «vrais» amis des «faux». Avec ces personnes, soit vous êtes «dans leurs bons papiers» soit elles vous font bien sentir que vous ne faites pas partie de leur clan. Oui, elles fonctionnent «en clan». Psychologiquement parlant, elles ne sont pas tout à fait adultes.

Quant aux adultes, psychologiquement parlant, ils peuvent distinguer les copains des amis. En ce qui me concerne, je propose, en plus, de distinguer les «amis avec un petit a_ » des «Amis avec un grand _A ». Le critère que je propose, c’est le soutien affectif. D’un Ami avec un grand A, on attend du soutien affectif — ce n’est pas facultatif. En dehors des moments de la vie où l’on aurait besoin de soutien affectif, je pense qu’il n’y a pas forcément d’énorme différence entres les amis et les Amis: on passe du bon temps ensemble, on s’apprécie, il y a de la complicité. Oui, avec certains amis la relation reste superficielle, avec d’autres, elle est plus profonde.

Deux mots sur la confiance. À mon avis, il faut toujours préciser «la confiance pour quoi». Je pense qu’en effet, il n’y a de toute façon pas grand monde — y a-t-il même une seule personne? — à qui l’on puisse faire confiance «pour tout». On n’a pas forcément envie d’aller en voiture avec telle personne si c’est elle qui conduit, mais on lui prêterait volontiers un outil. Avec telle autre ce pourrait être l’inverse. À telle personne on prêterait volontiers une somme d’argent, mais on ne lui confierait pas un nourrisson à garder vingt-quatre heures. Et ainsi de suite. C’est sur certains sujets qu’il est important de pouvoir faire confiance à un Ami ou à son conjoint, certains sujets sur lesquels on n’a pas du tout besoin d’avoir la confiance des copains. Je laisse chacun méditer là-dessus.

Au sujet du conjoint: justement, dans le modèle relationnel que je propose, je me suis senti obligé d’utiliser un néologisme, tellement les mots «conjoint», «époux/épouse», «mari/femme», «partenaire» ont déjà des sens qui n’ont rien à voir avec ce que je voudrais défendre. Ce que je défends, c’est une idée déjà évoquée dans quelques commentaires ci-dessus: son «partenaire de vie», ce doit être «plus qu’un Ami avec A_ majuscule», qui est «plus qu’un ami avec petit _a », qui est «plus qu’un copain», qui est «plus qu’une connaissance». Alors je propose le mot «Superproche» qui exprime cette idée: LE Superproche, c’est un Ami avec qui il y a de l’engagement affectif. L’engagement affectif: «vaaaste sujet…» vous dites-vous? En effet. Je le développe dans le livre!

Je suis parfaitement d’accord avec l’idée que si l’on n’est plus «Ami» avec la personne dont on partage la vie… on a un problème. Et si l’on n’est même plus «amis»… c’est encore pire. C’est aussi pour ça que je propose le terme «Superproche»: deux personnes peuvent être toujours mariées, ou habiter ensemble, sans plus être Superproches.

Un dernier mot sur «l’usure» des relations. Je pense que c’est une donnée de base, que l’on peut prendre comme un adage: «toute relation que l’on n’entretient pas tend à se distendre». C’est aussi une expérience commune que l’on peut vérifier, chacun d’entre nous, tout au long de notre vie. Cette vérité — pas toujours agréable à vérifier — est valable aussi bien pour les relations amicales que pour la relation Superproche, la relation de couple. Malheureusement, beaucoup de personnes ne s’en rendent pas compte et tendent à négliger de soigner leur relation de couple. «L’usure du temps» à bon dos… Je préfère une version optimiste de l’adage: «toute relation entre deux personnes que les deux personnes s’appliquent à entretenir à bien des chances de durer et même de s’améliorer au fil du temps».

Avec mes meilleures amitiés à tous!

Article: Audiophilie : Quel format choisir ?

Je ne suis pas technicien non plus, mais j’ai pas mal lu sur le sujet. Voici la logique de la case «correction d’erreurs» dans iTunes. Il faut savoir que lorsqu’on lit un CD audio dans un drive informatique, ce n’est pas une lecture informatique qui a lieu, mais une lecture «en temps réel», une seule fois chaque donnée. Dans ces conditions, il se passe ceci:

  • si les données lues sont correctes, pas de problème, on est évidemment en «bitperfect».
  • si le drive a des raisons de penser que ce qu’il a lu n’est pas forcément les données correctes, il le signale au logiciel. C’est alors au logiciel d’entreprendre les actions qu’il juge bon. C’est une fonction du drive que l’on appelle «error reporting». NB: tous les drives n’ont pas cette fonction.

C’est là qu’intervient la case «use error checking» d’ iTunes. Si elle n’est pas cochée (= inactive), aucune action n’est jamais entreprise, erreurs de lecture ou pas. C’est pourquoi la vitesse du rippage est plus grande. Mais on se trouve alors dans une situation «croisons les doigts et espérons que ce qui est lu est correct». En fait on n’a aucune garantie à ce sujet. C’est pourquoi ce n’est en tout cas pas la bonne façon de ripper si l’on vise une qualité audiophile.

Si la case «use error checking» est cochée, iTunes prend conscience d’une possible erreur de lecture et va entreprendre quelque chose pour tenter d’y remédier. Que fait-il exactement? Seuls quelques ingénieurs chez Apple doivent le savoir. Ce qui est certain c’est que ce n’est en tout cas pas aussi bien que ce que font des algorithmes spécialisés à la CD Paranoia, implémentés dans XLD ou dans Max. Il vaut mieux considérer que c’est une «pis-aller» et que, si l’on vise la qualité audiophile, on a toutes les bonnes raisons du monde d’utiliser un logiciel spécialisé.

Je recommande de n’utiliser iTunes qu’en dernier ressort, sur une piste précise, quand le disque est tellement abîmé que même les logiciels spécialisés ne peuvent pas lire la piste (cela n’arrive que sur des disques empruntés…). Dans pas mal de cas, iTunes réussit quand même à extraire des données et à fournir une piste écoutable; certes avec des «clics, clocs», mais si c’est mieux que rien… Ce n’est pas la preuve qu’ iTunes lit mieux que les autres, mais plutôt la preuve qu’il est moins regardant sur l’intégrité des données. Encore une raison de plus de ne pas lui faire aveuglément confiance, même pour des disques en raisonnablement bon état!

Article: Audiophilie : Quel format choisir ?

@ Yvan

Félicitations pour votre chaîne «top top top». Je serais curieux de l’entendre! Au sujet du rippage des CD, je suis désolé de devoir quelque peu vous contredire: ce n’est pas avec iTunes qu’il faut ripper ses CD. Et si on le fait avec iTunes, il faut activer la correction des erreurs de lecture. Mais mieux vaut utiliser des logiciels dédiés, si l’on veut s’assurer de la meilleure qualité possible. J’en parle ici.

Article: Audiophilie : Quel format choisir ?

Merci beaucoup pour cet article extensif et bien documenté. Je plussoie, comme on dit. J’ai moi aussi écrit un petit résumé qui va dans le même sens. Si j’ose en ce forum me citer, c’est ici.

J’ai procédé à des écoutes comparatives et je confirme: les formats non comprimés (AIFF, WAV) donnent systématiquement une qualité meilleure que les formats comprimés, même fut-ce en lossless (ALAC, FLAC). La différence n’est pas gigantesque, mais elle est bien là. Même sur un iPod, avec un casque audiophile (B&W P5), elle s’entend. Je pense que c’est dû au fait que le décodage en temps réel introduit inévitablement du jitter.

Là où j’ai été surpris, c’est d’entendre une différence entre format comprimé et non comprimé même avec un logiciel qui charge la musique en cache (Amarra, pour ne pas le citer). Je pense que nous aurons l’occasion d’en reparler à l’occasion de la suite de cette série.

Article: Oh, range! Oh désespoir !
Olivier_S
, le 18.03.2013 à 10:19
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Article: Oh, range! Oh désespoir !

Saluki, tu as droit à toute ma compréhension. Je suis, globalement, avec toi sur cette râlerie. Je dis globalement, parce que je pense que c’est un problème général dans notre société et que Orange n’est pas pire que les autres. Permettez-moi d’y aller de mon petit couplet socio-philosophique.

Je pense que tant qu’une majorité de personnes trouveront normal et acceptable de «faire de l’argent» et qu’il sera acceptable pour les entreprises de «faire du profit», nous continuerons à avoir quelques problèmes:

  • la quantité au détriment de la qualité.
  • la pollution et l’exploitation de la nature. Ce que Jacques-Yves Cousteau appelait le saccage de la nature.
  • des objets qui ne fonctionnent pas aussi bien qu’ils le pourraient s’ils étaient conçus pour fonctionner.
  • l’exploitation des humains, considérés comme des objets et des machines.

Je n’allongerai pas, je pense que vous avez compris mon point. J’en dirais tout autant à propos de Apple, qui est devenu une société capitaliste comme tant d’autres, ni meilleure ni pire: faire du profit, un maximum de profit, à n’importe quel prix. Je pense que, même avec son occasionnelle arrogance, Steeve Jobs avait au moins le mérite de ne jamais sacrifier la qualité sur l’hôtel de la profitabilité. Mais maintenant…

Pour revenir à nos chers — dans tous les sens du terme, en particulier en Helvétie — opérateurs téléphoniques: Orange est clairement une société qui vise à «faire du profit». En Suisse, je trouve que Sunrise est encore pire. Quand à Swisscom, en effet, j’ai l’impression qu’ils continuent à assurer un certain niveau qualitatif. Mais cet instantané d’aujourd’hui peut changer demain. En effet, c’est toujours une question de personnes. Ce sont les personnes qui font la société et les sociétés. Comme les dirigeants de telle entreprise peuvent se retrouver demain dans telle autre, tout peut changer, pour le pire comme pour le meilleur. Mon optimisme me fait parier pour le meilleur. Mais il nous faudra être patients! (Salut qui? Salut, Saluki!)

Article: ByWord, dites-le avec des mots

Bravo et merci à tous les testeurs et commentateurs ci-dessus. Étant moi-même un «fan» du texte pur et du MarkDown — plus précisément du MultiMarkdown — (vous le savez si vous avez lu mon billet «Le flux de travail de l’écrivain»), j’ai longtemps adoré ByWord. C’est vrai, il a ce je-ne-sais-quoi qui fait l’élégance d’un logiciel. Comme OmniOutliner dans le genre des gestionnaires de plan. En ce qui concerne iAwriter, je ne parlerais pas d’élégance, mais plutôt d’ascétisme. Qui confine à une certaine idée de l’élégance, j’en conviens. Mais je lui trouve plutôt un côté spartiate et je n’ai jamais pu l’utiliser plus que 5 minutes. De gustibus non disputandum est, ma foi…

Je voudrais signaler l’excellentissime MultiMarkdown Composer de Fletcher Penney himself — c’est lui le créateur très actif du MultiMarkdown. Les points forts de cet éditeur? Et bien, il fait tout ce que fait ByWord, avec en plus:

  • un fabuleux éditeur de tableaux — oui, oui, je pèse mes mots;
  • un fabuleux zoom du texte — je pèse toujours mes mots. C’est une fonction qui manque cruellement aux autres éditeurs. MMC implémente tout le meilleur de chacun des autres: zoom relatif à la dimension de la fenêtre; conservation de la longueur de la ligne indépendamment du zoom; zoom indépendant de la fenêtre, etc. C’est juste génial, notamment quand on change de machine et donc de dimension d’écran ou de conditions d’écriture: jour, nuit, fixe, en déplacement…
  • une plus grande souplesse des réglages de base: marges (donc longueur des lignes), interlignes;
  • la prévisualisation en mode “split window”, à gauche ou à droite;
  • la possibilité de copier le rendu du texte — en RTF ou en HTML — directement dans le clipboard, d’un seul coup, c’est-à-dire sans passer obligatoirement par la prévisualisation;
  • un panneau — facultatif — avec l’arborescence du texte, qui permet aussi bien de naviguer dans son document que de le réorganiser, à la manière d’un outliner. N’est-ce pas génial?
  • d’énormes possibilités de customisation, via des feuilles de styles faciles à éditer. En ce qui me concerne, j’en ai vite marre du noir et blanc; je finis par le trouver triste, au lieu d’élégant. Je préfère des couleurs «encre»: bleu nuit, violet foncé, etc. Sans parler des titres bien en évidence. Ainsi, on peut adapter l’affichage à son gustus proprium. Ceux qui veulent rester en noir et blanc peuvent le faire. On trouve déjà de multiples feuilles de styles parfaitement efficaces.
  • tout cela en étant aussi réactif et rapide que n’importe quel autre éditeur ou traitement de texte.
  • etc. J’en oublie, des meilleurs, mais l’idée n’était pas de vous présenter en détail cet éditeur.

Le prix? 13 francs suisses. C’est plus que cinq francs ou que le gratuit, mais je ne trouve pas surfait, compte tenu de tout ce qui précède. Et pour quelqu’un comme moi qui a eût payé des dizaines de dollars des éditeurs de textes… (Hello eighties!)

Article: Quand j’oscille entre une certaine compassion…

Vous connaissez beaucoup de personnes qui n’ont tellement rien à faire qu’un coup de téléphone leur arrive comme une bénédiction dans une cathédrale d’ennui? Vous ne devez pas en faire partie, vous qui n’aimez pas qu’on vous appelle pour un sondage ou pour une vente! Moi non plus, je n’en fais pas partie. Comme le relevait Madame Poppins, le téléphone sonne toujours alors que je suis en train de faire quelque chose, même si ce quelque chose, c’est «méditer» ou «me ressourcer».

Partant de ce constat, je propose quelque chose de tout simple: pourquoi diable se sentir obligé de décrocher le téléphone? Pour les contacts amicaux, je propose de privilégier les rencontres «en vrai». Pour les échanges d’information, je propose de privilégier le mail ou le SMS. Le téléphone, c’est vraiment pour quand on ne peut pas faire autrement et alors, juste pour un petit message rapide. Le genre de message qu’on peut très bien déposer dans une boîte vocale.

Le téléphone sonne:

— Si c’est un numéro caché, aucune raison de décrocher. Au cas très exceptionnel où ce serait quelqu’ami ou relation qui aurait quelque chose à me dire, il n’a qu’à le dire à la boîte vocale. Les robots des call center ne laissent pas de message et c’est très bien ainsi.

— Si c’est un numéro identifié, je peux voir de qui il s’agit.

a) Si c’est quelqu’un de respectueux — tous mes amis le sont, sinon, ce ne sont pas des amis — je lui réponds et nous avons convenu entre nous que si le moment est mal choisi, nous avons la liberté de nous le dire.

b) Dans tous les autres cas, je ne décroche pas, je laisse à la boîte vocale le soin de répondre. Si la personne ne laisse pas de message, c’est qu’elle n’avait rien de bien intéressant à me dire.

— Sur mon téléphone portable, j’ai un contact nommé «Importun, non identifié» dont les numéros de téléphone sont ceux que j’ai identifié comme publicitaires (ex.: «service client» d’Orange) ou qui appellent à répétition sans laisser de message sur la boîte vocale. Une sonnerie extrêmement zen y est associée. Je ne décroche pas et tout se passe très bien.

Avec cette stratégie, je n’ai même pas à être rude, ni ironique, ni discourtois avec les employés des centres d’appel. J’ose penser que lorsque nous serons nombreux à appliquer cette stratégie, ces pratiques détestables disparaîtront et avec eux les emplois indignent qu’ils génèrent.

Article: DxO 8, une référence
Olivier_S
, le 30.10.2012 à 09:44
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Article: DxO 8, une référence

Merci à l’enthousiaste François pour nous informer et nous faire partager ses expériences!

Je dois dire que je ne comprends pas ceux qui font un procès en utilité aux logiciels tels que Lightroom ou DxO, en particulier sous prétexte que «une photo est soit ratée, soit réussie». Techniquement, admettons, il existe des «photos ratées». Mais ces logiciels ne sont pas sensés les transformer en «photos réussies».

Une photo, que ce soit en argentique ou en numérique, commence par être des «données brutes» qu’il s’agit ensuite d’interpréter. Je fais remarquer que les seules données véritablement brutes, ce sont les ondes lumineuses qui traversent l’objectif. Choisir une pellicule argentique, c’est déjà faire un choix d’interprétation. Choisir un diaph et une vitesse, c’est une interprétation. Le procédé de développement, le tirage, le papier… ce sont toujours des choix d’interprétation. Même l’encadrement et, au final, le lieu où l’on expose la photo. C’est toujours une interprétation, une proposition faite au spectateur.

Le module de développement de Lightroom, de Dxo ou de Camera One, etc. ne fait pas autre chose: interpréter des données et en proposer un rendu. Tout en laissant un très large choix à celui qui l’utilise. Peut importe que celui-ci se sente «photographe» ou «infographiste» ou autre. L’utilisateur pilote le logiciel pour obtenir de son cliché une — ou plusieurs! — interprétations qui lui conviennent.

Certains adorent faire usage de ces possiblités indiscutablement créatives. D’autre préfèrent ne pas y avoir recours. Soit. Prenons acte. Mais pourquoi diable ai-je l’impression que certains de ceux qui n’utilisent pas les logiciels se sentent obligés de se justifier? Et pourquoi, la plupart du temps, se justifient-ils en méprisant les logiciels et, dans la foulée, ceux qui les utilisent?

Article: Flux de travail de l’écrivain

[…] l’aspect esthétique du traitement de texte pour parler moderne, importent au moins autant que les fonctionnalités.

En d’autres termes: «Il faut que ça soit agréable à l’œil de celui qui écrit.» C’est bien exactement ce que je disais.

Quand j’ai écrit « peu importent les marges du document, l’interlignage ou la fonte», je parlais du document final, après édition. Je voulais dire que celui qui écrit doit avoir une connexion agréable entre son cerveau et son outil. Ce n’est pas à lui, au stade de l’écriture, de se préoccuper de la fonte, de l’interlignage et des marges du document final. Sauf s’il compose de la poésie et que l’aspect final fait partie du message.

Article: Flux de travail de l’écrivain

… et toujours un seul fichier. Je n’ai plus écrit en fichiers séparés depuis que la mémoire vive et la structure du programme permet à Nisus de tout contenir dans un seul fichier. Rien n’interrompt le flux.

Merci beaucoup pour votre réponse qui en dit long, non pas tant sur les capacités de Nisus que sur les vôtres, chère Anne! Vous confirmez ce que j’imaginais. Je suspecte qu’à part les purs éditeurs de codes pour programmeurs, Nisus doit être à peu près le seul programme, toutes plateformes confondues, à la hauteur de la tâche que vous lui demandez!

[…] StoryMill qui, contrairement à ce qu’on pourrait penser en vous lisant, est constamment mis à jour

Je ne sous-entendais absolument rien sur StoryMill, sauf qu’étant antérieur à Scrivener, à ma connaissance, vous auriez pu l’adopter puis n’en plus changer — car on ne change pas un bon outil qui nous convient.

On ne peut que répéter que, pas plus que le piano ne fait le pianiste ou le pinceau le peintre, le logiciel ne fait l’auteur. Il est fort probable qu’entre Scrivener et StoryMill , ce soit comme entre Bösendorfer et Steinway: l’un convient mieux que l’autre à certaines œuvres ou à tel pianiste. Je n’aime pas du tout ces débats vains visant à déterminer lequel serait «le meilleur».

Article: Flux de travail de l’écrivain

Tu veux dire que l’interpréteur/convertisseur de Markdown n’est pas garanti fonctionner dans 20 ou 30 ans? Je suis plus ou moins d’accord avec toi. Je dirais «ni plus ni moins que l’on est certain qu’on sera capable d’interpréter le RTF d’aujourd’hui». En fait, comme il existe actuellement plein d’interpréteurs, open source, écrits dans différents langages de programmation et sur différentes plateformes, je vois difficilement comment on pourrait perdre bêtement cette capacité-là. Quant au RTF, je rappelle que ce n’est pas un format figé, donc qu’il change, au fil des années, et qu’il est propriétaire de Microsoft.

Quand je dis «on pourra toujours lire le Markdown dans 20 ou 30 ans», je veux dire «avec nos yeux». Certes, il y a des balises, mais le texte reste lisible sans efforts pour un homo sapiens. Ce qui n’est pas le cas du RTF.

À propos des balises, justement: moi non plus, je n’étais pas chaud chaud à l’idée d’écrire avec des balises. Mais je trouve les balises du Markdown suffisamment légères pour que je les considère comme non intrusives. [Cmd-I] pour l’italique, [Cmd-B] pour le gras, c’est comme dans Nisus, ni plus ni moins. Et juste une astérisque pour créer une liste à puce transportable, c’est carrément plus léger: zéro style à appliquer, zéro menu, zéro raccourci-clavier. Idem pour les titres.

J’ai même, sans me forcer, trouvé des avantages aux balises. Même avec de très sophistiquées feuilles de styles, il m’arrivait parfois, en éditant un texte, de me demander: ce titre, est-ce qu’il est bien mis en niveau 3, ou bien est-ce qu’il est en niveau 2? Il fallait alors regarder quelque part dans l’interface pour avoir la réponse. Avec le Markdown, la réponse saute aux yeux, puisqu’il suffit de regarder combien il y a d’astérisques au début de la ligne. Et s’il faut corriger, rien de plus simple que d’ajouter ou enlever un “#”. Zéro menu, zéro raccourci-clavier. Peut-être suis-je paresseux?

EverNote sortirait du HTML? Excuse-moi, François, en toute amitié, je dis que là, tu es de mauvaise foi. J’ai copié un texte depuis Nisus, collé dans une note EverNote. Jusque là, c’est presque OK; l’apparence est plus ou moins préservée, mais les listes à puce se sont déjà cassé la figure: j’ai une puce supplémentaire au début de chaque item. Quant au HTML obtenu à l’export, c’est du «garbage»: que du code «inline» censé rendre tant bien que mal l’apparence. Il n’y a aucune structure: pas la moindre notion du niveau des titres. Et comme c’est du code «inline», tu n’as aucune chance de le styler avec une feuille de style. Autant dire inutile et inutilisable! Ce n’est pas ce HTML-là que tu vas pouvoir coller dans une page web, que ce soit un blog, la page d’un wiki ou une page de texte dans un site. Mon beau texte de 25’000 caractères est devenu un amoncellement informe de 38’000 caractères en HTML, via EverNote! Useless, je dis!

Article: Flux de travail de l’écrivain

Oui, en effet, MarkDown/MultiMarkdown font partie de la grande famille des «Markup languages» (langage de balisage?) et il n’y a, comme vous le laissez entendre, «rien de nouveau sous le soleil». Sauf que… j’ai l’impression que «MultiMarkdown» se rapproche du statut de «standard», puisqu’il apparaît — fonctionnel et utilisable —, en l’espace de quelques mois, dans plusieurs produits «grand public» , sur Mac, sur iPad/iPhone et, je crois, sur PC et Linux. Ce n’est le cas, à ma connaissance, d’aucun autre «Markup language». Je me suis dit que c’était le moment de lui donner un petit coup de pouce, d’aider à sa démocratisation, car il le mérite, à plus d’un titre.

Des goûts et des couleurs, certes. Mais je pense que l’on peut dire que Markdown est l’ami des blogueurs. La facilité avec laquelle on sort du HTML est déconcertante. C’est vraiment du copier/coller entre l’éditeur et la console de WordPress, par exemple. Si seulement je pouvais faire pareil avec Mail_… car j’utilise passablement les listes. Et _Mail est, pour moi, bien loin d’être un éditeur sympathique. Suffisant, oui. Mais sans plus. Quelqu’un aurait-il un tuyau? Merci d’avance.

Je ne vous ai pas parlé de Marked qui est un programme qui permet de prévisualiser un document écrit en MultiMarkdown. On peut changer à la volée la présentation du texte, copier le HTML, imprimer le texte formaté. C’est aussi lui qui m’a finalement amené à considérer que j’avais trouvé en MultiMarkdown le «LaTeX du pauvre»: le pauvre qui n’a jamais pris le temps d’apprendre, ni l’utilité de la richesse fonctionnelle de «LaTeX». (Attention, je tire mon chapeau et je fais révérence bien bas à Donald Knuth comme à John Warnock et tous ces géniaux pionniers sur les épaules de qui nos nerds actuels s’appuient.)

Article: Flux de travail de l’écrivain

M’enfin, Catastrophy, c’est de la désinformation… catastrophique, que vous faites! Scrivener exporte ou compile en RTF, RTFD, DOC, DOCX, HTML, ODT, OPML, Final Draft, MultMarkdown, LaTeX, et finalement TXT. Quand à l’importation d’un “.DOC”, aucun problème non plus. Mais qu’est-ce qu’il vous faut de plus?

C’est vrai, tous les formats ne supportent pas toutes les richesses (notes, commentaires, tableaux, images, …) Mais ça, c’est une plaie commune à tous les traitements de texte et autres programmes de mise en page. (Le manuel de Scrivener détaille tout cela.) C’est pourquoi, au bout du compte, composer en MultiMarkdown est si élégant, puisque tout ce qui importe passe!

Article: Flux de travail de l’écrivain

Mais non, mais non, Anne, vous n’êtes pas du tout dépassée. Quelle drôle d’idée! Je savais que vous utilisiez avec bonheur Nisus — je suis un ancien lecteur de cuk.ch. Je ne suis pas étonné — mais intéressé — d’apprendre que vous utilisez Story Mill, qui est une alternative, antérieure, à Scrivener. Possible que si vous faisiez votre marché aujourd’hui…

Osè-je vous poser une question? J’ai peine à imaginer, même si c’est techniquement possible, que vous éditiez un ouvrage tel que Le Maître de Garamont en un seul document Nisus. La navigation serait d’une lourdeur… À moins d’écrire dans un flux continu d’inspiration, ce dont je vous crois tout à fait capable. Alors, comment procédez-vous? Un document par chapitre, le tout géré via le Document Manager de Nisus? C’est surtout pour cela que j’ai adoré Scrivener: la facilité avec laquelle on peut composer des blocs de texte, de n’importe quelle longueur, tout en gardant une vue d’ensemble et tout en conservant la possibilité de les réorganiser à l’envi.

Article: Flux de travail de l’écrivain

Merci d’avoir apprécié mon papier. «Effrayé» par sa longueur, je n’ai pas abordé en détail certains sujets, me disant que j’en aurai probablement l’occasion avec les commentaires. Voici:

Annotations

Markdown ou MultiMarkdown supportent-ils les commentaires? Non et oui! Pas directement, mais c’est possible quand même. Démonstration, faisant appel au cher Scrivener. J’écris ici un commentaire[Olivier Spinnler, 26.08.2011 7:58 Le commentaire. Vous allez découvrir comment il apparaît lors de la compilation du manuscrit. Je l’écris et le lis dans un panneau dédié.], dans Scrivener. L’export des commentaires lors de la compilation est une option. Markdown a prévu que l’on puisse également, à volonté, écrire directement du code HTML, au besoin. C’est ce que Scrivener va utiliser. Voici mon écran dans Scrivener:

Voici le document compilé, vu dans ByWord en mode édition:

Et en mode preview:

À vous de voir si cela peut vous convenir.

Collaboration

Je crois savoir que les programmeurs — typiquement, ceux qui travaillent sur des projets Open Source, ont des systèmes pour collaborer sur leur code. Comme le code, c’est du texte pur, les solutions qu’ils utilisent devraient convenir à des textes écrits en Markdown. N’étant pas programmeur, je ne saurais en dire plus. Y a-t-il un programmeur sur le fil? Pour ma part, je me suis contenté de PDF annotés.

Images

Bien sûr! Il y a une syntaxe simple qui permet de noter le chemin d’accès vers ses images. Un éditeur tel que ByWord permet, en mode édition, de glisser-déposer une image (ou une vidéo) dans son texte. Il écrit directement le chemin d’accès et toute la syntaxe, y compris la légende. En mode preview, l’image est affichée. MultiMarkdown permet même d’écrire des métadonnées sur la mise à l’échelle.

Exportation

Tout est possible! … Avec plus ou moins de bonheur. Plutôt que d’_exportation_, je parlerais de conversion, qui est techniquement plus approprié. Le texte écrit en Markdown/MultiMarkdown est converti dans les autres formats. Ce qui est prévu d’emblée et qui fonctionne très bien: HTML, RTF, LaTeX. ByWord, par exemple, ajoute PDF et DOC. Ne pas s’attendre à des miracles, tout de même: dans un PDF, on pourra trouver un titre tout seul, en bas d’une page, par exemple.

Bibiliographie, table des matières, etc.

Je sais qu’il y passablement d’universitaires qui utilisent MultiMarkdown et ce qu’il a prévu pour les références bibliographiques pour aller vers le LaTeX. Il y a plein de possibilités. En revanche, pour la table des matières… c’est une autre paire de manche. Rien de prévu dans le Markdown/Multimarkdown. Même Scrivener «patauge», car il n’a aucune possibilité de connaître la pagination finale. Alors il a prévu des «workarounds». De toute façon, on est là hors «sémantique», ce qui reste tout de même la raison d’être du MarkDown. Scrivener a des possibilités d’exportation vers ePub. Quand à l’index, rien de prévu non plus. Mais MultiMarkdown a des possibilités de références croisées intra-document.

Pat3, vous ai-je bien répondu?

@Guillôme Je ne prends pas personnellement votre remarque. Je sais bien que les «Markup languages» ne datent pas exactement d’hier. J’ai connu et adoré XyWrite, puis Ventura Publisher et FrameMaker qui ont engendré/influencé SGML, lequel a plus ou moins muté en HTML — c’est aussi compliqué que la taxonomie des poissons…

Ce qui me paraît «nouveau», c’est qu’avec Markdown/Multimarkdown on a enfin (!) quelque chose d’accessible au commun des mortels. Je ne connais personnellement personne que je voie près de se mettre demain au LaTeX. Pas même moi. Je continue à trouver que c’est trop lourd pour les textes courts. Et pour les textes longs, personnellement, j’aime autant laisser faire l’éditeur ;-)

Le point principal de mon papier, c’est le flux de travail. Ce que je trouve fantastique, c’est de pouvoir capturer ses idées et en avancer l’élaboration en passant avec légèreté d’un programme à l’autre, par fichiers standards ou par couper/coller, tout en conservant intacte la sémantique. Et tout en gardant une extrême lisibilité. Parce que, excusez-moi, mais un texte truffé de codes LaTeX, question lisibilité, je trouve que cela n’a rien à voir avec un document MultiMarkdown. Je ne doute pas que LaTeX soit LA solution idéale pour l’ultime étape, celle de la publication format papier ou PDF. Mais jusqu’à cette étape-là, Markdown me paraît bien plus commode, à tous points de vue. Comme il est prévu de le transformer en LaTex, je trouve qu’il n’y pas lieu de les opposer.

Article: Apple, iTune et iPod font de l’audio

Passionné de musique et de beau son, je me permets d’apporter mon grain de sel à cette discussion.

Je suis avant tout mélomane. Ma discothèque (1’000, 2’000 disques, je ne sais…) est composée à 95% de classique, jazz et musique de cinéma. Donc des instruments naturels. J’ai aussi joué de la musique (flûte, saxophone) et j’ai beaucoup été au concert. J’ai fréquenté des pianos et des pianistes, des violonistes et j’en passe. Je précise, afin qu’on ne pense pas que je n’ai pas la référence de la musique «live» et pour dire que mon oreille est quelque peu entraînée.

Je suis aussi audiophile, c.-à-d. que j’ai passé du temps à comparer des matériels de reproduction sonore, dans toutes les gammes de prix (500.– à 100’000.–) et dans toutes les technologies (du Revox à bande au CD et au DVD, en passant par toutes les générations de cassettes et de platines vinyle, de l’ampli à tube aux transistors et circuits intégrés).

Voici donc où j’en suis aujourd’hui de mes expériences et de mes réflexions.

Le plus important, dans la chaîne de reproduction sonore, c’est la source. «garbage in, garbage out», comme on dit. Ni le meilleur amplificateur, ni les meilleurs haut-parleurs ne peuvent inventer les informations qu’ils ne reçoivent pas. Même à l’époque du vinyle, il valait mieux une toute bonne platine (genre Thorens 160 ou Linn Sondek) avec un ampli et des hauts-parleurs «corrects» qu’une platine premier prix avec des hauts-parleurs et des électroniques monstrueuses.

Aujourd’hui, nous avons de la chance: nous pouvons lire les CD sur nos ordinateurs et en extraire un maximum d’information pour un prix dérisoire: un Mac-mini suffit! Point n’est besoin d’un lecteur à 10’000.–! Oui, il y avait — et il y a toujours — une différence audible entre un lecteur (un drive, pour les puristes) à 800.– et un lecteur à 10’000.–. Mais aujourd’hui, on peut s’en ficher!

Mais attention, cette étape d’extraction des données réclame un certain soin:

• dans iTunes, cocher la case “correction d’erreurs” apporte un plus (j’ai testé).

• on peut aller un cran plus loin en utilisant des programmes tels que Max) (sur Mac) ou EAC (sur PC) qui se donnent la peine, via certaines routines sophistiquées, de lire plusieurs fois les pistes, pour en extraire la quintessence. Là aussi, j’ai testé et j’ai gardé des exemples à portée de main (sur mon disque dur) pour les faire écouter aux sceptiques. La différence, quoique ténue, n’en est pas moins présente.

Passée l’étape de l’extraction des données, arrive la question de l’encodage. Là, à mon humble avis, il est IMPERATIF de choisir un format lossless: AIFF, ou AAC lossless, ou WAV lossless, ou FLAC. C’est comme en photo avec le JPEG: si on comprime en MP3 ou en n’importe quel autre format, on perd de l’information. Alors pourquoi vouloir comprimer? Actuellement, ma phonothèque numérique (je n’ai pas encore tout “rippé”…) occupe 340 GB, pour environ 14’000 «morceaux» représentant 1’200 heures de musique. À l’époque où l’on trouve des disques durs de 500 GB pour environ 100.–, je ne vois aucune raison de sacrifier la qualité pour gagner de la place. Même sur mon iPod Classic 120 GB, je mets environ 8 jours de musique, ce qui me paraît largement suffisant pour ne pas s’ennuyer…

L’ennui avec le FLAC, c’est qu’iTunes ne le reconnaît pas — pas plus que l’iPod. Et comme c’est, du moins sur Mac, le meilleur gestionnaire de bibliothèque sonore, je l’évite. Mais je n’en fait pas une religion, vu qu’on devrait toujours pouvoir, si le besoin s’en faisait un jour sentir, convertir d’un format lossless dans un autre, sans perte de données.

Je vous promets que Liza Minelli, ou Miles Davis, ou Claudio Arrau ou Michel Petrucciani, en MP3 256 kBits ou en lossless, ça ne sonne pas du tout la même chose. Même sur une chaîne à 1’000.–, même en écoutant sur mon iPod (avec un casque correct, comme le Koss Porta Pro, déjà cité) et même à des oreilles soit-disant béotiennes: toutes les personnes à qui je l’ai fait écouter en ont convenu, après que j’aie passé un peu de temps à leurs expliquer quoi écouter — oui, l’oreille, ça s’éduque. Mais ce n’est pas si compliqué que cela.

J’ai fait l’essai de l’achat de la musique en ligne: il y a des sites qui proposent des plages en qualité CD (16 bits, 44 Khz). C’est, à mon avis, le «minimum syndical». Là, on a une qualité sonore «audiophile». Les ingénieurs qui avaient défini le standard du CD n’avaient pas trop mal fait leur travail, après tout. Parce que j’ai aussi téléchargé et écouté des plages «Haute définition» (24 bits, 96 Khz), et je dois dire que, si il y a nettement un gain, ce gain est moins spectaculaire que la différence entre le MP3 et le lossless.

Ah oui, comment est-ce que j’écoute mes fichiers numériques? Et bien dans mon salon j’ai un Transporter, de Logitech et dans mon bureau, une Squeezebox (3ème génération). J’ai aussi testé deux ou trois autres convertisseurs Numérique/Analogique, ce qui me permet d’émettre les affirmations ci-dessus.

Oui, un disque dur, c’est fragile pour y confier des fichiers numériques. Alors au prix où il sont, vive la redondance: 2 disques en RAID 1 en local + une copie en remote. Ça devrait être OK. Même chose pour les photos, n’est-ce pas?

Le problème des métadonnées: là, en effet, c’est un problème «horripilant», surtout pour le classique. Pour faire court:

• impossible de se fier aux données online, c’est du n’importe quoi. Surtout pour le classique. Je me donne donc la peine de tout retapper «à la main», ne serait-ce que pour la consistance. C’est un travail de bénédictin, mais le résultat en vaut la peine. Et comme on est bien parti pour la musique «en fichiers numériques», ce travail ne devrait pas être en pure perte.

• Pour la musique classique: le nom de l’œuvre va dans le champ «album» et les noms des mouvements dans le champ «titre». Ainsi, on arrive, même dans iTunes, à avoir une liste des œuvres d’un compositeur donné, tout en en différenciant les différentes versions.

• Justement, pour distinguer les différentes versions d’une œuvre (par exemple une sonate de Beethoven), il suffit d’ajouter ”/ Arrau” ou ”/ Rubinstein” à la fin du titre de l’œuvre, dans le champ “album”. Je suis à la dispositon de qui voudrait en savoir plus.

Pour le moment, je suis très déçu qu’Apple ne se soit pas encore décidé à nous vendre de la musique en qualité CD. J’ai acheté, pour voir — ou plutôt pour écouter — deux ou trois œuvres au format «iTunes plus» (256 Kbits). Immense déception: comme je vous le disais plus haut, ça sonne beaucoup moins bien que le CD convenablement rippé. J’espère vivement que, soit ils en viennent rapidement à la qualité CD, soit ils ne deviennent jamais le fournisseur unique mondial qu’ils rêvent de devenir. On aurait alors un autre bel exemple de nivellement par le bas!

Oui, je sais, les CD et les pistes sonores produites récemment et commercialisées online sont, pour la plupart, “trafiqués” pour soit-disant “sonner convenablement sur du matériel tout-venant”. Je le déplore. La compression de la dynamique, notamment, rend le son calamiteux. Heureusement, tout le monde ne va pas dans ce sens. Il y a aussi des gens qui recherchent du beau son et qui s’appliquent à proposer des alternatives (je citerais Linn Records, Chesky, Harmonia mundi,… rendez-vous sur Qobuz ou sur HDtracks, par exemple). J’espère vivement que l’on visera les standards HQ, à l’avenir. Les fichiers sonores, même en qualité “top, top, top” pèsent bien peu, par rapport aux fichiers vidéo…

Article: Toodledo: la gestion des tâches, partout, iPhone compris

À propos des «prothèses logicielles».

C’est vrai que si l’on ne fait que dupliquer avec une machine ce que le cerveau peut faire, alors on n’a rien gagné du tout, sauf de la complication et un risque de panne.

Donc il est intéressant de se demander: 1. qu’est-ce que le cerveau fait mieux que l’ordinateur? 2. qu’est-ce que l’ordinateur fait mieux que le cerveau? A partir du moment où l’on utilise chacun des deux outils pour ce qu’il fait de mieux, on a clairement de nouvelles possibilités qui s’ouvrent.

C’est vrai que faire une liste de tâches genre «liste de commission», ça ne va pas bien loin. Il existe plein de gestionnaires de listes qui deviennent à peu près inutilisables — et donc inutiles — dès que les listes dépassent une quinzaine d’items. Mais la technologie GTD (Getting Things Done, de David Allen), même partiellement appliquée, apporte vraiment quelque chose de plus. Le concept de «Projets» et «Contextes» fait apparaître de l’ordre là où il n’y avait que des tentatives de classifications.

Ceci dit, cette technologie peut être appliquée avec des outils high-tech (OmniFocus, Things, etc.) ou avec des outils «low-tech» tels que fiches cartonnées ou calepin. A mon avis, un des avantages des outils high-tech est la possibilité de sauvegarde: on peut avoir son calepin à plusieurs endroits (plus d’une machine) et on a moins de risque de perte qu’avec un calepin. L’autre avantage que je vois, aux outils high-tech, c’est dans la capture: click et le mail que je viens de lire est référencé dans ma “Inbox”; click et c’est une référence Wikipedia; click et j’ai saisi un numéro de téléphone, sans risque d’erreur. On est bien loin de la simple liste de commissions.

(Quand z’aurai mon aïe-Faune, ze pourrai même mettre facilement des photos et des notes vocales dans ma InBox… ze me rézouis!)

Article: L’heure de se poser des questions?

Cher François,

Version courte: bravo pour ton site! continues! Tu as le droit d’ignorer les grincheux, les dénigreurs et les donneurs de leçon. C’est même une bonne idée. «L’injure ne qualifie que son auteur.»

Version un peu plus longue: certaines personnes confondent allègrement le débat d’idées — qui est nécessaire et constructif — et les attaques personnelles — qui sont vaines et potentiellement destructrices (cf. l’humeur du jour du patron d’ici après en avoir essuyé quelques unes!)

Je pense qu’on peut ici évoquer la question de la censure des blogs. Je suis contre la censure — qui consiste à refuser aux individus le droit de dire ce qu’ils pensent. Mais je suis pour la modération (= intervention d’un modérateur) qui consiste à limiter sévèrement tout ce qui relèverait des attaques personnelles en particulier et des toxiques relationnels en général. Le «propriétaire des lieux», à mes yeux, a tout à fait le droit de faire usage de cette prérogative — même si c’est lui qui est visé par les attaques — puisque ça lui permet de garder le ton de son blog. C’est un peu comme décider de la décoration de son jardin. Mais on pourrait aussi imaginer mettre en place un système type «trollisation». L’idée me paraît fructueuse.

Permettez-moi une petite minute de théorie, car j’entends déjà ceux qui vont crier à l’arbitraire. Il y a des choses qui sont objectives et des choses qui sont subjectives. Il convient de ne pas prendre les unes pour les autres. Une chose n’est pas “plus valable” parce qu’elle est objective ou “toute relative” —donc inintéressante — parce qu’elle est subjective. Quand on parle d’une personne, il y a des aspects objectifs et des aspects subjectifs. Tant que l’on discute de ce qui est objectivable, on peut échanger et se demander si l’on a bien vu la même chose. Mais lorsqu’on se permet de discuter de l’intérieur d’une personne, de ses idées, de ses goûts, on devrait ne jamais perdre de vue qu’on discute autour de suppositions et on ne devrait pas se permettre d’émettre des jugements de valeurs ni des condamnations péremptoires.

Mon grain de sel. Ou mes deux sous, si vous préférez.

Pour en savoir plus au sujet de “intérieur et extérieur”: Une page

A propos des toxiques relationnels: Une autre page

Olivier S.

Article: iPhone 3G en Suisse, les tarifs, aidez-moi! (MAJ)

Suis allé voir les sites Swisscom et Orange qui présentent (?) l’ iPhone. Ils ont réussi à ne même pas citer Apple. Chez Swisscom, c’est carrément «l’iPhone de Swisscom»! Ce ne sont pas des pratiques commerciales douteuses, ça? C’est en tout cas de la malhonnêteté intellectuelle, non?

J’ai lu les Aventures-de-François-avec-Orange. C’est en effet édifiant. Ceci dit, je pense qu’on a toujours affaire à des individus — plus ou moins compétents — qui sont censés faire un certain travail. Dans beaucoup des exemples cités, il est difficile de faire la différence entre «pratique commerciale douteuse», «mauvaise volonté» et «incompétence». Je pourrais vous relater un roman-feuilleton tout-à-fait semblable qui m’est arrivé avec le service des impôts du canton de Vaud: ils ont continué à m’envoyer, pendant des années, du courrier adressé à une société [d’informatique] que j’ai eu eue et qui était radiée du registre du commerce. Le pompon, ça a été quand ils me demandaient un “certificat comme quoi la société n’avait pas eu d’activité commerciale”… des mois après qu’on ait eu un échange de courrier qui s’était terminé par un certificat de dissolution, signé d’un juge et envoyé par courrier A/R. Là, je pense qu’on a clairement affaire à de l’incompétence crasse ou à de la désorganisation majeure, ce qui revient au même. (J’ai fini par ignorer les courriers et même les refuser.)