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Résultats pour l'auteur: Roger Cuneo
176 commentaires trouvés.
Article: En solidarité avec l’Hebdo

Quand je lis ToTheEnd aujourd’hui, l’un des piliers de Cuk, je ne comprends pas comment il a pu tenir tout ce temps sur ce site avec des commentaires aussi hargneux et malveillants, ce n’est pas le premier (et de loin) que je lis de lui ici.
Si des compagnons de route présents au quotidien sur Cuk peuvent se permettre d’être aussi discourtois à propos d’un élément qui nous touche de près, je comprends que François ferme boutique.

Article: Le jeu compulsif et une question qu’il pose

cukaboudesoufle dit : Certes les chemins de l’argent sont complexes et il n’est pas toujours facile de s’y retrouver ou d’échapper aux agents financiers douteux (pour ne pas dire véreux), surtout quand ils cherchent à blanchir leur image, et leur argent au passage.

Oui, en ce qui concerne le jeu on certains se font passer même pour des philanthropes…
un comble.

Article: Le jeu compulsif et une question qu’il pose

Jean Yves, je suis pressé, je n’ai donc jeté qu’un coup d’oeil à ton lien que je conseille à tout le monde. Je me permets de mettre ici sa fin pour d’autres gens pressés :

« La phase de gain. L’individu joue régulièrement et ne vit pas de difficulté particulière. Le joueur remporte souvent une somme d’argent importante et plus élevée qu’à l’habitude. Confiant en ses habiletés et développant l’illusion qu’il peut reproduire ce gain, il augmente considérablement sa fréquence de participation au jeu. Les gains lui apportent du pouvoir et de la reconnaissance sociale, et il est très généreux envers sa famille et ses amis.
La phase perdante. L’individu joue régulièrement et augmente ses mises, convaincu de l’impossibilité de perdre. Pourtant, il s’appauvrit peu à peu. Il attribue ses pertes à des conditions extérieures (par exemple, la piste de course était en mauvais état ou le croupier du casino était contre lui). Il nie la réalité, tant il est certain qu’il retrouvera sa forme d’antan. Dans ses tentatives de récupérer l’argent perdu au jeu (« se refaire »), le joueur s’enlise dans un cercle vicieux, s’endette et ment à son entourage au sujet de ses absences prolongées, de ses pertes et de son manque d’argent.
La phase de désespoir. Pendant cette période, le joueur croit encore pouvoir gagner, mais perd presque toujours. Le jeu devient progressivement tout ce qui importe dans sa vie. Il subit une véritable perte de contrôle dans laquelle se renforcent les comportements typiques des problèmes de dépendance.
Un individu en phase de désespoir n’aura pas d’autres choix que de consulter. Il est souvent dit que les joueurs doivent atteindre le « fond du baril » avant d’aller chercher de l’aide. Les gens qui consultent sont souvent dans cette situation. Malgré tout, de plus en plus de gens vont voir un spécialiste de la santé mentale avant d’être en phase de désespoir, ce qui les aide à repartir du bon pied avant d’avoir tout perdu. »

Article: Le jeu compulsif et une question qu’il pose

Je réponds ici aussi bien à ToTheEnd qu’à Pierre A Cordier, j’entends bien ce qu’ils disent, et on pourrait de satisfaire de la situation telle qu’elle est. Pourtant, dans la Tribune de Genève du 11 janvier (il y a quelques jours. donc) je lis « Que le produit brut du jeu d’argent dépassait les 1,5 milliards de francs en 2015. Ce pactole profite en partie à l’AVS et à de très nombreuses associations et institutions, à travers la redistribution des bénéfices des loteries. Mais cette médaille a son revers, l’addiction au jeu génère des coûts sociaux évalués à plus de 600 millions de francs par année, selon lune étude de l’Université de Neuchâtel publiée en 2012.
Entre 75’000 et 120’000 personnes sont directement concernées. Les jeunes de 15 à 20 ans seraient deux fois plus touchées que les adultes… »

Ça pose une question un peu plus complexe que de dire que la liberté individuelle prime.
C’est vrai, comme dit Pierre A Cordier que « Tant que des intérêts divers y seront associés tels qu’argent et pouvoir par exemple, la tendance n’est pas prête de s’arrêter. », mais c’est un peu court si on en reste là.
Si on continue, comme le disent les témoignages que j’ai transcrits dans mon livre, à semer un peu partout des machines à sous dans des cafés, les bureaux de tabac, où l’on vend des billets de loterie et autres à gratter, si on multiplie l’ouverture des Casinos comme autour de Genève, par exemple, sans parler de la possibilité de jouer depuis chez soi en ligne, la « liberté » des joueurs est relative, je dirai même fortement réduite.

Si bien que si on a trouvé comme moyen de protéger l’automobiliste en l’obligeant à un certain nombre d’obligations, on pourrait au moins protéger nos jeunes gens d’entrer dans une spirale qui peut les amener à leur perte.

Article: Un petit peu de nostalgie s’en est allée

Je retrouve ce texte d’Anne avec une émotion certaine, due davantage à l’écrivaine qu’au chat qui était le sujet de son article. À chacune de nos discussions, à chacun de ses livres, le sujet abordé dépassait le côté anecdotique du seul texte pour rejoindre le contexte historique, politique, humain. C’était sa force, portée par ses connaissances dues à ses études d’abord, puis à sa curiosité, à ses voyages, à sa soif de savoir, éléments qui auraient pu faire d’elle « une pure intellectuelle » (si je mets ces mots entre guillemets c’est parce qu’ils sont souvent utilisés de manière péjorative), alors que derrière son aspect, ressenti comme de l’intransigeance, c’était une passionnée.
Je suis souvent tombé dans le piège, moi aussi, (le « aussi » étant justifié par certains commentaires qui ont suivi son article sur Cuk) ne comprenant que bien tard qu’une grande fragilité affective se cachait derrière son apparente brusquerie. Si, comme le dit Luc : « c’était comme un petit morceau de Anne en moi qui ronronnait à la Untere Zaune », je le remercie d’en avoir fait profiter les lecteurs ici.

Article: L’an de trop
Roger Cuneo
, le 30.08.2015 à 07:35
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Article: L’an de trop

Je sais qu’il est possible de garder un contact social en prenant part à une activité de bénévole et je le fais souvent dans mon domaine qui est celui de la chanson, de la poésie et du théâtre. Comme disait Prévert : Embauché malgré moi dans l’usine à idées j’ai refuse de pointer, mobilisé de même dans l’armée de idées, j’ai déserté, il n’y a jamais « grand chose, ni petite chose, il y a autre chose. Autre chose c’est ce que j’aime, qui me plaît et que je fais ».

Article: L’an de trop
Roger Cuneo
, le 29.08.2015 à 09:21
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Article: L’an de trop

Que répondre à ton commentaire ? Moi non plus je ne me sens pas vieux, bien au contraire, mais je constate que parce que j’ai atteint un certain nombre d’années il ne me reste que peu de place dans notre société. Et ce que je ressens c’est à travers de nos idées communes et de nos pratiques quotidiennes. Dans d’autres pays, dans d’autres époques, on considérait le vieux comme le sage et on le considérait pleinement pour tel. Ici, aujourd’hui, va voir dans les EMS, les hôpitaux gériatriques ou partout où l’on réunit nos vieux à quels traitements ils ont encore droit…
Moi, quand on m’offre une place, même si je ne suis pas « fatigué », je la prends volontiers et je dis merci parce qu’à une politesse je réponds par une politesse et je suppose même que dans un certain nombre d’années je serai même heureux qu’on me l’offre encore. Je comprends donc la surprise de cette Africaine, d’autant plus que dans ses régions natales on porte une réelle considération aux personnes âgées.
Si je ne revendique rien, je constate le décalage qu’il y a entre les possibilités réelles qui me restent de prendre une part active dans notre société et la place que je peux prendre pour la réaliser.

Article: L’an de trop
Roger Cuneo
, le 28.08.2015 à 15:12
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Article: L’an de trop

Bonjour, j’ai lutté tout le matin contre mon Mac pour parvenir à répondre à vos commentaires et ce n’est que par l’intervention,  » magique » de Noé, que j’en ai enfin la possibilité.
Pour aller dans le sens à Madame Poppins et ysengrain, il est évident que dans les hôpitaux, les EMS et autres instituts pour personnes âgées, les comportements des soignants sont souvent inadmissibles.
Je me souviens d’Anne, ma soeur, âgée de quatre ans de plus que moi, qui, un mois avant de sombrer dans l’état de coma où la maladie l’a plongée, avait refait en entier la traduction en anglais du « Le Trajet d’une rivière », parce que la traductrice désignée avait utilisé le passé simple au lieu du passé composé auquel elle tenait absolument. Et elle a traduit encore un autre de ses livres en italien. Et bien, chaque fois qu’une infirmière l’approchait, c’était pour lui parler avec ce ton qu’on utilise essentiellement avec les vieux et les tout petits enfants. Ça la rendait folle de rage, ce n’était pas pour l’aider à se remettre.
Quant à Hervé, je pourrais dire « salut, vieux frère », tu es l’exemple même de ce que je dis quand j’affirme que vieux ne signifie pas débile.
Je dirai encore à Philob que «vieux» et «retraité» n’ont rien de forcément commun, si ce n’est l’âge : ils sont même antinomiques, demande à Hervé.
Quant à François que lui dire de plus que « salut petit gars ».

Article: Pourquoi tant de préjugés qui nous divisent ?

J’étais occupé cet après-midi (en campagne), je n’ai pas pu suivre le flot continu de commentaires à mon article, excusez-moi. Depuis que le propos a glissé sur les nationalismes, on va pouvoir continuer longtemps (c’est un sujet inépuisable). Mais au moins j’aurai réussi à semer la pagaille entre les Français et les Suisses : mon but est atteint. Je m’explique, je me suis porté candidat aux élections municipales genevoises et ici, si tu ne tapes pas sur les frontaliers, tintin, tu n’as aucune chance d’être élu.
Du coup, demain et dimanche, parallèlement à vos commentaires je vais suivre mon avance électorale, je pense que ce sera un triomphe. Du coup merci Cuk.ch et à tout ceux qui pensaient que j’étais un vilain cancre informatique, un cacochyme du net
Et à propos, les frontaliers… vous disiez ?

Article: Pourquoi tant de préjugés qui nous divisent ?

Merci Zallag pour ton renvoi «c’est ici», mais je fais rarement des bluettes en échange de broderie et la cuisine et moi c’est encore pire que la relation entre son ordinateur et Origénius (ne t’en fais pas cher Origenus, c’est juste pour citer quelqu’un qui n’a pas trouvé mon site, Na!, faut pas croire que je suis vexé, mais bon, avec tout le mal que je me suis donné, tu vas loin tout de même), pour ne pas parler de celle entre mon Mac et moi. Quant à ton renvoi à «emeus» je suis assez satisfait que tu me compares à la seule espèce vivante des dromaiidés, et oui habituellement on me compare à un dinosaure (mais qu’ont-ils tous ces gens à vouloir nous renvoyer au passé, parce qu’on compte un peu plus d’années qu’eux au compteur, jaloux, va).

Par contre je donnerai mon satisfecit à «unna», ça, c’est un commentaire qui est clair et net (hum hum), je pense que j’aurais pu m’économiser beaucoup de temps pour vous dire comment aller sur mon site en prenant exemple sur elle. Du coup, au lieu de râler, lisez le commentaire 5 et vous atteindrez le Graal, (tu vois Origenius, tu n’as même plus à chercher autre chose pour parvenir «chez moi»).

Article: Pourquoi tant de préjugés qui nous divisent ?

Mon cher Origenius,
Je crois que je devrais fonder une amicale : « les laissés pour compte d’internet », dont je revendique d’entrée le titre de président, mais ne t’en fais pas, je te nommerais vice-président sans problème.
Tu n’as pas réussi en appliquant ma méthode pourtant explicite à l’extrême ? Fais comme moi, mon ami, essaye de proposer la tienne, je suis sûr que tu y parviendras si tu t’appliques à trouver des explications claires et simples, prends exemple sur la mienne. C’est juste une question de didactique (ne me dis pas que ma méthode ne marche pas, j’en serais fortement blessé avec tout le temps que j’ai mis pour la mettre au point). Bon, je me suis peut-être un peu trompé sur la terminologie, il y a peut-être un détail qui t’échappe, ou alors ton ordinateur n’a pas le même caractère (je ne parle pas ici de typographie, mais d’humeur) que le mien, qui est habitué à mon côté approximatif, je ne sais pas moi, et je ne sais même pas si c’est une question de clics ou de claques, je dirais que c’est une question de chance. Je me répète, n’abandonne pas, essaye et essaye encore, tu verras, d’une manière ou d’une autre tu arriveras sur http://www.rogercuneo.ch
si tu t’acharnes suffisamment pour le mériter et là, oui ce jour-là, tu auras une vraie récompense :le Graal, disais.je. ! Ne terminais-je pas mon article par ces mots : tout se mérite? Parfois, avec les gens qui ont de la difficulté, il fait savoir avoir de la patience et au besoin se répéter. Dis-toi que tu n’es pas le seul à souffrir et bonne chance à toi.

Article: Remonter à la source
Roger Cuneo
, le 20.01.2015 à 09:20
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Article: Remonter à la source

Je réponds ici en même temps à fricotinbis et à ToTheEnd
Tout d’abord, je ne parlais pas de la seule France en énonçant la guerre déclarée aux extrémistes, mais de l’Europe, des Etats-Unis et autres pays associés. Il ne s’agit pas de culpabiliser particulièrement l’un de ces pays, je trouvais seulement étonnant qu’un ministre de l’un d’eux se vante que son industrie de l’armement bat des records des ventes; dans le cas présent c’était le ministre français, ça aurait pu être le Suisse pour l’Espagnol que j’aurais eu la même réaction. Oui, les armes circulent, comme les jihadistes, et si on prend des mesures contre ces derniers, on pourrait en faire tout autant pour les armes, en se posant en même temps la question de savoir si l’on traite cette question sous le seul angle économique. La chasse au trafic de ces dernières n’était pas mentionnée dans les mesures prises ou à prendre, aucune question de type éthique n’a été énoncée en la circonstance : étonnant ?
Dans le cas de ce qu’on appelle «la guerre déclarée aux extrémistes» et son rapport aux fabricants d’armes, nous sommes concernés ensemble.

Article: Remonter à la source
Roger Cuneo
, le 19.01.2015 à 13:52
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Article: Remonter à la source

À propos de ce que dit François, je ne peux que m’incliner face au désarroi d’un enseignant confronté à de pareilles absurdités, devenues malheureusement des réalités.
Toutefois je peux affirmer de mon côté, et j’en ai fait la démonstration dans l’école dont parle François, qu’il m’arrive souvent de présenter des poètes en racontant aux élèves les poèmes comme s’il s’agissait d’histoires, et ceci dans des conditions pratiques de présentation qui leur permettent de se concentrer. Rien de compliqué: je les réunis en demi-cercle autour de moi en un maximum de 50 élèves à la fois, j’obscurcis la salle et je me situe pour «jouer» les poèmes dans le halo d’un projecteur que j’apporte et je ne dépasse pas 45 minutes de spectacle.
Et bien, François peut le confirmer, que ce soit dans des écoles dites «faciles» ou dans des endroits où on m’a annoncé des catastrophes à venir, je n’ai jamais eu de difficulté à obtenir leur attention, très souvent même je ressens que la magie de la poésie opère sur eux, peut-être bien pas sur tous, mais les éventuels récalcitrants ne dérangent personne.
Ce que je veux signifier par là, c’est qu’il ne faut pas désespérer des facultés des élèves. La question qui se pose est dans la manière dont on exploite leurs aptitudes à apprendre.
Je n’ai pas la réponse, il m’est arrivé dans ma vie d’enseigner le théâtre et de trouver devant moi des élèves réfractaires, mais je continue à croire qu’en s’y prenant bien on arrive encore à «retourner» ceux qui n’ont pas la chance d’être soutenus à la maison dont les enseignants héritent.
Je voudrais que l’école utilise les bonnes armes du savoir pour désarmer l’agressivité des moins privilégiés. Est-ce un vœu pieux?

Article: Remonter à la source
Roger Cuneo
, le 19.01.2015 à 12:11
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Article: Remonter à la source

J’ai encore soulevé dans mon introduction que les pays qui fabriquent les armes ne doivent pas s’étonner d’être soumis à l’effet boomerang.

Je reprends ici Article du Point daté du 09/09/2014 que je cite plus haut:
«Les ventes d’armes, une très juteuse affaire pour la France
Jusqu’alors réservée aux parlementaires, la primeur du chiffre des prises de commande de l’industrie d’armement s’est trouvée cette fois offerte aux participants de l’université d’été de la défense, qui se clôture mardi à Bordeaux. Le ministre de la DéfenseJean-Yves le Drian n’a pas boudé son plaisir en annonçant que ces commandes se sont élevées à 6,9 milliards d’euros en 2013, une “bonne” année, surtout si on la compare à 2012 (4,8 milliards).»

Certains diront que les affaires sont les affaires et moi j’affirme: ayez au moins la délicatesse de ne pas vous vanter de leur bonne marche quand il s’agit d’armes, surtout quand on est un Ministre de la Défense.

Article: Remonter à la source
Roger Cuneo
, le 19.01.2015 à 10:11
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Article: Remonter à la source

J’admets que des armes de tout calibre et de toute provenance, qu’elles soient françaises ou autres, circulent partout dans le monde aussi bien qu’en France, mais il faut pour qu’elles arrivent à destination qu’elles soient acheminées par des porteurs, à l’aide de navires, camions ou avions. Or, alors que souvent on entend parler de prises importantes de drogue aux frontières, je n’ai eu que rarement l’occasion d’entendre parler de prises d’armes. Soit nos polices sont discrètes sur le sujet, soit elles ne s’en préoccupent pas beaucoup.
Il est vrai que le problème de l’éducation de nos enfants au respect et à la tolérance des différences est essentiel, mais en début de semaine passée, dans les nombreuses mesures mises en place annoncées pour éviter la répétition d’actes terroristes, les armes n’étaient pas mentionnées, c’est ce qui a motivé ma réaction.

Article: De l’utilité de l’écriture

À tronche DeSnake :
Le « tu » me convient, Prévert dit.  » je dis tu à tous ceux que j’aime, même si je ne les ai
vis qu’une seule fois, je dis tu à tous ceux qui s’aiment même si je ne les connais pas « , nous, puisqu’on s’est déjà rencontrés, et d’autant plus autour de Boby Lapointe, comment ne pas l’utiliser?
Tu dis des choses importantes : clarification et apaisement, chemins sur lesquels on s’efforce de progresser… Bien vu, bien dit, je garderai ta sagesse à l’esprit sur le chemins qui me reste.
À bientôt, du moins à travers mes pages en attendant les tiennes.

Article: La Joueuse, une descente aux enfers

Merci Olivier, je me souviens parfaitement de notre rencontre à Morges, j’en garde moi aussi un excellent souvenir. Je pense que nous aurons l’occasion de nous retrouver, ne serait-ce que par l’intermédiaire de notre éditeur commun. Merci pour vos précisions quant au lien du site amazon, il est vrai qu’en ce qui concerne la technique… Bon, je passe et je souhaite moi aussi le succès du livre de votre épouse avec laquelle j’ai eu plaisir à échanger.

Article: La Joueuse, une descente aux enfers

Citation de Madame Poppins , (je me débrouille comme je peux, j’ai quelques manques en informatique pour encadrer ta citation) :

“(…) ce qui compte, c’est que tu sois fier de toi ! J’espère que tu l’es.”

Ma réponse :

On peut le dire comme ça, mais je l’exprimerai autrement. Plus que fier, je suis surtout content d’être enfin parvenu au bout du cycle qui m’intéresse depuis longtemps, celui du rapport entre une mère et ses enfants. Je m’explique : nous sommes marqués jusqu’à la mort par les débuts de notre vie et dans mes deux premiers récits de vie, je n’avais fait qu’une partie du chemin, celle qui me concernait en propre : j’y relatais mes douloureuses expériences et le comportement que je jugeais inadmissible d’une femme, ma mère.

Deux ans plus tard, j’ai compris que je n’étais pas au bout du chemin, je n’en avais parcouru qu’une seule partie, la mienne, sans me préoccuper de la route parallèle à ma démarche, celle de cette femme qui s’est apparemment si mal comportée.

Voilà pour l’idée d’écrire ce troisième livre : je n’allais plus traiter notre rapport sous l’angle de l’enfant, mais tenter de comprendre le cheminement d’une femme atypique dépourvue de ce que dans notre société l’on appelle «la fibre maternelle». Par-dessus le marché, pas de chance encore pour ma sœur et moi, peu à peu elle a été atteinte par un terrible virus : la maladie du jeu.

Pour le personnage que je campe dans «La Joueuse, une descente aux enfers», ces deux éléments se superposent et s’interpénètrent : si le seul fils que je lui accorde dans ce livre, pour des questions de cohérence romanesque, va passer pour elle au second plan, il est pourtant constamment présent dans l’inconscient et la culpabilité de cette femme ainsi que dans son désir de se justifier pour s’autoriser à retourner aux tables de jeu.

Aime-t-elle son enfant ? Si j’étais «neutre», je pourrais répondre oui, elle l’aime à sa manière, différemment de ce que l’on conçoit dans notre société. Pour moi qui en ai subi les conséquences, c’est évidemment différent, aujourd’hui encore j’ai de la peine à accepter. Ce qui m’a particulièrement intéressé d’aborder au-delà des excuses que mon personnage se donne pour justifier son comportement c’est une autre question encore ; est-ce que chacun de nous ne se comporte-t-il pas, en d’autres circonstances similaires, (culpabilité-justification) de la même manière ? Dans sa tentative de ne pas vouloir (ou pouvoir?) suivre le chemin de la morale ambiante, cette femme sort de l’ordinaire, c’est le moins qu’on puisse dire : à vous de juger si elle est blâmable, victime ou dans son droit, moi j’ai tenté de la comprendre et je suis parvenu à la conclusion que j’ai eu à faire à une mère malheureusement «différente» de celle que j’aurais aimé côtoyer.

J’ai essayé à travers mon récit de parler d’un aspect particulier de «l’âme humaine. Plus que fier, je suis surtout content d’être parvenu enfin au bout du cycle qui m’intéressait depuis longtemps.

Article: La Joueuse, une descente aux enfers

Bonjour Madame Poppins, je me sens comme après un accouchement difficile (puisque je me suis mis dans la peau d’une femme j’en ai le droit) et je constate que l’enfant ne m’appartient plus. J’ai fait ce qui m’importait, j’y ai mis du mien, le livre est là, je vais le défendre, mais il faut dire que sortir un bouquin chez nous quand on n’est pas une “vedette” c’est particulièrement difficile. D’abord il faut avoir un bon éditeur, puis un distributeur et ensuite parvenir à intéresser les critiques littéraires avant que le tout public, en définitive le véritable juge vous apporte son verdict. C’est lui qui compte, du moins pour moi. J’espère l’avoir, mais c’est difficile. Alors je me tiens les pouces.

Article: Le bal de la vie, un livre de Roger Cuneo

Je suis parti ce matin à 7 heures de chez moi et j’ai joué trois fois le spectacle Prévert pour les élèves de Genève âgés de 8 à 12 ans. Comme à l’habitude j’ai ressenti une immense joie et une grande émotion à voir ce visages d’enfants rêver avec moi autour des poèmes. Ie me place à leur même niveau, je les mets en demi-rond autour de moi à tout au plus un mètre pour les premiers et je ne prends q’un maximum de 50 élèves à la fois, si bien que leur proximité me permet de suivre le ressenti de leurs émotions sur leur visage, dans leurs yeux, sur leurs lèvres. Je ressorts de ces journées fatigué physiquement, mais moralement au mieux de ma forme. À chaque fois, à voir comme il peuvent “boire” à la poésie, j’ai l’impression d’être utile, fontaine de rêves, et ça me fait un plaisir extrême.

Je vous dis ça, un peu comme-ça, comme pour m’excuser de n’avoir pas pu prendre le clavier pour participer aux réactions quant à l’humeur de François concernant mon dernier livre. Tout d’abord je l’aurais tout de suite remercié d’en parler et, pour répondre à quelques remarques des commentaires, pour lui dire que je n’ai non seulement jamais douté de son amour, mais que je l’ai toujours ressenti comme “naturel”, parce que simple au quotidien, malgré les aléas de la vie qui nous ont parfois séparés physiquement, jamais dans la certitude d’un amour partagé.

Pour parler du livre, je l’ai écrit tout d’abord pour répondre aux sollicitations de bons nombre de lecteurs qui se sentaient frustrés du premier qui se terminait à l’âge de mes 16 ans, à la sortie de mon orphelinat. J’ai pris la plume et… miracle petit à petit c’est pour moi qu’elle glissait sur la page. Les souvenirs remontaient de loin (à plus de cinquante ans), mais ils étaient présents en moi et bien vivants. C’est vrai que chacun de nous a une vie qui passe par les hauts et les bas, que parfois étant au bas on oublie de remonter et on sombre dans le “néant” : délinquance, drogue, désespoir, ou pire encore. Moi, dans ce livre, je n’ai pas voulu être un exemple, je raconte simplement, mais ça peut devenir exemplaire, que quand on est au plus bas il faut savoir regarder, écouter; il y a toujours une main secourable, une voix extérieure ou intérieure qui vous appelle à reprendre courage. Mon livre raconte combien pour moi ces regards, ces voix ont été essentiels, mais je crois, et ça je le dis à la relecture de mon texte, parce que ce n’était pas un but que je m’étais assigné quand je me suis mis au récit, que cette voix, ce regard, sont à la portée de nous tous, vous et moi et qu’il suffit de les voir, les entendre. Ma chance a été tout simplement de savoir voir ces proches prêts à m’aider et d’avoir accepté leur aide, non pas comme une charité, mais comme une échange.

Si je pouvais dire quelque chose à des adolescents c’est que la chance ne vient pas de l’extérieur, elle est potentiellement en nous tous, pour autant qu’on vive les oreilles et les yeux ouverts : la vie ne demande qu’à nous sourire, mais il faut encore savoir la regarder .

Article: Le dilemme culturel et judiciaire de la semaine

Je prends connaissance de cette humeur et de ses commentaires fort intéressants ce matin seulement, j’étais hier occupé à autre chose.

Je ne peux qu’être en accord avec ceux qui affirment que la justice doit être identique pour tous, génies ou hommes du commun.

Pour consoler ceux qui sont d’un avis contraire, je tiens à les rassurer avec quelques questions:

1 Pensez-vous que Polanski connaisse du fond de sa cellule le sort d’un petit voyou arrêté pour un vol de vélo-moteur?

2 Qu’il partage sa cellule avec quelques truands de grand chemin?

3 Que son menu quotidien soit identique au leur ?

Que les adeptes de Polanski se rassurent, je suis certain qu’il sera traité avec les honneurs dus à son titre.

Et même en Californie, la loi tiendra compte de son talent car ” selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.”

J’a l’impression que ce constat, daté de 1680, doit avoir encore droit aujourd’hui, il n’y a pas. hélas, d’imprescriptibilité en la matière.

Article: T’es qui, toi ?
Roger Cuneo
, le 04.05.2009 à 11:27
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Article: T’es qui, toi ?

Bonjour Madame Poppins, moi, pour répondre à une telle question, j’ai trouvé la réplique qui me convient, je la mets ci-dessous. Ca fait un peu “vieille France”, mais c’est passe-partout. Evidemment que si c’est Juliette ou une de ses copines qui m’interroge, ma réplique sera désormais du type “glace vanille-chocolat”. Merci du tuyau et amitiés.

Naissance

Je suis né un jour de cette année entre nulle part et n’importe où

La graine posée il y a longtemps déjà enfin a éclaté : j’ai vu le jour

Oiseau, poisson, ou fleur?

Nul ne sait qui je suis, le futur en moi s’interroge

Je vis : néant, enfant, colère, père, poussière, tout grouille en moi

Je suis la base et le sommet, le savoir et le mystère

J’avance pas à pas vers l’inéluctable destin d’une espèce passagère.

Pèlerin, nabab, ou corsaire?

Nul ne sait qui je suis, le futur en moi s’interroge.

Devant moi tout s’entremêle : baisers, canons, chansons, pleurs, fleurs

La vie est là que je piétine, la vie est là que je pétris.

Philosophe, poète ou visionnaire?

Nul ne sait qui je suis, le futur en moi s’interroge

Vers quoi, vers qui j’avance et pourquoi, je l’ignore

Inexorablement vers la lumière je vais, je vais, je vais chantant

Article: BlueHarvest, collaborez proprement

Je m’excuse ici auprès de Fabien Conus, mais comme le temps passe si vite, tout occupé par la mise en librairie de mon livre, je n’ai pas ouvert cuk ces trois derniers jours et par conséquent je découvre aujourd’hui seulement le commentaires 7 et 8 d’Emile Verschueren et d’Origenus du 24 mars à l’humeur de Madame Poppins. Je voudrais leur dire que j’y suis sensible et que j’ai répondu à leurs commentaires au-dessous des leurs. Et pardon pour cette intrusion ici…

Article: Lettre à Roger Cuneo
Roger Cuneo
, le 26.03.2009 à 09:42
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Article: Lettre à Roger Cuneo

Le temps passe si vite que, tout occupé par la mise en librairie de mon livre, je n’ai pas ouvert cuk ces trois derniers jours et par conséquent je découvre aujourd’hui seulement le commentaires 7 et 8 d’Emile Verschueren et d’Origenus du 24 mars. Merci à l’un et à l’a’utre, je suis très touché par vos remarques, oserais-je dire votre gentillesse ? Oui je relève encore et encore la remarque de Madame Poppins et répète à mon tour que si de mon livre on peut penser que de nos souffrances passées (ou présentes) on peut sortir plus forts, qu’en nous il y a une force vitale qui peut nous pousser “plus loin”, dans nos comportements, dans la compréhension des autres, dans une perspective d’ouverture au monde, et bien alors mon livre n’aura pas seulement servi à parler de moi en particulier, mais du monde en général Donc amis, grand merci pour vos mots. Et, dites, Emile, quelle image ai-je pu vous donner de moi dans ce que vous appelez vos fausses certitudes? J’ai l’impression que depuis, disons 20 ans, je ne bouge pas trop dans mes actions, mes dires, mes faire. C’est vrai que parfois j’ai tendance à m’emporter…

Article: Lettre à Roger Cuneo
Roger Cuneo
, le 23.03.2009 à 09:23
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Article: Lettre à Roger Cuneo

Merci Madame Poppins pour cette humeur d’après lecture. Je retiens particulièrement votre conclusion:

“nombreux sont ceux qui, marqués par la vie, ont besoin d’une preuve que même si les dés sont pipés, les jeux ne sont pas forcément faits !”

Je suppose que je devrai parler ici et là de mon écrit, et je prendrai votre citation pour mienne: c’est important de la répéter à la ronde. Je suis content que ce soit vous qui me glissiez ces mots à l’oreille après la lecture de mes pages.

Merci.

Article: Mon séjour au CHUV
Roger Cuneo
, le 12.03.2009 à 13:59
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Article: Mon séjour au CHUV

Ami, tu décris bien une situation par laquelle j’ai passé il y a douze ans. Tu y ajoutes humour et émotion. Moi, sortant de là j’ai pondu ceci:

“Il a commencé par dire “Lorsque je serai grand”, Et il l’est devenu. Il a alors imaginé “Moi dans vingt ans”, Et vingt ans ont passé et davantage, Pétaradants et pressés à creuser leur sillage, Sur son visage, son âge.

Il a alors pensé “L’année prochaine” Et quand elle s’est écoulée, répétée et recommencée, Il n’a plus entrevu le temps en projets, Mais simplements en jours offerts, remplis, gagnés. Jusqu’au soir où il a pressenti demain…

Demain? Il a longtemps regardé le soleil se coucher, La montagne, Le ciel, Cérémonial tant de fois répété, sans qu’il sut comme ce soir là le voir. Il s’est réveillé le jour levé, Du même côté du miroir. Il a regardé la montagne, Le ciel, Leur éclatante beauté. Il a souri, Tout semblait comme avant, Mais lui avait changé:

C’est un oeil neuf sur le monde qu’il posait.”

Je crois qu’autrement je disais alors la même chose que toi aujourd’hui. Oui on relativise…

Article: Une délinquance programmée?

Et bien non, ToTheEnd, pas agressif du tout, et même consensuel et sensé. ton intervention 88. Le seul problème qui me chicane, c’est que la citoyenneté ne reposerait que sur l’économie, et l’économie sur le mode de pensée actuel, qui d’apparence va à la catastrophe…

Certains disent ici qu’un autre monde est possible, je ne pense pas trahir leur pensée quand j’ajoute: avec d’autres valeurs que l’argent…

Article: Une délinquance programmée?

Navré de n’avoir pu poursuivre le long de ce jour la suite de notre débat sur le sujet que j’avais introduit et qui, tout en restant au centre de lui-même prend ici et là quelques détours : j’ai passé ma journée à jouer Prévert pour des enfants de 8 à 12 ans et j’ai eu une grande satisfaction à être face à leur sensibilité.

C’est vrai, pour prendre la balle au vol, que je ne vois pas le problème à traiter con un con, pour autant que l’épithète puisse se retourner contre soi sans que l’on se vexe et que l’on ait conscience qu’on est soi-même souvent au centre de la connerie qu’on dénonce pour les autres.

Je rejoins parfaitement Okaszou en 72. Je relève sa question: est-ce que le pouvoir préfère une société de consommateurs ou une société de citoyens. Je relève avec plaisir ici le conseil de notre Conseillère Fédérale qui affirmait hier qu’être citoyen aujourd’hui consistait à consommer…

Je reste très respectueux envers elle, mais… Mais, évidemment, c’est vrai à partir de l’idéologie ambiante, peut-être que ToTheEnd nous sortira une ou deux bonnes statistiques pour prouver les dires de Madame, mais…

Dites-moi, le pauvre qui ne peut consommer est-il moins citoyen que celui qui “claque” son argent?

Je retourne à mon ami Brassens, comprend qui veut, ou comprend qui peut (je passe là par Boby Lapointe) : Quand on est con, on est con…

Article: Une délinquance programmée?

ToTheEnd vient de m’apporter la clé: ce “on” dont il a été beaucoup question ci-dessus est peut-être la somme de son énumération au 60ème commentaire, que je résume ici, en respectant scrupuleusement son ordre:

1. Une commission d’experts 2. Le Conseil fédéral 3. Les Chambres : Le Conseil National, le Conseil des Etats

En condensé : LA LOI, la nôtre, celle des homme d’ici, évidemment, différentes selon les pays, les cultures.

Moi qui ne voulais pas porter le débat sur le plan politique, c’est toi qui t’y engouffres…

Merci donc de cette précision, mais quand tu t’offusques de mes interrogations, tu n’as toujours pas répondu à la question de base que je posais et que je veux bien répéter:

Est-ce qu’il y a des consommateurs parce qu’il y a des dealers, ou des dealers parce qu’il y a des consommateurs?

Avec en corollaire:

Même en admettant que les choses sont liées (la poule et l’oeuf), à partir du besoin créé maintenant pour beaucoup de gens (je rappelle, pour preuve, le 1 $ par joint qui sauverait les finances de la Californie), il faut maintenir l’offre sur le marché, au risque sinon de provoquer des problèmes graves, qui pourraient s’apparenter à des révoltes de jeunes (peut-être de moins jeunes aussi). N’est-ce pas une formidable occasion de “jouer” contre les migrations de pauvres que de confiner dans le rôle de pourvoyeurs une partie des ces migrants? L’opinion publique est ainsi prête à toutes les lois restrictives, inhumaines, et les consommateurs alimentés.

C’est jouer habilement sur les deux tableaux de la question…

C’était le fond de mon questionnement et puisque tu revendiques que la forme importe peu dans tes interventions, tu devrais admettre que ce soit la même chose pour les autres, moi en l’occurrence hier et aujourd’hui.

Article: Une délinquance programmée?

Et bien, moi je trouve le commentaire d’alec6 tout à fait pertinent dans l’ensemble de son intervention et aussi quand il conclut par “Alors STP, cesse d’être méprisant.”

Comme alec6 ce ne sont pas les opinions de TTE, différentes dans leur ensemble aux miennes, qui me gênent, mais cette suffisance dans ses affirmations relatives, pour ne pas dire “souvent inexactes”.

Le mépris, est-ce l’arme de l’arrogance pour cache sa faiblesse?

Article: Une délinquance programmée?

Tom dit : D’un autre coté, ça me fait un ch… que ça devienne une excuse pour gagner 10 fois mon salaire en travaillant 10 fois moins.

Je réponds que nous devons là encore faire attention à ne pas tomber dans les clichés. Si un petit vendeur gagnait, comme tu l’imagines 10 fois ton salaire en travaillant 10 fois moins, je maintiens que ces vendeurs-là ne seraient pas les parias, ceux dont je parle, mais des gars de chez nous, peu disposés à abandonner ce filon à des étrangers. Ceux dont je parlais sont ceux qui battent le pavé et je ne pense pas (c’est vrai que je n’en sais rien) qu’ils se fassent beaucoup de fric. Ceux pour qui ils travaillent oui, plus ils sont haut placés dans la pyramide du commerce de la drogue en Suisse, plus ils en touchent”. Et va savoir combien d’entre eux ne sont pas des gens respectables, ayant un nom, l’estime générale. Non, je ne suis pas particulièrement au courant de ces pratiques, je lis simplement la presse

Article: Une délinquance programmée?

Je cite François

“Cela dit, je reste fermement opposé aux dealers, je pense que le raisonnement de Roger qui parle de grand complot est erroné sur ce point.”

Et Roger lui répond: complot? Si mon “on”, sous-entend une puissance secrète, une loge P x, OK!, je suis dans l’exagération, je me trompe.

Ne voulant pas porter mon sujet sur le plan politique j’ai préféré “on” à “décideurs”, ” dirigeants” . “politiciens”, “moralistes” (voyez même que TTE a pu le prendre pour “UBS”, c’est symptomatique de l’ouverture du “on” à tout ce que chacun veut, ou craint, entendre). Non, je ne pensais pas à des organisations secrètes, à quelque gnome. Mais je suis assez fier de l’idée de machiavélisme (dont je parlais plus haut), qui mélange volontairement les notions de “réfugiés”, “étrangers”, appelez les comme vous voudrez, (mais à coup sûr “parias”) et “dealer”, “drogue”, “mort”. Une fois encore, j’insiste, mais personne ne me répond, n’y a-t-il pas des vendeurs de drogue que parce qu’il y a des acheteurs?

Par exemple, quand une banque (non, non pas l’UBS, TTE rassure-toi), des institut de crédit, proposent des prêts à des taux usuriers (regardez les taux découlant des payements échelonnés de vos dépenses mensuelles sur certaines de vos cartes de crédit), la faute dans nos têtes incombe à l’emprunteur, non à la banque (il n’était pas obligé d’emprunter, dirons-nous). Quant à la drogue, dans nos mêmes têtes, on assimile immédiatement les vendeurs à des salauds, et les consommateurs à des victimes. Pourtant l’acheteur n’est pas davantage obligée de consommer, que l’emprunteur d’emprunter (du moins en apparence, ça pourrait être le sujet d’une autre humeur). Pourtant les conséquences de ces deux cas peuvent avoir des efffets graves… Loin de moi l’idée de défendre les vendeurs de drogue (pas davantage que je n’excuse les prêteurs usuriers), mais je suis bien obligé de me poser la question d’où me vient ce mode de pensée (partagé avec le grand nombre).

Ma réponse? J’aurais pu appeler, “on” “idéologie”. Et, je me répète, mélanger volontairement les notions de “réfugiés”, “étrangers”, à celle de “drogue” et de “dealers” permettent à l’idéologie ambiante de faire d’une pierre deux coups: brouiller l’idée de mort avec celle de “ces sales profiteurs qui viennent chez nous pour empoisonner nos enfants”. Et comme on a besoin que quelqu’un fasse le sale boulot pour le besoin de nos habitués, on le laisse faire aux “étrangers”. Tout ça de (doublement) gagné!

Article: Une délinquance programmée?

ToTheEnd, je réponds d’abord à ton commentaire 22:

Non, mon but n’était pas d’ouvrir un débat sur la drogue, est-ce toi ou moi qui sommes de mauvaise foi? Je répète que mon humeur était d’ouvrir un réflexion sur l’utilité que “l’on” ( je ne nomme personne, ni l’UBS, sois tranquille) trouve à laisser quelques uns des demandeurs d’asile à pratiquer la “fonction sociale” de pourvoyeurs de drogue pour tous nos consommateurs de cette substance. Mon titre étant “Une délinquance programmée?” (‘insiste sur le point d’interrogation), la drogue ne peut pas être comprise ici comme la délinquance, du moins dans ma logique de syntaxe.

Avec des gens comme toi qui sont d’éminents statisticiens, évidemment que les nuances sont délicates à faire passer. Je te trouve génial, car annoncer le nombre de drogués à 1% ou 2% de notre population, tu me rassures. A chaque fois que l’on parle de l’usage de drogues, j’avais pu comprendre que son extension était importante et en constante augmentation. Je lisais, ne serait-ce que hier, dans un titre de journal, qu’une taxe d’un dollar par joint pourrait sauver la Californie de la débâcle financière. Il faut croire que ce 1 ou 2 % d’adeptes à cette drogue sont de gros consommateurs,,,. C’est vrai qu’on ne parlait pas de la Suisse et que chez nous les gens sont bien mieux civilisés (ou moins, ce qui impliquerait la différence de consommation en notre défaveur).

Passons maintenant à ton commentaire 25

Je connais personnellement quelques Non Entrée en Matière qui eux, et du moins ceux que je connais, ne peuvent pas légalement travailler, je le confirme encore. Tu parles de possibilité pour eux de travailler “passé un délai” c’est un joli euphémisme. J’en connais qui ne peuvent pas travailler étant en Suisse depuis plus de quatre ans et, pour des raisons diverses d’arrangements internationaux, ne pouvant pas être expulsés, vivent avec 10 francs par jour et sont interdits de travail. Que tu n’aies rien à faire d’eux, ça te regarde, moi je suis sensible à leur situation, non pas par altruisme, mais par compassion envers d’autres humains, mon espèce.

Tu m’accuses encore d’une intention bien malveillante envers le monde des banques, quand tu dis que je sous-entends que c’est pour leur compte indirect que ces pourvoyeurs battent le pavé . Tu dois avoir un grand complexe de persécution, peut-être es-tu toi-même un banquier aujourd’hui meurtri, pour imaginer que je puisse penser que nos banques s’occupent d’argent sale. Nos banques malhonnêtes? M’accuses-tu d’être un citoyen pervers? Si je t’ai blessé personnellement, j’en suis navré et sache que pas une seconde je n’oserais, même en pensée imaginer telle ineptie…

Article: Une délinquance programmée?

Je relis les commentaires et je reprends un phrase de Madame Poppins:

“Je comprends donc Roger qui s’attache moins, je crois, à l’acte qu’au sentiment que peut éprouver une personne qui a perdu ses racines, ses repères, qui n’a pas de vision d’avenir.”

Oui, je pense bien à ces personnes qui n’ont pas davantage de vision d’avenir, que celle de présent, et j’insiste sur PRESENT. Je me répète, mais comment envisageriez-vous une journée sans même avoir la possibilité de trouver un travail (il est interdit)? (Certains, c’est vrai font les larbins au noir, mais ne me dites pas que ces offres-là sont légions, ça impliquerait que leurs employeurs utilisent l’illégalité et ça viendrait un peu brouiller nos images “de bons et de méchants”). Et je reviens sur le centre de mon questionnement : c’est même adroit de la part de ce “on” (dont j’ignore l’identité, ça pourrait être davantage qu’une seule personne), de lier l’image de drogue (d’où de mort) à ces “étrangers-demandeurs d’asile, donc problème financier et sociétal. D’une pierre deux coups: on se sert de la tranche nécessaire (de plus en plus nombreuse, vu les besoins de plus en plus grands), pour faire le “sale boulot” et on justifie ainsi la répression envers les suivants aux yeux de l’opinion publique. Je ne suis pas machiavélique, mais peut-être que “d’autres” oui et si moi j’ai pu le penser, je ne doute pas que “d’autres” le mettent en application. Et c’est “eux” qui tirent les ficelles.

A part ça je comprends mal que l’on ne puisse pas avoir de compassion pour des gens dans la misère. Caplan, je suis certain qu’aucun des petits dealers qui vendent de la drogue dans la rue dix-huit heures par jour (aux dires de Mitch commentaire 4), ne viennent ici “que dans le seul but de dealer dans des pays riches, comme tu dis. Je peux bien entendu me tromper, il peut en exister, un, deux, disons quelques uns, mais je suis certain que leurs espoirs, leurs aspirations sont bien simples : ils partent pour ne pas crever, pour aider la famille qui reste dans la misère.

Méprisables? A chacun de répondre, moi ça me rend triste.

Article: Une délinquance programmée?

C’est évident que mon humeur puisse en mettre quelques uns de mauvaise humeur. J’admets qu’il nous est difficile d’aller à l’encontre de certaines de nos idées inculquées en nous depuis l’enfance et largement répandues dans notre société: VENDRE DE LA DROGUE EST UN ACTE INNOMMABLE en est une. SI NOS ENFANTS SE DROGUENT C’EST LA FAUTE DE CES SALAUDS DE DEALERS, en est une autre.

François dit plus haut son désaccord avec le contenu de mon humeur, quand je la lui ai fait parvenir, aussi voilà ce que je lui ajoutais pour la justifier ::

… si complot est un grand mot, je dis qu’il n’y a pas de hasard… Si ça n’arrangeait pas “quelqu’un” ça se passerait autrement. Je te rappelle que lorsqu’à Los Angeles il y a eu les révoltes raciales, “on” (qui?) a introduit le crack en quantité pour calmer la révolte. Si on voulait réellement éradiquer la drogue la politique répressive aurait vite fait de l’éliminer. “On” sait pourtant que ça poserait de gros problèmes à notre jeunesse, donc “on” la tolère. C’est plus simple de faire semblant de lutter contre ce fléau et de le laisser poursuivre ses méfaits : l’interdire serait plus grave que de le combattre. Imagine: plus un gramme de ces saloperies… Est-ce que tu crois pas qu’il y aurait de graves révoltes de ses adeptes? Tu ne crois pas, même si toi et moi n’en prenons pas, que jeunes et moins jeunes deviendraient “méchants”? Les drogues, sont un phénomène qu’on a laissé se développer et qui est là, bien présent, comme un baume sur les maux de notre société: les usagers ” en manque” créeraient plus de problèmes que “comblés”. Comme pour les rues sales nettoyées avant par les Italiens et Espagnol, nos dealers viennent calmer des problèmes dont on parle bien peu, face à la mascarade juridique de ces vendeurs qu’on arrête pour relâcher le lendemain (les flics sont les premiers à être scandalisés du laxisme de la justice, du moins à Genève). Peut-être pas complot, mais “on” s’en sert… C’est le sujet de mon humeur que tu pourrais titrer : Les petits revendeurs de drogue, n’arrangent-t-ils pas beaucoup de monde? …

Voilà situé le centre de la question. Ma question va au-delà du salaud ou pas du diealer, ne peut en tous les cas être traitée sans parler du besoin de notre société, adultes, jeunes, et même de plus en plus enfants, de consommer des drogues. (parlons ici des illicites, c’est plus simple). Personnellement je n’en consomme pas, la plupart de mes proches, de mes connaissances non plus. Mais je connais aussi des gens que j’estime, certains que j’aime, qui en sont accros, certains lourdement dépendants.

Notre premier souci serait à mon sens de travailler autour des phénomènes qui créent chez certains de nos enfants le besoin de la drogue et non pas de chercher des têtes de Turcs (si je puis dire). Le titre de délinquance programmée de cette humeur voudrait que l’on parle du tout, sans se ruer immédiatement sur “ces salauds de dealers”

ToTheEnd, sans vouloir être, moi, “bête et méchant”, je serais bien content si nos gratuits titraient et parlaient de faits de société comme celui-là.