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Résultats pour l'auteur: TheVillain
1 commentaires trouvés.
Article: La liberté d’internet en danger?

Sans vouloir entrer dans le débat, voici quelques petites précisions concernant les applications natives.
Il y a forcément des abus et des mauvais choix (ou des choix dirigés), mais il y a aussi plusieurs raisons techniques justifiées qui peuvent mener à ce choix et qui ne sont pas forcément évidentes si on a pas régulièrement les mains dans le cambouis.

Tout d’abord, il faut savoir qu’en moyenne, une page d’une application web transporte environ 80% du code pour la présentation (javascript/HTML) et seulement 20% pour les données pures demandées. C’est un peu comme pour les voitures ou on dépense l’énergie nécessaire au déplacement d’une tonne de ferraille pour le transport d’environ 100kg de bidoche humaine ;o).
Avec les applications natives (et dans l’idéal), on télécharge une fois tout le code nécessaire à la visualisation et ensuite uniquement les données pures et strictement nécessaires, alors que le navigateur nécessitera la quasi totalité du code HTML à chaque chargement. Hop, 80% de trafic en moins. Notre esprit écologique peut être satisfait ;o). (J’ironise une peu évidement, mais l’idée est la.)
Dans le même ordre d’idée, le fait de déporter la couche de présentation sur les « clients » permet de décharger largement les serveurs et impliquent donc des économies importantes (principalement pour le fournisseur du contenu certes, mais aussi de manière globale).

Ensuite, et comme cela a déjà été mentionné, la persistence locale des données est une chose très peu pratique au travers des navigateurs. Cela comprend les données de contenu (p.ex. les articles du 20minutes), mais aussi les données d’utilisation (historique, dernier état, etc..). Les applications natives permettent beaucoup plus de liberté et offrent des options très pratiques pour les interfaces utilisateurs, même si le contenu en lui même n’a pas forcément besoin de persistence.

Finalement, le coût d’un développement HTML/javascript et encore actuellement largement supérieur à celui d’une application native. Même si les outils/framework web commencent à devenir de plus en plus performants et pratiques, ceux disponibles pour les environnements de développement natifs permettent de gérer des interfaces complexes (ou pas) de manière très rapide et efficace. Presque accessibles pour des non-développeurs (je ne prêche pas pour ma paroisse du coup ;o)).

De manière générale, durant les 10 derniers années, le web a beaucoup évolué. De la philosophie tout HTML, on est passé en partie sur des web services, légers, rapides et efficaces, couplé si besoin à des applications natives.
Contrairement à ce qui semble être parfois compris, ce modèle offre encore plus de liberté que celui du « tout navigateur », puisque les informations ainsi fournies par ce « web » peuvent être consommées non seulement par les ordinateurs et appareils mobiles, mais aussi par tout et n’importe quoi disposant d’une connexion.

Sur ce, c’est probablement la que le débat va démarrer sur la question du tout connecté, des risques, de l’atteinte à la liberté, etc.. mais il s’agit d’une autre histoire et mon but n’était que d’apporter quelques aspects purement techniques, sans jugement.

Encore une fois, il y a évidement des abus d’un côté comme de l’autre, et aussi beaucoup de cas ou l’implémentation laisse à désirer, mais peut-être que ces petites tentatives d’éclaircissement peuvent apporter quelques lumières sur certains choix.