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Résultats pour l'auteur: Origenius
157 commentaires trouvés.
Article: Un anniversaire ! Un espoir ?

Merci M.G. pour ce témoignage.

J’ai lu en son temps un livre qui m’a marqué, celui du fameux père Aimé Duval, « L’enfant qui jouait avec la Lune », où il raconte sa descente dans l’enfer de l’alcoolisme et la rédemption qui s’est ensuivie. Il ne me reste que quelques souvenirs épars de cette lecture qui date d’une trentaine d’années. Étant « guéri », il se posait la question du sevrage. Après combien de temps de liberté pouvait-il se permettre de prendre une bière ? Sa réponse était simple : « Jamais ». Il ne buvait plus mais il ne s’est jamais considéré comme un non-alcoolique. Sa formule était simple, et elle est au présent :

« Je suis alcoolique, donc… je ne bois plus une seule goutte d’alcool ! »

Je n’ai personnellement jamais eu de problèmes d’alcool. J’aime bien le bon whisky, j’en ai une quinzaine de bonnes bouteilles dans ma collection. J’habite même le secteur où se trouve la distillerie de l’une des bonnes marques de Whisky japonais, le Nikka. Je n’en savoure un verre que lors de grandes occasions uniquement si je peux en partager la joie en amicale compagnie ; et de toute manière, jamais lorsque je suis seul.

Mais j’ai eu à me battre contre le tabac. Les conséquences pour la vie sociale sont moins problématiques que l’alcool, mais il me semble que la dépendance est comparable. J’ai donc arrêté de fumer deux fois. La première fois, je suis resté libre pendant huit ans, et croyant être sevré, j’ai repris une cigarette juste comme ça. Grave erreur, je m’y suis remis illico et ce pendant encore trois ans. J’ai de nouveau arrêté et voilà onze ans que j’ai retrouvé ma liberté. J’ai fait mienne la formule de Duval : « Je suis fumeur, donc je ne fume plus une seule cigarette ». J’ai fait la double expérience de la justesse de ce propos.

Pour l’anécdote, j’accompagne un groupe analogue aux AA au Japon. Un certain nombre de gueules cassées par la vie partagent en toute liberté. Mais ils ne manquent pas d’humour : pour Noël ou à d’autres occasions festives, ils m’offrent qui des chaussettes, qui un gâteau, qui du dentifrice (j’ai toujours été étonné par les cadeaux japonais…), mais toujours au nom du groupe une bonne bouteille de vin français qu’ils sont heureux de ne pas partager avec moi !

Article: T’inquiète pas Doc, j’y suis pas allée à fond.

Ça s’est passé il y a plusieurs années. Je devais avoir 30 ans environ. C’était dans le train, la ligne Yamanoté entre Shibuya et Shinjuku en plein cœur de Tokyo. Portion de ligne dont on dit qu’elle est la plus fréquentée du monde. En heure tardive, sur cette ligne, il y a au moins une voiture par rame réservée aux femmes, et donc exclue aux hommes, notamment éméchés, pour éviter ce genre de problème aujourd’hui décrit. En ce qui me concerne, ce devait être en milieu de journée en heure creuse. Devant moi, une jeune femme avec un enfant dans une poussette ; je pense qu’elle était la maman. Dans cette ville dont on dit aussi qu’elle est très sûre, aucune marque d’inquiétude dans cette voiture ronronnante me ramenant jusqu’à chez moi. Le respect humain étant une valeur partagée naturellement, les gens ne font pas vraiment « attention aux autres », dans le bon sens du terme s’entend !

(Il y a peu, à la veille de faire un voyage à l’étranger j’ai laissé une sacoche pleine de : MacBook Air, iPad, passeport et 200 000 ¥ d’argent liquide dans une rame de train. Plongé dans des pensées sans doute fort intéressantes, je ne m’en suis rendu compte que plus d’une demi-heure plus tard, étant déjà dans un autre train. Devinez quoi… J’ai tout retrouvé 2 heures plus tard en rebroussant chemin et en m’adressant au personnel -présent et attentif- de la compagnie ferroviaire. J’adore ce pays !)

Alors donc, Je n’ai pas vu venir le clash. J’en reste encore les bras ballants, après plus de 15 ans. J’étais évidemment plongé dans des considérations métaphysiques sans doute et planantes sûrement, visant le paysage urbain et défilant sous mes yeux, debout, à côté de cette jeune maman à l’enfant lové dans son landau. Quelle belle journée, me souviens-je ! Sans qu’aucun signe avant-coureur ne m’interpelle, je me fais malaxer les roupignolles d’une main agile. Le temps de réaliser et de baisser les yeux, cette jeune femme ramenait sa main sur la poignée de sa voiture enfantine, détournant le regard comme si de rien n’était. J’en reste encore aujourd’hui sidéré tant la scène m’est restée incongrue et hallucinante.

Sidéré que j’étais, je n’ai eu aucune autre réaction. De toute façon, je ne connaissais pas d’injures en japonais, elles-mêmes me paraissant d’ailleurs déplacées. Je ne sais plus si elle est sortie à la station suivante, je n’ai plus jamais retrouver le fil de mes pensées. (J’aurais pu écrire un livre avec… tant pis.)

Vous imaginez seulement une seconde que je puisse, pour ce geste objectivement déplacé et irrespectueux, lui asséner une mandale dans la gueule ? (En français dans le texte.)

Je me fiche de la satisfaction ou du plaisir qu’elle ait pu assouvir. Je me fiche aussi aujourd’hui de ma propre sidération et lorsque le souvenir apparait, je souris encore d’étonnement, comme aujourd’hui.

Si j’avais répondu par la violence à cette légère agression contre mon intimité-intégrité, le souvenir que j’en aurais aujourd’hui ne serait pas aussi amusé et souriant. Je souffrirais sûrement du remord consécutif à la disproportion de la réaction, étant, je pense, un être équilibré.

Tout cela pour dire que la violence n’est sans doute pas la bonne réponse. Je ne me réjouis certes pas avec la meute aboyant : « C’est bien fait pour sa gueule ce sale connard ! » Je suis surtout perplexe à l’idée que « les 3 jeunes femmes reprennent alors leur conversation tout aussi gaiement qu’auparavant » comme si les compteurs étaient remis à zéro d’un côté comme de l’autre. Car ce n’est pas le cas.

Amitiés

Article: La mue du Snake
Origenius
, le 07.04.2014 à 11:19
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Article: La mue du Snake

« Origenius » me suit partout sur la toile. C’est un jeu de mots construit sur mon nom, un auteur antique qui m’a marqué et une qualité qui n’entame pas mon humilité. Je l’utilise, ainsi que je l’avais déjà évoqué dans cet article de juillet 2007 en commentaire, pour protéger ma véritable identité sur la toile, alors que que j’ai été victime de harcèlement. Force est de constater que ça s’est calmé de ce côté-là, dois-je reconnaître.

Par contre, il me semble être victime d’usurpation d’identité pseudonymique (paranoïa quand tu me tiens) ; en effet, j’ai repéré un fâcheux individu qui se fait reconnaître comme Origenius, et qui sévit en racontant n’importe quoi (enfin des trucs à propos desquels je ne suis pas d’accord) sur un site tendancieux. Et cela a le don de me mettre en colère car, mes amis de cuk, en googlisant par extraordinaire mon pseudo, pourraient penser qu’il s’agit de moi… alors qu’il n’est est rien.

Alors donc, voici une occasion pour moi de faire un effort de transparence identitaire (j’aurais apprécié que les commentaires soient marqués d’un rel=“nofollow” html sur ce site, mais…), je vais signer ce mot par mon vrai nom.

Amitiés

François-Xavier Haure

Article: Le DVD Cuk 2014
Origenius
, le 27.02.2014 à 09:22
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Article: Le DVD Cuk 2014

Purée, quel long texte pour dire au revoir. Bye!

Il y a des gens qui ne commentent plus parce qu’ils sont fatigués et ne veulent pas alimenter les conversations ne portant pas sur le fond mais sur les personnes et la forme…

Mais qui sont malgré tout intéressés par le sujet.

ToTheEnd, quand tu seras tout seul, il n’y aura plus de conversations.

Désolé, je viens de faire une exception à mon propos, mais je range mon clavier immédiatement. (Trop tard pour dire au revoir, je suis parti depuis longtemps…)

Article: Mettez à jour vos morceaux grâce à iTunes Match

Merci pour cette astuce. De mémoire, lorsque Steve Jobs a présenté iTunes Match lors de la Keynote 20??, il avait expliqué cette possibilité de substituer nos morceaux plus ou moins bien encodés par ceux présents sur les serveurs d’Apple, pour faire la promotion de ce service. Ce qui m’a valu de faire « à la main » ce que Sébastien Pennec nous invite à faire automatiquement ici.

J’ai eu des substitutions erratiques (des versions instrumentales remplacées par leur équivalent chansons par exemple), mais dans l’ensemble c’était correct.

En revanche le service est parfois récalcitrant pour des achats effectués sur iTunes Store lui-même, de l’époque du 128 Kbs. Pas moyen d’obtenir la version 256 chez moi. Pire, la version 128 n’étant pas mise en correspondance, elle est « téléversée ». J’ai bien essayé de les effacer complètement et de télécharger mes achats à nouveau, rien n’y fait.

Je suis heureux d’avoir découvert une option supplémentaire : en regardant la première copie d’écran, je me suis demandé longtemps comment Sébastien a obtenu cette règle « Certaines des conditions suivantes sont vraies ». Ce n’est donc pas en cliquant sur le menu déroulant qu’on l’obtient, mais en cliquant sur Nouvelle règle (+), touche option activée simultanément. Si ça peut aider quelqu’un à reproduire le script ci-dessus.

Amitiés

Article: Cuk V4 en bêta publique
Origenius
, le 27.11.2013 à 08:28
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Article: Cuk V4 en bêta publique

Salut

Merci Noé pour tout ce travail. Et merci à toute l’équipe de Cuk de se soucier de la pérennité de ce site non seulement quant à son animation quotidienne, mais aussi son rafraîchissement graphique régulier. L’heure étant aussi à la sobriété, ce nouveau design est pour moi bienvenu.

Permettez-moi d’apporter mon grain de sel à cette histoire de césure en html. Il semble être acquis que la césure en html ne fonctionne pas bien, en tout cas pas en fonction de la langue utilisée, et que par conséquent, les tentatives concernant son implémentation se soldent par un compromis plus ou moins acceptable : pour obtenir un gris typographique satisfaisant, on se contenterait d’une césure aléatoire, ou si ceci est insupportable, on ferait l’impasse sur la justification pour préserver ce gris, à moins que l’on abandonne le gris pour préserver la justification sans adjoindre la césure. Bref, ça ne marche pas. Cela semble être la conclusion actuelle.

Or, et je ne vous fais par que de mon expérience personnelle, j’ai installé sur un site que j’ai développé un plugin qui implémente la césure française. Et force est de constater qu’elle n’induit pas d’erreurs, d’après ce que j’ai pu constater. J’en conclus par conséquent que la césure en fonction de la langue française peut fonctionner en html…

Le plugin que j’ai utilisé a été développé pour SPIP et non WordPress, mais je serais surpris qu’il ne soit pas transposable ou qu’il n’existe pas pour WordPress d’une manière ou d’une autre. Vous pouvez le voir à l’œuvre par exemple sur cet article . La page explicative est ici , et il me semble que ce plugin a été développé d’après un script PHP de Yellowgreen.de (ne parlant pas allemand, je ne peux pas être plus précis) se basant « sur les règles de TeX », gage de sérieux et de fiabilité s’il en est. À ce titre, la licence autorise son adaptation à d’autres outils, me semble-t-il. Voilà c’est juste pour ouvrir une piste de réflexion supplémentaire.

Et donc, j’aimerais faire, à titre personnel, une remarque concernant la lisibilité des textes dans la V4. Je ne me trompe pas si j’affirme que la part donnée au textes bien composés et relativement longs sur ce site est très belle ! Et que, la justification, les césures, le gris typographique procèdent du confort de la lecture au point que sans effort d’adaptation visuelle, on peut avaler ces textes avec satisfaction. Il y a bien des sites dont on abandonne la lecture des articles car la typographie a été bâclée, par ignorance souvent. Il est primordial de se soucier d’une belle typographie pour retenir le lecteur et qu’il ne « souffre » pas de cette négligence. Ce qui a été évoqué précédent est important, tout autant que le choix d’une police lisible et adaptée pour la lecture continue et le nombre de signes sur une ligne. Il semble communément reconnu qu’une ligne comprenant entre 60 et 80 signes plus ou moins 10% préserve le confort de lecture. Il suffit de comparer avec une page imprimée d’un roman pour s’en convaincre ; et Dieu sait si l’on peut avaler un nombre considérable de ces pages sans peine. Or, pour moi, sur cette V4, les lignes de textes me sont trop longues, et la lecture m’est devenue plus difficile qu’auparavant. Y a-t-il matière à réflexion ? Cela dit, comme j’utilise Safari aussi bien sur Mac que sur iOS, et que ce site est suffisamment bien codé pour donner accès à la fonction « Lecteur », je peux rétablir mon confort de lecture personnel et portatif. Mais je me permets de poser le problème afin d’affiner le débat concernant le confort de lecture.

[EdIT] Je vais me contredire en partie : ce que je viens d’évoquer concerne la version iPad de la V4. Sur la version Desktop (que je n’avais pas vue), la largeur de la colonne gauche dévolue à la navigation est soustraite à la largeur de la colonne de texte qui elle retrouve par conséquent une largeur confortable pour la lecture. Mes remarques restent-elles valables à propos de la version mobile ? Ou bien, la largeur de l’écran de l’iPad le classe-t-il dans la version Mobile ou dans la version Desktop ?

Pour le reste, satisfaction, satisfaction.

Amitiés

Article: Petit ProLexis 4, les nouveautés

Salut

Je reste perplexe face à ces outils d’aide à la rédaction. J’ai toujours l’impression qu’ils sont une béquille nous autorisant à nous dispenser de faire attention.

Ce qui ne veut pas dire que je n’en ai pas utilisé par le passé. Le Petit Prolexis 3 tout d’abord. Tout performant qu’il fût, je n’en doute pas, il a, chez moi, mis mon système sens dessus dessous. Autant qu’il m’en souvienne, son extension lui permettant d’être actif à la volée sur mes programmes ralentissait ma machine au point de la rendre inutilisable pendant un laps de temps certain; et ce bien trop souvent. J’ai passé beaucoup de temps à l’installer, le désinstaller (presqu’impossible), le mettre à jour, enfin bref, j’ai perdu beaucoup de temps.

J’ai voulu passer à Antidote. Impossible à acheter. Enfin, pour moi qui suis au Japon. Il me semblait naturel d’acheter une version téléchargeable (d’autant plus que les mises-à-jour le sont). Mais non, et je m’en suis entretenu avec le service commercial en son temps : il est nécessaire de commencer par acheter une boîte en carton contenant un support physique y incluant le bout de code numérique convoité chez un partenaire commercial en France (pour mon cas). Hors de ce schéma commercial, pas d’Antidote ! A l’heure des App Store et autres joyeusetés dématérialisées, cela me paraît incongru. Ce même service m’a proposé de me faire acheter par une connaissance en France cette boite, et que celle-ci me l’envoie par colis postal. J’ai cru rêver. L’avantage de la dématérialisation pour ce genre de produit n’est-il pas justement d’être disponible de manière dématérialisée ? Sans compter la TVA française que je ne suis pas censé payer d’où je suis, que je pourrais éviter à une malheureuse boite en carton de traverser les continents en avion, et que je ne serais pas obligé d’attendre plusieurs jours qu’elle arrive sur ma banquise reculée (où l’Internet arrive très bien). Donc je n’ai pas acheté Antidote.

J’ai attendu une mise à jour d’importance de ProLexis, qui est sans doute parvenue à arriver. Mais je n’en sais rien. Peut-être que le petit Prolexis 4 serait celle qui me conviendrait ? Pour tout dire, il m’est arrivé il y a de cela plusieurs mois de tenter une mise à jour de la version 3. Mais lorsqu’il s’est agit d’accéder à mon compte chez Diagonal, voilà que je n’y existais plus ! Comme mes identifiants étaient sérieusement gardés et conservés par 1Password, j’ai tout d’abord penser à une erreur momentanée du serveur distant, mais cette erreur a duré et dure encore aujourd’hui. Je pourrais contacter le service commercial de Diagonal et faire part des mes difficultés à… Mais ça me fatigue. Un jour, il faut se rendre à l’évidence : ça ne marche pas et puis c’est tout !

Tout le temps que j’ai perdu avec ces outils qui nous font gagner du temps ! Tout ce temps perdu avec ces logiciels d’aide à la rédaction, je l’utilise maintenant à relire mes textes et à consulter des dictionnaires. Et si quelques fautes résistent à ma concentration, tant pis ! Je ne suis plus aussi intransigeant que je ne le fus par le passé, ni pour moi, ni pour les autres : l’important n’est-il pas de communiquer ?

Bref, écrivons par plaisir !

Amitiés

Article: Microtypographie avec LaTeX
Origenius
, le 04.09.2013 à 10:50
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Article: Microtypographie avec LaTeX

Salut

Autant je suis convaincu par l’élégance de la protusion, autant je reste perplexe quant aux avantages supposés de l’expansion. J’ai parfois repéré des textes imprimés dont quelques lignes expansées n’étaient pas du plus bel effet. (À moins d’avoir eu affaire à un défaut d’imprimante.) En tout état de cause, je formule une question pour Franck. Il me semble que l’on obtient un beau gris typographique en travaillant sur l’équilibre des mots, des lettres et des espaces non pas non pas sur une ligne, mais sur un paragraphe entier. Ce package microtype opère-t-il bien sur un paragraphe entier ?

Je rêve parfois que les moteurs typographiques de nos navigateurs web soient capables de telles prouesses. Le défi est de taille, puisque même la gestion des césures est très problématique. (En général, il n’y en a pas.) Le web nous habituant à lire des textes mal ficelés, c’est toujours un vrai repos visuel de lire un « beau » texte.

Amitiés

Article: Du coup, c’est tout à fait une épidémie.

L’expression qui m’horripile, c’est « dangerosité ». N’est-ce pas une redondance ? A considérer que le « danger » est suffisant pour évoquer la possibilité d’un malheur ou d’un accident, pourquoi ajouter un risque au risque en parlant de dangerosité ? Et à titre personnel, ce mot somme mal ! « Aujourd’hui », déjà pléonastique en lui même, se voyant affublé d’un « au jour d’… » est du même genre.

Par contre, puisque je dois vivre et travailler dans une langue étrangère, en l’occurrence le japonais, il est évident que le vocabulaire à ma disposition est plus limité que dans ma langue maternelle (j’ai commencé l’étude du japonais à 27 ans). En conséquence, les expressions que je répète à longueur de journée, comme des refrains ou des ponctuations, sont (trop) nombreuses. Mais il est vrai qu’un étranger ne fait pas toujours dans la nuance : quand on sait dire quelque chose d’une (seule) manière, c’est déjà bien ! Et quand on sait dire beaucoup de choses, même d’une seule manière, c’est presque jouissif.

Quant à ces tics, dans quelles mesures ne sont-ils pas des bouche-trous dissimulant mal l’indigence sémantique autant que la difficulté à construire et organiser sa pensée ?

Comme dirait l’autre :
Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement
Et les mots pour le dire arrivent aisément.
Je n’ai pas la prétention cependant de contredire Boileau, mais j’inverserais volontiers sa proposition : la richesse du vocabulaire permet sans doute de concevoir une pensée structurée.

Article: Et vous, que mangez-vous ce soir ?

Salut

Deux ou trois petites choses, rapidement.

L’être social que je suis, ou que nous sommes, n’oublie pas que si la nourriture est aussi un acte culturel, elle est l’occasion de nouer, de renforcer des liens sociaux à l’occasion de repas amicaux, familiaux etc. (J’ai eu l’occasion de nouer une forte amitié en dégustant un ragout de chi… au kimtchi — désolé, mais cette amitié est solide, et c’était bon.) Quel dommage que la dimension humaine (relationnelle) soit remise en cause à l’occasion même de ce qui est censé l’entretenir. Ceci se vérifie depuis la solitude du MacDo jusqu’à l’intransigeance idéologique irrespectueuse des êtres vivants (au moins humains).

L’être culturel que je suis, ou que nous sommes, n’en est pas moins naturel. Je suis inséré dans un écosystème, à propos duquel je peux même avoir une pensée réfléchie, mais duquel je ne peux me soustraire tout à fait.

L’être mortel que je suis, ou que nous sommes, a-t-il si peur de sa mort ? Au point que la mort des animaux elle-même soit ressentie comme dégoutante, inacceptable, etc. C’est de ma propre mort que je parle, ou bien ?

Article: La clarté de l’esprit…
Origenius
, le 25.03.2013 à 13:00
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Article: La clarté de l’esprit…

Salut tout le monde !

C’est après avoir pris sévèrement conscience de mon laisser-aller général que j’ai décidé de me battre en quelque sorte contre moi-même. Je ne suis pas encore atteint par quelque limite d’âge que ce soit (46 ans), mais je sentais que la pente était aussi douce qu’irrémédiable. Mon embonpoint en était le signe le plus manifeste. Et toutes les occasions de fêter ceci ou cela avec force bière et saké n’arrangeaient rien. Il ne me suffisait que d’acheter un jean d’une taille supplémentaire (donc indolore) à chaque fois que le précédent était usé : j’étais quand même habitué aux magasins de fringues pour «grands» puisque ma taille est largement supérieure à celles des Japonais qui m’entourent, même si ce sont aussi des magasins pour «gros»… J’étais certes membre d’un club de sport comme pour m’en faire une façade de bonne conscience, car je ne le fréquentais vraiment pas suffisamment.

Dans ma jeunesse, c’est-à-dire jusqu’au bac, j’étais un nageur confirmé et un cycliste du dimanche honnête. Puis les études chronophages ainsi que mon départ pour le Japon il y a près de 20 ans ont eu raison de mon assiduité sportive autant que de ma forme physique. Après plus de 115 kg et une certaine addiction à la bouffe, j’en suis arrivé au point où il me fallait réagir ! Il y a 3 ans, j’ai acheté un bon VTT, je l’ai laissé quand même au moins un an au repos ! Et puis, il y a presque deux ans, j’ai décidé d’aller assidûment à mon club de sport, c’est-à-dire la piscine. De 1000 mètres non-stop 3 ou 4 fois par semaine, je suis passé à 1500, puis 2 km, puis 3 km, et autant que possible 4 ou 5 fois par semaine. Et s’il fait beau, ce n’est ni ma voiture, ni ma moto (que je viens de revendre d’ailleurs – triste), mais mon vélo qui m’y emmène !

J’ai perdu presque 30 kg. Je suis bien dans ma tête. C’est incroyable le nombre de solutions que j’ai trouvées à des problèmes divers de ma vie personnelle ou professionnelle en nageant. C’est aussi un combat contre moi-même : je m’oblige à trouver deux heures par jour (midi, soir ou nuit parfois) ; Et comme j’ai décidé de nager 3 km non-stop, il est hors de question que je nage moins en une séance.

Comme je suis connu comme le loup blanc (l’étranger au grand nez) qui fait des vagues en nageant dans cette piscine, lorsque les papis et les mamies (affectueuses appellations) me voient me glisser dans la ligne d’eau qu’ils occupent déjà, ils ne mettent pas longtemps à déguerpir vers les lignes voisines pour mon plus grand bonheur : une bonne heure de liberté complète !

Amitiés

Article: C’est un bug iOS connu, Monsieur, on n’y peut rien …

Salut

Il me semble qu’il m’est arrivé une histoire analogue avec une mise à jour de Twitter, à moins que ce fût une autre application, sur mon iPhone (4) déjà en iOS 6. Je ne sais pas s’il était déjà en 6.1 ou non.

Toujours est-il que, n’ayant pas de Genius à portée de main, il fallait bien que je me débrouille. Effacer une application de l’iPhone qui n’y est pas tout en y étant quand même relève du surréalisme, ainsi que j’ai cru le comprendre. C’est pourtant ce que j’ai fait en la désinstallant à partir de l’onglet des Applications iOS de sa bibliothèque sur iTunes. Une simple synchronisation l’a effectivement dégagée de l’iPhone. S’ensuivirent une mise à jour classique des apps sur iTunes et une nouvelle synchronisation pour me la rendre, toute neuve, sur l’iPhone.

Il ne me semble pas, qu’en passant par l’Apple Store de Sapporo (le plus proche de chez moi à 267 km), j’aurais aussi emporté la bibliothèque iTunes associée de mon iMac 27 qui reste normalement à la maison. CQFD. Si bien que je comprends que le Genius n’ait que la réparation bazooka à faire effectuer en dernier ressort s’il ne peut avoir tous les outils nécessaires sous la main.

A moins que votre iPhone,Ysengrain, soit configuré en électron libre, le passage par iTunes pourrait s’avérer parfois judicieux, me semble-t-il.

Amitiés

Article: DragonDrop ou DropShelf, lequel choisir?

Salut

Ses tutoriaux! Je viens d’écrire ce mot et OSX le corrige en tumoraux… Grrr…

Pardonne-moi, mais si je peux me permettre… C’est un peu normal que le dictionnaire d’OSX ne connaisse pas ce mot puisque la langue française ne le connait pas non plus. Le pluriel de « tutoriel », c’est « tutoriels ». La tendance qui consiste à vouloir fabriquer un pluriel français avec le mot anglais « tutorial » est fâcheuse, à mon goût.

Mais même si mon goût n’a pas beaucoup d’importance, ceci explique peut-être cela.

Amitiés.

Article: DragonDrop ou DropShelf, lequel choisir?

Salut

J’ai toujours un peu la trouille des utilitaires de la mort qui tue en raison du bazar qu’ils risquent de mettre dans mon système somme toute épuré. Ce ne serait pas la première fois qu’il me faut faire le ménage après l’installation d’une chimère. D’autant plus que parfois, ils réinventent la roue en plagiant une fonctionnalité existante que l’on avait pas pris la peine de découvrir…

Mais là, j’avoue que ces petites choses-là me semblent tout à fait intéressantes. J’opte donc pour DragonShelf… Et comme l’Appstore la propose, elle est a priori saine en jouant dans son bac-à-sable à elle.

Oui, j’avoue que ça m’a souvent ennuyé de devoir parcourir une arborescence avec un fichier au bout de la souris, d’autant plus que la sensibilité de défilement à l’intérieur d’un dossier a été réglée d’une manière tellement bizarre par Apple dans Mountain Lion qu’il m’était devenu presque impossible d’atteindre le bon dossier du premier coup. Sans compter que parfois, le dossier ne s’ouvrait pas au premier plan ! Va comprendre Charles.

Donc une petite étape intermédiaire à la DropDrop, c’est pas mal.

Cela dit, le Finder regorge de ressources parfois pratiques. Lorsque je travaille en plein écran à l’écriture d’un courriel, et que je veux lui insérer une photographie rangée je ne sais où dans le Finder, il me suffit de maintenir un clic standard sur le fichier photographique, et d’actionner le Pomme-Tab jusqu’à revenir dans Mail. Un simple déclic du fichier sur le courriel au bon endroit et le tour est joué. C’est ce que je faisais avant DragonShelfDrop. Évidemment, ça fonctionne avec toutes les applications, en mode plein écran ou non.

Petite cerise sur le gâteau, DropShelf est localisé dans plusieurs langues, y compris le japonais, pour moi c’est top !

Amitiés

Article: Et de onze!
Origenius
, le 27.12.2012 à 13:46
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Article: Et de onze!

Depuis que le décalage horaire est de huit heures (heure d’hiver oblige), il me faut attendre d’être déjà bien avancé dans ma journée pour lire l’article quotidien. Malgré cela, je dois bien être parmi les premiers lecteurs. Je dois avouer humblement qu’il m’arrive d’en laisser quelques uns prétextant que je les lirai plus tard. Mais force m’est de constater que je n’y reviens pas toujours… Dans ce monde où la mode se démode à une vitesse indémodable, je dois reconnaître à l’esprit de Cuk sa constance et sa capacité à agréger autour de ce site une communauté de lecteurs fort variés qui sont habituellement respectueux les uns envers les autres et ce sur une durée fort longue! Je ne me souviens pas depuis quand cuk.ch est dans la liste de mes signets importants, mais si ce n’est pas depuis les débuts du site, cela fait au moins dix ans. Je ne me retrouve pas toujours dans les idées ou opinions véhiculées au fil des articles, mais j’y trouve souvent matière à réflexion. J’aime bien les Mac, la photographie, alors j’aime bien cette détente récréative en français ! Je ne commente pas souvent, car je considère qu’un commentaire doit apporter si possible une pierre à l’édifice dont les fondations sont constituées par l’article proposé. Même si les commentaires nourrissant l’ambiance sont bienvenus parfois, je ne sais pas bien les faire. J’ai parfois eu des velléités, me prenant à rêver d’être un contributeur régulier sur Cuk, mais ce qui me freine dans mes ardeurs, c’est justement le caractère régulier de la chose. Suis-je doté d’une constance suffisante ? Je ne le sais pas. Ceci pour dire qu’il me semble ne jamais avoir approché François dans ce sens. Un François que je salue et remercie pour sa constance, son acharnement, sa bonne humeur, sa candeur parfois, sa féconde simplicité. Bref merci à tous et longue vie à Cuk.ch !

Amitiés.

Article: Fotopedia: un magnifique guide-photo pour iPad

Bonjour

Fotopedia ! J’ai adoré me balader en Corée du Nord. Je ne sais pas pourquoi j’ai un faible pour ce pays. Peut-être parce que j’ai vécu au Sud pendant quelques années et que j’ai eu le privilège « d’aller » au Nord enfin juste de passer la frontière symbolique matérialisée par les câbles reliant les micros de cette table dont deux pieds sont au Nord et deux pieds au Sud : j’ai fait le tour de la table. Vous savez, cette table à l’intérieur de ce baraquement bleuâtre, au milieu de ces deux observatoires armés de jumelles et autres micros longue portée qui participent au folklore pathétique. Bref, j’ai eu cette chance d’aller à Panmunjom (판문점), sur cette zone « démilitarisée » du 38e parallèle. Mais on peut aller visiter cette zone via Fotopedia ! D’autres photos de Corée du Nord ? J’en ai encore un stock dans ma bibliothèque iPhoto, prises par quelques amis Français sur un projet de collaboration humanitaire. Je ne peux malheureusement pas les diffuser, car elles m’ont été remises justement à cette condition expresse.

Mais revenons au Japon. Je ne peux pas laisser un article parlant du Japon sans réagir, puisque c’est désormais mon pays. Les photos sont superbes comme d’habitude. Je regrette simplement que certains clichés aient la vie dure. Pour ne donner qu’un exemple : les cerisiers en fleurs, c’est dans chaque région 3 ou 4 jours par an… Mais un pourcentage bien plus important de photographies ! Il me semble qu’on peut faire de belles photos de paysages sans cerisiers en fleurs, même sous la pluie et aussi quand il fait froid…

Cependant l’avantage de Fotopedia, c’est de nous permettre de nous éloigner des lieux communs, la triplette Tokyo-Kyoto-Nikko, et de parcourir de nombreuses régions tout à fait inconnues. Alors je suis allé visiter ma région, le Hokkaïdo, et j’y ai découvert une photo de mon quartier à Hakodate. J’étais donc tout fier : j’ai failli y voir ma maison ! Mais j’ai fouillé un peu plus pour y découvrir ma région : le parc Onuma tout proche et la parc Shikotsu-Toya un peu plus loin, et que j’apprécie beaucoup.

Je dois avouer ma déception relative. Si j’étais bien d’accord avec les photos découvertes du parc Onuma, ce n’était pas le cas avec celles de Shikotsu-Toya et particulièrement de celle-ci :

Elle est légendée « Lac Shikotsu » alors qu’il s’agit du Lac Toya ! Voici une (mauvaise) photo prise par votre serviteur du Lac Shikotsu :

Et une autre du Lac Toya :

Evidemment l’angle n’est pas tout à fait le même. Mais on remarque qu’au milieu du Lac Toya se situent les « îles du milieu » (中島) dont est absolument dépourvu le Lac Shikotsu, et qui apparaissent malencontreusement sur la photo de Fotopedia.

Pour les curieux GoogleMap vient à votre aide : Shikotsu & Toya . Les deux lacs sont à quelques kilomètres l’un de l’autre.

Pour conclure…

Familier de cette région, je tombe en quelques minutes de recherche seulement sur une erreur ; je m’interroge donc sur la fiabilité des ressources trouvées ici. Alors donc, y a-t-il moyen de signaler les erreurs découvertes ? De penser raisonnablement qu’elles puissent être corrigées ? S’il s’agit de ressources partagées, comment Fotopedia s’assure-t-elle de la véracité des infos liées aux photos qu’elle reçoit et qu’elle sélectionne ? Et enfin, comment apporter sa contribution photographique à cette encyclopédie collaborative ?

Je vais continuer de me balader…

Article: Mes réglages en photo de concert (cette année)

Etant possesseur d’un D700, et pour tenter de répondre à ta question fxc, si toutefois je l’ai comprise…

Alors donc j’ai fait des essais, et j’en suis venu à l’explication suivante :

Si dans les réglages : Menu autofocus (a), Activation AF (a5), AF-ON seulement > OK est sélectionné, le déclencheur pressé à moitié mesurera la lumière, tandis que l’autofocus sera inactif. Si tu presses simultanément sur le bouton AF-ON, l’autofocus s’activera. C’est une manière d’activer l’autofocus « manuellement ».

À l’inverse : Si Menu autofocus (a), Activation AF (a5), Déclencheur/AF-ON > OK est sélectionné, alors, le déclencheur pressé à moitié mesurera toujours la lumière et l’autofocus sera également actif, il conviendra de presser simultanément le bouton AE-L/AF-L pour désactiver l’autofocus, et ainsi dissocier ces deux fonctions.

Dans le premier cas on fait du manuelfocus, et dans le deuxième on désactive l’autofocus : il y a une petite nuance. Ainsi les réglages s’adaptent à la personnalité du photographe. C’est pas mal non ?

Article: Des fois, je me pose des questions sur ma masculinité

Depuis mon arrivée au Japon (mince, ça fait déjà 18 ans), j’ai fait trois fois des trous dans le mur. Pour preuve donc que je suis un bon bricoleux. Bein oui, et à chaque fois avec mon poing droit ! Comme quoi je suis doué : même pas besoin de perceuse. Juste un accès de dépit et de colère contre ces p* de portes trop basses… C’est toujours le mur d’à coté qui prend ! En plus donc de me payer une belle bosse, je me blessais la main… Je n’avais a priori rien à accrocher et j’ai dû faire preuve d’imagination. En effet, j’ai par trois fois rebouché le trou inutile… avec une toile de maître. Mais depuis, je me suis sorti de mes accès de colère en acceptant de souffrir du syndrome Robocop (je suis peut-être l’unique souffrant de cette maladie au monde) : je vis avec un casque.

Article: Path Finder 6: le meilleur utilitaire sur Mac

Path Finder, c’est une histoire d’amour vache avec moi. les versions 3 & 4 m’ont séduit, je les ai adorées, et j’ai toujours fini par les reléguer au second plan, pour finalement me retrouver naturellement avec le Finder. Je n’ai pas acheté la version 5 si bien qu’aujourd’hui, si je veux me remettre plus d’un mois avec la nouvelle mouture, je dois la racheter plein pot. Mais il ne me semble pas que ce logiciel soit trop cher.

Aujourd’hui, je fais un usage immodéré des nouveautés du Finder de Lion, et sa nouvelle présentation par lignes que l’on peut trier selon de nombreux critères. Je n’ai jamais vu sur le net de commentaires sur cette nouvelle disposition qui me plaît. Peut-être qu’elle ne plaît qu’à moi ? Mais je remarque que Path Finder ne me la propose pas. Ce n’est pas pour déprécier Path Finder au regard de la pléthore de fonctionnalités proposées, c’est juste pour constater que le Finder bénéficie peut-être aussi de quelques avancées ou recherches ergonomiques que l’on ne retrouve pas ailleurs.

Je me demande en effet dans quelle mesure (cf. la présentation du livre de GG sur OSX Lion et l’indigence des modes d’emploi en provenance d’Apple), le Finder ne souffre pas d’un manque de communication à son égard, et que l’on découvre finalement ses fonctionnalités par hasard. Ceci faisant aussi le charme d’Apple…

Je veux pour exemple, une autre fonctionnalité décrite comme venant de Path Finder dans cet article (à moins que je n’aie pas bien lu) et qui est une fonctionnalité de Mac OS X depuis fort longtemps et disponible dans tous les logiciels installés sur ma machine. Je cite :

Vous pouvez également […] afficher un utilitaire de caractères pas très éloigné de Pop Char dont on peut se passer alors.

Disponible dans le menu édition (de toutes les applications) sous le titre « Caractères spéciaux… », ou bien dans le menu des claviers (en haut à droite si l’option est choisie dans les préférences « Langue et Texte ») sous le titre « Afficher Visualiseur de caractères », cet utilitaire pouvant remplacer Pop Char est bien là depuis fort longtemps dans OS X. Et qu’on le découvre à la faveur de recherches sur un autre soft, je le répète, est ce qui fait à mon goût le charme de Mac OS X. Soit dit en passant, il me semble que sa version Lion est en retrait par rapport à celle que l’on trouve sous Snow Leopard. Me trompé-je ?

Bon vent !

Article: Mes résolutions…
Origenius
, le 04.01.2012 à 15:34
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Article: Mes résolutions…

Origenius, fais tout de même gaffe à l’effet yoyo!

Mais bravo!!!!

Je crois que l’effet yoyo est surtout dû au fait qu’on « arrête un régime ». En ce qui me concerne, je ne fais pas de régime, j’ai seulement tenté de trouver une manière harmonieuse de me nourrir. Il n’est donc pas question de renoncer à cette harmonie. Mon objectif atteint, je n’arrêterai pas mon régime, puisque je n’en fais pas, mais je continuerai d’entretenir l’harmonie entre mon alimentation et mon rythme de vie.

Je cours voir ce livre miracle!

Je ne pense pas que ce livre recèle quoique ce soit de miraculeux. Il est surtout plein de bon sens. Mais peut-être que de nos jours, le bon sens est miraculeux ?

Amitiés

Article: Mes résolutions…
Origenius
, le 04.01.2012 à 14:22
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Article: Mes résolutions…

Quant à moi, je veux bien me retrouver plutôt dans la pensée d’Ysengrain. Puisqu’aucun enfant ne m’a jamais dit que j’étais gros, où que j’avais le bidon du père Noël, il a fallu que j’attende de le ressentir vraiment… À l’époque, entre 115 et 120 kilos, pour 1m88, mais quand même. Mais ça ne veut pas dire qu’il me fut capable de trouver les ressources pour y remédier : j’aime tant faire bonne chère, et en profiter !

Que nenni, point de résolution de Nouvel An, je les connais, elles ne tiennent pas l’année, ce doit être la raison pour laquelle on les renouvelle… mais, là j’enfonce une porte ouverte, hein !

Quelques centaines de mètres de natation par-ci par-là, l’achat d’un bon vélo pour me donner bonne conscience ont réussi à me maintenir aux alentours de 110 115 kg pendant plusieurs mois, sans réellement trouver de solutions viables : je restais obèse (modéré mais obèse).

Puis un jour, alors que je cherchais quelque livre à avaler avant de dormir, je tombe sur « Maigrir sans faire de régime, c’est possible ! » sur l’ibookstore. J’ai englouti ce livre en quelques heures sur mon iPad, ce qui a eu comme effet de m’empêcher de dormir : « Comment, maigrir, ce ne serait pas plus difficile que ça ?! » Ce fut mon dernier acte de boulimie !

Je vous passe les détails, mais je m’y suis mis ! Avec l’objectif tout à fait réalisable d’atteindre mon poids de forme de 80 kilos dans les 6 ou 8 mois…

J’ai commencé en août dernier à 111 kilos, j’ai passé pour la première fois la barre des 90 kilos aujourd’hui ! Ça ne s’invente pas. Et je pense être à 80 en mars ou début avril. Actuellement, je porte 20 kilos de moins à chaque pas ! C’est quand même pas mal !

Donc, je mange de tout, de tout, de tout, mais seulement la moitié. C’est si bon de n’en avoir que la moitié pour pouvoir en profiter à fond ! Ensuite je ne fais plus de natation en dilettante, mais sérieusement ; aujourd’hui par exemple, j’ai nagé 3000 mètres, et je fais ça 3 à 4 fois par semaine. Et le troisième truc génial : je fais la cuisine !

Un gros problème quand même : Je n’ai plus aucun vêtement à ma taille. Et comme je n’ai pas atteint mon objectif, il n’est pas question d’en acheter encore : actuellement, je suis vraiment mal attifé ! Je m’en sors avec des bretelles. Même mes maillots de bain sont trop grands. (Ne pas rire SVP au fond).

Ma plus grande joie : ma réserve de chocolat (celui qui vient d’Europe, pas celui que je peux trouver au Japon) ne tarit plus à vitesse grand V. Quel plaisir ! j’en profite bien plus longtemps qu’avant !

Je me porte mieux, les gens croient que je suis malade, et ils s’inquiètent mais je ne me suis jamais senti aussi bien. Les prophètes de malheur qui m’assurent que c’est dangereux et qu’il est mauvais de perdre plus d’un kilo par mois en veulent surtout à ma réussite… peut-être par jalousie ? Un kilo par mois comme objectif, c’est surtout équivalent à ne pas en avoir et être sûr de se planter ! Et donc à renouveler la résolution l’année suivante !

Ah oui, au fait, comme je ne l’ai pas fait encore, je vous souhaite une bonne fête de Noël (puisque ça dure 15 jours, je ne suis pas en retard) et une bonne nouvelle année, avec ou sans résolution et de préférence à prendre en plein milieu d’année, sans pression et en toute liberté !

Amitiés

Article: Comme à Seattle…
Origenius
, le 19.12.2011 à 15:18
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Article: Comme à Seattle…

Merci madame Poppins pour tous vos billets… 109 vous dites ? Je n’arrive pas à y croire. Je les ai sans doute tous lus. Et bon voyage pour sortir des sentiers battus.

Pour ma part, ça fait plus de 20 ans que je suis en voyage. Je roule plutôt ma bosse dans l’Asie de l’Est, avec quelques retours Camembert et saucissons. Après deux années fantastiques en Corée, propulsées par l’insouciance de la vingtaine, je passe le plus clair de mon temps au Japon, dans cette région qui reste pour moi encore mystérieuse qu’est le Hokkaïdo. J’aime ses lacs, ses montagnes, ses volcans, ses rivages, sa banquise (au Nord-Est et en hiver). J’adore aussi aller deux ou trois fois par an à Tokyo, une ville fantastique (j’y ai habité une dizaine d’années), cette ville me fascine.

Quand je pense que le goût pour le Japon m’est venu à l’occasion d’un cours de géographie sur ce pays en cinquième, pendant lequel j’ai appris l’existence de l’île du Hokkaïdo, de sa capitale Sapporo, et de ses Jeux Olympiques d’hiver en 1972. La consonance de ces vocables me faisait rêver, et je me demandais bien, du haut de mes 12 ans, quel genre de gens pouvaient vivre dans ce coin si reculé de la Terre. Jamais je n’aurais imaginé pouvoir vivre justement avec ces gens-là, à ce moment-là. J’en ai pourtant rêvé, et les rêves se réalisent… Je partage beaucoup avec eux aujourd’hui, y compris la langue… Incroyable !

Mes relations familiales m’ont aussi donné l’occasion de voyager plus d’une dizaine de fois vers l’île de Bali. En additionnant tous mes séjours, j’ai dû y passer plus de huit mois. Reculé dans les terres, en famille, j’ai pu en dehors des sentiers battus et touristiques, en moto ou en 4×4 local (je veux parler de la voiture de mon frère qui y habite depuis 20 ans aussi), usé et abusé des mes boitiers photographiques…

Aujourd’hui ? Je me bats pour ne pas m’encrouter dans mon voyage permanent : que je puisse toujours être en chemin dans mon exotisme habituel !

Bon chemin-ement !

Article: Quelques anecdotes sur Steve Jobs

Salut

Je suis à mon tour confus d’être pour une part la source de ce malentendu. Je suis triste de constater que, malgré les explications et les encouragements, aucune solution ne soit trouvée jusqu’à présent pour sortir de cette crise émo-rédactionnelle.

Voilà plus de dix ans que je suis ce site presque quotidiennement, au point que, sans avoir jamais croisé le regard d’aucun de ses contributeurs, ils font partie peu ou prou de mon univers quotidien, oasis francophone sur ma planète nipponne. J’apprécie dans cuk.ch son exigence rédactionnelle dont la qualité surpasse la plupart des blogs que je fréquente, et dont le respect mutuel est l’une des caractéristiques, bien qu’il y ait parfois quelques écarts.

Que je sois d’accord ou non avec les propos tenus n’a que peu d’importance : ils nourrissent quoiqu’il arrive ma réflexion. Je reconnais volontiers manquer parfois de courage pour en retour exprimer ma pensée lorsqu’elle est (souvent) (très) différente de celle qui est proposée par l’un ou l’autre rédacteur.

J’aurais pu dans mon commentaire précédent dire un truc du style  : « Zut les fôte fo fère gafe m… » en en rajoutant au maximum pour ne pas risquer de montrer mon indigence orthographique, comme c’est le cas dans la plupart des commentaires de blogs… J’ai au contraire essayé de montrer, non sans courtoisie mais pas suffisamment de tact peut-être, en quoi la forme, quoiqu’on en dise, est là pour servir le fond d’une pensée. Une pensée bien habillée respecte mieux l’esprit auquel elle s’offre ; dépenaillée, c’est d’elle-même qu’elle est irrespectueuse.

Il me semble que certaines réflexions sur le fond et la forme sont apparues à la suite de mon commentaire, lequel a affecté Renaud plus que de raison. Je lui renouvelle donc les excuses que je lui ai aussitôt adressées en privé, et espère qu’il renonce à renoncer.

Steve Jobs aurait-il risqué une baisse de la qualité de cuk.ch pour ménager les susceptibilités de ses participants ? Ou bien aurait-il saisi l’événement pour, de derrière la cloison vitrée, les regarder se surpasser pour que finalement il soit heureux de travailler avec eux ?

Bon, je ne peux pas y résister, et je vous renouvelle toutes mes excuses à l’avance ! Je refais mon sale mioche !

Cela dit, je déteste faire des fautes, et pourtant j’en fait pas mal.

CQFD

Amitiés

Article: Quelques anecdotes sur Steve Jobs

Ah oui la grammaire ce n’est pas mon fort. La faute à l’école et au fait que cela fait 20 ans que le français n’est pas ma langue de travail

En effet, la grammaire française est parfois difficile. Cependant sur une humeur qui appelle des commentaires concernant Steve Jobs et ce que nous avons appris de lui en lisant sa biographie, il paraîtrait normal que la majorité de ces commentaires concerne le sujet en question, et non la grammaire et la syntaxe qui devraient le porter harmonieusement à notre connaissance.

Juste une question.

Comme plusieurs commentaires sur l’orthographe prennent le pas sur le sujet de fond, pourquoi, cher Renaud, vous contentez-vous d’une justification approximative qui ne vous dédouane pas ? Vous pourriez pousser le raisonnement jusqu’à aller corriger les fautes en éditant votre texte. D’autant plus que sur la page d’accueil, l’introduction de votre article ne présente pas les fautes que votre premier paragraphe nous jette à la figure.

Comme l’ont dit François et d’autres récemment : « Le fait de faire un minimum de fautes d’orthographe, quand on peut, c’est une simple manière de respecter son lecteur. » Je dois avouer que mon mauvais caractère, la fatigue de fin d’année et mon agacement à la vue de ces fautes dans les premières lignes m’ont empêché de poursuivre la lecture de ce texte ; je n’ai pas envie de pester à chaque ligne… J’espère pouvoir y revenir quand elles seront corrigées, car j’aime bien Steve Jobs !

Pardonnez-moi de jouer au sale mioche de service, mais enfin quand même !

PS : Ma langue de travail, c’est le japonais depuis 17 ans, et mon clavier est QWERTY… Mais j’ai un Mac, et n’ai donc pas que des défauts.

Article: Steve Jobs
Origenius
, le 06.10.2011 à 13:35
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Article: Steve Jobs

Je vois que mon expérience de Mr Jobs est partagée par beaucoup : il a véritablement influencé ma vie à travers son imagination, ses rêves, auxquels il a su donner une forme convaincante. Quelle opiniâtreté ! Je le remercie du fond du cœur…

Se souvenir que je serai mort bientôt est l’outil le plus important que je connaisse pour m’aider à prendre de grandes décisions dans la vie. Parce que presque tout – toutes les attentes, toute la fierté, toute les craintes d’échec – toutes ces choses disparaissent face à la mort, vous laissant seul face aux choses vraiment importantes. Se souvenir que vous serez bientôt mort est le meilleur moyen d’éviter le piège de penser que vous avez quelque chose à perdre. Vous êtes déjà nu. Il n’y a aucune raison de ne pas suivre votre cœur.

Malheureusement, cette traduction est très mauvaise car elle ne rend pas compte du dialogue qu’il a voulu instauré entre lui et ses auditeurs, et par le fait est syntaxiquement incorrecte. Permettez-moi donc de la corriger :

Me souvenir que je serai mort bientôt est l’outil le plus important que je connaisse pour m’aider à prendre de grandes décisions dans la vie. Parce que presque tout – toutes les attentes, toute la fierté, toutes les craintes d’échec – toutes ces choses disparaissent face à la mort, vous laissant seuls face aux choses vraiment importantes. Vous souvenir que vous serez bientôt morts est le meilleur moyen d’éviter le piège de penser que vous avez quelque chose à perdre. Vous êtes déjà nus. Il n’y a aucune raison de ne pas suivre votre cœur.

Article: Les tirages Picto, c’est trop bô

Salut

C’est amusant, j’ai ressorti du placard (vraiment) hier ma vieille Epson PM-4000PX, (achetée en 2003 je crois) qui selon la nomenclature Epson en dehors du Japon doit être la Stylus Photo 2200. je l’ai changée pour une Canon Pro 9000, il y a trois ou quatre ans, avec bonheur : rapidité, qualité, respect des couleurs. Tout ce qui me convient sachant que je ne recherche pas non plus le top niveau des impressions d’art.

C’est justement ce qui m’exaspérait avec l’Epson : lenteur, respect des couleurs approximatif et dont les réglages me semblaient difficiles, et effet moiré que je réduisais en utilisant un papier semi-mat qui me plaisait d’ailleurs bien.

Et comme c’est compliqué ici de jeter des grosses et vieilles machines pareilles, que j’avais encore une vingtaine de cartouches, je me suis dit que si l’occasion se présentait je la ressortirais.

C’est ce que j’ai fait hier, car j’ai eu 20 affiches A3+ à imprimer requérant une bonne qualité, mais sans exagérer non plus.

Sortie du placard, dépoussiérage, mise sous tension et branchement USB sur ma capsule AirMac. Facile.

OSX Lion, sélection d’une PM 4000PX détectable, téléchargement automatique du pilote et installation… Elle était prête en 3 ou 4 clics.

Evidemment, direction utilitaire de maintenance, et je vérifie le niveau d’encre. Malheureusement seule une cartouche sur les sept n’apparait sur le graphique, les autres, bien que présentes, semblent inexistantes. je les démonte toutes, décrasse les connecteurs peut-être un peu grippés avec le temps, les remonte et les voilà qui apparaissent toutes avec leur niveau d’encre… suffisant pour faire un essai.

Nettoyage des buses et test. J’avoue que c’est là que je craignais le pire. En effet, si une seule buse est irrémédiablement bouchée, ce n’est pas la peine de continuer… Premier essai, et c’est la catastrophe : je n’imagine pas récupérer quoi que ce soit de correct. Deuxième nettoyage, c’est beaucoup mieux, mais encore, à la louche, une vingtaine de buses n’ont rien craché. Troisième nettoyage, et là, ô miracle, le test est parfait. Je n’y crois pas ! Après de si longues années.

Bizarrement c’est la première fois que je n’ai pas peiné à régler la concordance des couleurs. Je ne sais pas si le pilote mis en place par les soins de OSX Lion y est pour quelque chose.

J’ai imprimé ma première affiche et elle est apparue comme je l’escomptais. Tout content, j’envoie les 19 autres. Je n’ai changé que 3 cartouches en cours de route… il m’en reste donc encore 17 à épuiser.

L’effet moiré est toujours là mais ce n’est pas très grave puisque les couleurs y sont aussi. Bien sûr l’imprimante (pas moi) y a passé une bonne partie de la journée : elle n’est toujours pas plus rapide.

Comme quoi, Epson m’a surpris agréablement…

Quant à ma Canon Pro 9000, dont les encres « chromalite 100 » sont réputées, j’avais acheté un stock de papier pur coton « Museum Etching » 350g sous marque Canon mais proposé par Hahnemühle pour de beaux tirages… (1000 ¥ la feuille A3+ quand même). J’ai en effet tiré de très belles photos avec, et j’en étais très heureux. Mais je ne recommencerai plus. En effet, tous mes tirages (datant de 2008) ont vu leurs couleurs se délaver et tirer vers le rose, alors que dans les mêmes conditions de conservation d’autres tirages sur papier photo pro brillant classique n’ont pas souffert de changements de couleurs… Mince alors. J’ai jeté toutes mes photos papier coton d’art…

A part ce problème je suis bien satisfait de cette imprimante…

Article: Okazou nous a quittés
Origenius
, le 05.09.2011 à 02:14
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Article: Okazou nous a quittés

Cher Okazou !

J’espère que tu reposes en paix !

Je ne sais pas si cette expression te convient… C’est la seule qui me vient à l’esprit. Bizarrement, comme François, chaque fois que je lis les commentaires d’un article sur cuk.ch, je m’attends à en lire un des tiens… Tiens pas d’Okazou non plus aujourd’hui… (moi-même, je n’ai jamais beaucoup commenté et je suis particulièrement silencieux actuellement, alors). Je sais aussi que philosophiquement ou politiquement ou spirituellement, tout devait nous séparer, mais n’empêche que j’ai de l’affection pour toi, alors même qu’un jour, tu m’as traité de jésuite, moi, moi… qui suis mep. Faudrait voir à voir ! Alors maintenant, que tu es passé par la porte de derrière, tu me manques vraiment !

Osé-je te rappeler qu’un autre monde est possible ?

Salut à toi !

Article: Un SSD sur Mac, ça vaut la peine?

Salut

Ça fait plaisir de lire un François Cunéo de nouveau content…

J’ai moi-même acquis tout récemment un MacBook Air de dernière génération, en remplacement du tout premier du nom déjà vieux de trois ans… (ça ne nous rajeunit pas), et bien, c’est fantastique. Puissance, légèreté, etc. C’est mon « premier » SSD, alors que ce doit être mon 20e Mac, je suis tout chose devant, un vrai gamin !

Au plaisir !

Article: Jours simplement « non travaillés » ou jours chargés de sens ?

Salut

Il me fallait bien attendre un peu… Ce soir, je fais une « grâce » soirée, puisque demain est jour férié national. Je n’ai donc a priori aucune obligation particulière concernant le travail, alors j’en profite maintenant pour écrire ce commentaire.

Cette journée me concerne peu, n’étant pas Japonais : il s’agit du jour où l’on fait mémoire d’un certain Showa (昭和), bien connu, et surtout mieux connu en Occident sous le nom de Hirohito. Il est de tradition au Japon de chômer le jour anniversaire de la naissance de l’empereur, et, quand il vient à disparaître, de maintenir cette date en une fête de commémoration. En ce jour de Showa, les Japonais sont invités à mener une réflexion et à méditer sur le long règne controversé (64 ans) de cet empereur disparu.

Son fils, l’actuel empereur Akihito, nous a donc donné son jour anniversaire en congé. C’est le 23 décembre. Le 25 décembre suivant étant jour tout à fait ordinaire.

Sont-ce des jours fériés de type laïque ou de type religieux ? Bien malin celui qui pourrait en décider tant, d’une manière ou d’une autre, le monde « spirituel » n’est jamais éloigné de la vie de la cité, tant la mémoire des « morts » reste vivace dans le cœur des Japonais ; le paradigme est réalisé en la personne de l’empereur, pierre de fondation et clef de voute du pays entier. Les ancêtres demeurent selon la manière dont on en fait mémoire. Les fêtes, à connotation religieuses notamment, ont toujours un lien fort avec les ancêtres dont on honore la mémoire afin de s’assurer non seulement de leur repos paisible, mais aussi de leur soutien pour nous encore ici-bas. Ce sont des fêtes familiales, elles cimentent les liens et sont l’occasion des retrouvailles. Elles sont si importantes pour la vie sereine de la cité.

Je ne peux pas mener une réflexion très élaborée en quelques lignes. Je me permets simplement une ou deux réflexions m’appuyant sur ce que je comprends des fêtes japonaises, alors que je suis quand-même bien pétri de culture française…

La culture et la religion sont intimement mêlées. L’esprit cartésien qui découpe, catégorise, rationalise, ordonne logiquement, conceptualise, précise au sens où nous pouvons l’entendre en Occident est un esprit parfois obscur pour les Japonais qui préfèrent découvrir l’harmonie entre les mondes visible et invisible, entre la nature telle qu’elle apparaît et telle que la science s’emploie à la montrer, entre la démonstration et l’émotion, entre l’individu et le tout, entre entre la vie et la mort.

Ce ne sont pas les idéologies qui régissent le cœur des Japonais. Ni dans un sens ni dans l’autre. Peut-on dire qu’ils ne font pas profession d’athéisme, tout autant que leur foi suppose préalablement une très grande humilité ? Oui sans doute. L’idéologie sécuritaire comme la religion dogmatique ainsi que l’athéisme militant se voient remplacer par l’harmonie, la foi et le respect… Les incohérences de l’athéisme dogmatique sont ridicules et ne méritent pas qu’on s’y attache plus que la curiosité requiert. Pas plus non plus que les systèmes religieux se substituant à la foi ne méritent plus d’attention.

L’émotion, l’expérience, la tradition (si je puis dire au sens latin du terme : transmission -tradere) sont plus prégnantes que la démonstration, l’explication ou l’idéologie.

Je préfère la culture à la technique, la poésie au manuel d’utilisation, l’intuition à la définition, la beauté au tableau excel, la clarté à l’obscurité, et bien sûr le Mac à…

Je rêve d’un athéisme ouvert à la surprise. Et je rêve d’une religion ouverte à la foi. Parfois, la culture japonaise et les Japonais que je rencontre m’y font goûter…

Pour finir sur une note plus intime et personnelle, je suis très heureux d’avoir fait mémoire de la résurrection du Christ en ce jour de Pâques et encore plus d’expérimenter ce mystère qui me dépasse : être convié (moi aussi !) à entrer dans cette vie… Génial ! C’est comme d’être amoureux : ça se vit plutôt que ça ne s’explique, même si on peut l’expliquer. Et c’est génial !

Amitiés

Article: Profitons des concerts sans nous abîmer les oreilles

C’est rigolo, je me traîne deux acouphènes différents, enfin non, ce n’est pas rigolo.

Le premier dont j’ai pris conscience il y a 5 ou 6 ans au réveil à 6 heures du matin me faisait penser à la sirène d’un paquebot quittant le port au loin. (Plus récemment j’aurais pu comparer à une vuvuzela.) Tant que j’ai cru que c’était un bateau, il ne m’a pas ennuyé. Mais de plus en plus, je me suis demandé pourquoi autant de bateaux quittaient le port en sonnant de la même sirène… Et comme cette sirène ne brisait que le silence de la nuit, au moins elle ne me gênait pas pendant la journée. De plus en plus fréquent, j’ai compris que ce bruit ne provenait pas du port, qui par ailleurs me semblait quand même un peu trop éloigné… Alors j’ai cru à une espèce de soufflerie alentour qu’il fallait que je débusque pour lui couper l’envie de gêner mon sommeil : je ne l’ai jamais trouvée ; dépité j’étais. A la faveur d’un voyage en France, il y a deux ans (oui parce que habituellement je passe ma vie au nord du Japon), je me suis rendu compte que j’entendais le même bruit dans ma chambre en pleine nuit au cœur de Paris. Ce n’était ni le port de Hakodaté, ni celui de Rouen ou du Havre (j’ai des preuves). Je me suis donc résolu à accepter que ce bruit de tondeuse était interne… Curieusement, puisque je ne cours plus après une cause extérieure (sur laquelle j’aurais eu un pouvoir ?), j’ai fini par l’accepter et il ne m’empêche plus de dormir.

Le deuxième est plus récent, et sans doute plus classique en ce sens qu’il s’agit d’un sifflement aigu permanent. Tout à fait pénible il y a quelques semaines, je l’ai presque remercié d’avoir su masquer le précédent me faisant croire qu’il avait disparu. Enfin, c’est une pauvre satisfaction si l’un remplace l’autre… Rien du tout en fait, les deux sont toujours là et je m’efforce avec bonne humeur de ne pas me laisser envahir, et finalement ça marche…

Ce qui m’amène à poser une question : Dans quelle mesure la conscience que l’on a de ces acouphènes ne provoque-t-elle pas la gêne qu’on en éprouve, ou même la modularité de leur intensité ?

Comme j’ai décidé de vivre avec et de ne pas lutter contre, ils me sont finalement devenus moins gênants. En écrivant ce commentaire, parce que j’y pense, je les entends tous les deux, mais beaucoup moins que lorsqu’ils m’énervaient.

Comme je n’ai pas l’impression de faire des excès de bruits divers et variés dans ma vie quotidienne, que mon ouïe est correcte d’après le dernier checkup que j’ai fait, je me demande bien leur origine. Peut-être quelques otites à répétition ces 15 dernières années en sont la cause ?

Amitiés

Article: Rapide prise en main du M9.
Origenius
, le 06.01.2011 à 05:28
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Article: Rapide prise en main du M9.

Salut

Parmi les « Léon » connus, j’aime bien Léon le Grand, mais je ne pense pas qu’on ait de photos de sa trombine prises avec ce petit bijou que semble être ce M9, qui n’a pas plus tiré le portrait de Léon Blum, bien qu’il semble bien que ce soit son visage qui apparaisse. Quant à Noël, le premier cité en a dit sûrement plus de merveilles que le deuxième…

Amitiés

Article: Bonne année 2011 et voilà que nous avons 9 ans

Que cuk.ch passe sa dixième année au moins aussi bien que les années précédentes. Merci à François et à tous les rédacteurs de faire vivre ce site d’une manière élégante tant par vos contributions que par le temps consacré. Merci aussi aux participants pour vos commentaires souvent éclairés, humoristiques et respectueux !

Très bonne année à tous !

Article: Les indispensables (et autres)… de la cuisine. N° 1 : Coupez !

Super !

Je suis bien sûr sensible à la coutellerie japonaise, très originale et d’une qualité extraordinaire. Les sushis et le sashimi sont bons au Japon, les couteaux y ont leur part.

Le challenge est ardu, lorsqu’on arrive 24 heures après tout le monde… Comment trouver un couteau dont on n’a pas encore évoquer l’existence ici ?

Le seul, le vrai, le voici… mais seulement pour les joints de fenêtres !

Article: Attachments menu et deux mots sur l’iOS 4.1

Salut tout le monde…

Je ne suis pas bien d’accord avec l’ambiance actuelle qui consiste à dire que IOS 4.1 n’apporte pas grand chose à un iPhone 3G. En effet, voilà deux ans que je trimballe cet iPhone 3G blanc. J’ai fait les mises à jour comme il convenait à chaque fois qu’elles apparaissaient, jusqu’à la 4.0. Une heure trente de mise à jour : j’ai cru ne jamais en finir ! Et la désillusion a été de mise : utilisation habituelle nécessitant l’apprentissage de la patience. Pendant deux mois, jusqu’à ce que je trouve sur Internet un post expliquant comment réinstaller la version 3.1.3 sans jailbreaker. Et je suis revenu à cette version avec satisfaction. Quelques petites nouveautés m’ont manqué telle que la possibilité de faire des dossiers d’applications : tout sur un seul écran, c’était pour moi la panacée.

Mais lorsque j’ai appris que la version 4.1 était censée corriger ces problèmes de lenteur, je n’ai pas hésité à faire la mise à jour. Et je ne suis pas déçu !

Il me semble que mon iPhone est tout à fait utilisable. Rien qui ne m’incite à pester contre une lenteur irréductible. Ce n’est certes pas un foudre de guerre, mais mon impression, car il ne s’agit que d’impressions évidemment, c’est qu’il me paraît plus rapide que sous IOS 3.1.3. J’ai même retrouvé ces petits agréments qui avaient fini par me manquer… de quoi attendre avec sérénité l’iPhone 4.

Car évidemment je me procurerai l’iPhone 4. Et puisque j’aime bien la blancheur immaculée, j’attends sans difficulté l’iPhone 4 blanc ! Et puisqu’Apple aime à faire reporter leur achat des clients de l’iPhone blanc en différant sa sortie pour gérer la pénurie de ces petites boites à malice, je patiente désormais avec sérénité !

Article: Les premiers pas d’OS X (deuxième partie)

Origenius, Ton commentaire par sa clairvoyance et sa luminescence vaut à lui tout seul un article complet de cuk.

En effet, je me dis parfois que je pourrais en faire un peu plus pour cuk. Mais je ne fais pas partie ni des sept ni des huit, même si l’envie reste vive… Quelquefois, je préfère, sur un coup de tête, pondre un commentaire qui me vient tout seul que de m’astreindre régulièrement à un article non inspiré… Je ne ferme cependant pas la porte…

Article: Les premiers pas d’OS X (deuxième partie)

Faisons simple, juste trois couleurs… Celles-ci :

Non parce que déjà qu’avec les 7 de l’arc-en-ciel et les 6 d’Apple, on ne s’y retrouve pas. Si en plus on y rajoute du wikipedia pour départager les plus forts, les petits ne vont pas suivre jusqu’au bout.

Donc depuis la « maternelle » je suis persuadé, comme beaucoup ici sans doute, qu’il s’agit d’un feu rouge. Même quand il est vert ! Que les daltoniens me pardonnent ! Et comme chacun sait, le rouge n’est qu’un orange bien mûr. Et d’ailleurs pourquoi pesté-je contre les feux rouges, sous prétexte qu’ils sont toujours rouges ? Quelle idée ! Évidemment ! Alors que je peux vous assurer que dans ma vie, j’ai croisé bien plus de feux rouges verts que de feux rouges rouges. Les feux rouges verts sont-ils plus naturels pour que je ne les remarque même pas. Comme les feux rouges rouges deviennent toujours verts, alors que le contraire est très très rare, j’ai dû croiser peut-être deux fois plus de feux rouges verts que de feux rouges rouges, et c’est après les moins nombreux que je rouspète toujours. Quelle ingratitude ! Il y a cependant des feux rouges rouges qui ne sont jamais passés au vert, ce sont ceux que j’ai brûlés. Ceux-là ne se sont jamais calmés. Vous me direz, l’autre jour, j’ai donc brûlé consciencieusement un feu rouge, orange bien mûr, donc rouge, et j’ai donc été interpelé par la maréchaussée, qui y a vu rouge, bien que ma voiture soit blanche. Elle regardait sans doute le feu… d’où sa question succédant aux salutations d’usage : « Vous n’avez pas vu le feu ? » En fait s’il y a le feu, je cherche plutôt à ne pas écraser les pompiers qui sont venus très vite dans leur gros camion rouge faisant fi de tous les feux rouges rouges. Mais je ne lui fais pas la remarque car malgré mon calme apparent et ma voiture toujours aussi pâle, il voit toujours rouge. « Ben si, je l’ai vu le feu rouge rouge, mais c’est vous que je n’avais pas vue… »

(Oui parce que la maréchaussée c’est féminin, même si c’est un homme qui en fait office, et que je dois accorder le participe passé lié à l’auxiliaire avoir en genre et en nombre avec le complément d’objet direct si, et seulement si, celui-ci est placé avant le verbe ; celui-ci étant le pronom « que », relatif à « vous » qui, comme je l’ai déjà dit, concerne la maréchaussée. Je ne peux pas écrire ni « vu », ni  «vus », mais bien « vue ». Parce que je ne vois pas en quoi je devrais sacrifier à la mode de la masculinisation des substantifs sous prétexte qu’un homme en est affublé ! C’est aussi valable pour une recrue, même si c’est une personne de sexe masculin.)

Je reprends donc mon discours là où je l’ai laissé, car elle n’a rien compris à ma diversion sur l’accord du participe passé. Elle croit que je me fous d’elle. Je suis vert de trouille puisqu’elle est rouge de colère.

« Vous avez brûlé le feu ! C’est une infraction au code de la route, article 234, alinéa b qui stipule que… attendez que je cherche dans mon code, je vais vous le lire… » Je savais déjà. Mais elle cherche à m’expliquer, avec ses mots que je ne comprends pas, que lorsque le feu rouge est rouge, je dois m’arrêter. Je comprends aussi qu’elle n’a rien compris au participe passé et aux substantifs féminins au masculin… On ne parle pas la même langue… C’est une question culturelle. Elle me sort son dictionnaire du bon usage de la voie publique en m’assénant ce vulgaire « Vous avez brûlé le feu ! ». Un feu qui brûle, c’est tout à fait pléonastique ! Je peux brûler des papiers, et personne n’ira s’imaginer que je puisse le faire avec autre chose que du feu même si l’outil peut différer (allumette, briquet). Je ne vais quand même pas insister lourdement : « Vous voulez dire que j’ai brûlé… le feu rouge… rouge ? » Alors je me rabats sur cette phrase plutôt consensuelle et apaisante comme de la biafine™ : « Vous ne faites pas la différence entre la transitivité et l’intransitivité ? » Elle est restée bouche bée. Je l’avais bien grillé(e).

Voilà donc l’ambiguïté dans toute sa splendeur. Le feu brûle et il pleut de l’eau pour l’éteindre. Le feu rouge rouge est à droite (ou en haut) et le feu rouge vert est à gauche (ou en bas) : précisions copilotistiques à l’usage daltonique.

Tout cela pour dire que le nommage est culturel et que le cyan pourrait être bleu clair ! J’en veux pour preuve cette sacrée signalisation tricolore et universelle… Si le rouge est bien rouge, dans le pays où je vis, le Japon, l’orange est jaune et le vert est bleu. Et je crois mon cher Zit que tu le savais déjà, ou à défaut, tu peux le vérifier très facilement ! Et d’ailleurs, sur la photo ci dessus, le vert qui est bleu serait plutôt cyan, mais je crois qu’il y a un problème de profil ICC non intégré sur cette photo !

Le pire ici, c’est que lorsque je suis dans le rouge, avec un peu de bonne fortune, je ne repasse pas au vert, je repasse dans le noir ! Tout est culturel je vous dis.

Amitiés

Article: Suite à l’article de vendredi

Bonjour à tous…

Je me mets enfin à répondre. Pour faire simple, je me contente assez bien des outils livrés en standard avec OS X. Je n’augmente pas la réalité du Finder, ni ne cherche d’utilitaires de la mort qui tue pour faire de mon Mac un un Mac « customisé ». Par contre, j’ai découvert, comme beaucoup ici sans doute, quelques pépites d’utilisation hallucinantes qui me font aimer vraiment ce système. Je dois dire que depuis une vingtaine d’années qu’il est mon compagnon de route, il me surprendra toujours.

Travaillant avec plusieurs machines, l’une particulièrement dédiée au travail, une autre au loisir et au travail personnel, un portable encore pour les déplacements, le top 5 des logiciels pour chacune d’elles n’est pas le même.

Sur mon poste de travail bureautique, un iMac 17 Core (uno) : Pages, Keynote et Excel que tout le monde connaît. Ce poste d’ailleurs est affublé d’un Snow Leopard en japonais. Si bien que je lui adjoins e.typist, un logiciel de reconnaissance optique de caractères en japonais, compatible avec Mac OS Classic et pas mis à jour par son éditeur depuis au moins 4 ans, c’est vous dire s’il est vieux mais, qui daigne fonctionner encore avec 10.6. Logovista jiten browser, une boite qui interface un certain nombre de dictionnaires tels que le Petit Royal (franco-japonais) et le Kojien (le Grand Robert local). Imaginez une interface au service de tous les dictionnaires dont vous avez l’usage. C’est ce qu’a produit cet éditeur : un navigateur de dictionnaires gratuit et mis à jour avec toutes les versions d’OS, et des fichiers de données que l’on achète selon les besoins. C’est très pratique. Enfin, pour finir Omnifocus, une petite perle que j’ai découverte ici !

Sur mon poste créatif et personnel, un iMac 27 Core i7 habituellement en français, consacré à la photo et au design web entre autre, je fais mon bonheur avec Aperture qui me plaît bien, et avec Photoshop et Illustrator pour la création de sites web. Outre que j’utilise SPIP comme CMS, je les code avec mes petits doigts dans TextMate et CSSEdit. J’en ajoute un sixième sur lequel je ne peux faire l’impasse tellement ce genre de photo me plait : Autopano Pro.

Mon appareil nomade, un Macbook Air de première génération est une forme d’hybride entre les deux précédents car il me permet de faire un peu de tout lorsque je suis en déplacement, y compris videur de carte mémoire lorsque je photographie.

Tout mon travail est synchronisé en permanence sur l’iDisk de Mobile Me de manière transparente et est donc disponible sur toutes ces machines, y compris la dernière…

La dernière machine ? Je verrai aussi à l’usage… en tout cas c’est avec elle que j’écris ce nouveau commentaire sur cuk.ch. C’est donc aussi mon tout premier sur iPad !

Article: Apprendre une langue….
Origenius
, le 24.05.2010 à 13:19
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Article: Apprendre une langue….

Votre billet d’aujourd’hui, Madame Poppins, est de circonstance. En effet, je fais actuellement pour la première fois de ma vie une expérience linguistique rare, et pour laquelle je n’ai pas été formé… mais la force des choses aidant… Voilà que j’ai été appelé pour passer ma journée à faire de l’interprétation simultanée français-japonais. Ceux qui requéraient mes services m’ont sollicité pour trois jours, mais mon emploi du temps chargé ne me le permettant pas, je n’ai pu accepter que pour une seule journée. Je viens d’y passer la matinée, je reprends dans 45 minutes et, pour le moment, je fais la sieste…

En y réfléchissant bien, je me demande comment j’ai bien pu en arriver là. Je n’ai jamais été particulièrement « doué pour les langues », comme on dit, bien que mon intérêt pour elles ait toujours été aiguisé. Je me suis fait croire qu’elles m’intéressaient… C’est ainsi que le collège m’a apporté son lot de langues étrangères en lesquelles, comme vous dîtes, j’étais heureux de pouvoir demander où les toilettes sont. De l’anglais au russe en passant par le latin (qui est bon pour les neurones et pour les maths, parce que quand même les maths c’est plus important), je me suis fait plaisir avec quelques mots étrangers. Évidemment, feignant comme une couleuvre, j’ai vite déchanté et le plaisir de connaître quelques mots s’est substitué à l’aigreur de ne pas pouvoir apprendre ou connaître ceux qu’il faut au point que les langues étrangères et la fierté que j’en tirai au début de leur apprentissage sont bien vite devenues un pensum… Non vraiment ces langues étrangères n’étaient pas faites pour moi. D’ailleurs un médiocre 6 en anglais au baccalauréat a fini de m’en assurer. A bien y réfléchir, je n’avais jamais dit de ma vie une seule phrase en anglais à une personne ne parlant pas français. Soit c’était une phrase mal ficelée à un prof qui n’était là que pour s’exaspérer de la mauvaise qualité de celle-ci, soit c’était un exercice de langue abscons qui n’apportait aucune satisfaction : il n’y avait pas de terreau pour faire germer la joie d’une expression nouvelle : c’était du latin syntaxique, de l’anglais de laboratoire et du russe… bien oublié depuis longtemps dont il ne me reste aujourd’hui que la lecture de l’alphabet cyrillique… bref toutes des langues mortes. Je n’avais jamais rencontré un Russe, un Anglais ou, et pour cause, un Romain de ma vie… Gageure que d’apprendre des langues si abstraites, dans lesquelles on n’a rien à dire.

Tout a changé lorsque j’ai pu rencontrer de vrais non francophones. Pour une raison encore assez inexpliquée mais qui a orienté toute ma vie jusqu’à présent, j’ai eu l’occasion de partir loin, très loin, à l’âge de 21 ans pour enseigner le français, et ce pendant deux ans. C’était en Corée du Sud dans une ville moyenne, quoique capitale de région, nommée Teajon. Aujourd’hui, on dit Daejeon, en coréen 대전, en caractères 大田, ce qui veut dire « grand champ ». Donc le cul-terreux que j’étais est arrivé chez les culs-terreux : on s’est bien entendu ! Enfin, presque ! J’ai appris trois mots et trois phrases en coréen, et même plus avec affinités. Et là tout s’est éclairé ! L’attention, la surprise, les encouragements que me conférèrent les Coréens que je rencontrais en écoutant les quelques borborygmes que j’étais capable de prononcer dans leur langue étaient pour moi sidérants : on était loin de l’écoute inquisitrice d’un prof improbable face à une phrase imparfaite. La confiance m’était rendue car ils étaient tout enchantés de constater qu’un étranger essaie de parler leur langue, c’était une forme avouée de reconnaissance et de respect. Dieu soit loué, je n’ai pas essayé de leur parler anglais, j’étais trop nul. C’est justement cela qu’ils ont apprécié !

Depuis, c’est une grande histoire d’amour avec les langues étrangères, d’amour vache parfois. J’ai bien sûr oublié à peu près tout le coréen que j’avais appris puisqu’il y a 16 ans, lorsque j’ai débarqué au Japon, la langue japonaise a pris toute la place allouée auparavant au coréen. Cependant, ayant décidé de vivre au Japon pour plusieurs années, il n’était pas question pour moi d’apprendre le japonais en dilettante, si bien que j’ai pris des cours intensifs.

Alors on peut parler des difficultés du japonais au premier rang desquelles l’écriture et la lecture. Les milliers de caractères qui ornent les rues, les journaux et les bouquins sont un défi permanent, qui me rappelle mon caractère intrinsèquement étranger. J’en ai bavé quand même. Combien de fois ai-je voulu jeter mes bouquins de japonais par la fenêtre ! Aujourd’hui je ne pourrais plus y jeter mes dictionnaires, car ils sont dans mon Mac, mon iPhone ou, à partir de vendredi prochain, dans mon iPad. Il ne faut quand même pas trop exagérer…

Alors oui, j’ai absolument la satisfaction de pouvoir demander mon chemin pour aller au lavoratoire, je peux commander à peu près n’importe quoi au restaurant, même demander des frites sans sel et du coca-cola sans glaçon.

Mais après une journée de traduction simultanée (oui, parce que je suis désormais revenu de ma deuxième séance de la journée), je me dis que du chemin a été parcouru depuis le temps que j’ai étudié le あいうえお (le b a ba japonais). Oui, en effet, nous avons beaucoup de mots en commun désormais, nous pouvons échanger avec les mêmes mots ! C’est une très grande satisfaction. Mais je peux vous assurer que j’ai aussi compris qu’on n’a pas la tête construite sur le même modèle… ni le cœur d’ailleurs…

又ね!

Article: Après un long silence….
Origenius
, le 15.03.2010 à 09:11
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Article: Après un long silence….

Bonjour Madame Poppins et welcome back. Et bienvenue (tout court) à Tom Pouce.

Des cheveux blancs, oui j’en ai (mais je peux encore les compter), et pour la même raison que vous. Juste un peu en différé, il faut dire. Après être né à 7 mois et demi, ils ont simplement mis une quarantaine d’années pour apparaître…

J’ai donc commencé à découvrir le monde à travers cette boîte, et aujourd’hui ? Tout va bien ! 1 m 88 et 110 kilos plus tard… Et comme je vis au milieu de Japonais qui naissent au bout de dix mois de gestation (disent-ils), dont la température corporelle ne dépasse pas les 36°C en temps normal, et dont la taille atteint péniblement le mètre 42 en moyenne (j’exagère un peu), j’apparais vraiment comme un géant, (tout autant qu’un vrai gaïjin dans le texte). Démarrer avec de l’avance n’a eu que du bon pour moi !

Alors, petit frère, tous les espoirs te sont permis !

Article: Un antivirus, oui ou non?
Origenius
, le 05.02.2010 à 09:38
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Article: Un antivirus, oui ou non?

Sincèrement, je pense être cool, de nature. Alors, il ne me vient pas à l’idée de participer à la paranoïa ambiante concernant ces petites bêtes. Il me semble que les éditeurs de ces logiciels anti-bidules veulent entretenir la crainte d’être infecté : c’est de bonne guerre, puisque c’est leur fonds de commerce. Ce n’est pas honnête, mais bon.

D’autre part, un utilisateur uniquement Windows ne sait pas imaginer un univers informatique sain. Il tombe du ciel en apprenant qu’un Mac n’est pas sujet aux bestioles : il ne le conçoit pas et ne veut pas y croire. La normalité, pour lui, c’est un ordinateur susceptible de tomber malade, qu’il faut vacciner au plus vite. On est donc tombé bien bas que de considérer qu’un ordinateur normal est un ordinateur souffreteux… Non, la normalité, c’est un ordinateur qui fonctionne, point.

Alors un expert-conseil en matière de sécurité informatique ne connaissant rien au Mac, mais confronté à une population d’utilisateurs Mac, au minimum va l’inciter à se protéger même sur Mac. Et comme les logiciels existent… On se mord la queue.

Si c’est seulement pour ne pas transmettre ? Que les utilisateurs de Windows commencent en étant à jour avec leur logiciel anti-truc !

Même pas peur : aucun de mes ordinateurs Apple depuis près de 20 ans n’a été affublé d’une protection, quelle qu’elle soit. Ce n’est pas maintenant que je vais me préoccuper de cela. Si par extraordinaire, donc par démonstration, des malencontreux s’immisçaient dans mon mac, déçu, je réagirais, mais pour le moment…

Je me bats suffisamment contre les bêtises continuelles du malandrin de 110 kg qui immanquablement s’interpose entre ma chaise et mon clavier lors de l’utilisation de mon Mac pour ne pas me préoccuper d’improbables postillons sans conséquence.

Donc, non, rien du tout, et puis quoi encore  !

Amitiés

Article: Même pas peur des fantômes ! (mais ils sont parfois encombrants)

Salut

Il me semblait bien qu’en imaginant une armada de stratagèmes variés, on réussirait à photographier les fantômes. Il faut être un peu plus futé qu’eux, les éclairer par derrière et les prendre au dépourvu. Merci pour toutes ces explications, un peu techniques certes, mais je ne me suis pas endormi avant la fin… Je vais de ce pas aller à la chasse aux fantômes : ils ont l’air sympa, finalement !