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Résultats pour l'auteur: Origenius
157 commentaires trouvés.
Article: Première humeur!
Origenius
, le 01.03.2017 à 06:19
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Article: Première humeur!

Bonjour François

Pour que mon (peut-être) dernier commentaire sur cuk.ch soit aussi le premier…

Cette page est donc la première page du livre qui se ferme aujourd’hui. Pincement au cœur, nostalgie, tristesse aussi.

Cuk c’était bien.

Cuk a fédéré une population très éclectique dont la participation a contribué à la richesse des idées et des rencontres.

Je crains que désormais chacun rentre dans son coin ; puisque nous perdons un terrain de jeu que la plupart avaient appris à respecter, à faire vivre et à faire évoluer.

Donc cette page a eu une longue vie de 15 ans ! Chapeau !

Merci François. Merci Noé. Merci à tous.

Quant à la suite… Je ne sais pas.

Amitiés

Origenius

Article: Insider
Origenius
, le 23.02.2017 à 10:55
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Article: Insider

Merci Puzzo pour tous ces jeux que vous nous avez présentés. Je ne suis pas « joueur », si bien que je n’ai jamais su commenter vos articles. J’ai repéré parfois cependant des petites pépites comme Orléans dont je suis natif, et certains jeux, pour leur lien avec le Japon qui m’ont interpelé. Je remarque d’ailleurs le sous-titre de celui-ci, インサイダー ; ce qui m’a permis de vérifier que son éditeur est bien japonais…
Amitiés

Article: ApéroCuk, pour fêter la dernière

Salut
Pour être à l’antipode, il me faudrait avoir 12 fuseaux horaires géographiques de différence, et je n’en ai que 9 ; et être au moins en été, mais comme la neige n’est pas encore moissonnée dans mon coin, je suis bien dans l’hémisphère Nord. Alors donc, je ne suis pas à l’antipode de Mémoire Vive, mais bien quand même aux antipodes. Je ne pourrai donc me joindre aux agapes célébrant le requiem de cuk.ch. Je n’aurai pas le plaisir de rencontrer les quelques joyeux compagnons de cuk, seulement un sentiment mêlé de tristesse à les imaginer se saluer, ayant vidé leur verre ?

Article: Fin annoncée de Cuk.ch
Origenius
, le 19.01.2017 à 03:35
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Article: Fin annoncée de Cuk.ch

Les commentaires faisaient tellement partie de l’ADN de cuk qu’il m’arrivait parfois de les lire en premier avant d’en lire l’article associé, juste pour en sentir l’ambiance. Alors, certes cuk sans ses commentaires ne peut pas être cuk.

Personnellement, j’admire ta liberté, François, libre d’en perdre une pour en découvrir une autre et évoluer sur un chemin nouveau, à la manière d’un nouveau départ.

Cuk était pour moi une ouverture sur l’Europe francophone que j’ai quittée il y a plus de vingt ans. Du Japon, je me prenais à rêver que je pourrais rencontrer en vrai les uns ou les autres et partager un bon whisky (par exemple un Taketsuru 21 ans d’âge, mais il est tellement prisé qu’on n’en trouve plus nulle part, même à sa distillerie) ou un bon saké (je veux dire nihonshu bien sûr, pas un tord-boyau vulgairement dénommé saké par usurpation). Parce que c’est cela dont je souffre le plus. Mais quitter une liberté pour en découvrir une autre comporte des conséquences qu’il faut bien assumer.

François – à ton corps défendant –, peut-être nous invites-tu, simples lecteurs réguliers et commentateurs épisodiques, à nous détacher de cuk, qui d’une liberté glanée sur le web est devenu une addiction, comme un deuil à vivre pour revivre… la liberté d’un nouveau départ avec ses inconnues et ses surprises ? Enfin, c’est comme cela que je le prends.

En te remerciant vivement pour ce superbe site !

Origenius

Article: Mezzo piano
Origenius
, le 19.01.2017 à 02:32
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Article: Mezzo piano

Madame Poppins
J’ai mis très longtemps à poster ce commentaire sur votre texte que j’ai trouvé superbe… jusqu’à la moitié environ. Je suis ainsi fait que je n’ai pas réussi à le lire jusqu’à la fin. Il a en effet actionné mes capacités émotionnelles et je crains la suite au point de n’avoir pas encore pu la lire. Aussi, je me complais dans une ou plusieurs suites imaginaires et personnelles qu’il a su suggérer.
Belle performance !

Article: Parce que vous le val… l’avez bien cherché!

Super ! Une cuk day au printemps… Donc pour moi ce sera parfait entre le 8 et le 15 septembre… 😇 Sinon, et bien je resterai chez moi, à Otaru.

Une petite question, cher Saluki, vous dites :

Re-Edit pas de quartier pour « Pâques catho et ortho » non plus !

Je ne comprends pas votre intention. Voulez-vous préciser votre pensée ?

Article: Débattre?
Origenius
, le 28.12.2016 à 12:19
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Article: Débattre?

Il me semble qu’un système de notation public est à double tranchant : empêcherait-il un fâcheux de déverser ses inepties ? Il lui suffirait juste de cliquer négativement sur toutes les contributions construites sans même être incité à prendre le temps de faire l’effort de les contredire au moyen d’un clavier et ainsi d’inverser l’ordre des valeurs. Il faut surtout présumer de sa malsaine intelligence…

Article: Quand le « bon » titre n’existe pas…

Chère Madame Poppins.
Votre colère et votre désarroi sont bien perceptibles. Je vous imagine, décontenancée, trépignant en rond autour de notre iPad vous esclaffant à l’envi « ça ne va pas du tout ! PAS DU TOUT ! » Pardonnez-moi de m’amuser de mon imagination… Mon sourire me permet de me soustraire à la crainte de voir disparaitre cuk.ch. A chacun sa méthode ! Alors, c’est pour quand la vôtre, de catharsis littérairement érotique ?

Article: Et de quinze! Mais ce n’est pas la joie…

Bonjour François.
Je suis triste, tout autant que compréhensif. Ce que vous nous avez écrit aujourd’hui ne m’étonne pas.
Je n’ai jamais beaucoup commenté, mais je me suis moi-même mis en retrait des commentaires il y a déjà quelques mois car quelqu’importun m’avait remballé. Ne voulant pas participer à la foire d’empoigne, j’ai voulu attendre quelques jours meilleurs… qui ne sont pas venus.
J’ai été interpelé par «l’esprit cuk», la marque de fabrique de ce site, comparable à nul autre. Il était mon «seul» réseau social. Découvert à l’époque de Pomme A alors que j’étais déjà accroc au mac depuis plusieurs années, j’ai naturellement suivi ses pérégrinations jusqu’aujourd’hui. J’y ai découvert des pistes pour me former à la photographie, pour me perfectionner dans mon usage des ordinateurs ; j’ai parfois bien rigoler également. Je me suis interrogé sur les réflexions, les humeurs des uns et des autres surtout lorsque les propositions ne reflétaient pas mes opinions. Et que de découvertes !
J’ai deux regrets. Celui de n’avoir pas été rédacteur, parce que je n’ai pas osé affronter les commentaires… j’ai cependant écrit deux ou trois commentaires qui auraient pu être des articles ! Et celui de n’avoir pas pu participer à une cuk day, afin de rencontrer en vrai ceux et celles qui m’étaient devenus familiers. J’avais pourtant plusieurs fois calé mes congés européens pour que je sois libre en début septembre… mais l’occasion ne s’est plus manifestée.
Mon sentiment aujourd’hui concernant l’ambiance délétère actuelle, c’est qu’un certain nombre de personnes sont entrées dans un salon privé, certes ouvert à tous, mais cependant privé, et ont déversé leur logorrhée sans se soucier des personnes présentes et bien sûr sans s’interroger sur les us et coutumes, et donc en dédaignant en adopter tant soit peu les manières. Alors évidemment, lorsque l’on se fait tancer dans son propre salon, on a envie de renvoyer chacun chez soi et de refermer les portes !
Les casse-pieds feront-ils, au moins par leur silence honteux, amende honorable ?
Habitant à 7 heures en été ou 8 heures de décalage en hiver, je n’ai jamais pu lire cuk à mon petit déjeuner : je devais attendre, étant plutôt un lève-tôt. Mais j’avais le privilège de lire l’article quotidien parmi les premiers !
Merci beaucoup François, et toute la famille Cuneo, et à tous les personnes qui ont pris du temps pu rédiger et commenter intelligemment !
Cuk fête ses 15 ans ! Début de crise d’adolescence ?
Au fait, j’ai écrit ce commentaire au moyen de mon iPad pro, lui-même assorti d’un Apple Pencil, dans Nebo. Et en dernier recours, je l’ai fignolé avec Ulysses… Devinez donc pourquoi !

Article: La révolution tant attendue pour le Mac s’appelle Touch Bar

Salut tout le monde.
Apple réinventerait l’eau chaude que nous ne lèverions même pas un sourcil, tout désabusés que nous sommes. D’où nous vient donc cette anti-capacité à nous réjouir de quoi que ce soit, ou bien cette propension à ne vouloir éprouver aucune joie, par principe, lorsqu’il s’agit d’Apple désormais. Ambiance générale. Pour moi, c’est incompréhensible, et je rejoins François et son option préférentielle pour la satisfaction.
Puisque ce bandeau lumineux n’a aucun intérêt, alors même que personne ne l’a jamais essayé, n’en parlons pas (bien qu’il me semble être potentiellement fantastique). Je suis super content de ce nouvel ordinateur, avec son bel écran Retina qui fera moins de mal à mes yeux vieillissants. Quant aux quatre ports I/O hyper polyvalents, quel pied ! Sa robe est magnifique en gris sidéral : un bien bel objet moins lourd et plus compact que mon dos remerciera. Son macOS Sierra lui siéra à merveille et supportera la comparaison haut la main.
Bref je m’en vais de ce pas ne pas me faire un hackintosh improbable et probablement lourd, bruyant, et dégueulant de leds clignotants et d’autocollants, chronophage et préoccupant.
Je ne me procurerai ni l’entrée de gamme ni le haut de gamme, mais une machine intermédiaire pour laquelle j’ai quelques économies rassemblées depuis l’achat de son prédécesseur (une forme d’amortissement sur cinq ans minimum qui attendait sagement le bon moment). Je le garderai probablement encore cinq bonnes années, satisfait et heureux comme d’habitude des produits Apple.
Je ne suis ni niais, ni adepte de la secte. Je tiens seulement à garder ma capacité à me réjouir si possible de tout, même des produits Apple. C’est juste pour le fun, et pas pour Facebook : j’ai autre chose à faire avec un tel portable !

Article: Résultats de l’enquête Cuk.ch de la semaine passée

Il est quand même paradoxal de constater en même temps l’existence d’un certain désir pour que les commentateurs hésitant se lancent dans cette douce arène afin d’étoffer notre réflexion et l’appel à l’exit (de mon temps on disait exil) de l’un de ses commentateurs les plus assidus vers des horizons orientaux… D’un extrême à l’autre ?

À ce propos, il faudrait voir à voir ! Des intervenants aussi cukivés confondant la Chine et le Japon, ça ne se peut pas… A quelques pas de ma résidence se trouve le meilleur restaurant de sushis du monde (puisque le meilleur de la ville réputée receler les meilleurs de ces établissements au Japon), je me ferai un plaisir, à l’instar de pter, de l’accueillir et de les lui faire déguster…

Article: TypeForm: le must pour vos formulaires

Eh bien voilà, j’ai répondu à l’enquête et voici mes impressions. Tout d’abord, pour faire mentir la statistique, j’ai répondu sur mon iPad.

Contrairement à ce que j’affirmais précédemment, on n’est pas obligé de valider une réponse pour voir les questions suivantes. La vue d’ensemble est ainsi accessible. Il faut donc penser à faire défiler la page. L’intérêt d’un choix de réponses déterminées réside dans l’orientation des réponses afin d’éviter les hors-sujets. D’accord. Mais elles ont l’inconvénient de ne pas refléter nécessairement la pensée du répondant, c’est d’ailleurs pourquoi la case « autres » est disponible. J’aurais voulu préciser, mais les cases autres des sections 4e et 5 ne sont pas accessibles à l’édition : je me suis senti légèrement frustré.

Ergonomiquement, il n’y a rien à redire : c’est propre et moderne. Cependant, les cases « autres » éditables (j’y reviens), mériteraient de contenir plus d’une ligne.

Donc bonne impression d’ensemble. C’est facile et amusant. Avec les petites réserves que j’ai mentionnées.

Merci François pour ce test.

Article: TypeForm: le must pour vos formulaires

Ça a l’air super intéressant. C’est vrai que ce genre de formulaires dynamiques supprime tous les intermédiaires besogneux de leur équivalent traditionnel. Outre le côté ludique (et programmatique ici) de la conception dudit formulaire, je me plais à me remémorer toutes les étapes jusqu’à la réception des conclusions en passant par les photocopies, les timbres postaux manquants, les écritures illisibles etc. ; toute une époque. Mais ils avaient un avantage que l’on ne retrouve pas sur ces nouveaux formulaires : la vue d’ensemble.

Par exemple, j’ai voulu répondre à cette enquête de cuk avant d’avoir lu cet article. Et je n’ai même pas répondu à la première question…

Le seul renseignement à ma disposition, c’est que cette enquête est annoncée comme courte. Soit. Autrefois la vue d’ensemble permettait de se faire une idée de la teneur des questions avant même de commencer à répondre à l’une d’entre elles. L’air de rien, c’est une façon de se trouver en confiance, ou bien ? Y a-t-il (et non pas Y’a-t’il gnagnagna) dans TypeForm la possibilité de présenter globalement la teneur de l’enquête et sa finalité dans une page d’introduction ? Ceci dit, rien n’empêche le chercheur ou autre de présenter sur une page de blog l’intérêt de son enquête de manière détaillée. Il me semble que c’est nécessaire.

Bon, d’une manière détournée, en lisant l’article, j’ai pris connaissance de ces questions. Alors je me lance…

Article: Charades
Origenius
, le 14.06.2016 à 14:51
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Article: Charades

En effet, le mot latin « disputare » signifie à peu près, si mes souvenirs sont bons, « débattre ». Malheureusement, son sens étymologique s’est perdu. Sans aucun doute, les règles minimales pour suivre et accomplir un débat se sont évanouies dans les affres de l’histoire, si bien que malgré la bonne volonté des participants, il n’est plus évident de le mener à bien. Et voilà que le mot débat à son tour prend le sens moderne de dispute : on est mal barré ! Je n’ai aucune prétention en la matière, mais j’essaie personnellement de suivre certaines règles lors d’un débat. Et comme je suis désormais souvent seul à les suivre, je passe souvent pour celui qui a perdu. Mais ça ne me gène pas. Voici pourquoi.

Je fais un aparté. Je ne participe à aucune discussion d’aucune sorte sur Internet si ce n’est sur cuk.ch ou mon propre site. Je n’ai pas de compte Facebook ou autre (pardon je viens de me rappeler que j’ai un compte Google+ et un autre LikedIn – Je ne sais toujours pas à quoi ils me servent). Je ne participe à aucun autre forum que celui de cuk, pour la bonne raison qu’il me semble que les échanges y sont de bonne qualité, écrits en français correct et respectueux des participants, et que je n’ai pas trouvé d’autres forums dignes d’intérêts et respectant ces règles. (Il y a fâcheusement un hurluberlu qui a trouvé original d’usurper mon identité virtuelle « Origenius » et qui sévit sur un site dont je ne partage pas les orientations qui pourrait vous induire en erreur sur mon identité : ce n’est pas moi !) Mais il faut bien reconnaître que parfois, le débat dérape en pugilat, et que celui de ce jour me semble pollué par celui de la veille, si bien qu’on n’y participe pas. c’est dommage, c’est un sujet fort intéressant !

Donc, voici mes trois ou quatre règles simples.

Écouter. Tout le monde pense savoir écouter. Mais ce n’est pas vrai. Écouter veut dire que l’on a la volonté de comprendre. Et ce n’est pas parce que l’on croit avoir compris que c’est le cas. En général, une bonne compréhension, c’est une incompréhension qui a foiré. L’incompréhension étant la forme la plus courante de la discussion. Alors comment faire pour manifester à un interlocuteur que l’on a compris son propos et s’assurer pour soi-même que c’est ainsi ? D’une manière ou d’une autre, j’essaie de reformuler son idée à la manière de : « Tu veux dire que… » avec mon propre vocabulaire. Et si je tombe juste, alors j’ai pris le temps de le comprendre et j’ai manifesté à son égard une certaine empathie. Je ne prétends pourtant pas être systématiquement d’accord avec lui, je dis juste que j’ai compris ce qu’il m’a dit.

Et donc voici mon deuxième point. Le respect et la bonne foi. Un débat n’est d’idées que s’il respecte celui qui propose des idées. En d’autres termes, une attaque « ad hominem » est révélatrice d’une indigence d’idées ou d’une pauvreté d’outils linguistiques pour les exprimer (l’une va généralement avec l’autre). Lorsqu’on se sent acculé, poussé vers des retranchements desquels il est difficile de se sortir sans reconnaître, sans la volonté de reconnaitre, la richesse des idées proposées par son interlocuteur, il est généralement probable que l’on tombe dans l’invective, voire l’insulte. Et lorsque la mauvaise foi, inséparable du non-respect, alimente l’échange, on risque d’atteindre rapidement ce fameux point Godwin, trophée de la carence intellectuelle. Se taire momentanément a beaucoup d’avantages. Outre le fait de ne pas dire trop de conneries, le silence donne le privilège du temps de la réflexion.

Et c’est mon troisième point. Le temps. Pourquoi ne se donne-t-on jamais le temps de réfléchir. Pourquoi faut-il répondre dans l’instant. Est-ce que mes opinions ou idées seront d’autant plus justes que je les aurais imposées plus rapidement ? Bien au contraire ! J’aurais juste pris le risque de les mal formuler et donc provoquer peut-être un dérapage. Ces nouvelles technologies par leur immédiateté de transmission nécessitent-elles l’immédiateté de la réflexion ? Certainement pas ! Et si quelqu’un dit par hasard avant moi ce que je pense, est-ce une raison d’en être dépité ? Personnellement, ça m’arrange ! D’une part, parce que je me sens moins seul, et d’autre part parce que je suis paresseux… Sauf urgence absolue ou broutille informationnelle, je ne réponds jamais à mes courriels le jour-même, mais toujours au minimum le lendemain. Ça n’a jamais offusqué aucun de mes correspondants que je prenne le temps de trouver un joli timbre numérique ! Et ce n’est pas que je n’aime pas la controverse. Lorsque le sujet me passionne, je peux prendre le temps de ne pas lâcher le morceau. Sur cuk, lorsque je commente un article, il est rare que je place plus d’un commentaire, parce que j’arrive à répondre et à écrire ce que je pense en une fois. Je ne me dérobe pas, j’écoute, j’expose et j’écoute. Et vous m’enrichissez souvent.

On répète parfois que sur cuk, on peut parler de tout librement. C’est vrai jusqu’à une certaine limite. Les quelques rares fois où l’on a parlé de politique française, c’était surtout du temps du président Sarkozy et de ses supposées déconvenues. (Je n’oublie pas Okazou dont je ne partageais pas les idées mais qui savait les exposer avec respect) En vérité, je ne comprends pas bien le mutisme à l’égard du président Hollande et de ses échecs non moins prétendus. Peut-être que par prudence, il y a des sujets dont il est préférable de reporter le débat à d’autres calendes. Sinon, on va se canarder ! C’est la même chose concernant la religion. On en a parlé deux ou trois fois à condition de la dégommer. Quelques téméraires sont allés au front pour la défendre et pour se faire finalement trouer de baïonnettes vengeresses et satisfaites. Je ne considère pas ces comportements comme une manière de débat civilisé.

Et donc je conclus, parce que je vais encore être trop long, et je serais désolé que Madame Poppins en prenne ombrage. Si nos convictions sont si solides qu’elles fondent notre manière de vivre, elles sont nobles au point qu’elles ne peuvent être qu’enrichies par celles de nos débatteurs et jamais ne s’appauvriront. En des circonstances favorables elles pourront être proposées, et ne souffriront point de rester silencieuses jusqu’aux temps opportuns.

Origenius, le vrai

Article: L’iPad Pro peut-il remplacer un ordinateur?

Je suis plutôt genre gadget. Ce qui veut dire que je n’avais pas besoin des iPad que je me suis procurés avant leur achat. Mais le fun et la poésie sont essentiels à mon équilibre. Donc j’ai aussi un iPad Pro, le grand, avec son pencil. Oui je travaille avec mon iPad. Surtout la rédaction de textes. Quand j’ai vraiment besoin de me concentrer, notamment pour écrire un texte en japonais, je me crée une bulle d’exclusion à laquelle mon iPad prend toute sa place.

Je m’immisce dans la musique avec un casque, dans une langue que je ne comprends pas s’il y a des paroles, pour m’exclure notamment du téléphone mal poli. Comme j’écris mieux mes textes lorsque je suis debout, et que je réfléchis mieux en marchant, j’ai aménagé un espace à bonne hauteur pour mon iPad dans ma bibliothèque qui me permet cette gymnastique. Le clavier virtuel fait mon bonheur puisqu’il s’adapte à la langue de mon texte (ça c’est vraiment génial !). J’utilise principalement Ulysses pour leur rédaction associée au markdown et une feuille de style personnalisée comme je les aime. Je peux ainsi produire des .pdf, ou même à la rigueur des .docx (rarement) aux petits oignons sans la lourdeur (supposée) des ces usines-à-bière-à-tous-les-étages. Ulysses synchronise ses fichiers via iCloud et sont donc disponibles sur toutes mes machines sur leur Ulysses associé, acheté sur AppStore (ça aussi, c’est génial de simplicité). Et je me fiche un peu du Finder, tant que je n’ai pas converti l’œuvre dans sa version finale, quand l’envie me prend de continuer mon travail sur un de mes macs… C’est d’ailleurs sur l’un d’entre eux que j’ai confectionné ma petite feuille de styles puisque je dois avouer que je ne sais pas coder sur un iPad. Sur un de mes Mac (un MacBook Air auquel j’ai réussi à brancher mon antique 23″ Cinema Display de 2003 – celui au cadre « cristal »), je code principalement html, css et javascript, en passant par des outils évolués tels que Atom, CodeKit et autres, en passant par des pré-processeurs pour optimiser les développements. Si je ne peux pas développer sur iPad, même Pro, je vérifie en direct, grâce à CodeKit, ce que mes développements produisent sur iPhone, iPad etc. Que du bonheur !

Après avoir acheté pour le fun ces machines dont je ne savais pas ce qu’elles pourraient m’apporter, je ne pourrai plus m’en passer tellement leur usage a transformé mon approche de l’écriture tant sur le fond que sur la forme. Et je suis satisfait de leur poésie.

Je reconnais que je peux me les offrir… Je ne revends d’ailleurs ni Mac, ni iPad, ni appareil photo, mais je les donne pour me justifier d’en acheter les nouvelles versions. On a tous ses petits problèmes… Je pense d’ailleurs refourguer mon iPad Air 2 à quelqu’un qui en aura l’usage (ou non, ou à terme) ; l’iPad Pro 9″7 me faisant de l’œil… Comme disait ma grand-mère, je n’aurai jamais l’âge de raison. Youpi.

Article: Un abonnement, ça va, dix abonnements… Vraiment?

Juste pour être de très mauvaise foi. La facilité que nous avons eue par le passé à obtenir ces logiciels par voie détournée permettait de les découvrir, de les apprendre, et d’y être attachés, voire captifs. J’en ai fait l’expérience dans ma jeunesse et j’en ai obtenu les licences ensuite. Il faut bien reconnaître que cette « facilité » a permis à Adobe d’engranger de nombreux clients. Il est vrai qu’une licence achetée cher permettait à d’autres de découvrir ses produits. Aujourd’hui, le système d’abonnement n’a pas réduit les prix. « Tout le monde paye », le quasi monopole aidant. Je vais me pencher sérieusement sur les produits de Serif, en attendant son logiciel de PAO à venir.

Article: Un abonnement, ça va, dix abonnements… Vraiment?

Je reviens bien tard sur ton commentaire (2), François. Finalement, je suis proche de me rallier à ton point de vue. En effet, le prix des trois logiciels qui me sont nécessaires correspond peu ou prou à celui de l’abonnement pour la suite complète. Donc tout le reste peut en effet correspondre à un bonus, une sorte de trailer, une vitrine des technologies d’Adobe. En regardant les choses de cette manière, c’est sensé.
Je m’étais imaginé, a contrario, qu’Adobe avait pris le train de la réduction du prix des logiciels largement initiée par Apple avec son App Store en proposant pour un prix raisonnable « toute » la suite (ce qui me paraissait insensé), Donc, selon ce nouveau point de vue Adobe n’a strictement pas revu à la baisse le prix de ses produits. Elle en a changé le mode de distribution mais ils restent toujours aussi chers pour un amateur comme moi.
Origenius

Article: Un abonnement, ça va, dix abonnements… Vraiment?

Salut François

Je suis triste pour le bistrotier. « Oh c’est la petite forme ce matin… Un petit-noir pour vous réchauffer ? avec vot’journal… » Et voilà une bonne journée qui commence non ? N’ayant l’air de rien, mon bistrotier, je l’aimais bien avant que sa boutique ne devienne un MacDonald… (Et là, pour avoir un petit mot gentil et une place agréable pour lire son journal…)

J’en suis resté à la version CS6 de la suite d’adobe. Je ne me sers que d’Illustrator et de Photoshop, immodérément. Et j’ai besoin d’Indesign version japonaise, puisqu’elle est différente (plus complète) que la version occidentale, de temps en temps. Au grand jamais je ne me sers de tout le reste : je n’y connais rien en vidéo, et je code mes sites Internet avec mes petits doigts musclés sur un éditeur de texte (donc pas de Dreamweaver et autres).

Une question me taraude depuis toujours. Un abonnement à toute la suite Adobe, c’est quand on est censé être spécialiste en Photo, Video, Audio, Print, Site Internet et autres illustrations, n’est-ce pas ? J’ai bien dit posséder une bonne maîtrise de ces logiciels Pro. Peut-on être spécialiste personnellement dans chacun de ces domaines ? Si je suis photographe pro, je touche peut-être un peu à la vidéo et au design. Mais est-ce au point de maîtriser tous les logiciels pro de la suite ? Ça m’étonnerait beaucoup ! Et même, en admettant par extraordinaire être un spécialiste en chacun de ces domaines, aurais-je assez de 24 heures par jour pour utiliser chacun de ces logiciels sur des projets aussi divers et variés et ce, sur l’unique (en tout cas personnel) poste de travail qui ne peut être alloué à la Suite CC, selon la licence ? Un abonnement complet donne donc droit d’utilisation pour « toute » la suite, mais personne ne peut l’utiliser complètement. J’ai faux ? On peut être spécialiste ou amateur éclairé dans un domaine (pour moi c’est l’image fixe et l’illustration et seulement quelques heures de temps en temps). J’ai donc besoin de Photoshop et d’Illustrator. Je sais parfaitement que je n’utiliserai jamais ni Première, ni After Effects ni DreamWeaver ni Muse etc, mais je suis quand même obligé de m’abonner à tout parce que j’ai aussi besoin parfois d’InDesign. Pour moi il y a une incohérence entre le fait de devoir payer le prix fort pour s’abonner à tout alors qu’il est de fait impossible de tout utiliser personnellement sur la (ou les) machine(s) à usage personnel. Cela justifie-t-il de craquer le logiciel ? Je m’interroge.

Article: Maîtriser une langue
Origenius
, le 14.04.2016 à 06:59
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Article: Maîtriser une langue

Comment voulez-vous que je réponde alors que le billet principal se trouve en être un que je n’ai pas rédigé ?

Devant votre silence Madame Poppins, j’ai finalement craint d’avoir été par trop balourd en envoyant 10000 signes d’un coup sans crier gare. Et ma crainte s’est avérée.
Vous avez le courage de dévoiler votre pensée sur ce site de grande tenue et vous invitez vos lecteurs à partager leurs points de vue en allant jusqu’à les questionner. Un courage que je n’ai pas puisque les rares articles que j’ai publiés sur cuk.ch ne l’ont jamais été qu’en commentaires, cachés derrière l’article principal. Et vous prenez aussi le risque du partage.
Que voulez-vous, vos textes interpellent. Et cette fois-ci, involontairement sans doute, vous m’avez tendu une perche que j’ai saisie à la volée. Je n’avais jamais eu l’occasion de m’interroger sur mon propre bilinguisme. L’occasion était belle, c’était lundi et il neigeait à ne pas mettre un Esquimau dehors. J’ai donc partagé ma réflexion. Je ne suis pas zébré mais passionné. Donc voilà. Désolé d’avoir cassé la conversation ; j’essaierai de me faire plus discret à l’avenir.

Article: Maîtriser une langue
Origenius
, le 11.04.2016 à 15:09
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Article: Maîtriser une langue

Je suis Français, monolingue, mais je ne suis pas sûr que les Français soient les plus monolingues de cette Terre. Les Français ayant unifié leur nation entre autre avec cette langue unique, et sur la fierté qu’ils en retirent, il n’est pas surprenant qu’ils en soient devenus unilingues. La lingua franca étant aujourd’hui l’anglais, il ne fait pas de doute que les locuteurs maternels de cette langue ne font pas non plus beaucoup d’efforts pour en parler d’autres.
Je suis bien d’accord pour considérer que les méthodes d’apprentissage en France des langues étrangères sont mauvaises. Mais « puisqu’on ne veut pas » apprendre sérieusement, ce n’est pas si grave. Mais quand même, l’autre jour, puisque je dois faire un voyage en Italie dans 6 mois, je me suis dit que je pourrais apprendre un peu d’italien, à raison d’une heure par jour, histoire de prendre un taxi ou faire des courses, je pourrais y arriver, me suis-je dit. Recherches sur Internet. « Si vous êtes débutants parfaits, commencez donc pas apprendre l’alphabet ! » C’est le premier cours que j’ai trouvé. Et c’est débile. C’est exactement de cette façon que les petits enfants apprennent à communiquer n’est-ce pas ? Tant qu’on en sera là, on ne risque pas d’apprendre grand-chose… Mais de décourager les bonnes volontés, ça on sait faire…
J’ai étudié toutes les langues des programmes scolaires, sauf 2 ou 3. Anglais, latin et russe, mais pas allemand, ni espagnol, ni italien. C’est malin ! Le résultat c’est que j’ai eu une mauvaise note au bac en anglais, une très bonne note en latin grâce à une lettre à Lucky Luke de Sénèque que j’avais révisée deux heures avant. C’est malin aussi. Et ça ne me sert plus beaucoup, à part la tournure d’esprit peut-être, par le fait qu’elle est différente ?
Bref, je suis entré dans la vie active Français-monolingue en français, et pas si fier.

Madame Poppins, j’ai une question. Votre conception du bilinguisme n’est-elle pas un peu relevée ? En vous lisant, n’évoquez-vous pas plutôt cette chance d’avoir plusieurs langues maternelles ? Vous élevez la barre très haut !
J’ai des neveux et nièce, dont le père est Français (c’est mon frère) et la mère Indonésienne. A la maison ils parlent tous indonésien, balinais, français et quand c’est nécessaire anglais. Ils sont donc quadrilingues, avec pour ainsi dire trois langues maternelles. (Ils sont aussi de nationalité française, juste pour contredire le théorème du début de cet article.)

Après ma période monolingue, quelques séjours à l’étranger m’ont remis les idées en place : pour les plus importants, deux années merveilleuses en Corée pour y enseigner le français, et jusqu’à maintenant, vingt-deux ans au Japon.
Je me pose sérieusement cette question : Est-ce que je connais suffisamment de japonais pour être bilingue ? Et suffisamment d’anglais (désormais) pour être trilingue ?
Est-ce que je rêve en Japonais ? Oui. Est-ce un bon critère ? Je ne sais pas. Mes rêves en japonais sont souvent douloureux mais mon japonais y est parfait ! Pas un Japonais onirique ne le contredit !
Est-ce que je travaille en japonais ? Oui, tous les jours. Est-ce que je peux entretenir une conversation de plus de dix minutes en japonais ? Oui. Sur tous les sujets ? Avec plus ou moins de facilité. Est-ce que je fais des conférences en japonais ? Oui. Sur n’importe quel sujet ? Non, mais sur les sujets que je maîtrise oui (comme tout le monde). Est-ce que j’écris des articles en japonais ? Oui (pareil, sur des sujets que je maîtrise). Mais je me les fais corriger par une Japonaise, et il m’arrive de ne pas être d’accord avec la correction considérant que le sens que j’ai voulu donné en est changé.
Est-ce que je comprends l’humour japonais ? Oui. Parfois, il m’arrive de rire avec tout le monde. Mais quelquefois d’entendre tout le monde rire, alors que moi je n’ai aucun rictus tout en n’ayant pas eu l’impression d’avoir loupé quelque chose.
Est-ce que je peux faire des jeux de mots en japonais ? Ça m’est arrivé. Ils sont souvent fondés sur la graphie des caractères, ce qui nécessite de les connaître et de savoir faire la gymnastique interne : je n’en ai donc pas fait souvent.
Est-ce que je me rends-compte que je parle japonais ? Pas toujours. Est-ce que je traduis dans ma tête des portions de français pour les remettre en japonais instantanément ? Très rarement, mais ça m’arrive encore. Est-ce que je pense en japonais ? Oui. Est-ce que je réfléchis à la grammaire japonaise quand je parle ? Non. Est-ce que je fais des fautes ? Sûrement encore un peu.
Est-ce que je lis la presse ? Est-ce que je peux lire un roman ? Est-ce que je comprends la télévision ? Oui. Avec plus ou moins de facilité ou de difficultés. Mais je sais parfaitement qu’il y a des émissions de télévisions puériles (pour être gentil) est d’autres de très grande qualité que j’ai « plaisir » à suivre.
Est-ce que je sais acheter une voiture neuve et discuter fermement avec le vendeur ? Est-ce que je sais acheter un iPhone chez un opérateur et en négocier le contrat ? Est-ce que je sais aller à l’hôpital et converser avec le médecin ? Est-ce que je peux assumer les démarches et les nécessités administratives ? Oui. Expériences vécues évidemment.
Ai-je été sollicité pour assurer un service d’interprétation ou de traduction ? Oui, notamment pour assister quelques prisonniers Français en prison ou au tribunal, ou bien des moines dans une abbaye. Mais je n’aime pas cet exercice.
Est-ce que je sais reconnaître lorsqu’un Japonais vient malencontreusement de faire une faute dans sa langue, comme ça nous arrive de le faire dans la nôtre ? Oui, et ça m’étonne toujours.
Est-ce que je sais reconnaitre les accents régionaux, ou bien les particularités régionales dans la langue japonaise ? Oui d’autant plus que la région où je vis en possède : beaucoup de formes grammaticales locales ne sont pas dans la grammaire officielle.
Il faut dire que pour le coup, les francophones sont avantagés par rapport aux anglophones pour apprendre le japonais du point de vue de la prononciation et de l’accent. Pour une fois que l’avantage est du coté des francophones. Un Américain qui parle japonais c’est aussi incompréhensible qu’en Français qui s’essaie au texan !
Est-ce que mon accent est correct ? Oui. Et ce n’est pas la moindre de mes fiertés. Il parait que certains ne reconnaissent pas que je suis étranger en conversation téléphonique. Pour dire la vérité, j’ai du mal à le croire.
On me dit parfois : « Qu’est-ce que vous parlez bien japonais ! » Je ne sais pas encore bien comment prendre le compliment. Un confrère m’a dit il y a une vingtaine d’années que tant qu’on me ferait ce genre de compliment, c’est qu’il y a quelque chose qui cloche. En effet, si plus personne ne remarque que mon japonais est laborieux, plus personne ne remarquera non plus que je n’ai pas la gueule d’un Japonais et donc ne pensera pas non plus à me féliciter… Tout est simplement… normal. Un Français de passage qui me féliciterait de bien parler japonais (ça arrive parfois) serait seulement étonné par mon aisance et la fluidité du propos, mais n’aurait aucun moyen de vérifier qu’il n’y a pas de fautes à tous les mots : je n’acquiescerais que par un sourire de bienveillance. Mon japonais reste un combat en ce sens qu’il y va du respect que je dois aux Japonais de parler correctement leur langue puisque j’ai cette prétention.
Est-ce que je peux dire tout ce que je veux en japonais ? Non. Certaines zones sémantiques et culturelles me sont encore parfaitement étrangères. Je ne pense pas que je sache dire des choses en japonais que je ne sache pas déjà dire en français (sauf bien sûr des expressions propres de la vie quotidienne dont l’équivalent n’existe pas en français). Je ne pourrais pas devenir spécialiste en botanique en japonais si je ne l’étais pas déjà en français. Et c’est mal parti… De même que mes tics de langages, mes difficultés ou facilités à avoir une pensée claire, mon esprit chargé ou compliqué ou limpide en français est décalqué tel quel en japonais : on ne se refait pas de virginité dans une nouvelle langue.
Est-ce que j’ai un diplôme qui sanctionne mon niveau de langue japonaise ? Non. La vie quotidienne et professionnel me suffit. Quand on me demande combien de temps il m’a fallu pour apprendre le japonais, je réponds qu’il me faudra encore une trentaine d’années (si Dieu me prête vie, j’aurai près de 80 ans) : j’en apprends tous les jours. Et dans la même réponse je suis souvent invité à répéter que je suis au Japon depuis plus de vingt ans et que j’ai commencé l’apprentissage de cette langue en arrivant à Tokyo à l’âge de vingt-sept ans.
Est-ce que je couche avec mon dictionnaire pour connaître les mots doux de dessous la couette et pour que les autres s’enracinent ? Non. Tant pis.
Est-ce que je connais des gros-mots ? Oui. C’est d’ailleurs une des choses que j’avais demandées à un de mes confrères de m’enseigner peu de temps après mon arrivée au Japon. Il avait refusé. On n’était pas de la même génération, et je pense maintenant que lui ne les connaissait pas.
Est-ce que je profite d’être étranger pour feindre l’incompréhension quand ça m’arrange ? Oui, et c’est un plaisir exquis, surtout si je suis arrêté par la maréchaussée en cas d’excès de vitesse avec ma Mazda CX-5 toute neuve. Cela m’a déjà valu son indulgence !

Bref, je suis absolument certain que le japonais ne sera jamais ma langue maternelle. Pour autant, puis-je considérer que je suis désormais bilingue ? Voire trilingue si j’ajoute l’anglais qui a progressé en parallèle. Mais à bien y réfléchir mon anglais est quand-même plus pauvre, et je ne saurai pas faire en anglais tout ce que je fais en japonais. A quel moment les courbes se sont-elles croisées et inversées ? Je ne pourrais le dire, mais je pense quand-même que je suis au moins bilingue.
En conclusion, je pense que le bilinguisme commence avec la confiance dont on revêt la langue étrangère. J’ai suffisamment confiance en mon japonais désormais pour ne pas avoir peur d’être trahi par lui. C’est vrai évidemment pour ma langue maternelle que je considère comme évoluée et aboutie (indépendamment de moi bien sûr). Mais ce n’est pas encore vrai pour l’anglais…
Je suis bilingue français-japonais parce que je vis une histoire d’amour avec le japonais, et comme toutes les histoires d’amour…

Origenius

Article: L’art contemporain et moi, une rencontre

La quintessence humoristique et critique de l’art contemporain ne se trouverait-elle pas dans « Les tontons flingueurs », alors que ce cher Delafoix découvre (ou est sur le point de découvrir) l’anti-accord absolu, fait d’une multiplication de bruits improbables de casseroles, de bulles et autres couinements aqueux ? C’est géant ! Au moins lui, garni de pédanterie culturelle absolue en est-il convaincu.

L’originalité de l’art contemporain, c’est qu’il est contemporain. De notre époque quoi. Tous les artistes font de l’art contemporain puisqu’ils sont au moins contemporains d’eux-mêmes. C’est le temps qui passent qui confère un nouveau statut à leur art : d’antique à cubique en passant par le classique, n’a-t-il pas eu au moins de manière éphémère la qualité de contemporain, avec cette dose de disruptivité suffisante qui le range dans une « autre » catégorie, nouvelle et incomprise, jusqu’à ce qu’on s’y habitue. Et un nouveau cycle commence, ou non.

Et si notre époque est désabusée, dystopique, sombre et désespérante, est-il étonnant que l’art contemporain en soit le reflet de la part de quelque esprit justement dérangé par cette époque qui n’accouche de rien ? Pour moi qui suis normal, équilibré, raisonnablement intelligent, parfait représentant de cette masse désespérante si justement critiquable par cet art qui me devient tellement incompréhensible que je l’exècre ? Cet art est-il donc fait pour moi ? Ou bien m’ignore-t-il ostensiblement à la manière d’un pied de nez : je ne suis décidément pas son public ?

Quant à la réflexion a priori disqualifiante : « je suis capable de le faire ! » oui, en effet… Sauf que je ne l’ai pas fait. Je n’ai pas tiré de trait noir sur fond blanc. Je n’ai pas dessiné de couteau sans lame auquel il manque le manche, je n’ai pas crié ma douleur dans un tourbillon de souffrance, je n’ai pas non plus inventé l’anti-accord absolu. Alors, désolé, ce n’est pas moi l’artiste.

D’autre part, loin de moi l’idée saugrenue que de mesurer le poids relatif de cet art dans la société pré-post Panama papers en kilo. Mais on a les filtres et les repères que l’on peut. D’ailleurs un artiste qui dépasse le quintal est souvent mort et n’a plus besoin de mettre du beurre dans les épinards. Et de se rappeler que de son vivant, il se contentait d’épinards à la vapeur. Notre époque est…

Rencontrerai-je l’artiste par le biais de son art ? C’est une autre histoire. Mais pourquoi pas ?

Article: Une forme de « coming out »

Bonjour !

Origenius, comment faites-vous pour me toucher toujours si justement, en plein coeur ?

Je ne sais pas. Je vous prends au sérieux, et je ne prends pas au sérieux. Je mélange. Et voilà.

Dites, Origenius, je peux venir vous voir, un jour, à l’autre bout de la planète ?

Mais bien sûr, venez quand vous voulez. Ce sera avec plaisir. Il faut juste monter dans un avion et attendre le moment d’en descendre. En fait, pour chez moi, au moins deux avions. C’est très mauvais pour le bilan carbone. Mais on s’en fout parce que de toute façon ces avions prendront leur envol. A moins que vous ne préfériez la barque, mais ce sera plus long, surtout qu’il n’y a pas beaucoup d’étendues aquatiques qui nous séparent.
Voici mon lieu de villégiature permanent : c’est cette grosse et vieille baraque japonaise aux toits rouges tout à fait inconfortable dans laquelle mon appartement est disloqué aux quatre coins. Mais j’ai un four à micro ondes. Et des ordinateurs. Et c’est une maison très attachante.

Bonne journée, enfin bonne nuit.

Article: Une forme de « coming out »

ようやく戻って来た!

C’était ma première réaction in petto en voyant apparaître « Madame Poppins » en haut de ma fenêtre Safari… Pour un temps, je me remets donc au français… Je me suis donc dis en moi-même : « Enfin elle est revenue ! ».
Mais plus poliment, en m’adressant à vous : Bienheureux de vous retrouver… il me tardait de vous relire un jour !

Je suis féru d’ordinateur, de photo et autres geekeries… puis-je continuer à lire ? Et je ne suis non plus dans un train, mais à mon bureau, ça ne vous fait rien que je continue la lecture ?

Mais ma joie de vous relire a fait place à une profonde tristesse. Laquelle s’est apaisée par ce semblant d’explication tentant sa propre justification que j’ai du mal à reconnaître comme telle. Mais enfin… Puis comme toujours chez moi, je cherche les prémices d’espoir, les motifs d’espérance : la « paix intérieure » me semble un bon programme.

(Je décide d’écrire ces lignes avec Zbigniew Preisner et son album « Requiem for my friend ». Pour moi, c’est géant ! Désolé je n’ai ni Qobuz ni Deezer.)

Le mot clé ici, c’est « intérieur ». Comme si notre manière d’être au monde était conditionnée par l’état de notre intérieur habituellement disloqué, désintégré en une myriade de pièces de puzzle indistinctes. Et on essaie ou non de les rassembler, d’arranger les morceaux pour trouver une harmonie qui permette un être au monde satisfaisant.

Et puis la surprise… un petit mot glissé en commentaire il y a 7 ans qui a fait mouche. Merci.

Ce matin, j’ai reçu un courriel de ma chère mère (cette concomitance est bienvenue). J’ai passé ma journée à réfléchir à ma réponse (on est ici déjà en soirée bien entamée). C’est une femme de justesse. Elle demande dans son courriel pardon à ses 4 enfants, qu’elle a élevés seule (je suis le deuxième et j’ai 49 ans, et tous mes cheveux, et tous noirs, à part quelques effrontés qui se distinguent) parce que, considère-t-elle, ses échecs ou les imperfections dans l’éducation qu’elle nous a prodiguée d’une main alerte volontaire et rigoureuse, quoique aimante, ont pu laisser des blessures dont nous souffrons toujours. C’est un fait. Et mes blessures restent là tapies sous le tapis de mon intérieur disloqué, prêtes à surgir n’importe quand, juste pour se rappeler douloureusement à mon souvenir et entretenir ainsi cette disharmonie ambiante. Avec une très grande douceur, elle nous a invités à cette démarche inhabituelle. Par conséquent, en vaquant à mes occupations habituelles d’un lundi de congé (oui pour moi le congé c’est le lundi), j’ai soulevé mon tapis intérieur et je lui ai écrit non sans douceur et prévenance les deux points douloureux, que je n’ai pas avalés, et dont le souvenir reste limpide, et que je suis heureux de lui pardonner. C’est tout. Mais c’est tout.
J’ai donc dû mettre des mots sur ces souffrances, les nommer, les circonscrire et les dévoiler. Aujourd’hui parce que le temps est venu aujourd’hui. Pour la première fois les larmes que j’ai versées en nommant ces épisodes ont été des larmes de joie. Et ce n’est même pas parce que j’ai reçu un pardon, mais parce que je l’ai donné. Et je pense pouvoir dire que je suis guéri de ces blessures parce que je les ai pardonnées à son auteur : je n’ai plus qu’à en sourire en pensant à ma chère mère… En fait ce n’est pas très compliqué.
Quand la paix intérieure se meut en liberté intérieure…

Vraiment, l’homme n’est pas la mesure de l’Homme.

Les féministes de tout poil auront remarqué à juste titre que j’ai glissé un H majuscule à Homme et que par conséquent, évidemment, j’exclus aussi bien le genre féminin que le genre masculin de mon propos en essayant de rejoindre l’essence même de l’être humain qui pourrait, si elle est bien comprise, devenir le prisme à travers lequel on pourrait apprécier les femmes et les hommes que nous sommes à leur juste dimension… mais ça c’est au prochain épisode !

Et le pardon, Madame Poppins, fait-il partie de votre arsenal psychothérapeutique ?

Merci pour votre franchise !
Mais vraiment cette expression « coming out »… qu’est-ce que c’est moche ! Il n’y a rien en français ?

Amitiés
Origenius

Article: Open bar de mars
Origenius
, le 07.03.2016 à 22:01
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Article: Open bar de mars

Et bah dis donc… c’est le bureau des pleurs aujourd’hui sur cuk. Je croyais que c’était open bar.
Il n’y a donc plus rien qui nous fasse rêver chez Apple ? Bien sûr il y a quelques petits désagréments. J’en ai même un très précis en tête mais comme il est lié à la gestion du clavier quand on écrit en japonais… ça n’intéresse personne donc je n’en parlerai pas. Mais à part ça, mon petit El Capitan sur mes deux mac principaux qui commencent à être anciens tourne parfaitement. Je suis très content d’avoir fait la mise à jour. J’ai un PowerMac G5 qui tourne sur 10.5.8, que j’utilise dans une de mes dessertes pour le fun : Je trouve son interface lourdingue, dont le graphisme empesé ne me fait pas regretter une seconde ce qu’on appelle aujourd’hui le flat design : je me suis donc bien habitué à cette légèreté graphique… et j’en suis satisfait. Vous rappelez-vous que sur 10.5.8, on ne peut redimensionner ses fenêtres que par le coin en bas à gauche ? Aujourd’hui, avec El Capitan, on a un super trackpad qui permet des manipulations incroyables sur cette interface tant décriée… (c’est vrai qu’avec une souris avec fil et molette, on ne peut pas s’en rendre compte…) Comme les pianistes, il faut savoir utiliser au moins un, deux, trois ou quatre doigts avec pression adaptée (toutes mes excuses aux pianistes), ça s’apprend et c’est très efficace. Et ce que j’apprécie vraiment, grâce à ses pointeurs intelligents, c’est la gestion des espaces ou des écrans… J’ai actuellement 20 écrans virtuels (au gré des fenêtres et applications en plein écran) accessibles en un tour de mains et auxquels j’ai associé des applications. Avec un peu de maîtrise, comme le drag and drop maintenu en changeant d’application/écran, c’est un plaisir de naviguer. Comme si j’étais devenu à mon tour Grand Timonier multithread. (Usurpation d’identité malheureuse)
C’est vrai que je n’installe pas de TotalFinder, ni de PathFinder, ni de DefaultFolder sur mes machines : c’est la raison pour laquelle je commence à maîtriser le Finder. Il est bien plus subtil qu’on ne le pense, et mes machines restent stables et élégantes.
On peut sans doute regretter quelques fonctions et applications disparues, comme si Apple se servait de sa clientèle comme laboratoire de test grandeur nature, mais de là à basher systématiquement parce que c’est la mode et parce que l’ambiance générale y porte… Quand le ciel bleu est bleu, il est juste bleu ! Ce n’est pas la peine de se rappeler qu’il a plu ou de s’inquiéter qu’il puisse pleuvoir malgré tout ! Et même la pluie, qu’est-ce qu’elle est belle !
Merci François d’apprécier El Capitan… Je me sens moins seul.
Un petit effort, il reste deux heures avant le prochain article… Pouvez-vous partager ce que vous adorez dans El Capitan ? Juste un petit effort… et vous allez être surpris d’être heureux deux minutes !

Article: A vous, qui n’aimez pas que je te dise tu.

Le tutoiement en famille ou à l’école communale était naturel. Je tutoyais bien mes frères et sœur ainsi que mes parents. Et si mon institutrice me tutoyait habituellement, il était évident que je la vouvoyais.
Et je me souviens de la première fois que l’on m’a vouvoyé… Je n’en suis pas revenu ! Aux yeux de cette personne qui n’était autre que mon professeur principal à mon entrée en sixième, j’étais suffisamment « grand » (11 ans) pour être vouvoyé. Quel honneur ! Le souvenir diffus de cet épisode me réjouit toujours. Le morveux que j’étais devait prendre son rang. C’en était fini des amusements de gamins ; il convenait de devenir sérieux parce qu’elle m’a considéré comme tel. Je pense que j’ai compris ce jour-là que j’étais un adulte en devenir, quoique toujours un sale morveux par ailleurs. Collège Anatole Bailly, Orléans, 1978.
Alors donc le vouvoiement est devenu pour moi non seulement une marque de respect que je devais aux gens respectueux, c’est-à-dire tout le monde, mais aussi une marque de respect à la personne « respectable » que j’étais devenue.
Au Japon, où les relations interpersonnelles sont déterminées verticalement selon les préceptes confucéens, il y a une telle quantité de nuances de « tu » et de « vous » qu’il est difficile de tomber « juste » pour l’immigré que je suis. Suivant les interlocuteurs, on appartient à telle ou telle strate à laquelle est lié un niveau de langage qui convient à la strate de son interlocuteur… C’est compliqué car non seulement les formes verbales sont différentes, mais le vocabulaire lui-même change selon la situation. On me pardonne assez volontiers mes impairs car « je n’y comprends rien, vu que je ne suis pas Japonais » Ça m’arrange et j’en joue parfois…
Ce qui est amusant, c’est que je ne connais pas le prénom des gens, même de ceux qui me sont proches, car on est toujours interpelé par son nom de famille si on n’appartient pas justement à la famille. On affuble un suffixe au nom, celui-ci détermine le niveau de respect qui est dû… Il y a une vingtaine d’années, lorsque je suis arrivé au Japon, je me suis présenté à un groupe de gens avec mon surnom (que j’étais triste d’avoir laissé en France). « Je m’appelle Fix » ai-je déclaré. Tout le monde a cru que c’était mon nom de famille. Je me suis fait appeler « Monsieur Fix » pendant l’année de ma présence dans cette ville… Ça m’amusait.
Enfin bref, tout ça pour dire qu’on fait ce qu’on veut du moment qu’on tient sa place et qu’on privilégie le respect…

Article: Chipolo, c’est rigolo, et ça vous tire de l’embarras

Salut

Mis à part le fait que je ne suis plus bordélique comme je l’étais jadis, je me suis amusé à décider que les objets importants devaient avoir leur place. Le bazar, c’était bien quand j’étais jeune, une forme de laisser-aller insouciant. Et puis ça m’a fatigué. Alors l’insouciance a laissé la place à un minimum d’ordre. Un ordre qui m’a finalement permis de rester… insouciant ; la fatigue en moins.

Mais en fait, si le véritable problème, c’étaient les clefs ? En vérité, je ne retrouve plus jamais mes clefs, parce que je n’en ai plus. Ou plutôt je laisse tout ouvert donc je ne m’en sers plus, elles sont rangées quelque part. Si par extraordinaire, j’en ai besoin un jour, je saurai où les trouver. Je me suis expliqué sur cette utilisation particulière des clefs dans ce petit texte. Si ça vous chante.

Seul bémol : la clef de la voiture ! Mais ce n’est plus une clef ! C’est juste un pass qui indique à ma voiture que je suis dans les parages. Ma voiture n’a pas de serrure, elle n’a que des boutons activables en présence du pass… Je le (la) garde donc dans mon porte-feuille tout près de mon permis et dans ma veste… Et le tour est joué.

Quelle liberté !

Donc ces petits chipolos ont l’air bien sympa, mais je ne saurais pas bien à quoi les accrocher… à part sur mon iPhone qu’il m’arrive de chercher… Mais comme je le fais sonner avec mon AppleWatch, qui indique aussi l’heure, je le retrouve !

Origenius

Article: À propos de WordPress
Origenius
, le 15.02.2016 à 14:31
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Article: À propos de WordPress

Je me permets de prendre la parole à propos du multilinguisme. Mais pas pour aller dans le sens du vent.

Il faut en considérer deux formes.

Celle de l’interface du site: un locuteur japonais doit pouvoir tomber naturellement sur la version japonaise du site, celle-ci étant liée à son système informatique, et découvrir les articles et contributions dans sa langue, à la rigueur sans même s’apercevoir que d’autres langues sont disponibles.
Et, en second, les traductions des articles et contributions.

La possibilité de changer d’interface linguistique et de choisir l’une des traductions des interventions à sa guise de manière transparente est évidemment un bonus appréciable.

À mon humble avis, le CMS qui sait parfaitement gérer cela, et je dirais même qu’il en est le champion du monde, c’est SPIP. Il le fait même en standard, sans plugin ajouté. (Sans compter évidemment tous les autres raffinements et joyeusetés qu’il propose…)

J’ai construit moi-même quelques sites multilingues pour moi (français et japonais), pour mon frère (français, anglais et indonésien) et pour d’autres dont le multilinguisme est une nécessité. SPIP m’a toujours donné pleine satisfaction. À titre d’exemple, je vous soumets l’URL du site de mon frère. L’interface, comme la plupart des articles sont trilingues. Éprouvez-en la transparence !

Origenius

Article: Et une Clean Install, une!
Origenius
, le 30.01.2016 à 01:16
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Article: Et une Clean Install, une!

La tentation de faire une « clean install » est forte.

Cependant, à mon sens, le terme reste ambigu. N’y a-t-il pas deux manières de faire cette « clean install » ?

Après avoir fait une sauvegarde de son disque des dossiers User, Applications et autres préférences en lieu sûr , et afin d’éviter l’empilage successif des OS X les uns après les autres, mais surtout les uns sur les autres, on peut décider de formater son disque dur et d’installer un OS X tout neuf et tout récent.

Voilà donc une installation propre en bonne et due forme.

Pour moi, c’est ce qu’on fait ensuite qui reste problématique.

Avec l’utilitaire de migration, on peut réimporter toute notre sauvegarde, expurgée du système évidemment puisqu’il est tout neuf. Mais n’est-ce pas la meilleure façon de « salir » à nouveau son système tout propre ?

A mon humble avis, les problèmes d’un ordinateur proviennent surtout du dossier Applications rempli de beaucoup d’utilitaires et de logiciels, qui après des années parfois sont devenus incompatibles pour certains et depuis longtemps oubliés, et des fichiers et bidules qu’ils se sont permis d’installer dans notre dossier User (Documents, Préférences…) Ainsi une réimportation de ce dossier User tel quel ne fait-elle pas que réimporter tous les problèmes dont on voulait se débarrasser, et ce, indépendamment d’un OS tout neuf compte tenu de toutes les incohérences qu’ils génèrent les uns pour les autres ?

En conséquence, il faut sans doute avoir le courage de la patience pour garder son installation la plus propre possible.

Réimporter ses documents de travail. C’est sans doute la première chose à faire. Et successivement réinstaller uniquement les logiciels nécessaires à son propre workflow quotidien, et le cas échéant installer les logiciels ou les polices que demande tel ou tel document de travail lorsqu’une fonction est requise. Ça peut prendre des semaines. Mais sans être empêché de travailler évidemment, c’est au coup par coup.

Et être étonné de constater tout ce qu’on n’a pas réinstaller !

J’en viens à la réflexion suivante : une clean install n’est pas suffisamment pertinente si l’on ne fait pas un vrai ménage dans ses dossiers user et Applications.

Et d’autre part une clean install intervient souvent par dépit ; les causes subtiles des dysfonctionnements étant trop difficiles à circonscrire et donc leurs remèdes efficaces inaccessibles, on fait le ménage par le vide, en ayant pris soin évidemment d’invectiver Apple, Microsoft et consort pour se dédouaner de son impéritie et de son impatience…

Mais comme je viens de le dire, je suis vraiment tenté de faire une clean install parce que cette espèce de §è!ç$^ù d’Excel m’horripile avec ses lenteurs insupportables contre lesquelles j’ai écumé le web afin de trouver des solutions dont aucune n’a fonctionné chez moi !

Article: Brains, les casse-têtes, ça vous plaît ?

Lorsque j’étais petit, durant les « grandes vacances » de l’été, j’étais envoyé chaque année en colonie de vacances ! J’en garde de merveilleux souvenirs en général. Cette colo fonctionnait sur le modèle des journées à thèmes. L’un des thèmes était la journée japonaise : on concourait par équipe à la fabrication d’un « jardin japonais » façon bonsaï. Je ne supportais pas cette journée qui me gavait comme aucune autre ! Qu’est-ce que c’était nul ! Je me suis rattrapé quant à l’amour du Japon puisque voilà maintenant 22 ans que j’y vis. Et quand un article, même sur les jardins, évoque le Japon sur cuk.ch, je suis immédiatement interpelé.
Merci Puzzo pour cette présentation, même si je ne suis pas très joueur, voire mauvais joueur, je vais me laisser tenter par la version IOS. Vais-je me réconcilier avec les jardins ?

Article: Antidote 9: il parle anglais maintenant! (MAJ le 9.12.2015)

Évidemment, à l’occasion de cette revue sur Antidote, il est de bonne guerre que de nous chamailler un petit peu sur l’orthographe.

Une faute s’est glissée dans ce post. Saurez-vous la retrouver ?

Oui.

Une seule faute s’est-elle glissée ? Non.
Tomber à bras raccourcis sur le « doigt », je veux bien. Mais c’est l’arbre qui cache la forêt. Comme le nez en plein milieu de la figure, ne pas repérer cette faute relève vraiment de l’inattention, alors même qu’il nous est demandé d’en redoubler.
Donc le « doigt » ne devrait pas nous dispenser d’en trouver au moins deux autres. A mon humble avis.

Laissez-moi mettre le doigt sur le problème suivant. Où se trouve donc le sujet de « Ne pourront… » S’il ne s’agit que de nos petits-enfants et arrière… C’est-à-dire ceux-là qui dans le futur useront de ces logiciels, alors la conjugaison est correcte. Mais y sont adjoints nos enfants et… nous-mêmes. Il me semble qu’en grammaire française, dès lors qu’il s’agit de « nous », tout ce qui est ajouté y est inclus, en conséquence de quoi, le sujet de « Ne pourront… » inclut ce « nous » et celui-ci devrait s’écrire « Ne pourrons… » c’est la première faute. Je néglige le fait qu’il y ait une majuscule, c’est peut-être voulu.

La deuxième est plus une interrogation. Par quelle pédanterie nous autorisons-nous à utiliser un verbe sous la forme d’un subjonctif plus-que-parfait dans une proposition principale ? Qu’est-ce qui justifie cette forme « j’eusse aimé » ? Le subjonctif n’est-il pas réservé à une proposition relative, lequel se conjugue selon la règle de la concordance des temps ? Une proposition principale ne requiert-elle pas l’indicatif ou le conditionnel ? Il eût (oups) aurait fallu écrire : « J’aurais aimé ». C’est certes moins « prout prout ma chère », mais c’est correct.

En toute amitié bien sûr !

Article: OpenBar
Origenius
, le 05.10.2015 à 04:02
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Article: OpenBar

Bonjour
Aujourd’hui, c’est Open bar ou Content blocker ?
Je veux dire par là que cet article sur les content blockers aurait mérité de ne pas paraître un premier lundi du mois : n’y aurait-il pas confusion éditoriale ?
Si le principe de l’Open Bar est de donner une fois par mois la parole aux lecteurs plutôt qu’aux rédacteurs quant au choix du sujet principal, quitte à ce que la discussion parte en vrille, pourquoi vouloir s’en protéger en proposant malgré tout un sujet ?
Si c’était vraiment Open Bar, je me contenterais de réagir aux propos de J-C sur la domotique, à moins que je ne vous parle du meilleur restaurant de sashimi du monde qui est en bas de ma rue, sans aucun complexe. Mais ce faisant, j’aurais l’impression de délaisser le très intéressant sujet sur les Content blockers, avancée majeure influençant nos comportements d’utilisateurs web.
Comment réagir aujourd’hui ?
Un Content blocker «anti-sujet-principal-interessant-le-jour-de-l’open-bar» SVP !

Article: Orléans
Origenius
, le 01.10.2015 à 17:30
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Article: Orléans

Moi qui suis né à Orléans, j’ai été agréablement surpris de découvrir le sujet du jour. Lorsque des Japonais me demandent d’où je viens, ce qui arrive assez souvent finalement, vu ma carrure et mon aspect occidental, je leur réponds « オルレアン », ce qui veut dire Orléans dans la langue locale. Un sur deux me rétorque « Ah oui, Jeanne d’Arc ! » Et d’ajouter à mon tour : « En effet et je suis allé à l’école avec elle » (同級生でした pour les japonaisants). Bref même les Japonais connaissent Orléans et Jeanne d’Arc.

L’illustration de la boîte de ce jeu me semble moyenâgeuse. Peut-être même l’armure y dessinée évoque-t-elle Jeanne d’Arc ?

Ce jeu, tout allemand qu’il soit, aurait-il comme fondement historique la guerre de 100 ans et particulièrement Jeanne d’Arc pour se nommer « Orléans » ?

Article: Regards sur le Japon – partie 6

Salut

Merci pour ce voyage japonais. Ça me rappelle que je ne suis pas allé à Kyoto depuis plus de 10 ans. Alors moi aussi, j’ai envie d’y retourner, à frais nouveaux.

Et au milieu de ce complexe de bâtiment hautement bouddhiste, on se retrouve nez à nez avec un sanctuaire Shinto. Si ce n’est pas un bel exemple de tolérance…

Oui et non. Disons qu’on voudrait bien y voir un exemple de tolérance « à l’occidentale » une forme de syncrétisme bienveillant et respectueux auquel on aspire et redoute tout ensemble. Où chacun selon ses aspirations personnelles et spirituelles y trouverait son compte. Où tout se vaudrait finalement puisque le point de référence reste l’individu doté du libre arbitre et de droits imprescriptibles.

Sauf que la vision bouddhiste de la chose n’a strictement rien à voir avec notre conception par trop émerveillée.

Il serait trop long d’expliquer cela ici, mais pour faire court (et donc nécessairement inexact) je tente un résumé :

Dans le cycle des innombrables morts et renaissances (Samsara) que l’on subit pour atteindre l’Éveil, c’est-à-dire la sortie de ce cycle mortifère, afin d’atteindre ce qu’on appelle le Nirvana, dont le Bouddha que l’on connait, le fameux Sakyamuni, a révélé sa propre expérience, tout acte humain « juste » est un capital à poser à l’actif du candidat à l’Éveil, une marche qui lui permet de mieux renaitre jusqu’à devenir Boddhisatva, ultime étape avant la sortie du Samsara. Or sont inclus dans ce cycle tous les êtres humains et leurs expériences de la vie, les actes « justes » et les autres, mais aussi tout ce qui dépasse l’humanité, en bas et en haut. Donc, en ce qui concerne le Japon, même les divinités, le panthéon shinto, est à « l’intérieur de ce cycle mortifère»… En langue occidentale, on dirait que les « âmes divinisées » sont toujours sur le chemin de l’Éveil. Tous les dieux shinto, pour le bouddhisme, tous les kami-gamis (神々), ces divinités japonaises, sont encore en chemin vers l’Éveil et n’ont donc pas encore atteint le Nirvana. (C’est difficile à comprendre pour un occidental qu’un dieu ait non seulement un chemin à parcourir, mais qu’il ne soit pas encore arrivé !)

En conséquence, le bouddhisme accepte la présence de temples shinto à l’intérieur de ses temples non pas par gentillesse ou tolérance, mais par nécessité pour les divinités elle-mêmes. Non seulement les êtres humains que nous sommes, mais toutes les créatures d’en bas et celles d’en haut, sont toutes sur ce chemin pour sortir du Samsara par la voie expérimentée et explicitée par Sakyamuni, le Bouddha. Il est donc nécessaire que des temples shinto, pour les divinités qui les habitent, soient aussi dans les temples bouddhistes afin qu’elles puissent accomplir ces actes « justes ». Exactement comme moi, comme être humain, je vais parfois dans les temples bouddhistes. Et même si je ne suis pas bouddhiste, pour le bouddhisme, j’accomplis un acte « juste » qui me propulse encore un peu plus vers… Il faut bien le permettre aussi aux divinités shinto, tous ces kamigamis en espérance !

Voilà. Je ne sais pas si j’ai été clair, mais je n’ai pas bien la place de l’être en commentaire de blog !

Bon je vais repartir au Japon… Ah bah non, j’y suis déjà… et à vie si ça se trouve.

Amitiés

Article: Adware et grosse amélioration de connexion

Pour répondre à Diego.
Evidemment, tu as raison, pour installer un fichier, logiciel ou je ne sais quoi, sur Mac OS X, ou sur un UNIX en général, l’autorisation d’un admin est nécessaire.
Mas es-tu sûr, lorsque tu renseignes ton mot de passe admin pour installer un soft, que l’installateur ne va pas installer autre chose que ce que tu escomptes ? Tu donnes ton autorisation pour un package dont tu ne maîtrises pas nécessairement le contenu, et en toute bonne fois, tu installes un truc que tu ne veux surtout pas.
Pourquoi, lorsque l’on visite des sites borderline comme ceux de torrents en tout genre, les pubs pour mackeeper sont-elles si invasives et source de clicks intempestifs ? Pour que soit installé à ton insu ce genre d’adware.
Et le pire, à mon avis, c’est le contrat passé entre Oracle et « ask-dot-com » qui fait que, lorsque tu installes Java 8.40, alors que tu ne veux installer que Java, dans le package sera installé aussi ce junkware d’ask-dot-com qui va te pourrir ta navigation sur Internet. On peut lire sur cette page quelques explications.
C’est d’ailleurs à l’occasion de cette mésaventure qu’il y a quelques semaines, j’ai découvert adwaremedic que François nous présente aujourd’hui.
Bref, pour installer ces trucs, on donne bien son autorisation : on est juste trompé.

Article: Regards sur le Japon – partie 4

Salut
Merci beaucoup Fabien !
Je dois être parmi les rares lecteurs de cuk à apprécier cet article, non pas avec envie, mais avec nostalgie. Il y a maintenant 21 ans que je traine mes guêtres au Japon. Et je suis allé une seule fois à Takayama, mais ça doit faire à peu près 20 ans… Alors je me prends à repenser à l’innocence de mes premières années de Japon, consacrées essentiellement à l’apprentissage de la langue et de la culture : c’était un temps difficile mais tellement enrichissant.
En fait j’aimerais retrouver cette ambiance initiale où tout est nouveau et passionnant. L’un de mes confrères de l’époque, il est mort depuis, m’avait fait la réflexion suivante, je cite : « Tu restes au Japon 15 jours, tu écris un bouquin ; tu restes 6 mois, tu écris un article ; tu restes 20 ans, tu gardes le silence ». J’ai bien peur de ne plus pouvoir rien écrire qui soit pertinent aujourd’hui sur ce pays que je ne quitterai pour rien au monde. Si bien que je t’envie Fabien de pouvoir raconter simplement avec les yeux de la découverte quelques particularités locales qui m’ont rappelé cette jeunesse insouciante de mes premiers pas japonais.
Je n’ai plus qu’à patienter d’y passer toute ma vie pour pouvoir, j’espère, écrire un livre.
A cette époque, j’avais un Canon A1. Je mettais du Tri X pan dedans, et quand je ne pouvais plus faire autrement que de jeter mes dictionnaires par la fenêtre, je descendais dans le furo, qui était une pièce fermée. Et je développais mes films moi-même avec un agrandisseur et tout et tout ! Ça aussi, c’est de la nostalgie à l’état pur. J’y ai passé des heures dans le noir complet, loin des kanjis assaillants. Depuis j’ai scanné mes négatifs. Voici donc une photo d’un marchand de saké de Takayama d’il y a vingt ans. Je pense que cette photo date du 9 août 1995.

Article: Pourquoi tant de préjugés qui nous divisent ?

Ça m’a encore fait bien rigoler. Le résumé d’unna est limpide : j’ai réussi !
Je savais bien qu’une belle âme allait parvenir, même à son insu, à me diriger sur la bonne piste !
Je suis fort honoré de devenir le vice-président de l’Amicale des Laissés pour compte de l’Internet.
J’ai bien un Mac, j’en ai même plusieurs dont certains ont bon caractère, et par un simple clic, un petit peu partout aussi, parce qu’il y a maintenant des http://www.rogercuneo.ch un petit peu partout, je suis bien entré dans le sanctuaire.
J’ai une nouvelle question. J’ai aussi un iPad Air 2. N’ayant pas réussi à appairer ma souris avec cet engin, je ne sais pas comment cliquer. Quelqu’un aurait-il le début d’une solution ?

Article: Pourquoi tant de préjugés qui nous divisent ?

Bonjour Roger.

J’ai bien rigolé, mais j’ai eu quand même un peu de mal.

J’ai bien mis mon bâtonnet vertical sur un certaine nombre de « Roger Cuneo ». Il ne s’est pas transformé en flèche, et… rien du tout. J’ai pourtant essayé de cliquer au dessus, à gauche ou à droite, près de la fenêtre, que j’ai dû d’ailleurs ouvrir moi-même même s’il fait encore un peu frisquet.

Une fois même, j’ai cliqué sur « Roger Cuneo » comme demandé, et j’ai obtenu ceci :

Informations utilisateur

Roger Cuneo

Af­fi­cher l’adresse e-mail.
Ar­ticles: 14
Com­men­taires: 161

Je me suis dit que c’était un bon début.

Ensuite je me suis rendu compte que peut-être, suivant un conseil tardif, il fallait « double-cliquer ». A la recherche d’un nouveau « Roger Cuneo » qui parsème le texte, j’en ai trouvé un qui m’avait peut-être échappé, j’ai double-cliqué, et j’ai obtenu une belle sélection colorée. J’ai bien copié et collé un peu partout. C’était joli. Mais c’est tout.

Ce que j’aime, avec cuk.ch, c’est que grâce à la bonne volonté de chacun des intervenants, on trouve toujours une solution. Une belle âme voudra bien m’expliquer s’il faut cliquer, double-cliquer, tirer, pointer, ou que sais-je encore ? Je garde confiance.
L’informatique, c’est fantastique !

Amitiés

Origenius

Article: Regards sur le Japon – partie 3

Salut
Merci pour ce voyage au Japon ; il me reste encore tellement de lieux à y découvrir. Je ne suis toujours pas aller à Matsumoto…
Cependant, j’abonde dans le sens de Fabien quant à la notion de ville ou village… Par rapport à ce que nous entrevoyons en Europe. J’habite les deux tiers de mon temps dans une ville de 128 000 habitants, Otaru, coincé entre mer et montagne. C’est quand même un patelin ! Enfin, une petite ville. L’autre tiers, Kutchan à 60 kilomètres de la précédente, avec ses 20 000 habitants, c’est vraiment la campagne. A part la neige qui pousse en hiver et qu’on moissonne jusqu’au printemps…
La grandeur ou la fierté ne se mesurent sans doute pas à coup de milliers d’habitants… où que l’on soit.

Article: Anne Cuneo nous a quittés, ce mercredi soir

Je suis partagé entre la tristesse, la reconnaissance et l’espérance.

La tristesse provoqué par la disparition d’Anne : chacun comprend.

La reconnaissance pour ce qu’Anne m’a apporté sans qu’elle sans doute. Outre ses textes parus ici, j’ai dévoré « Le maître de Garamond ». Quelle liberté !

J’ai acheté la version standard de ce livre sur iBooks où elle déclare dans la préface que justement ce texte était imprimé en « Garamond », ce qui n’était évidemment pas le cas de la version électronique… je l’ai donc désossée, édité ma propre version et, en quelques règles CSS, inséré la police Garamond. J’ai donc lu son ouvrage de manière confortable, telle qu’elle l’envisageait. C’est juste mon clin d’œil.

Et contre tout défaitisme ou silence pudique, je porte toujours une grande espérance. Ce matin, j’ai lu cet article à mon réveil ; de bon matin enneigé, je suis allé célébrer l’Eucharistie. Je l’ai célébrée pour elle… De mon point de vue, c’est « tout » ce que je pouvais faire…

Courage & amitiés

Origenius

Article: Bon Noël à tous!
Origenius
, le 25.12.2014 à 09:49
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Article: Bon Noël à tous!

Pour moi, Noël, c’est presque fini puisqu’il est près de 18 heures… Mais enfin j’ai encore une messe de minuit ce soir, alors ça continue.

Quant à l’absence de neige, ce n’est pas tout à fait le cas dans ma contrée. Déjà plusieurs mètres cumulés cette saison. Ça fait longtemps que je n’ai pas vu un bout de bitume. Mais j’ai avalé près de 2000 km en ce mois de décembre : ma voiture 4×4 et mes pneus neige se portent bien. Ouf. J’espère, tout fils de carrossier que je suis, ne pas rencontrer le plus proche de chez moi !

Je vous laisse, ce soir, plein de Japonais encore inconnus vont se pointer et des Australiens et Américains qui viennent skier près de chez moi seront là aussi (Niseko et Kutchan, pour ceux qui se demandent où je suis). En japonais, ça ira, car c’est ma langue quotidienne, j’y suis habitué, mais il faudra bien que je dise un petit mot aussi en anglais ; là ce n’est pas garanti. Mais enfin je vais faire un effort.

J’espère que les « bruits et les excitations » ne vous détourneront ni ne vous distrairont trop de l’infinie délicatesse du petit nouveau qui ne demande qu’à être accueilli. Il ne frappe pas plus fort à notre porte intérieure qu’un gazouillis ne se fera entendre dans le brouhaha festif. Quel challenge !

Bonnes fêtes de Noël !

Article: Mon rythme cardiaque
Origenius
, le 07.10.2014 à 11:25
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Article: Mon rythme cardiaque

Salut

Le Père et le Saint-Esprit ont voulu un fils mais ne pouvaient l’avoir seuls. Ils ont fait appel à une mère porteuse. Mais je reconnais les limites de l’analogie. Dans la GPA, on demande leur accord aux femmes. Marie n’a pas eu le choix

Ça m’a fait bien rigoler, et c’est sur ce tweet vous me permettrez de rebondir pour commenter le fait qui nous occupe. Un bon mot pour clouer le bec aux idéologues pseudo-religieux de tout poil, pourquoi pas ?

Au delà de la première réaction qui nous ferait dire : « Ah ! C’est bien trouvé ! Ça leur fait les pieds à ces réactionnaires incapables de penser le progrès ! »

Mais enfin à bien y réfléchir, cette assertion s’apparente à un sophisme. De plus, pour qui manque de culture religieuse, ce qui semble être le cas, ce bon mot n’apparaît pas immédiatement erroné. Mais enfin on ne peut pas demander à un tweet trop de précisions circonstanciées : c’est la règle du jeu.

Juste deux remarques donc.

D’abord, dire que « Marie n’avait pas le choix » n’engage que l’auteur du propos : A relire l’Evangile de Luc et les commentateurs de la tradition ecclésiale, l’assentiment de Marie est pleinement libre, et « si le “Père & l’Esprit-Saint” l’ont invitée à porter le petit Jésus », ce fut dans le plus grand respect de sa personne. C’est quand même différent du « respect » qui devrait être dû à une mère porteuse, lequel ne se mesure finalement que par le nombre de billets verts…

Ensuite, si l’auteur de cette analogie avoue qu’elle est limitée, il n’en demeure pas moins qu’il conviendrait de la pousser un peu dans ses retranchements car elle est tout simplement fausse. En effet, dans la cas d’une GPA, la mère porteuse se débarrasse du « fruit de ses entrailles » contre quelques dollars, nous l’avons vu. Mais enfin, le petit Jésus, c’est ki ki l’aime, l’élève, le nourrit, l’éduque, l’habille ? Et sans aucun porto-dollar !

Diego, tu t’en doutes, je vais m’en souvenir, de ce tweet !

Donc n’oubliez pas, Madame Poppins, ce tweet pour renvoyer dans leurs 6 mètres ces énervants. Mais que de combattre cette idéologie religieuse justifiant tout et n’importe quoi, et surtout son contraire, ne vous dispense pas en l’occurrence de l’honnêteté intellectuelle : ne tombez pas dans le travers inverse.

En toute amitié.

Origenius

Article: Deux-trois choses sur OS X Yosemite

Merci Yannick pour ce rapport d’expérience.

Je ne suis pas passé à Yosemite ßeta, bien que mon compte développeur (du dimanche) m’y autorisât. Je n’ai simplement pas envie de prendre le temps nécessaire aux exigences relatives à la ßeta dont les utilisateurs sont censés s’acquitter. Outre la sensation d’être privilégié : pouvoir utiliser gracieusement un logiciel en toute honnêteté avant sa sortie officielle, qu’en est-il des « obligations afférentes » ?
Il ne faut quand même pas oublier que l’utilisation de cette ßeta doit permettre aux développeurs de répondre à deux grands objectifs. Le premier étant de débusquer des bugs et des incohérences certes, mais surtout le deuxième, de préparer la panoplie de logiciels que l’on développe à leur bonne utilisation pour ce nouveau système.

Ainsi, prétendre télécharger et utiliser ce logiciel en dehors des objectifs initiaux et se permettre d’émettre des critiques à l’encan parce qu’il ne fonctionne pas comme on s’attendrait qu’il fonctionne relève à mon avis de la malhonnêteté intellectuelle.

Alors donc, je constate, cher Yannick, que tu fais un certain nombre de remarques sur l’interface qui pique les yeux ou non etc. Tu nous partages tes sensations à l’utilisation de Yosemite et nous t’en remercions. Mais j’aimerais savoir, à part cet article sur cuk, de quelle manière tu as pu rapporter à Apple les critiques que tu présentes ici, avec pour objectif bien sûr que tes remarques soient prises en compte puisque tel est l’objectif d’une ßeta ? D’autre part quel(s) logiciel(s) es-tu en train de préparer pour son (leur) bon fonctionnement dans Yosemite ?

Mais ces questions ne s’adressent pas qu’à toi particulièrement, mais à toutes les personnes qui utilisent déjà ce soft et qui ont tendance à râler dans le vide…

Amitiés