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Résultats pour l'auteur: Anapi
89 commentaires trouvés.
Article: La frontière est mince…
Anapi
, le 11.12.2013 à 17:36
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Article: La frontière est mince…

Réflexions toujours aussi intéressantes. Merci d’avoir pris le temps de les partager.

J’ai un chef qui est jugé par tous “cassant”, ce qui n’est effectivement pas facile à vivre tous les jours. Toutefois, je trouve que le terme de cassant ne s’applique pas à lui (et sans doute pas à vous).

Il est certes direct, franc, met peu de formes pour donner son avis, ou pour réfuter celui des autres. Je considère cependant qu’il n’est pas cassant, car il ne cherche pas à mettre les gens en difficultés, ou à les humilier. C’est simplement son mode de communication. Il n’a d’ailleurs pas de problème pour recevoir des avis tout aussi directs en retour.

Si vous pouvez être perçue comme directe par votre entourage, il me semble à vous lire qu’il vous manque pas mal de méchanceté pour devenir vraiment cassante.

Article: Une saine relation client…
Anapi
, le 11.08.2011 à 10:50
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Article: Une saine relation client…

On va pouvoir faire un best of. De mon côté, j’ai pris un iPhone 4 l’an dernier avec Universal Mobilette, par internet compte-tenu de l’aspect virtuel de cet opérateur. Ces amuseurs m’ont envoyé le téléphone dans les délais, mais sans carte sim. Il m’a ensuite fallu attendre plus de trois semaines pour en trouver une dans une agence Bouygues, avec dans le désordre :

– vous l’avez acheté par internet, on ne peut rien faire

– ça fait moins de sept jours, c’est pas notre service

– ça fait plus de sept jours, c’est pas notre service (les mêmes)

– il faut aller dans une agence Bouygues (me dit la hot line)

– il faut passer par la hot line (me dit l’agence)

– on n’a plus de micro-sim

– …

Au final, geste commercial de 2 euros. Royal.

Article: Le minimalisme, un pas vers la décroissance?

@Migui

Merci pour votre réponse aimable. Je n’en méritais pas tant.

Je suis malheureusement tombé sur un article très favorable à Claude Allègre en allant sur le site que vous indiquez. C’est effectivement un scientifique, de renommée internationale, en géologie. Pour le reste, c’est une personne à la recherche de notoriété qui utilise son titre de “scientifique” pour défendre des idées qui sortent entièrement de son domaine de compétence. Si vous êtes chimiste, j’imagine que vous n’irez pas expliquer l’astrophysique, la neutronique ou la sociologie à la télévision, pour peu que vous soyez un minimum honnête et rigoureux. Allègre n’est plus ni l’un ni l’autre. Ce lien vers d’autres liens permet d’ajouter un peu de grain à ce que j’essaye de dire.

Je retournerais toutefois sur le site que vous indiquez, mais il me semble déjà que les critères de transparence et de rigueur y sont maltraités. Concernant le lien vers un site de référence, j’avoue ne pas en avoir (ceux déjà cités me conviennent). J’ai tendance à papillonner entre différents sites et à essayer de me faire une opinion à partir de la diversité des opinions que j’y trouve, quand c’est dans mes moyens en tout cas (je n’ai pas d’avis définitif sur les cordes cosmiques par exemple).

Article: Le minimalisme, un pas vers la décroissance?

C’est vrai que, ne croyant aucunement aux changements climatiques et autres dogmes écologiques (pluies acides, eutrophisation des cours d’eau via les phosphates des lessives, trou dans la couche d’ozone,…), je n’ai aucunement l’envie de me mettre à “minimaliser”

Mais c’est bien sûr, tout cela relève du domaine de la croyance ! Ca va me reposer de le savoir : la chimie (pluies acides, la couche d’ozone), on oublie. La biologie et la photosynthèse (eutrophisation), on oublie aussi. La science en général, on oublie. Revenons aux bonnes vieilles croyances, et discutons des problèmes scientifiques au bistrot du coin pour trouver leurs solutions ! Ou demandons à Claude Allègre, ça revient au même et ça évite d’avoir à payer sa consommation.

Désolé de réagir ainsi, ce n’est pas très constructif et ça n’a aucune chance de vous faire réfléchir ou changer d’avis, mais j’ai simplement du mal avec les obscurantistes, religieux comme scientifiques.

Article: Le talent a rendez-vous avec la morale…

Merci pour ce billet d’une grande qualité.

J’ai renoncé de mon côté à trier les oeuvres selon les qualités humaines de leur auteur. D’une part ça nous conduit à nous priver d’un grand nombre de choses merveilleuses (dont les oeuvres de Céline sont un très bon exemple), et d’autre part c’est une course sans fin.

En effet, il faudrait rajouter à domaine artistique tous les autres domaines où l’homme créé et où il y a un écart entre créateur et création. Va-t-on refuser d’utiliser internet au motif qu’il a été développé en grande partie pour répondre à des objectifs militaires ? Refuser d’utiliser l’électricité car sa partie nucléaire a été “fiabilisée” à Nagasaki ? Ignorer Socrates qui avait probablement des moeurs condamnables aux yeux de notre société actuelle. Ne plus lire le Figaro car il est vendu aux marchands d’armes ? (ah ah, il y a un intrus).

Bref, les pires personnes peuvent parfois produire des choses d’une grande utilité et/ou beauté, et je trouve de mon côté que c’est plutôt encourageant pour la nature humaine. Les roses poussent parfois sur du fumier.

Article: Inutiles, cocasses ou incompréhensibles pour moi…

Les journées de médiatisation passagères sont des pis-allers. On préfèrerait tous que la société assume de manière durable et soutenue la prise en charge des plus faibles, mais la réalité montre que non. Plonger les gens dans l’embarras en les mettant face à leurs égoïsmes n’est certes pas très gratifiant, mais comment faire autrement pour les intéresser à des problèmes dont ils ne veulent pas entendre parler ?

Notre société valorise par ailleurs les personnes “performantes”, depuis la maternelle où l’évaluation sévit déjà jusqu’à l’entretien individuel annuel avec son manager (pour ceux qui pratiquent). Que pèse l’humanité des personnes handicapées face à ces critères utilitaristes ? Sur quels critères, autres que la pitié, notre société peut-elle convaincre ses membres qu’une meilleure prise en charge est nécessaire ?

Le discours dominant renvoie les personnes handicapées (et fragiles en général) dans la catégorie des charges. Elle le fait avec fatalité, mais aussi avec empressement. Accepter et côtoyer la différence est plus difficile que de l’écarter de notre quotidien. En tant que papa d’un petit enfant autiste, je peux témoigner que les “solutions” de prise en charge existent, mais que l’hypothèse de départ reste une absence d’autonomie future, et que les “solutions” sont calibrées en conséquence.

Bref, je ne suis pas très optimiste pour l’avenir, mais je ne me rendrai pas sans combattre…

Article: Quatre plaisirs par jour, au minimum!

Il semblerait que le cancer ait également des causes véritables, et ne découle pas uniquement du bien-être ressenti au quotidien. Je connais par exemple des gens qui se sont faits non pas 4, mais 20 plaisirs par jour (un paquet de clopes), et qui font un vilain cancer du poumon à 50 ans.

C’est un contre-exemple, mais attention à ne pas non plus culpabiliser les “malades de notre civilisation”, qui ne sont parfois pas pour grand chose à leur maladie. Dans le même genre, il ne faut pas non plus confondre le plaisir et le bonheur : se gratter suite à une démangeaison peut apporter du plaisir sur le moment, mais ça conduira difficilement au bonheur véritable.

Question subsidiaire : si on lit cuk quatre fois par jours, ça compte pour un ou pour quatre plaisirs ?

Article: Snow Leopard, pas révolutionnaire?

Et bien chez moi, hormis quelques applications qui toussent, il y a au moins des progrès concernant l’impression et le scan depuis mon Epson. Je n’avais jamais réussi à régler cette imprimante qui me sortait toujours des photos trop sombres sous Léopard. Les nouveaux pilotes (DX 5000) ont résolu ces questions sans aucun réglage, et je peux même vérifier le niveau de mes cartouches depuis les fenêtres d’impression génériques.

Ah si, une “particularité” de Snow Leopard : rosetta n’est pas installée par défaut. C’est là qu’on réalise qu’il existe toujours des vieux logiciels sur son DD qui en ont besoin. Dans mon cas, le macbook m’a demandé de me connecter à internet alors que je voulais ouvrir un .doc avec office 2004… sauf que j’étais dans le TGV.

Article: Les journées n’ont que 24 heures, en comptant les nuits

Et bien moi qui ai encore du temps, je l’ai installé vendredi. Mal m’en a pris, car il y a effectivement quelques progrès à faire, que ce soit du côté d’Apple ou des autres développeurs.

En vrac :

– le carnet d’adresse s’appelle désormais Adress Book, et on modifie les fiches en appuyant sur “Edit”, of course.

– le Mac me demande sans arrêt mes mots de passe (wifi, mail), et ma première demande de démarrage du Trousseau m’a renvoyé une erreur : il s’agit d’une application classic ! Le second démarrage a heureusement fonctionné.

– Cyberduck ne marche plus, et la version béta rendue disponible reste perfectible

– ma vieille Adobe CS ne marche plus…

Bref, il semble sage d’attendre.

Article: Un problème d’échelle…
Anapi
, le 11.02.2009 à 01:52
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Article: Un problème d’échelle…

Je suis surpris par tes ordres de grandeur concernant la construction d’une auto.

200000 km à 8 litres au cent représente 16000 litres d’essence consommés pour produire un véhicule (tu parles d’énergie, pas de matières premières). Les pays produisant leur électricité avec du pétrole en consommerait environ le triple pour produire cette quantité électrique, ce qui conduit à un équivalent de 48000 litres d’équivalent pétrole pour l’énergie primaire.

Au prix du litre, seules les Porsche devraient encore circuler. Quelle est ta source ?

Article: Une focale, des faux c…ls (?)
Anapi
, le 20.01.2009 à 06:57
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Article: Une focale, des faux c…ls (?)

Pour la charge électrique, tu peux aussi toucher une armoire ou le bureau (métallique si possible) avec la paume ouverte au moment où tu quittes ton siège. Ca marche aussi en voiture, main à plat sur la portière au moment où le pied touche le sol. Le potentiel accumulé par le frottement entre ton pull et ta chaise va se décharger via ta main, sans provoquer d’arc car la surface conductrice est suffisamment importante.

Pour les objectifs, je suis comme toi réactionnaire, trouvant que la facilité du recadrage ne compense pas la qualité des focales fixes. Par contre, ça se paye en encombrement.

Article: Passage du Nord-Ouest, passage du Nord-Est… une chronique.

l’homme au centre avec la nature pour le servir… que cette expression soit capitaliste ou communiste, elle est semblable.

Ni l’une ni l’autre, je dirais biblique. C’est dans la Genèse, et beaucoup l’ont pris au pied de la lettre.

Concernant la décroissance, j’ai du mal à me convaincre que c’est une voie possible pour l’avenir, en tout cas de manière choisie. Aujourd’hui, l’ensemble des besoins vitaux est assuré pour une partie de la planète, celle qui parle d’économie (quand l’autre parle toujours de survie). La productivité dans les pays développés augmente sans cesse, et on est conduit à consommer des tas de choses inutiles pour que tourne le moteur de la croissance. Cette consommation ne répondant à aucun besoin vital, on créé de nouveaux besoins grâce à la mercatique, outil d’abêtissement des masses par excellence. C’est la croissance, qui créé des emplois quand elle est positive, et accessoirement donne à manger à une bonne partie de l’Asie depuis quelques années. Elle est cependant condamnée à moyen terme par l’épuisement des ressources.

Et si on utilisait les gains de productivité pour travailler moins ? C’est une idée simple, mais la concurrence mondiale et la subsistance de pays moins développés rend l’équation impossible. Il faut travailler plus, surtout et y compris pour faire vendre des choses inutiles.

La croissance n’est pas tenable et elle ne tiendra donc pas. La décroissance va sans doute arriver, mais il ne faut pas imaginer qu’elle permettra aux gens de vivre confortablement. La Russie a connu la décroissance dans les années 90. Elle présentait même des niveaux d’émissions de CO2 magnifiques vis à vis de Kyoto. La dégradation du mode de vie pendant la période est une illustration de ce que la décroissance sait produire.

Article: Djay (ou d’autres) trop cher? Allons-donc!

Il est également possible que les principes de l’économie de marché soient bien ancrées dans la tête des gens.

Je m’explique : les pêcheurs français font grève car ils ne peuvent plus vivre de leur pêche. On est dans un cas où le prix du marché n’équilibre plus les dépenses, et donc l’activité est en voie de disparition. Les pêcheurs disent la même chose que François, à savoir qu’il est injuste de travailler pour ne pas gagner sa vie. Mais qui parle de justice en économie.

Du côté numérique, un logiciel est un produit dont la vente n’affecte pas la quantité de l’offre. Le logiciel étant copié pour son consommateur final, l’offre est inchangée après copie, et donc (dans les limites de la thermodynamique) infinie. Offre infinie => prix nul. C’est la règle économique.

La plupart des consommateurs ont intégré ça de manière sommaire, je pirate, je vole des clés d’activations, et personne n’est lésé, au contraire du vol d’une pomme, d’un oeuf ou d’un boeuf. L’arrivée de presque-équivalents libres confirme ce sentiment : on peut obtenir des logiciels pour rien.

Donc 40 euros sont trop chers, 20 aussi, et même 1 trouvera bien une personne pour trouver ce coût exagéré. Ceci durera tant que l’on n’aura pas admis que l’économie numérique ne respecte pas la loi du marché, et que celle ci n’est pas universelle. En attendant, on aura encore beaucoup de débats sur le piratage et le coût des logiciels.

Article: Les étrangers…
Anapi
, le 22.05.2008 à 07:36
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Article: Les étrangers…

Même remarque Leo_11 : autant les faits sont intéressants et les données collectées enrichissantes, autant le lien avec tes conclusions paraît mince.

Une donnée supplémentaire serait également intéressante : l’évolution de la population de la Suisse. Car les étrangers peuvent être les parents de nationaux, et il est probable que l’évolution démographique à long terme en dépend fortement.

Enfin, le sentiment d’envahissement et la xénophobie dépendent sans doute d’un pourcentage, mais aussi de la position de l’observateur. Il est certain que le risque pour une personne de rencontrer un étranger vivant mieux que lui augmente avec le pourcentage d’étranger, et que cette personne sera donc plus prompte à souffrir de la comparaison et à revendiquer sa ‘qualité’ de natif ou national. Je pense ainsi que le rascisme ne dépend pas tant du nombre d’étranger que de la fragilité de l’observateur. Il est plus facile d’être tolérant quand on est riche et éduqué.

Pour terminer mon post, on a appris hier que M. Bruno Mégret quittait la vie politique française (qui l’avait déjà quittée depuis quelques temps) pour partir travailler à l’étranger ! Je lui souhaite de rencontrer son double dans ce pays étranger, ils auront sûrement des choses à se raconter.

Article: Un certain sentiment de justice…

Et bien moi, je vais vous décevoir, je ne pense pas qu’il existe de “Justice”. Ce que nous désignons par ce mot est dans la pratique un ensemble de règles que des humains ont choisi de s’imposer à eux-mêmes, démocratiquement ou pas suivant les exemples et les pays.

A partir de là, il semble normal qu’il y ait des choses qui ne nous conviennent pas.

Choisir ces règles démocratiquement semble un moindre mal, mais je trouve que l’on pourrait quand même faire un peu mieux. Que se passerait-il chez vous si vous votiez pour savoir ce qui sera préparé au dîner ? On peut penser que les frites gagneraient souvent avec des petits monstres. La démocratie doit dont obligatoirement être associée à une éducation permanente de ses électeurs, ou alors les règles qui sortiront du chapeau risque de virer à l’égoïsme généralisé ou à la bêtise la plus élémentaire.

Ce qui me choque n’est donc pas l’injustice ou la justice de telle ou telle loi, c’est que l’on ne fasse pas d’effort massif pour éduquer les électeurs aux problèmes de la société. On a ainsi régulièrement un sondage pré-législatif expliquant que la majorité (qui n’y connaît rien) veut une chose, ce qui justifie que le gouvernement vote une telle chose.

Article: Apéro, Juliette, Firefox et Airport/TimeMachine

Ah la la ! Juliette…

Cet album est superbe, et c’est le second où elle fait les textes. Le moins que l’on puisse dire est qu’elle s’en sort bien, qu’elle a toujours des choses passionnantes à raconter après 20 ans (au moins) de chanson et qu’elle y prend un plaisir contagieux.

“Chantez chantons c’est important

Sans complexe et n’importe comment

Ca s’ra pas pire et même plus beau

que c’qu’on entend à la radio.”

Article: Dans la boîte de cassoulet…
Anapi
, le 31.03.2008 à 07:34
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Article: Dans la boîte de cassoulet…

C’est amusant, j’ai moi aussi pris un an le 28 mars. Je n’en suis encore “qu’à” 33, ce qui est malgré tout une année difficile à passer pour les hommes, comme Jésus l’a démontré spectaculairement il y a quelques années.

Pour mes 33 ans, je suis allé faire du ski au-dessus de Chamonix, dévaler la vallée blanche pour être précis. Je suis donc formel : vieillir fait mal aux cuisses.

J’espère avoir mal comme ça encore pendant des années.

Article: Le bonheur – professionnel – est-il dans un pré ou un avion ?

Un jour, un DRH a qui je posais la question de la ‘carrière’ dans son entreprise m’a dit ceci : “L’ambition se mesure aux sacrifices que l’on peut faire supporter à sa famille.” Et la carrière s’en déduisait. J’ai dit merci sans façon, et depuis je fais ma carrière à moi.

Je croise depuis des tas de gens qui font effectivement carrière au sens de ce DRH. Leur famille n’est pas toujours brillante, mais plus que ça j’ai constaté que ces gens arrivent parfois aigris à la retraite. Ils ont pour certains choisi des postes qui ne leur plaisaient pas, uniquement parce qu’ils menaient à d’autres postes du même genre mais mieux considérés. Une vie entière à déménager pour courir après la considération… et se rendre compte qu’on n’a rien fait de sa vie, à part remuer.

Article: Pour rebondir lorsque la vie vous colle des baffes

Tu as raison Maxim, la théorie n’est pas la pratique, et il faut effectivement des ressources pour mettre en oeuvre une telle démarche et parvenir au détachement bienveillant recherché. L’objectif n’est surtout pas de culpabiliser les gens qui souffrent et qui sont au bout du rouleau, mais de rappeler qu’une partie de notre souffrance dépend de notre attitude face à elle. Nous ne sommes pas sans moyen face à l’adversité.

J’ai de mon côté malheureuseument des difficultés avec les notions de bien, de mal, et du sens qui en découle. Ces notions me semblent culturelles ou égoïstes. Le bien de l’un peut faire le mal de l’autre, tandis que le mal est parfois le moteur qui conduit à une meilleure situation future en nous forçant à agir. Le mal via la douleur est d’ailleurs intimement lié à la survie des espèces et des individus, donc également bien. etc.

Pour illustrer tout ça de mon expérience, j’ai un fils handicapé et je ne trouve aucun ‘sens’ à son handicap. Je suis par contre convaincu que vivre cette situation comme une injustice pour lui et pour sa famille n’apporte rien. Ca a bien entendu été mon premier élan, et il s’est rapidement transformé en auto-apitoyement. J’ai mis du temps à me convaincre de l’inintérêt de cette attitude, et à isoler la part de déception personnelle qu’elle comportait. La honte de mon propre égoïsme (“ce n’est pas l’enfant que je voulais”) m’a permis de passer outre, pour essayer d’être le père dont mon fils a besoin. Je confirme que ça demande de l’énergie.

Je reste curieux du “sens” malgré tout, mais cela reste annexe.

Article: Pour rebondir lorsque la vie vous colle des baffes

Je ne suis pas certaine de comprendre exactement le lien entre “lâcher prise” et “ranger son égo” mais le concept de “lâcher prise”, oh oui, il me parle…

Pardon de mal m’exprimer, je manque de temps pour développer. Lâcher prise correspond pour moi à essayer de laisser filer les choses qui devraient me faire du mal, mais sans tourner le dos au problème pour autant.

Ranger l’égo permet de déconstruire un problème personnel avec efficacité en ‘se forçant’ à s’ignorer en tant qu’individu. Ainsi, si on est la victime d’une injustice, il est naturel d’en souffrir, d’exprimer de la colère et de demander réparation. Si on n’obtient pas ‘justice’, il peut alors arriver que l’on passe son temps à ressasser sa colère, et ne plus être capable de vivre du tout. On a donc soi-même transformé un problème extérieur qui nous touchait en souffrance intérieure durable et destructrice.

Si on range son égo, la notion d’injustice disparaît simplement. On peut alors chercher à éviter que la solution ne se reproduise, mais sans chercher réparation ou revanche, et sans colère. On est alors généralement plus efficace que dans le cas précédent, puisqu’on est également capable de comprendre pourquoi l’injustice s’est manifestée.

On a lâché prise sur soi, ce qui nous rend disponible pour affronter le problème. Si d’autres personnes que nous sont également concernées, on est alors capable de les aider, et non de les noyer avec notre désespoir.

Article: Pour rebondir lorsque la vie vous colle des baffes

Je rejoins Johnathan (#2) par un chemin un peu différent. Le Bouddhisme propose d’ailleurs une forme de discipline mentale assez proche de la pensée positive, avec quelques milliers d’années de pratiques comme support.

Lacher prise, c’est ranger son égo dans sa poche une bonne fois pour toute, et comprendre qu’on n’est pas la chose la plus importante du monde. Ranger l’égo permet de mettre en oeuvre une démarche altruiste avec sincérité, et de réaliser en aidant les autres que c’est le meilleur chemin pour parvenir à son propre bonheur.

Faites l’expérience : quand êtes vous heureux ? Vraiment heureux, pas euphorique, excité ou ayant satisfait un désir qui sera remplacé par un autre le lendemain ? Pour moi, et pour d’autres, c’est quand vous avez vraiment aidé quelqu’un, que vous avez contribuez à rendre sa vie meilleure, sans forcément que la personne sache que c’est à vous qu’elle le doit.

Pour revenir à l’excellent billet de ce jour, j’essaye de faire face à mes problèmes en détachant la partie qui me concerne, pour me focaliser sur celle qui peut aider l’autre. A quoi sert de se dire que l’on est le plus malheureux du monde, que la vie est injuste, que l’on serait plus heureux si on n’avait pas eu tel ou tel évènement tragique dans son existence ? Non seulement on se démolit, mais on détruit aussi ceux que l’on aime. Pour eux, on doit apprendre à être heureux, et ça demande beaucoup de courage et de force. Je pense malgré tout que cela reste le meilleur chemin.

Article: Le cauchemar des piles, c’est fini

Pour l’endormissement du soir, tu peux commencer par supprimer la sieste, ou la réduire, et imposer un lever matinal quelle que soit l’heure du coucher réel.

Ca peut rendre les journées pénibles pendant quelques jours, mais on n’a rien sans rien avec ces petites bêtes.

Je vous laisse, il faut que je recharge mon caméscope (accu), mon téléphone (accu), mon APN (piles) et que je trouve encore des piles pour ma radio…

Article: Hé ho, faut pas pousser… Commentaires…

C’est le problème entre le coût d’un produit et sa valeur marchande.

Vu que nous vivons dans une économie de marché, la valeur découle de l’équilibre entre offre et demande. Plus il y a de demande, plus l’offre se raréfie, et plus les prix augmentent.

C’est idiot, mais ça ne marche plus du tout avec les produits numérisables (texte, logiciel, musique, vidéo). Il est en effet tout à fait possible de ‘voler’ un produit, et de la faire massivement, sans que l’offre n’en soit diminuée. La conséquence dans un système d’offre et de demande est rapide : la valeur du produit devient logiquement nulle.

Oui, mais les coûts ne sont pas nuls dit Anne, et elle a raison. Le problème, en économie de marché, c’est que les coûts n’intéressent personne. Si les coûts de production sont supérieurs à la valeur marchande d’un produit, on ferme !

Il reste donc pour les créateurs de biens numérisables (et donc de valeur nulle) quelques solutions, toutes mauvaises :

– travailler gratuitement

– vivre de la solidarité nationale (via des taxes, subventions, et autres joyeusetés)

– trouver d’autres sources de revenu.

Le dernier point est en train de se développer pour la musique : il y a un retour significatif des tournées et des concerts. Pour les autres domaines touchés, il va falloir faire preuve d’inventivité.

Article: « Et toi, qu’est-ce que tu vas faire quand tu seras grand ? »

Ben moi je voulais être éboueur, mais côté poubelles, pas côté volant. Je trouvais ça bien d’aller voir tous les gens de la rue les uns après les autres, et au-delà de la rue semblait-il. Les rêves d’enfants sont ainsi faits : j’ai échoué.

Article: Ordinateurs équitables – ça existe?

Mouais.

Je ne voudrais pas gâcher ce bel unanimisme anti-capitaliste, d’autant que la cause est juste, mais je trouve qu’il y a quand même trop de raccourcis.

Quels sont les pays en dehors de l’économie de marché ? La Corée du Nord, une partie des pays Africains (dans le sens où ils n’échangent que peu de biens avec les autres pays), Cuba ?

Vous trouvez que ces pays vont bien ?

Quels sont ceux qui il y a encore peu de temps étaient en dehors ? L’URSS, la Chine.

Pensez vous vraiment qu’ils étaient mieux avant ?

Je ne parle pas des libertés individuelles, elles n’ont pas tellement évoluée entre l’avant et l’après économie de marché. Je parle de la nourriture, de l’éducation, de la santé, de l’espérance de vie. Ca me rappelle les conférences TED dont cuk avait parlé. Par exemple, celle d’Hans Rosling . On y voit que l’augmentation du PIB permet le développement du niveau de vie des individus, ce qui a particulièrement été visible en Chine au cours des dix dernières années.

Il faut être un consommateur avisé (un consommacteur) et il faut exiger un haut niveau d’information de la part des vendeurs. Mais refuser de consommer des biens au motif que les gens qui les produisent n’ont pas le niveau de vie du Suisse moyen me paraît contreproductif.

Article: Bush à oreille
Anapi
, le 19.05.2007 à 13:40
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Article: Bush à oreille

Une autre pour les anglophones.

Réunion à la maison blanche entre Bush et ses conseillers sur l’influence de la Chine, ça discute ferme et George s’ennuie un peu. Au milieu d’un échange, il demande à Condolezza Rice :

“Who is the president of China ?”.

Ce à quoi elle répond : “Yes mister president, Hu (Jintao) IS the President of China. Very well Mr President !”

Ce à quoi Bush répond : “Yes, but, who is the president of China ?’…

La blague peut durer le temps qu’on veut.

Article: Que veut l’Iran?
Anapi
, le 17.05.2007 à 18:24
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Article: Que veut l’Iran?

De plus, il ne faut pas oublier que des bombes actuelles pour de la “pénétration et explosion en terrain” sont disponibles. Certains experts parlent de capacité de détonation après avoir “creuser” 20 à 30 mètres.

J’ai eu du mal à le retrouver, mais voici le lien d’où me venait l’info du probable manque d’efficacité de ces bombes.

Article: Que veut l’Iran?
Anapi
, le 17.05.2007 à 14:20
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Article: Que veut l’Iran?

Ben non ça compte pas l’uranium appauvri : il n’y a pas fission ni fusion, ce n’est tout simplement pas une arme nucléaire.

Pour info, l’uranium est utilisé dans ces bombes pour sa densité élevée, ce qui permet de faire des obus plus perforant. Par contre, c’est clairement mauvais pour la santé des gens visés.

Article: Que veut l’Iran?
Anapi
, le 17.05.2007 à 13:32
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Article: Que veut l’Iran?

Bravo pour cet article archi-documenté, une fois de plus.

J’aimerai préciser quelques points concernant le traité de non prolifération. S’il est interdit à un pays signataire de développer des armes nucléaires, le nucléaire civil est par contre autorisé, voire encouragé par l’AEIA. C’est une contrepartie du renoncement à la bombe, mais ce n’est pas la seule. Le traité garantit en effet qu’aucun des pays signataires du traité (parmi les possesseurs de la bombe) ne pourra l’attaquer avec des moyens nucléaires.

Ceci veut dire que tant que l’Iran restera signataire du traité et continuera à arguer des fins civiles de son enrichissement, la légalité internationale sera de son côté.

On pourra objecter que les étatsuniens ont déjà violé la quasi-totalité des traités internationaux qu’ils avaient signé et qu’ils peuvent donc tenter de contraindre l’Iran militairement. Je ne le crois pas.

D’abord, ça viderait de son sens le traité de non prolifération, qui a quand même pas mal limité le développement du nucléaire militaire dans le monde. Comment convaincre des états de rester signataire sans leur permettre un développement civil et en les menaçant d’attaques nucléaires ?

Ensuite, les usines iraniennes sont sous terre, certaines très profondément. Aucun bombardement conventionnel ne parviendrait à arrêter l’enrichissement, et un bombardement nucléaire ne serait pas non plus certain d’y parvenir (en plus de violer le traité de non prolifération). Ca laisse donc uniquement le recours à une force terrestre, ce qui n’est pas dans les moyens US avant quelques années.

Pour finir ce post, j’ajouterai que limiter le problème aux islamistes et au président actuel de l’Iran est une erreur. L’accès à l’énergie nucléaire est une volonté ancienne qui est bien enracinée dans la population, de même hélas que l’illégitimité de la création de l’état d’Israël dans la région. L’Iran joue sa place dans la région en ce moment, et plutôt avec succès.

Le pays est devenu un interlocuteur incontournable pour parler de paix en Israël, au Liban et en Irak. Son anti-sionisme et son anti-américanisme en font un champion du monde musulman, et le nucléaire est là pour confirmer cette stature politique.

Je pense que l’Iran aura la bombe, comme d’autres pays inquiétants avant lui, et qu’il découvrira du même coup que cette bombe est inutilisable en pratique. Elle donnera cependant la stature que ce pays recherche au milieu de ses voisins sunnites. Nous sommes condamnés à faire le pari de la sagesse future des iraniens, comme nous avons été déjà contraint de le faire par le passé avec d’autres pays.

Article: On n’a pas gardé les cochons ensemble

Mon professeur de Grec ancien vouvoyais tous ses élèves, les appelait Monsieur ou Mademoiselle (sauf pour nous gronder) et n’utilisait jamais nos prénoms. Ca fait bizarre la première fois (à 13 ans), mais on s’habitue très vite.

L’élève se sentait immédiatement respecté, et le respect de l’enseignant se faisait naturellement en retour. Les qualités propres à cet enseignant ont fait que le respect ne s’est pas démenti dans la durée, et que la forme reflétait le fond.

Le plus difficile avec le vousoiement, c’est quand votre interlocuteur le refuse et exige un tutoiement immédiat. Je ne sais pas pour vous, mais pour moi ça prend un certain temps avant d’être naturel (n’est-ce-pas belle-maman ?)

Article: La lâcheté faite homme
Anapi
, le 30.04.2007 à 07:06
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Article: La lâcheté faite homme

Par contre, autant je suis très ouvert sur le débat d’idée, autant je n’apprécie pas du tout ton insinuation concernant les compétences de Ségo vis à vis de sa féminité.

Accepte mes excuses, et merci d’avoir étayé ton propos. Il y a un certain passif sur le sujet

Ceci dit, j’attends toujours les preuves de la compétence de NS. De mon point de vue, il a surtout réussi la prise de l’UMP et son noyautage en tuant les différents courants qui existaient du temps du RPR.

C’est un cancre en économie, et il a mis cinq ans pour comprendre à quoi servait la police de proximité. Ses déclarations sur la recherche, la science en général et tout ce qui touche à l’économie de la connaissance sont inquiétantes. Il manque également de mon point de vue de structures dans ses idées : la séparation des pouvoir lui est inconnue, et déclarer qu’il utilisera sa charge de ministre pour régler des comptes personnels lui est naturel. Enfin (pour ce post), sa conception de la liberté de la presse fait frémir.

Donc non, il n’est par Hitler, et non, Ségolène Royal n’est pas la nouvelle Jeanne d’Arc, mais il y a tout de même de quoi s’inquiêter.

Article: La lâcheté faite homme
Anapi
, le 29.04.2007 à 22:22
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Article: La lâcheté faite homme

Pas étonnant, avec une candidate comme Ségolène Royale, notoirement hautaine, carrieriste et incompétente.

Il faut excuser les réactions épidermiques que ton intervention a provoquée, mais ta prise de partie pour Sarkozy avec des arguments aussi fins que ceux-là n’aide pas le lecteur moyen à écouter ton propos.

Si on les reprend :

– hautaine : soit, c’est vrai que NS est chaleureux, il a le sens du contact et sait se mettre au niveau de tous les électeurs, même les pires

– carriériste : ça me semble évident pour la plupart des candidats à la présidentielle, en quoi NS est-il différent ?

– incompétente : un classique pour désigner une femme (t’es sûr que tu es de gauche ?). C’est donc là-dessus que la différence se fait : est-ce la compétence de NS au ministère de l’intérieur (augmentation de l’insécurité vue par tous les indicateurs, sauf ceux transitants par son ministère) ou à l’industrie (record de croissance de la dette de la France en si peu de temps) que tu préfères ?

Bienvenu dans le débat.

Article: La politique, c’est aussi sympathique…

Comme disait Desproges : “L’adulte ne croit pas au Père Noël. Il vote.”

Le citoyen n’a que la rue pour s’exprimer ? Non, il vote, puis on lui demande d’assumer son choix pendant la durée du mandat correspondant. C’est effectivement parfois difficile de tenir la distance, mais c’est le principe de la démocratie représentative.

Le problème apparaît lorsque la majorité qui sort des urnes ne représente pas la majorité du pays, comme ce fut le cas il y a cinq ans (Chirac à moins de 20% au premier tour => majorité absolue pendant cinq ans à l’Assemblée Nationale). C’est pour ça qu’un peu de proportionnelle ne ferait pas de mal, mais si ça oblige le pays à faire face à ses démons (FN et autres révolutionnaires moyennement démocrates d’extrême gauche).

Quand à O. qui considère que vouloir battre Sarko fait d’un électeur un trouillard (si j’ai bien compris la partie concernant le vote Bayrou), j’assume : j’ai peur de Sarkozy, et je n’ai pas envie de l’avoir pour président pendant cinq ans. J’ajoute que je préfère avoir une majorité réformiste de centre-gauche à une droite qui met en oeuvre les idées du FN.

Bref, l’important est d’aller voter, et j’espère que le résultat du vote sera plus facile à accepter qu’il y a cinq ans.

Article: Cyberduck, un fabuleux petit canard

Le meilleur peut-être pas, mais en tout cas très bien fait.

Je l’utilise pour mettre à jour mon site iWeb (sans .Mac donc), et ça prend un certain temps. Les dates des fichiers sont cependant systématiquement modifiées à la date du transfert (ce qui n’est peut-être pas la faut de cyberduck), ce qui ne simplifie pas les synchronisations.

Mais c’est gratuit.

Article: L’ascenseur spatial ou l’autre façon d’aller dans l’espace

Pas mal le blog Okazou ! Miguel physiquement menacé par des communistes (il en reste donc encore), c’est vrai que ça a de la gueule !

Je suis quand même surpris, je ne savais pas ces gens sectaires et violents. Comme toute gauche anti-libérale qui se respecte, je les pensais ouverts au dialogue et constructifs : “tous ensembles, tous ensembles”, comme ils disent chacun à leur tour.

Article: L’ascenseur spatial ou l’autre façon d’aller dans l’espace

Ben merde alors, j’espère que cette nana du Darfour comprendra qu’il y en a qui veulent ressentir à nouveau les frissons de leur 11 ans et que les problèmes de nutrition, d’éducation, de croissance, de sécurité de son fils et d’elle-même devront attendre.

Euh là c’est n’importe quoi.

Avec des raisonnements pareils, tu revends ton Mac, ton réflex numérique tout neuf, t’arrête de manger des glaces et tu renonces au papier toilette… L’église catholique a essayé de convaincre nos ancêtres que la vie devait être une contrition permanente en attendant le Salut, mais je suis surpris qu’il reste des adeptes.

Sérieusement, si on s’interdit de vivre ou de mener des expériences (utiles ou gratuites) parce qu’il reste quelque part sur terre quelqu’un qui souffre, ne mange pas à sa faim, n’est pas en sécurité ou est malheureux, on n’a pas fini d’être triste.

Je te rejoins sur l’inutilité économique et scientifique des vols habités, mais aller chercher une soudanaise affamée pour justifier ton propos ne me paraît pas de nature à le conforter.

Article: L’ascenseur spatial ou l’autre façon d’aller dans l’espace

Les vols habités, c’est peut-être inutile, mais ça sera certainement le gros business des décennies qui viennent.

La société Scaled Composites est en train de révolutionner les vols habités avec des budgets ridicules et une ingéniosité stupéfiante.

Tant que les gens rêveront en regardant les étoiles, je pense qu’ils auront des clients.

Article: La bourse
Anapi
, le 15.02.2007 à 14:34
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Article: La bourse

Concernant la question 3, je suis d’accord avec toi sur l’aspect délocalisation. J’évoquais aussi l’aspect “politique achat” qui fait également des ravages.

Un exemple. La société dans laquelle je travaille est la propriété de l’état français à plus de 85%. Le cours de l’action enrichira l’état s’il décide un jour d’en vendre quelques unes, et les dividendes fournis vont directement dans sa poche.

En tant que grand groupe, cette société a mis en oeuvre une politique de réduction de ses achats qui passent par des appels d’offre européens systématiques pour tout une série de service : taxis, imprimeur, maintenance informatique, réservation billets de train ou avion, etc. La conséquence est que les petites sociétés qui remplissaient ces services au niveau de chaque site (souvent en pleine campagne) sont écartées au profit de nouvelles sociétés, souvent européennes, mais qui sont plus centralisées et ont elles-mêmes une assise suffisante pour casser les prix. Le service rendu est rarement le même, c’est accessoire, mais les conséquences sur les tissus économiques locaux sont très importantes. Concrètement, des artisans et des PME se retrouvent obligées de fermer. Ces nouveaux chômeurs ayant peu de chance de retrouver localement du travail, ils partent en direction des bassins d’emplois les plus proches. Les commerçants que ces emplois faisaient vivre travaillent moins, et partent à leur tour, etc.

Pendant ce temps, l’état paye (via différents organismes) du chômage et des infrastructures de transports de moins en moins utilisées, et perd les impôts de toutes ces petites entreprises lorsque le nouveau marché est attribué à un groupe hors de ses frontières.

Tu vois où je veux en venir : il me semble que la politique achat de l’entreprise a finalement des conséquences financières néfastes pour l’état, pourtant premier actionnaire. A l’échelle de la feuille excel de l’entreprise, ça passe sans doute, mais ça ne tient pas à moyen terme et pour un périmètre plus large.

D’où mon interrogation : l’état peut-il être co-actionnaire d’une entreprise située sur son territoire ?

Article: La bourse
Anapi
, le 15.02.2007 à 10:30
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Article: La bourse

Merci pour cet article tant de fois promis dans les commentaires et enfin réalisé.

Je soumets donc quelques questions philosophiques à ta sagacité :

1 – Le retour sur investissement de l’argent investi en actions boursières est sans rapport avec la croissance du PIB (deux à trois fois plus), surtout si l’on considère une durée un peu importante : est-ce rationnel ?

2 – J’ai le sentiment que les bourses montent pour partie grâce à l’augmentation du nombre d’investisseurs (encouragés par le marketing des banques notamment) : y-a-t-il un risque d’effondrement lorsque les baby-boomers dépenseront leurs retraites investies par des fonds de pension et que les sorties de capital seront plus nombreuses ? En d’autres termes, le financement des retraites via les fonds de pension est-il possible (je n’ai pas dis souhaitable) ?

3 – Les coûts des potitiques achats des grosses entreprises, des délocalisations, fermetures d’entreprises et autres restructurations sont supportés en grande partie par ce qu’il est convenu d’appeler la communauté nationale, et l’Etat est donc très souvent la voiture-balai du capitalisme. Y-a-t-il une place pour un état actionnaire des sociétés et jouant un rôle de régulation des marchés ?

Article: Un bureau planétaire avec OSXplanet

Je suis moins enthousiaste. Ca fait deux fois que j’installe ce soft, et deux fois que je renonce au bout de quelques jours d’utilisation. L’icône dans la barre de menu à droite finit par disparaître après quelques jours (en mettant le souk au passage) et le fond d’écran se fige. Il faut alors relancer le soft manuellement pour qu’il retrouve ses pédales. Bon, c’est pas grave, surtout pour un freeware, mais ça suffit à me lasser. Sinon c’est effectivement très beau.

Article: Résultats financiers d’Apple, premier trimestre 2007

Pourquoi est-ce que les autres formats (divx et consorts) ne sont pas supportés? Mais parce qu’avec ça Apple ne gagne rien et surtout, qu’elle gagne des millions en licenciant QuickTime.

Pas d’accord. Des composants logiciels permettent de lire des tas de trucs tout en continuant à utiliser Quicktime. Frontrow permet ainsi de lire tout ce que Quicktime permet, ce qui n’est pas le cas de l’Apple TV d’après ce que j’ai pu lire.

Il me semble qu’il y a une place et des marchés à prendre entre l’hégémonique (l’iPod) et l’anecdotique (Apple TV, iSight, iPod HiFi).

Article: Résultats financiers d’Apple, premier trimestre 2007

Merci TTE de respecter ce rendez-vous trimestriel.

Tu dis :

Le combat de demain, ça va être à quel point tous nos appareils électroniques communiqueront ensemble.

Hier encore, vous pouviez avoir un téléphone, une TV, un ordi, un baladeur musical, un enregistreur vidéo, etc. qui fonctionnaient tous en vase clos.

Demain, tout ce petit monde communiquera ensemble et ceci, pas forcément au travers d’une plateforme Apple, mais au travers de logiciels Apple.Je suis donc heureux de voir Apple se lancer sur des marchés comme la téléphonie mobile ou l’enregistreur vidéo que des concurrents squattent maladroitement depuis des années. Cela va stimuler l’innovation et surtout, nous offrir des produits qui sont pensés pour nous faciliter la vie digitale…

Alors oui, la vie digitale est plus facile chez Apple, mais en même temps, le choix est restreint dès qu’Apple sort un produit. Le vase reste clos, il est juste plus joli et un peu plus grand.

Par exemple, aucun autre lecteur mp3 que l’iPod ne fonctionne sur Mac (avec ses DRM). Va-t-on avec l’iPhone voir le nombre des téléphones supportés par iSync se réduire ? Autre exemple, l’Apple TV est très limité. Les formats de fichiers sont réduits (pas de divX, de Xvid, de avi), ça ne gère pas la “vraie” télé… A partir du même matériel, Apple aurait pu produire une machine capable de bien plus (console de jeu ?) et ouverte sur autre chose qu’iTunes.

Voilà, tout ce fouilli pour dire qu’il y a aussi un risque à voir Apple viser de nouveaux marchés : celui de perdre en choix et en fonctionnalités.