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Ces petits « arrangements » avec la vérité…

"Avant, j'avais des principes, maintenant, j'ai des enfants" : je suppose que vous la connaissiez ?

Avant d'avoir des enfants, j'admettais que le fait de dire la vérité aux enfants était une chose importante, essentielle même : en trouvant des mots simples, des explications éventuellement un peu raccourcies, sans entrer dans les détails, on pouvait "tout dire" à ses enfants. Parce que c'est inutile de leur affirmer que les garçons naissent dans les choux, les filles dans les fleurs et les homosexuel-les dans les choux-fleurs... Parce qu'affirmer que Mémé est allée au ciel, c'est de la foutaise vu qu'elle tient sans peine dans une petite urne posée  sur la cheminée.

A ce jour, cumulant 11 (Junior), 9 (Mini) et 4 ans (Tom Pouce) d'expérience de mère, je suis devenue la plus grosse menteuse de la planète, toutes catégories confondues. Je crois toutefois être talonnée de très près par bien d'autres parents, ce qui fait du "mensonge parental" un réel problème de société passé sous silence. Complet, d'ailleurs, le silence, digne de l'omerta ! Des bouquins sur la prise de poids chez l'enfant allaité, des articles sur les crises de colère chez l'enfant de trois ans, le traitement de l'acné chez l'ado de 15 ans, il en existe des wagons, entiers même. En revanche, sur le pourquoi du comment vous allez "mentir" constamment entre 7h00 et 21h00, rien, pas une ligne.

Je m'explique.

"Bravo, tu marches" veut dire en réalité "eh merde, tu ne vas plus vouloir rester dans ta poussette pendant que je boirai tranquillement un café avec une copine sur une terrasse ensoleillée".

"Ton dessin est magnifique" ? Il faut décoder en "les autres étaient encore pires et il m'a fallu trouver mille ruses pour ne pas devoir les afficher dans mon bureau !"

"Je me réjouis de venir voir ton spectacle" signifie en réalité "je suis bien obligée de me farcir la conversation des autres parents avant, pendant et après le spectacle alors que j'aimerais tellement aimé me glisser dans un bain moussant au lieu de te regarder dans le rôle majeur (à choix) du meunier qui dort ou du tournesol qui frémit au contact du vent mais si je fais ça, je sais que je vais passer pour une mère indigne aux yeux de ta prof bien pensante".

"Je comprends que tu sois triste que Léa - Virginie - Mattéo - Romain t'ait quitté-e" n'est rien d'autre que le politiquement correct de "diantre, il était temps, je n'en pouvais plus de voir sa tronche de cake au petit déjeuner" !

Mais récemment, étant tombée sur différents sites sur le net, je me demande s'il n'existe pas bien plus grave que ces "arrangements" avec la "vérité". Ce dont je parle ? L'exposition médiatique d'enfants prodiges, prodige avec ou sans guillemets.

Qu'on ne se méprenne pas sur mes propos : un enfant qui a de la facilité, qui est doué, très doué ou qui a carrément un don et qui prend du plaisir à ce qu'il fait, il est nécessaire, indispensable même, de lui donner à "manger". Pas question de dire à un bambin qui apprend un morceau de violoncelle en 20 minutes que les autres enfants de son âge bataillent parfois jusqu'à trois semaines pour l'interpréter plus ou moins correctement et que partant, d'ici là, il n'aura rien d'autre à se mettre sous la dent.

Mais faut-il pour autant les pousser sur une scène et les exposer au monde entier ? Faut-il réellement balancer sur le net les vidéos de leurs interprétations ? Est-ce rendre service à cet enfant que de le laisser baigner durant quelques jours, quelques mois dans une célébrité éventuellement justifiée mais peut-être à double tranchant à moyen ou long terme ? En effet, comment gère-t-on à dix ans d'être reconnu dans la rue par tout le monde, de faire l'objet de discussions dans les préaux et les supermarchés ? Peut-on se construire en tant que jeune femme lorsqu'on sait qu'on a été vue par des milliers, des millions de gens et que le web a la mémoire longue ? Quel adolescent devient-on après avoir été cajolé et admiré par des fans à-travers le monde ?

Il manie le diabolo comme si c'était la chose la plus facile du monde (à la 3e minute, vous vous dites que son cerveau doit être fait différemment du vôtre), elle chante, elle effectue un kata, il joue du piano... La liste pourrait être encore longue mais serait sans intérêt parce qu'elle ne répondrait pas pour autant à mes questionnements. A savoir....

Et après ? Que vont-ils faire, devenir, vivre ? Où sont leurs amis ? Quels sont leurs rêves ? Le sport ou l'art, est-ce réellement leur choix ? Je le suppose parce que nonobstant le talent (supposé ou réel puisque je n'y connais absolument rien en karaté par exemple), il faut travailler et je doute qu'on puisse contraindre un enfant si jeune à un tel engagement - même si la manipulation affective pourrait se révéler très efficace. Toutefois, ont-ils eu le temps de se disputer avec leurs camarades dans la cour de l'école, ont-ils eu la possibilité de jouer à la piscine ? Ont-ils le droit d'aller dormir chez un copain le soir ? Peuvent-ils faire quoi que ce soit sans qu'on exige d'eux la perfection ?

Je l'espère. Mais je ne peux m'empêcher de penser que parfois, pour vivre heureux, il est bon de vivre caché, même si je déplore que ce "caché" signifie "reclus" dans son cas : j'aimerais bien en apprendre davantage sur cet homme.

 

23 commentaires
1)
ysengrain
, le 09.06.2014 à 08:13
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Vaste problème que celui-là.

Il me semble néanmoins que l’on puisse s’en sortir en regardant quelques points de base (heu… je ne suis pas un expert en pédagogie enfantine ou en éducation. J’essaie simplement de faire passer un peu de bon sens)

1- Il n’y a pas d’école où apprendre comment élever des enfants – en passant, vous remarquerez que le français utilise le même mot à propos des enfants qu’avec les vaches, chevaux, etc…

2- Par conséquence, la première attitude consiste plus ou moins consciemment, plutôt moins que plus, à appliquer, copier les « recettes utilisées par nos parents

3- tous les enfants sont différents, pardon de la banalité du propos, mais quid de l’application de la recette utilisée avec l’enfant A sur l’enfant B ? Histoire de cuisine: adaptation !!
or je ne suis pas du tout certain que nous soyons capables, nous les « so-called » adultes en charge d’enfants (les miens ont 40 ans passés) d’adapter les recettes de Papa-Maman à un Junior, Mini ou Tom Pouce.

Le mensonge admiratif fait aux enfants, car c’est bine de ça dont il s’agit.
Si tu ne le pratiques pas, 2 solutions

– l’indifférence …
– dire la vérité

Dans les 2 cas, tu expliques ?? Comment fais-tu pour faire comprendre, expliquer que tu n’es pas proche, que tu n’es plus là afin de rassurer, conforter, indiquer qu’il faut continuer sur cette voie.

L’exposition médiatique des enfants… que dire sinon qu’à mes yeux, pardon pour ceux qui … que ça relève d’un vide autocritique insondable, d’une perturbation psychologique nécessitant une prise ne charge quand il ne faut pas simplement refire tout un pan de l’éducation des parents. (Mon patron disait, imperturbable que certaines pathologies ne relevaient que d’un seul type de traitement la podoculdothérapie (du grec podos= pied, culdo vous m’avez compris) ;•))

2)
flup
, le 09.06.2014 à 08:50
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Oui, c’est difficile.

En ce qui me concerne, apprendre quel était le fonctionnement particulier de mon enfant (et le mien au passage, dont j’ignorais tout…) a été une étape décisive. À ce moment-là, on voit plus clairement où mettre la limite entre « dire » et « mentir par omission ».

Oui, il doit lui aussi apprendre à partager ce qu’il peut avec les autres sans nécessairement partager tout avec tous: avec certains, ce sera la pluie et le beau temps (enfin, juste la pluie, on est en Belgique, quand même :-p ), avec d’autres les jeux vidéos etc., en sachant que certaines ne se partageront souvent qu’avec des adultes (et là, danger, mais d’un tout autre ordre…). Et au contraire, il y a des choses qu’on n’évoque qu’à partir d’un certain moment ou dont la connaissance précise ne lui apporterait rien de positif mais peut être mal comprise par d’autres (enfants ou adultes).

J’essaie de faire comme parent ce que je fais comme enseignant: mettre d’abord le doigt sur le positif, mais sans concession sur le négatif, tant dans ce qu’il fait que dans les relations que lui et nous avons avec les gens. Mais toujours en expliquant le pourquoi; ce « pourquoi » n’est pas toujours compris, mais son existence même « percole et infuse » et c’est ce qui, in fine, donne du sens.

Pareil pour les orientations: il a deux parents musiciens mais apprendre la musique ne l’intéresse pas (en écouter lui suffit). Beaucoup trouvent ça dommage, mais on ne l’a jamais poussé; il est plutôt sportif (aikido, karate, plongée) mais dans des disciplines « sans fin » ou, comme en musique, il y a toujours une idée d’évolution personnelle. Et des sciences pour le reste (avec des parents plutôt littéraires). Vivent les stages sciences + sport en été ;-)

Et quant aux experts en pédagogie, disons que… on est parfois entourée de psycho-pédagogues n’ayant eu d’autres élèves que des futurs profs (et parfois sans enfant). Le bon sens est parfois source d’information plus intéressante ;-)

3)
fxc
, le 09.06.2014 à 09:36
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pour vivre heureux, il est bon de vivre caché,

Couché mdame, couché.

4)
MarcOS
, le 09.06.2014 à 11:45
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Dire la vérité ou un mensonge, c’est encore très différent de se taire.

Il faut voir dans quel cadre on « arrange » la situation avec l’enfant. Ma mère m’a encore redit récemment qu’elle et mon père nous avaient toujours protégé mon frère et moi. Par protection, c’était apprendre à ne rien dire pour ne pas se plaindre.

Cela peut avoir des répercussions dramatiques si l’enfant croise quelqu’un qui va le forcer à se taire après… Je suis en thérapie depuis 2006.

Je pense qu’il faut résolument opter pour la liberté de parole, dire tout de suite. Ne jamais mentir. Il y a toujours une manière d’expliquer la vérité. Les répercussions du silence font souvent trop de bruit après.

Le mensonge, les religions, le fanatisme. Le monde où nous vivons est plein de gens qui gardent LA vérité contre la liberté. Il faut oser la liberté, ne jamais mentir. Laisser les croyances et les mensonges dans l’histoire sombre de l’homme.

Seule compte la liberté.

5)
Modane
, le 09.06.2014 à 13:52
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Une maxime qui me sert beaucoup : « L’honnêteté, c’est savoir jusqu’où on peut être démago. » A chacun de (se) juger!

Une attitude qui me sert beaucoup aussi : nuancer mon point de vue en en donnant d’autres, ce qui me permet de positionner mon avis dans une gamme du négatif au positif.

6)
Zallag
, le 09.06.2014 à 14:23
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Ben là, cette fois, je ne suis pas tout à fait en accord avec vous, et, ce qui est pire, je crois voir une faute répétée de pure logique (mon ressenti n’est pas le tien, et inversément) qui me semble affecter beaucoup de raisonnements ou d’exemples de cette chronique.
Un exemple :

« Je comprends que tu sois triste que Léa – Virginie – Mattéo – Romain t’ait quitté-e » n’est rien d’autre que le politiquement correct de « diantre, il était temps, je n’en pouvais plus de voir sa tronche de cake au petit déjeuner » !

En quoi est-ce critiquable de dire que « Je comprends que tu etc » tout en se disant « Je n’en peux plus, etc. » ?

Il n’y a pas là le moindre mensonge, pas la moindre contradiction, pas la moindre faute d’éducation.

Il m’arrive parfois de consoler mon petit-fils dont une petite voiture se casse, et de me dire en même temps que cette voiture ne vaut rien, qu’elle provient d’Emmaüs.

Mais lui c’est lui, avec son ressenti, et moi c’est moi, avec le mien. Tout est là.

De même, cette erreur saute aux yeux ci-dessous

« Bravo, tu marches » veut dire en réalité « eh merde, tu ne vas plus vouloir rester dans ta poussette pendant que je boirai tranquillement un café avec une copine sur une terrasse ensoleillée ».

Qu’est-ce que le fait d’être fier qu’il marche, ce qui est bien, digne d’éloges et d’encouragements, positif, peut bien avoir avec votre envie de prendre du bon temps avec une copine ?

Là encore, je suis totalement largué par cette sorte de raisonnement.

Madame Poppins, vous êtes sans aucun doute capable d’empathie, et savez vous mettre à la place des autres, ne pas juger ce qui les peine selon vos critères, et partager leurs ressentis de la vie à chaque étape de leur évolution.

C’est pas possible de fonctionner autrement. C’est tellement basique que je n’aurais pas même dû en parler, il me semble.

Quand une de mes tantes qui aimait beaucoup ma fille, alors âgée de deux ans, est décédée, on lui a dit qu’elle était allée au ciel. Et, voyant les étoiles, ma fille a eu cette réflexion : »Comme ça, quand il fait nuit, tante Lise aura de la lumière ». Et j’aurais dû me reprocher de ne pas lui dire la vérité ?
Pardon, une des vérités possibles ?
Ce qui compte, c’est de s’exprimer dans le langage des autres, si on veut en être compris, et de ressentir leurs émotions, si on veut les partager.
Je n’allais pas lui faire un cours de biochimie sur la putrescine ou la cadavérine, par exemple, ni à vous d’ailleurs …

7)
jpg
, le 09.06.2014 à 15:08
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je suis devenue la plus grosse menteuse de la planète

J’ai un problème avec cette déclaration pétrie de modestie :
– si c’est vrai vous n’êtes donc pas une menteuse puisque vous dites la vérité
– si c’est faux vous n’êtes pas non plus une menteuse.
Comment décider ?

8)
Madame Poppins
, le 09.06.2014 à 15:14
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Misère, j’ai pas réussi, c’est même un échec cuisant : la première partie de mon billet se voulait un peu – très – beaucoup ironique et mon questionnement portait en réalité sur ces enfants « exhibés ».

Donc, milliards de millions d’excuses, n’est pas Florence Foresti qui veut !

9)
Jean-Yves
, le 09.06.2014 à 15:33
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Oups, je n’avais pas vu le commentaire précédent. Tant pis !

« Ton dessin est magnifique » ? Il faut décoder en « les autres étaient encore pires et il m’a fallu trouver mille ruses pour ne pas devoir les afficher dans mon bureau ! »

Oh, la vilaine, mais drôle, Madame Poppins que voilà !
On dirait Florence Foresti et son second degré dans “Mother Fucker” :D

J’ai toujours des dessins de mes enfants, trentenaires et parents.
Chaque dessin était, en son temps, une nouvelle tentative d’expression.
Un apprentissage largement partagé si l’on se réfère aux grottes de « Lascaux » !
L’expérience procédant, à priori, d’une accumulation de premières fois, j’imagine qu’ils ont compté pour eux à un moment donné.

Et vous avez raison, la réponse n’est pas souvent dans les livres.
Je ne serais pas surpris que quelques “bouts de code”, bien cachés au fin fond de notre cerveau reptilien, y soient pour quelque chose.

Pourquoi, lorsqu’on les accompagne, chaque première fois :
– chez la nounou,
– à la crèche,
– à la “grande” école,
– ou (liste totalement ouverte !) … ,
on ne sait plus qui est le plus ému des deux ?

Heureusement qu’ils sont un peu chiants, comme on l’a été, pour nous rappeler à une réalité dont il est bon de sourire ;-)

10)
Zallag
, le 09.06.2014 à 17:02
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Ah! bon, quand même … Je viens de lire le comm. 9.
Je comprends mieux, Madame Poppins, mais quand l’ironie en arrive à ce point de finesse, il faut me pardonner, elle m’en devient presque invisible, surtout que j’ai bondi sur mon clavier sans vraiment lire la chronique jusqu’au bout.

11)
iYannick
, le 09.06.2014 à 17:09
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Vu de ma fenêtre, concernant le mensonge, c’est un donné pour un rendu. Quand il seront ados, Junior (bientôt), Mini (pas beaucoup après) et Tpm Pouce (là il y’a du temps) te rendront la pareille.

« Maman, je peux aller dormir chez X ? On fait une soirée DVD ! »

Au lieu de :

« Maman, je peux aller dormir chez X ? Ses parents sont pas là, on va faire une soirée de ouf avec 50 personnes et Y a chopé une tireuse à bière »

A méditer.

Sur ce, je vais boire l’apéro, je suis en vacances.

13)
ysengrain
, le 09.06.2014 à 21:26
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Mentir nécessite d’y trouver un intérêt. Dans ce que décrit ici MP, le seul intérêt réside dans le fait de ménager et protéger l’enfant. Ici, il ne me parait pas que ce soit coupable: pas de « faute ». Alors ?

14)
Madame Poppins
, le 09.06.2014 à 23:33
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J’espère toujours qu’un réel connaisseur en karaté se prononce sur les compétences de la petite qui effectue son kata et qu’un-e aficionado-a d’opéra me fasse part de son impression en entendant la jeune Hollandaise.

iYannick, tu as tort sur un point, de taille : chez Junior, ça a déjà commencé ;-) mais heureusement, ce n’est pas (encore) pour « déguster » de la bière mais pour jouer sur l’ordinateur chez un copain « ouais, on va aller au terrain de foot, y fait beau » (comme si un enfant de 11 ans se souciait du temps lorsqu’il a la possibilité de jouer à la PS !). Ca sera de bonne guerre : nageuse de compétition, j’avais trouvé judicieux de « courber » certains entraînements pour aller retrouver des copines (et des copains), n’oubliant pas de mouiller mon maillot avant mon retour. Oubliant toutefois que l’eau de la fontaine en bas de chez nous ne sentait pas le chlore… Ma mère n’était pas dupe !

Jean-Yves, le spectacle de Florence Foresti, l’as-tu trouvé drôle ? Parce que moi, je dois bien l’admettre, il m’a vraiment fait rire. Mais bon, ça doit être un « truc de filles », comme celui de l’accouchement ! Faudrait peut-être que je fasse un jour un billet sur une éventuelle différence « humour mec » – « humour nana ». Quant aux dessins, c’est toujours la larme à l’oeil que je regarde ceux reçus pour la fête des mères, avec un poème entouré de petits coeurs….

jpg, merci pour le lien : ce type a quelque chose de fascinant, je trouve, même si mes connaissances en maths sont mauvaises au point que même une règle de trois est un problème pour moi. Durant mon stage, lorsqu’il s’agissait d’indexer des contributions d’entretien au coût de la vie, je disais toujours au client « vous verrez ça avec notre collaboratrice », ce qui signifiait « je suis trop pomme pour le faire mais elle, elle s’en sort super bien ». Dommage qu’il refuse d’enseigner : pour qui est excellent en math, ça doit être ahurissant d’être face à une « tronche » pareille !

Bref, ma carrière de « comique » vient de prendre brutalement fin, tant pis ! Mais merci de ne pas m’avoir menti ;-)

15)
Jean-Yves
, le 10.06.2014 à 01:25
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le spectacle de Florence Foresti, l’as-tu trouvé drôle ?

Comment résister ?
Le “bitoniau” démoniaque sur la poussette, qui pouvait y penser ?
Et cet humour est un “truc de filles” !
Bonne chance pour le prochain sujet ;-)

16)
Zallag
, le 10.06.2014 à 14:59
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Ben, comme enfant exhibé, il n’y a pas eu mieux que le petit Amadeus M, à l’époque.
Peut-être que ces enfants, une fois devenus grands, seront excellents dans leur domaine, ou peut-être qu’on n’en parlera plus jamais, qui sait ?

Peut-être que, si l’on creusait un peu, on verrait qu’ils sont un peu des Asperger ? Le terme asperkid existe en anglais.

Moi qui sais encore remettre en ordre(s) divers mon vieux Rubik’s Cube, je suis aussi resté pantois devant cette Japonaise de trois ans …

17)
Dom' Python
, le 10.06.2014 à 17:38
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J’ai cru hier à une parution accidentellement prématurée de ton article, avant de comprendre qu’il était normal de voir paraître un billet un dimanche… puisqu’on était lundi!

Ensuite j’ai eu un problème: ton titre focalise l’attention sur la première partie, que du coup j’avais tendance à prendre au premier degré; mais j’étais surpris que tu qualifies de mensonge ce qui n’en est pas vraiment… Et puis j’ai compris en lisant les commentaires.

Concernant l’exposition médiatique, ben… on est dans une société sur-médiatisée, qui valorise la célébrité, qui en fait une valeur en soi, recherchée pour elle-même; tout cela me semble plutôt malsain. La facilité avec laquelle on peut « communiquer » aujourd’hui peut être une formidable richesse ou un terrible piège. Et s’il est regrettable que tant d’adultes tombent dedans, je ne peux pas m’empêcher, lorsque je vois des enfants ainsi exhibés, d’avoir l’impression qu’il sont victimes d’une forme d’abus.

18)
Madame Poppins
, le 10.06.2014 à 21:11
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PhB,

Dans le cas d’Iris, je suis partagée : bien sûr, sa situation est « exposée » mais la visée est différente, je crois (même si j’admets n’avoir pas lu le site dans son entier) des cas de « regardez comme mon enfant est fort » puisqu’il est aussi porteur d’espoir face à l’autisme.

Zallag, en effet, Amadeus a été exhibé partout mais finalement, il ne reste que l’essentiel aujourd’hui : ses compositions. Les enfants exhibés aujourd’hui ne pourront jamais effacer les traces des spectacles parfois grotesques dans lesquels on les a poussés. Et si d’aventure, ils poursuivent une réelle carrière, il y aura toujours quelqu’un pour leur ressortir ces épisodes…

Zut, je n’arrive pas à ouvrir le lien. Je vais essayer à nouveau, moi qui n’ai jamais été fichue de terminer un tel cube !

Dominique, le terme est je trouve correct : c’est en effet une forme d’abus. Mais tu as gardé une âme d’enfants : les miens ont passé la journée à penser qu’on était lundi ;-)

19)
jpg
, le 11.06.2014 à 00:08
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une règle de trois est un problème pour moi

Même la règle trois composée est simple.
Prenons un exemple de la vie de tous les jours:
Une poule pond un œuf tous les deux jours.
Combien de temps faudra-t-il à 3,25 poules pour pondre 2,75 œufs?

Réponse : T=1*2*2.75/3.25 =1j 16h 37 min

20)
Madame Poppins
, le 11.06.2014 à 00:35
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jpg, le jour où une poule pondra 0,75 oeuf n’est pas encore venu ;-) Et même si je me suis laissée dire qu’une poule continue de courir quand on lui a coupé la tête, je n’en ai jamais vue de 0,25, sauf à être blonde, aux gros seins et avec un QI de 3 !

Bon, je –> j’ai rien pigé !

21)
Zallag
, le 11.06.2014 à 07:08
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Madame Poppins, il y a des poules (au moins une) ressemblant à celles dont vous et jpg parlez, mais elles ne sont pas forcément blondes, et on devrait les considérer comme des artistes (sic), suisses de surcroît. Vous ne vous trompez pas — à mon avis — sur leur QI, ni sur leurs seins.
Et moi je me désole de ce qu’on appelle un certain art contemporain … Cela ne veut rien dire pour moi (de manière générale, mais peut-être qu’il y aurait des exceptions). Mais elle serait le sujet d’une autre chronique, cette question.

22)
Madame Poppins
, le 12.06.2014 à 00:29
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Zallag, de l’art, ça ? Dans ce cas, y a au moins trois choses que je ne pige pas en ce bas monde : la nana en question, la règle de trois et Junior. Mais c’est certain, je ne me risquerai pas à faire un billet sur ce qu’est ou n’est pas l’art contemporain ! Mais merci pour le lien, il aura eu le mérite de me faire bien rire ! Glousser serait plus juste ?

23)
Zallag
, le 12.06.2014 à 06:45
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De l’art ? Il paraît. Au moins c’est assez drôle quand même, mais assez loin de Rembrandt, vraiment.

La règle de trois ? Mais oui vous la connaissez, il n’y a qu’à présenter un cas simplement, c’est aussi possible : si 1 kg de café coûte 10.-, combien coûteront 5 kg ? 1, 10 et 5, les voilà tous les trois pour régler le problème entre eux.
Ou bien : combien je peux en acheter si j’ai 60.- sur moi ?
Vous voyez que vous savez.