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La vie est éphémère, et peut ne tenir qu’à un fil… Alors, profitez-en!

Bien le bonjour à toutes et tous!

Il était prévu, au départ, une humeur touchant à un truc technique, ou bien à quelques dernières trouvailles pour nos iBidules... Mais, des fois, la vie en décide autrement, «ses» priorités peuvent changer sans préavis, et c'est ce qu'il s'est passé ce week-end. Voici pourquoi...

Petit préambule: avec Mme Skyroller, nous avons des animaux; et ce week-end est parti au paradis des chevaux Manouche, un très bon pote entre autre de nos ânes, de nos chèvres et du poney de Mme Skyroller. Tout ce petit monde est hébergé dans un endroit magnifique, à deux pas de chez nous, et partagent notre vie avec notre merveilleux chien, nos chats «officiels» (ceux qui entrent à la maison, j'y reviendrai plus bas) et «officieux» (ceux que l'on nourrit, mais qui vivent dehors), et enfin nos poissons.

Par cette humeur, je tenais juste à mettre en évidence la «chance» qu'est la vie, pleine d'espoir mais qui peut également être très dure, et partager avec vous deux exemples animaliers qui nous ont touchés ces derniers temps.

Il y a donc en premier Manouche, qui a eu ce qu'on appelle une colique foudroyante; cela peut vous emporter un cheval en quelques heures, et c'est ce qui s'est passé ce samedi dernier.

 

Manouche, une force de la nature...

Manouche, une force de la nature de seulement 6 ans, un ado en «âge» humain...

 

Dans ces moments-là, on se dit que la vie ne tient qu'à un fil; tout a été envisagé pour que ce soit son collègue de parc Safran, un gentil papy de plus de 20 ans, qui parte avant lui mais pas le jeunot...

Après un diagnostic du vétérinaire, arrivé rapidement sur site, c'est la course au TierSpital à Berne, l'hôpital des animaux en Suisse; c'est une institution pour tout vétérinaire diplômé en Suisse; de par son statut «universitaire», il permet à tous ceux-ci de faire leurs spécialisations dans un domaine choisi (petits, ou grands animaux). Dans le cas de Manouche et malgré tous leurs efforts, rien n'y a fait; ils n'ont pu que constater l'impossibilité de faire quelque chose (s'est ajouté la rupture d'un organe, suite à la colique...), c'était trop grave, et ils ont dû l'endormir.

Mince...

Safran son compagnon se retrouvant seul (et un cheval seul se laisse dépérir, d'ailleurs c'est interdit de par la loi), nous avons placé urgemment avec lui nos deux ânes, le temps de lui trouver un nouveau copain et/ou copine.

 

Nagila_Sweety_Portaits_N&B

Sweety à gauche, et à droite Nagila son amoureux.
Avant l'arrivée de sa copine Sweety, il était déjà avec Manouche et Safran;
avec ces deux amis aux longues oreilles, Safran ne sera pas seul:

 

Safran_1

 

Le second, c'est Miss Saphir: une minette d'un âge approximatif de 6-8 ans, on ne savait pas trop. Miss Saphir est arrivée dans notre vie brutalement, très brutalement... Je l'ai shootée avec ma voiture.

Elle n'était à personne; pas de collier, pas stérilisée, pas pucée, remplie de vers, maigrelette... Passé le choc émotionnel de ce qu'il s'est passé (quelques secondes), je vais la récupérer sur le bord de la route. Dans cette histoire j'ai eu de la «chance», je ne lui ai pas roulé dessus mais elle a «roulé et rebondi» sous la voiture, vieille guimbarde qui ne roulait heureusement pas vite.

 

Miss_Saph_1

Miss Saph entre dans notre vie. Une pauvre minette dans le coma...

 

Notre vétérinaire du coin ne pouvant rien faire de plus que des poches d'eau pour l'hydrater (et c'était forcément un dimanche...), nous décidons Mme Skyroller et moi d'aller directement au TierSpital; là-bas, la prise en charge est exemplaire mais on nous dit très clairement que c'est risqué, que les chances sont minces, très minces; qu'il y aura des opérations et que cela demandera un investissement financier, et que ce sera très long...

Étant le fautif de l'histoire, ne pouvant passer à côté de cela, et les animaux étant importants dans notre vie, je ne discute pas trop et laisse la minette entre leurs mains expertes. Expertes, je pèse mes mots... Miss Saphir, c'est son nom que nous avons donné en catastrophe lors de son admission, est une miraculée car elle s'en est sortie. Après 1 mois et demi passé aux urgences, 2 opérations de micro-chirurgie (reconstruction de la quasi intégralité de son omoplate droite, ainsi qu'une partie de son coude droit), 8 mois de convalescence, et une incertitude neurologique qui l'a laissé entre la vie et la mort durant une bonne semaine avant toutes les autres interventions, elle est devenue ceci:

 

Miss_Saph_7

Miss Saph, la miraculée sauvageonne...

 

Comme elle n'avait eu aucun rapport avec l'être humain avant notre «rencontre», et malgré un côté complètement immobilisé par le plâtre de son épaule/patte, les problèmes neurologiques et ses opérations, elle vous bouffait littéralement tout ce qui entrait dans son rayon d'action (mon bras s'en rappelle encore...); par la suite, elle a acquis plusieurs surnoms tout à fait appropriés, tel que Wolverine et Miss-Titanium; elle a la griffe facile :-)

En attendant, nous devions quand même lui faire des soins, mais sans la toucher (de la physio, la réactiver neurologiquement parlant, ...), et changer régulièrement sa «maison» ainsi que lui donner à manger (appétit qu'elle avait grand, heureusement). Il y a eu également toute une série «d'outils» pour la faire bouger, jouer (c'est fou, elle était sauvage mais un rien l'amusait), l'acclimater à la vie sociale avec les autres animaux et le genre humain.

Des mois de patience pour construire un brin de confiance réciproque...

Miss Saph s'est très bien intégrée à notre tribu. Aujourd'hui, elle est magnifique, et même si rien ne l'empêche formellement de sortir (une chatière est disponible pour tous nos minets), elle ne veut pas s'y risquer. Évidemment, imaginant ce qu'a pu être sa vie «d'avant» (des anémies en tout genre durant sa convalescence nous ont permis d'en avoir une petite idée), on peut la comprendre. C'est la «pachatte» de caractère de notre maison...

 

Miss_Saph_6

Miss Saph dans ses œuvres... «Non, ce n'est pas moi qui ai fait ça... enfin,... peut-être...».

 

Et elle adore l'informatique (c'est bien, ce n'est pas ce qui manque chez nous), mais pas de la même manière que nous:

 

Miss_Saph_4

Le MacBook Pro de Mme Skyroller avec un accessoire unique...

 

Ces deux exemples me font revenir à l'essentiel: la vie peut être difficile, mais en même temps pleine d'espoir.

La perte d'un être cher est une véritable tempête émotionnelle, un traumatisme qui vous retourne, et vous fait paradoxalement revenir aux bases. Un ami, un bon pote, une connaissance, une grand-mère ou un autre parent, un collègue de travail ou même votre voisine si souvent aigrie et son chien qui lui ressemble tellement... Tous ces êtres, chers ou non, peuvent disparaître en un rien de temps. Pchit! et c'est fini. La vie n'est pas qu'un long fleuve tranquille, elle peut réellement ne tenir qu'à un fil, et ce lien peut se rompre à n'importe quel moment, pour un oui ou pour un non. Mais elle peut être également magnifique; elle est souvent trop courte, mais bon Dieu ce qu'elle peut être belle. Chaque moment présent est important, la vie dans son ensemble mérite d'être vécue, intensément; elle est bénie, fragile et imprévisible, mais aussi forte, intense et positive...

Ce qu'il s'est passé avec Manouche ce week-end ainsi que Miss Saphir ces 18 derniers mois ne font que de le confirmer.

Alors il faut en profiter avec tous vos/nos êtres chers (humains, animaux, familiers ou quasi inconnus, ...). En rentrant chez vous ce midi ou ce soir, profitez du moment présent, car on ne sait jamais de ce que sera fait le lendemain. Profitez de votre entourage, et n'oubliez pas de leur dire que vous les appréciez, que vous les aimez; et même s'ils le savent déjà, ça ne coûte rien de le répéter :-)

Alors profitez-en!

Belle journée à vous toutes et tous, et au plaisir de vous relire.

 

Manouche_1

Manouche, 2008-2014

 

 

 

14 commentaires
1)
jpg
, le 29.04.2014 à 00:26
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« La vie est éphémère, et peut ne tenir qu’à un fil… Alors, profitez-en! »
Ceci me semble une vérité que l’on devrait afficher en lettre d’or.
En en ayant fait tout récemment l’expérience lors d’une randonnée de ski avec un ami+, j’en mesure toute la pertinence.

2)
fxc
, le 29.04.2014 à 00:34
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Merci pour cette chronique, la vie est courte, profitons en, ensemble.

Pour les chevaux j’ai toujours cette phrase en tête

« Un cheval pense, ressent les choses, prend des décisions. Traitez-le comme un ami non comme un esclave. »

4)
ysengrain
, le 29.04.2014 à 03:13
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Me voilà retourné en 1974, quand mon Rapidou anglo arabe de 13 ans est mort dans les mêmes circonstances. Saleté de colique

5)
Puzzo
, le 29.04.2014 à 08:51
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Alors que je n’ai pas d’animaux, j’ai été très touchée par ton texte.

La vie ne tient qu’à un fil effectivement… il est pourtant tellement dur de se le rappeler au jour le jour.

Merci d’avoir fait une petite piqûre de rappel.

6)
Dom' Python
, le 29.04.2014 à 10:27
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Grande émotion ce matin en lisant ton humeur… Merci! Et je vous adresse, à toi et à Madame, mes amicales pensées à l’occasion de la séparation d’avec Manouche.

Par ailleurs je suis allé me promener sur le site de L’Hacienda, ça fait envie! Je n’ai fait de cheval que deux fois, en touriste dans le Jura français, mais j’en garde un souvenir très chouette. Et je pense que si j’avais plus d’énergie et/ou de temps, il n’est pas impossible que je m’intéresse à ce type de démarche. J’aime beaucoup l’idée d’une « rencontre » avec le cheval. Du coup l’expression « faire du cheval » que je viens d’employer me semble carrément inadéquate.

Envie de partager avec vous cette histoire vraie, qui est arrivé à une connaissance:

Un homme se rendait régulièrement dans un manège pour y monter un cheval. Toujours le même. Il ne lui appartenait pas, mais une relation s’était établie entre eux. Un jour qu’il venait de perdre un être cher (sa mère, je crois), l’homme est allé trouver son cheval. Comme il ne se sentait pas très bien, il a voulu dire sa tristesse à son « ami » avant de le monter. Il s’est mis en face de lui et lui a parlé, lui a dit qu’il serait un peu différent aujourd’hui mais que le cheval n’y était pour rien, que c’était à cause du deuil. Lorsque l’homme s’est tu, après un moment de silence, le cheval a avancé d’un pas et a déposé délicatement sa tête sur son épaule.

L’homme, bouleversé, a acheté le cheval.

7)
skyroller01
, le 29.04.2014 à 11:36
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Bonjour, et merci à toutes/tous pour vos messages.

@ Dominique Python:

– Manouche appartenait à notre amie, propriétaire de l’Hacienda, et oui c’est magnifique et à 2 pas de chez nous, 2 raisons qui nous ont fait mettre nos amis animaux là-bas.

– Magnifique histoire que tu nous racontes là. Si on pousse le raisonnement plus loin, on n’est jamais « propriétaire » d’un animal, on ne peut que partager sa vie, et il nous accepte comme « ami », non?

Pour tous, n’hésitez pas à prendre contact avec l’Hacienda, via l’onglet contacts; vous y serez reçu avec plaisir, avec ou sans animaux :-)

8)
Renaud LAFFONT
, le 29.04.2014 à 16:33
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Superbe humeur du jour. J’ai adopté un chiot il y a une semaine, c’est dingue comme on s’attache à ces petites choses. Suis pas très chat, je ne souhaite pas être un « humain de compagnie » d’un chat :)

9)
ggkrail
, le 29.04.2014 à 17:04
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Merci pour cette humeur très touchante, en pensées avec M. et Mme Skyroller.

Ma femme ne voulait pas de chat. Ma fille oui, j’étais assez pour, en ayant eu enfant. Après quelques semaines de vie commune avec Sugus, ce dernier n’étant pas rentré le soir, ma femme n’a pas dormi de la nuit… Déjà trop attachée à lui. Et lorsqu’il s’est fait avoir par une voiture, l’émotion a été grande dans la famille…

Superbe histoire Dominique Python! Merci de ce partage.

10)
Anne Cuneo
, le 29.04.2014 à 20:06
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@Dominique Python:
les chevaux ont le don de «sentir» les sentiments des humains. J’ai fait du cheval de façon intensive vers quinze ans (je travaillais pendant les vacances dans une écurie), et j’avais des cafards monstres, je me sentais abandonnée la plupart du temps. Lorsque j’apportais à boire aux chevaux, tout était bon pour me «consoler», coups de langue, tête sur l’épaule, danse sur place, hennissements, j’avais l’impression que certains me souriaient. Et lorsqu’on les montait, c’était encore plus évident, ils ressentent de quelle humeur tu es. J’adore les chevaux pour ça.
J’ai lu les mémoire d’un homme qui avait commencé sa vie alors que dans les rues il n’y avait que des chevaux, et qui écrivait alors qu’il n’y avait plus que des voitures. Il disait que pour lui c’était mieux avec les voitures, mais que ce qu’il regrettait, c’était l’empathie qu’il ressentait entre lui et les chevaux qui croisaient son chemin.

11)
François Cuneo
, le 29.04.2014 à 20:13
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Au départ, je me suis dit que tout ce que tu as fait pour ce chat, même si tu te sentais responsable, c’était tout de même beaucoup.

Mais quand on la voit, là, eh bien il n’y a rien à regretter.

Désolé pour ton cheval…

13)
DanielH
, le 30.04.2014 à 10:26
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Le 27 de ce mois, j’ai été contraint de mener, chez le vétérinaire, notre chat « Lilo » pour mettre fin à ses jours suite à une infection reinale. J’avoue avoir ressenti un vrai pincement au coeur. Je me suis rendu compte combien notre fonctionnement était lié au sien.

Votre témoignage est attachant

14)
Germanito
, le 30.04.2014 à 12:33
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Nous vous remercions pour cet émouvant témoignage.

Le départ de Manouche nous a attristé, même sans le connaître. Nous sommes tristes pour lui qui a dû souffrir beaucoup avant de rejoindre les pâturages célestes, et aussi pour vous qui l’aviez adopté, choyé et aimé.
L’amour des animaux nous conduit à un état de perception qui nous permet de comprendre une partie de ce qu’il veulent nous « dire ». Ainsi naissent de grandes amitiés et de grandes amours fidèles juqu’à la mort.
Peut-être, juste avant de prendre le grand départ, Manouche vous a-t-il offert un dernier regard plein de reconnaissance…?
Une chanson nous revient: Il s’appelait Stewball… C’était un cheval blanc…