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On peut encore penser ce que l’on veut, ou bien ?

Bonjour !

Euh.

Je suis pris au cou. J’ai géré mon temps comme une bille ce week end. 

Du coup, je ne vais pas faire long. Juste vous raconter un truc, et peut être continuer sur de l’open bar, si le coeur vous en dit.

Peut être l'ai-je déjà dit, mais pour des besoins académiques, je me retrouve contraint, tous les jours, de me farcir deux heures de train. Heureusement que les CFF font ça très bien. Du coup il faut s'occuper pendant ces deux fois une heure qui parfois me semblent interminables, surtout en fin de journée. Et dans les activités que je me suis trouvées, il y'a celle de m'informer. Je m'informe sur tout ce que je peux, de la lecture de sites traitant d'informatique, en passant par les infos suisses, françaises, internationales etc. 

Je lis en priorité ce qui m'intéresse, mais aussi des choses qui n'éveillent rien chez moi, ce qui fait qu'en général je peux ensuite en parler en ayant des connaissances, certes maigres, sur un sujet lambda.

Mais, alors, avec certaines infos, certaines vieilles, d'autres beaucoup plus récentes, je tombe parfois dans le débat, ou du moins une discussion soutenue sur les événements et les sujets (souvent politiques) auxquelles elles se rapportent.

Jusque là très bien, même si j'ai le courage politique d'une truite saumonée, j'aime bien partager avec des gens parfois très engagés sur un sujet, même si des fois leur convictions ressemblent plus à des levées de boucliers qu'à autre chose.

C'est qu'étant en milieu étudiant, j'en croise et en connais pas mal, de ces gens engagés, de ces politicards en herbe. C'est même rassurant de voir à quel point certains d'entre eux sont animés d'une telle ferveur et d'une certaine conscience de ce qui les entoure. Ils sont la preuve que Facebook et MTV n'ont pas ramollit le bulbe de toute une génération.

Toutefois, il y'en a certains qui les transmettent mal, et à qui j'ai envie de coller une bonne vieille mandale, pour leur rappeler que militer ce n'est pas insulter, que défendre un point de vue ne se fait pas forcément en minorant celui de l'autre.

Parce que ce qui m'agace c'est l'attitude de certains qui, parce qu'il se font les représentants d'une cause "juste", viennent me dire comment je dois penser, comment je dois voter, comment je dois parler de tel ou tel sujet etc. Et ce, même si parfois je suis d’accord avec eux.

On peut débattre sans forcément considérer comme un échec le fait de ne pas avoir réussi à rendre la personne d'en face servile à nos arguments. Du moins c'est ce que je pense.

Comme je vous l'ai dit, je suis en milieu étudiant. Et un truc qui l'a salement ébranlé, ce milieu, c'est la suspension des accords Erasmus entre la Suisse et l'Union Européenne. Manifestations, levée de boucliers des association étudiantes, des étudiants eux-mêmes, certains membres du corps professoral, bref, beaucoup de monde mine de rien, s'est dit fort mécontent.

A titre personnel, je la trouve en effet dommage, cette conséquence malheureuse d'une votation trop polémique pour que j'en parle ici. Mais je ne m'offusque pas. Déjà, je ne suis pas sûr de comprendre les enjeux d'une telle suspension, et ensuite je ne comptais pas faire d'Erasmus, du moins ce n'était pas dans mes projets à court terme. 

Mais alors, dites ça à l'un de ces étudiants engagés suscités ! 

Primo,  trouver cela "juste" dommage, ce n'est pas politiquement correct, il faut être outré, pleurer, se rouler par terre après s'être peint en rouge (couleur de la révolution), maudire l'UDC et tous leur dirigeants, ainsi que l'ensemble de leur ascendance. Bref, il faut se révolter.

Deuzio, dire que l'Ersamus avait, d'un point de vue personnel, très peu d'intérêt c'est carrément signer un chèque en blanc pour mes obsèques. Parce que cette manière de penser (par omission) autour de son nombril n’est absolument pas admise lorsque l’on parle de ce genre de choses. 

Peut-on encore avoir un intérêt limité pour quelque chose ou bien ?

Surtout que, de toutes les conséquences potentielles de cette votation, la suspension de l’Erasmus est peut être bien celle qui m’inquiète le moins (et nous parlons bien de suspension, pas d’annulation, la différence à toute son importance). 

Je ne sais pas si je dois ranger mon indignation dans la case "politique" ou celle de la sociologie de bistrot, mais je me retrouve parfois désemparé devant ces personnes qui non seulement nous obligent à avoir un avis, mais en plus qu'il soit conforme au leur. 

Bref, tout ça pour vous poser une question, beaucoup plus générale et récurrente dans notre type de société : pensez-vous que le peuple ait toujours raison ? Peut-on lui demander de se prononcer sur tout et rien et en attendre des décisions rationnelles ? 

A vous, et au plaisir de vous lire.

27 commentaires
1)
ToTheEnd
, le 11.03.2014 à 01:11

Bah à l’évidence, le peuple du haut de sa sagesse et de sa miséricorde ne connait pas toujours les enjeux qui sont au bout de son stylo. Voter à l’instinct ou sur la base d’arguments aussi médiocres que navrants, c’est tout de même un problème.

A savoir si on peut avoir un intérêt limité sur des sujets, bien entendu. Toutefois, dire que ce sujet ne te touche pas parce que personnellement tu n’y es pas confronté, je trouve ça lamentable.

Je ne compte pas être médecin et encore moins filc, mais si un brillant abruti venait me dire que ça coûte cher de les former et de les entretenir et que par conséquent, il faudrait fermer ces filières, je demanderais tout de même l’euthanasie pour ce mec…

Ceci dit, cette affaire n’est que la pointe de l’iceberg et dans les mois qui viennent, il y aura d’autres problèmes certainement plus épineux que celui-ci et qui ne trouveront pas une solution tout droit sortie du porte-monnaie des contribuables.

Et c’est là que se trouvent les limites de ce beau système démocratique direct: les responsables de ce merdier ne répondent de rien. On devrait adopter une class action méthode US et poursuivre le gros Blocher qui promettait y a encore une semaine d’aider personnellement tout pauvre étudiant qui ne pourrait pas suivre ce programme et qui aujourd’hui dit, vu les milliers de dossiers envoyés, que c’est le contribuable qui va aider…

On ne remerciera jamais assez les médias pour ne pas avoir fait grand chose avant les élections mais pour tous les directs, enquêtes, interviews, analyses, etc. après…

T

2)
iYannick
, le 11.03.2014 à 02:20

A savoir si on peut avoir un intérêt limité sur des sujets, bien entendu. Toutefois, dire que ce sujet ne te touche pas parce que personnellement tu n’y es pas confronté, je trouve ça lamentable.

Pas dis que cela ne me touchait pas. Je fais partie de la communauté universitaire, bien sûr que je suis touché, ne serait-ce qu’indirectement. J’ai dit qu’à court terme, je ne comptais pas faire d’Erasmus d’où mon manque d’intérêt pour ce programme déjà à la base.

3)
Ritchie
, le 11.03.2014 à 02:52

Tiens, pour tes heures de train le VidéoCast TED plein de sujets différents et intéressants. 1 vidéo par jour !

Sinon, moi j’trouve que c’est bien que la Suisse ait ses référendums et que le pouvoir doivent suivre ce qui a été voté. En France, pays non démocratique pour 2 sous, les référendums ne sont que consultatifs !

Le France et les Etats-Unis ne sont pas des pays démocratiques, pour ceux qui ne le savaient pas encore. Voir ici –> https://www.youtube.com/watch?v=KVW5ogGDlts&t=0

++

Ritchie

4)
Dom' Python
, le 11.03.2014 à 05:59

Mon grand-père, né au 19ème et mort à 98 ans, disait:
Heureusement qu’on paie pas des impôts sur c’qu’on pense!

Ça fait pas mal de temps que je pense que le « parlé au je » devrait être une matière principale de l’éducation. Valoriser son propre point de vue sans éprouver le besoin de dévaloriser celui de l’autre est un exercice difficile, et pourtant tellement salutaire pour le débat!

5)
Tom25
, le 11.03.2014 à 07:49

je demanderais tout de même l’euthanasie pour ce mec…

A ce point ?

les responsables de ce merdier ne répondent de rien.

Cela m’a toujours énormément surpris, que les politiques rendent si peu de comptes. Quand on voit que n’importe quel artisan, n’importe quel médecin etc. peut se faire attaquer sur la moindre bourde …

Puisqu’on propose de l’open bar, mais je reste dans la politique : Concernant Sarko et les écoutes de ses conversations avec son avocat, on se posait une question tout à l’heure avec ma copine. Si le client d’un avocat lui avoue le meurtre de 10 presonnes, que doit faire ce dernier ? La déontologie lui recommande sans doute de se taire et de tenter de le faire innocenter, mais que dit la loi ? (en France, en Suisse).

6)
Migui
, le 11.03.2014 à 07:55

iYannick, je fais régulièrement l’expérience personnelle du phénomène que tu décris: si on ne pense pas comme le « politiquement correct » nous l’impose, on est directement taxé par certaines personnes de facho-réac. Certains personnes qui, je l’observe, sont plus promptes à te dénigrer qu’à argumenter sur le sujet dont il est question!

Pour moi qui n’ai jamais fait de politique et qui n’ai jamais fait de tort physique à autrui, c’est tout de même paradoxal!

7)
Madame Poppins
, le 11.03.2014 à 08:16

Quand j’étais étudiante, la fac dans laquelle j’étais, en Allemagne, avait diminué drastiquement le nombre de postes de profs (institut de traduction), rendant les conditions d’études encore bien plus difficiles. Nous avons fait une grève avec occupation des locaux : d’accord, j’étais concernée mais n’empêche, sont venus nous soutenir des étudiants des facultés de physique, de droit, de médecine qui ne pensaient pas non plus devenir traducteurs…

D’accord, c’est agaçant, ces gens qui pensent détenir le savoir mais maintenant que je tends vers les 50 ans, j’aime ce côté entier des gens à 20 ans : d’ici 10 ans, ils mettront de l’eau dans leur vin mais ça restera du vin…

Maintenant que j’enseigne le droit du travail et les assurances sociales, j’aime entendre, au fond de la classe, un subit « mais c’est dégueulasse » lorsque j’énonce certaines règles de droit suisse : ce sont ces colères qui feront que peut-être, les choses changeront un tout petit peu à l’avenir.

Et bien sûr que les décisions que prennent les gens ne sont pas toujours rationnelles : elles sont parfois très affectives, comme l’imprescriptibilité des actes d’ordre sexuel sur mineurs. C’est un non-sens à plusieurs niveaux à mon avis mais je ne vois pas bien par quel système nous pourrions remplacer le nôtre : je « fais donc avec », sachant que si je le voulais, je pourrais m’engager bien davantage pour certaines choses au lieu de m’offusquer du résultat des urnes. Sachant que je ne le fais pas au-delà d’un travail de lobby pour certains objets de votations, je ne peux que m’incliner devant la volonté des urnes.

8)
Blues
, le 11.03.2014 à 09:19

… pensez-vous que le peuple ait toujours raison ? Peut-on lui demander de se prononcer sur tout et rien et en attendre des décisions rationnelles ?

Jusqu’à maintenant je pensais que oui, mais finalement après « l’expérience » du 9 février, la réponse est définitivement NON !!! car beaucoup trop de citoyens sont influençables, ou alors ne réfléchissent pas avec une vision globale (en comprenant les répercutions)

Et pour Erasmus (+ and Horizon 2020) not without Switzerland signez-signez-signez

9)
thomas
, le 11.03.2014 à 10:10

signez-signez-signez

Vraiment? Je ne suis pas sur de bien comprendre la position des rédacteurs de cette petition, au dela de l’indignation:

Les signataires de cet appel demandent aux décideurs et décideuses politiques en Europe et en Suisse de permettre à la Suisse de continuer à participer à ces programmes et se positionnent pour un espace européen et international des hautes écoles ouvert.

Il me semble tout à fait louable que l’UE utilise tous les moyens possible pour faire pression sur le gouvernement federal, et plus généralement pour mettre le « peuple suisse » face aux consequences de ses votations. Donc prendre les négociations en cours comme point de depart, pourquoi pas… Dans ce cas, je ne me vois pas demander aux décideurs européens de permettre à la suisse de continuer à participer à ces programmes.

Et d’ailleurs, j’aimerais tellement voir ces décideurs européens faire preuve d’autant de courage sur des questions avec des implications économiques plus importantes (et qui concernent sans doute plus directement leurs intérêts)!

10)
Hervé
, le 11.03.2014 à 10:11

Depuis 2500 ans, c’est-à-dire depuis que les Athéniens ont inventé la démocratie directe, le peuples a toujours raison, même quand il condamne Socrate à la ciguë et Alcibiade à l’ostracisme, entraînant la défaite dans la guerre du Péloponèse et la fin de l’empire athénien.

Merci le peuple !

11)
ysengrain
, le 11.03.2014 à 10:23

En matière politique, il est affligeant de constater l’absence totale, définitive de « mea culpa ». Je n’ai jamais entendu ou lu un politique annoncer: désolé, j’ai pensé que et donc j’ai décidé que.. je me suis trompé… etc.

En matière de médecine, dans un service, du moins ceux qui peuvent prendre ce nom, on se réunit périodiquement à fins d’évaluation non seulement de ce qui va être décidé mais aussi de ce qui a été fait.

J’ai un peu trainé mes guêtres dans la lutherie. J’ai construit des violes de gambe. J’ai donc fréquenté de manière proche un luthier. Il disait: « ici, c’est comme dans ton boulot, une erreur se paie cash. »

Pour terminer, un peu d’humilité avec une parole d’un proche: « s’il fallait permettre à qui ce soit d’autre tout ce qu’on se permet à soi même, la vie ne serait plus possible »

12)
Saluki
, le 11.03.2014 à 10:41

Certains personnes qui, je l’observe, sont plus promptes à te dénigrer qu’à argumenter sur le sujet dont il est question!

Ça fait pas mal de temps que je pense que le « parlé au je » devrait être une matière principale de l’éducation. Valoriser son propre point de vue sans éprouver le besoin de dévaloriser celui de l’autre est un exercice difficile, et pourtant tellement salutaire pour le débat!

Un mot pour « positiver ».
Lors de la dernière réunion de mon club, notre Présidente a tenu ce propos :
Le système éducatif français ne nous prépare pas à prendre la parole. Pendant notre scolarité, on compte nos fautes, on souligne nos erreurs.
Pensons dynamique positive.

Je vous conseille donc de traduire vos éléments de langage négatifs et de trouver leur équivalent positif. Sans tomber dans la langue de bois (eh oui, c’est là que ça se complique…).
Prenons par exemple une phrase négative :  » Tu es incapable de faire les choses correctement  »
Ce n’est pas, heureusement, le genre de phrase qu’on entend tous les jours, mais c’est une phrase que j’ai pu entendre, en laissant traîner une oreille ici ou là.

Première erreur : on n’a aucun droit de dire à une personne ce qu’elle est. On peut, tout au plus, émettre un jugement sur ce qu’elle fait, on peut dire  » tu n’as pas bien fait cela « , mais pas  » tu es incapable de bien faire cela « .
Il vaut également mieux s’appuyer sur des faits précis, pour lui permettre de comprendre comment elle aurait pu s’y prendre pour réussir :  » pour bien le faire, tu aurais pu… ça aurait sans doute mieux fonctionné si tu avais… « . Attention à la sensation d’échec.
On peut aussi se projeter d’une manière positive dans le futur  » la prochaine fois, il vaudrait mieux que tu… tu y arriveras mieux si tu…  » Voire même  » la prochaine fois, il faut absolument que tu…  »
Si c’est possible, il vaut toujours mieux commencer par ce que la personne a fait de bien avant d’attaquer ce qui va mal :  » C’est bien que tu aies rendu le dossier dans les temps, mais il faudrait aussi que tu…  »
Evidemment, il ne faut pas tomber dans l’excès inverse, sous peine de langue de bois.
Ecoutez les formulations négatives autour de vous dans les jours qui viennent et entraînez-vous à les traduire en « version positive ».

Peut-être en avez-vous entendu une aujourd’hui même que vous voulez partager avec nous ?

13)
Ritchie
, le 11.03.2014 à 11:35

Le problème de la politique c’est qu’on essaiera souvent de cacher des choses pour faire passer un point de vue.

Comment voulez-vous après que les gens vote en connaissant tous les tenants et aboutissants ?

Je suis 100% pour le système Suisse où il y a souvent des votations et sur plein de sujets. Certes perso. je ne voterais pas tjrs pour ce qui serait le mieux pour le pays, mais souvent pour ce en quoi je crois qui serait le mieux pour ma petite personne. Si ça va dans le sens du plus grand nombre tant mieux.

Ensuite, je ne peux pas suivre les débats (pas de télé et habitant Paris) sur ces questions, s’ils ont eu lieu. Mais une chose devrait exister (si elle n’existe pas déjà !), c’est une explication le plus neutre possible des conséquences de chaque réponse, par des personnes non-liées à un partie politique quelconque. Plus facile à dire qu’à faire j’suis certain !

Qu’est-ce que j’aimerais que les votations existent en France et au Québec, ça changerait pas mal de choses …

++

Ritchie

14)
Diego
, le 11.03.2014 à 12:23

Ne blâmer pas le politique plus que vous qui votez ou l’élisez, nous sommes gouvernés par ceux que nous (entendez, notre majorité de votants ou d’électeurs) méritons.

Par paresse, nous nous sommes habitué aux messages simples et refusons les argumentations ambivalentes. Le politique, s’il souhaite se faire entendre, doit donc délivrer des messages où une seule position est évoquée.

On appelle ça « marteler » son opinion. On se doute bien, ou on l’espère, qu’avant de se l’être forgée, il a acquis une connaissance approfondie et « à 360° » du sujet, laquelle lui a permis d’en faire une conviction, seule position qu’il va dès à présent défendre. Il devra malheureusement pour ce faire occulter tout doute, toute inflexion, qui l’aura, on l’espère toujours, traversé durant le travail de réflexion initial.

Imaginez un élu dire dans un débat contradictoire qu’il préconise un oui à tel sujet, mais qu’il admet que cette solution ne résout pas tous les problèmes, voir en pose d’autres. Serait-il pris au sérieux ?

Malheureusement, les thèmes publiques sont toujours complexes, et simplifier les sujets complexes peut être fait soit en vulgarisant, soit en « populisant ».

Le secret d’ennuyer et celui de tout dire (Voltaire, je crois ?), mais qu’entendait-il donc par là ? (vous avez 3 heures, on rend les copies à la cloche)

La première option est un art complexe, la seconde est plus accessible. Voilà à mon avis le « pourquoi du comment … ».

En aparté, l’initiative « Contre l’immigration de masse » a été acceptée par 50,3% des 55.8% de votants, soit 28 % des citoyens suisses ayant le droit de vote.

Et le civisme reste un sujet plus ou moins abordé dans les cours d’histoire, branche secondaire du système Harmos. Où est le problème pensez-vous ?

15)
ToTheEnd
, le 11.03.2014 à 14:43

Et le civisme reste un sujet plus ou moins abordé dans les cours d’histoire, branche secondaire du système Harmos. Où est le problème pensez-vous ?

Généralement, un vote n’est pas différent parce que 55% ou 100% de la population a voté.

Par contre, il est clairement différent si on anticipe et annonce ce qui va se produire après un vote et qu’on responsabilise les gens.

T

16)
Diego
, le 11.03.2014 à 17:04

Généralement, un vote n’est pas différent parce que 55% ou 100% de la population a voté.

Pas sûr. Je pense que le corps votant n’est pas forcément représentatif du corop électoral (5’195’333 citoyens ayant le droit de vote) et qu’une formation civique adéquate peut amener une nette modification dans les résultats. Mais je ne pourrais malheureusement jamais le vérifier …

Sinon, il reste la solution nord-coréenne … conjuguer en une seule opération élections du parlement et recensement de la population : vous avez surement lu comment ça se passe là bas ? Le pays s’arrête de vivre pendant 48 heures, toute la population est assignée à résidence, une armée de fonctionnaires vont de logement en logement, recensent la population et dans la foulée, lui tend le bulletin de vote ne comportant qu’un nom et un choix oui / non. C’est efficace ! (Il y a quand même 0.2 % de courageux qui cochent non, ceux-là ils m’épatent)

17)
fandezit
, le 11.03.2014 à 17:57

Tant qu’à avoir 2 heures de à perdre par jour, plutôt que de s’intéresser aux informations ou à l’informatique, pourquoi ne pas :
– lire de la poésie
– lire les bouquins conseillés par Zit
– dormir (1/2h de sommeil en journée compte double)
– rêvasser, méditer, ne rien faire
– discuter avec sa charmante voisine
– etc.

18)
Madame Poppins
, le 11.03.2014 à 20:19

Il y a quand même 0.2 % de courageux qui cochent non, ceux-là ils m’épatent

D’ailleurs, l’année d’après, y cochent plus rien… Et je te rejoins sur l’importance du civisme en classe : le temps, on le trouverait si les enfants passaient moins de temps à étudier l’histoire biblique ! Qu’on se comprenne bien : je ne suis pas opposée à l’étude de la Bible mais je suis opposée au fait que les profs fassent systématiquement l’impasse sur le Coran par exemple !

Bonne soirée

19)
jpg
, le 11.03.2014 à 23:33

je ne suis pas opposée à l’étude de la Bible mais je suis opposée au fait que les profs fassent systématiquement l’impasse sur le Coran par exemple

Plutôt que de nous décrire la geste d’Abram, père d’Isaac, il serait intéressant de nous conter l’histoire d’une autre personne, Ibrahim, père d’Ismael.

20)
Zallag
, le 12.03.2014 à 07:36

L’impasse sur le Coran … mouais. Et pourquoi alors ne pas la déplorer à propos de l’hindouisme, du judaïsme, du shintoïsme, du bouddhisme, du taoïsme tant qu’à faire ? Je pense que notre culture et nos racines, étant ce qu’elles sont, doivent être connues d’abord. Comprendre ce que veut dire « être un bon samaritain », par exemple, ou « voir la paille, et non la poutre », pour ne citer que des locutions, sans parler des mille autres legs culturels ou politiques qui viennent des racines et des bases religieuses propres à chaque peuple (par exemple les castes en ce qui concerne l’hindouisme), est incontournable pour chaque individu, et l’aide à comprendre son histoire et celle des ses semblables d’abord. Ensuite il comprendra mieux aussi, j’espère, qui sont les autres. Mais ne mettons pas dès le début tout ensemble. C’est bien trop tôt.

21)
Madame Poppins
, le 12.03.2014 à 08:09

Zallag, bien sûr que nos « racines » peuvent être trouvées dans la bible mais que faire lorsque la moitié de la classe trouve ses racines dans un autre « livre » ? En outre, le livre utilisé pour cet enseignement comporte des pages sur Bouddha, sur le Coran etc mais comme « par hasard », de nombreux profs passent comme chat sur braise sur ces pages-là….

Allez, j’arrête là le détournement de billet.

22)
Ritchie
, le 12.03.2014 à 11:03

J’vais en rajouter une couche, quand même.

Étant d’origine catho. par ma famille et maintenant athée par « réveil », pour moi toutes les religions sont des sectes !

Je vous encourage à lire l’histoire de la bible –> http://www.bible.chez-alice.fr/

Et pour ceux qui ont le moindre sens de jugement, verront après cette lecture qu’elle mensonge on vous inculqué …

++

Ritchie

23)
ToTheEnd
, le 12.03.2014 à 11:48

Il est évident qu’il y a mieux à faire dans une classe que d’étudier une ou des religions.

Sinon, il reste la solution nord-coréenne … conjuguer en une seule opération élections du parlement et recensement de la population : vous avez surement lu comment ça se passe là bas ?

Pas besoin de prendre cette extrême. Plusieurs pays comme l’Australie, Brésil ou la Turquie obligent ses citoyens à voter sous menace de sanction. J’insiste donc pour dire que cette obligation ne rend pas ces pays meilleurs dans certains choix qui sont soumis au vote.

Et je te rejoins sur l’importance du civisme en classe : le temps, on le trouverait si les enfants passaient moins de temps à étudier l’histoire biblique !

M’étant déjà exprimé sur cette idée farfelue d’étudier l’histoire biblique, je pense que le problème ou plutôt le « salut » n’est pas dans l’éducation civique même si dans le fond, ça sera toujours mieux que la Bible.

En résumé, si on regarde l’évolution de l’apprentissage du Français, en 30 ans les statistiques montrent clairement que le niveau baisse. Ce n’est pourtant pas faute de l’enseigner et de le transmettre par conséquent, je ne suis pas persuader que ça changera quelque chose dans le secret des urnes.

T

24)
Simon
, le 12.03.2014 à 13:01

Ou alors comme à Schaffhouse: une amende de 3 francs est infligée à celui qui ne va pas voter. C’est le canton qui a le plus grand taux de participation (65%).

25)
ToTheEnd
, le 12.03.2014 à 13:13

Effectivement, on m’avait parlé de ça et je ne connaissais pas la sanction. Elle est très raisonnable et à l’évidence, elle a permis de faire monter le taux de votation du 9 février de 56% en moyenne au niveau national à 70% pour ce canton, ce n’est pas négligeable. Ceci dit, ils se sont prononcés pour le oui à 53.4%… soit 3% au-dessus de la moyenne nationale.

Preuve encore une fois que ce n’est pas le volume qui fait la différence.

T

26)
Tom25
, le 12.03.2014 à 18:21

Une sanction (amende) pour les Français qui ne vont pas voter, je ne sais pas trop, pourquoi pas. Mais alors j’espère qu’ils auraient l’honneteté, cette fois, de compter les votes blancs.

Après, on peut aussi mettre à l’amende ceux qui votent blanc. Mais alors, il faudrait mettre une tirelire dans l’isoloire et compter sur l’honneteté du votant qui met un bulletin blanc :-)) .

27)
Sylvain
, le 15.03.2014 à 23:04

Le titre de ce sujet est une question pertinente.
Car de nos jours, on est souvent amené à la conclusion que cela dépend malheureusement largement de ce que l’on pense.
Ainsi, lorsque l’on s’écarte de la mouvance bienpensante de rigueur, on risque fort d’être littéralement mis en pièces par quantité d’adeptes de la « libre pensée » et autres chantres de « l’ouverture » et de la sacrosainte « tolérance ».

Quelque chose dans ce fil de discussion a particulièrement attiré mon attention. Y est apparu tout à coup le mot « Bible ». La Bible, véritable bibliothèque portative composée de plus de 60 livres écrits par une quarantaine d’auteurs différents sur une période d’environ 1500 ans.
(fait unique dans l’histoire de l’humanité)

La Bible qui aujourd’hui encore est le « livre » le plus lu au monde, intégralement traduite dans plus de 470 langues (le Nouveau Testament dans plus de 1200 langues ou dialectes).

La Bible, un livre de Vie dont le sens profond est dit demeurer caché à ceux qui se prétendent sages, à ceux qui ne comptent que sur leur intelligence mentale pour en décrypter les mystères.

Difficile donc de la comparer avec un simple manuel de civisme…

Quant au fait que « l’histoire biblique » en tant que telle ait sa place à l’école publique aujourd’hui, je ne sais pas trop, c’est assez délicat.

Voilà, pour conclure, je pense qu’on a la liberté de penser ce que l’on veut, mais lorsqu’on l’exprime, il me semble essentiel de ne pas l’asséner comme une vérité indiscutable mais bien comme un avis personnel.

Sylvain