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Rappel sur les profils d’impression

Je vous propose un rappel sur l'utilisation des profils ICC pour l'impression.  Je ne rentrerai pas dans le détail des profils ICC, vous trouverez toutes les explications théoriques un peu partout sur le web. Juste différentes solutions pratiques qui permettent d'obtenir des de belles images sur les imprimantes photo. Ces processus sont utilisables avec toutes les imprimantes dites "photo", quelles que soient leurs marques.

J'utilise pour mes tirages une epson 4800 depuis 2007. Je dois avouer que je suis agréablement surpris par la longévité et la fiabilité de cette imprimante. Je précise également que si les cartouches sont plutôt chères, elles ont une durée de vie largement supérieure aux imprimantes de bureau, passant de 11 ml de capacité à 220ml pour la 4800. J'apprécie particulièrement de pouvoir utiliser des papiers en rouleau de 17', formule économique  pour le quotidien et les sorties grand format en bannière. 

 Le plus important est l'utilisation de papier de qualité pour les sorties de vos images. J'utilise 3 types de papier pour mes sorties quotidiennes de maquette ou des photos, un papier mat en rouleau de marque epson, le single mat weight paper, du papier semiglossy EFI et papier et un photoquality mat au format A3 dans le magasin. Pour les tirages de qualité j'ai choisi des papiers canson, le Baryta photographique et le photo HighGloss premium. 

canson

Il vous faudra également calibrer votre écran, étape indispensable pour une chaine graphique cohérente.

Utiliser les profils des fabricants de papier photo

La première étape est de vérifier s'il existe des profils chez les fabricants de papier. Après les avoir téléchargé il vous suffira de les installé dans le dossier  /Bibliothèque/ColorSync/Profiles. N'oubliez de télécharger également les notices liées à votre papier, elles vous indiqueront les réglages d'impression (choix du papier, choix de la résolution).

Canson

Exemple tiré du site CANSON INFINITY

Il suffit ensuite dans votre logiciel de choisir le profil correspondant au papier utilisé, ci-dessous dans lightroom le profil du Canson BARYTA.

Choix des profils LR

Si ces profils ne vous conviennent pas ou s'il n'existe pas, il vous faudra  créer vos propres profils.

Créer ses propres profils ICC

Il existe différentes solutions pour créer des profils, soit vous investissez dans un spectrocolorimetre qui vous permettra de créer chez vous vos profils, soit vous passer par des prestataires qui proposent ce service en ligne, je ne vous indiquerai personne n'ayant pas testé les solutions en ligne, en utilisant "création de profils icc" dans google ou autre vous trouverez les prestataires.  Ils vous fourniront les fichiers à imprimer sur votre imprimante  puis se chargeront de créer les profils et de vous les renvoyer. Des magasins de photos proposent parfois ce service. À Lyon , Carré couleurs propose ce service.

J'utilise le colormunki qui permet la création de profils RVB et CMJN, je suis réservé sur la création des profils CMJN qui ne m'ont pas vraiment donné satisfaction. Je crois, dans ce cas qu'il est préférable de passer à la solution supérieure pour des profils de qualité. D'autant qu'il s'agit d'épreuve et ne concerne que ceux qui éditeront en quadrichromie leurs travaux.

Après avoir imprimé les bandes de contrôle sur le papier de votre choix,

Feuille 1

 

 colormunki

 

il suffira de mesurer chacune des chartes pour créer le profil. L’avantage du color munki est sa facilité  d'utilisation pour un rendu tout a fait satisfaisant.

 enregistrement profil

Le logiciel se charge ensuite d'enregistrer le profil dans votre bibliothèque. Il ne vous reste plus qu'à le choisir au moment de l'impression.

 profil single

le cas particulier de l'épreuve pour l'impression en quadrichromie

J'ai parfois besoin de faire des tirages d'épreuve pour les BAT des publications. Auparavant je faisais faire des épreuves numériques chez des photograveurs. J'ai décidé d'investir dans logiciel permettant la sortie d'épreuves numérique sur mon imprimante epson. J'ai choisi le logiciel Fiery eXpress Proofing qui permet, sous réserve d'utiliser les papiers de la marque, d'imprimer des épreuves numériques. Le niveau de rendu et de précision est suffisant compte tenu des quelques % d'écart qui existe entre une véritable épreuve numérique certifiée FOGRA et la réalité de l'impression offset. C'est vraiment anecdotique, car la simulation CMJN fait perdre beaucoup aux photos du fait de l'espace colorimétrique beaucoup plus réduit en CMJN (Cyan / Magenta / Jaune / Noir).

N'hésitez pas à charger les profils de vos papiers et à bien les sélectionner au moment de l'impression, vous serez agréablement surpris de la qualité de vos tirages.

12 commentaires
1)
zit
, le 15.01.2014 à 09:36
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C’est tout simple et ça fonctionne parfaitement bien. En tout cas, c’est la solution que nous avons adoptée au 2ème sous–sol des zardec (atelier de photographie) : téléchargement des profils chez le fabricant de papier, aller les fourrer dans le dossier Bibliothèque/ColorSync/Profiles, et roule ma poule (pourvu que l’on suive bien le petit manuel indiquant quel papier choisir dans le pilote de l’imprimante).
Évidemment, un écran bien calibré est tout à fait indispensable pour ne pas gâcher.
Je profite que ça soit le sujet du jour pour lancer une grande interrogation (j’ai presque eu envie d’en faire le sujet de mon article d’hier) : comment se fait–il qu’Ilford soit en faillite ? Je ne sais pas si vous êtes au courant, mais l’usine Suisse de Marly fabricant les magnifiques papiers pour impression jet d’encre vendus sous la marque Ilford ne peut plus payer ses 170 salariés et va fermer (est fermée ?). Alors que le site anglais qui fabrique les films et papiers argentiques Ilford se porte très bien (en tout cas, j’espère)— il s’agit d’ailleurs d’une entreprise complètement différente.
Dans le même ordre d’idées, comment le N°2 mondial de la photo (Nikon) peut–il avoir des difficultés phynancières, perdre de l’argent, être la plus grosse chute de l’indice Nikkei en 2013 (-26 %) ?
Et sans parler des difficultés des FNAC et DARTY qui cassent les prix à qui mieux mieux, rendant l’activité de négoce d’appareils photo bien périlleuse pour les petites boutiques, alors qu’apparemment, le marché de la photo a le vent en poupe et qu’il ne s’est jamais vendu autant d’appareils de part le monde…

z (qui ne comprends vraiment rien au bizenaisse, je répêêêêêêêêêêêête : mais qui ne rêve pas d’un monde avec une seule entreprise transmondiale par secteur)

2)
cerock
, le 15.01.2014 à 09:46
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Je t’admire, car pour une 4800 il faut une sacres place. Moi perso les seules photos que j’imprime encore moi même, ce sont des petits 10/15 dont j’ai besoinimédiatement. Je le fait avec une petite canon CP900. Pour des séries ou des agrandissement, je ne m’embête plus avec tout cela. Je les fait tirer dans des labo de qualité. Mon budget tirage est tu coup bien meilleure ;)

3)
JanPol
, le 15.01.2014 à 10:15
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Sympa cet article, car bien souvent on est déçu du résultat après le travail sur nos photos, juste par méconnaissance ou mauvaise mise en oeuvre des questions de colorimétrie.
Même si on fait tirer dans un labo qui à ses propres profils ICC, on peut dans le traitement faire des erreurs dans la gestion des espaces couleurs attribués aux photos, et bien sûr il est important d’avoir un écran calibré.
A voir aussi sur ce même sujet le dossier sur la Gestion de la couleur du dernier numéro de l’excellent magazine trimestriel Workflow. Très pédagogique, j’ai l’impression (!!!) d’avoir enfin compris la relation entre notre perception visuelle, le concept d’espace couleur et ses applications, et les profils ICC. Il y a aussi une bonne présentation de Dxo 9 faite par Gilles Théophile.

4)
zit
, le 15.01.2014 à 11:31
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Tout comme cerock, je n’ai pas d’imprimante à la maison (hormis une laser pour la paperasse), je sous–traite tous mes tirages numériques, soit à Fuji pour le tout–venant (les tirages Frontier sont excellents, mais ils ont tendance à vouloir corriger les extrêmes, alors que si je veux une image très dense, ou très claire, c’est mon problème, pas le leur…) ou Picto pour du Lambda. Je n’aime pas le jet d’encre, ce n’est pas mon métier, je préfère laisser la quadrichromie aux quadrichromistes.

z (et pour ce qui concerne l’argentique… je répêêêêêêêêêêête : on n’est jamais si bien servi que par soi–même ;o)

5)
Laurent Vera
, le 15.01.2014 à 11:43
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janpol, j’utilise l’espace Adobe RGB pour les photos et le Prophoto pour les images destinées à être séparées en CMJN.

6)
406
, le 15.01.2014 à 14:45
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as tu une raison pour ne pas utiliser l’eci-rvb V2 (qui a été conçu pour ça) pour la préparation vers du CMJN ?

7)
ysengrain
, le 15.01.2014 à 15:25
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Bon billet sur un sujet éminemment technique.

Je souhaite insister sur le fait que confier des tirages à un labo professionnel ne met pas à l’abri de grosses désillusions SI L’ÉCRAN N’A PAS ÉTÉ CALIBRÉ.

Les écrans de portables (fussent-ils Apple) ne sont pas des étalons – les autres écrans non plus. L’étalonnage de l’écran est une étape inévitable; si on imprime il faut indispensablement étalonner la chaine complète comme le montre très bien Laurent.

J’utilise aussi une sonde ColorMunki dont les résultats sont à ma convenance.

8)
JanPol
, le 15.01.2014 à 16:02
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Pour des photos en Raw, Lightroom utilise de toutes façons en interne des espaces spécifiques qui permettent de réaliser au mieux les traitements. Pour l’exportation, j’utilise aussi l’Adobe RGB pour les publications web, et le Prophoto RVB pour les échhanges avec les appris tierces et les tirages, et je laisse le professionnel se charger de l’éventuelle conversion CMJN, c’est son métier après tout !

L’eciRGB_v2 est bien le profil adapté à la conversion CMJN, l’espace standard CMJN issu de la norme ISO étant le Coated FOGRA39, mais pour moi ce sont effectivement plutôt des outils de pro. La perte en CMJN est de toutes façons importante, il n’y qu’à voir le résultat sur un album photo paufiné dans les moindres contrastes à l’écran au moment du retour du prestataire qui l’a imprimé en quadri !

Tant que j’y suis, je suis intéressé sur vos retours en étalonnage écran, avec du matériel abordable pour un amateur. J’ai bien noté que Laurent et Ysengrain utilisaient la colormunki, y a t-il d’autres solutions ?

9)
ysengrain
, le 15.01.2014 à 16:09
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Tant que j’y suis, je suis intéressé sur vos retours en étalonnage écran, avec du matériel abordable pour un amateur. J’ai bien noté que Laurent et Ysengrain utilisaient la colormunki, y a t-il d’autres solutions ?

Je précise que je ne suis pas un pro du tirage papier. Ma seule préoccupation est d’obtenir une cohérence entre ce que me montre l’écran et la sortie papier.

Un mot supplémentaire: pour un tirage en NB, échapper au «bronzing» du tirage n’est pas une mince affaire

10)
406
, le 15.01.2014 à 16:45
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i1display pro avec son soft ou si tu veux meilleur, tu peux le remplacer par basic ICC…ou color eyes

11)
Laurent Vera
, le 15.01.2014 à 17:18
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Franchement j’étais resté sur prophoto, mais je vais tester lciRGB-2. De toute façon, la conversion en CMJN étant ce qu’elle est, plus le passage sur les rotatives pour les gros tirages, le tout sur du 90g satiné ou mat…. Résultat on a tellement perdus, que le choix du profil RVB…..
Pour l’écran, comme 406, je te suggère la i1 dissplay pro.

12)
406
, le 15.01.2014 à 18:14
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le choix du profil RGB de travail a quand même son importance même si on reçoit du SRVB.
j’ai eu, il y a quelques mois, des images fourni en SRVB. (comme je fais 95 % de la retouche d’une image en RGB). j’ai converti vers un eci-rgb V2 mes images avant de les retoucher ce qui m’a permis de remonter certaines saturations au delà du gamut du srvb et dispo en cmjn. impossible à faire sinon. mais ce n’est qu’une des raisons, il y en a d’autres.