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Gordelfestival et Gordelroute

Il y a quelques années, je vous avais parlé du Gordel (« ceinture » en néerlandais), cette randonnée cyclistes flamande faisant le tour de Bruxelles chaque premier dimanche de septembre depuis 1981, randonnée qui avait un sens politique explicite et qui s'était au fur et à mesure transformée en une grande journée festive et sportive. N'hésitez pas si besoin à relire cet article pour plus de détails.

Si le Gordel avait certes évolué avec le temps en une sorte de grand happening sportif, ouvert à tous, le but premier était bien resté le même, à savoir mettre en évidence le « caractère flamand » de la périphérie bruxelloise. Autrement dit de rappeler que Bruxelles, bien que francophone dans sa grande majorité, est enclavée en région flamande i.e. néerlandophone, que donc les communes qui l'entourent sont flamandes et devaient le demeurer.

Mais l'année dernière, l'arrondissement politique et judiciaire de Bruxelles-Hal-Vilvorde (voir ici pour les détails !) alias BHV, qui regroupait Bruxelles et la plupart des communes flamandes alentours, a été scindé en une partie flamande (« Hal-Vilvorde ») et Bruxelles elle-même. Cela a été considéré par la plupart des observateurs politiques, Flamands y compris, comme une sorte d'aboutissement, et selon eux le Gordel, après son édition 2012, n'avait plus de raison d'être, d'un point de vue politique et communautaire.

Certains d'entre eux, les plus « Flamingants » (nationalistes flamands), n'étaient cependant pas d'accord, notamment le ministre flamand en charge des sports, Philippe Muyters (de la N-VA, parti nationaliste flamand). Muyters et d'autres pensaient que le Gordel devait être adapté à la nouvelle donne. Ce qui donnera finalement cette année un nouvel avatar du Gordel : le Gordelfestival.

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Sur le site dédié, dont le lien figure ci-dessus, vous en verrez la présentation… en néerlandais, quoique la page d'accueil soit disponible également en français, anglais et allemand : on va dire que c'est un progrès vers l'ouverture… progrès limité, parce tout le reste du site est en néerlandais exclusivement.

Ce qui change, concrètement : au lieu d'être bloqué sur une journée, l'événement est réparti sur 48 heures (du vendredi 30 août au soir au dimanche 1er septembre au soir pour être précis) et veut se focaliser sur la mise en valeur du tourisme dans la périphérie flamande de Bruxelles (ce qu'ils appellent maintenant, officiellement, le Groene Gordel, la « ceinture verte »), et non plus sur l'aspect politique, complètement absent de la présentation de l'événement.

Aussi, des festivités diverses seront organisées, sportives et artistiques, pour mettre en valeurs ces atouts touristiques. Les deux principaux centres d'activités seront les localités de Huizingen (sud-ouest de Bruxelles) et Hofstade (nord-est), et une commune sera spécialement mise en valeur, Pepingen (sud-ouest, relativement loin de la capitale). Avec, pour clore le tout en beauté, la traditionnelle randonnée cycliste tout autour de Bruxelles le dimanche.

Qu'en penser ? Je ne sais pas trop. Un étranger à la Belgique comme moi peut se permettre de regarder cela avec un certain recul, n'étant pas partie prenante dans ces querelles communautaires. Il m'est toutefois souvent arrivé de penser que les communes des alentours de Bruxelles mériteraient en effet, touristiquement parlant, plus d'attention qu'elles n'en bénéficient actuellement. Et cette nouvelle manifestation pourrait peut-être, dans le meilleur des cas, y contribuer.

Mais si les concepteurs de ce festival avaient sincèrement tenu à mettre en valeur les attraits touristiques de cette région, il aurait fallu qu'ils élargissent leur public-cible, limité pour le moment de facto aux gens qui maîtrisent le néerlandais. Par exemple, pour commencer, ils auraient pu proposer des versions complètes du site du Gordelfestival en d'autres langues que le néerlandais… Mais cela serait allé sans doute, dans l'esprit des organisateurs, à l'encontre du « caractère flamand » de cette région. Alors, tant que ces personnes continuent à penser en termes de communautaire, je crains qu'il n'y ait aucun véritable espoir.

En attendant, il est tout à fait exact qu'une des meilleures façons de découvrir ces attraits touristiques est de le faire à vélo. On peut penser ce qu'on veut de la Flandre, elle aura toujours une qualité énorme, qui est celle de gâter les cyclistes ! Aussi a-t-elle développé autour de Bruxelles un circuit balisé juste pour eux, la « Gordelroute », dont j'avais parlé brièvement dans l'article consacré au Gordel cité ci-dessus, et que je vais développer un peu plus ici.

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Un des panneaux de fléchage de la Gordelroute, disséminés tout le long du parcours.

Il s'agit d'une boucle d'une bonne centaine de kilomètres (on peut la faire en plusieurs jours, les hôtels ne manquent pas sur le trajet), sur des routes en tout genre : essentiellement asphaltées ou bétonnées, voire un savant mélange des deux, mais aussi des portions en terre battue, et quelques secteurs pavés. Un vélo solide avec des pneus robustes est donc recommandé. Et un nombre conséquent de vitesses, car on y trouve quelques côtes sévères. Les VTT et VTC sont donc particulièrement adaptés, mais un vélo de route avec des pneus suffisamment larges (23 mm de section est un strict minimum !) peut faire l'affaire… par temps sec. Le dragon de Zit devrait pouvoir y passer sans trop de problèmes aussi ! ;-)

Je donne ci-dessous un aperçu, forcément incomplet, de quelques curiosités touristiques qu'on peut trouver le long de la Gordelroute, et qui seront mis en valeur le fameux week-end. Je conseille fortement de cliquer sur ces images, libres de droit (merci Wikipedia), pour les agrandir, afin de mieux admirer ce qu'elles montrent.

La Gordelroute tourne autour de Bruxelles dans le sens des aiguilles d'une montre. Supposons que, comme moi je le fais d'habitude, vous commenciez le circuit à hauteur de l'est de Bruxelles. La première curiosité d'importance que vous rencontreriez est le gigantesque Musée royal de l'Afrique centrale, à Tervuren, au milieu d'un magnifique parc :

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Le musée royal de l'Afrique centrale.

Anciennement musée du Congo belge, l'ancienne colonie de la Belgique, conçu par l'architecte français Charles Girault entre 1905 et 1908 à la demande du roi Léopold II, c'est l'endroit rêvé si vous voulez tout savoir de la vie en Afrique centrale au temps des colonies, ainsi que sa faune et sa flore. Il subit des travaux importants en ce moment, peut-être que les visites en sont restreintes.

Juste après, on traverse la grande forêt de Soignes, le long d'un splendide arboretum, sur une piste non goudronnée, mais tout à fait praticable s'il n'a pas plu.

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Dans l'arboretum de Tervuren. La Gordelroute emprunte la piste de gauche.

Quelques kilomètres après la sortie de l'arboretum, on entre dans la commune (chic) de Hoeilaart, qui a la particularité d'être limitrophe de Bruxelles et la Wallonie simultanément. On peut faire un petit arrêt à l'ancienne gare de la commune, transformée en café (chic aussi) avec une statue d'une personnage de bande dessinée, Néron (Nero), célèbre en Flandre, dont l'auteur, Marc Sleen, est citoyen d'honneur de la commune. Juste de l'autre côté de la rue, au milieu d'un petit parc très plaisant, se trouve le somptueux hôtel de ville.

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L'ancienne station de Hoeilaart et la statue de Nero.

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L'hôtel de ville de Hoeilaart.

Plus loin, après un nouveau passage dans la forêt de Soignes, on doit grimper à Alsemberg une côte célèbre dans le coin, appelée un peu pompeusement le Mur d'Alsemberg (elle n'est quand même pas si longue ni si pentue que ça), mais durant la première partie de cette côte l'œil du cycliste ne pourra s'empêcher d'être distrait par cette magnifique église de style gothique brabançon :

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L'église Notre-Dame d'Alsemberg (et le début du mur).

À proximité, un peu à l'écart du parcours mais valant ce léger détour, on peut visiter le château de Beersel, très pittoresque, mais lui aussi en travaux actuellement. Il a été construit au 14e comme poste de défense de la région, notamment contre le comté du Hainaut tout proche. Il est le cadre d'un des meilleurs albums de la série de bandes dessinées « Bob et Bobette » : « Le trésor de Beersel ».

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Le château de Beersel.

On se trouve alors déjà au sud de Bruxelles. Le parcours prend la direction du sud-ouest, et là passe juste à côté du château de Gaasbeek. Construit au 13e siècle comme un château fort, il a été régulièrement transformé par la suite pour finir par n'avoir plus que vocation résidentielle. Et si le château de Beersel est surtout intéressant de l'extérieur, c'est l'inverse pour celui-là : vu de l'extérieur il est certes déjà attrayant, mais l'intérieur est vraiment de toute beauté, et les guides très compétents. En plus il est entouré d'un parc magnifique. S'il fallait choisir une seule visite touristique à faire dans les environs de Bruxelles, je pense que ce serait celle-là.

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Le château de Gaasbeek.

Plein ouest de Bruxelles, se trouve la commune de Dilbeek, d'un point de vue touristique surtout intéressante par son hôtel de ville ou maison communale : l'ancien château de Viron.

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Le château de Viron, aujourd'hui maison communale de Dilbeek.

Dessiné par Jean-Pierre Cluysenaar vers 1860 pour la famille noble de Viron, ce château de style Tudor est une vraie partition architecturale, avec comme thème central notre calendrier julien : il possède en effet 12 tours, 52 pièces, 365 fenêtres et 7 escaliers ! Ainsi s'amusent les architectes. Dilbeek en a fait sa maison communale en 1923.

Au nord de Bruxelles, la Gordelroute passe juste à côté du jardin botanique national de Belgique à Meise, un des plus beaux d'Europe s'il faut en croire les guides. Je ne l'ai pas visité, mais ne vous en privez pas si vous passez dans le coin. Là aussi, d'ailleurs se trouve un parc très fréquenté.

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Dans le jardin Botanique de Meise.

Pour le reste du parcours, les curiosités voisines sont les mêmes que celles que j'avais évoquées dans un article récent : à savoir la Basilique de Grimbergen, le Tommenmolen, le Verbrande Brug, l'église de Vilvoorde, l'aéroport de Zaventem… Je vous renvoie donc à cet article pour leurs présentations.

Après un tel parcours touristique, vous vous direz sans doute que Bruxelles dispose finalement d'un bien bel écrin. Mais le bijou à l'intérieur, c'est encore autre chose ! Je vous donne rendez-vous donc dans un prochain article pour visiter Bruxelles, de l'intérieur cette fois-ci… À pied plutôt qu'à vélo, car Bruxelles elle-même, malgré des efforts récents, est très loin d'être idéalement équipée pour la pratique du deux-roues !

15 commentaires
1)
Blues
, le 20.08.2013 à 11:19
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Après un tel parcours touristique, vous vous direz sans doute que Bruxelles dispose finalement d’un bien bel écrin.

Merci pour cet article. Quel beau pays, j’adore (en plus les gens, les Wallons en tout cas, sont hyper sympas ! Actuellement je n’ai visité que Bruxelles et Gand. Mais j’espère pouvoir trouver le temps pour quelques autres escapades et mieux le connaitre encore.

Superbe les plaques à gâteaux (feuilles de nénuphar ?) de l’image “Dans le jardin Botanique de Meise”

2)
Dan DT
, le 20.08.2013 à 12:01
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Toujours bien décrit par Franck, plus belge que belge :-)

A quand le Brabant Wallon très prisé des vélocypédistes flamands pour le relief ?

Si tu passes par La Hulpe et son château fais-moi signe (non je n’habite pas le château))

3)
Madame Poppins
, le 20.08.2013 à 12:36
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Il est des hôtels de ville qui ont moins d’allure que celui de Hoeilaart : merci pour la balade et tes très belles photos.

Et Bruxelles, franchement, en vélo, c’est pas un bon plan : on y goûte trop de bonnes bières pour repartir sobre ! Vaut mieux zigzaguer à pied dans ces cas-là !

Bonne journée,

4)
Franck Pastor
, le 20.08.2013 à 16:37
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@ Blues : ah oui, il te reste encore à visiter Bruges, Anvers, Liège… et flâner dans les environs. Ce pays est plein de bonnes surprises à chaque coin de rue !

@ Dan DT : le problème du Brabant wallon, c’est qu’on n’y trouve pas à ma connaissance d’itinéraires fléchés pour cyclistes pour leur permettre de découvrir les curiosités du coin :-(

Mais je vais souvent à Braine-le-Château et Ittre qui, avec Beersel et Halle juste à côté, possèdent à mon sens les côtes les plus « sportives » des environs. Je vais moins souvent à La Hulpe, mais j’irai peut-être bien visiter à nouveau le musée Folon un de ces jours! :-)

Aujourd’hui, je suis allé à Wavre d’ailleurs, avec ma bécane. On y trouve également quelques belles montées (chaussée d’Ottembourg, Drève de Stadt…) Retour par Louvain (Leuven) et Zaventem, une belle balade dans une belle région, les vallées de l’Ijse et de la Dyle.

@ Madame Poppins : pour rappel, les photos ne sont pas de moi, je les ai collectées sur Wikipédia. Mon seul « mérite » aura été de les rassembler pour cet article. Je n’ai jamais eu la fibre photographe, ce qui ne m’empêche pas d’apprécier les belles photos ! Quant à zigzaguer à Bruxelles, pas de danger pour moi, je ne bois jamais d’alcool :-) Mais je compte bien évoquer quelques estaminets célèbres dans mon futur article sur Bruxelles :-)

5)
Madame Poppins
, le 20.08.2013 à 17:31
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Franck, c’est donc résolument à toi que je vais demander une visite guidée de Bruxelles : je pourrai picoler à mon aise et tu retrouveras le chemin puisque tu seras sobre !

6)
guru
, le 20.08.2013 à 18:09
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Salut Franck,

Je me réjouis de voir que tu te fais le chantre de la capitale et du pays… J’ai un peu de mal à dissocier les paysages et les monuments de ceux qui vivent autour. Par exemple, je ne voudrais pas tomber en panne à Dilbeek (bien sûr un français de France y sera probablement mieux accueilli qu’un francophone bruxellois). Mais bon, essayons de faire fi de ces problèmes qui empoisonnent le climat convivial de notre brave Belgique.

Je vais souvent faire de longues balades en vélo dans la forêt de Soignes. Il y a des vallonnements très intéressant et, en automne, c’est féérique. C’est un bon itinéraire pour se rendre au Musée Folon.

Je finis la journée en allant manger une tartine au fromage blanc chez Istas à “Jésus-Eik” (traduction littérale: le chêne de Jésus) en français “Notre-Dame au Bois” ou bien à la ferme du Rouge-Cloître à la lisière de la forêt.

Tout ça me donne une idée pour une prochaine humeur. Surprise et merci à toi de m’avoir donné l’élan.

PS: Maame Poppins, je suis preneur si tu passes par chez nous! (Je suis comme Franck, je ne bois jamais d’alcool)

7)
Madame Poppins
, le 20.08.2013 à 18:54
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guru, dès que mes finances sortiront de leur marasme, j’ai pour projet de m’offrir un week-end à Bruxelles. Je me souviendrai de ton offre mais… avec qui vais-je boire, moi, hein ? Parce qu’il faudra bien que quelqu’un me conseille ! Je peux quand même pas boire toute la carte ! :-)

C’est à ce point-là “je ne voudrais pas tomber en panne à Dilbeek” !?? Même les Suisses romands qui n’aiment pas trop les Suisses allemands ne diraient pas qu’ils ne voudraient pas tomber en panne à Berne !

8)
Dan DT
, le 20.08.2013 à 19:10
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Je serai là pour t’accompagner dans ta beuverie si tu veux, c’est Mme qui conduit

Le mieux est début septembre, tiens on y est presque (le 7 et le 8) pour la fête de la bière sur la Grand-Place On t’y attends :-)

Tapez “fête de la bière Bruxelles” vous verrez que ça en vaut la peine :-)

Une idée de la prochaine http://www.belgianbrewers.be/fr/evenements/

D’autres amateurs ?

Ca me fait penser que des amis suisses y sont venus il y a qlq année, j’vous dit pas dans quel l’état ils étaient :-)

9)
Saluki
, le 20.08.2013 à 21:11
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Je vais mettre d’accord les buveurs d’outre-Quiévrain et d’Helvétie réunis.
Lors de la dernière “Route du “Champagne”, à Celles, début août, il y avait 32 (TRENTE DEUX) caves ouvertes… Les Suisses (trop rares, mais encore conscients qu’ils avaient dépassé leurs records absolus) ont appelé un taxi et laissé leur auto sur place, quant aux Belges, ils étaient venus nombreux, tous en camping cars. Pourtant certains avaient du mal à gravir les deux marches pour entrer à l’abri !

@ Franck
Merci pour cet apéritif qui donne envie de plus soif ! Comme souvent, ce ne sont pas les natifs du coin qui en parlent le mieux : ils en ont trop “l’habitude”…

10)
Madame Poppins
, le 20.08.2013 à 22:18
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Dan DT, tu as choisi la meilleure épouse, toi :-) Mais je crains que septembre, ça ne soit trop vite eu égard au marasme de mes finances ! Mais c’est certain, tôt ou tard, j’irai à Bruxelles, j’y ai plein d’excellents souvenirs. Et si en plus, tu me conseilles sur quoi boire, ça sera parfait !

Saluki, le Suisse est raisonnable et c’est parfois dommage mais en matière d’alcool, je dis “tant mieux” ! Remarque, il faut l’avoir vécu pour réaliser à quel point les marches d’un camping-car sont hautes quand on tangue…

11)
zit
, le 22.08.2013 à 00:41
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Le parcours que tu nous décrit là a l’air bien champêtre, mais, à part le petit coin boisé au sud–est (l’arboretum ?), quand même très urbanisé, non ?

Pour ce qui est de l’entreprendre chevauchant mon dragon, en tout cas, pas de problème, jusqu’à présent, je n’ai rebroussé chemin avec qu’une fois : un sentier avec des nids d’autruche (un nid de poule de 50 à 80 cm de diamètre pour 20 à 30 de profondeur, c’est de sacrément grosses poules ;o) quasiment tous les deux ou trois mètres, alors que je venais de voir une magnifique piste cyclable partant sur la droite. Mais je préfère de loin, avec le genre de pneus que j’utilise (fins et surtout bien lisses), le bel enrobé bien plat, mais pas trop neuf non plus (c’est parfois, étrangement, un peu gondolé), qui permet de prendre de la vitesse confortablement. Et puis, comme le verglas au ski, les gravillons ou la fine couche de sable, je ne les ai jamais sentis en vélo droit (enfin si, d’un peu trop près, une fois, vers 7 ou 8 ans, un dérapage pas du tout contrôlé qui s’est terminé avec quelques menus cailloux incrustés dans ma tendre anatomie ;o), et bien, je ne les sent pas plus sur le dragon, alors que sa tenue de route soit largement supérieure à tout ce que j’ai connu avec deux roues précédemment.

365 fenêtres à astiquer ! C’est ça qui est rigolo avec certains créateurs, architectes, dizaïneurs, c’est la beauté et la pureté du geste qui compte, que ça soit invivable, malpratique ou inutilisable, on s’en fiche, du moment que l’on tend vers la perfection.

Et puis, ces nénuphars, c’est incroyable comme truc, ça doit aussi être quelque chose de les voir en liberté, dans leur environnement naturel, avec toutes les bêtes qui volent, rampent, serpentent et bruissent dans tous les coins.

z ( j’adore boire un bière après une bonne balade sur deux roues, je répêêêêêêêêêêêête : c’est un très bon carburant, l’alcool : pur sucre !)

PS : et puis cette route des coteaux champenois, à vélo, avec buvette de temps en temps, ça doit être fichtrement sympathique !

12)
Franck Pastor
, le 22.08.2013 à 09:35
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C’est à ce point-là “je ne voudrais pas tomber en panne à Dilbeek” !??

Ça ne concerne pas vraiment les Francophones étrangers à la Belgique (ce que je ne suis plus, vu le nombre d’années que je vis ici), comme le rappelle Guru. Ceux-là sont en général facilement reconnaissables par les autochtones ;-).

Et même envers les Belges francophones, la grande majorité des Flamands ne fera pas de difficulté. Mais oui, certaines personnes sont ultra-chatouilleuses là-dessus, donc il vaut mieux faire profil bas et ne pas revendiquer haut et fort sa francophonie. On s’excuse, on prend des précautions oratoires et alors dans 90 % des cas ça roule. Évidemment si on parle, même un peu, le néerlandais, les problèmes disparaissent comme par enchantement. C’est stupéfiant de voir que dire quelques mots en néerlandais, même appris par cœur dans un guide touristique font disparaître tout ressentiment. Et quand on maîtrise comme moi raisonnablement le néerlandais, il n’est pas rare qu’après les premières phrases l’interlocuteur Flamand le plus rabique tienne absolument à poursuivre la conversation en français.

Le parcours que tu nous décrit là a l’air bien champêtre, mais, à part le petit coin boisé au sud–est (l’arboretum ?), quand même très urbanisé, non ?

Entre Hoeilaart et Rhode-Saint-Genèse, une autre commune-tampon entre Bruxelles et la Wallonie, on traverse à nouveau une portion de la forêt de Soignes. Mais en effet ce sont les seuls passages forestiers du circuit. On pourrait qualifier ce circuit de « banlieusard » en fait, on y traverse toutes les sortes de banlieues là-dessus : champêtre et campagnarde, citadine, ou quelque part entre les deux…

Mais je préfère de loin, avec le genre de pneus que j’utilise (fins et surtout bien lisses), le bel enrobé bien plat, mais pas trop neuf non plus (c’est parfois, étrangement, un peu gondolé), qui permet de prendre de la vitesse confortablement.

Vaut mieux oublier les pneus fins dans ce pays : les routes belges sont réputées parmi les pires d’Europe, à raison. Et à Bruxelles et alentours c’est encore pire vue l’intensité du trafic qui use les routes plus vite. Sans même parler des portions pavées ou en terre battue de la Gordelroute elle-même…

15)
François Cuneo
, le 23.08.2013 à 00:01
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Que c’est beau comme pays.

Faudra vraiment que j’y fasse un tour.

Bon, mon Jura risque de me manquer.

Jolies photos en plus!