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Le billet du jour est bref…
Mes billets, très souvent, je les écris le dimanche soir, dès que les enfants sont couchés. Il n'en va pas autrement pour ma publication du jour mais elle sera très courte et pour cause : je suis nauséeuse, j'ai mal au ventre et je passe mon temps aux toilettes au lieu de me consacrer à ma rédaction.

Pourquoi ? Parce que ce dimanche, je suis, depuis plus de deux heures, occupée à m'infliger une torture à laquelle aucun juge ne trouverait quoi que ce soit à redire nonobstant son attachement à la CEDH puisque, d'une part j'ai donné mon consentement éclairé à ces moments pénibles, d'autre part parce qu'elle est réalisée "pour mon bien".

Allez, j'ai osé une première fois, je vais oser une nouvelle fois en appelant un chat un chat : à l'heure où vous lirez ce billet, je serai sur le point de subir ma première... coloscopie !

Je vous rassure, il s'agit à ce stade d'un examen qui se fait uniquement parce que différents membres de ma famille ont souffert de polypes, qu'on ne devrait pas, me suis-je laissée dire, garder trop longtemps comme "locataires" dans son organisme : pour ma part, je vais bien et ne souffre d'aucun symptôme inquiétant. Dans la mesure où ce souci serait souvent héréditaire, autant vérifier que rien ne se "prépare" chez moi à ce niveau-là. D'où mon rendez-vous avec un gastro-entérologue.

Néanmoins, même si je me suis ralliée à l'opinion de mon médecin, en qui j'ai une entière confiance, je dois bien reconnaître que je me passerais bien de m'infliger l'ingestion de ces trois litres de solution au goût totalement abject, qui a pour but de me vider les intestins... Ma première surprise partie a été nettement plus sympathique à vivre !

D'ailleurs, pourquoi faut-il que ce médicament ait un goût aussi moche ? C'est le seul truc qu'ils ont trouvé pour faire oublier aux patients leur trouille éventuelle du geste qui va suivre ? C'est l'astuce ultime pour que, en salle d'opération, le patient trouve finalement, comparativement, l'acte moins pénible que les heures de la veille ? Si un collaborateur du monde de la pharma passe par là, je lui serais reconnaissante de m'éclairer sur cette espèce d'arôme vanille écoeurant et inutile...

Finalement, prenez note, si vous n'avez pas encore passé par là, qu'une coloscopie, ça se prépare déjà trois jours auparavant : plus le droit de manger de fruits (cuits ou crus), plus de légumes (cuits ou crus), plus de céréales complètes non plus ! Je me rends compte que moi, les fameux "cinq fruits et légumes par jour", ça me manque terriblement ! Et lorsque j'aurai terminé cette "boisson", j'aurai le droit de boire encore de la tisane jusqu'à minuit, heure à partir de laquelle je devrai rester totalement à jeun jusqu'à l'examen. Le hic, c'est qu'il a lieu à 10h00 du matin : ma matinée sera presque aussi pénible que celle des centaines d'écoliers qui, dans le canton de Vaud, reprennent le collier demain !

Allez, je file, mes toilettes m'attendent mais la question rituelle, vous n'y échapperez pas pour autant : quel est l'examen médical le plus pénible que vous ayez subi ? Histoire que je me prépare au cas où ça ne serait pas votre première coloscopie :-)

28 commentaires
1)
fxc
, le 26.08.2013 à 00:16
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plus le droit de manger de fruits (cuits ou crus), plus de légumes (cuits ou crus),

plus de pruneaux non plus cuits ou crus….

Pour répondre à votre question,Mââââââââââââââme Poppins, une visite de vessie avec un tuyau assez long, je ne m’imaginais pas que cela pouvait rentrer aussi loin.

2)
levri
, le 26.08.2013 à 00:18
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l’examen médical le plus pénible que j’ai subi j’ai oublié son nom en représailles.

J’avais un hématome cérébral et on m’a inséré un truc par l’aine, ça a mis des lustres à se désenfler.

Les IRM je trouve ça désagréable aussi, il est préférable d’éviter les équipements vétustes, ils sont plus lents.

Rien de dramatique dans tout ça, il doit y avoir de nombreux examens plus pénibles.

3)
Phil7
, le 26.08.2013 à 00:19
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Pour ce qui est de la coloscopie, tu auras vécu le plus pénible ce soir. Le plus mauvais souvenir que j’en garde, c’est vraiment d’avaler cette boisson tellement infecte qu’elle m’en donnait des nausées. L’examen en lui-même est vraiment minime. Ne t’inquiète pas. Tout va bien se passer et on va te retrouver en pleine forme.

4)
pmicmac
, le 26.08.2013 à 01:04
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L’examen en lui-même est vraiment minime. Ne vous inquiètez pas. Tout va bien se passer et on va vous retrouver en pleine forme.

Pour le liquide infâme , ayant du en boire déjà quelques fois, c’est vomitif. La meilleures méthode à mon sens est de boire des grands verre d’une seule traite sans faire de pause et respirer…. Ceci evite le rejet du produit par le haut en cas de transit trop long sur les parties gustative…

Demain sera un plaisir en rapport à la nuit précédente.

Attention à la sortie, il vaut mieux faire un passage dans des WC si possible isolé afin de pouvoir laisser ressortir le surplus d’air de la tuyauterie…. Avec parfois des bruits assez rigolo ( si dans des WC, un peu moins dans la rue ) ;-)

5)
pmicmac
, le 26.08.2013 à 01:20
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Personnellement le premier examen était assez rock-en-roll.

Il semble que mon système de transit fonctionne mais avec un décalage assez important. La prescription indiquait de commencer en début de soirée pour avoir l’effet de la purge vers 21h jusqu’a minuit environ. Et ce pour un examen à 8h00 le lendemain. 21h, rien donc toujours sur le canapé près des commodité, 22h toujours rien mais déjà 2 litres d’avalé. 23h encore rien les 3 litres sont enfin but. Minuit aucun signe de vidange imminente…. Pas possible de se coucher, la distance chambre à coucher au WC nettement en dessus de mes possibilité de contraction de cette zone sensible, donc dès minuit assis sur les toilettes avec vague cousin pour le confort. 1h… rien ne bouge, 2h …. toujours rien ensuite un petit clopet… 5h quelques signes avant coureur d’une possible libération… 6h…. RAS 7h… toujours rien, envisager de prévenir le gastro de prévoir un report de l’heure d’examen…. et enfin miracle 7h15 libération et évacuation de ces fameux 3 litres immonde…. Le temps d’aviser d’un léger retard suite au déclenchement tardif. Ensuite prise d’une douche et départ pour le fameux examen…. Vu le peux de temps entre la vidange et la visite de la caméra ( Moi c’était une Panasonic et maintenant on se tutoie ;-) ) Pas trop de difficulté pour trouver le point d’entrée, c’était un cercle encore rouge et qui devait même surement encore clignoter…

Blague a part pour les suivantes j’ai anticiper la prise du produit de 12h dans mon cas et je dois dire que c’est plus sympa.

7)
Renaud LAFFONT
, le 26.08.2013 à 06:25
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a 12 ans, otite aiguë. Incision sous anesthésie locale du tympan pour évacuer le pus. Des gouttes dans l’oreille. Indolore. Incision indolore. Rinçage douloureux (eau ou je ne sais quoi) de l’oreille. Bruits de guerre dans l’oreille. Puis déséquilibre en me levant de la table d’opération.

8)
Blues
, le 26.08.2013 à 07:22
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Il y a coloscopie avec médication juste avant, afin d’aider à faire passer le tuyau, et il y a coloscopie sans rien “à sec”, j’ai du choisir cette option, car autrement il m’était interdit de conduire mon véhicule après l’examen. Alors oui, c’est pour l’instant le seul “truc” un peu pénible (mais sans plus) que j’aie eu à subir.

Mais cela me rassure : quand je sais que ma mère s’était faite opérée de l’appendicite en 1943 “à sec” sans rien (car aucun anesthésiant) dans une prison grecque par un médecin Allemand; et y’a nettement pire, surtout en temps de guerre. Bref j’me dis on est des minets de salon bien douillets ! car y’a encore bien de la marge au niveau douloureux.

9)
guru
, le 26.08.2013 à 08:52
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Rassurez-vous, mââââme, ça aurait pu être une cystoscopie. On vous insère un tuyau dans le trou du pipi… et il faut passer le sphincter. Mon ami urologue se moquait chaque fois qu’il devait me le faire en me traitant de mauviette, jusqu’au jour où il a dû en subir une lui aussi.

10)
Droopy
, le 26.08.2013 à 08:58
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Rassurez vous une coloscopie n’est rien à faire. Il n’y a pas de douleurs, on vous endort, et vous vous réveillez, c’est fait.

Nous avons la chance de vivre à une époque ou on fait de la prévention. Cela permet de se soigner, et de déceler, dés leur apparition d’éventuels problèmes qui s’ils ne sont pas décelés préventivement peuvent avoir de très sérieuses conséquences.

Et pour ma part, je suis surveillé pour ma prostate, car mon taux de PSA augmente. On est au stade de la surveillance active. Et ce depuis un peu plus d’un an. Je passe un IRM par an, et je viens de subir, pour la seconde fois, une biopsie.

Cela consiste à prélever 12 petits morceaux, par aspiration, grâce à l’introduction d’un tube dans l’anus. On entend 12 fois une petite détonation, et on est content quant on a compté 12.

On a ensuite une très forte envie, uniquement envie, d’uriner pendant une journée, puis cela se calme. On a des traces de sang dans les urines, et les selles. Cela s’estompe, et disparait en 2 semaines environ.

Mais l’analyse des prélèvements permettra d’affiner le diagnostic, et de faire le nécessaire. On ne meurt pas du cancer de la prostate, sauf si on le détecte trop tard. Tout le monde a connu, il y a 10 ou 15 ans, quelqu’un qui est parti en quelques mois. Bien souvent c’était à cause de ce cancer silencieux qui se manifeste lorsqu’il attaque les os, et là c’est plus difficile à soigner.

Alors faites de la prévention. N’ayer pas peur de vous soigner. La vie est si belle à vivre.

Et si cela peut vous rassurer Madame Poppins, vous n’avez pas de prostate, donc pas de biopsie.

Bonne journée à tous.

11)
ysengrain
, le 26.08.2013 à 09:44
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Un mot sur les polypes colo-rectaux. Lisez attentivement le lien “polype” que MP a indiqué. il vaut mieux boire 3 ou 4 litres de purge et ses conséquences temporaires, plutôt que d’avoir à subir les conséquences désastreuses d’un cancer colo rectal.

La vanille dans la purge n’est pas obligatoire. Pour avoir jouer à 2 reprises à la coloscopie, je préfère sans vanille.

Avec l’âge, les désagréments médicaux augmentent en nombre. Néanmoins, je conserve un souvenir extrêmement pénible d’une troisième trabéculectomie sur le même oeil, atteint d’une très sévère uvéite antérieure, extrêmement inflammatoire, sur laquelle les anesthésiques locaux n’avaient pratiquement aucun effet.

13)
zit
, le 26.08.2013 à 12:07
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À douze ou treize ans, un couteau a pain rencontra quelques doigts de ma main gauche, jusqu’à l’os, hôpital, prise de sang avant intervention… mais j’étais un garçonnet bien en chair, impossible de trouver les veines dans le bras, l’infirmière a essayé vers la cheville, manque de bol, elle a raté la veine, et quand même commencé à aspirer… très douloureux !

Une autre fois, à vingt ans, ulcère ouvert avec hémorragie interne, au Japon (abus de bières le soir) : hôpital, et alors que je ne comprenais pas grand chose à ce qu’on me disait (j’étais un peu en état de choc et de toute façon, maîtrisais bien mal la langue), on m’a fourré un tube muni d’une caméra dans la bouche, et à chaque fois qu’ils poussaient, j’avais une impression de suffoquer, le tube, d’un bon diamètre devant aller jusqu’à l’estomac pour voir ce qui s’y passe, mais il passe par l’endroit qui sert aussi à respirer… Peut–être me disaient–ils quoi faire, quand ne pas essayer de respirer, mais je dois dire que bien que plutôt confiant, avoir un machin dans la gorge qui empêche de respirer est un peu paniquant…

z (bon, maintenant, ton calvaire est probablement fini, je répêêêêêêêêête : mais jusqu’où iras–tu avec tes questions indiscrètes ? )

14)
Madame Poppins
, le 26.08.2013 à 13:10
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Me voilà effectivement de retour et ça va… moyen.

Un polype de 7mm a été découvert et enlevé, un “clip” (si j’ai bien compris, j’étais encore un peu dans les vapes quand on m’a expliqué le déroulement) posé parce que ça saignait mais l’examen (selon le toubib) n’a pas été aisé parce que je n’étais pas assez “légère”. Pourtant, j’ai bu hier ce truc infâme jusqu’à la dernière goutte, j’ai même eu le sentiment d’avoir passé hier plus de temps aux toilettes qu’au cours des dernières semaines réunies…

Pour ce qui est de l’examen à proprement parler, je me suis ralliée à l’opinion de l’infirmière, qui me conseillait l’anesthésie (le toubib, lui, en consultant mon dossier, préconisait le “sans rien” vu que je suis “solide” selon lui), je ne peux donc vous en dire quoi que ce soit mais je déteste l’idée de repasser par là dans un peu plus d’une année (“on augmentera le dosage de la solution, pour être certain que tout soit vidé”, merci docteur) et le fait que maintenant, j’ai froid et je me sens mal (sans avoir mal où que ce soit).

Bref, je vais aller me coucher et commenterai vos messages plus tard.

Zit, promis, après ça, j’arrête avec les sujets “délicats” : ma prochaine intervention, ça sera “quel est votre animal préféré” !

15)
fxc
, le 26.08.2013 à 14:23
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Zit, promis, après ça, j’arrête avec les sujets “délicats” : ma prochaine intervention, ça sera “quel est votre animal préféré” !

Le colosse….

16)
levri
, le 26.08.2013 à 14:46
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Pour rester dans le ton “quels sont les pires blessures occasionnées par votre animal préféré” serait pas mal aussi ;P

17)
Puzzo
, le 26.08.2013 à 16:44
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Contente de savoir que même si tu es vaseuse, à priori, tout va bien.

De mon côté, lorsque j’étais adolescente je n’ai pas fait d’acné mais par contre, j’ai eu quelques “boutons de calcaire” sous la peau (je ne connais absolument pas le terme exact). A voir de l’extérieur, on aurait dit un point noir banal. Sauf que j’en ai eu un qui s’est enflammé et on a dû me le retirer sans anesthésie. J’ai bien cru que j’allais m’évanouir de douleur et pourtant je ne pense pas être douillette (par exemple, épilation électrique des aisselles sans crème anesthésiante).

Mais je dois dire quand ce moment même, j’ai assez mal aussi : Je suis en arrêt accident suite à une chute de vélo. Attelle sur la cheville droite et chaussure de ski sur le pied gauche avec un arrachement osseux à la clé. C’est la fête :-)

18)
Caplan
, le 26.08.2013 à 17:39
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Et ben moi,

J’ai la rate Qui se dilate,

J’ai le foie Qu’est pas droit,

J’ai le ventre Qui se rentre

J’ai le pylore Qui se colore

J’ai le gésier Anémié,

L’estomac Bien trop bas

Et les côtes Bien trop hautes

J’ai les hanches Qui se démanchent

L’épigastre Qui s’encastre

L’abdomen Qui se démène

Le thorax Qui se désaxe

La poitrine Qui se débine

Les épaules Qui se frôlent

J’ai les reins Bien trop fins

Les boyaux Bien trop gros

J’ai le sternum Qui se dégomme

Et le sacrum C’est tout comme

J’ai le nombril Tout en vrille

Et le coccyx Qui se dévisse

J’ai les genoux Qui sont mous

J’ai le fémur Qu’est trop dur

J’ai les cuisses Qui se raidissent

Les guibolles Qui flageolent

J’ai les chevilles Qui se tortillent

Les rotules Qui ondulent

Les tibias Raplaplas

Les mollets Trop épais

Les orteils Pas pareils

J’ai le coeur En largeur

Les poumons Tout en long

L’occiput Qui chahute

J’ai les coudes Qui se dessoudent

J’ai les seins Sous le bassin

Et le bassin Qu’est pas sain

En plus de ça Je vous le cache pas J’ai aussi Quel souci!

La luette Trop fluette

L’oesophage Qui surnage

Les gencives Qui dérivent

J’ai le palais Qu’est pas laid

Mais les dents C’est navrant

J’ai les petites Qui s’irritent

Et les grosses Qui se déchaussent

Les canines Se ratatinent

Les molaires Se font la paire

Dans les yeux C’est pas mieux

J’ai le droit Qu’est pas droit

Et le gauche Qu’est bien moche

J’ai les cils Qui se défilent

Les sourcils Qui s’épilent

J’ai le menton Qu’est trop long

Les artères Trop pépères

J’ai le nez Tout bouché

Le trou du cou Qui se découd

Et du coup Voyez-vous

Je suis gêné Pour parler

C’est vexant Car maintenant

Je suis forcé De m’arrêter.

19)
MarcOS
, le 26.08.2013 à 18:50
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Ma pire expérience médicale c’est une échographie de la prostate. Je n’ai absolument pas trouvé cela drôle.

20)
Droopy
, le 26.08.2013 à 19:06
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A mon avis, ce n’est pas une échographie, mais plutôt une biopsie.

Parce qu’une échographie, c’est comme une radio en 3D.

21)
ysengrain
, le 26.08.2013 à 19:13
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L’écho prostatique peut être réalisée par 2 voies:

1) sus pubienne avec vessie pleine sinon on ne voit rien

2) par voie rectale, la prostate étant juste devant le rectum. Il peut s’agir d’une écho “simple” ou avec biopsie.

23)
Tristan Boy de la Tour
, le 26.08.2013 à 20:56
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Mon souvenir le plus cuisant a été le traitement préopératoire d’un kyste pilonidal. Incision en haut des fesses sous anesthésie, puis introduction d’un liquide colorant pour délimiter la zone à opérer. Pas trop douloureux jusqu’au moment ou l’infirmière est venue avec une bouteille de désinfectant en me disant “attention, ça va piquer un peu”. J’ai cru qu’elle me passait les fesses au vitriol! Depuis, dans le langage médical, j’ai compris la nuance entre “ça va piquer” et “ça va picoter”.

24)
Tom25
, le 26.08.2013 à 23:02
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Pmicmac, tu m’as bien fait rire. Les autres aussi d’ailleurs. Désolé, je ne devrais pas.

J’ai eu plusieurs opérations au niveau du bas ventre, et à chaque fois il a fallu raser. Et jouer du rasoir sur les bourses, ça ça ne me fait pas rire par contre.
J’ai eu bien mal, mais surtout peur, quand le récipient qui pendait au bout du drain qui sortait de mon bas ventre s’est coincé contre le pied d’une table alors que je marchais.
Un autre mauvais souvenir, c’est l’enfoncement d’une canule dans ma plèvre suite à un pneumothorax lors de la pause d’une chambre implantable.

26)
johnfowles
, le 27.08.2013 à 17:48
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Bon, là, c’est bon, le moins hypochondriaque des lecteurs de cuk commence à transpirer à grosses gouttes devant la variété de vos ennuis divers. Je ne vous épargnerai donc pas mon pire souvenir, une injection de produit de contraste dans l’articulation de l’épaule, à sec, sans anesthésie. L’aiguille est massive et pour se frayer un chemin, je ne vous raconte pas. Devant mes hurlements (je n’ai pas pu me retenir), le toubib a gentiment demandé à son assistante si elle lui avait préparé l’anesthésique (qui de toute manière, n’était plus nécessaire pendant le retrait de l’aiguille). Si j’avais trouvé un truc a portée de main (l’autre), j le lui plantait dans l’oeil. J’ai dû subir le même examen à l’autre épaule. Exigé un autre radiologue et autre centre d’imagerie. J’étais terrorisé quand même. Je lui ai demandé quand il allait commencer. Il avait déjà fini.

27)
Madame Poppins
, le 28.08.2013 à 00:24
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Je reviens enfin, après – je l’avoue – une demi-journée de lundi occupée… à ne rien faire du tout !

En vous lisant, je me suis rendue compte que finalement, ces trois litres (ou 4), c’est pas grand-chose par rapport à ce que d’autres ici ont vécu : j’espère échapper à tout cela, la prostate selon toute vraisemblance ;-)

johnfowles, y a des toubibs qui ne méritent pas autre chose comme titre que celui de tortionnaire !

fxc, le pépin fut bref mais mon transit a eu du mal à se calmer et l’après-midi fut encore assez… mouvementée…

Tom25, parce que tu crois que l’épilation maillot minimaliste, c’est drôle ? Le coup du drain, la vache, ça, ça dû dégommer sévère, désolée pour toi !

Tristan, un copain me disait qu’il avait compris “trop tard” qu’un médecin qui vous dit “on va vous sonder”, ça veut pas dire qu’il va te demander ton avis…

MarcOS, j’espère que ce fut la seule échographie !

Caplan, j’aimerais avoir le “ventre qui se rentre”, le mien aurait tendance à ne pas assez rentrer ;-)

Puzzo, ouïllle, j’espère que tu te remettras très vite, prompt rétablissement !

levri :-))) et ça serait dans le nouveau trend de MP !

fxc, vivement donc le prochain sujet, parce que la fin de la question, ça sera “et pourquoi ?”

zit, on peut faire un ulcère ouvert avec hémorragie en raison d’un abus de bière ? Dis-moi juste combien tu en avais bues, histoire que j’en boive au moins une de moins : ça doit être terrible, ce truc !

François, essaie, tu verras, c’est pas aussi spectaculaire que prévu et c’est pas top pour autant, ce sentiment de “légèreté” !

ysengrain, ta troisième truc-tomie, ça, c’est à peu près le summum du cauchemar ! Est-ce que le fait d’être toubib n’est pas plus angoissant qu’autre chose, dans ce genre de situation, vu que tu sais d’avance à quoi t’attendre côté examens médicaux et aussi douleurs ?

Droopy, il est vrai qu’en lisant la description de ce prélèvement de 12 morceaux, je me suis sentie très soulagée de ne pas avoir de prostate… courage pour les examens à venir !

guru, j’espère qu’elle n’aura pas lieu, y a encore le contrôle urologue qui m’attend aussi (mais là, pour certain, je ne ferai pas de billet !)

Blues, appendicite sans anesthésie ?? On tombe dans les pommes de douleur non ?

Renaud, je ne connais pas ton âge mais si le pire souvenir, c’est l’otite à 12 ans, c’est que depuis lors, la vie a été plutôt clémente !

TdS, ben au moins, comme ça, y seront fixés :-)

pmicmas, sans atteindre cette lenteur, mon système semble ressembler au tien : pour le prochain examen, je devrai commencer l’ingestion plus tôt… j’ai déjà hâte…. Pour ce qui est des “bruits” consécutifs, ça m’a fait très rire : Junior aurait été ravi d’entendre ça !

Phil7, personne n’a pu t’expliquer pourquoi ce fichu médicament est aussi dégueulasse ?

levri, la description de l’examen m’a glacé le sang : même si c’est pas dramatique, ça a quand même dû être un moment fort pénible ! J’espère que depuis lors, tout va bien !

fxc, c’est bête, j’ai oublié de pose la question au toubib (me demande s’il aurait trouvé drôle) : moi, ça m’a fait bien rire !

MP qui ne relit pas, désolée

28)
ysengrain
, le 28.08.2013 à 10:43
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ysengrain, ta troisième truc-tomie, ça, c’est à peu près le summum du cauchemar ! Est-ce que le fait d’être toubib n’est pas plus angoissant qu’autre chose, dans ce genre de situation, vu que tu sais d’avance à quoi t’attendre côté examens médicaux et aussi douleurs ?

J’attendais ton commentaire final avec réponses individuelles, avant de donner un point de vue double: celui du praticien et celui du “pratiqué”

Le praticien: nous apprenons au cours de nos études, non seulement des gestes techniques mais aussi, et ça n’est pas le moins important, l’atmosphère qui règne autour de la réalisation du geste.

Quelquefois, l’atmosphère est perçue de manière dramatique par le patient.

Avant la réalisation, même pour des actes déjà accomplis des dizaines de fois, j’ai toujours ressenti un petit stress, ce petit stress que je gérais en expliquant au patient ce que j’allais faire, mettre en oeuvre afin que le couple désagrément-douleur ne prenne pas le pouvoir, et surtout que lors de l’accomplissement, le patient puisse – c’est ce que je souhaitais faire par les explications fournies – se concentrer sur la vérification du déroulement des opérations. J’ai toujours, dans la mesure où c’était possible injecté “une bonne dose d’anesthésiant” ou prémédiqué le patient afin de “l’éloigner du réel”.

Mon patron nous avait inculqué 2 éléments importants dans l’accomplissement des gestes techniques:

1- apprenez la pratique des 2 mains, vous ne pouvez savoir dans quelle circonstances vous allez vous trouver, et vous n’en serez que plus serein (un de mes collègues du SAMU m’a raconté avoir sans doute perdu un patient coincé sous un wagon de manière telle que “le geste” devait être accompli de la main gauche et mon collègue ne savait pas)

2- le gestetechnique n’est qu’un petit élément de la pris en charge qui se doit d’être globale

Je sais que des collègues, dont je suis convaincu qu’ils sentent aussi le stress de l’accomplissement d’un geste dont on sait qu’il va générer le couple désagrément-douleur, ne gèrent pas de la même manière. Il est, hélas, dans ces circonstances, fréquent d’observer l’accomplissement du geste, coûte que coûtr, en évacuant ainsi le stress. La discipline au sein de laquelle, cette position est tenue le plus souvent est l’urologie, dans mon expérience; j’en ignore la raison.

Le “pratiqué”: Non, le fait d’être médecin n’est pas angoissant, enfin, pas pour moi. Si je sollicite une prise en charge, j’ai une confiance totale, calme et sereine envers le praticien ou l’équipe qui va me prendre en charge. Enfin, je n’ai jamais eu à vivre aucun geste que j’avais moi-même accompli auparavant.