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Le mythe du sang (1/3) — Le sang, encre de la mort

Bonjour à toutes et à tous, je suis nouvelle sur ces pages et je souhaiterais me présenter en quelques lignes. Je suis littéraire de formation et de cœur, sans préférence particulière pour une époque ou un genre, même si je fus médiéviste voici quelques années; je ne cesse d’être touchée par la merveille humaine et par la vie qui bat dans chaque œuvre, cette vie que l’art nous donne à voir. J’ai également travaillé comme correspondante de presse, ce fut une belle expérience que de tendre la plume à la mémoire des autres. Je crois être passionnée par beaucoup de choses, par l’histoire des femmes et des hommes, les paysages qui sont des ailleurs, les symboles, le dessin, les arts graphiques, la photographie, la musique, du chant lyrique au rock, j’aime les reflets de l’océan et le flot des étoiles… Et je suis vivement intéressée par les possibilités informatiques, je dois d’ailleurs à cet intérêt la découverte de ces lieux; ici, j’ai lu des commentaires de personnes chaleureuses et je vous remercie de vos textes toujours vivants. J’espère que ce que j’écrirai sera tout aussi vivant, je souhaite un échange entre mes mots et les vôtres, rien ne me touchera davantage que vos lumières.

Pour mon premier article, j’ai choisi de parler du sang, de son histoire et de sa symbolique, de ce qu’il convient d’appeler le mythe du sang ; c’est un sujet très large et je n’aurai donc pas la prétention d’être exhaustive, articulant essentiellement mon intervention autour de la littérature et de l’art. Cet article sera divisé en trois parties, vous trouverez la première sous ces lignes et les deux autres seront publiées d’ici quelque temps ; la deuxième traitera du sang méconnu et souvent malmené des femmes, de la souillure, de la virginité, du sommeil et du désir, quant à la troisième, elle tentera de s’approcher des vampires et du Graal, de sonder les nombreux fantasmes liés au sang et de ressentir sa transcendance. Vous remarquerez plusieurs références religieuses dans cette tentative d’essai, je me permets de préciser que ce sont là des données culturelles, le mythe du sang étant lié au sentiment religieux, et non une prise de position quelle qu’elle soit, mes propos se voulant avant tout informatifs et évidemment respectueux de tous. Après ce préambule, commençons…

 

Le sang… Combien de formules littéraires, combien d’images échappées de la mémoire, liées à une sensation ou à une histoire et unies au sang ? Combien de fois évoquons-nous ce liquide qui nous donne vie pour parler de lien social ou de violence entre les hommes ? Assurément souvent. C’est ainsi, le sang nous constitue et il est partout, inondant les journaux télévisés ou mis en valeur sur des affiches qui nous invitent à donner le nôtre ; car le sang se répand comme la mort, mais il se donne comme la vie, il porte en lui cette dualité, toute sa symbolique, tout ce qui construit son mythe dans l’histoire des hommes étant en effet lié à cette double appartenance. Le sang est à la fois la vie et la mort, le bien et le mal, la pureté et la souillure, le sacrement et le crime, il réunit dans une union étrange tous les contraires. Il fascine inexorablement, terriblement même, le goût de la mort et du sang versé n’étant hélas plus à démontrer, et pourtant on continue de le redouter, certains ne s’évanouissent-ils pas à sa vue ? Le sang est comme la couleur rouge, ambivalent : rouge clair, il est la vie, la force, le jour, l’action, la libération, rouge sombre, il prend le visage de la mort, du mystère, de la nuit, de la passion et de l’oppression.

 

Intéressons-nous tout d’abord au sang à ce point lié à la mort qu’il en devient son encre ; dans l’histoire de l’humanité et au cœur même de son expression artistique, le sang est là depuis toujours, on le verse, on le loue, on le venge, des fleuves de sang coulent depuis des siècles sans qu’aucune raison ne soit plus forte qu’eux, et l’art navigue sur ces fleuves rouges qui lui servent, bien souvent, d’encre providentielle. On sait ainsi que certaines peintures rupestres furent réalisées avec du sang animal mêlé à des matériaux, on sait aussi combien les bains de sang purent être un spectacle prisé, pensons aux jeux romains.

Le sang est visuel, celui qui perd son sang donne à voir une image concrète du passage de la vie à la mort, le sang servant à la fois d’illustration et de preuve à la fin de l’existence; en cela, il est tragique, il s’accorde au destin, il est un coup de théâtre. L’épopée médiévale regorge de pages qui mettent en scène un héros perdant son sang au fil des mots, il en est de même pour la tragédie qui préfère bien souvent la voie du glaive à celle du poison, c’est là une voie plus sanglante, plus fatale, plus noble peut-être, « quels ruisseaux de sang coulent autour de moi » fera dire Jean Racine à Oreste dans Andromaque. William Shakespeare écrit quant à lui dans Macbeth que « le sang attire le sang »; de fait, le sang versé promet le sang des lendemains funestes, il annonce la rage, la guerre, la vengeance et finalement la mort, autant de réactions humaines fort prisées par la tragédie. Dans Henry V, Shakespeare fait de ce sang versé au nom d’une cause le garant d’un lien indéfectible; le roi Henry déclare ainsi, au cœur d’une terrible bataille, que « celui qui aujourd’hui versera son sang avec (lui) sera (s)on frère; si vile que soit sa condition, ce jour l’anoblira ». Les sangs versés au combat se rejoignent alors, le sang du roturier est de la même eau que celui du roi, c’est là le sang glorieux des frères d’armes qui ont payé le prix du sang.

Le sang tragique est un sang-fleuve, un sang qui coule comme la destinée des hommes. Toutefois, quand la mort fait cesser cet épanchement, le destin est scellé; dès lors, le sang se fige, et l’art est tout aussi attiré par cette suspension de la vie qu’il ne l’est par son flot. Dans la musique baroque, les éléments, et bien souvent les éléments liquides, furent mis à l’honneur, on peut penser aux nombreuses larmes devenues lamentations ou encore aux irrésistibles tempêtes et averses de croches. Antonio Vivaldi, dans son opéra Farnace, reprend le thème de son premier mouvement du concerto pour violon L’hiver, extrait des Quatre Saisons, pour accompagner la souffrance d’un père qui tient son fils mort, et exsangue, dans ses bras (voir la note 1); Vivaldi pose alors les mots et le souffle du chanteur sur un air qui illustre viscéralement la perte du sang, la musique devient exsangue comme l’est l’enfant décédé. Voici la traduction de cet air « Gelido in ogni vena » :

« Je sens couler dans mes veines

un sang gelé,

l’ombre de mon fils exsangue

me remplit de terreur. »

Le sang est gelé, il cesse de couler, il s’épuise, et la musique met ce sang en mouvement jusqu’au dernier souffle du chanteur, la technique rejoignant ici pleinement l’émotion recherchée. Je n’ai pas choisi ce passage au hasard, il m’intéresse car il parle de filiation; or, nous l’avons vu avec Shakespeare, le sang unit sur le champ de bataille des hommes qui ne se connaissent pas, mais il est aussi le lien que nous partageons avec ceux à qui nous donnons la vie, notre progéniture, le sang de notre sang. Pensons comme ce sang transmis est au cœur de l’actualité : la généalogie est à la mode, il s’agit de renouer les liens du sang, on fait aussi appel au sang quand on débat du droit à la nationalité, droit du sol ou droit du sang, ou encore quand il s’agit de parler de la filiation des personnes homosexuelles; le sang est ainsi pris à partie pour justifier d’une certaine idée de la nature, de l’identité et de l’hérédité. Et d’hérédité il est également question avec Émile Zola qui a imaginé une partie de son œuvre autour d’elle; ses écrits reposent en effet sur les liens du sang unissant une famille, des liens porteurs de certaines tares et du déterminisme social si important pour l’écrivain. Le sang transmis recele donc en lui un mal probable.

Cette conception du sang liée à la maladie et à une forme de menace s’est développée ces dernières années avec les écrivains souffrant du sida; leur sang potentiellement dangereux, la peur souvent fantasmée, la permanence du risque ainsi que l’isolement des malades ont donné naissance à une littérature qui a changé ce sang en encre. Hervé Guibert a ainsi mis sa maladie en pages, il a imprégné ses romans autobiographiques d’une encre trempée dans son sang en souffrance : « Il me fallait vivre, désormais, avec ce sang dénudé et exposé, comme le corps dévêtu qui doit traverser le cauchemar ».

     

Le sang est une encre de prédilection pour les écrivains et les artistes, il est puissant comme la vie tout en étant la signature de la mort. Il est aussi un lien solide entre les hommes; en effet, quelle que soit la couleur de peau, le sang est toujours rouge et porte ainsi en lui une idée de fraternité universelle; le sang des hommes les définit, il est leur nature et le garant de leur santé.

Nous l’avons vu, le sang est bien souvent lié à la tragédie; mais il peut également devenir un ressort comique, comment ne pas se souvenir en effet de l’ironie de Molière à l’égard des médecins et de leurs si fréquentes saignées? Ces fameuses saignées, héritées d’un Moyen Âge qui faisait sortir du corps les mauvaises humeurs en même temps que le mauvais sang, furent pour Molière prétexte à se moquer d’une médecine parfois dépassée.

Le sang est le véhicule du mal, les saignées ne disaient rien d’autre, il est un révélateur, un témoin privilégié de ce qui nous constitue et nous définit, c’est une encre rare ; et c’est comme encre qu’il fut utilisé pour conclure des alliances, bien des textes sacrés l'attestent, nous pouvons penser aux pactes de sang. Évidemment, ces pactes furent porteurs d’un grand potentiel artistique et littéraire, signer un texte de son sang étant d’une portée symbolique manifeste; le mythe de Faust, un humain qui signe de son sang un pacte avec le Diable, s’appuie sur cette singularité du sang qui inscrit dans la chair toute entente conclue. Il est question d’honneur quand on signe de son sang, on se lie à la vie, à la mort avec une personne. Et il convient bien de ne pas négliger les principes moraux quand on les ancre dans le sang; combien d’honneurs bafoués se trouvent-ils en effet réparation que dans le sang versé? Cette idée de répandre le sang en compensation à un manquement à l’honneur est fréquente dans de nombreuses cultures et à toutes les époques; dans la littérature, nous pouvons penser aux mousquetaires qui rachètent la réputation malmenée d’Athos en tranchant la tête de Milady de Winter, son épouse; même s’il s’agit d’une femme, il faut qu’elle paie de son sang l’honneur qu’elle semble avoir dérobé à chacune de ses victimes. « Tous pour un! Un pour tous! », ce sont là des compagnons d’armes et des frères de sang entre lesquels le sang lavé est un lien puissant.

Liant entre les hommes, encre d’un pacte social, le sang est à la fois la preuve d’une faute et son rachat; on exige le sang en dédommagement du sang versé, on punit par le sang, et répandre le sang de l’ennemi n’est plus seulement une nécessité ancestrale de survie, ce qui était le cas aux origines de l’humanité, mais également une mesure sociale et codifiée. Lié à la mort, à la tragédie et aux drames intimes, le sang est ce frère qui nous révèle, il épouse notre identité au point que le suicide par la perte de sang soit devenu, dans plusieurs civilisations, la réparation ultime de l’honneur perdu. Pensons au seppuku des guerriers japonais qui choisissaient de s’ouvrir le ventre, siège de la volonté, pour laver un échec et racheter leur dignité; le sang versé se pare alors d’une certaine noblesse, il est lié à une vision hiérarchique de la société, il restaure l’intégrité des hommes et une conception traditionnelle de l’équilibre collectif. On peut également penser aux exécutions capitales différentes selon les classes sociales et à la permission accordée aux nobles de mourir par l’épée, et donc dans le sang. Quant à la trace de sang séché, la cicatrice, elle frappe d’infamie quand elle rappelle une faute ou une punition, mais elle devient une marque honorable si elle témoigne d’un acte de bravoure, la culture populaire transformant souvent la cicatrice en coup de théâtre.

    

Le sang est intimement lié à la tragédie humaine, aux combats des hommes et à leurs maux, à leurs fautes ou à leur gloire ; témoin de leur honneur, le sang change les hommes en héros.

Dans l’imaginaire collectif, le sang est associé aux guerriers, il n’est donc pas étonnant de trouver dans la mythologie des personnages marqués par le sang et s’imprégnant de sa force. Ainsi Siegfried, le héros de la Chanson des Nibelungen, combat-il le dragon Fafnir et se couvre-t-il du sang de la créature morte, un sang qui le rend invulnérable; toutefois, une feuille malencontreusement tombée entre ses omoplates empêche son corps d’être totalement recouvert du sang protecteur, et c’est cette partie du corps sans défense qui sera naturellement à l’origine de la mort du héros.

Il est bien souvent question d’initiation dans le sang, et donc de souffrance, pour devenir un homme, que ce soit dans l’Histoire, les mentalités ou les légendes qu’elles ont façonnées; lors d’actes rituels, un jeune homme doit verser le sang afin d’être reconnu comme un homme, c’est l’épreuve du sang qui délivre les clés de la maturité. Ce choix universel de la violence comme principe d’action et d’évolution trouve un écho dans la peinture du Caravage (voir la note 2); ses mises en scène réalistes de sacrifices et de crimes donnent à voir le sang qui gicle, un sang qui se fait cri, celui-ci inonde les ombres des tableaux de son rouge éclatant, il est peint pour nous éclabousser, presque pour qu’on le sente. Le sang est là pour raconter la violence inéluctable du monde et peut-être aussi pour l’exalter, comme s’il s’agissait pour le Caravage de chercher une forme d’extase et de lumière au sein même des ténèbres des corps et des cœurs.

Puisqu’il est question de force entre les hommes, puisque l’exigence du sang versé semble inévitable, il faut dès lors codifier la violence qui entoure ce sang, une société civilisée ne permettant pas de le verser à loisir, mais se devant au contraire de maintenir l’équilibre indispensable à la vie. Tout le monde ne peut donc pas tuer ; mais qui est autorisé à verser le sang ? C’est dans cette optique que la société établit des ordres guerriers et que le mythe du verseur de sang voit le jour ; pensons qu’on a autrefois adoubé des hommes par l’épée pour qu’ils puissent répandre le sang ennemi et qu’aujourd’hui, le célèbre espion James Bond 007 est doté du permis de tuer.

 

Le sang est l’encre d’une humanité toujours en combat qui se trouve des adversaires, se cherche des frères et idolâtre des héros, il est le mal nécessaire des sociétés humaines; figure de la mort et de la vaillance, le sang est bien celui des hommes. Mais qu’en est-il du sang des femmes dans l’Histoire et l’imaginaire collectif? Une femme aurait-elle pu être autorisée à verser le sang? Quelques femmes firent officiellement couler le sang et furent considérées comme des guerrières, c’est le cas de la déesse Artémis, des Walkyries, de Jeanne d’Arc par exemple, mais vous constaterez que ces combattantes sont impérativement associées à la virginité; il fallait en effet vider ces figures féminines de leur sang féminin, si j’ose dire, pour qu’elles puissent répandre le sang à leur tour. Nous verrons une prochaine fois que la femme et le sang sont inévitablement liés; la femme est inscrite dans un cycle du sang qui lui est propre, un cycle apparemment bien étranger aux hommes. Mais en attendant, espérons que l’humanité n’oublie jamais que « le sang se lave avec les larmes et non avec le sang », comme l’écrivait Victor Hugo.

 

Note 1 :

Vous pouvez écouter l’air de Vivaldi sur cette page :

Gelido in ogni vena

 

Note 2 :

Vous pouvez voir quelques œuvres du Caravage en suivant ces liens :

Le Sacrifice d’Isaac

David avec la tête de Goliath

Judith décapitant Holopherne

30 commentaires
2)
ChB
, le 29.03.2013 à 08:05
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Le Caravage

Florence, Rome… Andrea Camilleri “La couleur du soleil”

Ch.

3)
ysengrain
, le 29.03.2013 à 09:55
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Le sang est à la fois la vie et la mort, le bien et le mal, la pureté et la souillure, le sacrement et le crime, il réunit dans une union étrange tous les contraires. Il fascine inexorablement, terriblement même, le goût de la mort et du sang versé n’étant hélas plus à démontrer, et pourtant on continue de le redouter, certains ne s’évanouissent-ils pas à sa vue ? Le sang est comme la couleur rouge, ambivalent : rouge clair, il est la vie, la force, le jour, l’action, la libération, rouge sombre, il prend le visage de la mort, du mystère, de la nuit, de la passion et de l’oppression.

Bonjour et bienvenue.

Pour un premier billet, tu fais très fort: le sujet … l’écriture … le contenu du propos ..;

Pourtant, j’ai du mal et je crois en connaitre la raison. L’intégralité de ce texte repose sur le mythe, l’image mentale que nous avons, TOUS, construit autour de ce liquide de vitalité.

Il se trouve que j’ai professionnellement “vécu” dans le sang de nombreuses années et que j’ai des difficultés à me laisser aller.

Mesdames Messieurs, à genoux et tête découverte

Et puis Caravaggio, Cecilia Bartoli, Vivaldi. Merci

5)
François Cuneo
, le 29.03.2013 à 11:32
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Cet article me permet de découvrir Farnace de Vivaldi que je ne connaissais pas.

C’est très beau. Vive Qobuz qui me permet d’écouter en qualité CD ce que je veux quand l’occasion se présente.

Les images du Caravage sont d’une violence inouïe.

Merci pour cette belle écriture, pour cet article qui paraît… Vendredi Saint, et c’est un pur hasard, mais étonnant tout de même.

Et dernière petite chose: il me semble que nous justifions rarement le texte à gauche et à droite. Je suis étonné parce que je trouve le résultat esthétique beau. Sûrement parce que tes paragraphes ont de la substance.

Je vais essayer une fois avec mes articles, mais je pense que ce sera moins beau vu que mes paragraphes dépassent rarement trois lignes!:-)

Bonnes fêtes de Pâques à toutes et à tous!

8)
Alain Le Gallou
, le 29.03.2013 à 13:31
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il me semble que nous justifions rarement le texte à gauche et à droite.

Je le fais systématiquement, voir mon dernier article sur le nougat. Mais effectivement avec des paragraphes courts cela se remarque moins.

10)
Tom25
, le 29.03.2013 à 17:17
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François ayant une grosse tendance à pencher à droite, je suis surpris qu’il ne justifie pas ses textes à droite uniquement ;-) .

Edit : J’ai écrit ma blagounette ci-dessus avant de lire.
Félicitation pour ce premier article.
Par rapport au malaise que je ressens parfois quand je vois la manière avec laquelle l’homme traite certains animaux pour ce nourrir, j’ai envie de dire que leur sang est tout aussi rouge que le notre.

11)
Anne L
, le 29.03.2013 à 19:50
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Merci à vous pour votre accueil, je suis très touchée !

Merci, Orcadis, Arnaud et Alain pour vos sympathiques messages !

Grâce à votre remarque, ChB, je découvre le roman d’Andrea Camilleri qui a l’air très beau, je vous remercie.

Merci beaucoup, ysengrain, pour votre commentaire attachant, je respecte infiniment votre retenue vis-à-vis du sang ; quand on regarde en face celui que vous nommez justement le « liquide de vitalité », quand on le vit dans sa chair, il laisse une empreinte indélébile dans le cœur, je vous comprends très bien.

Merci, François, à la fois pour l’accueil, la confiance et la gentillesse ! C’est vrai que l’article paraît en ce jour de Vendredi Saint, même si le sang lié à la divinité sera abordé un peu plus tard, la coïncidence est étonnante. Quant aux paragraphes, je les ai justifiés parce que j’ai l’habitude de le faire, mais typographiquement justifié ou non, chaque article paru ici a de la substance. Je souhaite aussi une bonne semaine pascale à celles et ceux qui passent en ces lieux.

Haddock, un grand merci pour ce texte de Dominique Grange, il est très fort, merci pour ce « coquelicot de la chanson » ! Je vais parler de ce sang de vie, des fleurs ou encore du « sang bleu », mais ce sera hélas moins musical que votre lien.

Merci beaucoup, Madame Poppins, la suite concernera les dames, les femmes et le sang, toute une histoire très vivante…

Tom, merci beaucoup ! Oui, le sang des autres êtres humains et celui des animaux partagent la même couleur et la même pulsation de vie, vous avez bien raison ; il sera question du sang lié à la chasse dans la deuxième partie et de la manière de verser le sang des animaux dans la troisième, je serai heureuse de lire votre commentaire.

Encore merci à toutes et tous, vos remarques me font très plaisir !

12)
Tom25
, le 29.03.2013 à 20:30
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Je suis rentré tout à l’heure d’un rdv avec un client, que je vois environ 4 fois par an comme la plupart de mes bons clients (j’ai un grand secteur, 33 départements).
On avait un rdv il y a 1 mois au siège de ma boîte, j’y étais arrivé la veille car j’avais profité de mon déplacement pour y faire d’autres choses (c’est à 4 h de route de chez moi). Il m’a appelé le matin pour me dire qu’il ne viendrait pas, et qui m’expliquerait. Sa voix était plutôt souriante. Je m’étais imaginé qu’il avait pris une bonne cuite la veille. Il m’a avoué tout à l’heure s’être ouvert les veines la veille de mon rdv. Gros stress professionnel, pourtant sa boîte marche bien. Petites tensions avec sa nouvelles copines. Il m’a dit qu’il était en train de faire la vaisselle, puis d’un coup qu’il a attrapé un couteau et s’est tailladé. Par chance, sa copine l’a appelé, et comme il a décroché puis s’est évanoui, elle a appelé les secours.
Je ne pense pas que je choisirais cette solution pour en finir. Je n’y ai d’ailleurs jamais réfléchi.
Je l’avais vu pour la dernière fois en décembre, et même si on se connait un peu, nos relations sont professionnels. Pourtant, je m’en veux et culpabilise de ne rien avoir vu.

Bref, tout ça pour le rapport avec le sang, mais aussi pour dire qu’on a des fascinations (pour le sang et autre) qu’on ne s’explique pas trop, mais qu’on aimerait bien avoir des antennes pour ce genre de chose. Sentir le sang AVANT qu’il ne coule.

13)
François Cuneo
, le 29.03.2013 à 21:46
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Tom25, dis encore une fois que je penche à droite et je te bannis à jamais!:-)

Désolé Mme Poppins, mais ça ne m’a pas frappé comme aujourd’hui.

Peut-être parce que tes paragraphes sont plus courts, je ne sais pas. Idem pour Alain.

14)
Saluki
, le 29.03.2013 à 23:36
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Bienvenue, délicieuse assoiffée d’hémoglobine, sur cette nef des fous (de Mac, de photo, d’andouillettes, de Canonikon, etc).

[frenchJoke “on”]

En ce jour où toutes les radios et TV bruissent de Carla, vous avez le front de faire chanter Cecilia !
[frenchJoke “off”]

15)
Laurent Vera
, le 30.03.2013 à 07:23
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Bienvenue, anne et merci pour ce beau texte. Effectivement françois, c’est plus joli quand c’est justifié.

16)
Anne L
, le 30.03.2013 à 19:48
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Merci beaucoup de votre accueil, Laurent !

Saluki, merci pour le frenchJoke ! Je suis ravie d’être désormais à bord de « cette nef des fous », mettre un grain de folie dans la vie étant la chose la plus raisonnable au monde, n’est-ce pas ?…

Tom, ce serait bien de « sentir le sang avant qu’il ne coule », comme vous le dites, pour éviter des flots de larmes, mais même l’attention la plus sincère aux autres ne saurait empêcher cet instant terrible qui fait tout basculer. Nous sommes seulement humains et nous faisons ce que nous pouvons avec nos cœurs souvent dévoués. Mais, disons-le, nous sommes aussi puissamment humains, la volonté d’être ensemble malgré nos différences étant parfois le meilleur pansement ; vous avez sûrement aidé la personne que vous évoquez avec émotion.

Votre message me permet également de préciser ceci : vous parlez de fascination pour le sang, et je comprends ce que vous voulez exprimer, on peut être attiré intellectuellement ou artistiquement par un concept en le vidant de sa réalité. Je tiens à souligner que ce n’est pas mon cas, je ne suis pas fascinée par le sang ou par la violence, loin de là même ; la vie m’a amenée à m’intéresser à de tels sujets afin de mesurer leur impact sur la société et de tenter, au contraire, de panser les plaies et d’éviter la violence. Je n’ai pas de fascination morbide pour la face sombre des choses, en revanche j’essaie, à mon petit niveau, de mieux comprendre les rouages de cette attirance afin de préserver une certaine lumière, qui me semble tout aussi intéressante, si ce n’est plus, que les ombres. Je ne sais pas si mes propos sont très clairs, mais ils sont sincères.

Encore merci de votre accueil !

17)
Tom25
, le 31.03.2013 à 09:16
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Par fascination, j’avais plutôt à l’esprit ce qu’il se passe quand il y a un accident par exemple. Plusieurs fois (je roule beaucoup pour mon travail), j’ai été bloqué sur l’autoroute car il y avait un accident sur les voies d’en face. Donc aucune raison pour nous, mais les gens regardent, j’en soupçonne même de faire des photos.
Et je dois avouer que je me motive, que je me contrôle, pour ne pas tourner la tête et regarder droit devant moi. Mais il y a une sorte d’instinct, de fascination morbide qui pousse à regarder.

Mais loin de moi l’idée d’associer votre excellent article à ce genre d’attitude. Vous c’est tout le contraire du vouyeurisme primaire, vous étudiez.

18)
Anne L
, le 31.03.2013 à 10:23
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Ne vous inquiétez pas, Tom, je n’ai pas pensé que vous m’associiez à ce genre de fascination morbide et je suis réellement désolée si c’est l’impression que mon message a laissée. Comme vous souleviez cette idée de fascination, j’ai seulement souhaité préciser le sens de ma démarche parce que je ne l’ai pas fait dans l’article d’une part, et que cela me semble aussi nécessaire qu’honnête d’autre part ; je vous remercie donc sincèrement d’avoir évoqué ce sujet et pour la gentillesse de vos propos.

Vous avez raison, la violence ou encore les chocs suspendent le temps et focalisent le regard, c’est humain, c’est instinctif comme vous le remarquez, c’est peut-être une manière d’exorciser les peurs. Je crois qu’il existe malgré tout une différence entre regarder et probablement s’inquiéter, et prendre un drame en photo, ce qui relève du voyeurisme, comme vous le dites.

Encore merci de votre message et bon dimanche pascal à toutes et à tous !

19)
M.G.
, le 31.03.2013 à 17:41
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Merci, Anne, pour cette belle planche symbolique!

C’est curieux mais lorsque j’ai fini la lecture de votre article (que j’avais imprimé pour mieux le goûter et l’annoter), je me suis fait la même remarque !

le sang est toujours rouge et porte ainsi en lui une idée de fraternité universelle 

« Vous devez sceller ici de votre sang l’engagement que vous venez de contracter. Consentez-vous à ce qu’il soit répandu pour rendre indissolubles les liens de la fraternité qui doivent vous unir à l’Ordre ? »

De quel Ordre s’agit-il ? De la Fraternité Universelle, justement, dans laquelle se réunissent les Fils de la Lumière.

Les symboles m’ont toujours fasciné et c’est un plaisir de vous lire. J’attends les articles suivants avec beaucoup d’intérêt et j’ai hâte de vous lire sur le Graal, symbole de la perfection ultime.

Ah ! Si les planches qui me sont soumises de Midi à Minuit étaient aussi travaillées, je serais le plus heureux des bergers.

La phrase de Giono que vous reprenez dans votre signature est aussi d’une grande richesse.

20)
Alias
, le 31.03.2013 à 19:39
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Pour un premier texte, c’est assez réussi et il faut le reconnaître largement supérieur à ce qu’on lit d’habitude sur ce site (coincés que nous sommes entre les orgasmes consuméristes et exhibitionnistes de son administrateur et les questions absurdes d’une diabétique angoissée…).

Tout ceci est donc très prometteur mais je crains que derrière les formules de politesse, l’intérêt général demeure faible : je doute que vous trouviez ici de nombreux Perceval fixant avec questionnement la neige mouchetée de rouge…

Préavis favorable donc mais toutefois dépêchez d’en venir à des sujets plus captivant, parlez nous iPhone ou iPad que diable! Nous sommes ici pour cela!

Bien à vous.

21)
Anne L
, le 01.04.2013 à 06:49
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Alias, je vous remercie sincèrement de l’attention que vous avez accordée à l’article. Permettez-moi toutefois d’observer que je ne suis pas la seule en ces lieux à ne pas parler d’iPhone ou d’iPad ; si j’en crois les articles rédigés en mars, il fut question d’un jeu sur Le Petit Prince, de photographies de guerre, d’œuvres d’art, de nougat, du devoir de mémoire, de bandes dessinées, de poésie et de bien d’autres sujets encore qui sont tous intéressants et peuvent toucher les lecteurs de Cuk. En effet, la richesse d’un site comme celui-ci est justement sa diversité, chaque lecteur pouvant trouver ici de quoi nourrir sa curiosité selon ses goûts, personne n’étant obligé de lire un article ou d’y adhérer.

Il faut souligner que cette diversité est permise par l’administrateur de ces pages et peut-être François vous fera-t-il part de ses choix éditoriaux à son retour de vacances s’il le désire. Pour ma part, je remarque que le penchant consumériste que vous semblez regretter (un penchant qui ne me saute pas aux yeux, je me permets de le mentionner) n’empêche pas le maître des lieux d’accorder toute liberté à ses rédacteurs, je le remercie d’ailleurs de sa confiance.

Je voudrais aussi préciser que chaque participant mérite le respect et qu’il en va de même pour les articles parus ici ; c’est donc naturellement que je respecte votre commentaire, Alias, toutefois, permettez-moi de ne pas adhérer au jugement de valeur que vous apposez sur tel ou tel article. En effet, je n’ai jamais trouvé en ces lieux de questionnements pénibles ou de prose exhibitionniste, je n’ai lu en revanche que des textes de personnes bénévoles et passionnées.

Pour ma part, je ne cherche aucun Perceval moderne et ne souhaite ennuyer aucun lecteur potentiel avec mes articles, j’espère seulement partager quelques connaissances avec des personnes qui me feront part de leurs lumières en retour, et j’invite chacun à participer, chacun ayant un savoir et une expérience à communiquer. Si l’intérêt pour les articles que je rédige s’avère faible, eh bien, il en sera ainsi ; je pense néanmoins qu’aucun sujet ne devrait être interdit sous prétexte d’un éventuel décalage avec le monde qui est le nôtre, au contraire, je crois que parler avec passion de littérature, d’art et de l’histoire des hommes peut être enrichissant pour tous, je pense ici à l’excellent travail que propose Jean-François Zygel à la télévision afin de prouver que la musique classique n’est pas élitiste, mais qu’elle peut toucher chacun d’entre nous.

Vous parlez d’iPhone ou d’iPad, ces inventions technologiques qui vous captivent avec raison… Quand on conçoit un objet, j’imagine qu’on envisage un marché potentiel autour de ce produit et qu’il est de fait lié à ce monde consumériste dont vous parlez ; mais je crois également, pour avoir rencontré des créateurs, qu’un produit naît avant tout dans l’imaginaire d’une personne, l’iPad et l’iPhone étant certainement nés dans l’esprit d’un visionnaire que nous connaissons tous. Or, regarder du sang sur la neige, comme le fait Perceval, et imaginer alors le visage de la femme aimée, c’était pour l’époque la marque d’un visionnaire, en l’occurrence de l’auteur du Conte du Graal, Chrétien de Troyes. Percevoir le monde autrement, chercher un Graal qui nous est propre, et pour certains, ce Graal sera l’iPad ou l’iPhone, c’est là l’aventure de l’humanité ; imaginer et créer, voilà le rêve de l’être humain, que l’on soit littéraire ou scientifique, nous partageons tous un désir d’ailleurs, n’est-ce pas ? Cette soif de découvertes, c’est celle des créateurs, c’est aussi celle des personnes qui s’expriment ici, je le crois, même si je ne saurais parler à leur place ; je pense que chacun ici est enthousiasmé à l’idée de partager ses rêves et sa vision des choses, sinon à quoi bon écrire ? C’est pour cela que je vous remercie à nouveau pour votre vision des choses exposée ici, Alias.

Marc, je vous remercie sincèrement de votre gentillesse et je suis heureuse que l’article ait pu vous intéresser. Je ne peux pas cacher que je serai très heureuse de parler du Graal, de l’humanité à laquelle il est lié et de la merveille qu’il met dans le cœur de ceux qui le cherchent. Le Graal est bien plus qu’un mythe, sans qu’on s’en rende forcément compte, il est dans bien des choses, combien de fictions et de créations étant nées de cette quête héritée du passé, mais toujours là sous d’autres noms et sur d’autres visages ?

La phrase de Jean Giono est tirée du Hussard sur le toit, un roman magnifique qui parle aussi d’élévation, comme les romans du Graal ; c’est la mère du héros qui conseille à son fils d’être fou, je trouve ça superbe.

Une nouvelle fois, je vous remercie tous pour vos commentaires et vos remarques, je vous lis avec attention. Passez une bonne semaine !

22)
François Cuneo
, le 01.04.2013 à 09:16
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Pour un premier texte, c’est assez réussi et il faut le reconnaître largement supérieur à ce qu’on lit d’habitude sur ce site (coincés que nous sommes entre les orgasmes consuméristes et exhibitionnistes de son administrateur et les questions absurdes d’une diabétique angoissée…).

Tout ceci est donc très prometteur mais je crains que derrière les formules de politesse, l’intérêt général demeure faible : je doute que vous trouviez ici de nombreux Perceval fixant avec questionnement la neige mouchetée de rouge…

Préavis favorable donc mais toutefois dépêchez d’en venir à des sujets plus captivant, parlez nous iPhone ou iPad que diable! Nous sommes ici pour cela!Bien à vous.

Et pourtant tu nous lis!:-)

Rigolo!

23)
M.G.
, le 01.04.2013 à 09:46
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La phrase de Jean Giono est tirée du Hussard sur le toit, un roman magnifique qui parle aussi d’élévation, comme les romans du Graal ; c’est la mère du héros qui conseille à son fils d’être fou, je trouve ça superbe.

Comme beaucoup de lecteurs, j’ai découvert Jean Giono par la trilogie de pan. Je suis vite devenu accro de la Provence et des personnages humains que nous fait vivre Giono.

Souvenir particulier du Serpent d’étoiles lu en parcourant la plage infinie et déserte de MBoro pendant la pause de midi alors que nous travaillions dans la mine de phosphate proche.

Bizarrement, je n’ai pas lu Le Hussard sur le toit. En revanche, j’ai vu avec plaisir le film qu’en a tiré Jean-Paul Rappeneau.

Dans Un roi sans divertissement de François Leterrier, le sang apparaît de manière récurrente en contraste à la pureté de la neige des paysages.

L’exhortation de Jean Giono que vous citez dans votre signature m’en rappelle une autre, celle de Steve Jobs à l’Université de Stanford en 2005 « Soyez insatiables. Soyez fous ! »

C’est le même qui m’a sauvé la vie en 1984 avec son Apple II et nous a légué l’iPad et autres iBidules dont nous parlons en effet souvent avec passion sur Cuk.

24)
Tom25
, le 01.04.2013 à 10:58
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Alias, comme je suis un peu neuneu il faut me parler simplement. En gros tu es content d’avoir enfin un contributeur à la hauteur de ton talent et de ton intelligence. Et tu es inquiet que les lourdos que nous sommes ne la fassent fuir.
J’ai bien compris ?

Désolé pour notre nouvelle amie d’écrire cela dans un commentaire de son premier article, mais ça me reste un peu en travers ce genre d’intervention. François est un grand enthousiaste qui s’émerveille de tout, et pas uniquement des derniers gadgets électroniques. Et on peut souhaiter partager certaines questions sans être angoissée pour autant. Et quand bien même, mieux vaut tout ça que de l’agressivité.

25)
zit
, le 02.04.2013 à 07:52
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Sois la bienvenue, Anne.

Bon sang, mais c’est bien sûr ! bien que mon oncle soit hémophile, je coagule très vite ;o).

z (aura–t–on un développement au sujet de l’homophonie entre sans, sent(ir) et sang ? je répêêêêêêêêêêêêête : sens ce sang, mais pas sans sens, l’essence des sens s’en suit : essuie ce sang et suis la suie, je panse, donc j’essuie)

26)
Anne L
, le 03.04.2013 à 06:59
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Merci pour ce très agréable voyage dans l’œuvre de Jean Giono, Marc ! Le film adapté du Hussard sur le toit ne se termine pas comme le roman (toutefois, je ne saurais préférer une fin à l’autre, les deux étant enthousiasmantes), mais il est fidèle à l’esprit de ce livre magnifique qui parle d’aventure et de liberté.

Votre remarque sur le sang lié à la neige dans Un roi sans divertissement est très juste, c’est d’ailleurs Giono qui reprend le plus fidèlement ce thème mis en littérature par Chrétien de Troyes, même si les contes s’en sont également emparés, nous le verrons notamment avec Blanche-Neige.

C’est vrai que la volonté d’être fou a animé, et anime encore je l’espère, le cœur de bien des visionnaires, et Steve Jobs illustre parfaitement cette idée, son désir d’imaginer l’impossible était beau, je vous remercie de le souligner.

Ne vous excusez pas, Tom, au contraire, je trouve juste et touchant de rappeler ici l’enthousiasme de François, votre commentaire a donc pleinement sa place sur cette page.

Merci beaucoup pour votre accueil et votre humour, zit ! Vous ne pensez pas si bien dire en remarquant l’homophonie entre « sans », « sent » et « sang », j’en parlerai dans les paragraphes consacrés au Dracula de Bram Stoker, j’y ajouterai même du « sens », je l’espère. :-)

Merci à tous, passez une bonne journée !

27)
M.G.
, le 04.04.2013 à 00:37
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Votre remarque sur le sang lié à la neige dans Un roi sans divertissement est très juste, c’est d’ailleurs Giono qui reprend le plus fidèlement ce thème mis en littérature par Chrétien de Troyes, même si les contes s’en sont également emparés, nous le verrons notamment avec Blanche-Neige.

Blanche-Neige ? Permettez à Grincheux d’être impatient de vous lire sur ce sujet précis ;-)

(Remarque destinée à un lecteur assidu de Cuk. Il se reconnaîtra)

28)
Anne L
, le 19.04.2013 à 05:32
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Je réponds très tardivement à votre commentaire, Marc, la faute à un disque dur défaillant, mais sachez que je serai très heureuse de voir Grincheux, Joyeux, Prof et même Timide s’intéresser aux problèmes de Blanche-Neige. ;-)

Bonne journée à vous !

29)
art_graphic
, le 22.04.2013 à 14:31
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À la question est-ce que les croyances de chacun sont-elles sacrées ou doit-on les examiner comme n’importe quelles idées produites par l’être humain, je propose de répondre par l’analyse, la démystification, la déconstruction plutôt que la croyance, la soumission et l’esclavage, fut-il religieux. Merci Anne L. pour vos textes.

30)
Anne L
, le 17.05.2013 à 05:13
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Veuillez m’excuser, art-graphic, de n’avoir découvert votre sympathique commentaire que récemment et de n’y avoir pas répondu plus tôt.

Vous avez raison, il est important de conserver son libre arbitre dans la vie, que ce soit vis-à-vis des croyances ou des connaissances, quel que soit le sujet, il faut tenter de l’aborder sans préjugés et en toute liberté ; ce n’est pas toujours facile, car nous avons tous des vécus et des expériences qui nous entraînent vers tel ou tel courant de pensée, mais essayer d’appréhender avec sagesse toutes les facettes de l’humanité s’avère véritablement enrichissant.

Encore merci pour votre message !