Profitez des offres Memoirevive.ch!
Dupliquer un DVD avec MakeMKV…

Le sujet de la copie de fichier numérique est une problématique complexe (arbitrage subtile entre autoriser un usage légitime et faciliter l’accès au piratage de masse) qui est traité différemment suivant la législation des pays.

Un acte anodin qui peut être l’usage d’un logiciel pour dupliquer un DVD commercial, comme cela vous a été présenté récemment ici, peut s’avérer dans les faits totalement interdit !

Au États-Unis, le sujet semble complexe avec une loi chapeau (DMCA ) qui, à priori, interdit de faire sauter la protection d’un DVD ou d’en fournir les moyens mais dont une déclaration du congrès semble prévoir une exception. Ce qui revient à tolérer certains usages et notamment autoriser l’existence de sociétés commercialisant des logiciels permettant de supprimer la protection des DVD.

En France, la loi DADVSI interdit purement et simplement l’usage de logiciels pour contourner les dispositifs de protection anti-copie sur un DVD. La copie privée en France est une exception, pas un droit. On peut donc copier les DVD qui ne sont pas protégés ! Forcément, l’intérêt est limité. On comprendra que les sites Français rechignent à parler de ces logiciels illégaux et que les éditeurs français aient retiré les capacités de décrypter les dvd à l’image du fameux Yadex de Max et Vidéo

Et la Suisse me direz-vous ? D’après la société suisse des droits d’auteurs) « La loi révisée sur le droit d’auteur prévoit une protection juridique des mesures techniques. Néanmoins, les particuliers ne peuvent pas être poursuivis s’ils suppriment le dispositif anticopie afin de réaliser une copie pour leur usage privé (nouvel art. 39a, al. 4 LDA). En revanche, il est interdit de proposer au public et de mettre en circulation des dispositifs afin de contourner des mesures techniques efficaces (nouvel art. 39a, al. 3 LDA). »
En clair, on peut déprotéger un DVD mais les logiciels pour déprotéger les DVD sont illégaux en Suisse!

Bref, comme d’habitude on marche sur la tête !

Cela me rappelle les années 2000 où le Canada interdisait de transformer ses CD de musique en MP3!

Tout comme cela me semble absurde d’interdire à un consommateur de transformer son CD acheté en MP3 pour pouvoir écouter sa musique sur les appareils de son choix (Pratique tout à fait légale en France, en Suisse…), autant il me semble absurde d’empêcher de transformer son DVD acheté en DIVX pour pouvoir le visionner sur le matériel de son choix (ordinateur, tablette, télévision…).

À l’époque, je déclarai « Cuk.ch est d’ailleurs l’un des rares sites « légal » à avoir mis en avant MacTheRipper qui est pourtant un logiciel de piratage en France, aux États-Unis, en Angleterre… et qui est interdit de citer sur tous les sites Mac hébergés en France. Qui ne l’utilise pas? Je revendique l’usage illégal de MacTheRipper en France face à une loi absurde et j’espère pouvoir tester sur ce même site la version 3 Universal Binary pour nos MacIntel en préparation! »

Reste que si MacTheRipper existe bel et bien en version Intel (et même en version 4 désormais), il n’est accessible que par un système de donation à un forum et un envoi du logiciel sans garanti, ce qui n’est pas idéal comme moyen d’accès au logiciel, vous en conviendrez.

Donc, plutôt que de tester un énième logiciel payant et difficile à obtenir pour un usage qui est une contrainte imposée au consommateur (protection des DVD), je vous propose aujourd’hui de découvrir une solution gratuite (attention, il s’agit d’une gratuité temporaire, le logiciel étant diffusé sous un statut de Bêta) afin de déprotéger vos DVD sans bourse déliée ! J’ai nommé MakeMKV.

MakeMKV, la simplicité en action

En fait, MakeMkv se différentie des autres solutions pour 2 raisons principales :

  • Il déprotège les DVD (gratuit) mais aussi les Blu-ray (payant, non testé)
  • Il sauvegarde le contenu du DVD/Blu-ray au format Matroska

Concernant la sauvegarde en format Matroska, si certains verront cela comme un aspect négatif (pas d’extraction directe des fichiers vidéo .VOB du disque, pas de duplication à l’identique du DVD/Blu-ray…), il faut souligner les avantages que ce format offre :

  • Utilisation immédiate possible dans un lecteur multimédia, téléviseur ou tablette sans retraitement avec support des langues multiples et du sous-titrage ;
  • Possibilité de retraiter le fichier pour le compresser au format de son choix avec par exemple Handbrake

MakeMkv sera donc une solution idéale pour un coût nul si vous souhaitez numériser votre collection de film DVD pour la centraliser aux côtés de vos téléchargements numériques sur votre disque dur multimédia par exemple.

Par contre, si vous voulez copier physiquement à l’identique au format DVD vos films pour les protéger des manipulations destructrices de vos rejetons ou pallier aux rayures inévitables lors de l’utilisation en déplacement (ex : lecteur voiture) alors la solution MacTheRipper ou DVDRipperPro présenté par Fabien Conus récemment s’imposera ! À noter que DVDRipperPro ne prends pas en charge les Blu-ray et que MacTheRipper est redoutable en terme de performance et de possibilités de déverrouillage des protections (gestion rpc, css…).

Test d’un Rip de DVD

J’ai limité mon test de déprotection au DVD commercial protégé. Je ne sais donc pas si la déprotection Blu-ray mis en avant est efficace mais cela est testable gratuitement pendant 30 jours.

D’autre part, il faut bien être conscient qu’il y a de multiples astuces pour protéger un DVD et qu’il est difficile d’être certains qu’un logiciel est performant ou non pour ripper des DVD protégés.

Dans le cas présent, mes tests ont été concluants (il est fort probable que le MakeMkv soit basé sur LibDvdCss comme la plupart des logiciels de ce type) alors même que je n’ai pas installé l’extansion noyau DASPI!

image

L’interface principale de MakeMkv

Ici, on notera le message d’alerte indiquant l’absence de l’extension DASPI. Cependant, cela ne m’a pas empêché d’extraire un DVD protégé dans un temps raisonnable (5 minutes pour ôter la protection, 15 minutes pour copier le contenu du DVD sur le disque dur).

A vous de voir si vous souhaitez installer une extension noyau qui vous demandera un mot de passe administrateur avec tous les risques que cela comporte (instabilité du système, risque d’installation d’un malware…).

image

Décryptage du DVD pour pouvoir extraire son contenu librement

Une fois que vous lancez le processus d’extraction, MakeMkv va tenter de décrypter le disque afin de rendre son contenu exploitable pour une extraction.

Cette phase indique un décompte de temps totalement erroné. Mes essais montrent un délai moyen de 5 minutes sans l’extension DASPI installée.

image

Le contenu du DVD avec ses pistes audio et vidéo

En cas de succès, vous pourrez accéder à l’arborescence du disque et sélectionner les pistes à extraire et les langues qui vous intéressent.

Ici, nous avons 2 pistes vidéos (le film et le making of) et 2 langues disponibles pour le film ainsi que le sous-titrage. On peut donc choisir de n’extraire que le film en Français, par exemple.

Un simple clic sur le bouton Make Mkv va lancer la phase de sauvegarde sur le disque dur du DVD en version fichier matroska.

image

La sauvegarde du contenu dépend de la vitesse de votre lecteur DVD

Là aussi, le temps restant est peu fiable. Dans mon cas, cela prends environ 15 minutes.

Une fois la sauvegarde réalisée, vous trouverez un fichier au format .mkv dans le dossier Vidéo de votre compte utilisateur.

Ici, title00.mkv correspond à l’extraction du film Sept ans au tibet.

image

Vlc lit parfaitement le conteneur matroska

Comme indiqué précédemment, vous pouvez utiliser différents outils gratuits pour changer le conteneur, compresser la vidéo ou démultiplexer les flux, mais cela est une autre histoire…

image

A noter que MakeMkv permet la diffusion UPnP vers votre téléviseur par exemple!

Conclusion

Les années des supports physiques pour la vidéo sont comptées! Bientôt la pile de DVD et Blu-ray rejoindra à la cave votre collection de Vynil et CD (ce qui ne sera pas plus mal pour libérer de la place sur les étagères).

Tout comme on ne jure plus que par sa bibliothèque de mp3, ses musiques sur son iPod ou son accès Spotify ou Deezer, bientôt il en sera de même pour notre collection de films que ce soit avec la VoD, l’achat en ligne ou les magnétoscopes numériques!

Les points faibles Les points forts
  • Interface à la “Windows” et en anglais
  • Extension kernel pour un fonctionnement optimisé
  • Multiplateforme et actuellement gratuit
  • Support DVD/Blu-ray

MakeMkv nous permet de passer à l’ère tout dématérialisé très simplement. Et vous, comment gérez-vous cette transition vers la disparition des supports physiques?

14 commentaires
1)
Alain Le Gallou
, le 03.04.2013 à 10:28
[modifier]

Il y a belle lurette que je n’achète plus de DVD mais que des Blu-Rays, c’est donc ton expérience en Blu-Ray qui m’intéresserait.

2)
djtrance
, le 03.04.2013 à 11:34
[modifier]

En effet, ripper un DVD à l’heure actuelle… Lorsque l’on a goûté au bonheur d’un BR… Ceci dit, bonjour l’espace disque nécessaire pour stocker toute une collection de BR: à ce moment là je préfère encore insérer le BR dans mon home cinéma!

Sinon, Guillôme, super article, comme d’hab :)

3)
Guillôme
, le 03.04.2013 à 11:57
[modifier]

“En même temps, le Tera Octet ne coute plus rien”

Si 100 balles et plus c’est plus rien, alors zut.

4)
djtrance
, le 03.04.2013 à 12:57
[modifier]

Avec 1 To, on stocke grosso-modo 40 films (BR sans aucune compression)… Petite la collection!

Après oui, on peut compresser (8 Go le film) et on en met 125, mais bon, à quoi bon compresser du BR si c’est pour y perdre tout le HD

5)
dortmunder
, le 03.04.2013 à 13:43
[modifier]

Je ne suis pas convaincu de la disparition des supports physiques.

En Europe, la musique dématérialisée représente moins de 25% des ventes, le CD est donc loin d’être enterré.

J’encode mes CD préférés en Apple Lossless pour mon iPod Touch, mais question qualité d’écoute, celui-ci est loin d’égaler mon lecteur CD.

J’imagine mal mes DVD et Blu-Ray (près de 350) sous forme dématérialisée… Non-compressés, cela ferait quelques dizaines de teraoctects et compressés, bonjour la perte de qualité !

6)
Madame Poppins
, le 03.04.2013 à 14:16
[modifier]

J’ai pas pigé grand-chose mais… je rachète d’occasion les DVD pour qu’ils se matérialisent dans mon salon :-)

7)
PtitVert
, le 03.04.2013 à 15:46
[modifier]

Bah… cette follie avec le BR… perso je ne la trouve pas justifier. Oui j’ai deja vu des film en BR, oui j’ai vu des tele en HD… et alors? Quand je regarde un film a la maison avec mon lecteur DVD, je suis dans l’ambiance du film, et la definition ne joue plus aucun role. D’ailleurs, je dois etre encore dans l’age de la pierre… car je n’ai aucun appareil avec du HDMI, sauf un appareil photo, et le portable du boulot (enfin je crois… :-D)

Donc Merci de cet article, pour un dinosaure comme moi du HD :-D

8)
Blues
, le 03.04.2013 à 16:16
[modifier]

Merci pour le test, perso j’emploie MacX DVD Ripper Pro et après avoir testé pas mal de softs, je crois que je ne vais pas changer (capable de faire sauter TOUS les types de protections, ce n’est pas le cas de Handbrake et/ou d’autres softs).

Pour la dématérialisation : je suis certain que l’avenir est voué à la disparition du support physique. Comme je suis déjà passé du CD au tout MP3 il y a déjà bien longtemps (j’ai démarré la numérisation en 160 KB avec iTunes 2 et plus tard en 256 et 320), il en va déjà de même avec mes films, vidéos et autres, de plus les prix du Tera à stocker ne seront bientôt plus un problème. A mesure que je numérise mes DVD (avec MacX DVD Ripper Pro) ils descendent à la cave à fin de stockage dans des caisses pré-destinées !

Comme je suis pas trop “difficile” pour la qualité, tout sachant que je puis toujours accéder à mon original DVD, je préfère une méthode moyennement compressée qui m’évite de dépasser 1,5 GB par film, ce qui me permet de me déplacer facilement avec mes films.

PS: Je ne pense pas être assez fan de qualité, je n’ai donc pas fait le pas vers le Blu-ray et ne pense pas le faire, car finalement les films que je trouve extras je vais les voir au cinéma et si juste pour voir des séries B ou revoir des ex-bons films, le compromis qualité-mobilité-poids de stockage que je produis me convient plutôt bien.

A propos de stockage “à la cave” : entre les vieux 33T vinyles, les CD et les DVD ma cave ne sera bientôt plus accessible ;) s’en séparer (même si je ne suis pas nostalgique) ce n’est pas évident. Bon dans les années à venir je suis sûr que je vais me décider à les brader/voir donner.

9)
zit
, le 03.04.2013 à 18:57
[modifier]

Pour ma part, je continue a acheter de nombreux disques, pour la musique, et de de nombreux livres (tout ça commence à poser un problème de place), par contre, je n’ai jamais acheté de films, que ce soit en K7 ou en DVD, et comme je ne regarde plus d’images qui bougent, l’encodage des films, ça me passe au dessus de la tête (je n’ai même pas de téléviseur, c’est dire si c’est grave).

Pour ce qui concerne le support physique, je ne suis pas du tout prêt à m’en passer. N’ayant pas le moindre baladeur musical (je ne supporte pas la musique au casque plus de quelques minutes, et encore, avec un gros truc), en cas de fête, je me pointe chez les voisins avec quelques CD sous le bras (et une bouteille sous l’autre ;o), vieux jeux quoi.

Et même si l’objet est bien moins riche du point de vue visuel que le bon vieux LP, j’aime bien quand même découvrir le livret, les photos, bien sûr, les paroles pas forcément, mais qui interprète quel instrument, quel est le nom du producteur, de l’ingé son (dans certains cas, c’est vraiment très important ;o), l’auteur, le compositeur, les dates d’enregistrement (ça, c’est plutôt pour le jazz), enfin, tous ces petits trucs, quoi. Alors bien sûr, avec le net, on peut (mais pas toujours) avoir toutes ces informations, en cherchant un peu, mais là, pas besoin de chercher. Et puis un autre truc, c’est que parfois, même dans le rock, il faut écouter l’album en entier, avec les morceaux bien dans l’ordre, c’est un tout qui a été conçu tel quel.

z (qui continue à utiliser des films pour faire de photos, aussi, je répêêêêêêêêêêêête : pas que, mais c’est pas pareil là non plus)

10)
fap76
, le 03.04.2013 à 19:39
[modifier]

Je suis entièrement d’accord avec vous : comment peut-on interdire aux gens de faire ce qu’ils veulent avec ce qu’ils ont légalement acheté !!

Ben de mon côté j’ai passé mes plus de 300cds à la moulinette pour les avoir sur mon réseau et donc accessible dans mon salon, dans ma salle de bain, etc…

Et MERCI !! pour ce logiciel, je vais enfin pouvoir faire de même avec mes DVD ;-))

11)
Philob
, le 03.04.2013 à 21:02
[modifier]

Je “mouline” quelques films, pour visionner dans mon bain, ou en vacances; car j’ai aussi un MacBook Air, donc pas de lecteur. Mais pour faire ça, j’utilise iSkysoft iMedia Converter Deluxe, qui peut faire beaucoup plus de choses que simplement mouliner un DVD, j’en suis fort satisfait.

12)
M.G.
, le 04.04.2013 à 00:28
[modifier]

Je ne suis pas convaincu de la disparition des supports physiques.

Moi si, hélas. Un exemple : les cassettes VHS que j’ai accumulées au fil des années (que ce soient des originaux ou des enregistrements personnels) sont désormais illisibles ! Diagnostic : les bandes sont collées entre elles ou la piste magnétique s’est séparée du support, ce qui revient au même ! Problème de climat ? Peut-être.

J’ai réussi à en convertir quelques-unes vers un Mac avec une des première version d’EyeTV de chez elgato mais j’ai très vite renoncé.

Nos supports physiques deviennent illisibles au fil du temps. À une exception notoire, les disquettes Apple II 143 ko que j’arrive encore à lire après 28 ans ! En revanche, les disquettes 3,5” de mes premiers Macs ont toutes fini à caler mes armoires :-(

Quant aux gros disques durs dont les interfaces évoluent au fil du temps, quel moyen aurons-nous de les lire dans vingt ans ? Mais n’est-ce pas un des arguments du stockage sur le “Cloud” ?

13)
nowall
, le 04.04.2013 à 07:52
[modifier]

J’utilise aussi le MKV car c’est le seul qui permette de garder en un seul fichier plusieurs pistes son ainsi que les sous-titres (non-incrustés dans la piste vidéo). A l’autre bout de la chaîne j’ai monté sur un Mini ce fabuleux freeware qu’est XBMC pour rapatrier pochettes, résumés etc et avoir le tout facilement classé et accessible sur la TV (avant j’utilisais PLEX qui est bien aussi) Mais bon je remarque que je suis davantage flippé par la dématérialisation qu’avant. Mes centaines de DVD ont beau prendre la poussière, et donc de l’âge, je sais qu’ils sont là et pérennes. Les versions “immatérielles” sur l’ordi elles me posent souci, quand on voit à quel point les fabriquants de disques durs ne savent plus faire de matériel qui dure. J’ai pu sauver in extremis toute ma collection juste avant qu’un disque ne lâche… et depuis je ne cesse de RACHETER l’ensemble des disques durs tous les 2 ou 3 ans, de manière préventive. L’autre solution serait de monter une solution en RAID genre Synology ou Drobo, mais bon ça ne résout qu’en partie le problème et c’est fort cher. Résultat je me trouve avec des montagnes de HD, branchés ou pas, et une collection de DVD que je ne peux me résoudre à liquider par sécurité… donc au final pas vraiment de gain de place ni d’économie! Mais bon, XBMC est tellement génial que je crois que ça en vaut la peine

14)
pat3
, le 10.04.2013 à 20:06
[modifier]

J’utilise depuis un certain temps déjà DVDRemaster, payant, et son acolyte gratuit FairMount, qui ôte les protections de tous les DVD du commerce (blueray, j’ai pas – mais bon, j’ai encore une vieille télé cathodique, c’est dire à quel point ça me passionne!). Ce dernier est particulièrement utile, il fait du DVD un dossier aisément transférable, je m’en sers même pour utiliser d’autres logiciels (essentiellement Handbrake – je vais quand même jeter un coup d’œil à ce mactheripper inaccessible, c’était un logiciel qui facilitait vraiment les choses). Comme je déteste réclamer ce que j’ai prêté, et qu’on a du mal à récupérer son dû après quelques temps passés chez les autres, je préfère faire des copies de mes DVD dans mon cercle familial, selon l’expression consacrée; je garde ainsi mes DVD, et il n’est plus besoin de me rendre quoique ce soit (et pourtant, étonnamment, ces DVD copies identiques à l’original, impression du DVD comprise, me reviennent assez souvent…).

J’ai une belle collection de films, et je me suis même mis à racheter des DVD ces derniers temps, dans une boutique en dur (!) malgré le manque chronique de place; je passe devant la boutique de DVD à bas prix qui est sur mon chemin en rentrant du boulot (à quelques occasions),hop, un petit tour et un ou deux DVD. Au final, alors qu’en général la partie détente des soirées commence vers 22h, chez moi, on arrive de temps en temps à se regarder un petit film.
Le débat sur la qualité du Blueray m’est passé largement au dessus du crâne. Si le film est bon, il est bon, sa qualité ne réside pas dans la restitution infrapixellique de son image. En revanche, je fais plus attention au son, souvent très discriminant pour un bon film. Mais là aussi, ma chaine hifi me suffit, j’entends de bonnes nuances et des subtilités qui améliore ma perception du film.

Je m’inquiète aussi pour les supports, et continue de stocker des DVD de sauvegarde, sans trop savoir ce qu’il en adviendra (ils sous cylindre, à l’abri de la lumière, et à portée de main).
Bien qu’attaché au support physique, ayant beaucoup fait ou refait des pochettes/étiquettes/jaquettes de CD, de DVD, je vois bien que ça ne m’amuse plus trop. Je conserve encore le réflexe conditionné de documenter les morceaux de musique de mon iTunes, parce que la pochette fait partie intrinsèque de leurs manipulations en mobilité, mais et que sans pochette, titre et nom, c’est juste un bordel innommable pour moi (mais je vois que mes fils, leurs potes, et même des gens de mon âge s’en fiche royalement).

Bref, j’ai un usage très régulier mais, maintenant, modéré de tout ça. Du moment que le son et l’image ne sont pas médiocre, je goûte au plaisir du film; en revanche j’ai besoin de stocker, je n’arrive pas à me faire à la pratique du streaming, encore moins à la VOD. Voir, pour moi, c’est ouvrir la porte à revoir, et quand je veux.