Profitez des offres Memoirevive.ch!
Audiophilie : XLD ou comment encoder sans erreurs !

Chères lectrices, chers lecteurs,

Avant de continuer ma petite série d’articles concernant l’audiophilie, je tenais à m’adresser directement à vous pour vous remercier de tous les messages et commentaires que vous m’avez fait. J’ai été positivement surpris de l’intérêt que vous avez présenté pour mon article et j’espère que je pourrai continuer à satisfaire votre curiosité !

Comme promis, je vais aujourd’hui vous parler de comment encoder précisément vos CD dans le format audio que vous avez choisi suite à mon premier article. Mais avant de développer cela, j’ai pu constater, au vu de vos commentaires et emails, que certains d’entre vous ne comprenaient pas pourquoi je me permettais d’écarter les fichiers dits « destructeurs » de ma démarche audiophile. Voilà pourquoi, afin de clarifier les choses, je me permets d’ajouter un petit complément sur ce type de formats audio.

 

.AAC/.MP3 ou la compression destructive

Pour pouvoir expliquer le pourquoi de ma non-entrée en matière sur les formats .MP3 ou .AAC, il faut bien comprendre ce qu’est la définition de l’audiophilie ; le but de l’audiophile (du latin audire – entendre – et du grec philein – aimer) sera de reproduire le plus fidèlement possible le son enregistré. De facto, lorsqu’on adopte ce genre de démarche, nous ne pouvons pas prendre en compte un format qui dégraderait la qualité du fichier initial – généralement appelé « format à compression destructive ».

Malheureusement, les formats .MP3 ou .AAC, et ceci quelque soit leur taux de compression, vont péjorer une partie de l’information initiale. La preuve ? C’est CTA Perception qui nous la donne avec une comparaison du spectre d’un fichier .WAV et du spectre du même fichier converti en .AAC 128 kbps. Je vous présente volontairement un fichier .AAC avec une compression importante afin de mieux visualiser les différences. Mais il faut garder à l’esprit que même avec un faible taux de compression (par exemple 320 kbps), la destruction du fichier initial sera présente.

Voyons premièrement le spectre du fichier au format .WAV, soit le fichier audio sans aucune compression, ni altération du fichier original.

 

image

 

Observons maintenant le fichier .AAC 128 kbps :

image

 

Au premier coup d’œil, on constate la disparition pure et simple de la plage se trouvant au dessus de 17500 Hz, fait dont j’ai déjà parlé lors de mon premier article. Mais, si on observe plus précisément l’intégralité du spectre restant, on peut s’apercevoir que même si la forme semble identique, il y a une augmentation de l’amplitude du signal de l’ordre de 10 à 15% suivant les endroits. Cela aura pour conséquence de modifier l’intégralité du spectre sonore.  Ainsi, même en choisissant une compression plus faible (par exemple 320 kbps) par rapport à celle présentée, il y aura des modifications sur l’ensemble du fichier audio, chose inacceptable dans une démarche de type audiophile !

Par conséquent, il est facilement objectivable – contrairement à ce que certains magasins en ligne vous affirment – qu’il existe une différence notable entre un fichier destructif compressé et un fichier non compressé ! Voici donc la raison pour laquelle je me suis permis d’exclure d’emblée les fichiers de type .AAC ou .MP3.

J’espère que mes explications vont permettre d’éviter un comportement que mon revendeur de matériel Audio m’a rapporté récemment ; l’un de ces clients, détenteur d’appareils très haut de gamme (les fameuses Nautilus de B&W) avait une manière pour le moins étrange de gérer sa biliothèque numérique : il achetait toute sa musique sur l’iTunes Store (donc au format .AAC 250 kbps) et, convaincu qu’il améliorait ainsi la qualité des fichiers achetés, les transformait en .ALAC (Apple Lossless)… Sans comprendre, qu’une fois le fichier audio encodé en .AAC, celui-ci est irrémédiablement déterioré.

 

Comment obtenir des fichiers audio de qualité ?

Il n’existe actuellement pas trente-six solutions à cette question : soit par un support numérique via des magasins en ligne (pour rester dans la légalité), soit par un support physique comme le CD.  Je présenterai plus longuement et plus précisément les magasins en ligne lors d’un prochain article constituant ma série. Néanmoins, je tiens à faire deux remarques concernant ceux-ci :

Même si cela peut passer pour de l’acharnement, je me dois d’évoquer l’iTunes Store… En effet, il me semble particulièrement dérangeant que le leader mondial (pour combien de temps encore ?) de la vente de fichiers audio et vidéo dématerialisés ne fasse pas son maximum pour encourager la qualité. Et contrairement aux idées reçues, il ne faut ni une ouïe ultra entrainée et aiguisée, ni un matériel hors de prix pour se rendre compte de la différence entre un .AAC en 250 kbps et un .AIFF. Un peu d’attention et un simple casque d’une bonne centaine de francs couplé à un iPhone suffisent ! Alors que dire, après avoir pris connaissance des graphiques précédents, sur le slogan publicitaire « Mastered for iTunes » … ? Bref, au vu des prix pratiqués, il serait vraiment souhaitable qu’iTunes puisse nous proposer des fichiers audio correctement encodés.

Heureusement, la concurrence s’organise pour offrire à leur clientèle des fichiers de qualité. Si vous êtes à la recherche de formats non-destructifs, vous pouvez sans autre aller du côté de la boutique en ligne d’Amazon par exemple. Il existe également le célébre Qobuz dont François a plusieurs fois présenté le site.

 

Que faire de vos anciens CD ?

Sans trop m’aventurer, je pense que nous sommes encore nombreux à avoir une montagne de CD chez nous. Hormis le fait qu’ils prennent beaucoup de place (et parfois un peu de poussière), cela reste actuellement un bon support pour véhiculer la musique. En effet, ceux-ci sont encodés en PCM, soit l’équivalent d’un .WAV ou d’un .AIFF, format sans pertes et sans compressions restituant fidèlement le fichier audio d’origine.

Le problème va être de pouvoir extraire les fichiers audio d’un CD sans que ceux-ci ne soient péjorés. D’ailleurs, qui n’a pas eu des soucis avec un disque rayé ou mal pressé ? Qui n’a pas eu la mauvaise surprise, après avoir « rippé » – encodé – un CD, de constater que le résultat présentait des anomalies (comme un bruit de fond relativement fort) ? Cela est dû au fait que lors de la lecture d’un disque, des erreurs se produisent ; elles sont d’ailleurs proportionnelles à la vitesse d’importation ainsi qu’à la qualité du lecteur utilisé. Il me serait possible d’entrer dans les détails, mais n’étant pas un spécialiste, je préfère m’en tenir au fait que la lecture d’un CD audio par un lecteur d’ordinateur (je ne parle donc pas d’un lecteur extra-terrestre comme celui de Nagra) présente un taux d’erreurs plus ou moins important.

Pour s’en convaincre, il  existe différentes méthodes – plus ou moins compliquées – afin de déterminer si le fichier issu de la lecture du CD est conforme à celui d’origine. Par exmple, comme le fait Qobuz pour démontrer que leurs fichiers audio sont identiques à ceux que l’on trouve sur un CD, il est possible de faire une comparaison bit à bit des signaux numériques des deux fichiers pour déterminer si ceux-ci sont strictement identiques. On parlera alors de « bit perfect ».

 

image

 

Cette méthode – fastidieuse et longue – demandera dans notre cas également d’importer deux fois le même fichier, multipliant d’autant le risque d’erreur. Il faudra donc avoir recours à une autre méthode, tout aussi efficace mais plus facile à mettre en œuvre !

 

AccurateRip, une méthode astucieuse !

Pour contourner le problème de verification de notre fichier encodé, il existe un système très simple nommé AccurateRip. Dès que vous voulez encoder une piste d’un CD audio, le logiciel va attribuer un code unique, dépendant du contenu de celle-ci, à la séquence. Ce code, appelé CRC, est en fait une identité de contrôle définissant la piste que vous avez obtenue après le rippage.

Une fois ce code obtenu, il ne reste plus qu’à le comparer à ceux d’autres personnes ayant encodé la même piste que vous. Ces codes sont donc regroupés dans une grande base de données, nommée AccurateRip. Dès lors qu’un certain nombre d’utilisateurs ont le même code CRC que celui que vous avez obtenu, on peut dire avec certitude que le morceau a été correctement importé ! Si cela n’était pas le cas, cela signifierait que ces même personnes auraient eu exactement la même erreur que vous, chose statistiquement fort peu probable !

Mais comment avoir accès à cette base de données ? En fait, suivant le logiciel d’importation que vous utilisez, vous n’avez rien à faire car celui-ci s’occupe de tout ! Néanmoins, pour que le code CRC généré soit comparable avec ceux d’autres personnes, AccurateRip aura besoin d’une information importante concernant votre lecteur CD : le CD Drive Offset, soit la taille de l’échantillon audio que lit votre CD. Cela vient du fait que chaque lecteur CD va lire un échantillon du disque avant de transmettre l’information à l’ordinateur. Du coup, pour que le code CRC généré soit utilisable, il faut que le logiciel connaisse la valeur du CD Drive Offset, unique à chaque marques et types de lecteurs. Mais rassurez vous, le logiciel d’importation peut déterminer lui même la bonne valeur ! Sinon, on peut retrouver celle-ci dans une liste disponbile ici.

Il ne reste plus qu’à interpréter les informations retournées par AccurateRip. Prenons les deux exemples suivants : Rolling in the Deep d’Adèle et l’Introduction (Adagio – Allegro) de la Symphonie No. 5 en si bémol majeur de A. Bruckner par le Berliner Philarmoniker sous la direction de W. Furtwängler – enregistré en octobre 1942.

Dans le cas de l’Introduction de la Symphonie, j’obtiens la corespondance de 3 sur 3. Je peux donc dire – hormis le fait que je peux me sentir un peu seul au monde – que l’enregistrement est parfaitement valable vu que nous sommes 3 à avoir le même résultat !

Dans le cas de Rolling in the Deep, j’obtiens le résultat suivant : concordance de 839 sur 1257. Dois-je m’inquiéter ? Comment comprendre ce résultat ? M’inquiéter, en tout cas pas ! Partant du principe qu’il y a un grand nombre de personnes ayant ce CD, cela augmente également la probabilité que des erreurs soient introduites dans la base de données. Partant également du fait que tout le monde ne prend pas toutes les précautions nécessaire pour faire une importation « bit perfect », je ne m’inquéterai pas de ce résultat vu que 838 autres personnes ont obtenus le même résultat que moi !

 

Les processus d’importation pour obtenir du « bit perfect »

Cela fait pas mal de lignes où je vous parle d’encodage en « bit perfect » et, si je n’ai pas trop perdu de lecteurs durant ma très longue introduction, il est temps de développer la manière dont il va falloir importer les différents CD pour garantir l’exactitude du fichier obtenu vis-à-vis de l’original.

Pour commencer, parlons de la manière « habituelle » de ripper les CD : le burst. C’est en fait une lecture unique du disque, à la manière d’un CD-Rom, sans prise en compte du fait que des erreurs potentielles peuvent survenir lors de cette opération. Généralement, histoire d’augmenter encore un peu le taux d’erreur, le burst – comme son nom l’indique – va essayer d’aller le plus vite possible… Mauvaise nouvelle, c’est LA méthode qu’utilise iTunes ! A ce moment, je ne peux qu’avoir une petite pensée pour ceux qui ont importé toute leur cdthèque via iTunes…

Pour pouvoir garantir une importation sans erreurs, nous allons donc devoir utiliser d’autres processus afin de les éviter :

  1. CD Paranoïa III 10.2C’est un processus qui à la base a été développé sur Linux afin d’importer les CD audios à la manière d’un CD de données. Le but étant ici d’éliminer (ou de corriger) les erreurs de mauvais allignement des blocs du CD, de jitter ou des pertes du flux de données. Pour se faire, il va lire chaque bloc du CD de différentes manières, une fois dans l’ordre puis en séquences aléatoires.
  2. Caching : Il faut savoir que chaque lecteur CD possède une mémoire tampon afin d’accélérer une éventuelle demande de relecture d’une partie du CD. En utilisant CD Paranoïa, il est impératif que la mémoire tampon ne soit pas trop grande car le logiciel va régulièrement demander à relire une partie du CD. Si celle-ci est trop grande, il y a des chances que le lecteur ne retourne que l’information qu’il a dans sa mémoire au lieu de relire le CD, faussant ainsi le processus d’encodage.
  3. C2 Error pointers : Certains lecteurs ont la possibilité d’informer le logiciel d’encodage lorsqu’ils rencontrent des problèmes de lecture et que la correction de ces erreurs ne sera pas possible.  Ainsi, en utilisant ce processus, vous saurez immédiatement si vous pouvez considérer votre importation comme réussie ou non !
  4. Scan ReplayGain : Dans le cadre d’une écoute d’un album, il est parfois nécessaire d’avoir des niveaux sonores différents pour respecter la volonté de l’artiste : par exemple, dans un même album, une balade n’aura probablement pas la même puissance sonore qu’un morceau plus rock. Or dans une approche d’encodage piste par piste (comme le fait iTunes), ces différences d’intensité ne sont pas reproduites. C’est pour cela qu’il existe le ReplayGain qui va définir le niveau sonore idéal pour chaque piste de l’album respectant ainsi la volonté initiale de l’artiste.  Il existe également un Album ReplyGain définissant le niveau sonore général de l’album.
  5. Contrôle de la vitesse de lecture : Comme je l’ai déjà évoqué plus haut, plus la vitesse d’encodage sera élevée, plus le risque d’erreurs sera grand. C’est pour cela qu’il est nécessaire que le logiciel de rippage puisse réguler la vitesse de lecture afin d’optimiser les conditions d’importation.
  6. Test avant Copie : Je vous ai précédemment parlé du test qu’avait effectué Qobuz pour déterminer si leurs fichiers audio étaient identiques à ceux des CD du commerce ; cette manière de faire peut être également utilisée dans notre cas pour vérifier la qualité de notre encodage. En effet, avant d’enregistrer la copie sur le disque, il est important de réaliser deux importations et de les comparer. Si celles-ci sont identiques, alors la copie sera considérée comme parfaite et enregistrée sur le disque dur.

Comme vous pouvez le constater, cette liste de processus va impliquer d’avoir à la fois un logiciel spécifique – relativement facile à trouver – et un matériel possédant certaines fonctions. Et c’est là que le bât blesse… En effet, trouver des lecteurs pouvant gérer correctement CD Paranoïa n’est pas trop un problème. Par contre, ceux qui peuvent gérer en plus la correction C2 et le contrôle de vitesse par le logiciel d’encodage sont nettement moins légion !

Pour ma part, et suite aux conseils avisés de mon revendeur Audio, j’ai acheté le lecteur Blu-ray de LaCie. Certes, c’est un produit onéreux, mais lorsqu’il s’agit d’encoder toute sa cdthèque (plus de 500 disques), il est vite rentabilisé.  Il possède également l’énorme avantage de pouvoir encore utiliser le Firewire qui, chez les intégristes de la HiFi, est considéré comme nettement plus performant que l’USB pour le transfert sécurisé des données.

 

Le logiciel indispensable : XLD

Pour réaliser notre encodage en « bit perfect », nous allons donc utiliser un petit logiciel miracle du nom de XLD. Celui-ci va permettre de mettre en œuvre tous les processus que j’ai décrits afin de s’assurer que notre importation soit parfaite. Et vu que rien n’est trop beau pour vous, chères lectrices, chers lecteurs, XLD est gratuit !

Lors de la première ouverture, vous allez devoir configurer le logiciel afin que celui-ci réponde aux exigences que fixent l’importation en « bit perfect ». Pour ce faire, je vais vous donner les différents points importants à ne pas oublier.

Dans l’onglet « Général », vous allez devoir définir le format dans lequel vous désirez que vos fichiers soient encodés. Pour ceux qui n’auraient pas encore fait leur choix, je leur recommande la lecture de mon premier article de la série.

 

image

 

Deux choses importantes : la première est que je vous conseille de choisir un répertoire autre que celui dans lequel vous conservez tous vos fichiers audio. La deuxième, c’est qu’il est important de ne pas ajouter de suite les fichiers encodés à iTunes.  Je vous expliquerai les raisons de ce choix dans mon chapitre suivant.

Concernant l’erreur « 30 samples moved offset » : cette erreur n’impacte aucunement la qualité d’encodage ou d’importation de vos fichiers. Elle est en fait issue du monde Windows et du principal logiciel d’encodage EAC. Ainsi, pour avoir une meilleure cohérance avec AccurateRip, ne pas la corriger est la meilleure chose.

Pour ce qui est de l’onglet « CDDB », celui-ci va vous permettre de choisir d’où sont tirés les métadonnées (ou tags) pour vos fichiers audio : vous aurez le choix entre FreeBSD et MusicBrainz.  Je vous conseille, par soucis de cohérence, une fois l’un des services choisi de ne pas changer au risque d’avoir des tags légèrement différents entre vos différents albums. La possibilité de pouvoir changer sera surtout intéressante lorsque l’un de ces services ne connaît pas l’album que vous rippez, il est alors possible que l’autre service le connaisse. A noter que si vous avez un compte Amazon, il vous sera possible d’obtenir automatiquement l’illustration de vos albums.

 

image

 

Pour terminer avec les préférences, voici l’onglet le plus important : « CD Rip »

 

image

 

C’est ici que vous allez configurer XLD pour que le rippage se déroule de manière à obtenir le fameux « bit perfect ». Nous retrouvons quasiment tout les éléments que  je vous ai présentés dans cet article.

Il faut quand même apporter quelques petits commentaires :

  1. Ripper Mode : Vous allez donc avoir le choix entre trois modes d’encodage : Burst, CD Paranoïa et XLD Secure mode.  Dans mon petit chapitre sur les processus, je ne vous ai pas présenté le mode d’XLD car je n’ai que peu d’informations à son sujet. Néanmoins, ce mode semble aussi performant que CD Paranoïa à un détail près : il possède moins de contrôles permettant de détecter les erreurs. Voilà pourquoi je préfère recommander CD Paranoïa – en plus de son caractère plus universel.
  2. Offset correction value : C’est ici qu’il faut introduire la valeur du CD Drive Offset correspondant à votre lecteur. Normalement, il suffit de le choisir dans la petite liste que vous obtenez en cliquant sur la petite flèche. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez toujours trouver la liste des lecteurs CD ici.
  3. Test before copy : Personnellement, et malgré le fait que cela double le temps d’encodage, je vous conseille d’utiliser ce processus. Car comme je l’ai déjà dit, cela permet d’ajouter une deuxième vérification quand à la qualité de votre rippage.

Maintenant que XLD est configuré, il ne reste plus qu’à introduire un CD et ouvrir celui-ci. Vous obtiendrez la fenêtre suivante :

 

image

 

Comme vous le voyez, vous pouvez éditer facilement les metadonnées ainsi que joindre une image si celle-ci ne s’est pas automatiquement mise. Pour les puristes, il est important d’introduire dès le début du processus les bons tags afin de ne pas ajouter de l’ecriture supplémentaire aux fichiers audio obtenus après rippage. Personnellement, je suis moins regardant dans la mesure où les metadonnées ne vont jamais interagir directement avec la capsule contenant l’audio.

Il ne vous reste donc plus qu’à lancer l’importation. Il faudra compter environ 5 minutes par disque si tout se passe bien. Par contre, si le logiciel doit faire des corrections d’erreurs ou relire beaucoup de segments, cela peut dure jusqu’à une bonne heure. N’ayez crainte, même si le logiciel vous semble planté, laissez donc faire votre ordinateur ; XLD est vraiment très stable et je ne l’ai jamais vu « mouliner dans le vide » pour rien.

Une fois l’encodage terminé, vous allez avoir une fenêtre de rapport qui va s’ouvrir (ainsi que le tiroir de votre lecteur si l’opération s’est déroulée correctement) :

 

image

 

Voilà l’exemple de la Symphonie No. 5 en si bémol majeur de A. Bruckner par le Berliner Philarmoniker sous la direction de W. Furtwängler – enregistré en octobre 1942. Comme on peut le voir, nous sommes 3 à avoir soumis l’identifiant de ce CD à AccurateRip ! Vous retrouvez également toutes les informations que je vous ai présentées auparavant, notamment les outils de contrôle d’erreurs de CD Paranoïa.

 

Trucs et astuces

Pour terminer mon article, je vais vous présenter mon « workflow ». Celui-ci est issu de mon expérience personnelle et n’est en rien la vérité absolue. Il est même fort probable qu’aux yeux des intégristes de la HiFi, celui-ci présente des lacunes intolérables…

Bref, pour commencer, j’ouvre le CD que je désire importer – pour rester dans mon exemple, la Symphonie No. 5 en si bémol majeur de A. Bruckner – avec iTunes (oui oui vous avez bien lu !). La raison est simple : je préfère les tags de Gracenote.

Une fois que celui-ci a tagué automatiquement mon CD, je peux l’ouvrir dans XLD et obtenir la fenêtre que je vous ai déjà présentée. Si besoin, je peux modifier les tags afin de conserver la cohérence avec mes disques précédement importés ; par exemple, je dois régulièrement transformer le numéro d’un mouvement désigné d’un # par l’abréviation No. J’ajoute également l’illustration de mon album via Amazon (dans les rares cas où celle-ci ne serait pas présente – comme pour mon exemple – je vais la chercher sur internet).

Ceci étant fait, je peux lancer l’encodage qui se fera dans un dossier XLD présent sur mon bureau. Pourquoi ne pas directement le mettre dans le dossier où toute ma musique est stockée ? Simplement, en cas d’erreur, il sera plus facile pour moi de retrouver la piste qui pose problème et de la réencoder.

Pour le cas où vous rencontrez des erreurs, la première chose à faire, c’est de bien nettoyer le CD. Pour ce faire, utilisez un petit chiffon doux (si possible micro-fibres) et nettoyer toujours votre CD de l’intérieur vers l’exterieur. Si cela ne résoud rien, j’essaierai d’utiliser la méthode XLD Secure Ripper au lieu de CD Paranoïa : c’est certes un peu moins optimale mais elle donne malgré tout de bons résultats.

Une fois que tout mon CD est proprement rippé, il ne me reste plus qu’à glisser celui-ci dans iTunes. En effet, même s’il a beaucoup de défauts, dont celui d’être un piètre lecteur de musique, il n’en reste pas moins un bon gestionnaire de données ; ce d’autant plus si vous lui avez confié la gestion du dossier iTunes Media.

 

image

 

Ainsi, toute votre musique se verra déposée dans des dossiers rangés intelligement : d’abord le nom de l’artiste, puis le nom de l’album. Très simple à retrouver et très efficace !

 

Dois-je réimporter toute ma cdthèque ?

Arrivé au terme de cet article, c’est la question finale… Que faire ? Est-ce que le gain en qualité vaut-il vraiment la peine de prendre des heures à réencoder tout ce que l’on possède déjà ? Il m’est effectivement difficile de vous dire que c’est inutile après vous avoir présenté tout cela. Néanmoins, je peux remettre les choses dans leur contexte ; sachant que le CD est d’ores et déjà considéré par certains comme faisant partie de la pré-histoire, il est évident que la musique ne sera plus distribuée autrement que par voie dématerialisée. Parallèlement, il faut aussi admettre que les moyens de lecture des CD disparaissent chaque jour un peu plus. Par voie de conséquence, je pense que pour pouvoir profiter encore longtemps de vos CD et de leurs qualités sonores, prendre le temps nécessaire pour réencoder vos fichiers ne sera en définitive qu’une petite perte de temps.

48 commentaires
1)
borelek
, le 11.05.2013 à 01:28
[modifier]

vaut-il vraiment la peine de prendre des heures à réencoder tout ce que l’on possède déjà ?

grrrr, je l’savais ! Heureusement j’ai eu un mois pour me préparer.

merci infiniment pour cette série.

2)
jp
, le 11.05.2013 à 01:57
[modifier]

Merci pour cet article super intéressant. Pourquoi conserver en AIFF et pas en ALAC, ils devraient avoir la même sortie ? Tu utilise quoi pour lire ta musique si ce n’est pas iTunes ? Quid de la qualité de sortie audio d’un iMac, utile de mettre un DAC en optique ? Le quelle pour des enceinte focal xs book ? Vivement le prochain article sur les soft de lecture, les DAC, les ampli, les hp, les câbles…

3)
VN99
, le 11.05.2013 à 02:07
[modifier]

Quel superbe article, bravo et merci ! Je rajoute que j’utilise le logiciel CDpedia pour gérer ma collection de CD. Par contre, je me demande aussi si je dois choisir AIFF ou FLAC/ALAC, car j’ai moi-aussi plus de 1000 CD à archiver ce qui fait à la longue 700 Go conte 350 Go en FLAC/ALAC. Ceci étant dit, vu le prix des DD ces jours-ci… Par contre, il va falloir jongler avec les iDevices.

Je pense donc que je vais écouter ma bibliothèque sur Mac en utilisant un autre lecteur/catalogueur qu’iTunes et mettre le minimum syndical sur le iPod Touch.

4)
flup
, le 11.05.2013 à 08:16
[modifier]

Très intéressant, merci beaucoup.

Un minuscule (infime) détail (mais qui diffère d’un pays à l’autre en fonction des conventions typographiques) puisqu’il est question de la numérotation des mouvements: l’abréviation de “numéro” pour les mouvements d’une œuvre classique ne prend normalement pas de point, puisque la dernière lettre (le “o” de numéro) de l’abréviation est également la dernière lettre du mot d’origine. Ce sera donc “no” ou “No” mais pas “no.” ou “No.” (en tout cas en Belgique et France; pour la Suisse ou le Québec, je ne suis pas certain). Théoriquement, le “o” devrait être en exposant (et non pas le “°” de degré), mais là on chipote encore plus ;-)

5)
Dub
, le 11.05.2013 à 08:53
[modifier]

+1 … merci beaucoup pour cet excellent article … Je vais re-ripper quelques très bons CD … Pour JP , utilser AUDIRVANA+ un excellent player pour mac … Bon W-E

6)
Alain Le Gallou
, le 11.05.2013 à 08:59
[modifier]

Ainsi, toute votre musique se verra déposée dans des dossiers rangés intelligement : d’abord le nom de l’artiste, puis le nom de l’album. Très simple à retrouver et très efficace !

Non, lamentable pour le classique qui a comme tri principal le compositeur.

Ce n’est pas à « Furtwängler » mais dans « Bruckner » qu’il faut cataloguer l’Introduction (Adagio – Allegro) de la Symphonie No. 5 en si bémol majeur de A. Bruckner par le Berliner Philarmoniker sous la direction de W. Furtwängler – enregistré en octobre 1942.

PS : J’ai cette version. Pour les amateurs il y a un coffret à prix bas des symphonies 4 à 9 de A. Bruckner par W. Furtwängler UPC 017685120923 un grand classique avec symphonies de Mozart 21 à 41 par Krips

7)
Renan Fuhrimann
, le 11.05.2013 à 11:13
[modifier]

@JP : Pour les questions de formats, je te laisse relire mon premier article disponible ici : http://www.cuk.ch/articles/5354 Concernant le lecteur audio, je vais vous en présenter deux mais pour cela, il faudra attendre un petit mois :)

@VN99 & borelek : Avant de vouloir importer vos CD, il faut impérativement un lecteur qui soit compatible avec les différents processus que j’ai présenté (évitez d’utiliser les lecteurs CD version Apple !). C’est un petit investissement mais au final très vite rentabilisé !

@Flup : Tu as totalement raison. C’est une mauvaise habitude que j’ai prise car les abréviations en langue allemande comportent un ”.”. Par exemple, en français, le titre Dr n’en prend pas alors qu’en allemand, si.

@Alain : Je suis d’accord que le classement physique pour le classique est pas très opportun. Néanmoins, vu que les logiciels de lecture que je vais vous présenter vont prendre iTunes uniquement comme base de données, cela n’est pas un problème. Car avec iTunes, tu peux très bien gérer ta musique par compositeur, artiste ou autres (ne pas oublier la fonction “artiste pour le tri”). Après, une fois dans iTunes, il n’y a pas de raison d’aller chercher directement les fichiers audio dans le Finder :)

8)
ysengrain
, le 11.05.2013 à 11:23
[modifier]

Cet article est une mine double: on y trouve à la fois les solutions explicites aux problèmes de transferts actuels d’une part, et il fait enfin voler en éclat, courbes à l’appui, les certitudes des procureurs du monde de la compression.

En effet, il me semble particulièrement dérangeant que le leader mondial (pour combien de temps encore ?) de la vente de fichiers audio et vidéo dématerialisés ne fasse pas son maximum pour encourager la qualité. Et contrairement aux idées reçues, il ne faut ni une ouïe ultra entrainée et aigusée, ni un matériel hors de prix pour se rendre compte de la différence entre un .AAC en 250 kbps et un .AIFF.

Réponse simple: il faut tout faire vite à notre époque? Comme tu l’explique magnifiquement dans ce très bel article, l’absence de compression génère de très gros fichiers, donc de la place pour les stocker (disques durs), du temps de connexion. Donc le vieil adage est encore ici parfaitement vérifié: Pour la bouffe, il n’y a pas de copains.

Un peu d’attention et un simple casque d’une bonne centaine de francs couplé à un iPhone suffisent !

Bravo; il faut en effet être totalement sourd ou ne pas avoir eu l’oreille éduquée pour ne pas faire la différence. Il faut aussi dire qu’une chaine de qualité n’est ni à la portée de toutes les bourses, ni de toutes les oreilles. Il est consternant d’observer que des casques à plus de 200 € sont vendus pour écouter du MP3 ou consort. Un tel casque ne peut servir qu’à entendre la quintessence de la vacuité sonore.

Quoique je n’envisage pas d’encoder mes CD, merci pour la trouvaille XLD.

Complètement d’accord avec Alain Le Gallou quant au classement. À ce sujet, je souhaite apporter une précision dont je me suis entretenu avec François en privé concernant Numento. Très majoritairement, Numento fait appel via le Web à Amazon pour trouver les données des CD (je dis “données”, parce que “tag” me les brise menu, menu. Or les données d’Amazon sont très souvent erronées. Le compositeur et l’interprète sont souvent inversés, quand ce n’est pas le titre de la pièce qui est faux. J’ai correspondu avec Amazon.fr pour le signaler. La réponse a été simple: nos catalogues sont “tagués” aux USA et nous n’y avons pas accès.

Enfin, je rappelle qu’il est du domaine du possible de posséder d’excellents enregistrements sur K7 réalisés par des merveilles d’époque. La qualité en est très proche, sinon supérieure à celle des CD. Ce n’est pas la peine de m’argumenter sur ce point, j’ai des preuves de ce que j’écris. J’ai récemment débuté le transfert de mes cassettes en numérique. ceux que ça intéresse pourront me joindre.

Bonne écoute à tous…. et pas de ALAC, MP3 et consorts, hein !! il faut s’entendre

10)
Soheil
, le 11.05.2013 à 11:45
[modifier]

PS : J’ai cette version. Pour les amateurs il y a un coffret à prix bas des symphonies 4 à 9 de A. Bruckner par W. Furtwängler UPC 017685120923

Disponible aussi, pour les abonnés, à cette adresse.

Merci Renan pour cette série d’articles. J’attends avec impatience la suite.

Je vais peut-être faire un essai de ré-encodage quand j’aurai un moment mais j’avoue que, avec plus de 2000 vinyles et à peu près autant de CD, je crains de n’avoir ni le temps ni la force de me lancer dans cette opération. L’abonnement Qobuz reste, dans mon cas, la meilleure alternative. Mais il est vrai qu’on n’y trouve pas tout (ou pas encore).

11)
TroncheDeSnake
, le 11.05.2013 à 12:15
[modifier]

Ainsi voilà donc ce deuxième volet attendu et je ne suis pas déçu!

Plus audiovore qu’audiophile, j’ai, il y a 5-6 ans, encodé ma cdthèque après avoir fait deux ou trois tests; ayant conclu que je n’avais pas l’oreille pour différencier truc-bidule de truc-machin, ne comprenant pas grand chose à ces chiffres savants, et pris conscience que je voulais avoir un max de musique dans mon iPod, j’ai cliqué ici, et là, et le résultat m’a convenu.

Si je ne me défini pas comme audiophile, je suis tout de même musicien (amateur) et c’est avec une certaine mauvaise conscience que je survolais en soupirant les taux de compression et autres fréquences d’échantillonnage lorsque par accident ces valeurs tentaient de se frayer un chemin jusqu’à mon cerveau.

Et pis là, boum, lisant ce billet et relisant le précédent, tout compris! Enfin tout… Disons que quelque chose s’est décoincé dans mon esprit embrumé et que, pour un peu,j’aurais presque envie de reconsidérer ma pratique et mes choix. Bon. Je n’irai certainement pas au bout de la démarche, ne fut-ce que pour des questions budgétaires. (Je ne voudrais pas me mettre à investir des moyens trop importants dans un système super sophistiqué pour lire de la musique que je n’aurais, du coup, plus les moyens d’acheter!) Mais disons que je suis motivé à progresser un peu dans ce merveilleux monde ô combien bucolique des kHz et des kbps.

Alors merci!

12)
ToTheEnd
, le 11.05.2013 à 12:35
[modifier]

Petites réflexions comme ça en passant:

1. Volume. Je pense que c’est un faux problème car avec des espaces qui doublent tous les 18 mois, le volume de données ainsi que leur traitement ne sera pas un handicap à terme. Ne pas oublier que le premier iPod avait 5GB en 2001 et que maintenant, le 128GB sera dispo à la rentrée. Même chose pour la bande passante… la 4G offre des débits délirants pour un truc qui peut afficher seulement 727k pixels.

2. Propriété. Il est d’autant plus important d’importer ses CD et autres supports que pour le moment, Apple (entre autre) ne reconnait pas le droit de céder ou vendre ses affaires numériques… un véritable scandale et un problème légal de nouveau…

14)
Diego
, le 11.05.2013 à 12:58
[modifier]

Vous êtes des grands malades : Rihanna n’a jamais chanté au dessus de 17 kHz ;-)

Et que dire de Gangnam style, qui “s’écoute” sur youtube ?

Bon, je ->

15)
Renan Fuhrimann
, le 11.05.2013 à 13:03
[modifier]

@TTE : Merci, je n’aurais pas dit mieux !

@TroncheDeSnake : Dans mon prochain article, je crois que je vais être obligé de parler du sempiternel mythe : “écouter de la musique avec une bonne qualité, cela coute cher”. Il faut bien comprendre que la démarche que je propose va permettre de profiter de pérenniser sa musique. Il va en couter, au tout et pour tout, 300.- (achat du lecteur CD et du lecteur audio) pour un résultat qu’on distinguera même sur des enceintes d’ordinateurs. Est-ce si ruinant en comparaison du nombre (parfois très important) de CD que nous avons ?

@Soheil : Même si le temps à investir semble énorme, on peut sans autre estimer que les lecteurs CD vont disparaître très rapidement. Et cette obsolescence n’est pas uniquement matérielle, mais aussi logicielle. Mon lecteur de Zip n’est plus reconnu par MacOS alors qu’il a moins de 10 ans. Il est fort probable que ce sera la même chose avec les lecteurs CD. Ainsi, effectuer cette démarche va te permettre de conserver (et de pouvoir profiter) de ton patrimoine musical bien plus longtemps.

16)
yl
, le 11.05.2013 à 14:09
[modifier]

Merci Renan pour cet article très détaillé et complet.

J’ai fait quelques essais avec XLD et le SuperDrive Apple USB externe. A chaque fois le résultat de AccurateRip me donne plusieurs centaines de correspondances. Pourtant ce lecteur ne semble pas être compatible avec les C2 Error pointers, il ne remplit donc pas le cahier des charges que tu as fixé.

Ma question est de savoir si le résultat pourrait être encore plus parfait avec un meilleur lecteur comme celui que tu suggères dans ton article? Ou bien est-ce seulement lorsque AccurateRip ne donne pas (ou peu) de correspondances qu’il faut s’inquiéter?

17)
Renan Fuhrimann
, le 11.05.2013 à 15:37
[modifier]

AccurateRip est une excellente idée sur le papier mais je préfère prendre un peu de distances avec celui-ci. Pour quelle raison ? Simplement, parce que c’est un système devenu populaire dans le monde Windows et il est évident que sur le nombre de gens qui l’utilisent, tout le monde ne prend pas toutes les précautions nécessaires. C’est donc surtout quand on se retrouve avec une corespondance de 2/600 qu’il faut s’inquiéter :) Mais c’est aussi la raison pour laquelle j’encourage de doubler le temps d’encodage en utilisant la méthode de test proposée par XLD.

Après, il faut bien comprendre une chose : lire les CD peut générer des erreurs, mais c’est pas non plus systématique. Mon modus operandi est la pour garantir qu’aucune erreurs ne soient possibles sans que vous en soyez averti ; ceci dans le but de véritablement garantir une qualité “bit perfect” et pas simplement en donner l’illusion. Ce d’autant plus qu’il y a plus passionnant que d’importer ses CD, alors autant le faire une fois mais bien ! :)

18)
ysengrain
, le 11.05.2013 à 17:01
[modifier]

Vous êtes des grands malades : Rihanna n’a jamais chanté au dessus de 17 kHz ;-)

C’est le type même de remarque qui montre où se trouvent les erreurs conceptuelles quant à la reproduction sonore.

Bien sûr que Rihanna ne “monte” pas à 17 kHz; mais même Rihanna ( l’ai-je déjà entendue ?) en MP3 et en wav/aif ne donnent pas le même résultat sonore. C’est lié à la fois à la compression dynamique ( moins d’échantillonnage en MP3) en raison du “manque de place” lié à l’échantillonnage moindre, d’une part, d’autre part la gamme des fréquences reproduite est inférieure dans les fichiers compressés ET DESTRUCTEURS: pas b´soin

C’est aussi vrai, “en bas”: un orgue de 16 pieds ou une contrebasse ne sonnent pas du tout de la même façon en MP3 et en non compressé.

Pour en revenir aux fréquences rihannesques, dans un cas, le son est “tamisé”, et pas dans l’autre.

À force de nous envahir de MP3, on finit

-1 par “déséduquer” l’oreille

-2 et reproduire les mêmes sottises que l’avait fait le soit disant réducteur de bruit Dolby qui, de fait, minimisait incroyablement la dynamique.

19)
Inconnu
, le 11.05.2013 à 20:05
[modifier]

@Ysengrain : Certes, le Dolby réduisait la dynamique, mais le souffle était à l’époque une plaie… Tiens, heureusement qu’il a disparu !

20)
josiffert
, le 11.05.2013 à 20:17
[modifier]

Merci avant tout pour l’article… même si pour ma part la messe était déjà dite.

Vous savez ce que je trouve remarquable… ? Que ce même article nous pourrions l’appliquer à la lettre à ce qui touche la culture, l’éducation, la philosophie et la politique. Plus que du MP3, dématérialisé.

21)
flup
, le 12.05.2013 à 08:46
[modifier]

On pourrait effectivement l’appliquer à bien d’autres domaines.

Mais on peut voir ça de façon optimiste: c’est peut-être que le problème (ou sa source) est le même ;-) S’il est soluble ici, il l’est peut-être là également.

22)
Diego
, le 12.05.2013 à 11:27
[modifier]

@Ysengrain : c’était un gag … en ingénierie, le traitement de signal ça t’apprend ce qu’est une harmonique même sans jamais avoir touché à une contrebasse !

Maintenant, subsiste le filtre passe bas de l’oreille humaine, qui lui n’est pas correctible et très difficilement compensable tant il est individuel.

25)
ReReX
, le 13.05.2013 à 09:36
[modifier]

Article fascinant, mais que mon oreille ne saurait mettre en pratique. Cependant, quid du format ogg?

26)
borelek
, le 13.05.2013 à 18:59
[modifier]

Bon, j’ai bien réfléchi, je ne ferai rien avant d’avoir lu TOUS les articles de la série de Renan. Je soupçonne par exemple que reconstituer sa discothèque avec des fichiers numériques de très haute qualité chez Quobuz pourrait bien devenir une option.

27)
infisxc
, le 14.05.2013 à 17:51
[modifier]

Merci Renan pour cet article fouillé qui m’a fait m’intéresser d’un peu près à des choses que je n’avais jamais regardées en détail. Après avoir un peu creusé la question, j’apporterais néanmoins quelques nuances.

Certes, c’est un produit onéreux, mais lorsqu’il s’agit d’encoder toute sa cdthèque (plus de 500 disques), il est vite rentabilisé.

Cela demanderait à être validé par l’expérimentation, mais j’ai des doutes sérieux sur cette affirmation.

Si j’en juge par ce site je ne dirais pas que iTunes est si mauvais que ce que tu affirmes dans le cas de CDs en bon état. Il a l’air de faire très bien le job. Son problème semble plutôt qu’il ne tient pas compte de l’offset du lecteur, ce qui peut-être rend la vérification avec accuraterip compliquée. Mais il met 20 secondes à encoder un morceau là où les méthodes de type paranoïa mettent entre 5 et 9 minutes !

Les statistiques sur la qualité des lecteurs ne sont pas si alarmantes : les plus mauvais lecteurs ont un taux d’erreur de 10% lorsque les meilleurs culminent à 0.5%.

Prenons le protocole suivant : chaque piste est encodée deux fois par iTunes. Si les fichiers obtenus sont les mêmes, on les considère bit-perfect. Sinon, on ré-encode une troisième fois, et si on obtient la même chose qu’une des deux fois précédentes, on considère cette version comme bit-perfect.

Mettons une moyenne de 20 morceaux par CD, fois 500 CDs, soit 10 000 morceaux à encoder. Je fais l’hypothèse que les CDs sont en excellent état et donc les erreurs qui surviennent sont dues uniquement aux imperfections du lecteur et arrivent aléatoirement et indépendamment les unes des autres, avec une probabilité constante (c’est sans doute l’hypothèse la plus contestable, mais faute de mieux, il faut bien partir de quelque chose).

Avec un logiciel type XLD + un lecteur excellent (0.5% d’erreur), il y a 9 chances sur 10 que le processus d’encodage déconne moins de 59 fois. Donc, on encodera au total 10000 + 59 morceaux et on sera bon. À raison de 5 minutes à chaque fois cela fait 35 journées complètes de 24 heures passées à encoder.

En utilisant iTunes + un lecteur merdique (10% d’erreur), on doit tout encoder en double, donc 20000 morceaux. Parfois (souvent, diront certains), on n’obtient pas le même fichier lors des deux encodages. Il y a 99 chances sur 100 que ça n’arrive pas plus de 2300 fois. Il faut alors ré-encoder une troisème fois. Comme il y a 10% de chances que ça déconne à nouveau pour cette troisième fois (plus une petite probabilité que les deux encodages précédents aient été mauvais), il y a quelques centaines de titres sur lesquels on va se casser les dents (3 encodages donnant lieu à 3 fichiers différents). À la louche, on n’aura pas plus de 22500 morceaux à encoder. À raison de 30 secondes par morceau, c’est moins de 8 journées de 24 heures qu’il faudra pour encoder toute la collection.

Ma conclusion est donc l’inverse de la tienne : si on a pris soin de ses CDs, il vaut mieux utiliser iTunes et un lecteur pas cher. Tu passes 5 fois moins de temps à encoder ta bibliothèque et tu ne te ruines pas dans l’achat d’un lecteur d’excellente qualité.

Cela n’enlève rien au mérite de XLD, EAC, etc., ainsi qu’aux lecteurs CD de très bonne qualité, qui réussissent à faire du bon boulot de façon plus systématique et sur des CDs mêmes abimés. Mais l’argument suivant lequel il faudrait jeter les lecteurs CD basiques ainsi que iTunes à la poubelle me semble hautement contestable.

Enfin, il semble que la seule chose qui empêche de vérifier un fichier généré par iTunes avec accuraterip vient de l’offset laissé par iTunes. Encore que je ne sois pas complètement sûr, parce que ce que je lis sur accuraterip est confus. Cela tient au fait que accuraterip (que je trouve être une excellente initiative par ailleurs) est très fermé : il n’y a pas de documentation technique sur comment faire des requêtes à leur base de données, et quand on comprend comment faire (il y a des codes qui trainent sur internet pour ça), on voit qu’on ne peut obtenir qu’une information parcellaire sur le contenu de la base de données. En tout cas, rien n’empêche en principe (et c’est ce que je ferais si je devais personnellement ré-encoder toute ma discothèque) d’enlever l’offset dans le fichier généré par iTunes, en utilisant un petit script pour ça, puis d’interroger la base de données accuraterip pour vérifier l’intégrité du fichier généré par iTunes.

28)
Renan Fuhrimann
, le 14.05.2013 à 18:39
[modifier]

@iMac27 : Ouuups. Merci je vais corriger cela dans mon article.

@ReReX : Grrr voilà l’un de mes deux démons contre lequel je me bats le plus : “la HiFi ca coute cher” ou “j’ai pas les oreilles pour”. Même avec un oreille peu entrainée ou moyenne, tu vas entendre la différence ! Il suffit d’essayer pour t’en rendre compte :) Pour le format .OGG, j’en ai parlé dans mon premier article. C’est un format destructeur comme le .AAC. Cela présente vraiment peu d’intérêt avec l’évolution des disques durs/iPod/iPhone.

@Borelek : Je vais parler des fichiers SutdioMaster mais ceux-ci, contrairement à la pub Qobuzienne, nécessite impérativement un matériel spécifique pour pouvoir en tirer parti. Le but de mes articles n’est pas de vous ruiner, au contraire même, c’est d’expliquer comment on peut faire pour profiter pleinement des trésors qu’on a chez soi. Comme je l’ai mis plus haut dans les commentaires, ma démarche vous coutera, en tout et pour tout, 300.- et utilisera les appareils que vous avez à la maison. C’est cela qui m’intéresse !

29)
Renan Fuhrimann
, le 14.05.2013 à 18:51
[modifier]

@Infisxc : Je m’attendais à une réaction du genre de la tienne :) Et, dans l’absolu, je comprend le raisonnement sans y adhérer. Dans ce que tu proposes, c’est de dire, qu’en définitive, il est inutile de prendre ce genre de précaution au vu du temps et des couts. C’est probablement pas si faux…

Or, le but de ma démarche sera d’encoder une fois pour tout la CDthèque pour pouvoir jouir pleinement des albums qu’on a acheté (souvent à grand frais). Cela a aussi un but de sauvegarde du patrimoine personnel des lecteurs. Alors peut-on accepter même 1% d’erreurs dans une démarche audiophile et archivistique ? Je ne pense pas. Et la nuance est là.

Quant à AccurateRip, je lui fais pas trop confiance, d’ou le fait que je recommande l’utilisation du test avant copie d’XLD pour les raisons que tu as évoquées ainsi que celles de mon article.

D’ailleurs, on possède des assurances contre le vol alors qu’on a moins de 1% de se faire détrousser. Est-ce remis en question ? Donc mettre moins d’un franc par CD dans mon cas (plus de 200 disques), est-ce judicieux ? Je le pense.

30)
infisxc
, le 14.05.2013 à 23:36
[modifier]

@Renan : je ne me suis peut-être pas bien fait comprendre. Je pense que si tes CDs ne sont pas abîmés, iTunes et un lecteur bas de gamme te permettent d’encoder 100% de tes disques en bit-perfect, en 5 fois moins de temps et pour une poignée de francs.

C’est juste que, statistiquement, il est probable qu’il y aura un ou deux morceaux que tu devras encoder 4 ou 5 fois avant d’obtenir deux fois le même fichier, et donc de déterminer lequel des encodages s’est fait sans erreur.

Un lecteur de haute qualité peut se justifier pour écouter de la musique parce que tu veux que le CD soit lu sans erreur au moment où tu l’écoutes. Mais pour encoder dans un format lossless, ça n’a aucune importance de devoir t’y reprendre à plusieurs fois avant d’avoir la version bit-perfect.

31)
Renan Fuhrimann
, le 16.05.2013 à 14:07
[modifier]

@ infisxc : J’avais bien compris la nature de te remarque mais elle ne te garanti aucunement une qualité “bit perfect”. En effet, si on considère que ton lecteur CD ne fera aucune erreur propre à la lecture, la méthode d’importation ne te permettra pas, même en comparant les fichiers audio, de déterminer si la copie est “bit perfect” ou mon. Pourquoi ?

Cela vient du fait qu’iTunes va lire de manière linéaire le CD. Ainsi, si celui-ci a le moindre défaut, iTunes lira le CD exactement de la même manière à chaque fois et produira cette erreur de manière identique. Ainsi, lors d’une comparaison des fichiers, ils seront tous identiques malgré le fait qu’une erreur a été introduite. Alors qu’en utilisant une lecture séquentielle aléatoire (CD Paranoïa), cette erreur sera automatiquement détectée.

Le diable se cachant souvent dans les détails, c’est qu’iTunes est incapable de déterminer si le CD présente un défaut. Or, il faut bien comprendre, qu’un CD mal pressé, avec un petit secteur marqué ou simplement illisible sur une toute petite portion, cela ne se voit pas à l’oeil nu ! Pas la peine que ton CD soit marqué comme s’il avait été nettoyer avec une patte abrasive pour que celui-ci présente des problèmes.

Or toute l’importance de la démarche que je présente, c’est de garantir qu’on soit averti si un problème survient. Cela va pas faire de miracle et corriger un mauvais enregistrement ou un mauvais pressage. C’est juste utiliser un certains nombres de sommes de contrôle pour assurer la qualité de l’importation. D’ou la nécessité absolue d’avoir un lecteur de qualité pour diminuer au maximum les erreurs de lecture inhérentes à la lecture d’un CD audio par un lecteur conçu pour lire des CC/DVD-ROM.

EDIT : En ayant encodé plus de 500 CD, je constate que plus les CD sont récents, plus ils ont tendance à retourner des erreurs. Autant des disque de 1978 prennent un peu plus de temps à être lu mais présentent peu d’erreur, autant les CD de 2010 se lisent vite mais présentent plus d’erreurs. Et j’assure qu’aucun de mes CD ne sont marqués ou sales.

32)
infisxc
, le 21.05.2013 à 11:18
[modifier]

@Renan : merci pour tes explications. Je reste cependant un peu dubitatif : pourquoi une lecture linéaire est-elle plus encline qu’une lecture aléatoire à interpréter les défauts d’un CD toujours de la même manière ? Est-ce quelque chose que tu as observé personnellement ou lu quelque part ? Si tu as, je veux bien un pointeur vers un article décrivant cela un peu en détail. En tout cas, merci pour ta série d’articles très fouillés. J’attends la suite avec impatience.

33)
jp
, le 21.05.2013 à 12:53
[modifier]

Merci Dub pour le conseil Audirvana c’est acheter et fonctionne super bien avec le DAC USB de mon ampli NAD. Du coup j’ai acheter un petit DAC optique pour mon iMac bureau sacré différence ! Plus de micro coupure et qualité en hausse !

34)
borelek
, le 25.08.2014 à 21:16
[modifier]

Comme le temps passe.
Il passe tant et si vite que je suis presque prêt pour la renumérisation de mes CD.
Presque parce que :
– je n’ai pas encore reçu mon lecteur Blu-Ray- mais il est commandé
– je n’ai pas encore lu l’article de Renan sur Audirvana – mais j’ai beaucoup apprécié tes articles sur les autres choses, Renan ;-)

35)
SD
, le 09.10.2014 à 18:00
[modifier]

Merci pour ces explications sur le fonctionnement de XLD que j’utilise régulièrement. Mais comment faire pour intégrer à XLD une image de pochette trouvée sur internet quand celle ci n’est pas présente dans les bases de données interrogées ?

Merci

36)
winmxeur
, le 08.03.2015 à 19:25
[modifier]

Bonjour,

Depuis la lecture de cet article j’utilise XLD, mais je me suis aperçu qu’un album faisait en moyen 200 mégas de plus que d’autres, un album fait avec XLD fait 530mo là où le même fait avec iTunes en Alac fait 343, pouvez-vous m’éclairer?

Merci.

37)
didfrom
, le 11.03.2015 à 18:13
[modifier]

Merci pour ces explications sur le fonctionnement de XLD que j’utilise depuis peu de temps .(moins d’une semaine)
J’arrive à ripper sans problème, mais je n’arrive pas à integrer automatiquement sur la base de données musique de mon NAS.
Le nom de l’artiste, le titre de l’album et la pochette du CD.

Merci pour votre aide

Cordialement

38)
m_c
, le 01.04.2015 à 10:18
[modifier]

Bonjour,
Ces derniers temps j’ai commencé à encoder des CD selon méthode « audiophile » et je suis bien déçu des résultats. Sur PC et non sur Mac, je me suis servi de Exact Audio Copy qui est attesté comme un bon programme, en respectant les paramètres donnés dans un tutoriel a priori sérieux. Soit il faudra creuser davantage les paramètres d’EAD, soit le lecteur de mon PC est insuffisant (il est pourtant très récent et supporte, de mémoire, la plupart des processus listés dans l’article). Un peu frustrant tout cela. Je n’ai pas 500 CD que je souhaite numériser à tout prix, peut-être 50. Acheter un lecteur? Tout racheter en ligne? Seulement voilà, je m’aperçois que les fichiers FLAC proposés en ligne sont très inégaux. Certains sonnent bien et c’est alors merveilleux, d’autres sont nuls, même sur Qobuz, et on se dit que l’âge d’or de la musique en ligne n’est décidément pas encore là (moralité: absolument écouter avant d’acheter).

39)
Marcolivier
, le 30.05.2015 à 15:59
[modifier]

Bonjour,

Je reviens sur cet article lu à l’époque où mon lecteur cd fonctionnait encore. Ce n’est plus le cas.

Renan Fuhrimann nous indiquait utiliser le lecteur Blu-ray Lacie d2 pour encoder sa musique. Or, ce lecteur n’est plus en vente.

Est-ce que Renan ou d’autres auraient des suggestions pour un lecteur de galettes de qualité pour importer mes CDs?

Merci d’avance.

40)
NilremOne
, le 05.04.2016 à 18:05
[modifier]

Bonjour,

Tout d’abord merci pour cet article !

Ma question est simple : Est-ce que le SuperDrive USB d’Apple est suffisant pour ripper de façon optimale les CDs ?

41)
mgheza
, le 23.04.2016 à 09:26
[modifier]

Merci pour ce très bel article .. j’utilisais déjà XLD (mac), mais je n’utilisais pas tout son potentiel, Grace à ce tutoriel je peux maintenant optimiser mes encodages ….

Par contre je ne comprends pas pourquoi on peut encoder en 24 bits en Lossless Apple mais seulement en 16 bits en Flac ?

42)
noluof
, le 26.06.2016 à 17:13
[modifier]

Comment fait-on pour être sûr qu’il n’y a pas d’erreurs si le CD n’existe pas dans la base de données AcurateRip?

43)
PiMa
, le 18.07.2016 à 21:38
[modifier]

ouaow… je découvre votre site… eh ben merci pour ces tuyaux. (jette un regard vers ses cartons de cd, puis vers son disque dur… se gratte la tête)

je crois qu’il me faut tout reprendre à 0. en commençant déjà par TOUT télécharger les albums acquis sur Qobuz…

encore un immense merci pour vos conseils, que je diffuse dès à présent sur les (euuh, le) site socil fréquenté par les potes.

44)
PiMa
, le 22.09.2016 à 21:55
[modifier]

plus de deux mois plus tard : ouf…même si un ou deux CD n’ont pas été acceptés…
encore merci !

45)
ariane77
, le 07.12.2016 à 20:09
[modifier]

Un grand merci pour cet article que je viens de découvrir. J’attends mon nouveau baladeur Cowon Plenue D, pour profiter comme il se doit de ma musique! Cependant, j’étais de ceux qui encodaient à l’arrache sur Itunes :/
J’ai réussi à encoder avec XLD grâce à votre article: je saurai dans quelques jours si mon nouveau joujou fera bon usage de cette musique « purement » restituée :)

46)
ariane77
, le 11.12.2016 à 15:40
[modifier]

RE (à qui passerait par ici), ma question a déjà été posée, mais pourquoi perdre de la mémoire en AIFF alors qu’Itunes propose du bien moins lourd ALAC? (je fais abstraction des erreurs éventuelles sur CD)
Si on ne parle que de qualité sonore et de poids de mémoire dans l’ordi, Itunes peut-il faire l’affaire, et avec quels réglages? merci!

47)
PiMa
, le 11.12.2016 à 20:32
[modifier]

il y a une perte en alac. après… tout dépend du matériel d’écoute. peut être que ce ne sera pas audible… personnellement j’évite tant que possible toute forme de compression, partant du principe « qui peut le plus peut le moins ». le jour où vous passerez sur du très matériel d’écoute vous ne le regretterez pas. enfin, considérant la capacité des DD actuels…

48)
ariane77
, le 12.12.2016 à 11:21
[modifier]

Merci PiMa pour ce commentaire. Je m’oriente vers un matériel d’audiophile débutante. Suivant les références que l’on a, le curseur peut être plus ou moins considéré comme « pro » :) mais à la lecture de cet article et d’autres, non, je pense que je ne ferai pas trop la différence. Je croyais que l’ALAC était sans perte. Je ferai quelques essais pour tenter de différencier.