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Si ces distinctions ne sont pas forcément une preuve de qualité..
Vous vous souvenez de ce billet de François ? Il y parlait avec fougue de "la vérité sur l'affaire Harry Quebert", qui a manqué de peu le Goncourt : merci François, ta description enthousiaste m'a incitée à le lire et j'ai passé un excellent moment.

L'un des commentaires à l'article de François a été "Prix Goncourt... Est-ce forcément un très bon livre ??? Pour ma part je ne pense pas".

Autant le dire tout de suite, je suis d'accord sur le principe : le seul fait qu'un ouvrage décroche un prix ne veut pas dire qu'il soit bon. D'ailleurs, "bon" ou "très bon", voire "extrêmement mauvais", ça veut dire quoi ? Aux yeux de qui ? La ménagère que je suis ? Le prof de littérature francophone de l'université de Prague ? Une adolescente québecoise qui s'ennuie et qui n'écrit qu'en langage SMS ?

N'empêche, se méfier d'un livre au seul motif qu'il aurait atteint cette célébrité - soyons honnêtes, tout le monde (ou presque) entend parler du Goncourt - serait faire preuve d'un snobisme malvenu à mon avis.

Parce que, figurez-vous, ce fameux Goncourt, s'il a été accordé à des auteurs que je trouve, pour ma part, distrayants mais "sans plus", comme Didier Van Cauwelaert pour son "un aller simple", il a aussi été remis à des écrivains que personne ici, je crois, ne se risquerait à critiquer : Emile Ajar (pour "la vie devant soi"), Simone de Beauvoir (pour "les mandarins") ou encore André Malraux (pour "la condition humaine").

Est-ce que l'horreur décrite par "les noces barbares" (Yann Quéffelec) méritait un Goncourt ? Je ne sais pas, je ne fais pas partie du jury, je ne sais pas quels autres ouvrages sont sortis la même année. En revanche, je sais que sans la couverture "Goncourt 2001", je n'aurais jamais pris entre les mains "Rouge Brésil" (Jean-Christophe Rufin), parce que la même année, sont sortis des centaines d'autres livres, parce que je n'ai pas le temps de tous les lire, parce que mes choix sont faits de hasard et que la désignation d'un prix braque les projecteurs sur un auteur, sur une oeuvre.

Renaud critiquait son beau-frère (notamment) parce que "(...) bien sûr chaque années y s'offre le prix Goncourt", ce à quoi j'ai envie de répondre "et alors ?" Franchement, l'essentiel n'est-il pas d'avoir juste du plaisir en lisant ? Bon, d'accord, je n'irais peut-être pas jusqu'à conseiller Harlequin et le très drôle "y faut lire"...

Franchement, lorsque j'arrive dans une librairie, soit je sais quel ouvrage je veux - il s'agit alors très souvent de livres juridiques, que je commande de plus en plus fréquemment par internet - soit je connais le genre que j'ai envie de lire (policiers, romans historiques, fiction, science-fiction) sans avoir pour autant de titre particulier en tête.

Ainsi, lorsque j'ai envie d'un livre "à consommer dans un train", un bouquin "temps à tuer" ou encore "auteur, change-moi les idées", je me promène dans les rayons et me laisse guider notamment par la couverture, l'éditeur ou encore le prix remporté par l'opus exposé.

Tenez, la preuve que pour moi, "ça marche", ce critère "distinction" : j'ai franchement aimé "pars vite et reviens tard", "ne le dis à personne", "Shutter Island" ou encore "la femme en vert" et "zulu". Bref, je ne vais pas cracher sur le Grand prix des lectrices de Elle, il me facilite la vie et me garantit (avec une bonne probabilité) un moment distrayant. Pourtant, le journal, lui, je le trouve carrément pourave...

Le prix du Quai des Orfèvres, lui, n'est pas ma tasse de thé, à ma grande déception d'ailleurs : ça aurait été commode d'avoir un roman policier "garanti" chaque année à me mettre sous la dent. Enfin, je dis ça mais je n'ai lu que deux de leurs titres, "l'hermine était pourpre" et "du bois pour les cercueils", peut-être aurais-je plus de chance une autre fois mais je sais déjà que je ne vais pas persévérer.

Sans consulter google, je suis totalement incapable de citer ne serait-ce qu'un seul Nobel de littérature : je parie qu'après avoir examiné la liste, j'en trouverai au moins un qui me "parlera"; en trouverai-je un que j'ai lu, j'en doute, je vérifie et je reviens.

Tiens, si, j'en ai même lu, notamment "Le pavillon des cancéreux" mais ça ne date pas de hier (ni la lecture, ni le prix). En revanche, je vous mentirais en affirmant que j'ai déjà entendu parler de Wislawa Szymborska, Harold Pinter ou encore de Orhan Pamuk : à croire que le Goncourt rend plus célèbre que le Nobel, à tout le moins auprès de la "Madame-tout-le-monde" que je suis !

Mais au lieu d'égrener le nom de ces distinctions, parlons de l'auteur. Je n'en suis pas une mais si un jour, je devais remporter pour l'ensemble de mon oeuvre sur le net "le clavier d'argent", pourquoi affirmerais-je ne pas être contente ?

On peut ne pas être particulièrement fan du comité de sélection, on peut ne pas adorer les interviews aux mille et une questions idiotes, mais qui n'est pas heureux de savoir qu'il a rencontré son public ? Qui n'est pas soulagé de gagner un peu d'argent pour un livre généralement écrit au prix de bien des sacrifices ?

En outre, bénéficier d'une couverture médiatique peut rendre l'acceptation du prochain livre par un éditeur plus facile ou encore constituer une forme de remerciements pour celui qui a fait confiance à un auteur à une certaine époque totalement inconnu.

Bref, moi, les prix et les distinctions, si je ne suis pas convaincue qu'ils récompensent forcément le "meilleur" livre de l'année, je me garderai de les critiquer par principe, estimant qu'ils peuvent avoir de l'intérêt à différents niveaux.

Comment ils impactent sur la suite de l'inspiration de l'auteur, je n'en sais rien mais peut-être viendra-t-elle nous dire ce qu'elle a ressenti lorsque, en juillet 2010, "Anne Cuneo a été nommée par Frédéric Mitterand, ministre de la Culture de l’État français, Chevalier des Arts et des Lettres".

Finalement, vous, vous les choisissez comment, vos lectures ?

22 commentaires
1)
Inconnu
, le 14.01.2013 à 07:10
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Finalement, vous, vous les choisissez comment, vos lectures ?

Bouche-à-oreille, ou trouvaille…

Un jour en faisant mon marché, j’ai dégotté entre poireaux et chapon les 2 bouquins d’Henri Charriere: “Papillon” et sa suite: “Banco”.

Il m’arrive aussi de prendre un bouquin parce que je suis tombé par hasard sur sa page wiki, par exemple, ce fut le cas de “Porno”, la suite de “Trainspotting”.

Par contre, je n’accorde aucun crédit aux premiers prix commerciaux: le “Prix des libraires”, par exemple: décerné par des commerçants dont peu pratiquent réellement la lecture de tout leur stock… mais j’ai lu 2-3 “Prix Hugo” qui, eux, ne m’ont jamais déçu.

2)
ysengrain
, le 14.01.2013 à 07:35
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Un billet paru ce matin, sur un site photo, débute par: “Many observers (myself included) see the mainstream of photography as somewhat constipated, endlessly self-referential, and boringly repetitious.”

Nous sommes typiquement, et MP ne dit pas autre chose, dans un mode de fonctionnement. Si on change le mot “photography” par n’importe quel autre mot-concept, la même constatation pourra être faite. Je l’ai observé en médecine, en musicologie, en lutherie.

Quoiqu’on dise, écrive, publie il faut des références.

Les media ont parfaitement compris le système et en usent et en abusent. Ntre monde est fait de consommation. Pour consommer il faut être informé => de la promo un jour, de la promo toujours.

Le type de sujet traité est un premier tri. Je n’ai pas d’inclinations pour les polar, les romans d’amour, science fiction ou vulgarisation “sottisifiante” d’un sujet “sérieux” où l’inexactitude le dispute à la complaisance. En passant, je fais de la promo pour quelqu’un qui s’oppose dans son travail et quel travail à la citation de début: Michel Onfray qui va aux références d’origine et premières.

Le choix d’un livre/de livres: les amis en qui j’ai confiance (comment acquiert on la confiance sera traité une autre fois par MP)

Un auteur déjà lu et qui m’a plu trouve souvent grâce à mes yeux. Ceci dit, et pour n’en citer qu’un … Rufin dans Katiba, que de complaisances et de suffisances …

Pivot a longtemps été non une référence mais influent dans mes choix. De même les invités des “Matins de France Culture” , pourvu que le sujet m’attire, trouveront sans doute le chemin de ma carte de crédit.

J’aime beaucoup le boulot que fait François Busnel dans “La Grande Librairie”, où il sait le plus souvent inviter des auteurs à promouvoir (CQFD) mais aussi et surtout qui ont un tronc commun.

Plus rarement, le supplément littéraire et hebdomadaire de “Le Monde”, mais les traitements produits relèvent trop souvent, pour moi, de l’abscons.

3)
cerock
, le 14.01.2013 à 09:34
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Pour les livres concernant mon travail ou mes passions, je suis comme toi, je sais ce que je veux et je le commande. Pour les romans… pour ma part, se sont des livres qui attire mon regard à la bibliothèque… Beaucoup plus rarement, sur conseil d’un(e) libraire, ou qui m’attire dans un magasin (car je trouve idiot d’acheter un livre qui ne sera lut qu’une fois) Si vraiment j’ai envie d’un livre particulier qui n’est pas à la bibliothèque. Je fais une demande d’achat ;)

4)
Blues
, le 14.01.2013 à 09:38
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Je ne branche jamais sur la pub / ou sur des prix obtenus, ça jamais !

Je fais souvent confiance aux quelques personnes qui ont les mêmes goûts que moi, ou qui savent ce qui me convient. Souvent ça part d’un prêt ou alors d’un cadô reçu, et des fois c’est ma libraire préférée qui m’oriente.

Deux ou trois l’an, je visite aussi les bouquinistes d’occasions (à Lausanne par ex. le centre social protestant aux escaliers du Marché) et là je prends mon temps et je lis les résumés … Et si je me viens à me tromper, vu le prix, c’est sans importance. Avec le recul, ça se passe plutôt bien (env. 70% de lus pour 30% de à passer plus loin)

Ce qui est sûr c’est dès la page 30 ou 40 si ça ne convient pas, j’arrête et je passe à autre chose (quitte à reprendre le bouquin des semaines ou des mois plus tard, mais c’est rare).

Ce qui est aussi sûr, c’est quand je découvre un auteur qui me plait, en général je lis tout ce qui est possible (de lui ou d’elle)… Ces temps par exemple je suis dans un trip super avec Tonino Benacquista (pour celles-ceux qui ont envie de découvrir : à lire en premier : “Malavita” ou “Saga”)

Voilà pour moi (ah oui, quand la période est propice, je lis en général 2 livres par semaine, autrement en moyenne 1)

5)
Philob
, le 14.01.2013 à 11:58
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Je n’ai pas de règles, souvent le choix se fait au hasard d’une discussion, d’un article lu, d’une émission radio; mais je suis un adepte de la lecture au hasard, je suis dans une pension, un livre laissé ou abandonné par un précédent locataire se trouve dans la bibliothèque, je le lis volontiers.

Je me souviens du temps où j’allais jusqu’à 3 fois par semaine au cinéma, la 3e fois, je choisissais à l’avance le cinéma la salle et l’heure et j’allais voir le film qui correspondait (si c’était un film que j’avais déjà vu, je choisissais le suivant que je ne connaissais pas) j’ai vu ainsi des navets terribles, mais aussi des films très étonnants, mais surtout je faisais mes propres critiques et j’affinais à la longue mes goûts.

Donc, je continue à lire “n’importe quoi” avec plaisir et bien sûr ce n’est pas parce qu’un livre est primé qu’il ne m’intéresse plus.

6)
Amely
, le 14.01.2013 à 12:06
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Souvent on se passe les livres dans la famille, sur conseil. Le dernier que je viens de commencer j’en ai lu 50 pages mais je n’ai pas croché du tout, c’est “les écureuils de Central Park sont tristes le lundi” de Katherine Pancol alors que ma maman a adoré. Le prochain que j’ai à lire c’est “50 nuances grey” qu’on m’a prêté. Si je croche il y aura le 2 et le 3 de la même série. C’est souvent des conseils d’amis.

7)
Amely
, le 14.01.2013 à 12:11
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Il y a un livre que j’avais lu en 8ème année à l’école et que j’aime relire vu que je l’ai adoré “la Nuit des enfants rois” de Bernard Lenteric.

8)
Migui
, le 14.01.2013 à 13:13
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Pour ma part, je suis le plus heureux des hommes quand je peux passer 1-2 heures dans une librairie, et je suis inquiet de voir que de plus en plus d’achats se font sur Internet, notamment via Amazon.

J’ai donc trouvé la solution: je me laisse inspirer en librairie ET sur Amazon, je consulte Amazon, et passe la commande par e-mail dans ma librairie favorite. C’est mon meilleur moyen de “pérenniser” le système traditionnel! Et pour les livres en anglais, c’est par Amazon.

9)
Saluki
, le 14.01.2013 à 13:27
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Je suis souvent d’accord avec Maaame Poppins.

Aujourd’hui encore, mais il faut savoir manier la passoire à pub’. Comme Ysengrain j’aime bien “La Grande Librairie”. C’est une des rares émissions de télé qui croche mon attention.

Mais, je conjure Maaame Poppins de corriger ceci :

Frédéric Mitterand, ministre de la Culture de l’État français,

“État français” c’est le régime de Vichy, je ne suis pas certain que ce soit vraiment cela qui était souhaité, et je suis surpris que chez Campiche on ait pu laisser passer cette bourde.

10)
François Cuneo
, le 14.01.2013 à 13:30
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Je suis en plein dans le Goncourt 2012.

Jérôme Ferrari: le sermon sur la chute de Rome.

Ce livre est étonnant.

Moi qui aime les phrases courtes, je dois avouer qu’au début, j’ai eu de la peine à lire des phrases qui font, réellement, presqu’une page complète, le plus souvent deux tiers de page.

Au début, j’ai eu de la peine, oui.

Et après, je me suis laissé bercer par la douceur, la chaleur, la tristesse, la lenteur, et voyez vous, l’intrigue de ce roman se déroule en Corse.

En tout cas un livre magnifique, prenant, désespérant, une écriture complètement originale.

Je comprends qu’il ait reçu le prix Goncourt et je m’en délecte.

11)
Blues
, le 14.01.2013 à 13:36
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j’aime relire vu que je l’ai adoré “la Nuit des enfants rois” de Bernard Lenteric.

Du même auteur (j’adore), et un peu dans la même “veine” (si tu ne les as pas lus) :

L’Empereur des rats

Le Prince Héritier (suite de L’Empereur des rats).

_ PS le livre que je vais terminer cette semaine se nomme “Léon l’africain” de Amin Maalouf

12)
Arnaud
, le 14.01.2013 à 15:50
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Pour ma part, pendant longtemps mes lectures “ré-créatrices” étaient liées au hasard des aéroports! Je parcourais les rayons de littérature anglaise (la seule disponible partout en Europe) et choisissais un livre sur sa couverture (!) et le résumé en couverture arrière… C’est ainsi que j’ai découvert Henning Mankell, Stieg Larsson et surtout Iain Banks que je continue à lire avec plaisir, sans compter les classiques du genre policier comme David Baldacci.

Certes, c’est de la petite bière comparé au Goncourt mais au moins je ne boude pas mon plaisir!

Amitiés,

Arnaud

13)
drazam
, le 14.01.2013 à 16:57
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Tu parles du plaisir de lire, il passe déjà par le plaisir de choisir. Et j’entends par là ne pas subir la couverture médiatique (juste enregistrer un prix ou avis pour plus tard) ou un choix imposé pendant ses études qui a toujours eu un effet répulsif chez moi. En général j’adore m’en remettre au hasard: flâner dans une librairie (une vraie, pas celle de grande surface) luxe ultime d’un tel temple (voire d’une bibliothèque, moins matérialiste), tomber sur un livre archivé, prêté, oublié, avec ce petit côté improbable par rapport à ses à priori de choix et de préférences. Cela fait d’autant plus apprécier la lecture par sa part de découverte et de surprise je trouve.

A ce titre, j’ai récupéré en expatriation un stock de livres laissé par un consultant Oracle suisse avec qui j’ai bossé. J’ai trouvé la démarche sympa, assurant finalement une longue vie de lecture et de partage à un bouquin.

14)
cerock
, le 14.01.2013 à 17:00
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en parlant livre, y en a t’il qui achète des livres et les lises sur des liseuses ? Je ne parle pas d’iPad (j’adore mon iPad pour des livres techniques ou des magasines) Non des liseuses a encre électronique ? Est-ce que c’est vraiment agréable, ou mieux vaut ne pas dépenser son argent la dedans ?

15)
Amely
, le 14.01.2013 à 17:42
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Blues, merci pour l’info je ne les ai pas lu, mais je vais m’empresser d’aller les acheter.

On a une super petite librairie à Orbe, pas loin de chez moi, j’y passe au moins 2 heures à chaque fois que j’y vais. De plus, le patron n’est pas libraire au départ juste un passionné de livre du coup je trouve toujours mon bonheur et si je dois commander un livre, dans la semaine je l’ai. Il y a aussi un grand choix pour les enfants,je recommande “gruffalo” de Julia Donaldson pour les petits.

Je préfère acheter mes livres là-bas et avoir un contact humain plutôt que derrière mon ordinateur.

16)
Tom25
, le 14.01.2013 à 17:50
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Je lis peu, très peu, alors ceux qui me conseillent des livres y prennent grand soin :-) .

On ne dit pas “État français” ? La France est bien un état, donc ???

17)
Jean Claude
, le 14.01.2013 à 20:14
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Je n’achète quasiment jamais de livre… mais on m’en offre, donc je les lis. Et fatalement cela passe par les Prix. Cette année je pense que nous avons été gâtés avec les 2 Goncourt.

En réalité je trouve mon bonheur à la bibliothèque municipale qui présente chaque semaine sur un présentoir spécial une sélection de livres et c’est là que j’ai découvert Mendoza, Russel Bank et mon préféré : Arturo Perez Reverte dans toutes ses oeuvres.

18)
Argos
, le 14.01.2013 à 20:31
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La littérature française actuelle m’indiffère – j’emploierai bien un autre mot, mais il ne s’agit pas de choquer – même s’il y a deux ou trois trucs pas inintéressants chez Houellebecq. Non, récemment c’était Joseph Anton de Rushdie et avant deux ou trois polars américains. En général je choisis en lisant les rubriques littéraires de Libé ou du Nouvel Obs que je lis sur internet, où je télécharge pas mal de bouquins.

19)
pat3
, le 14.01.2013 à 20:58
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Je lis beaucoup, c’est presque comme manger pour moi, c’est vital.
Après avoir beaucoup lu les classiques (y compris contemporains), du fait de ma formation initiale, j’ai lu de la littérature française et étrangère (mais en français, en anglais c’est beaucoup moins du plaisir, et je n’ai pas le niveau d’autres langues), et depuis longtemps la lecture est un plaisir qui ne souffre pas le cirque publicitaire, pour moi. Pour autant, en dehors des prix, il y a des prescriptions journalistiques auxquelles on n’échappe pas facilement (magazine chez le dentiste, etc.).
Longtemps Pivot a été un prescripteur: j’adorais écouter les écrivains chez lui, et j’y ai découvert des très beaux moments de littérature (Modiano, Doubrovsky, Agota Kristof…). Depuis… ben je regarde beaucoup moins la télé, et à part l’Assiette anglaise (qui date aussi), toutes les émissions littéraires sur lesquelles je suis tombé m’ont insupporté.

Maintenant, je lis les auteurs que j’aime bien (longue histoire avec Benacquista, Francois Salvaing, Denis Lehanne, Aarto Pasilinna, Patrick Besson, Fred Vargas, Italo Calvino), certains que j’abandonne au 3e ou au 4e bouquin (Orhan Panuk, Amélie Nothomb), ou un peu plus tard (Dan Franck, Jean Vautrin, ensemble et séparérement), d’autres qui m’arrivent par le bouche à oreille, y compris digital (via les recommandations clients d’Amazon ou via les discussions de forum), quand je rentre (de plus en plus rarement) dans une librairie, ou au Relay de la gare ou de l’aéroport quand je voyage, et, toujours, en tout lieu, via la 4e de couverture ou la première page…

De toute façon, c’est un carburant, pour moi, c’est comme prendre de l’essence pour la voiture; j’ai toujours lu, depuis tout petit, et ça s’arrêtera sans doute quand je mourrais (je pense que même vieux j’apprendrais le braille si je devenais aveugle pour pouvoir continuer à lire)…

20)
Blues
, le 14.01.2013 à 21:31
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… les auteurs que j’aime bien (longue histoire avec Benacquista, Francois Salvaing, Denis Lehanne, Aarto Pasilinna, Patrick Besson, Fred Vargas, Italo Calvino), certains que j’abandonne au 3e ou au 4e bouquin (Orhan Panuk, Amélie Nothomb)…

… j’ai toujours lu, depuis tout petit, et ça s’arrêtera sans doute quand je mourrais…

héhé… en tout cas on a des points communs, ça c’est sûr ;)

_

…Henning Mankell… Certes, c’est de la petite bière comparé au Goncourt

Attention à ne pas être trop élitiste ou à ne pas dénigrer… A propos de Mankell par ex., si tu as lu “les chaussures italiennes” à mon avis ce livre aurait largement pu mériter un Goncourt ou autre Grand prix.

21)
zit
, le 16.01.2013 à 10:56
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On n’achète pas un livre à la couleur de sa couverture !

Si ?

Ah bon.

J’avoue ne pas m’intéresser au Goncourt, d’autant plus que lecteur assidu du Canard Enchaîné (ça m’a bien passé), j’étais averti des gesticulations de galligrasseuil préalable à son attribution. En fait, les prix littéraires, je suis content pour les auteurs que j’apprécie quand il les reçoivent, en espérant que ça contribuera à mettre du beurre dans leurs épinards, mais sinon, je lis des livres dont j’apprécie l’auteur, ou qui m’ont été conseillés par des professionnels (Jean–Luc, mon bouquiniste du marché le premier), des amis, des connaissances. Je crois n’avoir acheté un livre pour son titre qu’une seule fois La bicyclette de la violence de Colin Bateman ;o) The cycle of violence en V.O. Autrement, j’ai découvert des auteurs que j’apprécie beaucoup grâce à des entrevues d’auteurs que j’apprécie beaucoup qui parlaient de livres ou d’écrivains qu’ils apprécient beaucoup.

Je n’ai plus de tévé, mais je lui doit d’avoir découvert Tonino Benacquista en 1992, à la fin du journal de la nuit de FR3, le journaliste en avait parlé suffisamment bien et longtemps pour que j’aie envie de le lire… Comme ça m’avait tellement plu, j’avais cherché d’autres ouvrages du même auteur, puis les ayant tous lu (il n’en avait pas encore écrit beaucoup), sauf le premier, introuvable, mythique, jamais réédité de la volonté de l’auteur Épinglé comme une pin–up dans un placard de G.I., puis j’ai interrogé un bouquiniste des quais de Seine bien fourni en noir sur des auteurs apparentés, et c’est là que j’ai découvert Jean–Bernard Pouy et sa famille élargie.

J’ai aussi un très bon souvenir de Bernard Werber au moment de la parution des Fourmis chez Pivot, j’ai aussitôt acheté (et adoré) le truc. Mais par contre, toujours chez Pivot, un Pennac imbu de sa personne au sommet de sa gloire m’a détourné à jamais de ses œuvres…

Je viens de finir de déguster 150 contes d’Alphonse Allais, je comprends mieux pourquoi Pierre Desproges en était friand, il me semble aussi sentir son influence chez Boris Vian ou Pierre Dac, à découvrir absolument !

Et dans un tout autre genre, malgré la faiblesse de l’intrigue dont on se désintéresse assez vite, Le Théorème du perroquet de Denis Guedj une histoire des maths qui se dévore goulument (et pourtant, j’ai arrêté cette discipline à l’âge de douze ans grâce à une de ces nombreuses enseignantes fascisantes de cette discipline –j’en ai parlé autour de moi, innombrables sont les personnes de ma génération dégoûtées à vie de l’idée même de faire une addition par une prof de collège revêche–) .

z (quand à l’affaire Harry Quebert, elle n’a qu’à bien se tenir, je répêêêêêêêêêêêête : une de mes voisine l’a commencé)

22)
Blues
, le 16.01.2013 à 12:04
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Ah Tonino, je suis tout aussi fan. Cela fait un an que je l’ai découvert en achetant par hasard un petit bouquin de nouvelles (Tout à l’égo), depuis j’ai lu environ la moitié de sa production. Heureusement qu’il m’en reste plein à lire, car à chaque fois je me délecte, ça me fait encore une bonne réserve (dernier lu : “Homo Erectus”).