Profitez des offres Memoirevive.ch!
Des pistes cyclables, oui, mais de quel genre ?

Montée des prix du pétrole oblige, on considère de plus en plus le vélo comme moyen de transport alternatif à la bagnole actuellement, particulièrement en ville comme en témoigne le système Vélib parisien ou le Villo bruxellois.

Et pour faciliter la circulation de la petite reine (dont je suis un fan dans sa variante sportive), on voit fleurir de plus en plus de pistes cyclables dans notre environnement routier, quoique leur nombre soit encore très insuffisant par rapport aux besoins réels, sauf dans les paradis pour cyclistes genre Pays-Bas ou Danemark.

Seulement voilà : quel type de pistes cyclables faut-il privilégier ? Mon expérience cycliste étalée sur une petite trentaine d'années m'en a fait rencontrer de tous les genres ou presque, particulièrement en Belgique, l'endroit où j'habite actuellement. Et il ne semble pas y avoir de tendance dominante.

L'idée de cet article est de vous montrer les différents types de pistes cyclables (qui d'ailleurs n'en sont souvent pas, au sens strict, comme on va le voir). Du moins, je vais présenter les types de pistes que j'ai pu rencontrer moi-même, notamment en Belgique et à Bruxelles. Et, bien sûr, de vous faire part de mon opinion là-dessus… et de vous demander la vôtre en commentaire. J'avais déjà effleuré le sujet à la fin de cet article, mais j'aimerais engager un débat de plus grande ampleur sur cette problématique qui me touche de près, ainsi que bien d'autres (notamment sur cuk.ch même ;-)).

Les bandes cyclables

Il faut prendre garde à distinguer « bandes cyclables » et « pistes cyclables », qu'en pratique on a tendance à confondre. Les bandes cyclables sont intégrées à la chaussée tandis que les pistes cyclables en sont séparées.

Les bandes cyclables peuvent être tout simplement « suggérées » sur le bitume. Dans ce cas, en fait, elles n'occupent pas d'espace qui leur est propre : on rappelle simplement sur le bitume la présence éventuelle de cyclistes, par le biais de marquages comme ci-dessous. Par la même occasion, on indique une sorte de « chemin » optimal à suivre pour le cycliste, de préférence en l'écartant des voitures garées sur le bas-côté. C'est un procédé très utilisé à Bruxelles, notamment.

image

À part le fait d'éloigner les cyclistes des portières de voitures parquées qui s'ouvrent inopinément, je ne vois pour ma part guère d'intérêt à ce système, si ce n'est pour donner bonne conscience aux autorités concernées qui ainsi rattrapent symboliquement le fait que la chaussée n'a jamais été prévue le passage de vélos. Le cycliste n'est pas protégé des voitures qui roulent, et c'est encore plus flagrant lorsque la chaussée se rétrécit.

Bien plus intéressantes pour l'utilisateur de la petite reine sont les bandes cyclables réservant un espace propre pour le cycliste, tout en faisant partie de la chaussée. La sécurité est ainsi grandement améliorée, tout en gardant le cycliste intégré à la circulation globale.

image

C'est valable bien sûr si l'espace qui reste aux véhicules à moteur est suffisant pour qu'ils ne soient pas tentés de mordre sur la bande cyclable… Hélas, comme dans le cas précédent cela arrive souvent lorsque cette bande est tracée sur une chaussée qui n'avait pas été pensée à l'origine pour accueillir les cyclistes ! Sans parler des conducteurs sans-gêne pour qui ces bandes cyclables ne sont qu'une occasion de garer leur engin.

Un autre inconvénient de ce système de bandes cyclables est que les saletés projetées par les roues des autres véhicules ont tendance à s'y accumuler, comme sur la photo ci-dessus d'ailleurs. D'où des risques augmentés de crevaisons, voire de chutes par mauvais temps. Et l'expérience montre souvent que les services d'entretien de voiries ont tendance à négliger les nettoyages des bandes cyclables…

Les pistes cyclables proprement dites

Contrairement aux bandes cyclables donc, leur structure font qu'elle sont séparées de la chaussée principale. Ainsi, la photo ci-dessous montre un type de piste qu'on rencontre souvent en milieu urbain ou semi-urbain belge :

image

Si ce genre de piste isole effectivement le cycliste de la chaussée, elle l'expose en revanche aux bagnoles qui sortent des maisons particulières… sans parler des piétons qui les traversent sans regarder.

Et quand elles n'ont pas cet inconvénient, par exemple en campagne, leur état laisse souvent à désirer, comme celle-ci :

image

C'est d'ailleurs spécialement le cas en Belgique, où les pistes sont souvent faites de dalles, grandes ou petites, qui sont fréquemment disjointes et qui transforment ainsi le passage du cycliste en numéro d'équilibriste si celui-ci a le malheur de chevaucher un vélo à roues étroites, comme votre serviteur. :-(

Bien plus sécurisantes sont les pistes cyclables du type suivant, correctement revêtues, jouxtant la chaussée mais bien séparées d'elles, et convenablement séparées des éventuelles habitations.

image

Mais ce type de piste est possible seulement lorsque l'espace est conséquent, et que de cet espace une partie a été prévue dès l'origine pour son aménagement. Aussi demeure-t-il, pour autant que mon expérience me permette d'en juger, relativement rare, et réservé à de grands axes citadins, à certains milieux péri-urbains et aux vastes espaces campagnards. Je n'en ai vu de nombreuses qu'aux Pays-Bas et au Danemark.

Enfin, il y a ce que bien des cyclistes considèrent comme leur paradis, les voies cyclables complètement indépendantes de la circulation automobile :

image

Ce type de piste suit souvent un cours d'eau (anciens chemins de halage) ou une ancienne voie ferrée comme le réseau du RAVeL wallon par exemple. Toute circulation automobile n'y est qu'un souvenir lointain, et les cyclistes sont parfaitement isolés du reste du monde… sauf des piétons, patineurs et skieurs à roulettes, et surtout des chiens non tenus en laisse par les irresponsables qui leur tiennent lieu de maîtres.

Ces voies cyclables indépendantes présentent également l'inconvénient de leur avantage : souvent, à l'endroit où elles se terminent, ou lorsqu'elles croisent des chaussées, les automobilistes ne s'attendent pas à voir surgir des cyclistes puisqu'ils ne les ont pas vus arriver. D'où des risques d'accident non négligeables si ces « lieux de rencontre » n'ont pas été aménagés correctement.

Dans le même registre, si l'usage de ce type de voies cyclables se généralise, on risque peut-être de voir la présence cycliste sur les chaussées « normales » diminuer de façon drastique, et donc d'augmenter la dangerosité de ces chaussées pour les cyclistes qui continuent à les utiliser. Ce qui finalement diminuerait la liberté de circulation de ces derniers. Or en vélo comme pour tout moyen de transport, la variété de trajets possibles est un plus non négligeable…

Bref, on le voit, aucun système ne semble la panacée absolue. Mais quelle que soit la solution retenue, et sauf si l'état de la bande ou piste cyclable laisse à désirer, sa présence demeure un plus pour la sécurité. Car elle donne au cycliste une place dans le maillage routier, même si cette place n'est parfois que symbolique.

À vous maintenant, si cela vous chante, de donner votre avis sur cette problématique, et quoiqu'il en soit, bonne route… sur deux roues sans moteur !

27 commentaires
1)
ptinutz
, le 03.10.2012 à 01:14
[modifier]

Je ne circulais que peu à vélo quand j’habitais en Suisse et je m’y suis beaucoup plus mise en Australie, surtout à cause de l’incompétence des transports publics. Il y a ici de bonnes initiatives, des voies cyclables pour éviter le grand axe nord-sud de la ville/région et est-ouest. Ils commencent à développer de plus en plus piste cyclable séparée. Il y a deux gros hic en Australie, les conducteurs sont horribles, ils vous insultent en passant à côté de vous, même certains vous jettent des canettes. L’autres est qu’ils mettent les zones cyclables à la limite des zones de parking et bonjour le danger des portes qui s’ouvrent. Certains particuliers qui font la promotion du vélo en vendant des vélos abordable de seconde main ou organisant des tours en ville, déconseille même de les utiliser. L’Australie, en dehors de Melbourne et Sydney, reste le royaume des Automobiles et que vous soyez piétons ou cyclistes faut faire attention à ses fesses. Chaque croisement entre des circuits cyclables et des grandes routes, s’il n’y a pas de feu ou de passage piéton balisé, vous pouvez attendre longtemps…

Mais je crois que le plus traumatisant reste les gens qui vous crient dessus sans que vous vous y attendiez. L’Australie fait beaucoup d’effort en tout cas dans le développement du réseau cyclable, surtout à Sydney et à Melbourne, mais même à Newcastle, ils font du joli boulot. Je vais essayer de faire des photos.

2)
jibu
, le 03.10.2012 à 08:02
[modifier]

Chez nous les pistes cyclables ou bande n’existe pour ainsi dire pas. La solution est de recréer le monde de madmax, la recherche de carburant en moins, pointes au bout du guidon, point au bout des godasses, histoire de pouvoir répliquer dans la jungle urbaine :-)

3)
Inconnu
, le 03.10.2012 à 09:02
[modifier]

En Totonie, les cyclistes sont à la fois les cons des bus, des voitures, et des piétons, les pistes cyclables ne sont jamais dénneigées, dé-feuillées en automne.

Certes, il y a des pistes cyclables, mais une voiture sur 2 mord dessus. Souvent, elles seront encombrées, qui par un véhicule hâtivement garé, même si la rue n’est à sens unique que pour les voitures (pistes cyclables dans les 2 sens => il faut se jeter sous les voitures pour passer … et se faire engueuler en suisse-allemand – le pire…), qui par une mémère avec son caddie ou une jeanfoutre avec sa marmaille à roulettes.

…et on nous fait chier avec le réchauffagement globulaire.

…et non, je refuse d’assumer les conneries hypothétiques de 3 cyclistes pour ce qui est des représailles populaires: marre de me prendre des coups de rétro quand je me fais serrer par un beauf doré en Cayenne.

4)
grandegigue
, le 03.10.2012 à 09:15
[modifier]

Merci pour cet article! Pour moi qui me déplace systématiquement à vélo, la bonne cohabitation des cyclistes et des automobilistes reste une grande question. J’ai l’impression que quel que soit le mode de circulation que j’adopte, il n’est pas compris par les automobilistes. Si j’essaie de laisser un maximum de place aux automobilistes, quitte à démarrer avant que les feux ne soient verts et à slalomer un peu, je me fais traiter de voyou. Si, au contraire, je prends ma place dans le trafic, je me mets au milieu de la route dans les ronds points (ce qui est la recommandation officielle en suisse), alors je suis un empêcheur de tourner en rond. Les bandes cyclables (sachant qu’il est impossible de mettre de véritables pistes cyclables partout) ont au moins l’intérêt de dire clairement “oui, les cyclistes ont le droit d’être ici” avec l’effet retors que leur absence peut signifier pour certains que les cyclistes n’ont pas leur place sur toutes les routes.

surtout des chiens non tenus en laisse par les irresponsables qui leur tiennent lieu de maîtres

À la rigueur, je préfère pas de laisse du tout à ces laisses excessivement longues (et minces!) qui m’ont fait bien des frayeurs!

6)
Guillôme
, le 03.10.2012 à 10:27
[modifier]

Concernant les pistes cyclables, à Paris, bien souvent elles consistent en un marquage au sol sur le trottoir, ce qui revient finalement à la même problématique que la bande cyclable où l’espace est non pas pris aux voitures mais aux piétons!

Quand la piste cyclable est réellement distinctes c’est bien souvent une amputation du trottoir, ce qui n’est pas l’idéal non plus.

A noter qu’en Ile de France, désormais, à titre expérimental, des rues sont autorisés en contresens pour les vélos! On verra si cela est une bonne ou une mauvaise idée…

Bref, l’espace vélo n’a pas forcément de solution idéale mais cela progresse avec un grand projet d’aménagement des berges de Seine à Paris par exemple.

Enfin, pour utiliser de temps en temps le Velib à Paris, c’est vraiment très pratique et une très bonne amélioration de la ville, je trouve.

7)
Tristan Boy de la Tour
, le 03.10.2012 à 10:43
[modifier]

A Lausanne, ville en pente, et très fréquentée par les vélos électriques, il y a surtout des bandes cyclables, mais uniquement dans le sens de la montée. Et dans les rues à forte déclivité, étroites et non équipées de ces bandes, les automobilistes sont bien obligés d’attendre derrière le vélo… Je n’ai jamais ressenti d’agressivité jusqu’à présent, je pense que l’introduction des «zones 30» y est pour quelque chose: on ne prend plus sa voiture en ville pour faire de la vitesse, on roule plutôt lentement à la recherche d’une place de parc!

Seul aspect un peu frustrant dans cette ville: dur quand on a un vélo «pédalique», de se faire laisser sur place à la montée par des vélos électriques!

8)
FBay
, le 03.10.2012 à 12:44
[modifier]

En région parisienne, il y a quelques bonnes initiatives. La photo suivante a été prise à Montrouge, dans le sud de Paris :

9)
Franck Pastor
, le 03.10.2012 à 13:53
[modifier]

@ ptinutz et korbo : bon courage pour rouler par chez vous, alors…

@ Jibu : c’est si peu civilisé que ça le Jura ? ;-))

@ Grandegique : oui, mais les chiens tenus en laisse ont moins de chance de nous prendre en chasse ou de nous mordre les jambes en passant !

A noter qu’en Ile de France, désormais, à titre expérimental, des rues sont autorisés en contresens pour les vélos! On verra si cela est une bonne ou une mauvaise idée…

Ça a cours depuis longtemps en Belgique. Bilan mitigé, je trouve. Généralement, j’évite. En fait ça dépend surtout de la largeur de la rue. Dans certaines rues qu’on emprunte dans ces contresens autorisés, on est obligé de mettre pied à terre quand c’est un 4*4 ou une camionnette qui arrive en face.

Seul aspect un peu frustrant dans cette ville: dur quand on a un vélo «pédalique», de se faire laisser sur place à la montée par des vélos électriques!

À vrai dire, c’est uniquement dans les côtes que j’arrive à suivre ces tricheurs ;-). Il y a le fait que j’adore grimper, bien sûr, mais aussi que leurs vélos sont de vraies enclumes par rapport au mien ! Ils me larguent par contre souvent sur le plat..

En région parisienne, il y a quelques bonnes initiatives. La photo suivante a été prise à Montrouge, dans le sud de Paris

Certainement le meilleur type d’aménagement, comme je l’ai dit : on reste visible des voitures tout en pédalant sur une chaussée séparée et sécurisée. Attention par contre, il ne faut pas que ça se termine brusquement si on ne veut pas se retrouver tout aussi brusquement entre deux rangées de bagnoles. Et surtout il fallait prévoir à l’avance suffisamment de place pour ce genre d’aménagements, ou qu’il y ait eu la place suffisante pour l’installer après coup…

10)
ToTheEnd
, le 03.10.2012 à 15:50
[modifier]

L’aménagement de pistes cyclables à Lausanne est certainement louable mais dans la pratique, ça n’a pas beaucoup de sens car vu la déclinivité de la ville, le vélo comme principal moyen de mobilité douce reste un rêve. Et même si le vélo électrique fait une percée, ça restera minimal à l’échelle des habitants et des véhicules utilisés par ces derniers… bien sûr, quand on aura tous des rollers au pieds, ça sera plus rigolo pour dévaler Lausanne!

Par contre, l’exercice serait parfaitement faisable dans d’autres villes helvétiques plus ou moins plates…

11)
FBay
, le 03.10.2012 à 16:32
[modifier]

Et surtout il fallait prévoir à l’avance suffisamment de place pour ce genre d’aménagements, ou qu’il y ait eu la place suffisante pour l’installer après coup…

Avant, il y avait ça :

Google Maps

Donc les cyclistes ont largement gagné au change :)

12)
Franck Pastor
, le 03.10.2012 à 16:38
[modifier]

Dans ma région natale, les environs de Grenoble, les deux montées vers la station de Chamrousse, les plus longues du coin avec 18 km et 21 km respectivement (1300 m de dénivellation chacunes et respectivement 7,1 % et 6,5 % de moyenne) sont munies de bandes cyclables. Luxe appréciable. Même chose un peu plus loin dans le col de l’Izoard, versant Briançon.

Bien sûr, ce n’est pas la même chose que des murs en pleine ville, mais ça montre que si les cyclistes sont suffisamment nombreux à vouloir passer dans ces rues, les bandes cyclables pourraient bien suivre. Avec les braquets du genre 24/36 qu’on peut monter maintenant sur des vélos de série, même les côtes lausannoises peuvent être domptées par la plupart des cyclistes sans trop de souffrances.

Bon, avant ça il faut bien sûr savoir ce qu’est un braquet et savoir jouer du dérailleur, et c’est loin d’être le cas de tout le monde.

14)
Ritchie
, le 03.10.2012 à 17:48
[modifier]

Il a été prouvé récemment que l’utilisation de la bagnole rendait con ! (qqch du genre en tout cas)

Donc, abolir la bagnole une fois pour toute réduirait le nombre de cons …

Chaque cycliste devrait être un double-zéro et équipé en conséquence … resterait moins de con-ducteur de bagnole …

15)
ptisuix
, le 04.10.2012 à 07:59
[modifier]

En réponse à Ritchie, je pourrais rétorquer que beaucoup de cyclistes sont suicidaires. Au lieu de circuler de nuit, habillés en foncé, sans catadioptre ni quelque éclairage que ce soit, ils feraient mieux de se jeter par la fenêtre tout de suite.

P.

16)
Ritchie
, le 04.10.2012 à 08:08
[modifier]

@ptisuix : pas faux ! Mais, ça n’empêche pas le manque de respect flagrant des cons-ducteurs vis à vis des vélos !

17)
Inconnu
, le 04.10.2012 à 09:29
[modifier]

Hey Ptisuix, tu en vois souvent, des vélos sans catadioptres?

Quant aux habits sombres, ils n’ont malheureusement que les horreurs made in China que leurs proposent les de plus en plus omniprésentes chaines.

Triste époque en vérité.

18)
ptisuix
, le 04.10.2012 à 09:37
[modifier]

@Ritchie: Peut-être. Mais le matin où j’ai failli me prendre un vélo sur le capot en sortant de mon garage, parce que ce con n’avait pas de lampe à l’avant, et qu’au feu suivant quand je lui en ai fait la remarque il m’a menacé de me mettre son poing dans la gueule… Alors de l’irrespect, je crois qu’il y en a des deux côtés. Mais je conçois aisément qu’être à vélo et sentir les voitures nous frôler n’est pas très jouissif, en plus que d’être beaucoup plus dangereux que d’être dans son auto.

@korbo: 1) les catadioptres ne servent à rien quand le vélo arrive de côté (cf. exemple ci-dessus). 2) vient faire un tour en auto le matin ou le soir à Yverdon, et tu serai surpris du nombre.

P.

19)
Inconnu
, le 04.10.2012 à 10:05
[modifier]

C’est vrai que coller des catadioptres dans mes rayons a été l’une des premières choses que j’ai faites à mon biclou.

21)
zit
, le 04.10.2012 à 10:43
[modifier]

Pour ce qui me concerne, j’apprécie surtout les couloirs de bus, en particulier ceux en site propre, c’est large, ça roule bien, et à part quelques abrutis en 2/3 roues polluants, assez peu fréquenté, et ça se passe plutôt bien avec les gros culs, ils n’ont pas envie de perdre leur prime, par contre, il faut aussi les respecter et les comprendre…

Sinon, je ne suis pas trop amateur de pistes cyclables comme elles sont faites du côté de chez nous, le revêtement en est souvent prévu pour pneus de tracteur, il faut franchir un trottoir défonce–jantes pour y accéder, c’est plein de chiens qui y font la grosse commission, de piétons sourds de dos, et de cyclistes très lents (et c’est trop étroit pour doubler en toute sécurité) ou en sens contraire quand ce ne sont pas des bagnoles ou des camionnettes qui sont garées dessus, ou des travaux qui s’éternisent…

J’ai testé aussi “le long de la Loire à vélo”, du côté de Sancerre, très jolie piste cyclable en pleine nature, à au moins 500 m parfois de la route, mais assez étroite, et surtout d’un revêtement très granuleux avec plein de petits gravillons… au bout de 3 km, avec mes pneus bien lisses et fins, j’ai préféré retourner avec les voitures, encore un truc prévu pour les promenades familiales à 5 km/h avec pneus de tracteur.

Sur les 8 kilomètres de mon petit parcours quotidien pour aller au boulot, c’est sur le kilomètre (environ) de piste cyclable (moitié peint, moitié séparé de la chaussée par un trottoir et des places où garer les voitures), avenue d’Italie, que je me sent le moins en sécurité ! Inséré dans la circulation, je peux aussi rouler bien plus vite (bien que je ne sois pas vraiment un fou du guidon, je déteste me traîner à 15 à l’heure –sauf dans les côtes–).

Ma piste cyclable préférée, que je prendrais comme exemple de qualité de roulage, c’est celle qui longe le tram au sud de Paris : sur trottoir très large, donc, à part un ou deux endroits, peu d’interaction piéton, les bords d’attaque sont vraiment prévus pour que les vélos ne s’explosent pas les roues au passage (maximum 2 cm, ça passe sans problème même en roulant rapidement). Dans le 13 eme arrondissement, on a de bons efforts de faits, mais avec parfois des trucs vraiment bizarre comme sur les quais, après la bibliothèque François Mitterrand, pour passer sous le périf, ils ont mis, sur 300 mètres, la piste cyclable en site propre, au milieu de 4 voies automobiles, alors que de part et d’autre, elle est sur le trottoir de droite. Donc, si le cycliste veux suivre les lubies de l’imbécile qui a conçu la chose, il doit attendre le passage au rouge du feu (très longtemps vert à cet endroit) pour traverser, se taper un parcours assez sinueux (c’est plus drôle, et beaucoup plus joli, les chicanes, sur les pistes cyclables), et attendre à nouveau le passage d’un feu au rouge pour, juste se remettre dans le sens de circulation, puis, encore immédiatement patienter à ce même feu pour repartir. Je sais que mes explications ne sont pas très claires, mais tous les cyclistes qui connaissent le coin ont la même impression que moi : portnawak !

Un autre gros problème des pistes cyclables, c’est qu’elles dépendent souvent des communes, et donc qu’elles s’arrêtent abruptement aux limites municipales, on sent bien que l’idée, c’est de faire marcher la pompe à phynances avec les copains entrepreneurs, et de pouvoir afficher tant de km de pistes cyclables dans le bilan, peu importe si elles servent à quelque chose ou pas, ce n’est malheureusement pas le sujet. Il faudrait obliger tous les protagonistes de l’affaire (décideurs publics, contremaîtres etc…) à emprunter quotidiennement les parcours du combattant qu’ils nous infligent, ça aurait peut être une influence.

Le problème est donc complexe, mais il me semble plus important et urgent de faire un code de la rue, comme le réclament depuis des lustres les associations de cyclistes, de manière à mieux protéger les plus faibles, les piétons les premiers.

De toute façon, l’exemple hollandais le montre, plus il y a de cyclistes, plus c’est mieux pour les cyclistes, on commence à le voir à Paris, je trouve une amélioration depuis qu’il y a le vélib.

Ensuite, je pense qu’il est vraiment très important que le cycliste soit irréprochable dans sa conduite, quand j’en vois certains rouler, je m’étonne qu’il n’y aie pas plus de morts que ça ! Pour ma part, je m’arrête, ou ralentis suffisamment pour laisser traverser un piéton, même s’il n’y a pas de feu, le respect que j’exige des plus lourds que moi, je le dois aussi aux plus fragiles, mais, ça, c’est un autre débat…

z (et hophophop, on pédale bien rond, je répêêêêêêêêêêêêêêête : ça mouline, ça mouline)

22)
zit
, le 04.10.2012 à 11:11
[modifier]

Ça me plairait bien, ça, un col avec bande cyclable ! Sinon, il parait que certaines routes de montagnes sont entièrement réservées aux vélos de temps en temps, comme les voies sur berges le dimanche à paname, connaîtriez vous un site qui les recense ?

z (bon, le temps se lève, je vais pouvoir enfourcher mon fougueux destrier, je répêêêêêêêêêête : je l’entends qui piaffe en bas…)

23)
Franck Pastor
, le 04.10.2012 à 14:33
[modifier]

Pour les cols qui sont certains jours de l’année réservés aux vélos, enfin plutôt aux véhicules non motorisés, on en trouvera la liste sur cette page, dans le département des Hautes-Alpes, pour 2012.

Pour cette année c’est bien sûr trop tard mais il y a toutes les chances que ce soit reconduit l’année prochaine aux mêmes endroits (sans doute pas exactement aux mêmes dates).

Ce système existe peut-être aussi dans d’autres départements, mais je n’en ai pas entendu parler.

25)
nic
, le 05.10.2012 à 09:58
[modifier]

merci pour l’article! les catadioptres ne devraient pas être le seul moyen de montrer sa présence, vu qu’ils ne sont visibles que si proprement illuminés. Pour ma part, j’ai adopté un fibreflare rouge, clignotant. j’ai eu des compliments d’automobilistes! on en trouve dans de bons magasins à lausanne, par exemple chez ricca et hood

26)
zit
, le 05.10.2012 à 13:21
[modifier]

Un petit film éloquent sur le quotidien d’un cycliste parisien :

http://www.youtube.com/watch?v=gAethD1Io_Y

(âmes sensibles s’abstenir…)

Une autre petite, campagne de pub britannique, vraiment terrible :

http://www.youtube.com/watch?v=Wkv1hv-HeQI

À part ça, merci pour les cols, apparemment, ça marche aussi en Savoie, sur une plus longue période, mais il semble que, déjà, ce ne sont que les derniers km qui sont fermés, donc c’est fait pour les automobilistes qui arrivent au pied du col, ces trucs là !

Sinon, concernant les doubles sens cyclables, dans certaines rues, ça passe, mais il faudrait que les automobilistes et autres s’y habituent un peu mieux, parfois, c’est chaud.

z (et hophophop, ça mouline, je répêêêêêêêêêête : en douceur et sans odeurs)

27)
ToTheEnd
, le 20.10.2014 à 21:10
[modifier]

Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à ce fil en voyant ces photos d’un groupe de Laitons qui manifestaient cette semaine pendant la « semaine de la mobilité durable ».

Les vélos sont équipés d’une structure qui prend la forme d’une voiture et donc du même espace… assez drôle!

T