Profitez des offres Memoirevive.ch!
Littérature, amitiés, bonne humeur – la fête, quoi…

Ces deux prochains week-ends, je fais la fête. 

Dans les deux cas, c'est une fête à laquelle je participe activement, je me suis dit que j'allais tenter de la partager avec vous, et – qui sait? – peut-être vous y entraîner.

Aujourd'hui, je vous parle du samedi 23 juin.

Cela s'appelle «Sur les feuilles», et c'est organisé par l'Association des Amis de Bernard Campiche éditeur (AABCE), qui investissent tout un village, Perroy, sur la Côte vaudoise.

image

Perroy, détail: l'entrée du Château (photo Tourisme suisse)...

image

...et la vue au sud (photo Georges-Henri Dépraz)

Si vous ne savez pas qui est Bernard Campiche (mon éditeur, mais je suis en bonne compagnie, nous sommes plus de cent auteurs à son catalogue), je vous invite à aller visiter son site.

image

Bernard Campiche (photo Philippe Pache)

Campiche est un artisan, qui travaille seul, et qui réussit à publier des livres parmi les mieux faits de Suisse romande. Les contenus sont aussi bien choisis, il faut croire, puisqu'au cours de ses 26 ans d'existence, ses auteurs ont récolté près de 70 prix littéraires, quatre en cette seule année 2012, dans une région du monde où les prix littéraires ne courent pas les rues.

Il y a quelques années, des auteurs et des amis ont fondé l'AABCE qui, après avoir sommeillé quelque temps, déploie depuis trois ans (surtout grâce à son vice-président, Georges-Henri Dépraz) une activité qui tient du frénétique.

Elle organise des cycles de lectures d'auteurs.

Elle anime un petit stand au Salon du livre de Genève, cette année nous y avons fait, nous les auteurs, des «lectures chuchotées», à voix basse comme il se doit, à deux ou trois personnes, qui se sont souvent multipliées en sept ou huit, serrées autour de l'auteur. C'était super.

image

Une lecture chuchotée (photo Georges-Henri Dépraz)

Elle organise les écrivains dans cette manifestation merveilleuse que sont Les Livres sur les quais de Morges, où quelques deux cents auteurs se retrouvent pendant trois jours au bord du Léman, et ont avec leur public un contact d'une cordialité sans pareille.

Et enfin, c'est là que je voulais en venir, il y a «Sur les feuilles», une journée tout entière dédiée à la littérature, mais une littérature entendue au sens large: on parle de livres, certes, mais il y a aussi de la musique, du théâtre, de la bonne bouffe et des boissons en tous genres.

Cette année, c'est-à-dire samedi prochain le 23 juin, l'AABCE est reçue par la Bibliothèque de Perroy, un village vigneron de La Côte, dont je vous invite à consulter quelques photos.

image

Et puisqu'il s'agit d'un village vigneron, les caves seront ouvertes aux visiteurs. D'ailleurs tout le village, du château du XIIIe siècle à l'église en passant par la bibliothèque et, bien sûr, par les rues et les places, sera investi par cette fète poétique, littéraire, théâtrale, musicale, culinaire.

image

Perroy, village (aussi) vigneron (Photo Tourisme suisse)

Voilà! Ce serait une bonne occasion de se retrouver entre cukiens géographiquement proches, non? Et si les lointains veulent faire le voyage… Ils seront accueillis bras ouverts.

Je vous donne ici le programme, n'y soulignant qu'une chose: la création par François Rochaix et Laurence Montandon d'un inédit de Michel Viala, “SDF” – cela vaudrait le déplacement rien que pour cela.

image

Cliquez sur l'image pour voir le programme complet, et aussi la manière la plus simple d'arriver à Perroy, par transport public ou en voiture

 

PS. En me cherchant des noises, on pourrait dire que cette contribution est de la publicité. Deux choses. a) Cette journée est entièrement gratuite, tout le monde est bénévole, elle ne rapporte pas un sou, à personne. b) La globalisation fait courir de tels dangers à la culture, et notamment à des gens comme Bernard Campiche, éditeur artisanal hors des circuits, que même si on lui fait un peu de publicité, je considère que c'est là une oeuvre de salubrité publique.

PPS. Lundi prochain, je vous raconterai une histoire, pour vous parler de l'autre fête, celle à Voltaire.

9 commentaires
1)
Filou53
, le 18.06.2012 à 08:18
[modifier]

Bonjour.

Belle initiative…

hélas un peu loin de ma petite Belgique (surtout que je ne suis pas motorisé)

Mais l’info valait la peine d’être partagée.

Merci Anne

2)
zit
, le 18.06.2012 à 09:19
[modifier]

Ah bin oui, dommage que je ne puisse pas venir non plus!

Une journée qui commence à 10h par Accueil des auteurs et Ouverture des stands des vignerons, et puis rien d’autre jusqu’à 11h30, ce qui laisse une heure et demie de dégustation papillaire avant d’entamer les dégustations auditives, ça donne envie…

z (« Le vin est un liquide rouge, sauf le matin, quand il est blanc », je répêêêêêêêêêêête : au dessus du bar, dans un petit établissement que je fréquente de temps en temps)

PS : j’ai fait découvrir Le trajet d’une rivière à une voisine claveciniste. Non seulement elle a été ravie de rencontrer « tous ses copains » en vrai, mais elle a bien l’intention de l’offrir à des collègues, qu’ils puissent en profiter aussi.

4)
Saluki
, le 18.06.2012 à 11:52
[modifier]

Pub’

Que voilà prononcé un gros mot en trois lettres !
Je dirais plutôt que, cette humeur, c’est une transmission d’information importante. La pub “licite” dans ce cas.

Bon, que ce ouiquende soit moins arrosé d’eau du ciel que des produits du cep.

5)
Saluki
, le 18.06.2012 à 14:51
[modifier]

Désolé pour le hors-sujet, mais je ne peux m’empêcher de le faire…

Il y a une grève chez Radio-France, pour un motif sans doute légitime.
Conséquence : que du bonheur pour les Zoditeurs car, sur France-Musiques, il n’y a que …de la musique !

Profitez !

6)
Lémanic
, le 18.06.2012 à 16:58
[modifier]

et pour continuer après le concert de M. Bühler, la fête de Rolle vous tendra les bras, avec notamment un stand de la commission communale d’intégration suisses-étrangers qui promet des dégustations pour le moins intéressantes. Après la culture littéraire, la culture culinaire ! A samedi

7)
Anne Cuneo
, le 18.06.2012 à 18:34
[modifier]

PS : j’ai fait découvrir Le trajet d’une rivière à une voisine claveciniste. Non seulement elle a été ravie de rencontrer « tous ses copains » en vrai, mais elle a bien l’intention de l’offrir à des collègues, qu’ils puissent en profiter aussi.

Hors sujet un peu, mais en plein sujet tout de même: ce sont les musiciens qui font vivre ce livre, qui fêtera l’année prochaine ses vingt ans. Beaucoup de livres, à cet âge-là, sont morts, c’est-à-dire relégués aux rayons du haut, presque hors d’atteinte. Mais les musiciens, et notamment les clavecinistes qui trouvent là une des clés des morceaux qu’ils jouent, continuent à se le passer. Ce n’était pas prévu au départ, mais les livres, c’est comme les enfants, une fois qu’on les a mis au monde, ils ont une vie propre, indépendante de leurs parents.

Pour revenir au sujet au sens strict, ce livre doit d’exister à Bernard Campiche: sa maison d’édition avait cinq ans, et tout le monde l’a mis en garde contre la publication d’un livre aussi épais. Ça allait le ruiner. Mais il a eu confiance. Il croit en ses auteurs. Une bonne raison de plus pour faire la fête, non?

8)
Migui
, le 18.06.2012 à 22:17
[modifier]

Excellent!

Quel dommage que la distance et mon emploi du temps ne me permettent pas une telle visite!

La combinaison que j’aime: les livres et leur auteur, un bon verre de vin dans une main et une assiette dans l’autre…