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Je ne suis pas fier de notre humanité

Samedi, 14 heures.

Nous allons à la Migros d'Yverdon, Madame K et moi pour faire nos courses de la semaine.

Juste pour le contexte: Madame K est avec ses deux enfants, 5 et 7 ans, moi avec mes deux plus petits, 6 et 12.

Nous sommes à la caisse de ce magasin qui est une "mère" pour tout Helvète.

Madame K sort sa carte EC Direct, et l'entre dans le lecteur de la caisse à laquelle nous passons.

Elle tape bien évidemment son code, comme nous le faisons chaque jour, lorsque nous faisons une emplette.

Une heure plus tard, nous entrons dans un musée lausannois.

La banque Raiffeisen permettant d'entrer gratuitement dans la plupart des musées suisses, nous sortons, Madame K et moi-même, nos deux cartes bancaires.

Sauf que Madame K ne trouve pas sa carte, qu'elle a oubliée, nous nous en rendons compte assez vite, dans le lecteur de la caisse X de la Migros Chamard, à Yverdon.

Nous téléphonons au magasin (merci iPhone et ta recherche de numéro) et demandons si notre carte a été trouvée.

Rien.

Nous téléphonons ensuite immédiatement à la Hot Line "blocage de carte de Suisse qui a paumé son précieux bout de plastique" pour couper les pieds à celui qui aurait éventuellement retrouvé notre carte.

Ceci fait, nous continuons notre visite.

Le soir venu, comme tout bon Suisse qui se respecte, nous nous lançons dans nos paiements.

Le moment  venu de passer ces derniers, Madame K se rend compte qu'elle ne dispose que de la moitié de son salaire.

Gasp.

Vite, allons sur le site de la banque, et voyons ce qui s'est passé.

Aux allentours de 15 heures, en deux fois, un individu s'est emparé de la moitié de son salaire.

Qu'est-ce que cela signifie?

Qu'un gars (je n'imagine même pas que ça puisse être une femme) nous a observés, a bien vu le stress dans lequel nous étions, Madame K et moi avec nos 4 petits, s'est dit "de Dieu, voilà des proies faciles", a regardé de loin (comment a-t-il fait?) le code qu'entrait Madame K en se disant que nous allions peut-être oublier la carte.

Il s'est ensuite rendu au bancomat le plus proche afin de se servir sur le compte d'une famille, sans le moindre scrupule.

Eh bien ça me débecte.

Nous allons, elle et moi nous en sortir.

Sûrement, mais ça ne va pas être facile.

Imaginons que cette même mésaventure soit arrivée à une famille qui n'avait absolument aucune marge de manoeuvre.

Ce genre d'histoire est bon pour la mettre dans la dèche absolue.

Les gens qui ont volé Madame K sont de piètres lâches dégueulasses.

Ils me font horreur, ils me dégoûtent.

Alors... Faites gaffe!

51 commentaires
1)
Krynn
, le 31.10.2011 à 01:14
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Wow, ca c’est vraiment pas drôle!!

Perso, je ne pense pas que ca soie une coïncidence. Perso, j’avertirai la Migros d’Yverdon afin de voir si il y a eu d’autres cas similaires. De plus, ils ont peut-être des cameras (avec un peu de chance). Ensuite, il faudrait poser plainte. Si jamais il (ou elle) se fait coincé.

C’est vraiment ce genre de chose que l’on ne souhaite pas qu’il nous arrivent.

2)
iker
, le 31.10.2011 à 02:46
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François, je compatis à votre situation, et pour avoir connu quelque chose de comparable, je comprend l’état de fébrilité dans lequel ça peut précipiter la personne qui en est victime.

Mais il existe toute une série de protection du client de la banque, d’assurances, qui devrait prendre en charge les dépenses.

Laisse moi te compter ce qui m’est arrivé une fois, il y a vingt ans, en avril 1991 quand je travaillais à Paris.

C’était un week end, je venais de rentrer dans l’après-midi de Prague avant un passage à Berlin où je retournais fréquemment depuis la chute du mur, un an et demi plus tôt. J’avais passé quelques jours à discrètement former à la PAO des journalistes des nouveaux médias libres de la gauche indépendante, derrière ce qui n’était déjà plus le rideau de fer… Depuis plusieurs mois, je parcourais trois à quatre mille kilomètres par semaine. Entre Paris, l’École de journalisme de Lille, et au quatre coins de l’Europe.

En neuf mois à Paris, j’avais connu trois mois de canicule, un passage brutal de l’été à l’hiver… et un hiver froid, mais alors vraiment très froid avec des températures inférieures de 20° avec celle que j’avais l’habitude de rencontrer chez moi.

C’était ma première année que je passais autant de temps éloigné de mon Pays Basque natal, pays au climat tempéré, été comme hiver, où je résidais normalement, et retournais me ressourcer trois ou quatre jours toutes les deux semaines. Mais cet hiver là m’avait amené à parcourir l’Europe de long en large, en particulier vers les satellites en cours d’émancipation de l’Union Soviétique ou vers la Scandinavie. Accentuant ce sentiment pénible d’un climat qui n’était décidément pas celui de la côte Basque, avant les grands changements climatiques des vingt dernières années que nous avons connus depuis.

Après avoir déposé sur le passage mes bagages porte de Gentilly, dans mon appart glacial à deux pas de la station Lénine (histoire de ne pas de dépayser), je décidais de m’aérer l’esprit. Lorsque j’étais à Paris un dimanche, ce qui était rare, j’allais m’aérer l’esprit du côté du Quartier latin, des “Champs” ou de l’Opéra.

Initialement je devais m’exiler à Paris que quelques semaines, après avoir dormi un mois à l’hôtel, j’en étais à ma quatrième sous-location.

Et cette fois, c’était le pompon, un appartement modeste des années trente, minuscule, en banlieue rouge aux portes de Paris, à la jonction de la nationale 10 et du périph, l’enfer auditif, aussi peu isolé phoniquement que thermiquement. Au point que même quand le chauffage nucléaire était à fond le thermostat, il faisait plus froid dans l’appart, que dans le frigo. Avec des factures astronomiques pour “chauffer le dehors” comme disent les Québequois. Une vraie plaie cet appart, je n’avais qu’une hâte, c’était de le fuir le plus vite possible.

J’avais besoin de voir du monde et me vider l’esprit derrière des bruschettas et du pain au beurre d’ail, chez Pi…a h…tt, avant de me faire une séance de cinoche, boulevard des italiens. Là au moins, il y avait le choix.

J’avais garé mon scooter sur le trottoir entre la pizzeria et le cinéma que j’avais retenu, pour aller choisir un film, parmi la trentaine de salles qui se trouvaient là, à proximité de l’Opéra. Histoire de me détendre, et n’ayant à peu près aucune idée sur le contenu, mon choix s’était porté Jody Foster et Anthony Hopkins dans “le silence des agneaux”.

Bien que ce fut un dimanche soir, malgré le froid, il y avait une foule considérable sur les trottoirs, du boulevard.

Toujours à l’affut d’une situation cocasse ou inédite, je m’amusais à observer les gens autour de moi. J’étais intrigué par le manège d’un quidam, d’à peu près mon âge, dont la veste ample matelassé couleur mastic n’aurait pas dépareillé dans la capitale de la Bohème que je venais de quitter. Il semblait ne s’intéresser ni aux affiches, ni au cinéma. La salle de mon film était en train de se vider, et je m’apprêtais à rentrer, mais lui semblait attendre quelqu’un à la sortie de la salle et donnait l’impression d’observer attentivement les passants pour tromper le temps… dans d’autres circonstances, j’y aurait prêté davantage attention.

Nous venions de passer à l’heure d’été, mais les journées étaient encore courtes, et décidement, cet hiver était interminable, le froid glacial s’était abattu à nouveau sur la ville.

Je dois dire à cet instant que dans le genre film pour se vider, mon choix manquait de pertinence. J’étais un peu sonné par l’enchaînement des scènes d’Hannibal Lecter, de Buffalo Bil qui dépèce ses victimes pour en faire des vêtements, du maton en chef aux méthodes sadiques. Tant et si bien qu’en sortant de la salle je ne prêtais immédiatement attention au quidam de tout à l’heure. Bizarrement, deux heures plus tard, il était encore là, à la sortie du film. Il devait se cailler comme ça dans la rue, peut être était il sorti d’une autre séance, un peu avant la mienne ?

Pensif et même sous le choc du film, ce qui m’arrive rarement, me dirigeant, vers mon scooter, je n’arrivais pas à détacher mon antivol du poteau où j’avais accroché la roue arrière de mon scooter, lorsque il était là, à deux pas, me toisant, m’interpella sur le scooter, il avait l’air branché et de s’y connaître un peu. Me posant deux-trois questions : c’était un Cosa de chez Piaggio, qui venait juste de sortir, quelques semaines plus tôt, et j’en avais eu la primeur.

La séance s’était terminée vers 21 h 30-35. Après l’échange de quelques banalités, je rentre chez alors dans ce qui me tient lieu de congélateur résidentiel… .

Le film m’avait mis dans un drôle d’état, à la limite du malaise. Je n’avais qu’une hâte, retourner le plus vite possible “chez moi“. La dizaine de kilomètres me paraissait interminable, j’étais à la limite de la nausée. Sitôt franchi le pas de la porte, et je tombais dans les pommes quelques instants, j’étais secoué de mouvements de fièvre. Je me réfugiais sous une triple couche de couette… assailli par les scènes du film.

Bref, je n’étais pas dans mon état normal, et finissais par sombrer dans un sommeil agité vers 23 h 30, pour me réveiller à peine dix minutes plus tard. Brûlant et tremblant à la fois, trempé de la tête aux pied, avec un rêve étrange, qui se déroulait dans une bande dessinée.

Ça se situait dans une planche de Tintin, où un pickpocket aux puces de Montreuil, tente de lui arracher son portefeuille. Mais à bien l’observer, était-ce bien Tintin ?

Bizarrement, avec son pantalon de golf et son pull bleu, Tintin portait par dessus un blouson en cuir, en tous points identique au mien et hormis la houpe et la couleur des cheveux, me ressemblait traits pour traits… Sur la vignette d’à côté, le capitaine Haddock semblait se précipiter vers moi en menaçant de m’assommer avec un parapluie, et déversant un tombereau d’injures “graine de vaurien de sacripan de chapardeur de coupe-jarret d’Anthropopithèque”. Le parapluie s’abattit finalement sur un passant que j’étais en train de croiser dans le marché bondé et qui avait comme un air familier avec le mec du cinéma, avec la même veste ample matelassée couleur mastic.

“Nom de d…” (mes expressions sont nettement moins imagées que celles du capitaine Haddock)… je m’arrachais, fébrile et en nage, de ma couette, me précipitais vers mon blouson pour vérifier le contenu de ma poche intérieure… Peut être était il tombé dans ma chute en arrivant… non, décidément, après avoir passé l’appartement au peigne fin, il fallait bien le reconnaître… je m’étais fait piqué mon portefeuille par un mec dont je ne souvenais même pas qu’il m’ait approché à moins de cinquante centimètres. Ma conscience n’avait rien vu, rien senti… mais on mon inconscient, lui, savait.

Dans la vraie vie, la scène n’avait durée qu’une fraction de seconde, mais suffisamment pour qu’il m’ait subtilisé mon portefeuille et tout ce qu’il contenait, carte d’identité, passeport, permis de conduire, carte bleue perso, ma carte bleue professionnelle, carte plein ciel air inter et air france pour l’abonnement à une époque où je prenais l’avion à travers l’Europe et la planète, deux fois par semaine, carte fnac, et toutes les cartes possibles et imaginables à l’exception de ma carte de presse environ trois cent francs, des quelques dizaines de deutsche mark, koruna česko-slovenská, pesetas, pour les taxis, quand je débarquais chez les voisins. Surtout quelques photos auxquelles je tenais aussi, les derniers exemplaires de souvenirs précieux qui ne restent plus que quelque part, gravés au fond de ma mémoire. Et cela était plus précieux que tout le reste. Il fallait que je les retrouve.

À l’époque, il n’y avait pas de téléphones portable, ni ligne fixe dans l’appart. Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit… c’est la première fois que je me faisais tout dérober, j’avais l’impression de me retrouver à poil, à 800 km de mon véritable domicile, au Pays Basque, dans une ville et un climat hostile, sans la moindre thune. Mais heureusement, j’y avais ce qui était alors mon principal travail, dans un grand groupe de presse parisien. Après une nuit blanche, le lendemain matin je faisais bloquer mon compte et la totalité de mes abonnements, ça prend un temps fou ces trucs là… deux jours plus tard, mon agence bancaire commençait à m’informer quotidiennement des usages frauduleux de ma carte, que je pouvais suivre à la trace. J’étais sorti du cinéma à 21 h 30, le premier achat était horodaté à 21 h 48, au drugstore opéra. Le pickpocket avait été acheter quelques minutes avant la fermeture, deux briquets Cartier à 4 500 francs pièce, soit 9 000 balles l’équivalent de deux mois de SMIC (le salaire minimum) de l’époque … sans provoquer de surprise de la part de la vendeuse.

Je décidais de traquer mon pickpocket, à commencer par interroger la vendeuse. Déjà à l’époque, l’invention de Roland Moreno, faisait que la plupart des transactions par carte bancaire, en France en tout cas, se faisaient avec le code et des terminaux de paiement automatisés. Ce n’était pas le cas à l’étranger.

Mais bizarrement, au drugstore Opera, ce soir là, le lecteur de carte “n’était pas en état de marche”, et la vendeuse avait ressorti du placard, ce bon vieux “fer à repasser” avec les petits fiches manuelles avec le papier carbone. Et tout aussi bizarrement n’avait pas jugé utile de vérifier l’identité de l’homme qui trainait régulièrement à deux pas de sa boutique, et qui venait de s’offrir non pas un mais deux briquet de valeur juste avant qu’elle ne ferme boutique.

Manifestement il y avait de la complicité dans l’air.

Mais il était hors de question de retirer de l’argent avec dans les distributeurs, à l’époque j’avais la possibilité de choisir mes codes, et je les avais unifié et laissé dans un coin de mon esprit dont j’étais le seul à conserver la clé.

Le soir même, quelqu’un faisait le plein de l’essence dans le XVIIIe arrondissement, et tous les deux ou trois jours, il y revenait. Les jours suivants, il y avait plusieurs fois par jour des achats pour des sommes toujours inférieurs à 150 francs (± 22 euros), entre la place Clichy et la porte de Clignancourt, chez les petits commerçants et les supermarchés du quartier, pendant une quarantaine de jours. Il y en avait pour environ mille francs par jours, toujours sur des planches à repasser, jamais sur des terminaux sécurisés. Il s’arrêta brusquement d’utiliser la carte. Avait-il était arrêté ? En remontant la trace, je m’étais rendu compte que celui qui faisait ses achats ne ressemblait pas du tout physiquement au voleur initial. Bref, ma carte avait été vendue, et avait servie à d’autres, selon un mode opératoire connu des services de police.

La plaisanterie à coûté plus de 47 500 francs (7 000 euros d’aujourd’hui, mais à l’époque, c’était l’équivalent de dix mois de SMIC, de quatre à cinq mois de salaire de journalistes ou maquettistes auprès desquels je travaillais. C’était considérable).

On ignorait tout de ces arnaques à la carte bleue, mais le client lambda ignorait qu’il y avait une procédure d’urgence pour de tels cas.

J’ai eu la chance qu’à part devoir refaire tous mes papiers, et la perte irréversible de mes photos, du point de vue bancaire, ça ne m’ait rien coûté, si ce n’est une belle frayeur rétrospective, de voir mon compte se vider pour passer dans le rouge, au point qu’il fallut externaliser ces dépenses à partir de l’heure même de mon vol, sur un compte à part.

Bien qu’étant le plus souvent à moins 800 bornes de mon agence, mon banquier avec lequel j’entretenais alors les meilleures relations, m’avait fait prendre en charge par l’assurance pour l’utilisation frauduleuse de ma carte. Il avait créé un sous-compte où l’on voyait tous les jours les opérations passer, vérifiable et traçables sur “minitel” (oui, l’internet non plus n’existait pas).

Le système français faisait qu’on était protégé contre ce genre de pratique, déjà à l’époque, en tout cas dans ma banque mutualiste. Ça c’est généralisé par la suite à toutes les banques françaises, la “carte bleue” étant un système unifié à l’échelle de l’Hexagone.

Ça a bien changé depuis, maintenant c’est ma banque qui me rackette mensuellement de très nombreux frais, tous aussi invraisemblables les uns que les autres. C’est toujours la même banque, elle est toujours mutualiste, à ce qu’on dit, et son slogan est “une banque à qui parler“, mais qui manifestement ne vous entend pas.

Il y a vingt ans, le mur de Berlin venait de tomber, aujourd’hui le mur de l’argent est en train d’imploser de toute part.

Désormais, les pickpockets n’ont pas besoin de m’attendre à la sortie du cinéma pour me faire les poches, et ils le font en toute impunité, au cœur même du système bancaire. Mais c’est une autre histoire… 

3)
Diego
, le 31.10.2011 à 06:44
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Mer…, c’est le coup dûr ça !

A mon avis, puisque le vol à eu lieu à une date où il était fort probable que le compte soit bien approvisionné et à moins que le code ai été tapé “au vu et au su” de tous, tu es tombé sur un groupe organisé qui n’en avait pas besoin.

Pour mémoire, l’encodage DES 320 bits qui “protège” le code “sur bande magnétique” de nos cartes bancaires à été craqué en 1998 par un certain Serge Humpich. Depuis, il n’a pas été modifié, mais doublé par une puce qui, elle, n’est semble-t-il pas craquée. Par contre, il existe encore ici et là des bancomats qui ne lisent pas la puce mais se basent uniquement sur la bande magnétique.

A bon entendeur …

4)
pilote.ka
, le 31.10.2011 à 06:53
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Bien que ce fut un dimanche soir, malgré le froid, il y avait une foule considérable sur les trottoirs, du boulevard.

Ton talent de narrateur fait tout.

5)
Inconnu
, le 31.10.2011 à 07:31
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Pas de bol, François, je compatis à vos soucis. En France, on est bien protégé contre ces gens là, comme l’explique Iker.

Le pire truc, c’est la duplication d’une carte ou plutôt de la piste magnétique, reliquat des années 70, parce que la puce, faut s’accrocher pour la dupliquer. Et avec une “2e carte’ dans la nature, tu fais pas opposition au début, tant que t’as pas vu passer ces dépenses bizarres.

Comme je bourlingue à travers le monde depuis des années, je fais hyper gaffe à ma carte et je la laisse jamais hors de vue, ou que je sois, en France comme ailleurs. Je touche du bois, aucun souci jusqu’à présent.

6)
Tom25
, le 31.10.2011 à 07:44
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Désolé pour vous, sincérement. Je pense que le gars l’a volée, il n’observe pas les codes en espérant que le client oublie sa carte, ce qui arrive très rarement. Et quand c’est le cas, elle est récupérée par le client suivant. Donc que Mme K ne s’en veuille pas, elle n’a pas fait d’erreur. Et quand bien même, une bourde ne devrait pas engendrer de tels frais.

Pour ce qui est du voleur, je ne pense pas qu’il vous voit comme une famille simplement en équilibre financièrement mais comme des salauds de riche, ou sinon tout simplement comme des proies.

A la foire de Paris il y avait un stand de la Police. Ils expliquaient qu’il fallait mettre une gommette pour masquer les 3 chiffres au dos de la carte bleue. Parfois, les vendeuses faisait mine de retourner la carte pour la frotter prétextant qu’elle passait mal et relever les fameux 3 chiffres. Le n° de la carte bleue apparaissant complet sur le ticket, elle avait toutes les infos qu’elle pouvait revendre à un réseau.

7)
Roger Baudet
, le 31.10.2011 à 08:24
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Ma carte de crédit a été piratée deux fois cette année. La neuve n’aura pas fait le mois. Je ne l’avais pas égarée, il s’agit d’un piratage pur et simple. Mon voisin s’est également fait pirater sa carte récemment.

Pour les cartes de crédit, il n’y a pas de soucis si on peut repérer et contester les payements frauduleux à temps. La première fois, les payements ont été annulés immédiatement. Cette fois-ci (en fait, samedi), ce sera un peu plus long, car étant absent, je n’ai vu la malversation que plus tard.

Dans ton cas, François, je ne sais pas comment cela va se passer puisque la carte a été “égarée”. Bon courge et tiens nous au courant.

8)
ckfd
, le 31.10.2011 à 08:46
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Brrr.. cela fait froid dans le dos. Vous êtes très courageux.

Je me souviens avoir retourné une carte bleue que j’avais trouvée dans mon quartier étant petit. Grisé par des phantasmes de détective en herbe ( Merci Magnum, ou Agatha Christie je ne sais plus) je m’étais mis à la recherche de la personnes inscrite sur la carte.

Après moultes recherches sur les boites aux lettres du quartier, j’avais enfin retrouvé mon “suspect” à quelques encablures.

Mon plus grand plaisir à été de voir le visage de cet homme étonné de voir un ptit gars devant son perron avec sa carte bleue tenue innocemment dans ses mains. J’ai eu droit à un grand merci et à 10 francs ( c’était beaucoup de carembars, de malabars et autres douceurs).

Ce jour là avait vu 2 heureux. Autres temps, autres moeurs.

9)
Tom25
, le 31.10.2011 à 09:44
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Moi aussi il y a 3 ou 4 ans j’avais trouvé un porte feuille au milieu de la route sur le chemin de l’école de mes enfants. Je l’ai ouvert et la maison correspondante était à quelques dizaine de mètres. Je l’ai ramené au Mr qui m’a dit « Merci, c’est celui de ma femme, elle avait dû le poser sur le toit de la voiture et démarrer en l’y laissant. ». Je n’ai pas eu de carembars

Et une fois j’avais laissé ma CB dans un distributeur automatique de vidéoclub, la personne a retrouvé mon n° de tél et m’a appelé. J’y suis allé avec une bouteille.

Il y a plus de gens corrects que de malhonnête, et heureusement car malgré tous les beaux discours qu’on entend à longueur de journée sur la sécurité, je ne donnerais pas cher de notre peau à tous si on se mettait à devenir peu scrupuleux en masse.

10)
ysengrain
, le 31.10.2011 à 10:07
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Je ne connais pas les règles de fonctionnement suisse, mais en France, toute fraude à la carte bancaire est assurée par l’organisme qui a délivré la carte. J’ai raconté sur cuk, comment mon compte iTunes a été piraté: j’ai été remboursé, non par Apple, ne rêvons pas – Apple admettrait ainsi que la fraude est possible ce qu’elle dénie jusqu’à maintenant – mais par ma banque.

Quelques mois plus tard, une escroquerie à la (nouvelle carte) – achat de pièces détachées pour une voiture en Irlande, où je n’ai jamais mis les pieds – m’a aussi été remboursée par la banque.

À propos de Serge Humpich que cite Diego en 3., voir ici

Si j’étais banquier, je ne serais pas fier de ce qui a été fait à cet homme.

11)
djtrance
, le 31.10.2011 à 10:45
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François, je comprends parfaitement ce que tu veux, à quelques points près:

Cela m’est arrivé il y a un tout petit peu plus d’un mois… J’arrive aux distributeurs de tickets CFF à la gare de Lausanne (ceux dans le grand hall, en face de la boulangerie), m’apprêtant donc à acheter un billet de train. J’arrive avec une intuition, comme quoi l’appareil est piraté: je regarde autour de moi, compare les différents distributeurs. Tout est OK! J’insère la Maestro, compose mon code (en le cachant avec mon autre main) et prends mon billet.

Tranquille… La semaine suivante, j’arrive dans le Sud de la France, impossible de payer avec la Maestro et pire: elle est m’est retenue à un distributeur. J’appelle ma banque où me dit que c’est une simple question de sécurité, pas de soucis, je vais en recevoir une autre.

Le lendemain, ayant une seconde carte Maestro, je veux effectuer des achats avec: refusé! J’appelle à nouveau et là, on me dit que j’ai été piraté… Un petit Koweitien a vidé mon compte! Je me suis retrouvé donc à 600 Km de chez moi, sans tunes!

La banque a clairement identifé l’appareil sur lequel cela s’est passé (et en même temps, je ne me suis présenté qu’une seule fois à ces distributeurs), il était donc facile pour moi de savoir où cela s’était passé.

J’ai été remboursé, mais seulement après avoir porté plainte à la Gendarmerie (pas à la Police). Donc François, Madame K doit déposer plainte si tu veux récupérer l’argent!

12)
Inconnu
, le 31.10.2011 à 11:49
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Tom25: il n y a plus les 16 chiffres de la carte sur les tickets en France depuis quelques années

13)
iker
, le 31.10.2011 à 11:49
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En effet François, tout repose sur la plainte à la police, préalable à toute prise en charge.

Pilote.ka, l’accumulation des virgules, des concordances des temps aléatoires, des conjugaisons hasardeuses et des copier-coller pour rédiger un message au milieu de la nuit du fond de son lit, sur un iPad ne saurait être une preuve de talent, mais de fatigue ;-)

Le seul talent consiste alors à repérer les fautes de frappes et surtout les incongruités de correction, comme quand le correcteur propose “prépuce” à la place de “preuce”.

Sinon, pour le talent, il y a Montand

14)
Foyan
, le 31.10.2011 à 11:53
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Mais pourquoi diable le voleur de la carte de Madame K. s’est-il contenté de ne “ponctionner” que la moitié du crédit en compte ? Manque de temps ? Limite quotidienne/hebdomadaire atteinte ?

15)
Saluki
, le 31.10.2011 à 11:56
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Bonjour à tous ceux qui se sont fait arnaquer, cambrioler, escroquer,… mes frères !

Il est arrivé à peu près la même chose à Madame Saluki il y a quelques années. En fait elle avait dû être observée à la caisse de la supérette du coin, juste avant la fermeture à 21h, suivie de loin et attaquée dans le noir quand elle était dans la cour de notre immeuble parisien.

L’assurance n’était pas automatique en ce temps là : débits du maximum de retraits sur 3 ATM avant qu’elle ne fasse opposition, achat de tickets de métro !!!. Soit le maxi des débits mensuels de sa carte “Premier”… J’étais à 800 km et j’ai dû lui dire quand elle fut remise et m’a appelé de faire opposition et d’aller porter plainte.

Le comble, puisqu’on lui a arraché son sac, ce sont les keufs du commissariat central de notre arrondissement : dur de les déranger pendant un match de foot, et puis quelle idée d’avoir un sac Saint-Laurent, un stylo Cartier, un Palm … Un quoi? Sûr qu’un pochon en PLA (vous savez le truc issu du maïs que j’ai promu dans les années 2000 et bio-dégradable…des fois) aurait autant fait l’affaire. Encore un peu qu’on ne lui ait pas arraché une dent en or, mais elle n’en a pas.

La BNP ne l’a jamais remboursée : pour elle, il n’était pas possible que le n° de code n’ait pas été donné ou laissé deviner.

16)
Gokart
, le 31.10.2011 à 12:45
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Arnaque classique aux caisses de supermarchés :

– un complice dans la queue à la caisse observe et note le code confidentiel que l’utilisateur compose sans se cacher suffisamment

– un pickpocket subtilise la carte avec habileté à la sortie du magasin

C’est une technique bien rodée de certaines bandes de (souvent) jeunes délinquants (immunité judiciaire quasi garantie)…..

C’est aussi une pratique très connue de nos services de police en France, à tel point que des équipes spécialisées ont mis en place des techniques informatiques de surveillance de certains supermarchés “sensibles”.

En gros les comptes bancaires des clients du supermarché sont analysés en temps réel dès le paiement à la caisse. Si dans les heures qui suivent des sorties ou retraits d’espèces à un DAB inhabituelles sont constatées, le client est contacté personnellement pour savoir s’il est toujours en possession de sa CB et s’il a réellement effectué ces retraits lui-même….

C’est d’ailleurs ce qui est arrivé très récemment à un de mes voisins qui a été très surpris qu’on lui apprenne le vol de sa CB quelques heures avant par un pickpocket alors qu’il ne s’en était pas encore rendu compte ! Entre temps quelques milliers d’euros s’étaient évaporés….

Motif de la cyber-surveillance : arrivée récente d’une colonie de gens du voyage dans la région proche. No comment !

17)
Gokart
, le 31.10.2011 à 12:55
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J’ajouterais que , si le vol est avéré, la police utilise alors les bandes de surveillance video du supermarché à l’heure précise du paiement à la caisse pour repérer les “individus suspects” proches du client…

Cette technique donnerait, parait-il, de bons résultats et des bandes ont pu être arrêtées….

20)
Matkinson
, le 31.10.2011 à 13:27
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A l’UBS ils appellent le client lorsqu’il y a une dépense qui est faite et qui sort de l’ordinaire. J’ai apprécié leur vérification après que j’aie payé Adobe sur Internet, du boulot sérieux j’avais trouvé. Certes c’est surtout la banque que ça protège, mais ce sont égalemement d’éventuels tracas en moins.

21)
illianor
, le 31.10.2011 à 14:00
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Je compatis à votre (vos) histoire(s). J’ai une amie qui c’est fait subtiliser sa carte. Elle ne s’est rendue compte de la chose que trois jours plus tard. Ses économies c’étaient envolées et elle s’est retrouvée en plus avec un découvert de plusieurs milliers de francs. Au poste de la gendarmerie, ils ont réussit à lui faire perdre ses nerf et elle en est sortie en pleurs. La banque refusait tout remboursement car les retraits étaient effectués dans un des rares bancomats qui ne possèdent pas de caméra et que si son numéro ne pouvait être connu qu’à cause d’une négligence de sa part. Le pire étant qu’elle pouvait prouver sa présence dans le canton de Neuchâtel pendant le Week-end alors que les retraits on eut lieu dans la banlieue de Zurich…

Elle n’a réussit à se faire rembourser par sa banque que grâce à ses proches. Son père ainsi que plusieurs amis ont fait pression de résilier leurs compte et de changer leurs hypothèques de banque et une semaine plus tard elle était remboursée (l’affaire a duré plusieurs mois).

Donc Bonne chance à vous et en cas de problème n’hésitez pas à utiliser des moyens de pression que je trouve limite mais nécessaires!

22)
Tom25
, le 31.10.2011 à 14:05
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En France il n’y a plus les 16 chiffres (mais des xxxx) sur le ticket du client mais le commerçant, lui, a les 16 chiffres sur son ticket. Donc le caissier ou la caissière n’a qu’à recopier ces 16 chiffres et noter les 3 chiffres qu’il ou elle a lu.

Concernant la remarque sur les gens du voyage, j’ai discuté avec un ami de mes parents qui est juge, et il nous a dit qu’il voyait énormément et régulièrement ces personnes.

Il fut un temps, mais ça se tasse, on reprochait aux femmes qui se faisaient agresser de s’habiller « trop court ». Aujourd’hui on se fait presque reprocher d’utiliser son iPhone dans la rue ou le métro si on se fait voler. C’est bien un aveu d’impuissance de la part des force de l’ordre.

23)
THG
, le 31.10.2011 à 14:08
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Tout le monde s’est fait subtiliser un jour un portefeuille, une carte bancaire ou n’importe quoi d’autre. C’est une expérience désagréable, aller porter plainte et prouver sa bonne foi à son banquier l’est encore plus.

Mais de là à en faire étalage et remettre en cause l’humanité, il y a un pas que, personnellement, je n’aurais pas osé franchir.

24)
Gin.net
, le 31.10.2011 à 15:15
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Bonjour,

lectrice régulière, je ne suis pas sûre d’être jamais intervenue ici. Je crains qu’il ne soit arrivé à Mme K. la même mésaventure qu’à l’épouse d’un ami. Lors de son passage à la caisse, une jeune fille à la caisse voisine semble envoyer un sms ou consulter un message sur son téléphone équipé d’une caméra, comme à peu près tous les natels… Sur le parking, elle se fait bousculer. Elle dépose ses achats dans la voiture et retourne au magasin acheter des fleurs. Plus de porte-monnaie pour régler son achat, elle va immédiatement au service clients, demande à pouvoir téléphoner à sa banque. Le temps de le faire, son compte avait été délesté de sa limite de retrait à un bancomat de la région. Et c’était aussi pour sa pomme. Depuis, je pense à mettre une main devant celle qui compose mon code, pour limiter le risque. Mais ça me semble bien dérisoire.

26)
ysengrain
, le 31.10.2011 à 19:55
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Motif de la cyber-surveillance : arrivée récente d’une colonie de gens du voyage dans la région proche. No comment !

J’adore la généralisation et la mise en relation de cause à effet spécifique.

Est-ce qu’on peut sérieusement dire que ce qui vient d’être dit est une réalité ? Si les services de police le pensent, tous les gens du voyage doivent faire l’objet d’une surveillance rapprochée, sinon la police ne fait pas son boulot. Voilà aussi une belle généralité.

Il y a des brebis galeuses chez les gens du voyage, sans doute, mais que chez eux ?

Voilà une population qui est maltraitée dans tous les pays, au prétexte qu’ils sont singuliers dans leur manière de vivre. Les Nazis en ont assassiné des millions, les nervis d’extrême droite en Hongrie en massacrent, et Sarkozy, qui a oublié où sont ses origines, simplement pour faire plaisir aux électeurs du Front National, les stigmatise. Et maintenant sur Cuk ? je ne suis pas disposé à laisser passer ce genre de bêtise sans réaction.

Au cas où je me serais trompé dans la compréhension de tes dires Gokart, tu voudras bien rectifier le sens de ton propos en le précisant. Avec mes remerciements.

27)
Tom25
, le 31.10.2011 à 20:31
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J’attendais ce genre de réaction, d’où ma phrase à propos du juge.
J’ai des clients qui habitent vers Chaumont (52) et les habitants n’aiment pas voir arriver les gens du voyage pour leur regroupement. Personnellement je n’ai pas eu de problème avec eux, mais je ne veux pas jouer les bobos dans ma grande maison bien protégée en disant qu’ils ne font rien de mal. Sûrement pas tous non plus, mais le pourcentage de délinquant dans cette population passe pour être élevé.

Après, mais d’autres personnes en savent sûrement plus le sujet, je viens de recevoir ma taxe d’habitation qui vient s’ajouter aux impôts foncier. Quand je vais au camping, il me semble bien que je paie une taxe pour l’occupation du sol. En France, nous payons pour séjourner en un lieu …

28)
Smop
, le 01.11.2011 à 00:38
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Et ben, je n’aurais jamais imaginé que l’on donnerait un jour dans le fait divers sur Cuk ! J’ai connu des billets et des commentaires plus inspirés… Heureusement que la prose talentueuse d’iker-2 et la vigilance d’ysengain-26 relèvent un peu le niveau.

29)
Pierre.G.
, le 01.11.2011 à 01:40
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Je suis désolé comme tout le monde de cette mésaventure, mais le commentaire d’Ysengrain me force à réagir, ne pas parler de ce que l’on ne connaît pas et surtout pas revenir aux clichés éculés de ces pauvres malheureux persécutés, ici personne ne parle d’eux, mais bien des Mercedes et autres Porsche attelées à des caravanes qui laissent des tonnes (eh oui…) de déchets derrière eux dont quantité d’emballages de matériel volé et qui refusent de se plier à nos règles de savoir-vivre, je suis donc Tom et l’approuve dans ses propos. ps.J’invite volontiers Ysengrain ou tout autre dubitatif à venir nettoyer après eux, et là moi je sais vraiment de quoi je cause.

30)
THG
, le 01.11.2011 à 07:40
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Ma femme qui est infirmière libérale va régulièrement prodiguer des soins chez les “gens du voyage”. Difficile quand même de ne pas se poser de questions quand on va chez un type qui bénéficie de la CMU mais qui a un Porsche Cayenne garé à côté de sa caravane. La fabrication de paniers d’osiers, ça rapporte, dirait-on…

32)
zit
, le 01.11.2011 à 08:52
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C’est vraiment un pays peu sûr, la Suisse : effraction de voiture à la balle de tennis, escroquerie à la carte bancaire, je vais aller mettre mon argent sale ailleurs… Ah, on me souffle dans l’oreillette que je n’ai même pas d’argent propre, tant pis…

Quand à l’humanité, elle a bon dos. Mââââââme K. a été victime d’un acte de reprise individuelle, malencontreusement dirigé à son insu, malencontreusement contre une cible erronée, entendez trop faible, facile.

Et si je compatis sincèrement à la mésaventure contée ici, je n’en ai pas moins de l’admiration (admiration n’est pas vraiment le mot qui convient, mais c’est le premier qui me vienne à l’esprit) pour certaines personnes qui subviennent à leurs besoins (et plus si possible) dans l’illégalité la plus totale, certes, mais sans que la moindre violence soit exercée à l’encontre des victimes. Il va sans dire que je serais aussi quelque peu chagrin si la même mésaventure arrivait à ma compagne, mais je n’irais pas pour autant m’acheter un AK47 au coin de la rue, ni voter n’importe comment aux prochaines élections…

z (l’homme est un loup pour l’homme, je répêêêêêêêêêêête : et réciproquement)

33)
ysengrain
, le 01.11.2011 à 08:59
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En France, la loi du 25 Juillet 2000 et de son application des schémas départementaux d’accueil des gens du voyage, oblige à mettre à disposition des aires de 35 emplacements pour les moyens et longs séjours. Ce même schéma oblige aussi à disposer d’une aire de grand rassemblement d’une capacité de 150 attelages.

En France, cette loi n’est pratiquement jamais respectée. Dans mon environnement proche, 3 “aires” “recoivent” les gens du voyage: en clair, c’est là et pas ailleurs. Il faut voir et entendre les flics foncer toutes sirènes hurlantes pour “réguler” quand “ils” arrivent.

L’une des aires est située sur une ancienne décharge d’ordure désaffectée, mais qui à ma connaissance jamais été assainie. Aucun système de collection d’ordure, pas d’égout. Elle “reçoit” environ 150 à 200 caravanes.

Les 2 autres sont minuscules, 7 à 8 caravanes, sans point d’eau, d’égout ou de système de collection des ordures.

Alors, oui, en partant, les gens du voyage laisse des ordures …. plus que “nous” dans les forêts, au Mont Blanc après nos pique-niques civilisés ?

Les gens du voyage ont de grosses et chères voitures. SI l’exemple donné par THG est avéré, et je ne te mets pas en cause, qu’un titulaire de la CMU roule en Cayenne, c’est que l’État et sa police ne font pas leur boulot. Il ne devrait pas être très compliqué de mettre en route une vérification fiscale. Si ça n’est pas fait, il doit y avoir une raison, peu claire, je vous l’accorde, mais tant que les sots regarderont le doigt du Sage au lieu de regarder la Lune qu’il montre, je m’énerverai.

34)
zit
, le 01.11.2011 à 09:59
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En prime, je vous raconte mon aventure romaine : il était une fois, il y a très longtemps (j’avais 15 ans), en séjour linguistique à Florence, je tombe sur un journal annonçant un festival de musique brésilienne à Rome. Ayant le samedi et dimanche de libre, je décide d’aller y faire un tour. Arrivé à Rome, cap sur le lieu du spectacle où j’achète mes deux billets : samedi, et dimanche soir…

Premier concert, magnifique Gal Costa, et en sortant, cette question pratique me vient à l’esprit pour la première fois : mais où vais–je donc dormir ? Errance dans les rues, finalement, j’opte pour un banc en face de Roma Termini, la grande gare où j’étais arrivé (l’hôtel n’étant envisagé à aucun moment). C’est l’été, il fait doux, mais je suis réveillé sur le coup de 6 h par une sensation de fraîcheur (j’étais juste en t-shirt avec un petit gilet à poches multiples).

Avec quelques pièces trouvées au fond d’une poche, je me paye un café pour me réchauffer, et je commence à faire la queue pour acheter mon billet retour. Quand mon tour arrive, je sort mon portefeuille pour payer et je m’aperçoit avec stupeur de sa vacuité phynancière. La popoche de mon gilet où il était avait été découpée très proprement (au rasoir ? brrrr…), son contenu inspecté et vidé de ce qui intéressait le larron (les sous–sous, un paquet de feuilles à rouler) et replacé proprement dans la poche, mon passeport qui était au même endroit y est resté, ainsi que ma place pour aller au concert le soir même…

Quelle classe, quand même, ces italiens !

Du coup, j’ai passé un dimanche à faire la manche à Rome, pour payer mon billet retour. Au début je suis resté dans la gare, mais quand un quidam m’a fait remarquer qu’il m’avait déjà donné, j’en ai profité pour faire du tourisme, jetter une petite pièce dans la fontaine de Trévi (mais je ne suis toujours pas retourné à Rome)… Epuisé par ces aventures, je me suis endormi, assis au premier rang, dès les magiques premiers accords de guitare du concert du soir (dont je crois qu’il s’agissait d’Antonio Carlos Jobim).

J’avais quand même récolté de quoi payer mon retour, je me suis endormi dans le train… et réveillé à Milan, le terminus, à 6h du matin ! Sans un sous en poche évidemment. Là, je n’ai pas réfléchi longtemps, j’ai sauté dans un train qui repartait dans l’autre sens, me suis à nouveau endormi et miraculeusement réveillé à Florence (ça aurait pu durer longtemps, comme ça), sans être dérangé par un contrôleur…

z (ahhh, ces italiens, quelle classe, quand même, je répêêêêêêêêêête : l’élégance…)

35)
Zallag
, le 01.11.2011 à 10:40
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Les journaux ne cessent de mettre en garde la population contre les vols de carte, les usurpations d’identité, les pros du collet marseillais, les cambriolages, le skimming et tutti quanti d’arnaques plus rusées les unes que les autres. Surtout autour des Fêtes, quand les goussets sont bien garnis, les bras trop encombrés de ce qu’on a acheté, les gens moins attentifs. C’est le moment pour certains de venir d’ailleurs (si, si, ils ne sont pas de Bottoflens…) pour profiter de l’aubaine.

En outre, tout cela est du pain bénit pour les partis que nous savons, et maintenant — depuis peu de temps — ces sujets sont pris au sérieux même par ceux qui étaient trop heureux de leur refiler angéliquement la patate chaude.

Il faut admettre, sans passer pour paranoïde, que notre monde a changé et que la méfiance doit côtoyer la confiance dans notre quotidien.

C’est ce que je fais, parce que c’est nécessaire et que je m’y sens contraint.

Je regarde derrière moi aux caisses, je masque les claviers sur lesquels je tape des codes, je regarde s’il y a un trou qui a été percé pour y dissimuler une caméra miniature quand je retire de l’argent aux distributeurs de billets, je tire un peu sur le clavier pour être certain que c’est l’original, je limite le retrait possible au moyen de ma carte au montant minimum, j’ai sur mon téléphone portable les numéros des centrales de blocage de cartes de crédit, bref, je ne me comporte plus dans notre société actuelle comme mes parents le faisaient, eux qui tablaient sur une honnêteté citoyenne proverbiale vérifiée dans presque tous les actes de la vie quotidienne.

36)
Tom25
, le 01.11.2011 à 11:00
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François, c’est vrai qu’ils auraient pu la violer et la tuer avant de lui dérober sa CB. Positive un peu vingt Diou !
Tiens, à propos de la CMU, je suis retourné hier chez l’ophtalmo avec ma fille de 12 ans. On m’avait dit qu’on ne payait pas pour un enfant de moins de 16 ans. Mais j’y suis allé avec mon relevé sécu de la visite précédente : payé 40 €, remb sécu 16 et mutuelle 7 €. J’ai demandé à l’ophtalmo si je n’aurais pas du être plus remboursé comme ceux qui ont la CMU. Elle m’a répondu que de toute façon ceux qui ont la CMU ne paye rien. Donc moi qui cotise suis remboursé 16/40 e = 40% et un qui de cotise pas du tout à 100% !
Et après on vient m’expliquer que je dois me laisser dévaliser avec philosophie parce qu’une Porche ça consomme pas mal ?!
Et alors cette fameuse loi Hadopi qui a fait tant parlé d’elle, personnellement je n’aime pas cette loi, mais alors je ne comprends même pas qu’on en ait parlé ?! Car là, le volé ne sait même pas qu’il a été spoilé, il ne lui manque rien.
Mme K a la chance d’avoir un revenu, un toit, un salaire (et surtout un mari formidable ;-) ) alors qu’elle accepte de se faire dévaliser 1/2 salaire par des gens supposés être dans le besoin. Que dire de ces stars multimollionnaire qui se font “dérobés” 10 chansons à 1 € ?
Je tombe dans le cliché mais je suis effaré de ce qu’on demande d’accepter à certaines personnes quand je vois le tintouin qu’on met en place pour en protéger d’autres. Pour résumé, Mme K, tu n’as pas eu de chance, et tu es un cas somme toute relativement isolé donc … On t’a piqué 1000 € à toi, moins grave que si on avait piqué 1 € à 1000 clientes!

38)
aladdinsane
, le 01.11.2011 à 12:53
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@Tom25, tu mélanges tout !

Payer 40 euros la consultation pour une personne qui n’a pas ou très peu d’argent, qui a droit à la couverture universelle, ce n’est vraiment pas la même chose que pour toi, réfléchis ! ça s’appelle la solidarité, ou encore la fraternité, mais peut-être que ça ne fait pas partie de tes valeurs et que pour toi, c’est chacun pour sa gueule ? Tu crois vraiment que ceux qui ont droit à la CMU iraient chez le médecin si cette couverture n’existait pas ? alors que toi tu peux te l’offrir quand tu en as besoin, tu peux même acheter des lunettes à ta fille (sans prendre celles données par la sécu).

Un peu de bon sens, crois-tu réellement que ce serait bon pour la société (niveau hygiène et morale) de laisser les pauvres à la dérive ?… Tu espères peut-être que le niveau de vie des gens de ta classe sociale et supérieure augmente encore, pour que nous vivions dans une société comme les Etats-Unis, ou comme celle d’autres pays pauvres, avec bidon-ville, ghettos, etc. ?

39)
Inconnu
, le 01.11.2011 à 14:09
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Comment il s’appelle déjà le facho que vous avez élu en Suisse? ….. :)

40)
djtrance
, le 01.11.2011 à 14:47
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[mode généralités] Il y a pauvre et pauvre hein, je ne vais pas plaindre le mec qui se voit offrir 3’500 francs par mois par la Confédération (nous en fait) et qui, à côté de ça, ne travaille pas (parce qu’il a des problèmes de santé), fait du trafic de voiture, de drogue, vol les commerces, utilise des gens pour mendier dans la rue et récolter la tune. Tout ça, bien évidemment, en organisant des cambriolages et en se promenant en BMW…

Tout ça bien sûr (pour suivre l’actualité), être soi-disant incapable d’être renvoyé dans son pays et se voyant offrir par la Confédération (nous en fait) de l’argent pour partir… [/mode généralités]

Non, sinon, je donne mon temps pour le peu que j’ai et l’offre de l’argent pour le peu que j’ai aux causes qui me semblent être justes et utiles. L’aide et le soutien aux étrangers (par le biais d’associations concrètes et transparentes) fait également partie du lot.

41)
nicos
, le 01.11.2011 à 15:54
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Oui il faut réagir. Merci ysengrain et aladdinsane. Ce ne sont pas les pauvres qui créent la pauvreté en général, ni la leur en particulier. Les gens du voyage, je n’aime pas les voir mendier, enfants plus ou moins drogués dans les bras. N’empeche que ce sont des gens, des peuples memes, et qu’ils ont des droits. Et oui, ils font partie de l’humanité. ( ou ). Dingue non? Contribuer à la sécu ou à la retraite, ou pour quelque assurance que ce soit, eh bien il y aura toujours un moment où on paiera pour d’autres. Comme ça a été noté plus haut, ça s’appelle la redistribution. Et ça aussi été noté plus haut, mais toute société, sans redistribution, se casse la figure. On n’est pas en crise économique pour rien: comme en 1930 les indicateurs d’écarts de richesse n’ont jamais été aussi élevés. Bref, meme sans donner dans le misérabilisme ou l’angélisme, on peut quand meme éviter de tomber dans le piège du pointage de doigt des éternels boucs émissaires. Et un dernier pour la route, c’est de saison…l’auvergnat

42)
aladdinsane
, le 01.11.2011 à 16:17
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bien dit nicos.

Ce sujet me choque, le vol a toujours existé et on le retrouve à tous les niveaux de la société – rappelez-vous les scandales politico-économiques, qui coûtent bien plus cher à la société que les petits larcins que nous subissons. Mais le vol en col blanc, ça choque moins, ces voleurs-là ont des costumes, les ongles propres et ils manient la langue…

44)
Tom25
, le 01.11.2011 à 18:47
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Et ben qu’on me dise que je ne pense qu’à ma gueule, c’est assez rare !
Je note toutefois qu’ils sont complètement pris en charge, mieux remboursé que moi. C’est ça que je souligne. On aurait les moyens de tous être remboursé à 100% par la sécu je comprendrais mieux. Pourquoi ne pas prendre toutes les personnes en charge à 100 % ?
C’est un problème maintes et maintes fois relevé, les plus démunis dépassent parfois en niveau de vie ceux qui travaillent.

Et comme je l’avais dit dans un autre post, il me semble normal d’inciter la solidarité entre personne d’un même peuple. Obliger à une solidarité plus grande pour une personne qui vient de l’autre bout de la terre qu’à son voisin me choque. Cette charité là devrait être laissée à l’appréciation de chacun.
J’ai parlé plusieurs fois des copines de mes filles que j’ai amené en vacances, je n’oblige personne à le faire. Si on va dans ce sens, pourquoi alors ne pas obliger les vacanciers à faire comme moi, aux barrières de péage on remplie les places vides des voitures avec des enfants défavorisés. Ah oui, vous vous en foutez, vous partez en avion !
Toujours la même chose, faîtes ce que vous croyez avoir à faire, mais n’obligez pas tout le monde à vous suivre. Concernant la sempiternelle allusion au fachisme … allez non rien.

45)
THG
, le 02.11.2011 à 07:29
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Lu dans la presse alsacienne hier : recrudescence des arnaques à la carte de crédit et des automates piégés en Suisse. Derrière, des réseaux roumains et bulgares.

Tiens donc.

46)
Inconnu
, le 02.11.2011 à 07:41
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On peut avoir la CMU et avoir du goût en matière de voiture, je vois pas le problème :)

Amis Suisses, on peut vous prêter Laurent Wauquiez et Christian Estrosi, si vous voulez. Ce sont de bons épouvantails

47)
Jean Claude
, le 03.11.2011 à 10:56
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Pour une fois pas de discours sur mon nouvel Macbookpro (le précédent avait 6mois), ni sur mon Canon MKII dont les objectifs peuvent se trouver à presque 1000 € (une affaire), sans compter que mon Ipad 2 va devenir bientôt obsolete.

Sans nier qu’il y ait de TRES malhonnetes gens, qui de vous, même en lui donnant une Porsche dernier cri, accepterait de passer une nuit dans une décharge à 80 sans chauffage et un point d’eau ? Le font-ils pour le plaisir, pour faire des économies afin de se payer l’essence de la fameuse Porsche.

“La propriété c’est le vol”, on n’y échappe pas. Non pas que posséder soit un vol mais on ne vole que ceux qui possédent.

48)
Hervé
, le 03.11.2011 à 12:27
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Joli dérapage très symptomatique : on parle d’un vol, finalement relativement banal, même si cela met François en rogne (ma femme a subi un peu le même genre et le code étant son n° de passeport, “ils” l’ont essayé puisque pris dans le même sac à main et cela a marché). Perte sèche : plus de 10.000 heureusement couverts par l’assurance. Et cela ne rate pas : ce sont des étrangers qui ne foutent rien, vivent aux dépens des honnêtes gens, s’engraissent sur notre dos, etc.

Cela dit, l’arnaqueu(se)r, était peut-être Suisse(sse) bon teint (attention, y en a des noirs et des barbus, méfiance) qui avait aussi besoin d’argent pour s’acheter sa drogue, ses cigarettes, de l’essence pour sa Porsche.

Faut pas éliminer toutes les pistes, comme dirait San-A

49)
Tom25
, le 03.11.2011 à 17:07
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On a quand même bien plus souvent critiqué la délinquance en col blanc sur Cuk. Et je suis d’accord pour dire qu’elle coûte sans doute bien plus chère.
Mais je réagis de la sorte ici car le coté bobo me déplait. Moi je suis comme vous, j’ai une bagnole à 26000 €, elle est bien assurée. Si on me la brûle, on m’en livre une neuve par hélicoptère dans l’heure. Je comprends qu’un gars assuré au tiers qui se fait brûler sa vieille voiture achetée à crédit voit un peu plus rouge.
Je tiens des propos assez dur car systématiquement ce sont les gens les mieux protégés qui tiennent des discours plus … posés.
Il est plus facile de soutenir une manifestation quand on la regarde à la télé que quand on vit en plein milieu et qu’on se fait détruire son bien. Bref, plus on est à l’abris des problèmes, plus il est facile des les prendre avec zénitude.
Je le sais, j’ai parfois été d’un coté de la barrière et parfois de l’autre.

50)
Pierre.G.
, le 03.11.2011 à 19:26
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Et moi je suis Tom parce que j’en ai ras la casquette des personnes qui tiennent des discours et de me retrouver tout seul à nettoyer la m… laissée par ces pauvres malheureux, et que malgré tout ce que peuvent dire les personnes citées par Tom ;-) , les statistiques sont là, les policiers avec lesquels il m’arrive de devoir travailler lorsque je tombe sur des trafics douteux en pleine nature seront sans doute aussi très heureux de donner un avis.

Je viens de voir ce soir un reportage sur le trafic à Chauderon, Lausanne-Suisse pour les français, très intéressant, il illustrait parfaitement la pluriculturalité intégrée suisse puisque les commerçants interviewés étaient tous de nationalité différentes, et les méchants journalistes et policiers avaient tous teint en foncé les personnes menottées…

Je suis comme Tom, je mets les mains dans le cambouis depuis longtemps, et cela me hérisse le poil de lire des commentaires comme celui de Jean Claude sur les conditions d’hébergement de ces pauvres gens, alors qu’il y a juste à côté un camping flambant neuf, on le leur donne un mois et vous aurez Tchernobyl en mieux, malheureusement c’est un fait et je peux amener qui le désire vérifier cela à moins de 10km de chez moi.

Il y a partout des crapules et d’honnêtes gens, mais là on parlerait d’Utopia, pas de l’Europe ou de la Suisse actuelle(qui doit d’ailleurs être le pays comportant le plus de non nationaux résidents permanents, dans ma commune, près de 30% sans problèmes donc que l’on ne me parle jamais de la xénophobie supposée des Suisses dont pas loin de la moitié doivent avoir acquis leur passeport au XXème siècle)…

51)
Jean Claude
, le 04.11.2011 à 08:48
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@ Pierre. Je comprends le poil hérissé mais sachez que j’ai mis également la main dans le cambouis. Plus proprement ce n’était pas du cambouis, je travaillais “avec” des gens dans la débine, les mots ont un sens. Ce sont des femmes, des hommes, des enfants, pas du cambouis.

En France nous avons aussi une frange de gens qui s’hérissent contre les profiteurs du chomage, de la sécu soit selon nos statistiques 2 à 3 % parmis les milliers ou millions de chômeurs et de bénéficiaires des revenus sociaux. Cela ne remets pas en cause la nécessité de ces aides sociales.

Maintenant si la Suisse intégre parfaitement la pluriculturalité et que dans la commune de Pierre il y a plus de 30% de non nationaux et qu’il n’ y a pas de problème, de qui parle-t-on ? Et si une de ces personnes pouvait s’exprimer sur CUK ?

Quant aux campings flambants neufs je ne connais pas de gérant qui accepterait de voir entrer sur son terrain ne serait-ce que 2 ou 3 caravanes de gens sans domicile fixe.

Mon discours est un peu haché pas très construit, mais j’enrage car je vois réapparaître ici les pires stéréotypes de la Suisse.