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Vendredi 16 décembre 2011
Quelques anecdotes sur Steve Jobs

J'ai dévoré la biographie de Steve Jobs. Et plutôt que d'en faire un résumé maladroit ou une critique peu intéressante (je la trouve très très bien rédigée), je voulais vous livrer quelques ("quelques", ça commence à 2...) anecdotes que j'ai trouvées à la fois intéressantes, et qui nous en apprennent long sur le caractère de Steve Jobs.

Merci à Guillaume pour les traductions françaises, car j'ai lu la version anglaise. J'ai mixé ma traduction et la traduction officielle (quelques nuances diffèrent).

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Début des années 80. Il travaille sur le Mac et va recruter dans l'équipe qui bosse sur l'Apple III (qui ne fut pas un grand succès, et pour cause).

Il s'approche d'un ingénieur (Andy Herzfeld)

 

- Tu es bon ou nul? lui demanda Jobs d'entrée. Nous, on ne cherche que des bons pour travailler sur le Mac. Tu te crois de taille? Moi, je n'en suis pas sûr.

Hertzfeld connaissait la réponse à donner.
- Si, je suis très bon.
Jobs s'en alla et Hertzfeld reprit sa programmation. Plus tard dans l'après-midi, il vit que Jobs l'observait par-dessus la paroi de son espace de travail.
- J'ai une bonne nouvelle pour toi. Tu fais partie de l'équipe à présent. Suis-moi!
Hertzfeld répondit qu'il lui fallait encore deux jours pour finir le programme qu'il écrivait pour l'Apple II. Il en était au beau milieu.
- Rien n'est plus important que de travailler sur le Macintosh!
Hertzfeld expliqua qu'il devait avancer encore son travail avant de pouvoir passer le bébé à quelqu'un d'autre.
- Qu'est ce qui est plus important que de travailler sur le Macintosh? Tu perds ton temps! On s'en fout de l'Apple II. Il sera mort dans un an ou deux. L'avenir, c'est le Macintosh et tu vas te mettre dessus tout de suite!
Sur ce, Jobs arracha le cordon d'alimentation de l'ordinateur, faisant disparaître toutes les lignes de programme sur lesquelles Hertzfeld travaillait.
- Suis-moi! j'ai dit. Je vais te montrer ton nouveau bureau."

 

Et Steve l'aide à emporter ses affaires, dans sa Mercèdes, vers les locaux de l'équipe Macintosh (à l'époque, un site distant des autres locaux d'Apple).

Voilà. Je trouve que cette anectode illustre son côté autoritaire, limite tyrannique, mais également sa grande force de concentration sur les sujets vraiment importants, alors que trop souvent l'énergie dans une entreprise est gaspillée en projets annexes, moins importants pour le futur de l'entreprise. Savoir les discerner et savoir concentrer les ressources sur ces projets demande un certain talent.

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Un ingénieur de Microsoft, qui travaillait dans l'équipe de développement des tablet PC, était marié à une amie de Laurene et Steve Jobs. Pour ses 50 ans, il les a invités à un repas d'anniversaire, avec Bill Gates et sa femme.

Bill Gates était ennuyé pendant le dîner, car cet ingénieur parlait un peu trop des projets de Microsoft en matière de tablet PC. Jobs aussi était ennuyé par ce type, et voici ce qu'il en dit:

"Ce type me rabâchait que Microsoft allait changer la face du monde avec son logiciel de tablette et éliminer tous les notebooks, les ordinateurs portables ultralégers! Il prétendait même qu'Apple aurait besoin de la licence du logiciel Microsoft. Mais il se trompait dans son approche de l'objet. Il avait équipé son machin d'un stylet. Grossière erreur! Si vous avez recours à un stylet, vous êtes fichu. C'était au moins la dixième fois qu'il me rebattait les oreilles avec son projet. J'étais tellement exaspéré qu'une fois de retour à la maison, je me suis dit : "Et merde, je vais lui montrer ce qu'est une tablette digne de ce nom!"

Le lendemain, il arrive au bureau, réunit son équipe et dit "je veux que nous fassions une tablette, et elle ne doit avoir ni stylet ni clavier".

Et vous connaissez le reste de l'histoire....

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Pendant l'affaire de l'antennagate (l'antenne de l'iPhone 4, qui posait souci selon comment on tenait son iPhone), Steve Jobs interrompt ses vacances en famille à Hawaii et ramène son fils aîné, Reed, avec lui. Il lui dit:

"Je vais probablement passer les deux prochains jours en réunion 24 heures sur 24 et je veux que tu n'en perdes pas une miette. Tu en apprendras plus dans cette pièce en deux jours qu'en deux ans dans une école de commerce."

La suite en Anglais est savoureuse: "You're going to be in the room with the best people in the world making tough decisions and get to see how the sausage is made.", qu'on peut traduire par "Tu vas te retrouver avec les meilleurs dans leur domaine; et on va devoir prendre de grandes décisions. Tu vas voir comment ça se déroule réellement."

Jobs se souvient de ce moment lors de ses discussions avec son biographe et dit: "je serais prêt à replonger dans ces moments difficiles, juste pour avoir l'opportunité qu'il puisse me voir quand je travaille".

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