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Tshirt à la carte.

Retour à Habère Poche.

François vous en a parlé ici, le festival Rock'n Poche de l'année était une réussite. Avec une « attraction » sympathique : pour repartir avec le tshirt du festival, il fallait attendre un peu plus, puisqu'il était sérigraphié sur place, à la demande.

Le principe de la sérigraphie, c'est un pochoir en soie à mailles très fines, à travers lequel on fait passer de l'encre. Il est possible de faire passer plusieurs couleurs, en attendant que ça sèche entre chaque couche.

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Donc cette année, l'atelier gribouille était là.

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On s'installe.

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Voici donc un carrousel (quelqu'un a–t–il une idée du pourquoi de l'orthographe de ce mot, par rapport à sa prononciation :un seul S qui ne se dit pas ZE ?). Procédé utilisé il y a déjà un millénaire pour les kimonos. Les tablettes, en bas, reçoivent les supports (tshirts) et on voit au dessus les cadres contenant les pochoirs.

Ici, on a affaire à un carrousel à six pochoirs et cinq tablettes, pour pouvoir travailler plusieurs visuels sur plusieurs tshirts différents à la fois (temps de séchage). Un mécanisme ingénieux permet un calage parfait des différents pochoirs qui tournent, par rapport aux tables, lesquelles sont rotatives aussi.

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Les pochoirs en détail.

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L'encre est pâteuse.

Après avoir soigneusement positionné le support (histoire que l'impression ne se fasse pas de travers).

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Et hop, ça commence par une couche de blanc. D'abord, on étale l'encre.

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Ensuite, on appuie à fond pour la faire passer dans les trous du pochoir.

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Voilà le résultat de la première couche, qui va aller sécher un instant dans un petit four avant...

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La deuxième couche, ici, un gris que l'on étale,

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Puis que l'on racle,

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Bien à fond.

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Voilà ce que donne la deuxième passe.

Pas de séchage, ici, l'encre suivante ne s'applique pas aux mêmes endroits que la grise.

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Et on recommence, on étale,

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On racle,

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Bien à fond,

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Et voilà le travail.

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L'artiste et son œuvre, prêt à passer dans un autre four que l'on aperçoit derrière (le tshirt, hein, pas l'artiste) pour un séchage définitif.

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En pleine action, pendant le festival.

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui...

Bon allez, en prime, une petite photo, au flash, de la petite scène, le samedi soir (et, je tiens à le préciser, sans aucun post–traitement autre qu'une petite réduction de la taille de l'image et un passage en .jpg) :

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Absolut Bacchus (sisi, au centre, on devine le chanteur ;o).

13 commentaires
1)
Saluki
, le 12.10.2011 à 00:15
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Le plus amusant, c’est que dans la production industrielle ce n’est pas très différent sur le principe, même si des automatismes sont rajoutés.

Zit tu es prêt pour la relocalisation des productions Zindustrielles que la démondialisation est sensée nous ramener.

EDIT : Il y a même des fabricants de tee-shirts noirs qui sont hors-vente

2)
Inconnu
, le 12.10.2011 à 07:15
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Saluki: marrant comme “récupération”, mais pour une bonne oeuvre.

Marrant cette idée un peu “Men in Black” d’adopter une tenue vestimentaire unique. Au moins, il perdait pas de temps le matin à se dire “qu’est ce que je vais pouvoir bien mettre?”

3)
djtrance
, le 12.10.2011 à 08:01
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L’idée du sérigraphe “ambulant”, juste terrible et le fait de le faire devant tout le monde, à l’extérieur (conditions climatiques, mhhh), etc. c’est top!

Et pour changer, la photo d’Absolut Bacchus… Ahh c’est du grand zit! :)

Le plus amusant, c’est que dans la production industrielle ce n’est pas très différent sur le principe, même si des automatismes sont rajoutés.

Forcément, si le principe change, cela n’est plus de la sérigraphie :)

4)
kris
, le 12.10.2011 à 09:16
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sans aucun post–traitement

Voilà une démarche créative. Chapeau l’artiste !

Le truc qui me plaît le plus : le « graffiti » noir.

5)
Guillôme
, le 12.10.2011 à 12:03
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Très intéressant zit, mais comment fais-t-on pour être sûr de l’alignement parfait entre la couche blanche et la couche grise avec le passage au four?

On laisse le tee-shirt sur le support pour que rien ne bouge et il y a des butoirs pour caler cela au millimètre? Le tissu étant élastique, n’y-a-t-il pas certaines difficultés?

7)
Saluki
, le 12.10.2011 à 13:38
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@6 Guillôme

En “industriel” si tu dois “sécher” une couleur, le poste suivant est un radiateur. Mais le plus souvent… on ne sèche pas. regardez un foulard Hermès qui a toujours plus de 16 couleurs, il n’est pas fait sur un “carrousel”, mais une machine à cadres rotatifs (au lieu d’être plat, le cadre est un cylindre) comme celle-ci

8)
gece
, le 12.10.2011 à 14:25
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le calage des couleurs est un peu fastidieux,il faut caler chaque couleur avec l’écran correspondant ,au moyen du film qui a servi pour effectuer le clichage de l’écran.on affine les réglages après quelques macules.bref résumé.un ancien sérigraphe ,quarante ans de pratique.

9)
Modane
, le 12.10.2011 à 14:48
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C’est très étonnant, ce procédé d’impression. Je l’avais vu en action dans les formations imprimerie de Gobelins.

Zit, la photo est superbe! :)

11)
Lau74
, le 13.10.2011 à 15:25
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De plus mauvais souvenirs pour moi, on était pas au point avec notre histoire de 3 couls recto 1 coul verso. Gribouille n’arrivait pas à suivre…. On s’est fait un poil engueuler…. L’idée es sympa, mais il faudra repenser la prod l’année prochaine. Un bémol également, le sol trop meuble ne permet pas une impression de qualité. Quand à la photo de zit, superbe comme d’hab.

12)
zit
, le 13.10.2011 à 20:02
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Saluki, je ne m’étais jamais posé la question de la production industrielle, mais si tu le dis… Ça doit être impressionnant à voir (et un poil bruyant aussi, non ?).

Renaud, il avait certainement tout un tas de tshirts vert, orange et rose fluo, pour les sorties incognito…

djtrance, oui, ça m’a bien plu, comme animation, j’avais aussi fait quelques video au D7000, mais n’ayant pas les talents de monteur du BigBoss (ou de nombreux autres cukiens), je ne les montre pas…

Quand à la photo d’Absolut Bacchus, je suis assez content d’avoir enfin trouvé un moyen de faire des bêtises en photo de scène en numérique, presque comme en argentique, c’est beaucoup moins souple, mais ça marche à peu près quand même ;o).

kris, le « graffiti » noir, j’avoue bien l’aimer aussi, surtout que c’est complètement hasardeux, comme procédé, avec beaucoup, vraiment beaucoup de déchets (mais ça, j’ai l’habitude).

scribe, alors là, ça m’en bouche un coin : je n’ai absolument jamais entendu la prononciation correcte, et pourtant, dans le domaine de la photo, on a longtemps utilisé les carrousels Kodak ou Simda pour projeter des diapositives (voire encore de nos jours), par contre, une connaissance qui fréquente le monde des forains vient de m’assurer qu’il connaissait très bien cette prononciation correcte…

Guillôme, oui, c’est exactement cela, le vêtement reste sur le même support, qui tourne jusqu’à aller se placer sous le four, et les différents cadres tournent aussi, et se positionnent parfaitement à chaque passe, pourvu que les réglages préliminaires aient été soigneusement fait…

Saluki, encombrante, la machine !

gece, je n’ai pas assisté à cette phase, j’ai juste vu un petit réglage de calage d’un écran, mais c’est vrai qu’il doit falloir passer un moment au lancement d’une série.

Oui, la sérigraphie, on connait aussi aux zardecs, mais il n’y a pas de carrousel, par contre, l’atelier, situé au quatrième étage est magnifique (à visiter impérativement aux portes ouvertes).

François, on te reconnais, une poussière dans l’œil, en compagnie d’un certain zit et probablement d’une certaine Madame K, dans une des photos du vendredi, celle où il y a plein de réflex Nikon sur la table ;o).

Lau74, pas si mauvaise que ça l’impression ! Pour ce qui est des photos, j’ai profité d’un mois de septembre à la campagne pour avancer dans la sélection, mais je vois que les 2 Laurent n’ont pas chômé…

z (en tout cas, merci à tout le monde pour vos encouragements, je répêêêêêêête : je vais continuer d’essayer de réussir des photos ratées)

13)
nathalie
, le 16.10.2011 à 21:11
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Bravo, j’aime bien ce genre de reportage, les photos sont très bonnes, surtout la dernière! J’ai enfin un peu mieux compris ce que c’était que la sérigraphie. Je trouve originale l’idée de faire cela sur place! J’imagine que les gens ont du plaisir de voir leur T-Shirt se faire sous leurs yeux, et je suis sûre qu’ils hésiteront avant de le débarrasser… On échappe ainsi un peu, l’espace de quelques instants, à la roue implacable de la consommation imbécile!