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Nos maux sont-ils nos mots non dits ?
Le lundi en quinzaine, c’est “Poppins’ day” sur cuk. Et ce lundi, c’est aujourd’hui. Certes.

D’ordinaire, j’essaie de songer à un sujet quelques jours avant que ne vienne mon tour de rédiger un billet, histoire d’éviter de me retrouver, l’air hagard, devant mon clavier le dimanche soir après avoir couché les enfants, sur fond de lave-vaisselle qui tourne.

Mais durant tout le week-end, rien, absolument rien n’a traversé mon esprit. Pas l’ombre d’une idée sérieuse, pas l’ébauche d’une ânerie, pas le début d’une vacuité à vous narrer.

Rien. A part la douleur. Permanente, forte au point de me faire grimacer à chaque fois que je veux me retourner dans mon lit. Une douleur qui se rappelle violemment à mon bon souvenir lorsque je tente de mettre des chaussettes – j’ai fini par passer le week-end en tongs – ou, ne riez pas, lorsque j’essaie de veiller à mon hygiène après un passage plus ou moins bref aux toilettes. D’ailleurs, heureusement que je vis dans un appartement avec douche : je serais incapable d’entrer dans une baignoire.

En d’autres termes, j’ai mal. Au dos.

En écrivant ça, je le sais, je frise la banalité la plus totale, les problèmes de dos étant certainement le mal du siècle et je parie que vous êtes nombreux à avoir connu ou à connaître les situations que je viens de décrire.

N’empêche, je ne sais pas comment l’exprimer autrement : j’ai tellement mal que j’en viens à penser que la naissance de Junior, sans péridurale, a été une ballade de santé. Ben ouais, entre chaque contraction, la douleur disparaissait complètement et après quatre heures, ça a été terminé, je n’avais plus mal. Tandis que là, ça fait trois jours que je souffre et je n’en vois pas le bout, malgré une séance de 70 minutes chez l’ostéo samedi matin et des anti-douleurs “massue” que j’avale comme s’il s’agissait de Smarties...

Si j’ai souffert de crises atroces, entre mes vingt-cinq et mes trente ans, j’ai ensuite appris petit à petit à vivre avec ce tassement très conséquent de la L5 et de la S1 (ouais, ça, c’est juste pour montrer que j’ai bien écouté le toubib), vertèbres situées dans le bas du dos. Oh, cela ne s’est pas passé sans mal mais après des séances de physio, d’ostéo, d’ergo, sans oublier l’acupuncture, j’ai fini par piger qu’une certaine raideur du dos au réveil était inévitable mais qu’en principe, en faisant attention à mon hygiène de vie, en particulier à mon équilibre “intérieur”, je pouvais vivre durant des mois sans douleurs particulières.

Donc, toujours en d’autres termes, que la douleur qui cloue au lit, qui fait pleurer n’est rien d’autre que le signe ultime de mon corps m’imposant de trouver une solution à un problème important, à une situation plus néfaste que je ne le perçois consciemment : “il faut que tu t’arrêtes, ça ne va plus du tout, t’as trop tiré à la corde” me dit mon corps dans ces cas-là.

Et là, sachant que je ne peux même pas porter Tom Pouce (16 mois et 11 kg) sans que cela ne m’arrache des larmes, je me dis que je serais bien avisée de trouver une solution et très vite même.

Mais cette fois-ci, comble de l’ironie pour une juriste spécialisée en droit du travail, je ne vois pas d’issue à court terme : je ne supporte plus le climat régnant sur mon lieu de travail depuis douze mois alors que j’ai passé les cinq années précédentes à me passionner pour mon job et à l’exercer dans un environnement que je qualifierais de positif, voire même de stimulant.

Oui, je sais, le mal de dos est un problème banal et la souffrance au travail l’est au moins autant : depuis quelques mois, je découvre concrètement et avec effroi, en parlant avec des amis et des connaissances, que le travail peut rendre malade, que l’activité professionnelle peut tomber et sur le mental et sur le corps, entraînant “burn-out”, perte de confiance, de motivation, manque de repères. En effet, nombreux sont ceux qui, entendant le récit de mes déboires, me confient les leurs : si je connaissais les dispositions protégeant, en droit suisse, les travailleurs, je mesure maintenant pleinement à quel point elles peuvent être bafouées et piétinées.

Bref, j’ai mal au dos et j’ai mal à mon travail et ça me met en colère parce que mes quarante et un ans, j’aurais voulu les fêter ailleurs que dans la salle d’attente d’un médecin, lequel trouvera certainement dans son arsenal de médicaments un truc pour calmer la douleur, ce qui sera déjà une excellente chose; n’empêche, cette “drogue” ne me rendra pas un équilibre entre ma vie professionnelle et ma vie de famille.

Et vous, le job, il vous rend heureux ou malade ?

24 commentaires
1)
Ritchie
, le 28.03.2011 à 00:52
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B’soir Mme Poppins,

J’ai à peu près le même problème de dos, entre L5 et S1. Quand ça m’arrive, c’est la sciatique et ça peut durer plus ou moins une semaine.

Faut arriver à s’étirer le dos (facile à dire), pour enlever la pression sur le nerf ! Pas évident ! Sinon, il y a aussi, aller faire une longue marche de façon à tout réchauffer et souvent ça va mieux après, mais ça prend quand même 4 ou 5 jours pour ne plus rien ressentir !

Sinon, j’ai aussi mal à mon travail. Je crois avoir trouver le travail qu’il me faut, mais je ne suis pas rendu à ce travail. Donc, en ce moment, c’est alimentaire et en parallèle j’essaie de me former pour migrer vers celui que je pense j’aimerai plus ! C’est pas gagné, et le temps fait défaut.

2)
Inconnu
, le 28.03.2011 à 06:48
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Je suis dans le même cas que toi (mais mon dos va bien). 14 ans dans la même société, je ne supporte plus l’ambiance et les gens, alors que mon travail m’éclate

3)
Philob
, le 28.03.2011 à 08:03
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Il y a quelques années, après 11 années passées à faire un travail que j’adorais, j’ai senti ma motivation baisser légèrement, mais très régulièrement; j’ai donné ma dédite (6 mois avant) sans avoir même commencé de chercher du travail; je me suis mis en danger, certainement, mais …… j’ai retrouvé du travail et j’ai eu beaucoup moins mal au dos.

Il ne faut, si possible, jamais laisser un travail ou une personne nous pourrir la vie; la vie est si précieuse qu’il faut parfois accepter le changement, même si cela signifie des moyens financiers qui diminuent ou une rupture avec un environnement que nous appréciions.

La seule façon de bien vivre, c’est de chercher à vivre en harmonie avec les gens, les lieux, les choses qui nous entourent. Ce n’est pas important d’y arriver, mais c’est primordial d’essayer.

4)
soizic
, le 28.03.2011 à 08:45
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Problèmes de dos depuis l’adolescence (et ça remonte à loin). Rien à faire quand on est en crise sinon la médecine classique, mais dès qu’on est sorti du plus gros de la crise il faut réfléchir à gérer sa vulnérabilité. “Faut arriver à s’étirer le dos (facile à dire), pour enlever la pression sur le nerf !” comme dit Ritchie. Pour moi c’est yoga une heure par semaine depuis des décennies (je suis incapable d’un effort quotidien régulier) et natation l’été parce que j’ai la chance d’avoir une piscine.Les médicaments deviennent rarissimes. Retraitée, je ne peux plus rien dire du travail sinon que je suis consternée de la pression professionnelle sur mes filles et de la vie qu’elles mènent en entreprise, en plus cela leur semble normal. J’étais universitaire avec la liberté que cela confère…

5)
Alain Le Gallou
, le 28.03.2011 à 09:19
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Moi aussi je connais bien ce mal de dos. J’ai une antilistésis de la L5. C’est un décalage défaut de naissance. Une demi-heure debout, et je cherche une chaise pour m’asseoir, impossible de visiter un musé.

Ce n’est pas pour vous dire cela que j’écris. Mais pour vous donner un exercice pour soulager le nerf sciatique. Pour être plus précis, c’est pour l’étirer un peu. Pour éviter la douleur plus tard dans la journée.

Il faut se mettre le dos allongé sur le sol, le long d’un mur les jambes verticales pointées vers le ciel. Veiller à ce que votre corps fasse bien 90 degrés. Dans cette position, au repos votre pied sera donc parallèle au sol. L’exercice consiste à faire monter la pointe de votre pied vers le ciel. Immédiatement votre sciatique sera fortement douloureuse dans votre mollet. Il faut forcer dans cette douleur, pour que le nerf sciatique s’allonge de ce qu’il faut pour se faire oublier le reste de la journée. Exercice tous les matins trois minutes.

6)
Tom25
, le 28.03.2011 à 09:48
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Je compatis et je suis désolé que vous souffriez du dos. De plus c’est une douleur assez difficilement maitrisable et supportable.

De mon coté, je suis au 36ème dessous mais pour des raisons qui n’ont rien à voir avec le sujet du jour.

7)
Caplan
, le 28.03.2011 à 10:00
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Hé ben moi, j’ai réussi à me faire saquer de l’armée en simulant une sciatique récurrente. Avec un peu de persévérance, ça a marché au poil! Vive la sciatique!

8)
François Cuneo
, le 28.03.2011 à 10:01
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Problème de dos aussi, mais du genre tendinique, dû à l’usage un peu trop poussé du clavier. Par moment à devenir dingue, à ne plus savoir comment supporter le poids de son épaule.

Pour le travail: heureux.

Visiblement, j’ai du bol.

Courage Madame Poppins, et prompt rétablissement comme on dit. Navré d’apprendre que tu ne vas pas bien. Vraiment.

9)
infisxc
, le 28.03.2011 à 10:12
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Ma’me Poppins, si je comprends bien, tu en as plein le dos de ton boulot.

Moi, depuis très longtemps, je développe une angine à l’approche d’un oral (pour un concours, une représentation théâtrale). C’est comme ça que j’ai pris conscience que angoisse et angine avait la même éthymologie.

Aucun conseil à te donner malheureusement. Je trouve que poser le diagnostic (le problème de santé est lié à un problème dans ma vie), c’est déjà faire un bout du chemin.

À court terme, et pour relâcher un peu la pression, tu ne peux pas prendre 15 jours de vacances et penser à autre chose ?

10)
ysengrain
, le 28.03.2011 à 10:25
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Un tassement L5-S1 n’est pas forcément synonyme de sciatique qui est une compression d’une racine nerveuse du NERF sciatique. Un tassement de cet ordre génère un trouble statique de l’empilement vertébral accompagné d’une compensation musculaire permanente: c’est là le plus souvent la genèse de la douleur. Sciatique et contraction musculaires peuvent être associées.

Donc, toujours en d’autres termes, que la douleur qui cloue au lit, qui fait pleurer n’est rien d’autre que le signe ultime de mon corps m’imposant de trouver une solution à un problème important, à une situation plus néfaste que je ne le perçois consciemment : “il faut que tu t’arrêtes, ça ne va plus du tout, t’as trop tiré à la corde” me dit mon corps dans ces cas-là

Pour sûr, encore que ça ne reste qu’une hypothèse qui, à ma connaissance, n’a jamais été prouvée.

Quant aux traitements: avant tout repos , et repos et repos. Bains chauds (température cutanée 33 pour une temp centrale à 37). Tous les médicaments sont bons, en association sachant qu’aucun n’a montré de supériorité flagrante. Du calme, car le stress génère des contractions musculaires. Je sais que les ostéopthes sont à la mode, mais de “vrais massages” doux faits par un kiné ne peuvent rien altérer.

Enfin, last but not least … De la patience …

11)
Mirou
, le 28.03.2011 à 10:56
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J’ai toujours eu mal au dos, mais c’est mon osthéo qui m’a fait prendre conscience il y a quelque mois à quel point cela était lié au stress. Depuis que j’ai appris à relativiser, de un, et à me lever toutes les 25 mn de mon bureau pour me détendre, ça va un peu mieux.

Sinon, je change de travail dans un mois. J’espère que cela aura un impact sur mon stress, et sur mon dos….

Et donc Joyeux Anniversaire !

12)
zit
, le 28.03.2011 à 11:14
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Ah le boulot, 35 h par semaine au deuxième sous–sol… C’est super ! Quand il fait moche, le « mauvais temps » ne plombe pas le moral, et quand il fait beau, et bin pas de regrets de ne pas pouvoir en profiter, on ne sait pas qu’il fait beau ;o). J’ai aussi la chance d’avoir depuis 13 ans un métier qui me plait…

Pour ce qui est des problèmes lombaires, je connais bien, suite à un bête accident de ski à 16 ans. Depuis, j’a fait kiné, radios, chiropracteur, rekiné, puis ostéo, pour finir… Une kiné m’avait donné de très simples et très efficaces exercices d’étirement (extrêmement doux, on peut les faire même en pleine crise, et ça fait du bien). Et puis l’ostéo m’a mis au régime ! Un régime dégonflant : pas de boissons gazeuses, pas de pain, pas de légumes verts, pas de frites, léger sur la charcuterie et les fromages gras : ça a été super efficace.

Et puis depuis que je me déplace à bicyclette, j’ai quand même moins de crises, et je sais aussi les voir venir, quand je sent une petite raideur là (non, pas là, dégoutants !), une pilule avant de se coucher pour décontracter les muscles avant que la douleur ne soit là.

z (Alain, très bon, ton exercice, je répêêêêêêêêête : en cas de grosse crise, la meilleure position, c’est allongé par terre, les cuisses à 90° et les mollets sur une chaise, en tirant bien…)

PS : et bon anniversaire quand même ;o)

13)
Modane
, le 28.03.2011 à 12:18
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Des maux pour les mots enfouis?… Bien sûr! J’en connais qui disent être ulcérés par ce qu’ils vivent, et qui se retrouvent avec un traitement pour l’estomac, d’autres qui ont un problème de motivation, et qui ont un problème de foi(e), sans compter ceux ceux “à qui ça ferait mal au ventre!…” et qui se retrouvent traité pour le colon.

Le point de vue psychanalytique sur le mot dans l’expression personnelle, sans préjuger de quoi que ce soit, permet au moins de bons jeux de maux…

15)
Alain Le Gallou
, le 28.03.2011 à 14:09
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François pour ton problème de clavier, Passent à la dictée vocale. Depuis la mise à jour avec Dragon cela ne plante presque plus jamais, et la reconnaissance est plutôt bonne, même pour un petit texte comme celui que je suis en train de te dicter. Pour démonstration, je ne vais pas faire de correction à la main, uniquement celle à Antidote pour l’orthographe. Dragon ami à Antidote au lieu de par Antidote. Eh bien, je change d’avis, je devais même pas passer Antidote, pour bien montrer les résultats de cette dictée vocale, Et les quelques erreurs qu’il a fait. Bonne journée, ici c’est le grand soleil.

16)
Alain Le Gallou
, le 28.03.2011 à 14:14
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Les corrections à faire sur le texte de la dictée vocal ci-dessus :

à Antidote—> par Antidote

ami—>a mis

devais—> ne vais

Cela fait peu d’erreurs, néanmoins il faut faire attention car souvent cela change le sens de la phrase.

17)
archeos
, le 28.03.2011 à 17:51
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Les douleurs de corps sont souvent psychosomatiques : le “plein le dos” est réel dans certains cas, comme les douleurs au genou (problème je-nous). C’est bizarre mais ça arrive.

18)
Inconnu
, le 28.03.2011 à 17:57
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Je suis en train de chercher un job ailleurs, et j’ai fini par obtenir des entretiens qui se sont bien passés. J’attends. Mais j’ai retrouvé le sourire, arrêté de m’empâter et suis redevenu créatif.

Bref, si ton boulot te gave… fais lui en sort. Mais rien que le fait d’être sur des pistes te fera aller mieux. Par contre: ne JAMAIS lâcher un job pour un job aussi emmerdant: c’est rechute assurée.

Sinon, pour mon dos, je bosse debout derrière une Stehtisch avec un tapis de chez Kybun.ch… En sus, je vais nager 35 minutes 2 fois par semaine et mon masseur s’émerveille de me voir me décontracter… enfin.

Bon courage et bon anniversaire :)

19)
Madame Poppins
, le 28.03.2011 à 23:42
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Ritchie, effectivement, étirer est une bonne chose, le plus difficile est, je trouve, d’éviter de se crisper complètement, par crainte de la douleur : on finit par être raide de partout. Courage pour la suite du job qui, lorsqu’il est alimentaire, peut faire flancher même les convictions les plus solides; j’espère que la “migration” pourra se faire !

Renaud, et comment tu fais pour quand même faire du bon boulot ? Je trouve qu’un climat pourri retombe fatalement aussi sur la qualité du travail fait, non ?

Philob, si je suis entièrement convaincue – il faut accepter le changement, même si cela implique des moyens financiers qui diminue – mais je l’admets : depuis que je suis mère, j’ai perdu un peu de légèreté; célibataire, je ne me formalisais pas de manger des patates, j’ai moins envie d’imposer ce régime aux enfants. Je vais retenir en tout cas le fait d’essayer de vivre en harmonie….

Soizic, je pense en effet que ce qui est terrible, dans cette maltraitance professionnelle, c’est qu’on finit par considérer que c’est normal. Quant au yoga, ma foi, à force d’en entendre du bien, je crois que je vais me trouver un cours, ça semble faire du bien à tous les niveaux.

Alain Le Gallou, je vais tenter l’exercice mais là, tout de suite, je n’en ai pas le courage : je vais attendre que la douleur diminue – merci docteur, le médicament semble très efficace -, je ne me sens pas le courage de faire des mouvements “expérimentatoires”, là, tout de suite. Mais je ne perds pas espoir que la douleur diminue très rapidement : je me réjouis de me voir couchée contre un mur, les pieds et jambes en l’air…

Tom25, que se passe-t-il ? J’espère que toi et tous les gens qui te sont chers allez bien. A défaut de pouvoir faire plus, je te colle deux bises, courage !

Caplan, zut, j’aurais été un homme, j’aurais posé un autre regard sur mon dos !

François, reprends une plume et un encrier, c’est tellement plus romantique !

infisxc, je crois en effet que le seul fait de faire un billet sur cette douleur qui me vrille le dos m’a déjà un peu soulager : finalement, mettre des mots sur les maux, ça aide quand même plus qu’on ne le croit. Docteur, je vous dois combien ? :-)

Ysengrain, je le sais bien que la relation n’est pas prouvée et que la douleur tombe sur un “terrain fertile” (à savoir un souci de dos mécanique et bien réel); n’empêche, ce qui me surprend, c’est cette corrélation entre “ça va pas bien du tout pour X ou Y raison et toc, j’ai super mal” tandis que lorsque je flotte au dessus du sol de bonheur, j’ai jamais mal au dos… PS: mille mercis pour les excellentes nouvelles, ça m’a remis la pêche pour la journée !

Mirou, hein ouais qu’on s’habitue à la douleur, c’est quand même fou à quel point on oublie parfois de s’écouter ! Bravo pour le changement de job et mille voeux de réussite !

zit, les exercices, c’est une chose, la volonté de les faire une autre : bravo donc si tu parviens à t’y astreindre. J’ai fait la grimace en lisant “l’ostéo t’a mis au régime” parce que je me demande si ça ne pourrait pas aussi me faire du bien, étant à + 10 kg par rapport à mon poids d’avant Tom Pouce….

Modane, finalement, à te lire, je préfère encore le dos que le colon….

Philob, je l’admets, j’ai rien pigé à ton commentaire, tu m’aides ?

archeos, je peux bien admettre qu’une partie de la douleur soit psychosomatique mais n’empêche, faut un truc bien concret et réel pour la soulager… et vite, pliiiiiiz !

korbo, c’est intéressant de te lire : les entretiens t’ont redonné le sourire ! Je pense que cela reflète le sentiment de ne plus se sentir victime mais de pouvoir faire bouger les choses. Mmmh, je vais y songer plus sérieusement….

Merci pour vos messages, ici ou par mail, et merci pour vos voeux : ils allègent le poids des années :-)))

A bientôt,

20)
zit
, le 29.03.2011 à 10:29
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Mââââââme P. les exercices, je ne les fait (environ 30 minutes, le matin, à jeun) que quand la douleur est insupportable, l’exercice décrit par Alain est de ce genre là (bien que je ne le connaissait pas), ce sont des étirements doux qui soulagent, on est mieux pendant qu’on pratique, et aussi après…

Le premier ne fait faire aucun mouvement apparent : allongé sur le sol, sur le dos, avec un petit coussinet sous la nuque (un T–shirt plié), les jambes repliées, talons les plus proches des fesses, bras le long du corps :
1/ inspiration en gonflant le ventre (3 temps/secondes)
2/ rétention de l’air (12 temps/secondes)
3/ expiration en poussant avec le ventre pour coller le bas du dos au sol doucement (6 temps/secondes)
4/ rétention « du vide » (6 temps/secondes)
répéter 10 fois
Si tu trouves que c’est difficile du point de vue du souffle, il est possible de réduire les temps en 2/5/3/3, par exemple.

Bien se concentrer sur le souffle est indispensable, ça s’apparente à la respiration yogique…

z (essayes quand même… je répêêêêêêêêête : ça ira mieux après !)

21)
Tom25
, le 29.03.2011 à 11:18
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Madame Poppins, merci de réagir. Mais je fais faire un gros hors sujet.
Je suis au 36ième dessous, ma femme m’a annoncé vouloir me quitter pour vivre seule au début de l’année. Depuis cette date on vit sous le même toit mais on ne se touche plus. J’ai découvert samedi qu’elle avait quelqu’un, mais qu’elle l’avait rencontré après avoir pris sa décision.

Je suis dans un profonde déprime, je ne dors plus, je ….
Enfin voilà, désolé pour le HS.

22)
Madame Poppins
, le 29.03.2011 à 18:40
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Tom25, j’aimerais avoir une petite phrase intelligente en stock pour te remonter le moral mais je sais que l’épreuve que tu vis est très difficile : les mots me manquent.

J’ai quand même envie de t’exprimer mon soutien et mon empathie, je suis profondément désolée pour toi. Je t’envoie mille ondes de courage et espère que tu as autour de toi des gens sur qui t’appuyer.

23)
Smop
, le 30.03.2011 à 02:40
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Bon, quel est le sujet ? Le mal de dos ou le raz-le-bol de l’environnement professionnel ?

A lire les commentaires, nombreux sont celles et ceux qui répondent oui au moins à l’une de ces questions.

Je ne dérogerai donc pas à la règle…

Ayant l’immense malchance d’être (trop) grand, comme tous les grands, bras de levier et mauvais efforts obligent, j’ai écrasé ces satanés disques il y a une dizaine d’années. Depuis, j’ai tout essayé, des kinésithérapeutes incompétents aux ostéopathes dangereux. Rien à faire, si ce n’est prendre des anti-inflammatoires quand la douleur se fait trop présente. Alors on s’y habitue, en se disant qu’il y a pires infirmités.

Quant à la vie professionnelle, après dix-sept ans d’activité libérale – entrecoupée de longues périodes d’oisiveté volontaire – j’ai redécouvert les affres du salariat. Et je déteste ça !

24)
Tom25
, le 30.03.2011 à 09:58
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Madame Poppins, merci beaucoup pour tes mots. Le plus dur étant que pas mal des reproches qu’elle me fait sont justifiés. J’ai quelques soucis émotionnels dus à une éducation très stricte. Mais le sujet des parents avait déjà été abordé sur Cuk.

Concernant le sujet du jour, car je vais pas faire que du HS perso, je roule professionnellement depuis 15 ans, entre 30000 et 70000 km/an. Mais heureusement je n’ai pas de problème de dos. Je suis assez svelte, donc pas trop de poids sur la colonne (je pense que ça compte), et je fais régulièrement du sport. Et ily a aussi la chance, le métabolisme. J’ai eu des problèmes de santé ailleurs, mais pas au dos.

Mais je pense que les problèmes de santé que j’ai eu sont liés aux problèmes décrits au début de ce post. Par contre, j’aime bien rouler, je cherche des boulots où j’ai à me déplacer car j’aime ça, j’aime voir les paysages, j’aime changer d’air. Rester tous les jours dans un bureau me déplairait.
On dit « se faire des nœuds à l’estomac » ou « se bouffer le foie » et ce n’est pas par hasard. Et l’expression « j’en ai plein le dos » n’est pas dû au hasard non plus. Mais ça a été dit plus haut.
Bref, on peut soigner le mal, mais mieux vaut trouver la source du mal.