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Soundshack: et si j’avais acheté mes derniers MP3/AAC/CD?

Je me baladais l'autre jour à la gare de Renens, histoire de prendre le train pour Genève, afin d'aller voir Camélia Jordana en concert. Faudra que je vous en reparle d'ailleurs, tellement c'était bien.

Et voilà-t-y pas que mon regard tombe (heureusement sans se faire trop mal) sur une affiche alléchante: toute ta musique pour pas tellement cher, ou disons un truc dans le style, grâce à Soundshack.

De retour à la maison pendant ce dernier week-end, je suis allé voir de quoi il en retournait.

Soundshak, c'est un peu le Spotify décrit ici par Alain Le Gallou, avec le groupe "20 minutes" derrière.

Mais pour la Suisse. Enfin.

Parce que nous, je ne sais pas pourquoi, peut-être parce que nous ne sommes pas Européens, allez savoir, ben nous étions exclus de tout, et ça voyez-vous ma bonne dame, c'était dur.

Je dois dire que sur le coup, j'ai été carrément aussi ému que lorsque j'ai découvert pour la première fois Internet.

Peut-être même un peu plus. Parce que lorsque je me suis connecté pour la première fois au Web en 1993, je ne savais pas encore ce que ce truc allait m'apporter, et aussi me coûter en temps.

Alors que là, je suis désolé, mais me dire que je suis en face d'un des plus grands magasins de disque, et que je peux me servir de tout ce que je veux pour 14 francs et nonante centimes (11.49 euros à l'heure où j'écris ces lignes, purée, ce qu'il a baissé l'euro…, remarquez que je n'ai même pas besoin de traduire les nonante pour nos amis français, vu que pour eux, il n'est même pas dans la somme à payer, quelle économie de temps pour moi) c'est juste incroyable.

Incroyable je vous dis! Toute la musique (bon, ben pas tellement la classique, d'accord), à portée de main, sans avoir à puiser sur ma carte de crédit qui en est tout heureuse, c'est la RE-VO-LU-TION!

Maintenant, j'écoute de la musique, celle que je veux, comme ça, sans me poser de question de si j'ai ou de si je n'ai pas.

Etonnant tout de même, je me surprends à penser que ce que j'écoute n'est pas vraiment à MOI.

Eh oui! Encore un vieux sentiment grégaire de devoir à tout prix posséder.

Mais qu'est-ce que j'en ai à fiche en fait que cette musique soit à moi ou pas? On ne va pas m'enterrer avec mes CD de toute manière, même pas avec mon iPhone (ou alors s'il vous plaît, n'oubliez pas le chargeur), alors, hein… bon…

Alors ça vaut quoi ce Soundshak?

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Le site de Soundshack vous permet d'installer votre application pour Mac ou Windows, Linux, Androïd et iPhone.

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Vous pouvez donc "accrocher" Soundshack:

  • depuis votre application
  • depuis n'importe quel ordinateur relié à Internet
  • depuis votre iPhone, que vous soyez en ligne ou pas

Toutes vos playlists, tous vos albums favoris, tous vos titres favoris vous suivront donc partout, les choix étant mémorisés sur le site de Soundshack.

Une fois inscrit à l'abonnement d'essai de 7 jours, vous pouvez installer votre version du logiciel de manière très élégante. L'installeur en ligne est en effet très bien réalisé.

Depuis iTunes, j'ai également chargé l'application iPhone, et ceci bien évidemment gratuitement.

La version "application Mac":

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La version "navigateur web":

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La version "iPhone":

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La recherche d'un album ou d'un artiste se passe via un champ de recherche standard.

C'est dans les versions sur ordinateur que l'on pourra choisir d'indiquer ledit album comme favori. Les favoris peuvent être considérés comme votre discothèque à vous, si vous voulez.

Vous créez aussi vos playlists dans les versions pour ordinateur (web ou dédiée à votre machine).

Au niveau de la recherche toujours, je regrette qu'il ne soit pas possible de trier les albums par dates. Un peu comme dans le store d'iTunes. C'est tout de même un comble, à l'heure des bases de données qui devraient être capables d'afficher comme on le désire les enregistrements.

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Sur iPhone, vous ne pouvez pas décider de marquer un album comme favori.

Par contre, vous pourrez décider de télécharger sur votre mobile les albums dits "favoris" pour une lecture hors d'une connexion Internet.

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Soundshack en plein téléchargement

Vous pouvez télécharger autant que vous le désirez. La seule chose qui vous est demandée, c'est de trouver une connexion Internet tous les 7 jours au maximum, pour vous connecter au site de Soundshack afin que ce dernier vous donne une nouvelle autorisation de 7 jours.

Je trouve cette manière de faire fort bien pensée.

Qu'en est-il de la qualité de Soundshack?

Les fichiers sont donnés pour un streaming de 192-256kb/s, ce qui est assez bon (comme iTunes, mais moins bien que Spotify si j'ai bien lu notre ami Alain).

Sur mes chaînes stéréo (colonnes Cabasse au boulot, à JMLab à la maison), le son est excellent. Je sais, les puristes diront que ça ne suffit pas, moi, ça me va très bien, même en Jazz.

J'ai pratiquement trouvé tout ce que j'ai cherché en variété francophone, excepté le dernier Bashung.

En rock, en pop, en jazz, c'est pas mal du tout.

Les responsables du site parlent de millions de titres.

Par contre, je n'ai pas trouvé les raretés qu'Alain a recherchées dans son article, alors que Spotify les avait trouvées, lui, semble-t-il.

Si vous recherchez de la musique classique, il faudra attendre encore, parce qu'il n'y a presque rien.

Les désavantages de Soundtrack par rapport à iTunes

Pour 14.90 par mois (13 si vous souscrivez à un abonnement de six mois), vous avez accès à des millions de titres, mais sur une seule machine à la fois.

Cela signifie que votre disothèque à la maison est bloquée dans son entier si vous êtes connectés au bureau.

J'attendrais des abonnements familiaux, permettant deux, trois ou quatre connexions parallèles, quitte à payer bien sûr un peu plus cher.

Mais bon, au pire, cela vous coûtera 29 francs par mois pour avoir votre disothèque à la maison et au travail.

Si vous utilisez votre mobile hors ligne, en écoutant la musique téléchargée, cela ne compte pas pour une connexion.

Autre petit désavantage: sur certains périphériques sur lesquels on branche un iPhone, ce dernier ne veut passer que l'application iPod, prend Soundshack pour un appel téléphonique, passe sur ce mode d'écoute, et revient très vite à l'écoute de l'iPod. C'est le cas dans ma voiture, avec le système Renault pour iPhone. J'ai donc dû repasser par l'adaptateur cassette pour brancher mon iPhone par la prise casque.

Notez que sinon, Soundshack pour iPhone se comporte comme l'application iPod, ce qui signifie qu'on peut très bien travailler sur un autre programme en continuant à écouter de la musique. Vive le multitâche!

En conclusion

J'ai pris un abonnement de six mois à Soundshack. J'aurai le temps de voir comment je vais réagir à long terme avec cette nouvelle philosophie musicale.

Je ne possède plus rien, mais je peux tout écouter.

Marrant tout de même!

Et bien sympa.

39 commentaires
1)
Saluki
, le 11.03.2011 à 00:28
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Rhaaaah ! Changer le saphir de mon Teppaz !

Quoi? C’est plus la mode ?
En tout cas ça paraît bien pratique. Et si pour l’écouter partout, tu stockes (pas les fichiers, le lien) sur un NAS?

3)
Inconnu
, le 11.03.2011 à 06:07
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Du Cabasse au boulot? Les Suisses ne se refusent deidement rien :)

4)
François Cuneo
, le 11.03.2011 à 07:23
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Ouaip!

Bon, ces Cabasses, c’est une des secrétaires de notre école, partie depuis un peu plus d’un an à la retrait, et qui déménageait, qui m’a dit “je ne veux plus de ces grosses colonnes, je vais les débarrasser”.

Du coup, j’ai proposé de l’aider…

Je les ai achetées pour une bouchée de pain, même qu’elle voulait me les donner. Je ne te remercierai jamais assez Jacqueline!!!

Quel bonheur à l’écoute, associées à un ampli Denon, c’est dingue…

5)
Blues
, le 11.03.2011 à 08:29
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Je ne possède plus rien, mais je peux tout écouter.

Raison pour laquelle je ne puis être adepte ;-)

Perso, le fait d’avoir le gros iPod (classique) me permet d’avoir toujours la totale sur moi, à connecter dans la voiture, chez des amis, sur ma chaîne, etc… Les titres que j’aime et adore, je les veux “à moi / sur moi” et aussi le fait de pouvoir en disposer comme je le désire. Pour le reste “les chansons passagères dont on se lasse” (tubes et cie), là, le stream pourrait me convenir.

Peut-être que je changerais à moyen terme, mais là j’ai de la peine pour l’instant.

sans me poser de question de si j’ai ou de si je n’ai pas.

Cela ne me pose pas de problème, les 30 secondes d’écoute sur iTunes me suffisent pour me décider si j’achète ou pas (ce WE par ex, fait exceptionnel, j’ai acheté le CD entier / et pas 1 ou 2 titres / du dernier PJ Harvey = super investissement).

Perso je me limite à une carte à 30.- frs/mois sur iTunes, autrement j’achète encore quelques CD (principalement des compil’s ou best of = rien à jeter). Pour le reste, des CD empruntés ou des échanges MP3 avec des potes.

6)
zit
, le 11.03.2011 à 08:47
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Comme Blues, mais sans l’ail pode, quand je paye quelque chose, je veux pouvoir en disposer à ma guise, le donner, le revendre, le jeter, sinon, la radio (FIP, vous savez). Très vieux jeux, ça, mais ça me fait la même chose pour la photo numérique, c’est virtuel, ça n’existe pas si ce n’est pas palpable…

z (qui va ressortir le gramophone, je répêêêêêêêêêêêête : bon, je vous laisse, j’ai quelques tours de manivelle à donner…)

7)
Roger Baudet
, le 11.03.2011 à 08:55
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Eh bien profite bien ami François et profitez tous. Le système « toujours plus » pour « toujours moins », si cher à internet, fait que le revenu des musiciens a été divisé par trois ces toutes dernières années ! Bien sûr, un petit abonnement vaut mieux que le piratage pur (9 titres piratés pour 1 acheté à l’heure actuelle). Mais le fait est là : cette notion que l’idée ne doit rien coûter (logiciels, vidéo, littérature, photographie, musique, etc.), mais que seul le support mérite l’ouverture du portemonnaie, commence à poser un sacré problème aux créateurs. En tant que compositeur, je suis bientôt à la retraite, mais lorsque j’ai devant moi mes étudiants en classe professionnelle de musique, donc des futurs travailleurs dans la branche, je ne sais parfois plus trop que leur dire lorsqu’on se met à parler de leurs futurs revenus !

8)
fap76
, le 11.03.2011 à 10:36
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2 réflexions sur le même sujet…

Mais tout d’abord à propos de la réaction de Roger Baudet : Je ne tiens pas à refaire l’éternel débat, mais 7 titres piratés pour 1 acheté sont pour moi des chiffres qui ne veulent rien dire, car qui dit que les titres auraient été achetés s’ils n’avaient pas pu être piratés ? Je connais beaucoup de jeunes qui piratent tout, juste pour avoir plus que le voisin, mais qui n’écoutent presque rien. S’ils avaient été obligés d’acheter, rien ne dit qu’ils l’auraient fait…

De plus, je trouve que l’industrie du disque n’a rien su mettre en place, que ce soit pour acheter des titres ou pour en écouter en streaming et qu’ils sont encore et toujours dans la réaction et à vouloir mettre des bâtons dans les roues. Si c’était eux qui avaient proposé des solutions en streaming payantes, les bénéfices auraient été plus grands, mais non, ils ont préférés, encore et toujours se battre contre les pirates plutôt que de proposer des solutions…

Ensuite, sur le fond de l’article, je reste toujours dubitatif quand à ces solutions de streaming. En effet, j’aime aussi avoir l’objet avec moi. Pour moi, un cd, ce n’est pas seulement un bout de plastique qui contient des chansons ; j’adore avoir le livret avec, pouvoir le lire, avoir l’objet dans mes mains.

Et puis, malheureusement, les gens écoutent maintenant les chansons séparément, quand pour moi, souvent, un cd est une oeuvre en tant que telle. Quand on pense à des cds de Pink Floyd, par exemple, et bien pour moi, la suite des chansons est logique, il y a un ordre pour les écouter. Et je ne parle même pas du classique… Je trouve donc toujours dommage le sens dans lequel va l’industrie du disque, à ne proposer maintenant que des titres uniques, que l’on va regrouper pour en faire des disques…

Et puis finalement, le plus gros problème pour moi est que le jour où tu arrêtes de payer (quand même, ce n’est pas négligeable 15.-/mois, c’est le prix d’un cd ou presque…), tu n’as plus rien. Je trouve toujours ça bizarre.

Mais bon, peut-être qu’un jour je changerai d’avis :-)

9)
Alain Le Gallou
, le 11.03.2011 à 11:09
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Si à mon époque d’écolier je n’avais pas pu copier, donc pirater, de la musique, je ne me serais jamais formé à la musique, et j’aurai aujourd’hui zéro CD. Par chance, merci aux copains de l’époque, j’ai pu découvrir la musique, et j’ai aujourd’hui plus de 400 CD. Les majors oublient un peu vite ce fait.

Pour la musique via Spotify c’est pour moi un accélérateur d’achat. Je fais partie de ceux qui préfèrent avoir le CD physique et un livret. Mais, j’ai souvent un doute sur la pertinence d’un achat. Avant dans le doute je n’achetais pas vu les prix. Maintenant, je vérifie sur Spotify. Au final j’achète plus qu’avant.

Oups, j’ai un biper qui bip, la phase 2 de mon gratin dauphinois m’appelle. Je développerais ce commentaire plus tard.

11)
Roger Baudet
, le 11.03.2011 à 12:09
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fap76, il ne faut pas croire que les maisons de disques ou les sociétés de droits d’auteur sont un ramassis d’incompétents ! Le problème est que le large public ne veut tout simplement pas payer lorsque c’est sur internet. Et même celui qui est d’accord d’ouvrir le portemonnaie va se retrouver à financer le fournisseur d’accès, qui lui-même, dans certains cas, ne paye rien pour les produits qu’il revend. La conséquence directe est que l’artiste gagne beaucoup moins qu’avant alors que la consommation d’images et de son a explosé. Dans une société où le bien culturel n’a plus aucune valeur, il devient difficile de lutter.

12)
Guillôme
, le 11.03.2011 à 12:29
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le revenu des musiciens a été divisé par trois ces toutes dernières années !

Quel pays? Quels musiciens? Quelle source?

Partons du postulat que ce soit le cas. Je dis, et alors?

Les entreprises licencient, certains secteurs disparaissent, d’autres apparaissent…

Les musiciens seraient-ils insensibles à la concurrence des loisirs nouveaux ou de la multiplication des offres artistiques?

On peut très bien décider de subventionner cette population si elle ne peut pas être profitable par elle-même et que l’on juge que cela est d’utilité publique.

C’est le cas en France avec la taxe sur la copie privée qui représente 20% en 2009 du marché de la musique physique

Nos agriculteurs en France ont vu leur revenu descendre en dessous du seuil de pauvreté et sans les subventions Européennes et Françaises, il n’y aurait plus d’agriculture en France!

A noter que les agriculteurs ne se plaignent pas du piratage des carottes et des pommes de terre.

Bien sûr, un petit abonnement vaut mieux que le piratage pur (9 titres piratés pour 1 acheté à l’heure actuelle).

Source? Comme je l’avais fais dans un précédent commentaire, des études montrent que ceux qui achètent le plus sont ceux qui piratent le plus.

Ensuite faire une causalité entre piratage et baisse des ventes est extrêmement dangereux comme raccourci et non démontré.

La hausse du piratage peut s’expliquer par la multiplicité des moyens d’échange et de copie.

La baisse du marché de la musique peut s’expliquer par la concurrence des loisirs/arts alternatifs, le non renouvellement technologique du support (disque puis cassette puis cd, mais depuis pas besoin de racheter sa musique puisqu’on peut numériser ses cd)…

Rien ne dit que l’un est la cause ou la conséquence de l’autre.

De plus, si le lien de causalité était réel, on devrait assister à un effondrement total du marché de la musique vu les niveaux de piratage. Ce n’est pas le cas.

Mais le fait est là : cette notion que l’idée ne doit rien coûter (logiciels, vidéo, littérature, photographie, musique, etc.), mais que seul le support mérite l’ouverture du portemonnaie, commence à poser un sacré problème aux créateurs.

Pourquoi l’idée?

C’est une réalité : un logiciel, une vidéo, un livre, une photographie, une musique peut ne rien couter!

Cela s’appelle des licences libres et ce sont les auteurs qui choisissent de diffuser leur création librement et gratuitement.

Le revenu est généré par d’autres moyens (services, prestations…).

Certains choisissent des modèles économiques vieux comme le monde avec du gratuit financé par la publicité.

Et tout cela n’est pas théorique, il y a des entreprises mondiales et cotées en bourse qui vivent du libre ou du gratuit!

Non, le vrai problème c’est la schizophrénie du créateur qui est partagé entre la création au sens noble dont le but est artistique et la marchandisation de sa création pour pouvoir boucler les fins de mois qui l’oblige à composer avec une économie de marché (concurrence, modèle économique…) qu’il n’accepte que s’il est gagnant ;)

13)
F1oren
, le 11.03.2011 à 12:41
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@Roger Baudet le piratage existe depuis bien avant le net, le net l’a seulement amplifié

Dans le même temps qu’à proposer l’industrie du disque ? Rien pendant dix ans, puis chacun c’est mis à créer sa plate-forme dans son coin avec des fichiers DRM rendant la lecture impossible sur tel ou tel appareil et la recherche impossible pour le consommateur qui ne va pas jongler avec 10 plate-formes et c’est seulement maintenant qu’il commence à existe des plate-formes regroupant un grand nombre de titres et sans drm. Donc si l’industrie du disque portent une lourde responsabilité dans la situation actuelle des artistes. Rappelons aussi qu’en France un grand nombre de taxe ont été mis en place pour pallier le manque à gagner.

Les artistes feraient bien aussi d’aller réclamer des comptes à leurs organismes de collecte des droits d’auteurs qui pour certains prodiguent à leurs dirigeants des revenus de nabab.

Le changement peut être aussi une opportunité pour les artistes de rééquilibrer à leur profit le système avec une meilleure rémunération.

bon personnellement je ne suis pas du tout fan des systèmes de location de biens culturels. En gros le jour où tu arrêtes de payer tu ne peux plus écouter.

14)
djtrance
, le 11.03.2011 à 12:51
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Sony : M….. on pirate les artistes que je produis mais, de l’autre côté, je vends beaucoup plus de CD/DVD vierges et de graveurs… Et ça ne me déplaît pas car je fais du bénéfice autrement!

Sony : Rho, je comprends pas pourquoi on pirate, pourtant, sur les 30.- (en moyenne) que coûte un CD, je donne quand même 1 franc à l’artiste, m….. quoi, c’est moi qui fait tout le boulot, l’artiste sans moi, il n’est rien, quand même!!

15)
Roger Baudet
, le 11.03.2011 à 13:35
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Quel pays? Quels musiciens? Quelle source?

Mes sources : le terrain, tout simplement. Le montant des cachets de mes collègues ou de moi-même avec une vision sur près de quarante ans. Des tarifs nets et précis comme le coût d’une image à la minute sur une chaîne comme la TSR. Je ne désire pas aller plus loin dans cette polémique. Je ne suis absolument pas ni défaitiste, ni aigri. Mais je désire juste défendre la notion de rétribution pour les gens qui vivent de leurs idées et non pas de la fabrication ou de la commercialisation d’un objet matériel.

16)
mikélé
, le 11.03.2011 à 14:14
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Les fichiers sont donnés pour un streaming de 192-256kb/s, ce qui est assez bon (comme iTunes, mais moins bien que Spotify si j’ai bien lu notre ami Alain).

Euh, je ne crois pas que Spotify “offre” du 256k ou 320k en streaming, c’est uniquement pour l’achat et c’est d’ailleurs bien ce qu’a écrit Alain dans son article. Spotify en streaming, c’est plutôt du MP3 à 128 ou 160 kbps et d’ailleurs ils ne s’engagent pas : cela dépend des titres ! Comme en plus le AAC est bien supérieur au MP3 à débit égal… ce qui est logique en même temps compte-tenu de l’âge du “MPEG1 layer 3”.

Donc question “qualité”, Soundshack serait plutôt mieux que Spotify… et de toute façon inférieur à iTunes+, mais cela demeure insuffisant et pas seulement pour les puristes.

Je reste donc avec mes CD (PCM 2.0 44.1/16), mes DVD audio (DTS 5.1 96/24) et mes achats iTunes+ (AAC 256 kbps sans DRM), tout cela lu depuis des disques durs.

17)
loic
, le 11.03.2011 à 14:32
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Vous dépensez plus de 15.- par mois en musique?
Moi non, donc pas streaming.

Et puis…
– j’aime les vendeurs de CD d’occas’
– ma chaîne n’est pas équipée pour recevoir un lecteur MP3
– je ne veux pas d’antenne toujours plus grosses (de transmetteur de téléphone) pour du streaming
– je ne me tiens pas au courant des nouveautés, je n’achètes un CD en général que 3 ans après sa sortie

Et vive les concerts, sérieusement, et par ici, on est bien servi, on se verra aux Docks, à Cully Jazz et au for Noise…
“Live music is better, bumper stickers should be issued” Neil Young :)

18)
alienlebarge
, le 11.03.2011 à 16:15
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Je ne sait pas trop quoi penser de ces plateformes de streaming musicale. Le faite de ne pas posséder “réellement” le morceau m’inquiète un peu.

Pour ma part, je tente de rester fidèle à un ordre d’achat en fonction du support. Si un album m’intéresse, je vais d’abord le prendre en vinyl, sinon en CD, sinon en MP3. Pour moi, les pochettes font partie intégrante de l’oeuvre.

Et il faut dire que le son du vinyl est incomparable. Et si en plus on a une bonne installation, c’est le pied.

Il est à noter que maintenant certains label commence à proposer la version mp3 lors de l’achat de la version matériel.

Il est vrai qu’il m’arrive de pirater. Mais uniquement dans le cas où je possède déjà la version physique. Tout simplement parce que ça me fait “tartir” de faire mes mp3 moi-même.

19)
monmac
, le 11.03.2011 à 16:20
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Mais quel débat animé! J’appuie dans le sens que l’industrie du disque s’est plantée royalement et que le piratage n’a rien à y voir. C’est seulement l’appât du gain qui a motivé celle-ci durant toute ces années. Et je ne suis pas du tout d’accord que c’est les distributeurs et autres qui font tout le boulot. Un artiste qui publie sur iTunes gagne bien plus que pour la vente d’un CD. Et toutes ces taxes sur le streaming, les supports numérique ne leur apportent pas plus car ils sont partagés en fonction du volume de vente des albums. C’est dire qu’un feu Michael Jackson empoche bien plus qu’un artiste local. Comment vérifier ces décomptes d’ailleurs?

Je pense que chaque pays devraient avoir un budget pour promouvoir l’art et la culture locale et nationale et financer les artistes. Qu’est-ce qu’on deviendrait sans la musique ou avec une musique purement commerciale, sans âme et qui endort les sens.

Pour en revenir au streaming, je me demande si ça ne pousse pas à écouter un peu de tout et rien plutôt que de choisir ce qu’on aime vraiment. Surconsommation plutôt qu’écoute de qualité. Par contre, le modèle iTunes me plaît bien: acheter moins cher et mieux rémunérer les artistes. Si les CD coûtaient entre 2 et 4 francs, je suis certain que tout le monde en achèteraient. Au prix de revient d’environ 50 cts par CD, chacun (artiste, distributeur, producteur) pourraient gagner 1 Frs par pièce et ils s’en vendrait 100 x plus. Le calcul est vite fait.

20)
Inconnu
, le 11.03.2011 à 16:50
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La seule chose qui vous est demandée, c’est de trouver une connexion Internet tous les 7 jours au maximum

Un peu court pour partir en vacances.

21)
Mido
, le 12.03.2011 à 09:14
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Personnellement, j’utilise Spotify uniquement pour la découverte de nouveaux albums ou la redécouverte d’anciens albums et si l’album me plait je l’achète (CD ou en lossless sur Qobuz) de manière à pouvoir l’écouter en Lossless sur la chaine hifi ou en AAC 320 sur le iPod. J’ai pris un abonnement à 5 euros par mois, ce que je trouve raisonnable. Sur une bonne chaine hifi ou avec de bons écouteurs, j’entends la différence par rapport à ce qu’on peut obtenir en streaming. Et puis l’idée que le jour où tu stoppes l’abonnement (ou que Spotify cesse ses activités…) tu n’aies plus accès à la musique (surtout avec un abonnement à 15 euros par mois avec Soundshack !) me dérange profondément. Enfin, je suis d’accord avec Roger Baudet et je ne vois pas comment les artistes peuvent être convenablement rétribués avec ces systèmes d’abonnement, ce qui me dérange encore plus. On a prétendu un temps que les artistes allaient pouvoir compenser les pertes dues aux piratages grâce aux concerts, mais il n’en est rien pour la majorité d’entre eux. Certes, le piratage existait avant internet et je me souviens très bien que quand j’étais ado, on s’échangeait les vinyles qu’on enregistrait sur cassette mais cela ne nous empêchait pas d’acheter les albums de nos groupes favoris. Aujourd’hui, avec internet, on est passé à une dimension qui n’a plus rien à voir et je connais beaucoup de gens qui n’achètent plus ou pratiquement plus d’albums mais qui ont des dizaines de milliers de chansons sur leur ordi ! Alors, il est évident que les maisons de disque n’ont pas anticipé cette révolution et, pour certaines, se sont bien gavé sur les consommateurs. Mais j’ai toujours trouvé un peu facile d’utiliser ces arguments pour justifer un comportement de piratage…

22)
mikélé
, le 12.03.2011 à 11:16
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Pardonnez moi de dévier un peu mais je voudrais profiter de l’occasion que m’offre le post d’alienlebarge pour non pas “troller” mais poser la question ouvertement, et peut-être susciter un article : pourquoi y a-t-il toujours, en 2011, des zélateurs du vinyl sur des aspects techniques et à priori factuels ?

Car je peux certainement comprendre que l’on puisse trouver le son de ces vinyls plus “agréable”, notion très subjective, parfois pour des raisons sentimentales, rappelant sa jeunesse, parfois pour un intérêt financier (les vendeurs de tels matériels), ou professionnel (DJ), etc… mais cela reste pour moi une simple “coloration” du son liée à son support. Une sorte de DSP “old style” quoi…

Et donc comment peut-on énoncer une prétendue supériorité technique sur des motifs “scientifiques” ? Car excusez-moi, mais en 2011 et depuis longtemps, le vinyl ne peut plus être qualifié de Hifi ! La définition de “haute fidélité” évolue en effet dans le temps et ce qui était vrai dans les années 70 ne l’est plus aujourd’hui.

Car une diaphonie catastrophique, un rapport signal/bruit et une dynamique très… faibles pour ne pas dire minables, une usure immédiate, le pleurage, le scintillement, etc… sans parler des craquements, tous sont d’implacables “procureurs” !

Et saviez-vous aussi que la meilleure platine vinyl est… laser ? (http://www.elpj.com/)

À 19 100 dollars US le modèle haut de gamme, elle fait son boulot – notamment pour aller chercher un “reste de sillon” sous la couche d’usure – mais ne peut de toute évidence pas compenser les limitations inhérentes à la fabrication d’une galette en vinyle, qui je le rappelle provient à 99,999% d’un pressage ! (la première galette n’est pas équivalente en qualité à la dernière d’un lot…)

Le lien (en Anglais) de Wikipédia peut être un début avec la mention des “audiophiles” fans du vinyl : http://en.wikipedia.org/wiki/Gramophone_record

Je m’en tiendrai là pour le moment, mais si un amateur du vinyl est disposé à exposer les raisons – objectives ou non – qui l’amènent à préférer ce support musical, je suis impatient de le/la lire et lui en serai très reconnaissant !

Encore une fois, ne cherchez aucune provocation dans ma démarche, simplement la volonté de comprendre car ces raisons échappent totalement à mon esprit scientifique.

Et désolé encore d’avoir dévié ce sujet. Bonne journée !

23)
Saluki
, le 12.03.2011 à 20:09
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@ mikélé

Je ne suis pas loin de ton avis. j’ai quelques “gravure directe” achetées à prix d’or vers 1975 quand j’avais une platine Thorens, un ampli-préampli …MacIntosh et des enceintes Lansing, tissus tendus sur molleton aux murs du salon.

Je ne voyais pas exactement la différence avec un bon pressage genre DGG et je ne suis pas sûr de la qualité de mon oreille, déjà à cette époque.

24)
Bip
, le 13.03.2011 à 09:32
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Membre de cuk et musicien (depuis peu, c’est officiel, je suis inscrit à la Suisa!) je puis vous affirmer que c’est vraiment la galère pour trouver des concerts (très peu rémunérés!) et intéresser quelqu’un. Il n’y a jamais eu autant de groupes de musique sur le marché, et tous les DJ en plus, et toute cette musique gratuite que l’on trouve partout… Par ailleurs, il règne un ostracisme évident à notre égard, car les médias et les programmateurs de festivals nous rejettent simplement car nous avons tous autour de 50 ans ! Ils veulent des jeunes Voilà. Snifff… Ecoutez donc nos derniers morceaux (c’est gratuit) sur http://www.mx3.ch/artist/warmcombo

Bon dimanche quand même.

25)
pat3
, le 14.03.2011 à 00:29
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Roger, les études ont montré que la principale raison de la baisse des revenus de l’industrie du disque était l’augmentation globale du budget culture et médias des familles (téléphonie, internet, DVD, jeux vidéos).

Pour ma part, avec une taxe sur chacun de mes outils électroniques (sans compter celle sur chacun des supports vierges) associé à la taxe pour copie privée défendue par les mêmes qui ont refusé la licence globale car elle remettait trop profondément en cause le système de redistribution avantageux pour les grosses pointures, je considère que j’ai prépayé tout le contenu que j’écoute. Je n’achète plus de musique, seulement des DVD. Toutes les nouveautés, je les écoute sur Deezer ou autre, et, malheureusement, je m’en lasse souvent à la 3e écoute. Pour le reste, je pratique l’échange de CD entre amis et famille, ou le téléchargement. De temps en temps, un album MP3 en promo sur Amazon ou encore plus rarement, sur iTunes. Mes sous vont ailleurs, beaucoup dans les films, plus encore dans les livres.

Je rêve de la licence globale.

Pour revenir à l’article, moi non plus, je n’arrive pas à me dire qu’il faut que je dépende d’un service en ligne (ou d’une manip renouvelable, même tous les 7 jours) pour écouter de la musique. Je n’utilise Deezer que depuis peu, et pour le reste, je fais tourner mes playlists préférées, dûment choisies par tris successifs et toujours renouvelés dans ma grosse musicothèque (doit maintenant avoisiner les 90 gigas, et grossit progressivement).

La musique, c’est comme les livres, il faut qu’ils soient à moi, ils sont l’extension de mon monde, j’ai besoin de les manipuler (les fichiers MP3 comme les CD, et les vinyls avant eux). Ma bibliothèque est hyper à jour de ses pochettes, voire de ses paroles, ce qui me permet d’utiliser à ma guise tous les outils de manipulation ou de présentation de la bibliothèque iTunes (dernier en date: tapdj sur iphone, une vraie double platine de DJ pour enchaîner les titres de sa bibliothèque), que ce soit sur le mac ou sur l’iPhone.
Soundshack, comme Spotify, ce n’est tout simplement pas pour moi. Me dire que mes habitudes et envie d’écoute sont à la merci d’un arrêt de paiement mensuel? Brr… j’en ai des frissons dans le dos!

27)
M.G.
, le 14.03.2011 à 09:08
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@ mikélé

Je ne suis pas loin de ton avis. j’ai quelques “gravure directe” achetées à prix d’or vers 1975 quand j’avais une platine Thorens, un ampli-préampli …MacIntosh et des enceintes Lansing, tissus tendus sur molleton aux murs du salon.

Et une cellule Shure V15 III…

Je crois que j’avais une bonne oreille à l’époque. C’était il y a trente-cinq ans ;-)

La gravure directe apportait réellement un “plus” dans la qualité d’écoute. Souvenir d’un concert de Stanley Clarke absolument fabuleux.

En revanche, c’est vrai, les vinyls vieillissaient très vite. Souvenir d’un concerto de Aranjuez qu’il fallait racheter après trois lectures. Seule solution : enregistrement du disque neuf sur cassette Maxel UD XL1 via une platine Tanberg TCD 310.

Des années plus tard, j’ai réussi à récupérer plusieurs vinyls en utilisant l’écoute liquide, technique utilisée en studio. On faisait lire le disque en l’arrosant au préalable avec un mélange d’eau distillée et d’alcool. Le résultat n’était pas parfait mais la qualité du son de la cassette du transfert était néanmoins spectaculaire. Tous les vieux craquements du vinyl disparaissaient, au grand étonnement des auditeurs…

28)
nic
, le 14.03.2011 à 09:11
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… la fabrication d’une galette en vinyle, qui je le rappelle provient à 99,999 % d’un pressage ! (la première galette n’est pas équivalente en qualité à la dernière d’un lot…)

le cd aussi provient d’un pressage. et toutes les galettes ne sont pas 100 % équivalentes.

plus en général, je n’ai pas de raisons scientifiques (à part peut-être la différence entre analogique et numérique), mais pour MOI le vinyle est mieux que le cd, plus beau, plus chaud, plus attachant affectivement, plus grand…

bonne journée

29)
mikélé
, le 14.03.2011 à 10:00
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le cd aussi provient d’un pressage. et toutes les galettes ne sont pas 100 % équivalentes.

En effet, les CD commerciaux produits en quantité (disons plus de 300) sont masterisés et gravés. La quasi totalité quoi. Mais ce qui fait toute la différence et rend ta comparaison biaisée, c’est que l’information pressée est numérique, et que donc la tolérance de lecture est considérablement augmentée au point de ne quasiment jamais causer de problème à l’écoute. Sans parler des informations redondantes (codes Solomon-Reed) qui prennent en charge les rayures légères et cela dès la sortie du CD en août 1982.

Pour te donner une autre illustration de cette dichotomie analogique / numérique, prend l’exemple de la Télévision Numérique Terrestre (TNT en France, DVB-T ailleurs) : avec un signal aussi faible que 50-55%, l’image est déjà parfaite. Point besoin, comme en analogique, d’avoir du 80-90% de signal, et encore, cela ne résoud pas le problème de l’écho en zone urbaine proche de l’émetteur, type Paris où les réflections du signal de la Tour Eiffel sur les bâtiments des alentours ont suffisamment de “patate” pour perturber le signal direct. En fait, je devrais parler au passé car la télé hertzienne analogique, c’est fini depuis la semaine dernière en région parisienne !

Rien de tous ces problèmes avec le numérique. Mais bon, tu l’auras compris, ce dernier a tout changé, en télé comme en audio.

mais pour MOI le vinyle est mieux que le cd, plus beau, plus chaud, plus attachant affectivement, plus grand…

Cela, je peux le comprendre… et te rassurer : il va sûrement exister sur les amplis – car il y a apparemment une clientèle pour ça – un mode DSP “Vinyl” qui va modifier le signal propre du CD (ou SACD ou DVD ou blu-ray) en un son imparfait et “coloré”, et pourquoi pas avec des craquements (reproductibles!), afin de satisfaire cette demande qui, si j’en crois cet article, est en pleine croissance !

Pour la petite histoire, ce fonctionnement “à la vinyl” avait été imaginé dès 1984-1985 sous le nom de “defectron” à l’occasion d’un poisson d’avril dans une revue audiophile dont j’ai oublié le nom. J’ai trouvé cet autre article (bien plus récent) qui explique assez bien la problématique et fait référence à une hypothétique industrialisation avortée du concept ! ;-)

Bonne journée

30)
allunderdogs
, le 14.03.2011 à 11:22
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Le signal propre du CD ? tu veux dire le support en lui-même, à la condition que l’enregistrement a été fait de manière correcte, sans compression à outrance, etc ? ou en sortie analogique du lecteur cd ? entre les deux, il y a pour résumer un dac qui fait plus ou moins bien son boulot et la plupart du temps des aop qui font mal leur boulot.. il suffit de faire un test en aveugle, pour ma part entre une platine récente (marantz cd 5003) et une “ancienne” (beogram cd 7000) avec le fameux dac philips TD1541A et avec un design bien pensé (pas d’aop sauf erreur), la différence est clairement audible, à moins d’être un peu bouché..

Le vinyl est plein de défauts, vieillissement rapide, diaphonie, etc. Par contre d’avancer que la dynamique du CD est bien meilleure.. oui en théorie. En pratique, il y a un article sur wikipedia à lire d’urgence: loudness war

La dynamique de bon nombre d’enregistrements est tellement mauvaise que c’est à se demander si un bon vieux vinyl bien conservé ne serait pas largement supérieur sur ce point..

La hifi est un domaine assez poussé, il faut expérimenter par soi-même parce qu’il y a vraiment à boire et à manger.. l’histoire des câbles qui changent le rendu, le filtrage secteur, etc, me faisait doucement sourire jusqu’à ce que j’expérimente (avec la bonne foi qui convient, à savoir accepter la déception éventuelle..).

Il me semble que c’est une erreur de penser que la hifi c’est l’objectivité, c’est tout le contraire à mon sens, le ressenti change d’une personne à l’autre.

Une question pour la fin, comment expliquer qu’un ampli à lampes bien construit (schéma, composants) avec 5% de distortion de H2 donne un résultat bien plus agréable ET naturel à l’écoute ?

Alors vanter un ampli avec un THD de 0.001% fait bien sourire.. la musique ne s’écoute et ne se vit pas avec un oscillo :-)

Bref, le CD a beaucoup d’avantages, mais le vinyl en a d’autres, je ne parle pas de nostalgie. Le test est pourtant simple, il suffit d’avoir du bon matériel, passer de la version cd à la version vinyl.

31)
M.G.
, le 14.03.2011 à 11:25
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@ mikélé

En ce qui concerne la différence éventuelle de qualité de reproduction entre l’enregistrement vinyl et le CD, un exemple frappant : La 9° Symphonie de Beethoven – Orchestre philharmonique de Berlin dirigé par Herbert von Karajan.

Elle a été enregistrée au moins cinq fois du vivant de Karajan.

La seule version qui vaille : celle de 1963. Le vinyle était splendide. Elle a été rééditée en CD par Deutsche Grammophon sous référence 429 041-2.

Le morceau le plus remarquable en est le 4° mouvement, qui comporte « l’Hymne à la joie ». Dans toutes les versions « intermédiaires » que j’aie écoutées, les choeurs n’étaient qu’un fatras d’instruments et de voix mélangés. Dans l’enregistrement de 1963 en revanche, la séparation était spectaculaire sur le vinyl.

J’ai retrouvé cette qualité sur le CD quarante ans plus tard et je considère sincèrement que cette version réalisée à partir du « master » analogique est désormais le seul moyen d’écouter cette interprétation avec le même plaisir.

Ma mémoire auditive ne me permet vraiment pas de faire la différence entre les deux versions. Je constate seulement qu’en forçant le volume le « souffle » typique des enregistrements analogiques est perceptible dans les moments de silence. Mais ne l’était-il pas à l’époque sur le vinyl ?

32)
M.G.
, le 14.03.2011 à 11:37
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Il me semble que c’est une erreur de penser que la hifi c’est l’objectivité, c’est tout le contraire à mon sens, le ressenti change d’une personne à l’autre.

Je suis tout à fait d’accord ! Il n’y a rien de plus subjectif et personnel que l’écoute de musique enregistrée.

J’ai assisté à un concert de Stanley Clarke à Paris. Malgré tous mes efforts pour tenter de retrouver la puissance et la dynamique du son “live” à partir d’un disque en gravure directe, une platine “Clément” Studio, un ampli Marantz 4400 et un empilement d’enceintes JBL je n’y suis pas parvenu :-(

33)
M.G.
, le 14.03.2011 à 11:46
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Le vinyl est plein de défauts, vieillissement rapide, diaphonie, etc. Par contre d’avancer que la dynamique du CD est bien meilleure.. oui en théorie. En pratique, il y a un article sur wikipedia à lire d’urgence: loudness war

Bien vu ! Et merci pour la référence Wikipedia.

34)
mikélé
, le 14.03.2011 à 14:55
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@ allunderdogs et M.G.

Messieurs, je pense comprendre où vous voulez en venir : l’attrait pour le vinyl ne vient pas de ses qualités intrinsèques mais des pratiques de mastering “de l’époque”.

Il est incontestable que cette “course à la compression” (loudness war / race) est réelle et regrettable à bien des égards. Mon propos visait évidemment le support CD, non obstant les dérives des pratiques de mixage qui ont accompagné ses conquêtes en part de marché. Car si l’on compare un même master reproduit en vinyl et en CD, vous conviendrez qu’il n’y a pas de débat !

Et l’argument de la qualité des composants (DAC et AOP) ne tient pas non plus selon moi pour une argumentation rigoureuse : il suffit de comparer à gamme… comparable ! Un lecteur CD chinois à 30 euros n’est forcément pas conçu comme une platine SACD haut de gamme à plus de 1000 euros.

Mais bon, je comprends maintenant que dans le regain d’intérêt du vinyl se cache aussi cette histoire de compression, qui nuit à l’intérêt du CD pour les audiophiles. Mais alors pourquoi ne pas faire des versions numériques – tant qu’à faire en 24 bits – de masters non compressés, “à l’ancienne” ?

35)
mikélé
, le 14.03.2011 à 15:05
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En même temps, il faut comprendre qu’une grande partie du public (de la clientèle ?) est inconsciemment friande de cette compression type radio, qui offre un niveau plus constant et donc plus compatible avec une écoute en voiture ou en appartement. C’est triste, j’en conviens. Et ici, le format CD n’est fautif que d’avoir permis son écoute en voiture !

Et il est amusant de constater que le même commentaire ne peut pas être fait pour le home cinéma où, au contraire, la dynamique est élevée et où il faut utiliser des traitements de son ampli ou son téléviseur pour réduire cette dynamique lors d’une écoute de nuit par exemple…

36)
jeanba3000
, le 14.03.2011 à 19:07
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L’histoire de la compression, qui est effectivement un problème, me rappelle l’achat du CD de la symphonie n°3 de Gorecki, il comportait un autocollant dessus avertissant que le disque contenait des variations très importantes de volume, le monde à l’envers quoi où la norme serait la platitude normalisée et le naturel d’amplitude d’un orchestre une exception nécessitant une alerte !

37)
allunderdogs
, le 15.03.2011 à 12:41
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@mikélé

A mon avis ce n’est pas une histoire de débat, ce sont les oreilles de chaque individu qui entendent ce qui leur plait, certains pensent que la hifi se doit d’être droite, neutre.. alors que la neutralité n’existe pas, même au niveau d’un master ! le lieu, la prise de son, le matériel pour, etc. Alors le matériel de reproduction, quand on entend une différence clairement audible entre deux platines cd.. ça laisse songeur pour tout le reste.

Pour répondre à un message précédent, tu parlais d’un mode “dsp vinyl” pour altérer le son neutre et non coloré du cd, sauf que le cd n’a rien de neutre et non coloré comme dit avant ! c’est le “numérique” qui donne cette fausse première impression de perfection.

Le vinyl a bel et bien des qualités intrinsèques, c’est de l’analogique dès le départ, pas besoin de conversion et schéma bien plus simple. Mais il en a d’autres (mineurs à mon goût) mais particulièrement un très gênant que tout le monde connait, l’usure et tout ce qui va avec.

Ce qui au final rend l’utilisation du cd bien plus agréable, non ?

La hifi est une sorte de quête, qui prend beaucoup de temps et exige de s’y intéresser de près, en tous cas ce n’est pas en dépensant des fortunes que l’on aura nécessairement un bon résultat, loin s’en faut. La platine SACD à 1000 euros n’a probablement rien de génial à l’intérieur, quand on connait les économies stupides de bout de chandelle que font les concepteurs, sans parler des erreurs à répétition de conception purement électronique, c’est flagrant dans les amplis à lampes récents, certainement aussi dans le monde du transistor, voire pire puisque les concepteurs écoutent la musique avec un oscilloscope pour diminuer au maximum le taux de distortion et toutes ces choses dont on se tamponne le coquillard, au nom de la “haute-fidélité”. Par contre c’est bien regrettable que le SACD soit abandonné. Au fait, le SACD n’aurait pas été crée suite au CD, lui-même tellement parfait par rapport au vinyl qu’on a le sentiment d’avoir souvent perdu en qualité ? à méditer.

Ca ne m’empêche pas d’aimer le CD, je ne fais aucun prosélytisme !

Pour ma part je préfère expérimenter, il n’y a aucune autre démarche constructive à mon avis (qu’est-ce qu’on peut en lire des conneries dans les forums hifi, c’est hallucinant !)

En espérant avoir été constructif.

38)
mikélé
, le 15.03.2011 à 13:59
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@ allunderdogs

Merci beaucoup pour tes contributions : tu es en effet très constructif et je n’ai pas décelé dans ton propos d’erreurs grossières comme on peut en lire sur les forums/fora de la part de certains zélateurs du vinyl, totalement incultes techniquement.

Je pense que grâce à toi, j’ai un peu mieux saisi le côté “quête” de la haute fidélité en audio ! ;-)

Enfin, je crois que le SACD est surtout une réponse anti-copie de Sony car le format CD Audio (redbook) n’avait absolument pas anticipé le phénomène. En effet, il est tout à fait possible d’obtenir la même qualité sur un support DVD (PCM 96 KHz, 24 bits, multi-canaux), mais là aussi, depuis la casse du cryptage CSS, cela ne fait pas trop les affaires de la RIAA et de ses équivalents dans nos contrées.

Merci encore et A+ Mikélé

39)
colonel moutarde
, le 15.03.2011 à 21:00
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Pour en revenir au sujet de base, rien que le fait que ce bidule soit proposé par ce torchon me fait fuir loin, très loin ! Parce que donner 14.90 à ces mecs me ferait bien mal (il ne faut pas croire qu’ils redistribuent plus que des miettes aux ayants-droits).