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Retour sur un camp de ski génial

Comme je vous l'ai expliqué vendredi passé, je suis parti avec quelques collègues hyper sympathiques, toute une semaine à Leysin, dans les Préalpes vaudoises, avec 36 élèves de 6e année, âgés d'environ 12 ans.

Sur les 36 élèves, 19 n'avaient jamais mis des skis.

Pour les enseignants, un peu l'angoisse.

Bon, moi, je n'avais de toute manière pas à me plaindre… Je skiais avec les forts, 4 super gamins dont deux faisaient de la compétition. Fallait assurer derrière. Les voir skier était tout simplement divin. Et je ne parle même pas de leur franchise, leur ouverture, leur gentillesse.

De lundi à mercredi, c'était le bonheur.

Et puis bon, il a fallu s'échanger les groupes, et j'ai pris des enfants moins avancés dont plusieurs n'avaient jamais mis les skis avant le lundi.

Eh bien il fallait voir ça!

Le jeudi, ces élèves assuraient magnifiquement.

Certes, tout n'était pas facile pour eux, vraiment. Mais voir toute la volonté qu'ils mettaient dans leur progression m'a apporté en tout cas autant de plaisir que celui que j'avais eu en skiant à fond les premiers jours.

Certains tombaient tous les cent mètres, mais jamais, ils ne se décourageaient. Ils se relevaient, toujours avec le sourire.

Je n'ai pas pu m'empêcher de penser à deux choses.

D'abord, purée, si ces enfants mettaient la même volonté dans les apprentissages de l'allemand, du français, ou des maths, on en ferait très vite de tous des petits génies. Alors qu'est-ce qui fait que nous n'arrivons pas à enthousiasmer nos élèves au niveau purement scolaire, comme nous parvenons à le faire dans une semaine de camp de ski?

Est-ce que nous ne ratons pas quelque chose dans notre pédagogie pour que tant d'élèves n'en aient pas grand-chose à faire de l'école?

Et puis… Ces sixièmes années sont des enfants extraordinaires: fiables (presque toujours), prêts à rendre service, à aider, rigolos, polis, souriants, la plupart du temps disponibles et curieux.

Alors qu'est-ce qui fait que ces enfants de 12 ans deviennent souvent si pénibles deux ans plus tard, en huitième par exemple?

Qu'est-ce qui fait qu'un ado devienne tout le contraire de ces qualités que je viens d'énumérer deux paragraphes plus haut?

Qu'est-ce qui fait que l'évocation même de ces qualités devienne pour eux le symbole de la ringardise?

Là encore, que faisons-nous de faux pour que cette révolte, certes nécessaire j'imagine si on en croit les psychologues, fasse de ces enfants si positifs des ados si désabusés de tout.

Je sais, je généralise, mais excusez-moi, pas tant que ça…

Si vous avez une solution, je suis preneur.

Cela dit, je suis rentré de cette semaine de camp complètement revigoré moralement, même si je culpabilise un tout petit peu d'avoir eu tant de plaisir  aussi grâce… aux dizaines de canons à neige qui nous ont permis de skier au milieu d'une montagne bien verte, suite à un mois sans neige et un gros redoux début janvier.

Oui, je me demande toujours quel est le vrai impact écologique d'un plaisir peut-être un peu égoïste…

Je me console en me disant que l'eau pompée pour devenir de la neige redeviendra tôt ou tard à l'état liquide (encore qu'il semble que ce n'est pas si simple). Mais au niveau énergétique?

Un article comme celui-ci n'est pas très réconfortant.

En fait, je n'en ai pas trouvé de très positif sur ces canons à neige, sans qui, il faut aussi bien le dire, nous aurions pu tout bonnement annuler notre camp de ski.

Alors… Que penser de tout ça?

Avez-vous un avis?

18 commentaires
1)
archeos
, le 03.02.2011 à 06:54
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Pour ta première question : as-tu essayé la pédagogie Freinet ?

3)
Caplan
, le 03.02.2011 à 07:53
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Comme le disait Jean-Jacques: “L’homme naît bon, c’est la société qui le corrompt.”

Il faut changer d’abord la société. Le problème, c’est que c’est la société qui s’acharne à vouloir changer l’école…

4)
isell
, le 03.02.2011 à 08:40
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D’abord, purée, si ces enfants mettaient la même volonté dans les apprentissages de l’allemand, du français, ou des maths, on en ferait très vite de tous des petits génies. Alors qu’est-ce qui fait que nous n’arrivons pas à enthousiasmer nos élèves au niveau purement scolaire, comme nous parvenons à le faire dans une semaine de camp de ski?

Est-ce que nous ne ratons pas quelque chose dans notre pédagogie pour que tant d’élèves n’en aient pas grand-chose à faire de l’école?

Pour ce qui est des langues, je suis plus ou moins certain qu’il faudrait beaucoup moins baser l’apprentissage sur la grammaire et la mémorisation barbante du vocabulaire au moyen de listes (même par thèmes), et faire un focus sur la discussion en les poussant à regarder des séries, des films, écouter de la musique etc. dans la langue à apprendre.

J’ai, comme beaucoup de Romands, étudié l’allemand pendant des années, grammaire + vocabulaire uniquement (école primaire puis 5 ans de gymnase), eh bien aujourd’hui je suis toujours incapable d’avoir une conversation qui tienne la route en allemand. Je comprends assez bien, mais parler, impossible.

En revanche, j’ai appris l’anglais puis le chinois en absorbant une grande quantité de matériel dans ces 2 langues, pas des trucs prévus pour les débutants mais des séries qui sont regardées aujourd’hui par les anglophones et les chinois, avec des sous-titres dans la même langue (pas de sous-titres en français !). Le but est d’avoir du FUN en apprenant la langue. Dès qu’un truc nous paraît pénible ou inintéressant, il faut passer à autre chose, mais toujours dans la langue à apprendre.

Pour ceux que ça intéresse, cette méthode est largement décrite ici par un gars qui a appris le japonais, il est passé de zéro connaissance à “fluent” en seulement 18 mois :

All Japanese All The Time

En tout cas, ça fonctionne pour moi. Je ne dis pas qu’il faut être aussi radical qu’il le préconise, il faut adapter sa méthode en fonction de ce qui est possible pour chacun, mais les bases me semblent justes et surtout plus efficaces pour motiver des élèves, puisqu’il n’y a rien de barbant.

La clé ici, c’est la persévérance, parce que c’est vrai, surtout avec des langues très différentes comme le japonais ou le chinois, qu’au début c’est un peu pénible de ne pratiquement rien comprendre … Ca prend du temps, mais les progrès, BEAUCOUP plus rapides qu’avec les bonnes vieilles méthodes de nos ancêtres, sont très vite très motivants. En d’autres termes, on absorbe la grammaire et le vocabulaire sans trop s’en rendre compte (bon ça ne rentre pas tout seul non plus hein, il faut quand même avoir souvent recours à un dictionnaire, surtout au début, mais il existe à présent des méthodes de recherches très efficaces sur nos mobiles ou sur le web, donc ça va très vite).

Encore une fois je ne prétends pas que c’est une solution universelle, mais elle me semble au moins mériter qu’on la teste …

5)
Le Corbeau
, le 03.02.2011 à 08:48
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Ah les canons à eau, vaste problème.
D’une part, l’eau pompée ne retourne pas toute à la terre (phénomène de sublimation) et d’autre part, elle ne retourne pas là où elle a été pompée. il se crée donc des zones “arrosées” et d’autres asséchées.
Mais en plus, c’est un cercle vicieux un canon c’est cher, donc il faut augmenter la période de ski, donc il faut plus de canons etc.

en ce qui me concerne une enquête d’utilité publique pour les captages s’est basée sur une étude hydraulique qui montrait qu’il n’y avait pas de problème la pluviométrie étant bien plus importante en hiver. J’ai eu beau faire remarquer que l’étude prouvait aussi qu’elle avait diminué de plus du tiers en 10 ans, et qu’en hiver, il fallait que les bassins soient déjà bien remplis, cela n’a servi à rien.
Bien entendu, on ignore tout des prélèvements réellement faits et de leur période.

L’amusant, c’est que des affichettes fleurissent dans toutes les stations pour inviter les vacanciers à économiser et que certains se retrouvent parfois avec des coupures d’eau.

6)
Emilou
, le 03.02.2011 à 09:05
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Une pédagogie n’est jamais la panacée universelle, en particulier celle de Freinet qui, hélas, s’est avérée catastrophique chez certains enfants. L’apprentissage a toujours un côté contraignant, certains assument d’autres pas.

Le photographe contribue essentiellement à la réussite d’une photo, l’appareil ne fait qu’optimiser la qualité technique du cliché. Comparaison n’est pas raison, retenons cependant que la transmission d’un savoir dépend principalement du maître, de son charisme et de ses connaissances.

La pédagogie ne reste qu’un support, une technique sans plus et son choix reste à la seule appréciation de l’enseignant et non d’un inspecteur ou de certains spécialistes en chambre qui ont le culot voire l’imbécilité de nous faire croire que l’aboutissement de leur recherche est la vraie, la seule vérité. Imposer une didactique est l’assurance de l’échec de la formation. On connaît les dégâts produits par l’utilisation exclusive, de la théorie des espaces topologiques dans un cours d’analyse mathématique, de la méthode dite Papy, de la méthode globale ou analytique et tant d’autres doctrines fumeuses ou non.

Les pouvoirs dictatoriaux ou non ont toujours eu un penchant, “une tendresse particulière” pour l’uniformité, principal moyen pour asservir le “peuple” ou se donner bonne conscience.

7)
Roger Baudet
, le 03.02.2011 à 12:14
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Le ski est un des sports les plus polluants qui soient. J’ai trouvé ces chiffres sur la toile. Attention, je n’ai pas vérifié les sources, donc elles sont sujettes à caution. Il faut ensuite y ajouter les méfaits du transport pour accéder à une station de montagne. Je vous laisse juge :

« Pour le ski, quelques chiffres : en France 3890 remonte-pentes qui , tous ensemble, consomment jusqu’à 500 gigawatts/heure ( soit 10 pour cent de la production d’une centrale nucléaire). Un canon à neige a un moteur dont le vrombissement fait 115 décibels . Il faut 25.000 kWh pour assurer l’enneigement de 1 hectare de piste tout au long de la saison. En France, pour la saison 2004-2005, on a consommé 13 millions de mètres cubes d’eau pour habiller les pistes ( ça équivaut à la consommation annuelle de la ville de Marseille ). »

8)
djtrance
, le 03.02.2011 à 12:18
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L’être humain se tue lui-même… C’est reconnu!

le problème, c’est qu’il ne tue pas que lui…

9)
Roger Baudet
, le 03.02.2011 à 12:20
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Autre source sympa (une fois encore, sous caution) :

« Suite à un article sur le hit-parade des sports les plus polluants dans le dernier n° du magazine “sport et vie”. J’ai été assez étonné du résultat :

– n°1 le ski de descente – n°2 les sports mécaniques – n°3 le tir – n°4 le golf – n°5 le tennis »

10)
Matkinson
, le 03.02.2011 à 13:46
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« Pour le ski, quelques chiffres : en France 3890 remonte-pentes qui , tous ensemble, consomment jusqu’à 500 gigawatts/heure ( soit 10 pour cent de la production d’une centrale nucléaire). Un canon à neige a un moteur dont le vrombissement fait 115 décibels . Il faut 25.000 kWh pour assurer l’enneigement de 1 hectare de piste tout au long de la saison. En France, pour la saison 2004-2005, on a consommé 13 millions de mètres cubes d’eau pour habiller les pistes ( ça équivaut à la consommation annuelle de la ville de Marseille ). »

Mettez-vous à la peau de phoque alors… :)

La pollution se “limite” à la voiture (covoiturage) et au dérangement de la flore/faune suivant les endroits où on passe (tout un autre débat). Depuis que j’en fais, je vais très difficilement en station: trop de monde, trop de bruit et surtout un je-m’en-foutisme généralisé qui me tape sur le système en très peu de temps.

11)
Marcolivier
, le 03.02.2011 à 13:58
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Échec à l’échec, ne pas stresser l’élève, pardon l’apprenant, le mettre au centre, etc. Voilà quelques uns des préjugés qui sans doute participent à la mauvaise pédagogie.

C’est tout de même curieux. Tous le monde reconnaît que pour briller (ou simplement se débrouiller raisonnablement car nous ne sommes pas égaux dans l’attribution du talent ou du génie) dans le sport, dans la musique, dans la danse, il est indispensable travailler beaucoup. Énormément. Répéter des gestes, faire ses gammes. C’est casse-pieds, mais c’est un passage obligé au début de l’apprentissage afin de se donner des bases solides qui, une fois le geste acquis, permettront de progresser plus rapidement.

Alors pourquoi l’effort, pourtant reconnu comme nécessaire dans les activités précitées, est-il dévalorisé lorsqu’il n’est pas explicitement découragé par l’orientation du système scolaire actuel. Au nom du refus de l’autorité peut-être? Le sport, la musique, la danse : on choisit de le faire plus ou moins volontairement, on accepte plus ou moins volontairement de se soumettre à l’enseignement du professeur ou de l’entraîneur. Au pire, on arrête. Alors que l’école est obligatoire. On ne choisit pas de la faire, on y est contraint. Dans une culture hédoniste où la valeur absolue est sa propre liberté de jouir, n’y a-t-il pas de plus grande horreur que de faire quelque chose d’obligatoire comme l’école ?

Cependant les obligations, de travailler par exemple ou de s’occuper de sa famille, les échecs, fussent-ils professionnels ou sentimentaux, sont pourtant constitutifs de la vie. Alors, pourquoi désarmer les élèves face aux futures épreuves de la vie, en ne voulant pas les stresser (c’est-à-dire refuser d’être exigeant avec eux), en niant de manière utopique les échecs possibles (si je bâcle mon travail, je suis licencié ; si je ne travaille pas à l’école, je redouble), en leur faisant croire faussement que ce sont eux les maîtres du jeu ?

Est-ce vraiment inspirant pour un élève, comme pour un adulte d’ailleurs, de se sentir considéré, à tort, comme irresponsable, fragile, inapte à fournir un effort, et d’être formé en conséquence ? Plus généralement dit, avec l’orientation du système scolaire actuel qui nie les capacités réelles de l’élève, qui frustre sa curiosité et sa soif d’apprendre dès le plus jeune âge, qui infantilise son désir d’assumer ses responsabilités d’élève, il n’est pas surprenant que ce dernier se démotive et perde petit à petit le goût de travailler et le désir de réussir. Les élèves qui s’en sortent, qui plus est brillamment, témoignent de l’extraordinaire et de l’engagement acharné des enseignants qui considèrent, contre vents et marées parfois, les élèves à leur juste valeur.

L’école maternaliste des années 70 et ses nombreuses réformes successives ont fait leur temps. L’échec de cette école est patent. Pour l’ensemble des élèves, particulièrement pour les plus démunis, une révolution culturelle s’impose.

Voilà peut-être une piste de réflexion qui mériterait d’être approfondie. Pour aller un peu plus loin, je recommande vivement la lecture de l’article suivant.

12)
AdMem
, le 03.02.2011 à 15:08
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Ecologie :

La pollution se “limite” à la voiture (covoiturage) et au dérangement de la flore/faune suivant les endroits où on passe (tout un autre débat). Depuis que j’en fais, je vais très difficilement en station: trop de monde, trop de bruit et surtout un je-m’en-foutisme généralisé qui me tape sur le système en très peu de temps.

Ah la peau de phoque ! Quelle liberté. Quand on en a fait une fois, impossible de retourner dans les stations grand public. Et tant pis pour l’écologie. Les phoques n’ont qu’à bien se tenir.

Pédagogie :

ne pas stresser l’élève

Ah bon… ? Y a des profs qui font ça ? Pas à l’Uni, en tout cas. ;-)

Je pense également qu’il faut responsabiliser les élèves rapidement. L’école “baba-cool” a vécu.

l’orientation du système scolaire actuel qui nie les capacités réelles de l’élève

Pour cela, ça dépend des systèmes. En Suisse, chaque canton présente une législation différente. Dans le canton du Jura, où j’habite, on sépare les élèves dès la septième année primaire (13-14 ans) en niveaux de capacité (A-B-C). Beaucoup de critiques ont déjà été faites. D’autres procèdent autrement. Les pays nordiques, et la Finlande particulièrement, ont des méthodes particulières qui semblent fonctionner, d’après les résultats de Pisa.

Mais encore une fois, la pédagogie, c’est compliqué. Probablement parce que tous les élèves sont différents. Il n’y a sans doute pas de système “qui marche”.

Fun :

si ces enfants mettaient la même volonté dans les apprentissages de l’allemand, du français, ou des maths

Bien sûr. Mais, mais, mais (s’il vous plaît contredisez-moi si je me trompe), quoi que l’on fasse, peu importe la patience et la volonté que l’on y mettra, que l’on applique la méthode de Freinet ou celle de Jean-Jacques (et Emile), faire du ski restera toujours vachement plus cool (comprenez : ludique) que de résoudre des équations.

13)
Inconnu
, le 03.02.2011 à 16:39
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Au jour d’aujourd’hui sur les campus universitaires il s’avère vrai qu’aucune méthode pédagogique, même importée de l’étranger, n’est la panacée universelle et qu’il est difficile de prévoir à l’avance les résultats.
;-)

14)
Matkinson
, le 03.02.2011 à 17:34
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Les phoques n’ont qu’à bien se tenir.

Pour les phoques c’est à prendre au 2nd degré évidemment… ;-) Et encore il y a eu du progrès depuis les peaux synthétiques ou en laine: les colles des peaux ont changé, parce que c’était pas très sympa pour les zentils petits lapins et autres ragondins.

15)
guru
, le 03.02.2011 à 19:44
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Bien sûr. Mais, mais, mais (s’il vous plaît contredites-moi si je me trompe), quoi que l’on fasse, peu importe la patience et la volonté que l’on y mettra, que l’on applique la méthode de Freinet ou celle de Jean-Jacques (et Emile), faire du ski restera toujours vachement plus cool (comprenez : ludique) que de résoudre des équations.

Je ne veux pas faire le malin mais, avec mon éducation Freinet et Decroly, je sais qu’on doit dire “contredisez-moi” et non “contredites-moi” et qu’une panacée est toujours universelle.
Bon d’accord, je sors…

16)
AdMem
, le 03.02.2011 à 21:56
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Heureusement que je n’étudie pas la langue française. Corrigeons donc. Et merci encore.

17)
fxc
, le 03.02.2011 à 22:14
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Pour ta première question : as-tu essayé la pédagogie Freinet ?

et si la pédagogie freinet c’est normal qu’elle n’avance pas….

18)
Anne Cuneo
, le 04.02.2011 à 12:02
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Le but est d’avoir du FUN en apprenant la langue. Dès qu’un truc nous paraît pénible ou inintéressant, il faut passer à autre chose, mais toujours dans la langue à apprendre.

C’est intéressant de lire ça, surtout dans les solutions préconisées… au XXIe siècle. Je suis en train d’écrire un roman sur un personnage historique (John Florio, vous vous en souvenez, j’en parle depuis plus d’un an) qui a acquis une véritable célébrité en tant que professeur (on se souvient de lui quatre siècles plus tard, je crois qu’on est en droit de parler de célébrité….) parce que ses élèves apprenaient l’italien sans avoir l’impression de travailler, car il le leur enseignait d’abord à parler, puis s’attaquait à la grammaire de ce qu’ils avaient dit.

Je me souviens m’être fait réprimander par mon directeur, à l’époque où j’étais prof, parce que j’enseignais l’anglais avec les chansons des Beatles (d’abord on les chantait, puis on les dépiautait, et comme ça en cours de route, je jetais là quelques règles de grammaire), et l’italien avec les chansons de l’alors célébrissime Modugno (Volare, volare…)