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Y a des fois où « ça » veut pas….
Des billets, j’en ai écrits plusieurs; quelques uns ont remporté un certain succès auprès des lecteurs de cuk tandis que d’autres ont suscité peu de commentaires : l’important n’est pas pour moi le nombre de réactions mais est et reste le plaisir d’écrire, de partager, sur les petites et grandes choses du quotidien.

Bien sûr, je n’ai pas rédigé et ne rédigerai probablement jamais autant de textes que François; remarquez, il a un quadruple avantage sur moi : il a des poils, il transpire, il fait de la photo et il a de solides connaissances en informatique (là, j’ai pas mis de liens, faudrait que j’y connaisse quelque chose pour choisir un billet en la matière, ce qui n’est pas le cas, chacun choisira donc le sujet qui illustre le mieux le talent du Patron).

Moi, l’inspiration, elle me vient au détour d’une conversation, professionnelle ou privée, lorsque j’observe les gens dans la rue, au supermarché ou encore lors de lectures les plus diverses.

Je n’ai pas arrêté de fréquenter mes semblables, je n’ai pas cessé de lire, d’écouter la radio ou de regarder la télévision, j’ai toujours envie d’aller à la rencontre de autres par l’écriture, plus ou moins sérieuse. Mais ce soir – j’écris toujours le dimanche soir – rien n’y fait : je n’ai pas l’ombre d’une idée pour vous écrire quoi que ce soit d’un tantinet cohérent. Rien, que dalle. Le néant. Total et absolu. Au point d’ailleurs que je n’ai pas d’autre solution que d’admettre mon manque d’inspiration.

Pourtant, promis, ce n’est pas faute d’avoir essayé : j’ai songé à oser quelques lignes sur l’acquittement de l’ancien médecin cantonal neuchâtelois, j’ai envisagé de partager avec vous le soulagement ressenti en apprenant la suppression du “don’t ask, don’t tell”. J’ai même voulu vous parler d’un livre que j’ai reçu en cadeau il y a quelques mois déjà : si je suis convaincue que l’idée en tant que telle est bonne, elle n’a pas pour autant amenée avec elle les “bons” mots, j’ai continué de sécher devant ma copie. J’ai essayé vous faire ressentir l’hilarité causée par le film Machete mais sujet après idée, le constat a chaque fois été le même : aucun élan n’a tenu plus de trois lignes.

A vingt-trois heures quinze, j’ai jeté l’éponge : il n’y aurait pas de billet de mon cru lundi.

En revanche, la question, je l’ai trouvée à la seconde même où j’ai cessé de me torturer l’esprit : pensez-vous que l’inspiration puisse se travailler ou qu’elle soit au contraire juste la traduction d’une certaine chance, le fruit d’une forme de hasard ?

23 commentaires
1)
Saluki
, le 20.12.2010 à 01:28
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A vingt-trois heures quinze, j’ai jeté l’éponge : il n’y aurait pas de billet de mon cru lundi.

A défaut d’inspiration, deux contrepèteries en une seule phrase, il fallait le faire !

2)
PSPS
, le 20.12.2010 à 03:39
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Je ne sais plus quel auteur écrivit : “le génie, c’est 1/10e d’inspiration et 9/10e de transpiration” :-)

4)
ysengrain
, le 20.12.2010 à 07:13
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Je crois, sans me tromper, pouvoir dire que nous nous rangeons dans 2 catégories: ceux qui ont besoin d’élaborer, d’établir, de mettre une couche après l’autre, d’analyser et enfin d’en faire une synthèse.

Et puis, les autres, chez qui, le petit coup de … appelons ça génie, autorise reconstruction du puzzle en un éclair.

Quant au reste, ton ci-devant «manque d’inspiration», depuis plusieurs années, toutes les 2 semaines avec un petit blanc en raison d’un certain Tom Pouce, tu nous as régalé(e)s. Alors va en paix soeurette. Tu es absoute.

5)
archeos
, le 20.12.2010 à 07:53
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Ça se travaille, dans le sens où, comme tu le disais, tu es inspirée par ce que tu as vu, lu ou entendu dans ta journée. Si tu lis plus, et des livres ou des magazines sur des sujets qui habituellement t’inspirent, tu auras plus d’«inspiration ».

6)
Caplan
, le 20.12.2010 à 08:46
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L’inspiration se travaille a mon avis

Exact! C’est aussi ce que j’ai ressenti lorsque je rédigeais les Mic & Mac pour Cuk (les plus anciens s’en souviennent). Il y a une dynamique très particulière qui vient du nombre et de la fréquence des parutions, et ça prend du temps. Si on ralentit, l’inspiration diminue. Si on arrête, c’est très difficile de recommencer. La preuve…

7)
Jaxom
, le 20.12.2010 à 09:56
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Je pense que ça dépend de la personne. Chez certains l’oeuvre est le résultat de l’inspiration qui est retranscrite, chez d’autres c’est le résultat d’un processus d’analyse et de production. Le premier risque de se trouve devant le syndrome de la page blanche alors que le second sera plus régulier, mais le premier sera sans doute celui qui parviendra de temps en temps à produire une oeuvre géniale.

8)
fenouil
, le 20.12.2010 à 10:16
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certains considèrent l’inspiration comme une résultante de la somme des connaissance

9)
Leo_11
, le 20.12.2010 à 12:11
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Ca se travaille (peut-être) mais il doit y avoir je pense une atmosphère propice au développement de son projet… si cette atmosphère n’y est pas, c’est le vide assuré…

11)
Mirou
, le 20.12.2010 à 13:38
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bq%Glimind%. papier 1 %% De bleu. M’a fallu du temps pour comprendre la blague…

12)
THG
, le 20.12.2010 à 14:27
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C’est aussi ce que j’ai ressenti lorsque je rédigeais les Mic & Mac pour Cuk (les plus anciens s’en souviennent)

Personnellement, inspiration ou pas, Cuk est devenu parfois triste à mourir, et un retour de Mic&Mac serait le bienvenu.

13)
THG
, le 20.12.2010 à 14:30
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Que dire ce ce petit bijou, resté d’actualité, d’ailleurs :

Faux-semblant

Mic: La démocratie a mauvaise allure en Biélorussie! Mac: Ça doit certainement venir du look à Chenko!

16)
fxc
, le 20.12.2010 à 15:12
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En revanche, la question, je l’ai trouvée à la seconde même où j’ai cessé de me torturer l’esprit : pensez-vous que l’inspiration puisse se travailler ou qu’elle soit au contraire juste la traduction d’une certaine chance, le fruit d’une forme de hasard ?

J’ai pris une bonne inspiration, cela m’a bien irrigué le cerveau, mais rien….

C’est grave docteur

17)
Smop
, le 20.12.2010 à 15:39
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Hello Ma’m Pop’ ! L’écriture est un truc terrible : jouissive car libératrice lorsque l’inspiration est de la partie, frustrante lorsqu’on ne trouve pas l’inspiration nécessaire pour un thème ou pour trouver le mot juste pour exprimer au plus près ses idées. Ayant – comme tu le sais – tenu des blogs pendant des années, j’ai connu les deux versants de la chose. Pour moi, l’inspiration vient de deux manières possibles : soit le besoin impérieux de partager quelque chose, soit l’esprit suffisamment tranquille pour être en mesure de regarder autour de soi et les sujets à développer se bousculeront au portillon.

Cela dit, si j’étais à ta place, une excellente source d’inspiration serait ce que tu côtoies dans ta profession. Les questions relatives au droit intéressent beaucoup de monde.

18)
François Cuneo
, le 20.12.2010 à 23:22
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L’angoisse de la page blanche…

Combien de fois!

Et combien de fois me suis-je dit, si jamais, je le dirai!:-)

Tu m’as piqué mon dernier article!!!:-)

Je l’aurais moins bien fait d’ailleurs…

J’aurais dit que l’inspiration venait comme elle peut. Parfois mal, puisque visiblement, nous sommes devenus parfois tristes à mourir…:-)

19)
Madame Poppins
, le 21.12.2010 à 00:42
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Je plaide coupable de n’avoir pas trouvé les contrepèteries (je n’en ai jamais trouvé une seule dans ma vie à ce jour), d’avoir contribué à la “tristesse à mourir” de cuk, d’avoir piqué l’idée de dernier recours de François mais je vote POUR le retour de Mic&Mac !

Et je rejoins ceux qui pensent que l’inspiration se travaille : à écrire souvent, on parvient à avoir un certain recul, une certaine manière de regarder le quotidien avec toujours en trame de fond “et ça, là, ce truc, comment je pourrais le raconter à mes lecteurs ?” Faut croire que la solution serait d’écrire à nouveau plus souvent, ici ou ailleurs.

Mais en vous lisant, bingo, j’ai eu une idée… pour Noël :-)

Bonne soirée, à très bientôt…

21)
zit
, le 21.12.2010 à 08:46
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Hier, pour Ninja, c’était l’angoisse de la patte blanche ;o)

Sinon, l’inspiration, c’est pas ce qui me manque le plus (j’en aurais même bien trop !), ça serait plutôt le temps, il y a des idées d’articles que je traine dans le fond de ma tête depuis des mois, mais pour lesquels j’appréhende tellement du temps que ça va me prendre, que je ne les ai pas encore commencés…

z (et quand ça traine trop au fond de la tête, ça finit par accrocher, je répêêêêêêêêêêête : après, faut racler !)

23)
Phyleas
, le 23.12.2010 à 11:05
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C’est Noël ! C’est l’occasion “d’offrir” un commentaire à notre victime de la page blanche, une de plus qui s’est retrouvée devant ce miroir de l’esprit, absolument vide ! Pour ma part, ma capacité à écrire se trouve dans le chaos, l’inspiration ne vient qu’en présence de grains de sable dans les engrenages de ma vie. Paradoxe, quand tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, je perd ma créativité et j’en viens à m’y ennuyer… Heureusement le chaos est une valeur sûre ! Elle devrait être cotée en bourse. Bonnes fêtes de fin d’année à vous tous.