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Le saviez-vous? Les terribles concours culinaires de Chicago

 

Comme chacun le sait, les années 20 furent plutôt animées à Chicago. La ville était en proie aux trafiquants de toutes sortes, bien que Eliot Ness l'incorruptible fit tout ce qu'il pouvait pour éradiquer la violence dans la capitale de l'Illinois. Mais la pègre, dirigée par un certain Al Capone, passait son temps à imaginer des pratiques plus cruelles les unes que les autres. Ainsi Franco Limone, surnommé "Le Mixer", imagina un concours culinaire tout à fait original: tout cuisinier pouvait se présenter devant un jury choisi par la pègre. Si son repas était jugé bon, il était exonéré de la taxe prélevée par la mafia. Au contraire, si son repas était mauvais, il était immédiatement exécuté.

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Walter Meat avant le concours.

C'était très risqué, mais un premier cuisinier, Walter Meat, se lança dans l'aventure. Tout commença bien: son entrée, une purée de foie aux marrons, fit merveille. Son plat principal, un poulet farci aux pruneaux remporta un franc succès. Mais pour le dessert, il rata sa crème brûlée, qui était bien trop brûlée. Le jury, impitoyable, en fit de même avec la cervelle du pauvre Walter.

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Le jury culinaire rend son verdict.

Comme cette expérience fut assez malheureuse pour le premier concurrent, les autres candidats potentiels renoncèrent à participer à ce concours. Ils payèrent donc leurs taxes à la mafia. En pots de vin, évidemment. Le saviez-vous?

19 commentaires
1)
Saluki
, le 30.11.2010 à 07:30
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L’homme debout, en haut à gauche, n’est-il pas le célèbre Peter “Pan !” ?

2)
Chichille
, le 30.11.2010 à 09:21
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La cervelle brûlée ? Voilà bien une recette américaine ! Quel pays de sauvages…

3)
Guillôme
, le 30.11.2010 à 09:54
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Étonnant, on en apprends tous les jours!

Merci Caplan et merci Internet qui permet d’éclairer des faits historiques méconnus!

5)
zit
, le 30.11.2010 à 11:19
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Ah, mais c’est pas beau de vouloir échapper aux taxes !

Nonobstant, l’information, bien que tout à fait juste, n’en est pas moins parcellaire : l’arrière grand–oncle du frère de la belle–sœur du cousin germain du fils de la nièce du filleul de ma crémière à crinière de Crespières (qui est crêpière à ses heures), Igor L’Troctor, a participé au concours qu’il a brillamment passé de la sorte :

Entrée :

– quiche de morue à la moule farcie et son hareng.

Sousoupe :

– Consomé de perdreaux aux pralines

plat :

– Pigeon à l’oseille accompagné de blé sauté aux radis.

Dessert :

– Bombe glacée aux prunes, pralines, dragées, flambée au pousse au crime.

Tout était parfait et a été admirablement reçu par l’assemblée, mais de toute façon, Igor L’Troctor n’était pas restaurateur, mais « percepteur » pour le compte de la famille, il était donc hors compétition, et d’ailleurs, il a fini sa carrière comme chef chez Franco Limone…

z (qui aime bien la cuisine, je répêêêêêêêêête : faire, et consommer…)

6)
Caplan
, le 30.11.2010 à 12:02
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– quiche de morue à la moule farcie et son hareng.

J’aurais plutôt mis: ”… et son maquereau”! ;-)

7)
zit
, le 30.11.2010 à 12:21
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Assont synonymes ;o).

z (il aurait aussi pu faire une cassolette de moules farcies et leur poireau, je répêêêêêêêêêêête : mais bon ;–)

9)
François Cuneo
, le 30.11.2010 à 13:32
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Certains ont refusé de participer ET au concours, ET de payer la taxe.

Ils n’ont pas mieux fini que ce pauvre Walter…

10)
Caplan
, le 30.11.2010 à 13:57
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“maquereau”, c’est un mot de cave. Les hommes (et la rousse) disaient hareng.

Excusez, Messieurs les hommes! J’vais réviser fissa ma Méthode à Mimile!

11)
iker
, le 30.11.2010 à 14:59
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Zit, en même temps, tu aurais mis “quiche au mac” ça aurait déclenché une levée de bouclier sur cuk alors que faire une “miche au CAC” (en prévoir 40, spécialité du Palais Brognart, 100 au Nasdaq, 500 aux New York stock exchange, les américains font toujours les miches en tailles XXXXL), est en France une spécialité trés recherchée en société, générale en particulier.

J’en mettrais pas ma main au feu, mais au pays de l’edelweiss des helvetes, il se murmure qu’il y avait une vieille spécialité dont on ait perdu la trace, la “Mic et Mac”.

L’auteur serait condamné à naviguer sur les eaux faussement tranquilles du Léman, pour avoir laissé tomber son bout de pain dans la fondue, le soir du banquet. Depuis lors, Cary Grant, d’aventure en aventure, de loin en loin, de port en port, serait sorti en courant de l’Onu (il a raison, par le temps qu’il fait il faut sortir couvert, surtout pendant avoir couru) en criant : “Monsieur Kaplan Monsieur Kaplan ?”

12)
zit
, le 30.11.2010 à 15:43
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À ce sujet, c’est la pleine saison du hareng, en ce moment, magnifique source d’omega–3, et en plus ils contiennent, pour les messieurs, de la laitance (beaurk, diront certains, mais en fait, c’est très bon ;–), et pour les dames, des œufs très prisés au Japon sous le nom de kazunoko…

z (A haring a day keeps the doctor away, je répêêêêêêêêêêête : proverbe hollandais)

Iker, « Mic et Mac » continue en image, sous l’appellation Niouzes, et c’est chez Milsabor! bien sûr

13)
dpesch
, le 30.11.2010 à 17:53
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Ce Cher Walter aurait du préparer des Meat Balls (boulettes de viande), qui allient les balles et la viande froide.

Je dois dire que j’ai de sérieux doutes concernant la véracité de cette histoire… Qui reste un bon point de départ de scénario pour le frères Joel et Ethan Coen !

15)
Caplan
, le 30.11.2010 à 19:59
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A propos d’Al Capone (c’est peut-être pour ça que j’en ai parlé) je me suis offert l’intégrale des Incorruptibles% avec Robert Stack.

Chaque jour un épisode. Un délice!

16)
Inconnu
, le 30.11.2010 à 20:25
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c’est la pleine saison du hareng

Il est vrai que d’habitude le hareng sort mais là il fait vraiment trop froid.
Désolé mais il fallait bien un jeu de mots à 2 balles…

17)
Chichille
, le 02.12.2010 à 11:49
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Je ne sais plus d’où ça sort (!), mais il y avait un jeu de mots qui faisait mes délices lorsque j’étais gamin : « il sort de son tombeau comme un vieillard en sort ».

18)
Inconnu
, le 02.12.2010 à 12:25
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« Il sortit de la vie / Comme un vieillard en sort. » Attribué à Victor Hugo qui, selon Onésime Reclus, était le premier à rire de cette plaisanterie et ne manquait pas de riposter : « Tout en faisant des vers comme un vieillard en f’rait. » Ce calembour involontaire provient d’un drame d’Adolphe Dumas où l’on trouve ces deux vers qui firent tomber la pièce : « Je sortirai du camp, mais quel que soit mon sort / J’aurai montré, du moins, comme un vieillard en sort. »

wikipedia

19)
Chichille
, le 02.12.2010 à 12:32
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Allez, pendant qu’on y est, rappelons :

« Et vingt fois dans son sein, ce fer a repassé »

« Et le désir s’accroît, quand l’effet se recule »