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Références Bibliographiques (V): plus loin avec Papers & Mendeley

Si la gestion des références bibliographiques vous intéresse, vous avez sans doute lu mes articles consacrés à EndNote, Papers et Zotero, Sente et Bookends, et Mendeley.

Entre les lignes, vous aurez sans doute compris que deux d'entre eux se détachent du lot: Papers et Mendeley.

Mais permettez-moi d'abord une petite digression. Certains logiciels ont une interface soignée et étonnent déjà au départ; leurs mises-à-jour significatives arrivent à un rythme régulier. Tout cela va généralement de pair avec une communication efficace de la part des développeurs (blogues, Facebook, Twitter,...) et un suivi sérieux du support. Je qualifie ces logiciels de pétillants. A l'inverse, d'autres, connus ou moins connus, ont peu ou pas de mises-à-jour et on se demande parfois s'ils sont encore développés. Vous l'aurez compris, je les qualifierai de non-pétillants.

Moi, j'aime ce qui pétille, donc je vous reparle aujourd'hui de Papers et de Mendeley.

Commençons par Papers. Ce logiciel, c'est le plus "Mac" de tous les logiciels bibliographiques, son look est si proche des logiciels "Made in Apple" comme iTunes ou iPhoto: en-dessous de la bibliothèque principale, on trouve les bases de données en ligne qui vont permettre d'aller chercher les métadonnées des pdfs collectés; ensuite, les "ensembles" qui sont tout simplement des collections de documents.

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Je profite d'ailleurs de cette occasion pour féliciter l'équipe des développeurs qui récemment s'est vu décerner le Ars Design Awards 2010 du site Ars Technica  pour la meilleure application Mac dans le domaine de l'éducation.

Mais la caractéristique la plus étonnante de Papers, c'est la synchronisation avec l'application correspondante sur iPhone et iPad. Pour tout vous dire, je suis l'heureux possesseur d'un iPod touch et, plus récemment, d'un iPad, mais c'est avec ce dernier que je teste l'application Papers: vu la taille de l'écran, la lecture de pdfs est aisée, ce qui était loin d'être le cas sur l'iPod touch. La synchronisation entre le Mac et l'iPad fonctionne à merveille via le WiFi: je démarre d'abord l'application sur le Mac et je démarre l'application sur l'iPad.

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Au même moment, l'écran suivant apparaît sur le Mac:

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La synchronisation va avoir lieu dans 7 secondes, sauf contrordre de ma part...
Et effectivement, 7 secondes après, voilà ce que j'ai sur l'iPad:

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Je dois aussi vous dire que, si la lecture d'un pdf sur iPod touch n'est pas très agréable à cause de la taille de l'écran, elle devient plaisir sur l'iPad:

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Pour conclure sur Papers, je dirais que l'intégration entre l'iPad et le Mac est parfaite, elle illustre bien le beau tandem formé par l'ordinateur et la tablette.

Mendeley, lui fait encore mieux, puisque, non content de sa fonctionnalité "cloud" dont je vais vous parler plus loin, il vient de sortir pour l'iPhone; pétillement oblige, la version pleinement compatible avec l'iPad sera disponible fin 2010. Je vous en reparlerai peut-être plus tard, car, pour l'instant, cette version iPhone est plutôt en-deçà de sa grande sœur qui, ne l'oublions pas tout de même, est compatible Mac et PC.

Le "cloud" de Mendeley permet de partager en ligne une ou plusieurs bibliothèques. Partager, c'est soit entre vos différents ordinateurs (Mac/PC/Linux/iPhone), soit en collaboration avec d'autres.

Dans le premier cas, cela peut être utile si vous avez par exemple un PC au boulot et un Mac à la maison. Plus prosaïquement, on a dû me remplacer par deux fois le disque dur sur mon PC (!) et pour retrouver mes données bibliographiques, il m'a suffi de réinstaller l'application et de synchroniser avec le "cloud". Simple comme bonjour! Et c'est par ce même biais que la synchronisation avec l'iPhone (l'iPod touch ou l'iPad dans mon cas!) est effectuée.

Dans le second cas, si vous collaborez avec une personne extérieure, elle doit, comme vous, avoir un compte chez Mendeley et il vous suffit de lui proposer le partage.D'abord, vous vous rendez dans une collection partagée ("Shared Collections", 1°), puis vous allez dans les "settings" (2°).

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Là, il suffit d'inviter la personne (vous pouvez même en inviter plusieurs!), qui peut compléter ou annoter votre collection partagée:

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Et ça marche, je l'ai expérimenté avec une stagiaire avec laquelle j'ai collaboré pendant les trois mois qu'a duré son stage. L'un ou l'autre peut ajouter, supprimer les articles ou modifier leur note correspondante, il suffit d'une synchronisation et les données des deux côtés se mettent à jour.

Pour résumer, les deux logiciels sont particulièrement "pétillants" en fonction des critères que je vous ai donnés plus haut.

Papers, outre son interface particulièrement soignée, intègre très bien l'application correspondante sur iPhone et iPad. Il vaut largement ses 29€ (Mac) et 11€ (iPhone/iPad).

Mendeley impressionne surtout par sa compatibilité Mac/PC/Linux et par le "cloud"; il n'est pas en reste non plus pour l'application iPhone correspondante, même si on attend la version iPad avec impatience. Pour l'instant gratuit (version beta), son futur prix grand public n'est pas encore connu.

Vous aurez compris que, pour les lecteurs de cuk.ch, je suivrai leur "pétillement" avec attention!

 

Papers Mendeley
Interface Utilisateur +++ ++
Compatibilité Mac/iPhone/iPad Mac/PC/Linux/iPhone/(iPad)
Version Actuelle (11/2010) 1.9.4 beta 0.9.8.1
Reconnaissance des pdfs + +++
Cloud? Non Oui
Prix 29€ (Mac) et 11 € (iApp) non encore déterminé (gratuit pour l'instant)
10 commentaires
1)
nathalex
, le 03.11.2010 à 02:01
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Je continue à suivre l’actualité sur ce sujet qui occupe une grande part de mes journées.

Je fonctionne actuellement avec l’excellent duo BibDesk+Skim qui fait absolument tout ce que je souhaite sauf me permettre de lire des papiers où je veux sur mon iPad. Alors, je continue de chercher une meilleure solution.

J’étais complètement passé à côté de Mendeley dont je découvre ce soir et tardivement l’existence. Ça a l’air plutôt bien (très bien même), en particulier la distinction entre les tags et les mots-clés ouvrent des perspectives déjà offertes par ma solution actuelle mais que les alternatives ne permettent pas souvent. Les perspectives de travail collaboratif sont alléchantes. La synchronisation dans le nuage est géniale et tout et tout.

Mais…. il y a un gros mais : on ne peut pas annoter ou surligner les pdfs sur l’iPad. Et moi, un papier que je lis sans pouvoir lui noter des choses dessus, c’est comme si je ne l’avais pas lu.

Je ne peux donc pas me servir de cette belle solution pétillante pour l’instant.

Et Papers ? Il fait mieux en la matière ????

2)
chg974
, le 03.11.2010 à 06:20
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Bonjour

Pour ma part, j’utilise en permanence EndNote et ce depuis plus de sept ans. Ce soft me gonfle toujours autant (MAJ inexistante entre les dates prévues d’une nouvelle version chaque année. Ce qui veut dire que si au mois de septembre, on s’aperçoit d’un bug, il y a toutes les chances que celui-ci ne sera corrigé que l’année suivante, sauf s’il est vraiment trop important au point de ne pas pouvoir utiliser le soft).

Également faible réactivité dans sa mise en conformité avec les nouvelles versions de Word. Pour Office 2011, l’éditeur a déjà annoncé que la dernière version d’EN n’était pas compatible… Il va falloir là encore attendre un bon moment…

L’interface est plus PC que Mac et la visualisation des Pdf se fait à “l’extérieur” du soft…

Ah oui… aucun prolongement sur iPad ou iPhone (alors que celui-ci existe toujours pour Palm !)

Mais, on peut gérer plusieurs milliers de références et se créer des sous-bibliothèques très pratiques et des tas de choses très sympas qui nous rendent (énervés mais) totalement captifs vis-à-vis de ce logiciel.

Je suis cependant ouvert à d’autres solutions d’où mon intérêt pour vos articles. Dans le cas de Papers, le soft est vraiment très sympas mais il me semble qu’il s’agit plus d’un collecteur et visualisateur de pdf que d’un gestionnaire de fonds bibliographiques et donc la comparaison ne me semble pas forcément opportune si bien entendu, il y avait dans votre propos une intention comparative. En effet, dans la fenêtre de visualisation des notes, la référence importée (dans mon cas) est tronquée, pas d’indication du lieu et du nom de l’éditeur… mais peut-être n’ai-je pas tout compris en seul clik…

Très cordialement

3)
Migui
, le 03.11.2010 à 06:52
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Mais…. il y a un gros mais : on ne peut pas annoter ou surligner les pdfs sur l’iPad. Et moi, un papier que je lis sans pouvoir lui noter des choses dessus, c’est comme si je ne l’avais pas lu.

Pour Mendeley, tu as raison, Nathalex, l’application iPhone ne le permet pas. Elle est d’ailleurs estampillée “Lite”, ce qui veut tout dire. On n’a pas non plus la possibilité de copier la citation correspondante, pour la coller par exemple dans l’App “Pages”.

Je suis convaincu que tout ceci est simplement une question de temps. Quand on voit leur réactivité, il n’y a pas beaucoup de souci à se faire!

Sur Papers par contre, les annotations sont parfaitement synchronisées depuis le Mac vers l’iPad, mais pas en sens contraire, ce qui constitue effectivement un bug que je viens de constater grâce à ton intervention!

Pour ma part, j’utilise en permanence EndNote et ce depuis plus de sept ans. Ce soft me gonfle toujours autant (MAJ inexistante entre les dates prévues d’une nouvelle version chaque année. Ce qui veut dire que si au mois de septembre, on s’aperçoit d’un bug, il y a toutes les chances que celui-ci ne sera corrigé que l’année suivante, sauf s’il est vraiment trop important au point de ne pas pouvoir utiliser le soft).

C’est précisément ce que je veux dire quand je parle d’équipes qui ne “pétillent” pas. Maintenant, concernant ta remarque sur l’incompatibilité entre EndNote et Office 2001, il y a toujours une solution simple (que perso j’utilise toujours): copier la citation depuis le logiciel bibliographique lui-même et coller dans l’application-cible (Pages, Nisus, Word,…). J’ai appris à me méfier des modules automatisés qui permettent de copier la citation directement depuis l’application-cible…

4)
flup
, le 03.11.2010 à 07:48
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Article très intéressant, comme tous ceux de cette série :)

Je fonctionne comme nathalex avec BibDesk, mais je suis heureux de voir la dynamique de certains développeurs de logiciels dans ce domaine qui me semble si important dès qu’il s’agit de citer des sources.

5)
Théodore Besson
, le 03.11.2010 à 14:45
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Merci Migui!

Pour mes activités de chercheur, je suis (malheureusement) encore esclave d’Endnote, un logiciel qui a pour seul avantage de pouvoir créer sa bibliographie simplement dans Word (mais pas encore pour Office 2011…).

Papers est une des applications qui me donnent furieusement envie d’acheter un iPad, pour annoter des articles, éviter de les imprimer, me permettre de les lire n’importe où sans sortir mon Mac Book Pro, et je l’espère faire des copier coller (à terme). Mais il n’y a pas le Cite while you write…

J’ai hâte de switcher définitivement…

Ce type d’utilisation justifie à lui seul l’achat d’iPad, d’un point de vue strictement professionnel.

6)
Nihao
, le 03.11.2010 à 20:55
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Mendeley marche pas mal. L’ajout de document est simple il y a un “scanner” de pdf intégré avec une reconnaissance de texte, idéal pour les vieux document scanné. Bon ça marche pas toujours du tonnerre mais comme il est complété par une interrogation de Google Scholar, on retrouve pas mal de titre et de mots clés autmatiquement. La partie “cloud” est perfectible et les données trasmises sont très très grosse, je ne comprend pas bien pourquoi … et il peut prendre plusiseurs dizaines de minutes pour se synchroniser !

7)
sandra
, le 03.11.2010 à 21:10
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J’ai découvert Mendeley il y a environ 18 mois, et en suis très satisfaites pour toutes les raisons mentionnées ci-dessus.

Le seul hic que je mentionnerai est l’insertion de citation depuis Word pour MAC. Je switche régulièrement Mac / PC, et impossible d’installer le add-on de citations sur le Word francophone de MAC (par contre, pas de problème avec OpenOffice francophone). Après un échange de mails avec le support Mendeley, ils travaillent sur ce problème, mais pas assez vite à mon goût …. DOmmage !

Quelqu’un aurait-il une solution ?

8)
Migui
, le 03.11.2010 à 22:50
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Merci pour vos commentaires!

Voir mon commentaire n°4: personnellement, je sais que utiliser l’insertion de citation directement depuis Word (ou tout autre traitement de texte) s’avère toujours un peu risqué, et je constate qu’à chaque nouvelle version (aussi bien du logiciel bibliographique que du traitement de texte), le “dialogue” entre les deux doit être reprogrammé, ce qui amène entretemps pas mal de frustrations de la part des utilisateurs.

Pour cette raison, je trouve qu’il est toujours plus sûr de copier la citation dans le logiciel bibliographique, de se rendre ensuite dans le traitement de texte, puis d’y coller ladite citation. C’est là qu’un logiciel bibliographique peut faire gagner beaucoup de temps!

9)
WhyNot
, le 04.11.2010 à 09:20
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Merci pour cette série d’articles.

Tout à fait d’accord avec Migui pour la façon de travailler avec Endnote. J’ai toujours trouvé la fonction de citation directe dans Word trop lente ou plantogène pour être vraiment utilisée. J’utilise au quotidien Papers, exporte ma bilbiothèque (ou partie) vers Endnote lors de rédaction de documents. Et un bon copier/coller d’une citation d’endnote vers Word est beaucoup plus rapide que les add-on.

10)
sandra
, le 04.11.2010 à 11:28
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Euh, Mendeley se targue d’être aussi un outil bibliographique…

Votre façon de faire est bien, mais elle devient fastidieuse quand vous avez de nombreuses citations et que vous devez manuellement re-créer la bibliographie finale.

Ce qui est intriguant avec Mendeley et ses add-on d’insertions de citation est le fait qu’il marche très bien pour les versions anglophones de Word, OpenOffice.