Ah, les amis, ma tâche est ardue! C’est en effet à moi de
prouver que Roger Baudet a tort (voir commentaire No 1
de l’humeur d’hier), et que chez Cuk on ne frise pas tous le
burn-out.
Oui, mais voilà. Je comptais en fait faire léger, moi aussi.
Je ne parle pas de «léger» à la Caplan, dont l’envolée était
admirable. Je parle de léger dans le sens où je voulais vous
faire part de petits plaisirs et déplaisirs issus de mes
rapports avec les gadgets Apple, de ceux qui permettent de
voyager léger, justement – question poids.
Pour faire positif, j’en ai choisi deux que je trouve
rigolos.
Camera+ pour iPhone (3 et 4)
Chers grands photographes, avez-vous capté Camera+? Non, j’ai
regardé, personne n’y a encore fait allusion, et
pourtant…
Je vais vous montrer en images.
Non sans vous avoir dit que cette petite application coûte
actuellement (prix de lancement) 2,20 francs suisses (1.60€),
et qu’une fois le lancement terminé elle coûtera
fr.s. 5.50 (4.00€)
Bon, ça, c’est facile: vous pressez l’application avec le doigt, et vous voyez ça. Vous pouvez choisir entre prendre des photos, ou retravailler celles qui sont déjà dans votre téléphone (prises avec Camera+ ou pas) avec «Lightbox». Et c’est surtout là que ça devient dingue (du moins je trouve, mais bon, par rapport à certains d'entre vous, je ne suis qu’une photographe du dimanche).
Je commence par la prise de photo.
Regardez cette image. 1, c’est un zoom, de 1 à 5 fois (à 5,
ce n’est plus très net, mais bon…. 2, c’est le stabilisateur,
quand vos mains tremblent (mais qu’est-ce que vous avez bu?).
Pour ce qui est de la netteté, vous touchez du doigt
l’endroit que vous voulez net, et vous l’aurez. En haut (3),
c’est quand vous avez activé le flash, je n’allonge pas.
Voilà Lightbox. Que faut-il que je dise?, vous voyez. Ça fait
les mêmes choses que iPhoto, mais bien sûr ça ne rivalise pas
vraiment avec le «grand» Lightroom. A propos du flash, si
vous oubliez de l’enclencher, vous pouvez ajouter l’effet
flash ensuite.
Ma photo: je n’en ai qu’une sous la main, de celles que j’ai
prises avec Camera+. Je l’ai prise à la sauvette malgré les
apparences, j’aimais bien le cadrage (vous me voyez, dans la
vitre?), les pantalons blancs étaient si blancs qu’ils
bavaient, le visage était trop sombre, et ma netteté un peu
approximative. J’ai corrigé comme j’ai pu. Ce n’est pas
encore un chef-d’oeuvre sorti d’un Nikon et de Lightroom 3,
mais enfin, avouez…
Ce gadget qui s’explique tout seul ne saurait manquer…
Et le bouquet final: votre album.
On m’a parlé d’une autre application du même type encore
supérieure: Camera Plus Pro. Je viens de la télécharger. Mais
pour ce qui est de tester, que quelqu’un d’autre s’y colle,
moi j’ai un délai, il est bientôt minuit… Il faut que je
prouve le non-burn-out de Cuk – bref, je n’ai pas le temps
iMovie pour iPhone 4
Comme je n’ai pas de iPhone4, j’ai emprunté celui d’un
vendeur ami qui en avait reçu un exemplaire pour s’y
familiariser, et j’ai tenté de faire, consciemment, un
reportage d’actualité. De ceux pour lesquels, au départ,
j’emmenais un cameraman et un preneur de son. Puis je
rentrais et j’allais chez un monteur, et on faisait le
sujet.
Entendons-nous bien: cela reste encore la seule manière de
faire un reportage d’actualité de véritablement bonne
qualité. Je défends mordicus la nécessité d’un cameraman (le
son est devenu plus simple, et sauf pour de la musique ou du
théâtre, c’est peut-être moins nécessaire), et surtout d’un
monteur (ou d’une monteuse). Informer est un travail
difficile, et pendant qu’on tente de raconter un fait
d’actualité, on a besoin d’interlocuteurs: le plus important,
ce sera le cameraman qui voit les choses en même temps que
vous, le second en importance, ce sera le monteur qui
organisera la narration; lui n’était pas sur place, son
regard est critique, il sera le premier spectateur.
Mais admettons que vous vous trouviez tout seul dans une
situation d’urgence, ou d’actualité sensationnelle?
Je pense par exemple au jour où j’ai débarqué dans une petite
ville irlandaise qui venait d’être secouée par un attentat,
quelques minutes auparavant: il a fallu attendre des heures
pour que l’équipe caméra arrive. L’iPhone n’existait pas,
mais mettez qu’il ait existé, j’aurais pu faire des images
rapides pour une information immédiate: j’aurais pu tourner,
monter, sonoriser et envoyer. En HD, même.
Oui, bon, on pourrait entamer ici la discussion sur
l’opportunité d’une information aussi immédiate: si quelques
heures passent, ce n’est pas si grave. C’est vrai.
Pourtant, quand je pense au rôle des caméras de téléphone
lors de l’attentat dans le métro de Londres… Oui, oui, je
sais, j’ai des raisonnements de journaliste. Bon, j’ai été
journaliste d’actualité immédiate pendant plus de vingt ans,
peut-on se refaire? Peut-être, mais ce ne sera pas un
processus immédiat.
Bon, iMovie pour iPhone, donc. N’ayant plus le téléphone
qu’on m’a prêté pendant une demi-journée, je ne peux avoir
recours qu’aux images d’iTunes; je n’avais pas vraiment prévu
de vous en parler, au départ, mais je ne résiste pas – c’est
la raison pour laquelle mon reportage sur la restauration
d’un monument historique zurichois s’est perdu entre les
ordinateurs, et je ne peux ni le mettre en consultation, ni
même en extraire quelques images. C’était fait pour rire, et
sans idée de pérennité. Si je le retrouve, j’ajouterai un
lien. En tout cas, ceux qui l'ont vu m'ont cru lorsque j'ai
dit le plus sérieusement du monde que je l'avais téléchargé
depuis le site de la télévision.
Comme cette humeur commence à se faire longue, je ne vais pas
trop expliquer comment j’ai fait exactement. Je n'ai
d'ailleurs ni le téléphone ni les images sous la main. Oui,
je sais – de ma part, c'est léger… J'avais prévenu.
Ce sera pour le jour où j’aurai utilisé iMovie longuement, et
que je pourrai mieux vous détailler le processus. Faire du
lourd, quoi. En attendant, je peux tout de même vous signaler
que ceux qui ont utilisé iMovie plus longtemps qu’une
demi-journée sont enthousiastes.
Coda
J’ai acheté un iPad, et je me suis rendu compte que,
lorsqu’on écrit avec un clavier externe, il n’y a pas de
clavier suisse romand. Autrement dit, on ne peut pas
l’utiliser pour travailler rapidement. C’est un superbe
gadget, et on voit les choses mieux que sur l’iPhone (encore
qu’avec le 4, ça se discute - l'iPad, c’est plus grand, mais
c’est tout), mais j’attends le clavier romand pour m’exprimer
sur son utilité réelle. Peut-être tout compte fait qu’un
iPhone4 aurait été un meilleur achat.
Je sais que la Suisse romande est un petit pays, mais
quelqu’un devrait rappeler à Apple que nous comptons parmi
leurs clients les plus fidèles et que la densité Apple est
ici presque sans comparaison dans le monde. Les Alémaniques
n’ont pas leur clavier non plus, mais ils peuvent se rabattre
sur le clavier allemand. Pour l’essentiel, il est comme le
clavier suisse, et il a les trémas nécessaires à l’allemand.
Mais aucun accent, bien sûr (ou du moins, il faut aller
chercher loin, et alors adieu le flux du travail, autant
utiliser le clavier intégré, qui serait passable si
l’apostrophe ne nécessitait pas chaque fois un changement de
clavier).


