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Lundi 30 août 2010
Alors que l'heure de la rentrée a sonné...
Durant mon enfance, les mots "vacances scolaires" ont systématiquement rimé avec "on prend le train pour aller en Allemagne, chez Oma et Opa". Et pour être honnête, jusqu'à l'âge de dix ou douze ans, je n'aurais pu rêver de meilleures vacances que ces séjours dans la lointaine banlieue de Francfort : mes grands-parents étaient des gens adorables.

En grandissant, j'ai découvert que tout le monde ne passait pas tout son temps libre en Allemagne et que pour mes copines, « vacances » rimaient avec «des heures et des heures de bagnole, une épuisette et un ballon sur les genoux, tu comprends, le coffre est plein, Papa se met au golf» et des «t'aurais pas pu le dire avant, non, que t'avais besoin de faire pipi ?!», tout cela pour aller sur une plage et dans un camping, dont leurs parents disaient ensuite «c'était infesté de Hollandais et d'Allemands». Moi, qu'il y ait des Allemands, je ne voyais pas le problème, j'y allais plusieurs fois par année, en Allemagne. Je ne comprenais pas bien non plus pourquoi, chaque année, ces mêmes parents affirmaient "la plage était bien mais celle de l'année d'avant était mieux" et "t'aurais vu le bouchon qu'on s'est pris, l'horreur, des heures et des heures sous un soleil de plomb" : pourquoi alors ce besoin compulsif de changer de lieu et pourquoi ne pas y aller en train, en vacances ?

Une fois lassée des trajets entre la Suisse et l'Allemagne, j'ai eu la chance de pouvoir faire quelques stages linguistiques, tant en Espagne qu'en Angleterre. Bref, le camping, à part une tentative, j'ai toujours évité avec soin.

Juste après la naissance de Tom Pouce, Mister et moi avons acheté, de "troisième main", un camping-car : cet été, la famille "tortue" a parcouru en deux semaines 2'400 km, avec des arrêts chez un producteur de cidres, un autre de fromages ou encore de volailles (France Passion).

Cette solution, qui ne manque pas de charme et que je ne peux que vous conseiller, a un seul "défaut" : elle ne garantit pas à Junior (7 ans et demi) et Mini (5 ans) de trouver régulièrement des partenaires pour une partie de foot.

Ainsi, par amour pour nos bambins - et un peu parce que Mister et moi avons horreur du foot - notre périple a également comporté un arrêt de quelques nuits dans un camping.

Et là, misère...

Comme je suis une grande snob, Mister avait réservé dans un camping quatre étoiles : les toilettes étaient propres et le restaurant sympathique. Le "problème" n'était donc pas là...

Peut-être que je n'ai simplement pas eu de chance, allez savoir : s'il n'y avait pas un seul Allemand dans ce camping - visiblement, les parents de mes copines n'étaient jamais venus là -, y avait plein de Hollandais. Et les Hollandais, c'est dingue, ça se déplace toujours en groupe, au bar, à la piscine, même au bloc des douches ! Et moi, les foules durant mes vacances, j'aime pas tellement.

Bon, une fois que j'ai compris que je devais prendre ma douche durant l'heure de repas du Hollandais ordinaire, à savoir 17h45, j'ai été confrontée à un autre problème : la télévision de notre voisin de "parcelle".

Figurez-vous qu'un Anglais, ça ne se déplace pas sans prendre une antenne parabolique et une télévision pour deux semaines de vacances ! Non pas qu'il ait l'intention de la regarder, sa télévision : non, il l'utilise comme baby-sitter pendant qu'il boit des bières avec son copain de tente. Et un enfant anglais qui regarde Cartoon Network, il met forcément le son à fond ! Et forcément, ça engendre moult revendications d'enfants helvètes "mais Maman, pourquoi nous, on n'a pas la télé, hein ?" Et moi, durant mes vacances, j'aime pas tellement les disputes avec ma descendance.

Finalement, dans un camping en France, on trouve logiquement beaucoup de Français. Et eux, je n'en suis pas revenue, ils ne parlent que d'argent. Le prix de la location, le prix d'un moules-frites dans le restaurant au bord de la mer en passant par le prix d'une nuit dans un camping de même standing en Corse... Et moi, durant mes vacances, causer tout le temps budget, j'aime pas tellement ça.

Moralité, nous avons repris la route un jour plus vite que prévu, à croire que le camping-car a, en trois virées, fait de nous des "sauvages" mais que voulez-vous, j'aime mieux goûter une saucisse de chèvres lors d'un arrêt "France Passion" que comparer les mérites des différentes plages de Loire-Atlantique.

Et vous, vos vacances, elles étaient comment ?
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