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Après moi, le déluge…

 

"Dis, Papa, quand tu seras mort, je pourrai avoir ton téléphone ?" a demandé, dimanche matin, Mini (5 ans), à peine réveillé dans notre camping-car. La première seconde de stupeur passée, Mister a éclaté de rire et a d'ores et déjà informé son fils que "non, celui-là, tu ne pourras pas l'avoir, il appartient à mon employeur qui viendra certainement le réclamer". 

Cette question, à la fois innocente et brutale, m'a interpellée au point d'occuper mon esprit durant le trajet du retour, après un week-end tessinois en famille : que deviendront mes biens après ma mort ? 

En tant que telle, la question n'a guère d'intérêt : le droit suisse règle parfaitement la dévolution de la succession, soit en proposant une solution à défaut d'une décision personnelle, soit en permettant à chacun d'entre nous de prendre des mesures testamentaires de façon très simple et peu formaliste.

En tant que telle, à nouveau, la question n'a guère d'intérêt : je me fiche de savoir ce que mes héritiers feront de mes habits, de ma voiture, probablement même de mes livres après ma mort; je me fiche également de savoir ce qu'il adviendra de mon argent, tant est qu'il m'en reste : comme le dit si bien l'adage populaire, on n'a jamais vu un coffre-fort suivre un corbillard. 

De plus, comme je suis athée, mes proches pourront prendre toutes les décisions qu'ils veulent au sujet de ma dépouille : si certains rituels sont pour eux un soutien, tant mieux pour eux, ma quiétude éternelle ne sera pas dérangée par des fleurs ou de l'encens, ni même par l'orgue encore que, dans l'absolu, j'aimerais autant éviter l'avalanche de prières. 

Toutefois, pour être réellement honnête, il y a quand même un ou deux trucs qui ne m'indifférent pas. Tenez, l'idée que ma bague avec la perle soit proposée sur une site de ventes aux d'enchères : je n'en connais pas la valeur marchande, j'en mesure simplement la valeur affective puisqu'elle m'a été offerte par ma mère, qui l'avait elle-même reçue de mon père. Si mes fils n'ont pas d'amie - épouse, s'ils n'ont pas de fille, à défaut d'en avoir une moi-même, j'aimerais bien que ce bijou soit remis à ma filleule. Sauf que, fort à parier, dans le stress qu'engendre tout décès, personne ne pensera à elle. Et elle, elle n'osera pas se présenter devant ma famille en disant "j'aimerais bien recevoir un bijou ayant appartenu à ma marraine". 

Tenez, l'idée que quelqu'un ouvre le carton qui contient toutes les lettres que j'ai reçues, ça, ça me déplaît peut-être encore davantage que l'éventuelle vente d'une bague : ces lettres m'étaient destinées, elles n'ont pas été rédigées dans le but d'être lues par un inconnu chargé de liquider mes affaires après ma mort. Bien sûr, je pourrais d'ores et déjà les jeter mais ça non plus, je ne peux pas : m'en séparer maintenant serait trop difficile, ces missives représentant dans certains cas le dernier et seul lien tangible avec des personnes aujourd'hui disparues. 

Grandissant, mes enfants connaîtront probablement mes amies, plusieurs copines, quelques copains, qu'ils avertiront lorsque je mourrai; mais ils ne penseront pas à avertir ma copine d'enfance, perdue de vue mais encore si chère à mon coeur. Le monde ne tournera pas dans l'autre sens si elle n'apprend pas ma mort le jour même de mon décès mais j'aimerais lui éviter le choc de la page "nécro" ou le "tu sais pas qui est mort la semaine passée ?" de la part de la commère du village. 

Mes finances ne me permettent pas de soutenir largement des organisations ou des associations caritatives ou humanitaires; toutefois, depuis des années, je suis membre d'Amnesty International et j'aimerais bien qu'après ma mort, mes descendants versent un peu d'argent pour la défense des droits humaines : qui y pensera si je ne couche pas cette volonté quelque part par écrit ?

Plus j'y songe, plus je me dis que j'ai une alternative : rédiger quelques volontés prochainement - la mort n'envoie pas de mail avant de frapper - ou offrir la semaine prochaine ladite bague à ma filleule... 

Et vous, vous avez écrit ou envisagez d'écrire un "testament" (au sens large) ? 

25 commentaires
1)
Saluki
, le 05.07.2010 à 00:07
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Oui,

J’ai informé mes amis, et encore hier autour de ma nouvelle terrasse, que je souhaitais :

“qu’ils lèvent le coude plutôt qu’ils ne versent une larme” sur ma tombe.

Pour le reste…

2)
Smop
, le 05.07.2010 à 02:26
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Non, pour l’instant, pas d’acte officiel de transmission de quoi que ce soit.

A priori, je n’en vois pas l’intérêt car je n’ai ni famille proche, ni progéniture, et cela ne changera pas.

Cela dit, je sais que tout peut arriver et que le facteur de risque est “raisonnablement” élevé pour moi. L’idée d’une issue fatale à une activité que je pratique (moto, plongée sous-marine, etc.) me traverse régulièrement l’esprit. Comme je vis avec quelqu’un et que je ne suis ni marié ni “pacsé”, je mets comme bénéficiaire de mes divers contrats d’assurance ma concubine. J’ai pensé plus d’une fois établir un acte de legs universel en sa faveur, mais pour l’instant, ce n’est pas encore fait.

Pour ce qui ne concerne pas les éléments matériels, je m’en moque complètement, si ce n’est que je refuse catégoriquement quoi que ce soit de religieux.

Enfin, pour terminer, une citation d’Epicure que j’aime beaucoup : “Le bonheur est facile à obtenir, mais à condition de savoir aussi que la douleur est supportable, que les dieux ne sont pas à craindre et que la mort ne doit pas être un souci pour nous.

3)
Alain Le Gallou
, le 05.07.2010 à 07:04
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Acte officiel fait pour moi. Me paraît impératif à faire pour @Smop sinon ta compagne n’a aucune chance de recevoir. Probablement aussi pour la bague pour la filleule de Mme Poppins. Rappel pour la France : Le dépôt d’un testament est gratuit chez un notaire. Le faire en manuscrit. Vous pouvez le changer qu’en vous voulez. Ne pas mettre les assurances vies dessus, sinon le notaire touchera sa commission dessus. Ne pas informer le receveur d’une assurance vie sinon celui-ci peut écrire à la banque pour dire qu’il accepte, et vous ne pouvez plus changer de receveur.

4)
Leo_11
, le 05.07.2010 à 07:16
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Alors là… je m’en remets complètement aux lois pour tout ce qui est du matériel… bien que certaines choses qui me viennent pour la plus part de ma famille (des babioles : une chaise de style – je sais même pas du quel d’ailleurs -, une assiette de Thoune, une canne en ivoire du XIXe, ma dague d’officier), j’aimerai bien qu’elles soient distribuées à mon fils pour la tradition…

J’ai aussi dans mon porte-monaie une carte de donneur d’organe… pour éviter à mes survivants la pénible question : « Nous autorisez-vous à prélever ceci ou cela ? »

La seule assurance que j’aie contractée, c’est une police qui diminuerait considérablement la charge hypothécaire en cas de disparition de ma petite personne.

Encore un truc que j’ai bien envie de faire (bien que ça ne presse pas, j’ai pas vraiment envie de tirer ma révérence déjà maintenant…) c’est une prévoyance décès… les survivants ayant déjà assez de soucis si je pouvais leur éviter le choix de la boîte, de l’organisation de la cérémonie ainsi que les frais qui en découlent… ça serait top je trouve…

5)
fxc
, le 05.07.2010 à 08:12
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J’ai aussi dans mon porte-monaie une carte de donneur d’organe…

J’en ai une aussi de donneur d’orgasmes, je sais pas si elle servira encore après.

Je connais la sortie-->

6)
Jérémie
, le 05.07.2010 à 08:24
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Pas d’acte officiel pour moi, mais on en a parlé avec ma femme et quelques amis proches. Pour le moment, on a pas un rond, et ce qu’on a, on s’en tape un peu, donc le souci était plutôt si nous venions à décéder tous les deux, qui s’occuperait du p’tit loup? Et dans un second temps, comment on voyait la cérémonie (crémation/enterrement? à quel endroit? etc…)

Et bien sûr, on a réfléchit et discuté de la question des organes. On est tous les deux donneurs (pas pour tout… honnêtement, personne voudrait de mes poumons!), et notre entourage le sait.

Je ne peux qu’encourager tout un chacun à en parler autour de lui. C’est toujours plus facile quand l’enjeu est encore lointain. Et ça permet aussi à ceux qui restent de moins avoir à tergiverser sur le cercueil…

7)
jeje31
, le 05.07.2010 à 08:55
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dans l’absolu, j’aimerais autant éviter l’avalanche de prières.

Ah bon, pourquoi ?

8)
jeje31
, le 05.07.2010 à 08:56
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Et je ne garderai

Pour habiller mon âme

Que l’idée d’un rosier

Et qu’un prénom de femme

Jacques Brel, Le dernier repas

9)
M.G.
, le 05.07.2010 à 09:25
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Ne pas informer le receveur d’une assurance vie sinon celui-ci peut écrire à la banque pour dire qu’il accepte, et vous ne pouvez plus changer de receveur.

Bien vu Alain ! C’est un détail dont on n’a connaissance qu’en lisant méticuleusement ce type de contrat d’assurance. Comme la vie n’est pas un long fleuve tranquille, la vérité d’aujourd’hui n’est pas forcément celle de demain. Mieux vaut prévoir et se garder une porte de sortie.

Pour répondre à la question de Mme Poppins, je dois dire que je n’ai fait aucun testament et que tous mes contrats d’assurance sont assortis de la clause bénéficiaire “par défaut” : son épouse si elle existe, ses enfants vivants et les autres ayants droits dans l’ordre de priorité du droit français.

N’ayant actuellement ni femme ni enfants et vivant seul, j’aimerais pouvoir désigner un héritier (homme, femme, association) mais je ne vois rien ni personne autour de moi qui en vaille la peine.

Certes, si je ne fais rien, mon seul neveu héritera du pactole. Déjà qu’il lorgne sur l’héritage de sa grand-mère, j’aurais l’impression de le faire bénéficier d’un enrichissement sans cause qui ne saurait améliorer son sens moral…

Allez ! Une solution : je me trouve une jeune femme attentionnée à laquelle je pourrais tenir ce discours « Tu signes et lorsque je disparais tu ramasses la galette et tu refais ta vie avec un garçon de ton âge »

Mais c’est peut-être tenter le Diable, non ?

10)
Alain Le Gallou
, le 05.07.2010 à 09:46
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N’ayant actuellement ni femme ni enfants et vivant seul, j’aimerais pouvoir désigner un héritier (homme, femme, association) mais je ne vois rien ni personne autour de moi qui en vaille la peine.

Dans le même cas que toi, et pour éviter que l’état prenne la majorité en cas de neveu éloigné, je lègue à des associations. Difficile à choisir pour éviter les escrocs qui ont sévi sur la lutte pour le cancer, etc… J’utilise Handicap international pour la lutte des mines antipersonnel, et ayant un bateau les sauveteurs en mer SNSM.

11)
Smop
, le 05.07.2010 à 10:26
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A propos de don d’organes, lorsque je vivais en Australie, j’avais repassé là-bas mon permis de conduire, le carton rose français ayant une validité limité dans le temps. Sur le formulaire de demande de permis, il y avait une section relative au don d’organes, divisé en plusieurs catégories, selon ce que le titulaire souhaitait donner. Sur ce permis australien – seul document d’identité là-bas – était précisé le type de donneur (DONOR “A”, etc.). Je crois que maintenant, la procédure a changé et qu’il faut s’enregistrer auprès de Medicare, l’organisme de sécurité sociale local, qui délivre une carte de donneur.

12)
ysengrain
, le 05.07.2010 à 11:08
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2 aspects: matériel et corporel.

Matériel: les enfants feront ce qu’ils voudront, je me moque de savoir que tel ou tel objet aille à untel ou unetellle.

Corporel: don d’organe évidement (comment pourrais je ne pas ?) et après pas d’enterrement: crémation. Les cimetières sont des endroits calmes certes, mais dont l’idée de fréquentation me déplait et est sans signification.

“Dis, Papa, quand tu seras mort, je pourrai avoir ton téléphone ?”

Voilà un exemple typique de pensée magique de l’enfant, concept qui me rend admiratif des petits.

13)
François Cuneo
, le 05.07.2010 à 16:41
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Mon père me disait l’autre jour que selon lui, l’héritage ne devrait pas être.

Pour quelle raison, parce que je suis le fils de… aurais-je l’argent du même de?

Ou sa maison?

Tout le monde doit repartir à zéro.

Ainsi, les gens profiteraient de vivre plutôt que d’amasser.

Cette question me taraude un peu l’esprit, même si je suis encore dans le “il faut conserver le patrimoine familial”.

14)
Smop
, le 05.07.2010 à 17:10
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Mon père me disait l’autre jour que selon lui, l’héritage ne devrait pas être.

Je suis totalement d’accord avec ton père. Tout du moins, je pense que l’héritage devrait être plafonné.

15)
MondeFormidable
, le 05.07.2010 à 17:45
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Quelle époque on vit! Laisser ses organes en héritage!

– c’est quoi ? des figues sèches ?

– Non, c’est pépé, et ton héritage.

16)
ysengrain
, le 05.07.2010 à 18:39
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Quelle époque on vit! Laisser ses organes en héritage!

– c’est quoi ? des figues sèches ?

– Non, c’est pépé, et ton héritage.

Ceux qui attendent un greffon ne trouverons sans doute pas cette remarque amusante. Désolé, d’être un peu rabat-joie, mais il s’agit là d’un concept -la greffe d’organe – auquel je suis assez sensible.

17)
MondeFormidable
, le 05.07.2010 à 18:58
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Ca leur amènera pas un greffon, certes.

Pisser-froid, non plus, re-certes, non ?

à propos : La carte de donneur d’organe n’est pas une garantie “automatique”, je viens de vérifier dans du ” frais” pour ne pas me fier à mon “je croyais”. Carte donneur d’organe

à savoir, si on veut privilégier la rapidité ( ce qui compte) +> une note écrite aux proches FORMELLE, même si on pas la carte.

Citation :

les personnes favorables au don doivent le signaler à leurs proches dans le cadre d’une conversation. En effet, les cartes de donneur n’ont pas de valeur légale : même si le défunt est porteur d’une carte de donneur, les médecins consultent toujours les proches avant tout prélèvement ; les personnes opposées au don peuvent le dire à leurs proches ou s’inscrire sur le registre national des refus de don géré par l’Agence de la biomédecine. Ce registre est systématiquement consulté par l’équipe médicale lorsqu’un prélèvement d’organe est envisagé.

18)
Pierre.G.
, le 05.07.2010 à 19:12
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Je confirme le fait que les proches peuvent s’opposer, ce document n’a en fait que valeur d’acceptation par la personne en Suisse. Et pour la question des dernières volontés, un simple document écrit que l’on s’envoie en recommandé pour avoir une date spécifiée et que l’on glisse dans le livret de famille si on a confiance dans la personne qui s’en servira suffit pour la Suisse, où l’on spécifie ce que l’on désire après le décès, sachant qu’il y a quand même des chose pas possibles sans démarche légale, comme retirer de la succession un parent direct. Et on peut très bien souscrire à un contrat auprès d’un service de pompes funèbres Léo, en payant par mensualités par exemple.

19)
ToTheEnd
, le 05.07.2010 à 20:22
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Sur ma carte de donneur, c’est écrit “TOUT SAUF LE FOIE!”

Ceci dit, l’héritage permet de faire de belles choses…

T

20)
M.G.
, le 05.07.2010 à 21:05
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Sur ma carte de donneur, c’est écrit “TOUT SAUF LE FOIE!”

Ceci dit, l’héritage permet de faire de belles choses…

Je suis donneur de sang depuis plus de quarante ans. En revanche, donneur d’organes ? Ce serait vraiment tromper les espoirs du receveur !

Mon foie ? Même si je l’ai sevré totalement d’alcool depuis 26 ans, il doit bien avoir gardé des stigmates des “n” bouteilles de Johnnie Walker que je lui imposais chaque jour “avant”.

Mon cœur ? Après un infarctus et quatre pontages, il doit avoir l’air un peu rapiécé.

Mes poumons ? Plus de quarante ans de tabagie active ont dû les transformer en éponge à goudron.

Quant à mon estomac, une gastrectomie des deux tiers réalisée en 1996 en fait une vraie pièce d’occasion à fonctionnalité réduite ;-)

Mon cerveau ? Je crois bien qu’une telle transplantation n’est pas encore d’actualité. Ce serait pourtant un bel héritage si on pouvait ne conserver que les données qu’il a en mémoire…

« Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait. » Éternel dilemme.
21)
pm
, le 05.07.2010 à 21:57
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Personnellement, j’ai de moins en moins de <choses>.

Lors de notre dernier déménagement, nous avons choisi un appartement sans placards, sans caves, évité d’acquérir le box… et j’ai pris plaisir à offrir plusieurs centaines de livres dont je sentais bien que je ne les lirai pas une seconde fois. Chez nous, aujourd’hui, c’est ZEN ;)

Et encore : Madame se plaint que je ne me sois point défait de ce vieux powerbook transformé en presse-papiers qui ne sert plus depuis… mon dernier anniversaire et mon nouveau macbook pro. Cela dit, elle ne dit rien pour mes livres de photos… dont je ne peux me séparer !!!

Pour mes archives… elles sont numérisées dans une image disque protégée par un mot de passe de 19 caractères chiffrée en AES 256 bits : je finirai par ne plus m’en souvenir avec l’âge: une solution idéale ;-)))))))

Lors de notre avant-dernier déménagement, j’avais tant de livres et de revues (nous partions d’un 4ième étage sans ascenceur) que l’un des déménageurs, pensant que je ne pouvais l’entendre, avait confié à mon épouse : faut lui dire de ne pas lire autant, c’est pas bon pour pour la santé!

Ce jour-là, j’ai commencé à me défaire de l’inutile en faisant plaisir à de nombreux autres ! En même temps j’ai toujours le dernier livre lu par ma grand-mère… Finalement, avec l’âge, nous sommes tous devant le même dilemne ;)

22)
Ellipse
, le 06.07.2010 à 04:34
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@ Madame Poppins

Merci pour vos billets, toujours très en lien avec mon vécu du moment… et pour les commentaires qu’ils suscitent.

A part ça, pas grand chose à léguer… juste le souhait que mes restes reposent au pied d’un grand arbre.

@ pm

Je tente d’aller dans cette direction, avec humour aussi.

23)
zit
, le 07.07.2010 à 07:57
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Il y a quelques années, en rentrant du marché un dimanche matin, je suis tombé en arrêt devant un tas au pied d’un arbre. Il s’agissait de toute évidence des objets « sans valeur » autre qu’affective ayant appartenu à une mamie décédée. J’en ai fait des photos, en long et en large, c’était assez émouvant, qu’une vie entière de souvenirs se résume à « ça » : des pelotes de laine, dont une, rouge, symboliquement en partie dévidée, des dessins d’enfants, un carnet de chèques (!), un nounours…

z (Sinon, je suis assez d’accord avec Roger, le principe de l’héritage, ça schlingue, je répêêêêêêêêête : le meilleur héritage, c’est celui que l’on laisse de son vivant…)

24)
Pierre.G.
, le 07.07.2010 à 12:17
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Je te laisse deviner ce que c’est, Zit, lorsque tu dois liquider une succession où la Grand-Maman a laissé des étiquettes sur les objets, indiquant leur destinataire, et que toi tu dois tout ramasser parce que ce n’est que l’argent retiré qui les intéresse…

25)
Papsy
, le 11.07.2010 à 18:24
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j’ai payé mes obsèques, organiser la crémation, l’éparpillement des cendres (je suis claustrophobe!), j’ai prévenu mes proches pour le don d’organes (tout ce qu’ils pourront récupérer), je pense ne pas laisser de dettes à ma fille mais elle n’aura pas grand chose sur le compte en banque.

pour les biens matériels, certains objets se retrouveront sur un vide-grenier pour une nouvelle vie, pour ce qui aura encore quelque valeur (maison, voiture, bijoux,..) elle en fera ce que bon lui semblera, soit utiliser soit vendre.

tout cela le plus tard possible, mais dans la mesure où j’aurai toujours une vie correcte, elle sait que je ne supporterai pas l’acharnement thérapeutique ou croupir dans un mouroir.