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Mardi 29 juin 2010
Beaucoup de plaisir, un zeste de fierté....

Il était une fois trois jeunes hommes, que j'ai rencontrés pour la première fois il y a douze ans, pour ainsi dire jour pour jour.

L'un d'eux fêtait alors son sixième anniversaire et avait passé une partie de l'après-midi à câliner le Pikatchu qu'il avait reçu, l'autre à tirer mon pull pour plonger son regard dans mon décolleté. 

Le second est longtemps resté un mystère pour moi : durant des années, je l'ai trouvé distant, peut-être simplement timide, ne sachant pas comment entamer le dialogue. 

Le troisième m'a toujours fait sourire, toujours en mouvements, adorant le sport, ne reculant jamais devant une partie de foot ou une prise de judo. 

Aujourd'hui, ils sont devenus des hommes, enfin, des adultes à la fois en ébauche et en devenir. Aujourd'hui, ils ont réussi les trois un examen qui est à la fois rien et tout : le baccalauréat. 

Il est rien parce que dans une vie, il est juste un incident - heureux - de passage, un morceau de papier qui ne dit rien sur l'intelligence, encore moins sur le savoir-être. Il est tout parce qu'il vient couronner des mois d'efforts, parce qu'il est indispensable pour entamer certaines formations. 

Vingt-deux ans après avoir passé le bac, je me souviens comme si c'était hier du sentiment d'euphorie, du bonheur qui m'a envahie lorsque j'ai tenu entre mes mains ce "titre" : enfin s'ouvrait à moi la possibilité de choisir la voie à suivre ! 

Ce soir; j'ai juste envie de féliciter ces trois jeunes hommes. 

Simon, j'admire vraiment le niveau magnifique que tu as atteint en espagnol et te souhaite le meilleur pour la suite de tes études : puisses-tu y trouver du plaisir et un défi. 

Félix, au cours de ces deux dernières années, j'ai découvert en toi un jeune homme se penchant avec beaucoup d'intelligence sur des questions essentielles et philosophiques : franchement, tu m'impressionnes.

Jonathan, je pense qu'il t'aura fallu du courage pour admettre que tu avais fait, dans un premier temps, un "mauvais" choix et que tes aspirations t'imposaient d'abandonner une place d'apprenti que bon nombre de tes amis ont dû t'envier : tu as emprunté la voie du bac avec la pression de ne pas pouvoir "te louper". Bravo, tu as démontré que tu avais l'endurance nécessaire à ce papier.

Et si moi, je suis heureuse pour mes trois neveux par alliance, je ne peux qu'imaginer le bonheur de François : deux de ces trois jeunes hommes sont ses fils ! 

Finalement, même si nous ne sommes pas lundi, je ne vais pas faillir à la tradition de la question : quel(s) souvenir(s) gardez-vous de votre bac (ou de son équivalent dans une autre formation) ? 

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