Notre Ami Zit a commis un article sur la proxi-photographie et les rapports de reproduction.
Bien entendu, j’ai, comme beaucoup, un jeu de tubes allonge qui permet de faire joujou jusqu’à très près de la lentille frontale de l’objectif.
Ici, ce sont des Kenko. Et elles vont me servir pour les images qui suivent.
Mais il y a plus amusant, et surtout spectaculaire, c’est le microscope USB.
Pour moins de 60 € vous avez un grossissement de 400x. La molette grise permet la mise au point, la profondeur de champ est…microscopique.
Le bouton on/off permet d’activer quatre leds en croix pour obtenir un éclairage uniforme du champ.
Côté objectif, leds éteintes.
Côté objectif, leds allumées.
La visualisation se fait grâce à PhotoBooth.
Voici le veinage du bois de notre table, tel que photographié dans l’image précédente ; le vernis crée des reflets indésirables quand on l’éclaire.
Maintenant, nous pouvons faire un jeu de devinettes entre la micro et la proxi-photo.
Est-ce le cône de rentrée dans l’atmosphère d’une navette spatiale ?
C’est beaucoup plus prosaïquement une touche de clavier.
C’est un jeu qui peut être facile pour qui a l’esprit vagabond.
???
UN millimètre sur un mètre de couturière.
Il y a eu une jolie photo de chas dans un autre article de Zit. Vous pouvez aisément comparer.
Sans faire de pub’…
…ce sont bien des aiguilles DMC.
Fin de la récré : maintenant, c’est sérieux.
Fine gravure…
…sur une jolie “Retourno” ;°) petit module “Dame”.
C’est donc déjà avec une simple loupe que l’on peut distinguer une vraie d’une fausse montre de Haute Horlogerie car la qualité de la gravure va avec.
Voici ce que l’on voit sur une montre de supermarché, la qualité de gravure est… ± différente.
C’est ainsi que j’ai été amené à coopérer avec un Expert
Judiciaire, et il y en a
beaucoup .
Une Maison de vente aux enchères a reçu mandat de vendre un
très joli tableau d’un grand peintre du début du XXe siècle.
On joue ici dans la cour des Grands, et aussi pour ce qui est
des nombres à sept ou huit chiffres.
Les experts de style ont reconnu la “patte” de l’artiste, etc, etc. Je ne glose surtout pas sur leur talent, mais…
Il y a un mais.
Voici le dos d’un tableau qui, pour moi, ne pose aucun doute
quant à son origine, il s’agit d’un ancêtre de Madame Saluki,
et la toile est dans sa famille depuis le début du XIXe
siècle. Il y a des souillures, mais comme toujours, on a
affaire à un support de lin, plus ou moins pur, plus ou moins
grossier, mais les inclusions sont toujours des fragments de
fibres naturelles.
La situation est un peu différente avec la toile du Maître.
Il y a des fibres étrangères…
…prises dans la torsion du fil et aussi le tissage.
Une dizaine d’images suffisent pour étayer les faits.
Aïe, Aïe pour l’authenticité du tableau : le polypropylène,
qui plus est teinté dans la masse, a été “inventé” par Natta
en 1954 et produit en grande quantité à partir des années 60
et certainement pas …avant la guerre de 14. Le PPi (i pour
isotactique) est très utilisé dans l’emballage des fibres et
des pollutions sont fréquentes : il suffit que les balles
soient mal ouvertes et des morceaux de l’emballage passent en
préparation de filature puis en filature. Tout le monde le
sait, sauf apparemment certains peintres en appartement…
Nous ne nous prononçons pas sur l’authenticité de la peinture, nous indiquons simplement que le support ne peut être antérieur à 1950.
Pour moins de 60 € …disais-je, en légende de la seconde image. ;°)




















