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Mardi 25 mai 2010
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Focus sur Phocus.

Hasselblad, c'est qui ça ?

Bon, je ne vais pas vous faire un historique complet de la maison de Victor (le lien précédent le fait bien mieux que je ne saurais le faire), mais pour les plus jeunes, il s'agit d'un fabricant d'appareils de photographie qui a représenté (dans sa catégorie de poids, à l'instar de Leica et Sinar dans d'autres catégories) l'excellence depuis une cinquantaine d'années.

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Ce sont par exemple des boîtiers Hasselblad qui équipaient les missions Apollo... 

Ils ont pris le virage numérique en fusionnant avec Imacon, fabricant danois de scanners haut de gamme et de dos numériques, et aujourd'hui, c'est cette vénérable entreprise qui domine la niche "moyen format numérique" avec ses boîtiers de 50 Mégapixels un poil coûteux...

Et Phocus, testé aujourd'hui, est le dérawtiseur maison.

Jusqu'au 19 mai 2010, à 16 heures, Phocus 2.1 ne pouvais ouvrir que les .3FR, les raws maison des boîtiers Hasselblad (même pas les .FFF des scanners Flextight, anciennement Imacon, c'est ballot, quand même !).

Puis, passé cette date est sorti Phocus 2.5 (je l'ai téléchargé à 16h11), uniquement sur Mac OS X pour l'instant (Windows attendra juillet), rien que pour ça, j'avais envie de le tester, c'est quand même pas tous les jours que ça arrive ! Mais surtout, cette version est capable de lire tous les raws qu'est capable de lire le système Apple, puisque c'est sur ces bibliothèques qu'il s'appuie (mais toujours pas le .FFF des scanners, c'est presque risible).

C'est aussi pour cette raison que certains outils ne sont malheureusement pas accessibles pour les RAW autres que ceux de Hasselblad : Récupération des hautes lumières, Détails ombre, Clarté, Correction d'objectif, Réduction du bruit et Blanc personnalisé (scene calibration en V.O.).

Et en plus, c'est gratuit (désolé, François ;o)...

Instalation.

Après s'être inscrit sur le site de Hasselblad, il suffit de se rendre à la page « téléchargement de logiciels », l'installation est des plus basiques puisqu'il suffit de copier l'application dans le dossier Applications, et c'est réglé. 

Le « Read me » fait un peu peur pour les configurations matérielles minimum, en fait le logiciel s'appuie sur le processeur de la carte graphique, il est donc conseillé d'en avoir une bien dotée en VRAM (128 Mo grand minimum, 512 Mo conseillés). En pratique, cette configuration musclée sera surtout indispensable pour travailler sur des fichiers issus des boîtiers de la marque aux 50 Mp... Sur un iMac core duo à 2 Ghz, doté de 2 Go de RAM et de 128 Mo de VRAM, ça ne tourne pas trop mal, même avec des .CR2 de 21 Mo d'un Eos 1 DS Mk III.

Interface.

À l'ouverture du logiciel, une fenêtre propose de choisir entre le mode simplifié et le mode standard.

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La page d'accueil.

Plutôt classique dans le monde de la photo, on fait dans le sombre :

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Le mode simplifié.

  1. Navigation dans les fichiers
  2. l'image sélectionnée
  3. la barre d'outils
  4. la table lumineuse
  5. le pourcentage d'agrandissement (et le zoom)

Voyons les outils en détail :

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La barre d'outils, assez classique, vous allez voir.

  1. Comparaison de deux images (dommage, mais je n'ai pas trouvé comment comparer un avant/après modifications)
  2. le recadrage
  3. le redressement de l'horizon, comme dans Capture NX et aussi, je crois la dernière mouture de Lightroom.
  4. l'outil de neutralisation, intéressant, permet de choisir le point chromatiquement neutre 
  5. la loupe (raccourcis classiques pomme+ et pomme-)
  6. la main (raccourci classique barre d'espace)
  7. Info couleur, très pratique, on le verra plus loin
  8. marquer sous exposé
  9. marquer sur exposé
  10. la grille
  11. afficher le calque de composition, pas très utile si l'on dispose de Photoshop
  12. image précédente/suivante
  13. intervertir les images (en mode comparaison de deux images)

Très sympa, l'outil infos couleur :

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Il permet, comme son nom l'indique, de disposer d'informations de couleur partout où l'on clique sur l'image, mais la bonne idée, c'est que l'on peut en mettre partout et la petite palette semi–transparente reste au point cliqué, une bien bonne idée...

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L'outil marquer surexposé (comme marquer sous exposé) nous affiche les zones de pixels de valeurs extrêmes, classique, mais j'aime bien, en cyan.

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La grille et ses réglages, très intuitif.

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Comparaison de deux images distinctes.

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On peut choisir d'afficher les vignettes en tout petit...

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Ou en plus grand.

Après le mode simplifié, passons au mode standard, plus complet du point de vue des possibilités de réglage :

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Mode standard naviguer

Ici, un petit bug bizarre : je cherchais une image dans ce dossier, et impossible de la trouver dans les vignettes, inquiet, je vais faire un tour dans le Finder, et pourtant, elle est bien là, affublée par Camera raw de son side–car .xmp. Je déplace le side–car, sentant que l'embrouille venait de là, mais elle n'apparaît toujours pas, je déplace l'image dans un nouveau dossier, et là, la voilà enfin, et j'ai pu la recopier dans le dossier original pour qu'elle apparaisse enfin avec ses copines. Bon, c'est sûr que Phocus est prévu pour être utilisé comme premier outil, donc ce problème ne devrait pas être trop gênant à l'usage.

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Le bug n'affecte pas les .NEF traités dans Capture NX, les réglages n'étant pas dans un side–car, mais encapsulés dans le fichier lui–même. Par contre, si la visonneuse affiche bien l'image modifiée avec tous ses réglages (en bas), l'image sur laquelle on va agir sera le .NEF brut de décoffrage (en haut).

Phocus pour sa part enregistre un fichier side–car .phos quand on clique sur « modifier ».

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Mode standard visionneuse

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Mode standard vignettes seulement

Très agréable, il est possible de configurer simplement son espace de travail comme on le souhaite :

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Il est possible, par un pomme/glisser depuis la navigation dans les fichiers d'ouvrir plusieurs dossiers dans différents onglets.

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Une poignée en bas à droite de chaque vignette permet de les redimensionner à la volée, le réglage d'une seule vignette est aussitôt appliqué aux autres.

Très pratique aussi pour une sélection, on peut changer la place de chaque vignette, comme sur une vraie table lumineuse ! Génial, ça !

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On peut décider de n'afficher que ce dont on a besoin :

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Et mémoriser cette configuration que l'on peut rappeler d'un simple raccourcis clavier.

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J'aime bien avoir les vignettes à gauche, comme dans Graphic Converter, c'est l'outil nommé Portrait/paysage qui permet cet affichage.

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Je ne vais pas m'étendre sur le menu capturer, n'ayant pas de H4D sous la main...

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L'onglet Infos permet de s'occuper de remplir les champs IPTC, première chose à faire...

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L'onglet Ajuster contient tous les réglages habituels, dont certains offrent des petites subtilités intéressantes.

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Un clic sur l'icône idoine, et le réglage devient une élégante palette flottante, valable pour tous les outils (dommage que l'on ne puisse pas les redimensionner) et dont la position est enregistrable à volonté, de bon goût.

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L'outil correction couleur est très intéressant :

  1. on clique, avec la pipette la couleur que l'on souhaite changer (ici, le rouge que je voudrait booster un peu, et rendre un poil moins magenta)
  2. l'action sur les curseurs de teinte, de saturation et de luminosité, se visualise (très pédagogiquement) par une petite flèche qui indique la direction sur la roue chromatique vers laquelle on effectue le réglage.
  3. on peut mettre autant de point de réglage que l'on veut sur l'image.

Contrairement aux U–points de Capture NX dont on peut contrôler très précisément la zone d'application, ici, le réglage est global, il faut donc bien regarder toute l'image quand on tripote ces machins, mais c'est un outil vraiment agréable et simple à utiliser.

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Là, je crois que l'on n'est pas trop loin de ce que mon cerveau croit se souvenir de ce que mes yeux lui donnaient à voir.

Notez l'outil ouvert en bas « cadrage et orientation », complémentaire (ou redondant ?) de l'outil « redresser », un menu déroulant permet de choisir un ratio hauteur/largeur (dont le célèbre 1 x 1 pour singer le rapport que l'on a avec un Hasselblad argentique –ou un Rolleiflex–), et la tirette « redresser », qui fait tourner l'image avec recadrage en temps réel, très spectaculaire et pratique.

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Ici, un bug très gênant et connu de l'éditeur qui n'affecte que les utilisateurs sous Leopard (pas de problème disent–ils sous Snow Leopard) : toutes les images ayant le tag « vertical » sont touchées, aucune ne s'affiche autrement que comme ça, bin zut !

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Encore un outil d'accentuation de plus à maîtriser, j'avoue que je ne suis pas très fort sur cet outil pourtant essentiel, n'ayant jamais lu le pavé de Bruce Fraser.

Le bizarement traduit « limite noir » (dark limit dans la langue de Buster Keaton) est intéressant, il permet de ne régler que les pixels dans les hautes lumières et les tons moyens, de manière à ne pas augmenter la netteté du bruit dans les ombres, subtil !

J'ai tenté une exportation de quelques fichiers en .tiff et là, ça ramait grandement, tellement que la barre des menus a attrapé une noirite :

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Je n'avais jamais vu ça, mais c'est passé comme c'est arrivé...

Conclusion.

J'aime bien. Agréable à utiliser, pas de gestion de bibliothèque lourdingue, simple, efficace, quelques bonnes idées. Il ne va bien sûr pas remplacer le tandem Nikon View NX + Nkon Capture NX dont vous commencez peut–être à savoir le bien que j'en pense, mais, pour les raw issus de boîtiers autres que Nikon que je pratique de temps en temps, je trouve ça bien plus léger que le tandem Bridge + CameraRaw. Alors oui, le bug des verticales est quand même gênant (tant qu'on n'est pas sur Snow Leopard).

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Si vous avez envie d'en savoir plus, le manuel en PDF (dans la langue de Harpo Marx ;o) est assez bien fait.

Et vous trouverez sur leur site des tutoriels vidéo assez complets :

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Avec en plus des photos bien plus gracieuses que celles qui illustrent cet article ;o)

 

 

 


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