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DXO, ho ho (v6)

Revoici l'article sur DxO que j'avais mis en ligne il y a quinze jours.

C'est un peu paresseux comme article du vendredi, je sais, mais bon c'est comme ça!

Bon week-end prolongé à toutes et à tous.

J'ai déjà parlé au moins… 10 fois de DxO.

Bien plus en fait (29 si les recherches Cuk ne se trompent pas, et encore, je n'ai cherché que sur le titre des articles!).

À la fois pour me pâmer sur ses qualités, tout au long des dernières versions, que pour gueuler ses multiples retards sur Mac au niveau des mises à disposition. Ça n'a pas raté cette fois, il a fallu attendre plusieurs mois pour voir sortir la version 6 sur nos machines, alors que nos cousins du monde PC disposaient de la chose depuis fin 2009.

On nous a promis cette nouvelle version Mac pour mai 2010, promesse tenue, puisque le logiciel est annoncé pour le 4 mai à 10 heures pour être finalement reporté au 10 mai à la même heure.

J'ai néanmoins reçu un lien vers la "golden master", que je vous propose de découvrir rapidement ici.

Je ne vais que montrer les nouveautés (et encore, peut-être ne suis-je pas exhaustif) puisque j'ai déjà décrit les principales fonctions de ce logiciel ici en version 5.1 et encore plus en détail ici, en version 4.1.

DxO, c'est quoi?

Juste avant de commencer, je me permets de vous redire ce qu'est DxO: un programme qui se targue de corriger vos images en tenant compte des faiblesses de votre matériel. Le fabricant a ainsi créé des modules dédiés à un objectif pour un boîtier. Ainsi, de nombreuses erreurs seront corrigées:

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Notez que les réglages peuvent être aussi bien automatiques que manuels. Que vous régliez ou pas manuellement, le programme connaît via le plug-in les faiblesses de votre couple boîtier-objectif, et corrigera par exemple le piqué là où c'est utile de le faire, puisque le logiciel sait où ce même piqué (par exemple) est déficient dans le couple objectif-boîtier utilisé.

Je dirais que ce qui me manque par rapport à un Lightroom ou un Aperture, c'est la correction locale , qui est certes possible puisque le logiciel le fait tout seul, mais qui n'est pas utilisable "au pinceau", comme le permettent les deux programmes précités.

J'ai ainsi pris 350 photos du mariage de Théodore samedi, Mathieu en a pris tout autant, et l'un comme l'autre, nous avons atténué les ombres sous les yeux des mariés et de leurs invités, par quelques coups de pinceaux, ce que n'est pas capable de faire DxO.

En contrepartie, DxO corrige toutes les erreurs des objectifs et permet de relever les ombres de manière générale via l e DxO Lighting.

Une installation simplifiée

Tout d'abord, au niveau installation, les choses sont plus simples qu'avant.

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On glisse l'application vers le dossier "Applications", et puis c'est tout.

Plus même besoin de télécharger les modules pour les appareils de photo en se prenant la tête pour ne rien oublier: vous glissez une image dans votre projet, si le module manque, une fenêtre vous propose de télécharger ce dernier.

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Remarquez que si vous voulez passer par une première étape de téléchargement, c'est toujours possible.

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Tout cela là aussi est bien plus simple que précédemment. Bravo.

Une interface bien plus OSX

L'interface est bien plus "OSX" qu'auparavant.

Nous retrouvons les fonds noirs très à la mode dans le monde des programmes de traitement de photos.

La fen p;ecirc;tre principale peut afficher 4 domaines différents qui sont:

  • Sélectionner, qui permet de choisir les photos à intégrer à un projet;

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L'affichage des vignettes est vraiment très rapide, tout comme le défilement dans le projet. On choisit les images en les glissant dans la zone du bas de la fenêtre.

  • Personnaliser, qui lui vous met en relation avec moult tirettes ou réglages automatiques à intégrer ou non à chaque image;

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En mode "Personnaliser", vous ne voyez certaines corrections que passé le cap des 75%

  • Traiter, qui s'occupe du développement de votre image (on va dire RAW) vers un autre format (disons JPEG, mais il y en a d'autres bien évidemment). Vous pouvez même d amp;eacute;velopper en même temps une même photo dans différents formats;

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  • Visualiser, qui vous permet d'afficher l'image originale et son "développement"

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Enfin! La visualisation de votre travail et les différences avec l'original sont visibles rapidement et quel que soit le pourcentage d'agrandissement. Quelle différence avec les versions précédentes! Remarquez que vous pouvez également présenter l'image

Notons au passage le nouvel assistant qui vous donne les indications nécessaires au bon démarrage du programme.

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DxO est d'une richesse incroyable. Presque trop riche même parfois. Pour pallier ce problème, trois espaces de travail sont disponibles:

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Les palettes (centre nerveux du programme) sont touchées par ces différents espaces.

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Espace "First Step" (premiers pas)

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Espace "Essentials"

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Espace "Advanced"

DxO et les performances

Ce qui m'a frappé à l'utilisation de DxO en mode "Sélectionner", c'est sa célérité.

En effet, j'ai chargé les 350 images du mariage de Théodore dans Lightroom 3 beta 2, et ce dans un nouveau catalogue, et les mêmes 350 images dans un projet DxO: au niveau prévisualisation des vignettes, DxO est incroyablement rapide par rapport à Lightroom. Magnifique navigation dans le programme français, beaucoup de ralentissements (mais j'en reparlerai, je crois que j'ai trouvé une solution) dans Lightroom.

En mode "Personnaliser", il faut compter 5 à 6 secondes pour afficher un RAW de Nikon D700 (12 MP), pratiquement le même temps que pour afficher la même image dans le module "Développement" de Lightroom.

Pour exporter les images, il faut compter entre 50 secondes par photo (toujours un RAW de D700) et un peu plus d'une minute. C'est pas mal tout de même, mais n'oublions pas que les corrections sont par défaut plus nombreuses que celles proposées par Lightroom, si l'on excepte les corrections locales de ce dernier, qui reste à ce niveau nettement plus rapide cependant.

DxO et la qualité d'images

Le nouveau moteur de développement du RAW offert par cette version 6 est simplement excellent.

Voyez un premier exemple en taille réelle, à 12'800 ISO (les images qui suivent ont été prises dans une piscine couverte sans aucune lumière artificielle, alors qu'il pleuvait dehors, donc dans des conditions très difficiles, avec un Nikon D700, associé à un zoom 70-200 ouvert à 2.8).

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Comme vous le voyez, le bruit est magnifiquement maîtrisé, sans trop de perte de détail.

Regardons maintenant la même photo reprise par LightRoom 3 beta 2.

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Le grain de type film est bien présent. Certains préféreront, d'autres pas.

Une photo à 6400 ISO maintenant, moins dans les extrêmes…

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Enfin, un essai 4'000 ISO. Toujours un détail en taille réelle.

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Moi, je trouve magnifique ce que savent faire les bons appareils (le Nikon D700) associés à de bons logiciels, dans les hautes sensibilités.

Je vais revenir également en quelques lignes sur le magnifique FilmPack 2 (qui ne change pas si j'ai bien compris).

Vous pouvez toujours (application autonome, plug-in Photoshop ou directement dans DxO) choisir le type de rendu du traitement des couleurs pour simuler de très nombreux films bien connus, mais aussi la forme du granulé desdits films.

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Mieux, vous pouvez croiser des rendus de couleurs et des rendus de grains.

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Encore plus fort, vous pouvez simuler le rendu de couleurs des boîtiers numériques les plus connus.

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Les autres nouveautés

Au niveau des nouveautés, je note qu'il est maintenant possible de travailler manuellement les corrections d'un objectif, même s'il n'est pas reconnu par DxO. Je n'ai pas pu essayer la chose, tous mes objectifs Nikon sont reconnus par le logiciel.

Les presets sont devenus des autoréglages, et son bien plus simples (à mon avis, mais c'est peut-être que j'ai lu le livre de Jean-Marie Sépuchre dont je vous parlerai la semaine prochaine) à manipuler qu'auparavant.

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En deux mots, un autoréglage vous permet de créer un type de rendu pour une image, et de l'appliquer sur d'autres ensuite.

DxO s'intègre parfaitement à Lightroom 2 (pas encore avec la 3 beta, ce qui est bien normal puisque les formats de catalogues ne sont pas encore définitivement coulés dans le bronze) dans un sens comme dans l'autre (possibilité d'aller chercher une image dans un catalogue Lightroom depuis DxO, ou d'envoyer une image depuis un catalogue Lightroom vers DxO qui sera réintroduite ensuite dans le catalogue, une fois le traitement effectué. Ça, la version 5 savait déjà le faire. Désormais, la 6 est capable de récupérer les données XMP d'une image et de les réintégrer ensuite dans le développement qu'il a effectué.

En conclusion

DxO est toujours meilleur, à chaque nouvelle version (encore heureux d'ailleurs!), même s'il ne fonctionne plus que sur MacIntel (je ne me rappelle plus si c'était déjà le cas avec la v5).

Pas de problème technique (l'éditeur semble avoir compris la leçon), célérité améliorée au niveau de l'utilisation dans tous les modules, excepté au niveau de l'exportation qui, si vous avez beaucoup d'images, risque d'être un peu chronophage, facilité d'utilisation me semble-t-il encore augmentée, rien à dire, cette nouvelle version est un gros progrès par rapport à la v5.

Le nombre d'objectifs et de boîtiers reconnus augmente à la vitesse grand V, même si certains regretteront toujours l'absence de leur matériel (plus de 2'000 combinaisons au moment où j'écris ces lignes).

Reste à savoir quelle est la place d'un tel logiciel dans nos flux de production.

Il est clair qu'un Lightroom, un Aperture ou un Bibble 5 ont l'avantage de tout gérer, de l'importation au catalogage en passant par le traitement dans la même application. DxO d'ailleurs l'a bien compris puisqu'il est capable, comme je l'ai écrit plus haut, de travailler en symbiose avec Lightroom (pas encore avec Aperture, malheureusement, je ne sais même pas si la chose est prévue.

Pour tous ceux qui travaillent avec des catalogueurs, DxO permet des corrections grandioses, automatiquement ou non.

Bref, je sais déjà que beaucoup vont trouver que ce logiciel est trop cher, trop ci ou trop cela. Je sais aussi que certains ont eu des problèmes à l'époque, qui me semblent être totalement oubliés.

Si vous êtes dans ce cas, peut-être pourriez-vous donner une petite deuxième chance à ce logiciel, puisqu'il est disponible en version démonstration entièrement fonctionnelle 30 jours.

Notez que la version Elite ou Pro ont exactement les mêmes fonctions: la différence? Les boîtiers reconnus de la version Pro vont du bas de gamme au matériel professionnel, ce dernier étant absent de la version Elite. Je vous laisse comparer la liste des matériels reconnus par les deux programmes ici.

Disponibilité et prix 

Les éditions Standard et Elite de DxO Optics Pro v6.2 pour Windows et Mac seront disponibles dès le 10 mai sur la boutique en ligne de DxO Labs et chez les revendeurs photo, avec une remise exceptionnelle jusqu’au 15 juin 2010

  • Edition DxO Optics Pro Standard : 99 € au lieu de 149 € (soit une économie de 50 €) 
  • Edition DxO Optics Pro Elite : 199 € au lieu de 299 € (soit une économie de 100 €) 

Cette mise à jour est gratuite pour tous les clients possesseurs d’une version 6, ou d’une version 5 achetée depuis le 1er juin 2009. Les autres utilisateurs bénéficient d’une remises exceptionnelle jusqu’au 15 juin 2010 sur les mises à jour : 

  • Mise à jour DxO Optics Pro Standard (toutes versions) vers DxO Optics Pro 6 Standard : 49 € au lieu de 69 €. 
  • Mise à jour DxO Optics Pro Elite (toutes versions) vers DxO Optics Pro 6 Elite : 69 € au lieu de 99 €. 
26 commentaires
2)
Phil7
, le 04.05.2010 à 00:54
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Mince, encore presque 10 jours à attendre… Je suis impatient! Depuis que je connais ce produit, j’ai toujours eu pleine satisfaction de son travail. Je suis plus nuancé pour l’interface et la rapidité. Mais cette nouvelle version semble améliorer ce côté.

En revanche, je suis très en colère contre leur politique anti Mac. Ils ont beau dire le contraire, diffuser leur produit plus de six mois après la sortie PC, et parfois sans beta-test, c’est une politique anti Mac.

3)
vibert
, le 04.05.2010 à 01:51
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Oups ! François, tu l’as dit… alors maintenant tout le monde peut le faire aussi ;-)

5)
Inconnu
, le 04.05.2010 à 06:38
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Ah ben enfin!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

6)
Nohant
, le 04.05.2010 à 06:56
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“Désormais, la 6 est capable de récupérer les données XMP d’une image et de les réintégrer ensuite dans le développement qu’il a effectué.”

??? On peut en savoir plus ? DxO serait capable d’interpreter les données XMP ?

7)
THG
, le 04.05.2010 à 07:21
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“Désormais, la 6 est capable de récupérer les données XMP d’une image et de les réintégrer ensuite dans le développement qu’il a effectué.”

??? On peut en savoir plus ? DxO serait capable d’interpreter les données XMP ?

En principe, le passage de Lightroom à DxO et retour ne se traduit plus par une perte de certaines métadonnées.

Cdlt, Gilles.

8)
ftql
, le 04.05.2010 à 07:22
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Ce qui sera amusant, c’est de comparer les corrections optiques de DXO et LR3. Pour beaucoup je pressent que les corrections de LR3 seront suffisantes pour ne plus à avoir en plus DXO. Un logiciel de moins, des économies, et un flux de travail encore simplifié. Et en plus le petit module pour créer ses propres profils pour les combinaisons boitier/objectifs exotiques. Qui voudra continuer à utiliser (et payer) deux logiciels pour avoir le meilleur des deux mondes. Beaucoup feront tout dans l’un ou dans l’autre.

9)
THG
, le 04.05.2010 à 07:29
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Deux remarques à propos de la comparaison du bruit entre DxO et Lr3 :

– Par défaut, DxO lisse beaucoup trop les images, il suffit de voir la perte totale de détails dans la chevelure. Pour obtenir de bien meilleurs résultats, il faut absolument débrayer en mode manuel.

– La comparaison Avant / Après dans Lightroom n’a pas de sens puisque il n’y a pas d’historique. Tu ne fais que comparer la même image avec le traitement de base.

– D’autre part, il y a là aussi méconnaissance de l’usage des nouveaux outils de débruitage Lightroom 3. On peut atténuer le grain avec le curseur Luminance, et on affine avec le curseur Détail qui, de plus, est particulièrement optimisé pour les images de 3200, 6400 ISO ou plus.

Cdlt, Gilles.

10)
zeiram
, le 04.05.2010 à 08:12
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J’avais arrêté d’utiliser DxO lorsqu’ils avaient décidé de ne plus stocker les modifications avec les images mais de tout centraliser dans une base de données. (Cela devenait trop compliqué à gérer correctement dans ma politique de backup et je n’aime pas le principe d’avoir les informations concernant une image éparpillées partout sur mon disque dur.) Est-ce que cela a changé avec la dernière version ou est-ce toujours une seule base de données pour toutes les images ?

11)
ysengrain
, le 04.05.2010 à 09:48
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DxO m’a donné des boutons dans l’oeil gauche avec une instabilité, un fonctionnement aléatoire dans d’autres versions. J’ai juré que je n’y toucherai plus.

Mais, comment faites vous pour utiliser de façon concomitante les 2 poids lourds que sont DxO et Lightroom ? Est ce nécessaire ? quel(s) apport(s) ?

Dites moi tout.

12)
cerock
, le 04.05.2010 à 11:27
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Je me demande quand même si il ont des clients qui leur ont donnés des sous les yeux fermé au mois de décembre. Pour une fois je veux bien leur laisser leur seconde chance, mais j’ai quand même de gros doute… Enfin peux-être comme logiciel externe pour quelques photo particulière a débruitter !

Merci quand même pour la présentation.

A part ça, autant je peux comprendre Apple avec son idiotie du secret (et cela doit leur couter dans les gammes pros) autant une boite comme DxO a a mon avis tout a perdre. (enfin mis a part de pas passer pour des blaireaux quand il annonceront la date réel ;-)

13)
zit
, le 04.05.2010 à 12:38
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Merci pour cet article, François.

Je ne suis pas certain d’en avoir l’utilité, mais je vais quand même essayer, s’il n’y a plus ce système d’activation à la mord–moi–le…

Au moins, il ne fait pas catalogueur, c’est déjà ça.

z (qui se débat avec de vrais films, je répêêêêêêêêêête : élevé au grain)

14)
CHD
, le 04.05.2010 à 13:01
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Actuellement, DXO offre certainement la meilleur correction de distorsion disponible pour le commun des mortels (donc ni militaire, ni scientifique, etc.). Les solutions qui prennent en compte les distorsions en “moustache” ne sont pas si nombreuses et celles qui le font en exploitant les informations EXIF de focale et de focus le sont encore moins (le tout nouveau Adobe Lens Profile Creator semble prometteur sur ce point).

Par contre, il ne faut pas trop idéaliser ce type de correction. Premièrement, parce que les défauts ne sont pas identiques d’un exemplaire à l’autre (y compris en haut de gamme), ni même d’une prise de vue à l’autre (positionnement du système anti-vibration, mise en température du fût, …), et bien sûr se dégradent avec le temps (par exemple, le plastique vieillit plus vite que le bronze). Deuxièmement, les fameuses métadonnées EXIF ne sont en fait que des valeurs arrondies. Du coup, c’est encore avec un bon logiciel de création de panorama (et la mise en station soignée autour de la pupille d’entrée) que l’on peut espérer obtenir les résultats les plus précis.

Pour conclure, je vais provoquer un peu en affirmant que DXO ne devrait même pas exister ! Car c’est bien l’opticien qui conçoit et fabrique les optiques qui est le mieux à même de pouvoir les corriger (logiciellement s’entend). On pourrait même imaginer pour chaque exemplaire une calibration en sortie d’usine… et ainsi il y aurait peut-être moins d’optiques à renvoyer en SAV pour mauvais alignement des lentilles ou décalage de mise au point !

15)
THG
, le 04.05.2010 à 13:50
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Car c’est bien l’opticien qui conçoit et fabrique les optiques qui est le mieux à même de pouvoir les corriger.

Oui, sauf que tu oublies le paramètre le plus important : le prix de vente de l’objectif, qui doit rester dans les normes du marché et ne pas faire fuir la clientèle.

Moi aussi j’aimerais un 24-70 / 2.8 sans AUCUN compromis sur la qualité. Mais à quel prix ???

16)
CHD
, le 04.05.2010 à 14:33
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@THG Oui c’est certain.

Mais je me suis mal exprimé, quand je disais que DXO ne devrait même pas exister, je voulais dire que ce n’était pas optimal de confier ce type de correction à un éditeur tiers. Ce serait plus logique que DPP, Capture NX et consorts s’en chargent directement (voir le boitier lui même lorsque l’optique n’est pas interchangeable) sur la base d’un profil moyen calculé par l’opticien (là où un éditeur tiers ne pourra faire qu’une estimation à partir de mesures faites sur un nombre limité d’exemplaires). Pour les optiques haut de gammes, il faudrait un profil individuel mesuré en sortie d’usine (et même de SAV, lorsqu’il y a lieu), ce qui aurait aussi l’avantage de garantir l’absence de mauvais alignement, de back/front focus, etc. Evidement, cela aurait un coup, mais ne me parait pas incompatible avec le prix d’un 200 f/2, d’un 300 f/2.8, etc.

17)
Guillôme
, le 04.05.2010 à 16:03
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Or j’ai reçu hier un mail nous annonçant que DxO ne serait disponible que le 10 mai.

C’est tout à l’honneur d’ailleurs de l’éditeur de faire en sorte de sortir une version la mieux finie possible de son logiciel.

Oui, espérons que ce soit juste des retards techniques et non pas un abandon potentiel de la version Mac…

Je ne veux pas faire les oiseaux de mauvaise augure mais la société est en procédure de sauvegarde depuis le 31 mars 2010, souhaitons lui de se redresser au mieux et pardonnons-lui le retard de 6 mois sur la version Mac.

Si l’on en croit l’un des fonds actionnaires, DXO est devenu rentable sur la vente de son logiciel DXO, donc il faut être optimiste.

On nuancera le chiffre d’affaires 2009 de 7,3MEur qui est en fait en baisse de presque 30% par rapport à 2008 (CA2008: 9,87MEur).

J’imagine que les déboires de Palm et du Palm Pre ne sont pas l’idéal pour eux…

En 2009, DXO Labs a renforcé son positionnement de leader dans les technologies d’autofocus digital appliqué au monde des caméraphones. La société a en effet gagné plusieurs appels d’offres majeurs auprès d’importants fabricants de téléphones portables, en collaboration avec un leader mondial des semi-conducteurs (STMicroelectronics). Les premiers téléphones portables, incorporant des technologies de DXO, sont disponibles auprès du grand public depuis cette année. Un de ces modèles est le nouveau Smartphone de Palm : le Palm Pre. En parallèle, l’activité de logiciels destinés au grand public, qui a connu une forte progression en 2009, est devenue rentable.

En 2009, DxO Labs a réalisé un chiffre d’affaires de €7,3M. La société est encore en phase d’investissement.

Source : Rapport Annuel Altamir Amboise

18)
Inconnu
, le 14.05.2010 à 07:44
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Toujours trop lent pour l’affichage des RAW de mon Mark II (25Mo pièce) malgré 4Go de RAM.

19)
NiCOOo
, le 15.05.2010 à 02:09
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Francois,

tu as remarqué : pas de support du Leica D-LUX4, alors que son clone, le Pana LX3 est dans la liste !

J’ai envoyé un message au service client et n’ai reçu qu’une réponse “standard” et probablement automatique.

Mais si tu as des contacts chez DxO (cela a l’air d’être le cas), sollicite-les sur ce point étonnant (même si je sais que les RAW des 2 appareils ne sont pas 100% identiques).

Merci pour l’article, et espérons une intégration poussée avec Aperture également !

20)
Leo_11
, le 15.05.2010 à 10:06
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Ben moi je vais attendre que je puisse m’offrir le 5D MKII avant de passer à la version supérieure…

Merci François pour ce test…

21)
Guillôme
, le 15.05.2010 à 10:16
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Pour compléter mon précédent commentaire, on notera que DXO a été re-capitalisée le 9 mai (ce qui n’a rien d’étonnant vu que Altamir Amboise avait plus de 500kEur d’engagement dans son bilan en financement pour DXO).

De là, à y voir un lien avec la sortie Mac reportée au 10 mai en attendant de sécuriser les fonds nécessaires à la sortie toujours couteuse d’une version nouvelle et éviter de planter ses acheteurs, il n’y a qu’un pas que je ne franchirai pas ;)

22)
François Cuneo
, le 15.05.2010 à 21:31
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NiCOOo, les spécialistes du Leica D-Lux4 estiment que le Leica n’est justement pas un clone du LX3, ce qui explique sa différence de prix!:-)

23)
NiCOOo
, le 15.05.2010 à 22:19
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NiCOOo, les spécialistes du Leica D-Lux4 estiment que le Leica n’est justement pas un clone du LX3, ce qui explique sa différence de prix!:-)

Certes :)

Mais ces appareils restent proches ! J’espère qu’ils vont nous offrir le support du D-LUX assez rapidement chez DxO en tout cas : ce petit appareil profiterait pleinement de leur traitement !

Si tu as des contacts, il faut leur faire passer le mot ;-)

24)
Saluki
, le 16.05.2010 à 14:14
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Je répète : DxO Leica connait pas, que ce soit D-Lux ou M qui comme chacun le sait n’est qu’un Instamatic peu pro’.

25)
casafunk
, le 17.05.2010 à 19:56
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Dommage que DXO 6 ne supporte pas les raw intermédiaire… snifff après un petit test je vais continuer avec dpp qui me donne plus de satisfaction… Pour le moment ;-)

26)
CHD
, le 25.05.2010 à 11:50
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Où l’on reparle de DXO et d’Adobe: dpreview , questionsphoto , utiliser-lightroom , alpha-numerique , …

Et mon commentaire sur QuestionsPhoto :

Lorsque que l’on parle de correction optique, il est important de rappeler que les données EXIF ne sont que moyennement précises, que les défauts ne sont pas identiques d’un exemplaire à l’autre, que l’usure a évidement son mot à dire, que le système de stabilisation n’est pas anodin, de même que la dilatation des lentilles, la mise en température du fût, la turbulence atmosphérique, etc, etc, etc.

Tout ça pour dire qu’il ne faut pas tomber dans les mirages du marketing. Même un satellite espion ou un télescope astronomique n’est pas parfaitement corrigé, alors bon… Même si (pour l’instant) la solution de DXO Labs est certainement la meilleur, en allant chercher Adobe sur le terrain (philosophique) de la perfection, elle risque surtout de se brûler les ailes… surtout que son image est déjà fortement écornée en terme de génie logiciel ainsi que de solidité financière (un peu comme REALViZ en son temps).

Maintenant que le consommateur est de mieux en mieux informé sur ce type de correction (en autre grâce à DXO), la concurrence va rapidement combler son retard. Et si DPP, Capture NX, et consorts intègrent ce genre de fonctionnalité, le marché sera alors fermé. Car ce sont ceux qui conçoivent et fabriquent les optiques qui sont (on l’espère) les mieux placés pour faire des mesures statistiques sur les défauts de ces dernières. Je ne serais pas surpris de voir un de ces quatre des optiques livrées avec un profil générique, voir même avec leur profil individuel pour le haut de gamme. L’idéal serait même de pouvoir faire mesurer son couple boîtier/objectif par le SAV.

@Patrick : C’est un fait, l’homogénéisation du piqué est un des avantages actuel de DXO. Du moins pour le grand public, car ces techniques de traitement d’image existent depuis très longtemps. Ainsi, de 1990 à 1993 la NASA pouvait déjà corriger les images de Hubble.

Je me répète, ce sont les opticiens et électroniciens qui sont (normalement) les mieux placé pour mesurer les défauts de leur propre production. Et ce d’autant plus que pour faire un profil générique basé sur de bonne statistiques il faut pouvoir mesurer un grand nombre d’échantillons. Et, même dans le cas d’un profil individuel, la qualité de la correction sera limité par la précision assez moyenne des valeurs fournit par le fichier EXIF.

Et pour rappel, deux liens pour étayer mon propos:

Ecarts entre 5 exemplaires du nikon 50mm f/1.4G (en anglais, mais les graphiques sont éloquents).

Autopano et les corrections basées sur les données EXIF .