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Un brochet grand comme ça

 

 

C’était une tempête historique. Pas Lothar qui, il y a dix ans, avait roulé à 240 km/h, renversant tout sur son passage, sautant par-dessus les montagnes, abattant les forêts et faisant dans les lacs des vagues de plusieurs mètres. Mais enfin, dans le genre tempête, Quinten (c’est comme cela qu’on l’a appelée) était bonne deuxième. 170 km/h et plus en campagne, en ville plus de 100 km/h entre les maisons, plusieurs blessés, estourbis par des panneaux de signalisation ou des branches qui n’avaient pas tenu le coup, et un mort écrasé par un arbre; vingt-sept avions avaient dû être déroutés. Les arbres en travers des chaussées se comptaient par dizaines, sinon par centaines.

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Les lacs suisses au matin du 8 février 2009, ici celui de Zug (Photo Andreas Busslinger)

Inutile de dire que les eaux des lacs s’en sont trouvées toutes remuées, jusque dans les profondeurs, même si les vagues étaient un peu moins hautes. 

Cela se passait dans la nuit entre le 7 et le 8 février 2009.

A la pêche au brochet, j’irai

Le matin du 8 février, c’était dimanche, les pêcheurs amateurs étaient tous à leur poste. Il faisait froid, mais pour un passionné de la pêche, cela ne compte pas, me suis-je laissé dire. Ils savaient que par lac agité, ils avaient une bonne chance d’attraper quelque chose de spécial. Mais personne n’avait rêvé de la prise faite par Patrick (Je me limite à son prénom, il paraît qu’il ne faut plus donner son nom, mais sur le moment, il avait été publié par tous les journaux.) au bord du lac de Zurich, à Horgen. Un brochet grand comme ça.

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116 centimètres, 22 livres (Photo Arthur Schäppi)

Il y a de quoi demander à un ami de vous photographier.

Le brochet avait fini sur la table d’un des restaurants de la région.

Quant au pêcheur, il était comme de juste intarissable: avec ce vent, ce lac agité, le brochet a mordu à l’hameçon (un poisson en caoutchouc) tout de suite. La canne était celle qu’il fallait pour pêcher des poissons de ce genre, elle ne présentait donc pas de problème. Néanmoins, le brochet qui a mordu ce matin-là s’est débattu pendant dix bonnes minutes, il a fallu le fatiguer sur presque trente mètres, et quand Patrick a fini par l’amener à terre, il avait le bras douloureux. Il en tremblait encore, tant l’effort avait été grand, un quart d’heure après.

Il aurait mieux fait de se taire.

Un beau brochet aux yeux bleus, une bête comme on n’en voix peu…

Oui, il aurait mieux fait de se taire. Car à la lecture de cet exploit, rapporté dans le journal le plus lu de la région, le sang du procureur de district n’a fait qu’un tour: quoi? On avait traîné ce pauvre brochet sur trente mètres? Pendant PLUS DE DIX MINUTES? Sans être pris de pitié pour les souffrances qu’on faisait subir à cette pauvre bête?

«Qu’auriez-vous voulu que je fasse? Que je coupe le fil? Le poisson serait parti avec quinze mètres de ligne et l’hameçon dans la gueule. Pas idéal non plus.»

La protection des animaux s’est faite partie civile, et il y a bel et bien eu un procès. Il vient d'avoir lieu, un an après les faits. Le brochet était défendu par un avocat spécialisé dans la protection des animaux, maître G. Il s’est concentré sur ces dix minutes fatales. Trop long, selon lui, le poisson a souffert trop longtemps. C’est de la maltraitance d’animaux. Et l’avocat de citer un jugement allemand selon lequel fatiguer un poisson au-delà d’une minute, c’est de la cruauté. Dans son plaidoyer, il a par ailleurs déclaré: «La pêche, c’est une barbarie comparable à la corrida.» Cela dit, Maître G. n’avait rien contre la pêche de loisir. Dans le cas particulier, le pêcheur aurait dû couper sa ligne, un point c’est tout.

«Mon client n’avait pas le droit de couper la ligne!», a protesté le défenseur de Patrick, Maître F. Une fois que le poisson a mordu, il n’y a plus d’alternative. La loi sur la protection des animaux vient d’être revue, et le cas n’y est pas prévu. La preuve, selon Maître F.: si c’était vraiment de la cruauté, le cas serait prévu par la loi. Et il concluait sa défense en affirmant que personne n’avait pu prouver que le brochet avait souffert, il ne s’agissait que d’une supposition.

Pourquoi t’a été pêcher une bête qui t’a rien fait?

On pourrait se dire qu’un procès de ce genre, dans une petite ville du canton de Zurich, n’attirerait pas l’attention au-delà d’un cercle limité de personnes.

Erreur.

La salle d’audience était pleine à craquer. Des pêcheurs, pour la plupart du canton de Zurich, mais il y en avait qui étaient venus de loin, ont assisté aux débats.

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 «On est venus soutenir un collègue, et on veut savoir si oui ou non la pêche est encore permise aux amateurs dans les lacs de ce pays Les pêcheurs supporters devant le tribunal d'Horgen (photo Reto Oeschger) 

On a parlé du brochet de Patrick dans les quotidiens de toute la Suisse, dans la revue Pêche et nature. Le jugement a été attendu avec impatience.

Le juge a suivi les arguments de la défense et a libéré Patrick. Le cas relevait-il de la cruauté envers les animaux? Ce n’était pas absolument évident. Ce qui s’appliquait ici, c’était plutôt la loi sur la pêche, et elle n’avait en rien été violée par l’accusé. 

Les pêcheurs présents ont applaudi. Et ont tiré un soupir de soulagement. De leur point de vue, si Patrick avait été condamné, c’était la mort de la pêche à la ligne dans le canton, peut-être dans toute la Suisse.

Madame, si quelqu'un vient me demander...

Je tiens à préciser que je ne suis pas pêcheuse, que jamais je ne voudrais tuer un poisson, qu’il m’est même arrivé de rejeter des poissons à l’eau du temps où je vivais au bord de la mer entourée de pêcheurs acharnés. 

Mais enfin bon – vu l’état actuel du monde, mettons qu’un pays dont les tribunaux sont occupés par des problèmes comme celui-là est tout de même un pays heureux.

 

PS. Je ne suis pas tout à fait au clair sur: ai-je ou non le droit de donner les noms des protagonistes? Je donne juste une indication pour les identifier par rapport à l’histoire; c’est finalement seulement elle qui compte.

 

PPS. Les intertitres sont inspirés d'un poème de Jacques Prévert: La pêche à la baleine (et la baleine avait les yeux bleus)

20 commentaires
1)
fxc
, le 22.03.2010 à 00:15
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Dans ma jeunesse j’ai beaucoup pratiqué la pêche aux thons, ils étaient en boite et ne se sont jamais plaint d’un temps d’amorçage et de ferrage trop long….

2)
Okazou
, le 22.03.2010 à 06:34
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Ils devraient faire le procès des antibiotiques (et de ceux qui les utilisent) pour les génocides répétés sans cesse contre de pauvres microbes innocents qui ont bien le droit de vivre, comme tout le monde.

« Mais enfin bon – vu l’état actuel du monde, mettons qu’un pays dont les tribunaux sont occupés par des problèmes comme celui-là est tout de même un pays heureux. »

Heureux, c’est pas sûr. J’aurais plutôt dit repu.

3)
Thurax
, le 22.03.2010 à 07:21
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“Mais enfin bon – vu l’état actuel du monde, mettons qu’un pays dont les tribunaux sont occupés par des problèmes comme celui-là est tout de même un pays heureux.”

Pour ma part, un pays qui occupe ses tribunaux pour ce genre de cas démontre un inquiétant début de démence sénile… Mais bon, il est vrai que nous avons déjà plus de 700 ans!

Si j’ai bien compris l’avocat, la condamnation du pêcheur ne tenait qu’à un fil, et il voulait embrocher le pêcheur…

Facile, j’en conviens, mais elle me tendait la perche! Je dois donc filet…

4)
Philob
, le 22.03.2010 à 08:07
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Quelle hypocrisie, je suis certain que l’avocat comme le procureur ont déjà mangé et du poisson et certainement des civets de chevreuil. Je ne suis pas un chasseur et je déteste la chasse qui se fait à la “mitraillette”, mais j’ai de la peine aussi avec les nouveaux courants végétaliens et anti-lait (ma grand-mère était une vraie omnivore et buvait beaucoup de lait, elle est décédée à 103 ans), je peux comprendre les végétariens, car je suis plutôt du style à dire que si on veut manger de la viande il faut avoir le courage de tuer l’animal, je l’ai déjà fait et j’ai aussi pratiqué un peu la pêche dans ma jeunesse. Je suis plutôt pragmatique comme vous pouvez le voir, mais l’hypocrisie me fait hérisser les poils, c’est un des défauts que je hais le plus. Et ce type de procès, c’est vraiment le bonbon de l’hypocrisie, l’animal doit être protégé, bien sûr, mais là, on dépasse ce que je peux comprendre.

5)
Chichille
, le 22.03.2010 à 08:17
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Bon ! là, je dois admettre, le pêcheur est un « vrai » pêcheur qui s’est défoncé comme une bête pour avoir la sienne (de bête). Mais j’avoue être modérément fanatique de cette activité. Je pense toujours à une sortie à vélo qui m’a conduit au bord des étangs de Hollande, en forêt de Rambouillet. Les étangs en question sont des pièces d’eau artificielles, bêtement rectangulaires, assez étroites, mais où la nature, sous forme de roseaux et verdures diverses, à repris quelques droits qui leur donne assez de charme. Or donc, tandis que je longeais (ou plutôt que je largeais, car j’étais à une extrémité), je vis trois pêcheurs qui avait plantés chacun trois ou quatre cannes au bord de l’eau et papotaient en attendant un improbable miracle. Je n’ai rien contre le papotage, tiens-je à préciser. Mais il me semble qu’à leur place, j’aurais profiter de ce temps de détente pour admirer le paysage. Eh bien, non ! Ils tournaient le dos à l’étang et à leur ligne pour garder les yeux fixés sur le macadam de la route et du parking, sans doute pour surveiller leur si belles et si précieuses automobiles.

Ah ! les thons !

Et je ne parle pas de ces hardis pêcheurs du lac Daumesnil (dans le bois de Vincennes, à Paris) qui barrent le sentier de bord de lac afin d’empêcher les promeneurs de se promener et venir longer les cannes à pêche que leurs utilisateurs ne tiennent même pas en mains.

Les pêcheurs sont des chieurs !!!

Pour en revenir au culturel, rappelons que les Frères Jacques ont chanté la Pêche à la Baleine de Prévert.

7)
Tom25
, le 22.03.2010 à 14:32
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Effectivement on peut admettre que cette bête a souffert, mais c’était dans un combat qu’elle aurait pu gagner. Il arrive, certes rarement, que la ligne casse ou ….

A l’heure où la faune et la flore marine sont décimés par les chalutiers qui pêchent au filet, entre les animaux morts pris par erreur dans les filets, ceux morts parce que leur habitat a été détruit, et ceux morts pour rien parce qu’ils finiront dans la poubelle d’un consommateur, je me demande pourquoi on fait toutes ces histoires pour un pêcheur qui attrape UN poisson. Et qui lui au moins a été mangé.

8)
Madame Poppins
, le 22.03.2010 à 14:35
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Que dirait Me G face à une nasse dans laquelle les poissons passent de longues heures sans plus pouvoir en sortir, du moins pas avant d’en être extraits pour finir dans une assiette ;-)))

Mais peut-être Me G n’a-t-il pas de souliers en cuir….

9)
Marcolivier
, le 22.03.2010 à 17:25
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Repu, le pays? La formule est heureuse. Mais l’indigestion durable, à la longue, empoisonne.

Je resterai toujours étonné face au manque de proportionnalité dans la défense de certaines “causes”. Si la souffrance supposée d’un brochet peut faire mal au cœur, pourquoi nos sociétés et nos systèmes judiciaires ne prennent-ils pas plus en compte les souffrances humaines? La cause humaine n’est-elle plus digne d’être défendue?

On nous parle d’écologie et de protection des animaux. Mais pourquoi nos autorités ne protègent-elles pas la paysannerie et la production alimentaire locale de la puissante machine des groupes agroalimentaires?

Pour l’hypothèse, on admet volontiers que le brochet de l’histoire a passé un mauvais quart d’heure. Mais j’aimerais bien savoir ce qu’en penserait les porcs “élevés” dans les fermes industrielles, telles celles opérées par Smithfield Foods, qui “cultivent” sur un de leur site de production 500’000 bêtes pour en abattre quelques milliers tous les jours (imaginez seulement la pollution fécale)? Le cochon, est-il heureux, lui? Et nous, qui risquons de le manger, le sommes-nous vraiment?

Repu, oui certes, mais si la formule affirmant “qu’on est ce qu’on mange” est correcte, alors nous sommes des monstres. C’est alors qu’une dramatique histoire, celle d’un brave brochet par exemple, permet à tous ces monstres que nous sommes, de nous racheter une morale, en vouant aux gémonies lors de la communion des Deux Minutes de la Haine, le misérable pêcheur. Et de cacher la merde au chat.

Les hommes sont malades de la peste…

11)
Argos
, le 22.03.2010 à 19:02
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Il faut d’urgence interdire les livres d’Hemingway. Il a exhalé la chasse, la pêche et la corrida.

12)
Tom25
, le 22.03.2010 à 19:17
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Alors la corrida, je ne sais pas si le sujet a déjà abordé ici mais j’ai un avis différent.
Dans le cas de ce pêcheur, il s’est battu 10 minutes pour attraper UN poisson en vu de le manger. Il n’en a ni tué ni fait souffrir 10000 pour en vendre 6000 (ratio à voir).
Ca s’apparente à un chasseur à l’arc qui devra plus souvent achever sa bête qu’un chasseur à la kalachnikov. Là aussi le but est de tuer une bête pour s’en nourrir. Et la manière est «presque» aussi noble qu’un lion qui étouffe sa proie (car là aussi elle souffre).

Durant les corridas, ils cherchent à blesser le taureau mais surtout pas à le tuer. Et le but cherché me semble moins naturel.

13)
Chichille
, le 22.03.2010 à 19:57
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il a exhalé

Il faudrait surtout exalter les bonnes traductions.

14)
François Cuneo
, le 22.03.2010 à 22:13
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Je n’aime pas la chasse.

Pourtant, la pêche ne me dérange pas vraiment (un peu tout de même, surtout lorsqu’elle pille les océans, mais ça, c’est autre chose).

Renaud déteste les chasseurs, au point de les traiter tous de cons, pourtant, il pratique la pêche et s’en vante.

Allez comprendre

15)
Zallag
, le 23.03.2010 à 07:40
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Quand, il y a de cela des années, ma belle-mère allait chercher au poulailler une poule qui ne pondait plus, afin d’en faire une excellente poule au pot, elle avait fini par choisir de se cacher dans le garage pour lui couper le cou, à mesure que des citadins, sans aucune culture de la vie de la campagne, venaient se construire des villas autour de la ferme de famille.

J’aurais bien aimé qu’elle leur passe la volaille et les laisse agir à sa place, je me serais sans doute bien marré de voir leur réaction. Je pense qu’ils seraient allés en acheter dans une grande surface…

En d’autres occasions, ma femme, sa soeur et ses cousines, alors petites filles, allaient parler au cochon qu’on allait abattre le lendemain matin, et lui disaient :”Tu sais, le cochon, on va te tuer demain, alors tiens, on t’a apporté des carottes”. Puis, le matin suivant, elles partaient tout au bout du domaine, près d’un grand bosquet, là où on n’entendrait que les oiseaux, jouaient dans leur cabane, puis revenaient quand le cochon était déjà devenu saucisses, boudins, jambons, et que leurs tantes avaient préparé un repas champêtre, du café, des bricelets pour tous ceux qui étaient venus aider le boucher et son commis.

Cruauté ?

C’est vrai que côté poissons et autres créatures aquatiques, ça colle mieux à notre temps d’accepter la pêche à la baleine ou au rorqual comme la pratiquent les Japonais, pour raisons scientifiques, et de faire disparaître les thons rouges, avec en sus quelques requins et dauphins pris par erreur dans les même filets, de simples dégâts collatéraux, en somme. Pas pour se nourrir, pour se payer une gourmandise.

Moi, j’arrache les mauvaises herbes de mon jardin sans étourdissement préalable, je le reconnais. J’ai un peu peur de me faire regarder de travers par mes nouveaux voisins citadins de 2010, ça risque bien de m’arriver un de ces quatre, un procès pour cruauté envers les orties.

16)
Anne Cuneo
, le 23.03.2010 à 09:46
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Merci pour tous ces commentaires. Et désolée de ne pas être intervenue hier. J’ai changé d’écran externe, et je pourrais écrire tout un article sur mes aventures, et sur le dialogue de sourds avec un «expert» Apple que je ne nommerai pas, car je suis charitable, et puis vous ne le connaissez pas, il est à Zurich. Bref, comme j’avais eu l’imprudence de laisser mon ordinateur ailleurs que chez moi, je n’ai pas pu intervenir. Je pourrais disserter sur les parallèles entre l’absurdité face au brochet, et celle face à ce qui manquait à cet écran. Je m’abstiendrai. Mon «procès» pourrait sembler aussi ridicule que celui fait à Patrick le pêcheur.

17)
pelerin
, le 23.03.2010 à 12:47
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Pour les lecteurs hors de Suisse, je signale que l’hebdomadaire COOPÉRATION a choisi Anne CUNEO comme invitée du numéro 12 du 23 mars 2010. On peut lire l’interview aux pages 118-119.

Une version online et PDF peut être trouvée à l’URL Raconter? Mais c’est faire plaisir!

18)
zit
, le 23.03.2010 à 12:50
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Zallag, l’ortie, une « mauvaise herbe » ?

Sinon, sur le sujet, je me sent assez d’accord avec Marcolivier… mais, citadin depuis toujours, ça n’est pas évident de trouver des bêtes vivantes pour tenter d’assumer sa condition d’omnivore…

Et oui, on est vraiment dans une hypocrisie monstre avec ce que l’on bouffe !

z (ni chasseur, ni pêcheur, je répêêêêêêêêêête : et de moins en moins carnivore…)

19)
Tom25
, le 23.03.2010 à 16:32
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La semaine dernière nous étions en réunion de boulot tous ensemble (nous sommes éparpillés sur toute la France). Lors du repas du soir, j’ai discuté avec ma collègue végétarienne et je lui ai demandé :
« Tu ne manges pas de viande car tu es contre le fait de tuer les animaux, ils ne nous ont rien fait. Mais si on t’amenait une cuisse de … (homme politique Français), tu la mangerais ? ».
Là, elle a simplement répondu Beeeuuuuurk ! :•D .

20)
Zallag
, le 24.03.2010 à 07:10
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18. @zit

Non, pas vraiment, je dois dire.

D’abord, ça fait une excellente soupe, ensuite ça héberge souvent de véritables colonies de chenilles qui donnent de jolis papillons. Mon ennemi personnel dans le monde des adventices, comme disent ceux qui ont de la culture (de mauvaises herbes dans leur potager), ce serait plutôt le liseron avec ses racines qui passent partout et en profondeur, mais bon, leurs fleurs sont jolies…