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104 commentaires
1)
Smop
, le 15.01.2010 à 01:43
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Merci Renaud pour cet article passionnant. Le concept du livre électronique me plait et j’avais déjà beaucoup hésité à acheter le Sony. Maintenant, avec ce fameux iTablet qui fait buzzer la planète entière, il me semble urgent d’attendre. Apple ont surpris tout le monde avec l’iPhone, alors qui sait, peut-être qu’un nouveau truc génial va sortir de leurs cartons, à mi-chemin entre l’eBook et le MacBook. Je sens que ça va être très dur de résister…

2)
Inconnu
, le 15.01.2010 à 06:41
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Smop: effectivement si une iTablet sort (ou plutôt quand elle sortira), cela risque d’être passionnant. Cependant, j’attire ton attention sur le fait que les livres électroniques utilisent un dispositif d’affichage spécifique, qui ne fatigue pas les yeux. Quid de l’écran de cette tablette? Nous serons vite fixés.

3)
Olof
, le 15.01.2010 à 07:37
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Et une iTablet risque de consommer sensiblement plus d’énergie, si elle ne gère pas “l’encre” comme le Kindle ! Pensez à un iPhone allumé en permanence, ça ne tient pas très longtemps.

4)
Inconnu
, le 15.01.2010 à 07:39
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Olof: selon les rumeurs, la tablette pourrait avoir un écran OLED, qui ne consomme pas quand on ne change pas l’affichage (et que le fond est noir)

5)
Anne Cuneo
, le 15.01.2010 à 08:05
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Tu réponds à toutes les questions que je me pose depuis un bout de temps, Renaud! J’ai hésité à acheter le Kindle, la seule chose qui m’a vraiment freinée, c’est qu’on ne puisse acheter que chez Amazon, où je n’achète pratiquement plus rien, parce que ce qu’on y gagne côté prix des livres, on le perd en «frais d’envoi» très (trop) onéreux. Ça ne compte pas pour des achats électroniques, mais finalement, si j’en crois ton exemple Amélie N., ils le font d’une autre manière.

Cela dit, je m’interroge aussi sur le mépris face au mp3, au texte électronique etc. alors que les deux ont le net avantage pour le voyageur de ne pas peser. La lecture électronique ne remplace pas le livre. Elle est complémentaire au livre. Et franchement, lire c’est lire, la culture reste la culture, même si on l’absorbe électroniquement.

Personnellement, j’ai toujours besoin de documents pour travailler, et je me promène avec des valises lourdes… Dernièrement, alors que je cherchais de vieux livres qu’on ne trouve plus que difficilement, je suis tombée sur Internet Archive qui permet de télécharger GRATUITEMENT 1’240’000 (oui, j’ai bien dit UN MILLION) textes différents dans toutes sortes de langues. L’anglais domine bien entendu, car ils ont d’abord scanné les bibliothèques américaines. Mais pour un long voyage où vous ne savez que lire, vous pouvez emporter (en français) – mettons – les Oeuvres complètes d’Alexandre Dumas.

Vous remarquerez en cliquant sur le lien qu’il y en a une version .pdf, mais aussi une version Kindle.

Bref, j’aurais déjà acheté (plutôt le Sony malgré le clavier du Kindle) n’était-ce que j’attends de voir le iTablet qu’on nous annonce comme imminent. Un outil concordé Mac, ce serait plus pratique, je pense. En attendant, pour le travail que je suis en train de faire, je trouve beaucoup de textes dans Internet Archive, et je les lis sur iPhone lorsque je suis en route.

Mais j’attends la tablette Mac avec impatience. Et si la lecture est trop fatigante pour les yeux, je me rabattrai sur un des deux autres, après avoir relu ce test. Merci!

6)
Roger Baudet
, le 15.01.2010 à 08:49
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Passionnant, merci Renaud,

Cela fait un moment que je lorgne sur le livre électronique. J’avais déjà essayé au temps du Palm. Comme un peu tout le monde, je lorgne sur l’ardoise d’Apple et risque bien de craquer.

Je pense qu’un bon livre électronique finira par être supérieur au livre papier, surtout s’il est rétro-éclairé. Difficile, parfois, de lire un “bon vieux livre” lorsque la lumière est mauvaise ou que le vent souffle.

Une exception cependant : la BD. J’ai essayé d’en lire sur mon MacBook, désolé, je ne m’y fait pas !

7)
coacoa
, le 15.01.2010 à 09:02
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J’attends avec impatience de voir ce que prépare Apple en la matière.

Sinon, j’ai essayé le nook de Barnes & Nobles.

Très joli appareil, qui emprunte beaucoup au design et à l’environnement de la marque pommée. J’ai été épaté par la qualité de ces encres électroniques, c’est bluffant, vraiment.

8)
Aldus
, le 15.01.2010 à 09:50
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Bravo pour cette intéressante comparaison, je me suis permis de relayer sur aldus. Je serais ravi d’échanger avec vous sur votre pratique de lecture sur le Kindle et notamment ce que vous trouverez en tant que francophone!

9)
alec6
, le 15.01.2010 à 10:01
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Merci pour le test !

J’ai eu l’opportunité de voir ces deux appareils ils y a qq mois déjà. Certes ils ont le mérite d’exister, certes, l’affichage du e-papper est étonnante, question d’habitude… mais au delà, j’avoue être dubitatif. La pléthore de boutons et de fonctions “mécaniques” des binious me font fuir (devoir cliquer dans un menu pour obtenir un affichage à l’horizontale ou à la verticale ? ). Sans causer de l’usage limité du bidule…

Comme tout le monde ou presque ici je frôle la Mac-addiction pathologique, certes, mais force est de constater que l’ergonomie mâtiné de “design global” de la Pomme nous habitue depuis trois décennies bientôt à bien autre chose !

Alors tant pis pour l’ouverture à la “concurrence” et accessoirement du porte-monnaie, mais j’attendrai l’ail-tablette pour franchir le pas vers l’appareil “évident” situé qq part entre l’ifaune et le mac book.

J’ai d’autres priorités financières en ce moment, le futur i-machin attendra donc encore quelques temps et quand bien même je n’en serai jamais l’heureux possesseur, il demeure évident que les Kindle et autres ne seront pas à la hauteur.

Je ne connais pas les méthodes de recherche et de travail d’Apple, mais il est évident (encore une fois) que les ingénieurs y sont au service des designers eux mêmes au service des utilisateurs lambda. On pourrait appeler ça la “démarche idiot-proof” (désolé de l’anglicisme !). En d’autres termes, l’appareil doit s’utiliser sans mode d’emploi et ses fonctions être immédiates et logiques, universelles. En bref, si vous voulez qu’un produit soit bien conçu, faites le concevoir par ceux qui refusent de les utiliser. Mais l’humilité n’est pas le fort des “créatifs” (je sais de quoi je parle).

10)
Soleil
, le 15.01.2010 à 10:42
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Merci pour ce test et pour ces informations qui, comme d’autres ici, me convainquent d’attendre.

Je ne sais pas si Apple prépare quelque chose pour le livre. Il semble malheureusement que tout ce que conçoit Apple reste lié aux goûts de Steve Jobs: il n’est pas amateur de musique classique, iPod et iTunes ne sont donc pas adaptés à ce type de musique; il a déclaré que les gens aujourd’hui ne lisent plus et préfèrent regarder des vidéos sur YouTube (ce qui doit correspondre, je suppose, à sa propre culture), donc Apple a donné la priorité à ce type de média est n’a pas enchaîné avec un “iLivre” après l’iPod. Cela n’enlève rien à mon estime pour le travail d’Apple et, comme Alec6, je suis sûr que, s’ils s’y mettent un jour, ils sortiront un produit beaucoup plus agréable à l’usage que ces calculettes géantes qui prétendent rivaliser avec le livre.

Ceci me fait penser à un autre débat, suite à un article d’Anne paru en décembre 2005 (http://www.cuk.ch/articles/2839 ) dans lequel j’avais posté ce commentaire:

Les recherches entreprises par Philips ou Siemens (et par d’autres encore je suppose) pour mettre au point un [b]écran souple[/b] et [b]imprimable[/b] (tapez ces mots sur… Google) laissent facilement imaginer ce que la technique de demain permettra de réaliser: un livre blanc que l’on pourra “charger” à loisir de toute une bibliothèque, à l’image de ce livre imaginé par Borges dont le nombre de pages est infini et dont on chercherait en vain la page du milieu.

J’extrapole sans doute, mais pas tant que ça. Laissons-nous aller à rêver. Ce livre aurait un nombre de pages suffisant pour afficher un roman, on pourrait le feuilleter et le lire comme un livre ordinaire, un menu ou une table des matières permettrait de choisir l’ouvrage ou la partie d’ouvrage que l’on désire afficher, mais il offrirait également tout ce que l’ordinateur nous donne comme possibilités de recherche et de travail: des liens hypertexte, la consultation d’un dictionnaire (combien de fois, lisant dans un bus ou dans un tram n’ai-je pas regretté de ne pas avoir un dictionnaire sous la main), la possibilité de prendre des notes, etc. Tout cela me paraît réaliste, en tout cas réalisable. Le meilleur des deux mondes est possible.

Je continue à rêver à ce livre électronique qui aurait tout du vrai livre tout en offrant les avantages de l’hypertexte, du dictionnaire et des liens vers le web.

11)
Chichille
, le 15.01.2010 à 11:01
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Mais pour aller faire du jogging ou faire un long voyage, le mp3 reste tout de même plus pratique

J’avoue préférer être à l’écoute de mon environnement lorsque je jogg(u)e. Quant aux voyages, est-ce qu’un livre électronique ?… Sans compter que, pour les voyages aériens longs, il y a en général un équipement de distractions individuel informatico-video-machinchose tout à fait correct (Ah ! Singapore Airlines , son confort et ses hôtesse adorables !). Et on peut même dormir si on aime ça.

le dernier Dan Brown

C’est une blague, hein ! dis ! C’est une blague ?

Et quand je regarde les photos de la chose, je n’ai vraiment pas envie de lire : format bien trop rabougri, il faudrait l’équivalent d’un livre de poche.

Au fait, on peut tuer beaucoup d’ennemis avec le joystick (“bâton de joie” : ça fait un peu vibromasseur, non ?)

Et en plus, comme d’autres l’ont noté, tu n’attends même pas la sortie de Super-Tablette, qui fera tout même le café (What else ?).

13)
Anne Cuneo
, le 15.01.2010 à 12:23
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Joli lapsus d’Anne :

Un outil concordé Mac, ce serait plus pratique, je pense.

Ce n’est pas un lapsus, Monsieur, c’est un néologisme, un néo-lo-gisme, tu comprends? Un mot inventé. Pour faire fonctionner l’imagination. Histoire de prouver que la lecture électronique stimule la pensée en dépit du fait que les tablettes, CQFD, ne sont pas des livres.

14)
Guillôme
, le 15.01.2010 à 12:50
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Merci Anne pour le lien sur l’internet archive. Je ne connaissais pas et je vais aller fouiller un peu ça ;)

Sinon, article intéressant et d’actualité.

Personnellement, je ne suis pas convaincu par les écrans dits à “encre électronique” utilisés.

Peut-être que je suis très exigeant mais j’ai essayé des écrans expérimentaux (e-ink, nemoptic…), j’ai essayé l’avant dernier modèle de sony… et à chaque fois j’ai été très déçu (pas le même confort qu’une page blanche de mon point de vue).

Je n’ai pas testé le Kindle mais le Sony avait une ergonomie horrible, une lenteur insupportable, bref bon pour la poubelle.

Au-delà de ces aspects techniques qui vont progresser, quelque chose m’horripile : les DRM. La même erreur est en train de se reproduire que pour la musique. Matériel dédié, boutique obligatoire, impossible de prêter, impossible de copier, dépendance à un serveur de validation qui peut disparaitre…

Dans le cas de l’ipod, je le remplis avec des rip de mes cds, hors de question d’acheter du mp3 avec drm. D’ailleurs, la question est enfin réglée aujourd’hui, l’industrie ayant abandonnée les drm.

Dans le cas de l’iphone, il y a un problème de verrouillage (drm, store, plateforme) mais ça me gêne moins dans le sens où une application est dédiée à un matériel donné contrairement à un contenu qui lui doit pouvoir être distinct du matériel.

Je pense comme Anne sur le fait que le livre électronique n’est pas forcément concurrent du livre papier. Ce n’est pas les mêmes usages et les mêmes besoins.

on amortit son Kindle en achetant 23 livres (22.5 pour être précis).

Tout dépend comment tu calcules… Avec la Kindle Tax, ça peut revenir beaucoup, beaucoup plus cher : La taxe drm

En tout cas, tout ça est à surveiller de très près… L’industrie du livre et de l’édition va surement connaitre sa révolution dans les années à venir.

15)
François Cuneo
, le 15.01.2010 à 12:53
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En tout cas, le concept me botte.

L’iSlate (la tablette Apple si j’ai bien compris), elle, sera entre l’iPhone et le Mac. Pour faire entre les deux. Mais il ne me semble pas qu’elle sera optimisée pour la lecture de documents.

En ce qui me concerne, l’iSlate ne m’intéresse pas. Pour moi, c’est le MacBook la plupart du temps. Ou alors tous les documents seront en ligne, sinon, ils me manqueront. Mais là encore, que faire si pas d’Internet?

Par contre, les livres électroniques du type de ceux présentés, je trouve ça génial.

J’attends juste que tout soit disponible (oui, tout ou presque) sur la chose et en français. On a bien réussi à le faire sur iTunes, pourquoi pas pour la lecture?

16)
NicoMac
, le 15.01.2010 à 14:41
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Merci pour cet article!

Je possède un Kindle et un Sony Reader Touch dont vous pouvez d’ailleurs voir quelques photos sur mon compte Flickr, ici pour le Kindle et là pour le Sony .

Amoureux du livre et du papier, je me suis surpris à prendre beaucoup de plaisir avec le Kindle 2. Je l’emporte désormais partout, chaque arrêt café le matin ou déjeuner à midi est prétexte à le sortir et à lire.

Le toucher joue un rôle important. A ce niveau, la prise en main du Kindle 2 est excellente et le plastique dont il est fait est de contact très agréable. Les boutons pour passer les pages tombent naturellement sous les doigts. En comparaison, je n’aime pas du tout l’ergonomie du Sony Reader Touch que j’ai abandonné.

J’attends maintenant de recevoir un Kindle DX et son écran plus grand pour lequel j’ai passé commande.

Nicolas

17)
zit
, le 15.01.2010 à 15:59
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Merci d’avoir fait le cobaye, mais j’avoue ne pas être impatient, surtout avec l’affaire 1984, c’est à croire qu’ils ont fait exprès !

Le principe me plait, mais d’une part, hormis certains auteurs que je soutiens en achetant leurs œuvres en grand format dès la sortie, j’ai tendance à attendre de les trouver en poche en occasion (chez Jean–Luc, mon bouquiniste du marché du dimanche, coincé entre le boucher hallal, la fleuriste et les camemberts, et qui, contrairement à ses voisins, pratique le troc au tarif de un pour deux ;o). Et puis franchement, des DRM sur des livres libres de droit…

Merci Anne pour internet archives, quelle mine !

z (qui va continuer à tuer des arbres, je répêêêêêêêête : « Sauvons un arbre, tuons un romancier ! » JB POUY ;o)

18)
ysengrain
, le 15.01.2010 à 16:14
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Je crois qu’il faudra, hélas pour mon goût, s’y faire. On est à l’ère de la dématérilaisation. Des exemples ?

– Les photos: il fut un temps où photo signifiait obligatoirement tirage papier. Aujourd’hui, écran d’ordinateur très majoritairement, voire de téléphone portable.

– La musique: on a longtemps juré lecteur de CD, ampli, enceintes, courbe de réponse 20-20.000 mini. Aujourd’hui iPod/iPhone/iTouch MP3/AAC and co. Le marché de CD n’en finit pas de chuter

– le cinéma: les salles de projection (avec esquimau à l’entracte) ayant disparu, on a d’abord eu les cassettes VHS, puis les DVD avec Home cinema. Le media DVD commence à prendre du plomb dans l’aile, y compris dans sa version Blueray qui ne décolle pas.

Que reste t il ? le livre. Que ça plaise ou non, malheureusement …. Et Google qui numérise les bouquins à tout va.

Alors, peut être que les modalités vont changer, on aura un Kindle Zx ou un Sony reader ….

19)
Inconnu
, le 15.01.2010 à 16:26
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Guillome, j’ai suivi le lien vers le site qui parle de cette DRM tax. Mais je comprends pas bien le calcul: quand il change de Kindle, au bout de 3 ans, il ne perd pas ses livres, puisqu’il peut le recharger gratuitement via Amazon. C’est comme dire que quand on change d’iPhone, on doit racheter toutes ses applications. Bref, je trouve que c’est pas sérieux d’écrire cela. Ou alors j’ai mal compris?

20)
Inconnu
, le 15.01.2010 à 16:28
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NicoMac: quand j’ai lu il y a quelques jours qu’Amazon allait sortir le DX en version international, j’ai bisqué et je me suis dit que j’aurais du attendre avant d’acheter mon Kindle. Ceci dit, au plus je réfléchis, au plus je trouve le format du Kindle “standard” suffisamment petit pour l’emmener partout.

21)
NicoMac
, le 15.01.2010 à 16:44
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Renaud,

Oui. Le format du Kindle 2 est certainement beaucoup plus pratique pour l’emmener partout. Il rentre dans une grosse poche. Le Kindle 2 a aussi l’avantage d’être beaucoup moins cher. Par contre, le format du Kindle DX devrait être plus pratique pour la lecture des magazines ou des quotidiens.

Ce qui est pas mal est qu’à priori, l’on peut gérer et synchroniser plusieurs Kindle. Jusqu’à 6 sauf erreur, ce qui permet de partager ses livres avec d’autres dans la famille. Je me demande si la synchronisation permet aussi de retrouver, sur chacune des machines, l’endroit où l’on s’est arrêté dans les livres.

Nicolas

22)
Guillôme
, le 15.01.2010 à 17:06
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Mais je comprends pas bien le calcul: quand il change de Kindle, au bout de 3 ans, il ne perd pas ses livres, puisqu’il peut le recharger gratuitement via Amazon.

L’auteur part de l’hypothèse qu’il ne remplace pas son Kindle par un autre Kindle ;) voire même que Amazon cesse le livre électronique ou disparait.

Pour la 2eme hypothèse, c’est loin d’être stupide. Virgin Digital et Sony, deux grandes entreprises ont fermé leur boutique en ligne de mp3 et laissés sur le carreau leurs clients avec des morceaux illisibles (obligation de graver sur cd et de convertir en version dégradée en mp3 à partir du cd si l’on voulait sauver les meubles).

La dépendance vis à vis d’une entreprise privée unique n’est pas acceptable.

C’est comme dire que quand on change d’iPhone, on doit racheter toutes ses applications.

Si on change son iPhone par un Palm ou Blackberry, on rachètera ses applications mais cela ne me gêne pas car ce n’est pas du contenu mais un applicatif lié à un matériel donné.

Si j’abandonne mon iPhone, je pourrai synchroniser mes contacts, mon agenda et mes mails avec un Blackberry, un Palm ou autre. Donc, je ne suis pas piègé. C’est d’ailleurs ce que j’ai fais quand je suis passé du Palm à l’iPhone.

Si j’abandonne mon iPod, je pourrai transférer tous mes mp3, donc je suis libre.

Si j’abandonne mon kindle… ben, comment dire, je suis à poil! Et si c’est Amazon qui m’abandonne, et bien, c’est le même résultat. Je te tiens, tu me tiens, par la barbichette…

23)
Chichille
, le 15.01.2010 à 17:18
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@ Ysengrain

Dieu merci ! (ce qui est une façon de parler), je vais encore au cinéma, et pas seulement à Paris, je vais au concert, j’écoute des CD, je traîne chez les bouquinistes des quais de la Seine et dans des librairies, j’achète des journaux et des magazines en papotant avec mon libraire (pas facile, ça, sur Amazon)…

Bon, ça n’empêche pas de venir rôder sur Cuk. Mais heureusement, il n’y a pas que le virtuel dans la vie. D’ailleurs, même Cuk parvient à échapper au virtuel puisque certains de ses habitués se retrouvent parfois et que j’en connais ainsi quelques-uns.

24)
ysengrain
, le 15.01.2010 à 17:29
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Dieu merci ! (ce qui est une façon de parler), je vais encore au cinéma, et pas seulement à Paris, je vais au concert, j’écoute des CD, je traîne chez les bouquinistes des quais de la Seine et dans des librairies, j’achète des journaux et des magazines en papotant avec mon libraire (pas facile, ça, sur Amazon)…

Et moi donc !! Ce que je veux dire, hélas, et tu m’as compris, est que ces positions sont de plus en plus marginales.

25)
Zallag
, le 15.01.2010 à 17:33
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@ Anne [13]

Un néologisme, bon, si tu veux. Mais concorder est un verbe qui existe depuis longtemps. C’est le sens que tu lui donnes là qui est inédit et lui donne ce charme particulier, mêlant la cuisine et le coeur. C’est de la conjugaison augmentée, j’aime bien !

26)
Caplan
, le 15.01.2010 à 17:44
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Merci Anne pour internet archives, quelle mine !

Ah, ça oui! Il y a quelques temps, j’ai découvert cette caverne d’Ali-Baba! Comme je ne sais pas lire, j’ai téléchargé les dessins animés de Superman des années 40 pour les mettre sur mon iPod:

Billion Dollar Limited

Des tas d’autres Superman sur cette page.

Milsabor!

27)
Inconnu
, le 15.01.2010 à 17:56
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séquence nostalgie de la part de nos amis Ysengrain et Chichille. Pour ma part, les bouquinistes des bords de Seine, ça fait un peu loin. Et ça fait un peu trop branché, limite bobo, voire carrément décadent :)

sans rancune

28)
pat3
, le 15.01.2010 à 18:08
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Merci pour l’article et les points de vue.

Pour l’instant, le lecteur électronique de libre me laisse de marbre. C’est tout l’environnement de l’acte de lecture qu’il faut avoir en-tête lorsqu’on parle de remplacer le livre. Et pour l’instant, Kindle et autres Sony Reader (y compris le nook que je trouve très agréable) ne résolvent pas différents problèmes environnementaux:

– d’abord, celui d’avoir un objet à 300 euros en moyenne entre les mains, facile à attraper et à revendre; oui je sais, tout le monde n’a pas la même vraie vie, mais par chez moi, les vols à l’arrachée existent, et pour un tel objet, il devrait y avoir un marché; à moins que le blocage de l’engin en cas de vol ne soit très médiatisé à sa sortie.

– ensuite, le catalogue: non seulement je lis beaucoup (professionnellement et pour les loisirs, voire quasi incompressiblement), mais je lis souvent des ouvrages spécialisés (pour le boulot); et à moins que le catalogue d’Amazon ne couvre tous les livres papier qu’ils vendent, je ne trouverais pas souvent chaussure à mon pied, avant que l’ebook n’ait fait les preuves de son immense succès.

Pourtant, je pense que l’ebook et ses divers supports est l’outil du futur pour mon environnement pro: l’université. Parce qu’à mon avis, le livre électronique est idéal pour remplacer

– la lecture éphémère, ou tout au moins à “courte mémoire”, qui est typiquement celles des articles de recherche (compulsés pour un article), de la presse quotidienne, hebdo, mensuelle et de la presse magazine (que je lis et achète souvent à titre pro, notamment la presse cinéma, ou orientée séries télé), mais aussi de la “presse” Web;

– l’annotation et la manipulation du texte, l’extraction vers d’autres supports, choses que l’électronique permet mille fois mieux que n’importe quel papier.

Et pourtant, les DRM semblent fermer l’accès à ces dernières fonctionnalités, tandis que les premiers lecteurs semblent se diriger vers le patrimoine littéraire au lieu des usuels ou des bouquins ultra-spécialisés de certaines branches.

C’est là que j’attends la tablette Apple: même si mon attachement aux outils de la marque est grand, c’est plus en pensant à l’attention qu’ils auront porté aux usages possibles que j’espère: lire des magazines animés, avec hyperliens, des articles sur des films avec des extraits intégrés, avoir une encyclopédie avec dessins et films associés, pour moi tout l’intérêt du support électronique est là.

En fait, l’iSlate (si ce nom est conservé, mais je pense que la réutilisation du terme iBook est bien plus judicieuse, et qu’Apple vise plutôt ça, quoiqu’un nom du genre iBoard ou iScreen pourrait aussi bien aller, étant moins restreint dans l’orientation des usages) serait un hit pour le domaine de l’éducation, un vrai cartable électronique dans lequel les devoirs seraient chargés avec leurs supports, et dans lesquelles les exercices à trous pourraient être auto-corrigés, ou corrigés et annotés à distance… Mais ce serait envisager le marché de l’éducation par l’intérêt pour l’éducation et non par intérêt économique… c’est-à-dire en fait pas comme un marché :-/

En attendant, les livres électroniques sont ce qu’ils sont. Je sais bien que l’encre électronique est plus facile à lire, moins gourmande en énergie, mais elle restreint au noir et blanc, qui s’il demeure dans les ouvrages romanesques, est quand même très souvent agrémenté d’illustrations couleurs dans les livres techniques, les usuels, sans parler des magazines, des journaux, des programmes de cinéma ou de théâtre…

Je lis presque tout à l’écran, tous les jours (y compris, de plus en plus, les dossiers d’étudiants); je zoome comme je veux, je copie-colle quand j’ai besoin, je vais chercher sur internet à tout bout de champ, pour vérifier, traduire, etc. Tous mes outils d’annotation et de manipulation de textes électroniques surclassent les outils papiers d’avant (crayon-gomme,post-it, recopie…). Pour toute lecture “pro”, ou tout au moins active, le support électronique paraît mieux adapté (par exemple, imaginez ce que serait l’épluchage des petites annonces sur un support électronique: sélection, inscription auto des coordonnées dans un groupe de carnet d’adresse, comparaison semi-automatique). Pour autant, les premiers lecteurs électroniques semblent extrêmement frileux au regard du potentiel d’usage (rien qu’à énoncer le terme, j’ai des tas d’idées qui me viennent).

Je pense qu’Apple peut réserver des surprises et faire faire un bond en avant à toute l’industrie, entre autres parce que c’est ce qu’ils ont fait avec l’iPhone, qui est pour moi un terminal à tout faire bien avant d’être un téléphone, et dont je me sers dans des tas de situations de tous les jours.

Mais même si ce n’est pas eux, je prédis que les Kindle et autres Sony Book, dans leur forme actuelle, sont déjà des dinosaures en voie de disparition. Du coup, il est urgent d’attendre, à mon avis, au moins jusqu’au 27, si l’ardoise d’Apple est bien ce à quoi je pense, mais sans doute au mois de septembre qui verra la concurrence sortir ses modèles, même si certains ont déjà des idées intéressantes

29)
Kermoc
, le 15.01.2010 à 19:56
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Bonjour,

Comme souvent un article intéressant, un peu court si on regarde le nombre de “liseuses” qui existe, toutes ou presque, cependant, construites autour d’écrans produits par e-ink, pour avoir une idée des modèles existants (plutôt pour anglophones, désolé : http://www.mobileread.com/), plus un petit nouveau d’une société hollandaise, filiale de Philips, communiqué de presse d’aujourd’hui : http://www.irexreader.com/.

Quelques remarques : – le confort de lecture est incomparable par rapport à un écran qui n’est pas passif, mais il n’y pas de couleur avec le e-ink pour le moment ; – les DRM ne sont pas obligatoires, sauf avec amazon peut-être ; – il y a des modèles qui permettent des annotations à main levée, avec un stylet. – pour les documents techniques et/ou professionnels je préfère les écrans qui se rapprochent du A4, il en existent quelques modèles, d’autres vont sortir au cours du trimestre, certains très fins . – il existe un nombre de sites important pour récupérer légalement et gratuitement des livres de tout type, dont Galica de la BnF, en PDF ou autres formats, ou wikipedia.

Quant au stockage, sur mon livre j’ai tout Victor Hugo, Jules Vernes, Zevaco, une partie de Proust, entre autre, deux dictionnaire qui fonctionnent en hyper texte, il suffit de pointer avec le stylet le mot pour que sa définition remplace la page en court de lecture… inconvénient ce n’est qu’avec un certain format, mais il y a déjà un certain nombre de développeurs qui ont contourné ceci…

Une critique importante, le prix, peut-être. Si on regarde le nombre de livres en libres accès mis sur un carte compactFlash ou SD et si on aimes les classiques, la poésie, la psychologie, la philosophie (exemples tirés de mon répertoire de liens vers des sites plus ou moins spécialisées…), le prix d’acquisition du “bidule” n’est pas si élevé, j’ai environ 350 livres sur ma machine, même à 5 euros j’aurais eu pour plus cher en version papier et un tout autres volume ! Sans oublier différents documents techniques comme deux ou trois thèses en économie récupérées sur un site universitaire, des mode d’emploi d’appareils photos (trois reflex Nikons…)

Kermoc

31)
Anne Cuneo
, le 15.01.2010 à 22:35
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Un néologisme, bon, si tu veux. Mais concorder est un verbe qui existe depuis longtemps. C’est le sens que tu lui donnes là qui est inédit

Ben oui, c’est ça, un néologisme!

32)
Chichille
, le 15.01.2010 à 22:50
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voire carrément décadent

Ah ! quel bonheur de décader intelligemment. Tu n’as jamais connu le bonheur, un jour où il fait beau, d’acheter un bouquin plus ou moins au hasard en bord de Seine et d’aller le lire au soleil au jardin du Luxembourg…

Mon Dieu ! Mon Dieu ! Suis-je snob !

Et surtout, ne vas pas croire que je t’en veux mon petit Renaud, chacun fait ce qu’il peut ! ;))

Bien sûr, bien sûr, je ne connais pas la joie ineffable de lire tout Victor Hugo, tout Balzac, tout Zola, Tout Proust et tout Pif le Chien en voyage, au lieu de regarder le paysage, mais bon, il faut savoir reconnaître ses limites.

En fait, la seule raison d’être du livre électronique est celle qu’explique pat3 : un usage professionnel permettant de saisir et de traiter une masse importante de documents. En supposant bien sûr qu’un ordinateur ne le fasse pas aussi bien. Question de logistique et la frontière entre la tablette et le miniportable va sans doute devenir de plus en plus floue.

Tout le reste est littérature…

33)
Inconnu
, le 15.01.2010 à 23:45
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Chichille, j’aime le prosélytisme. Parce qu’à la fin, ça conduit à l’extinction de l’espèce. Et hop on en est débarrassé. Ca prend du temps, certes, mais le résultat est indéniable. Je démarre mon chrono..

34)
Okazou
, le 16.01.2010 à 06:59
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« Je pense comme Anne sur le fait que le livre électronique n’est pas forcément concurrent du livre papier. »

« Je dirais même plus, mon cher Dupond, le livre n’a pas de concurrent. » – Dupont

Et il n’est pas près de disparaître alors que des générations de ces machins électroniques auront été, eux, recyclés en autant d’autres machins électroniques, le livre avec tous ses formats, toute la créativité et la diversité qu’il porte dans son principe même, avec ses belles typographies et ses belles images, le livre osera un sourire compatissant.

Ah ! La sensualité du clic-tourne-page ; la jouissance du doigt glissé entre les feuilles électroniques ; le contentement éprouvé à l’odeur de l’encre électronique ; la satisfaction sonore et tactile du feuilletage des pages dans un sens, puis l’autre en dégageant ce petit air frais chargé du parfum de l’imprimerie ; le ravissement à la pensée qu’après lecture et abandon sur un banc public ou un bord de fenêtre (le pouvoir du don), quelqu’un trouvera peut-être son bonheur à le prendre en main à son tour et à le lire  !

Les fabricants de machins ont décidé que nous n’avions pas suffisamment acheté d’ordinateurs, alors ils en inventent d’autres (camouflés), indispensables (sans lesquels la vie n’est pas possible) comme l’iPhone et l’iTablet, qui ne sont (seront) que des ordinateurs spécialisés, beaucoup moins compétents qu’un bon vieux micro qui, lui, peut tout faire. Achetez, braves gens, sinon c’est le système qui disparaît. Et ça, ce n’est, bien sûr, pas possible.


Un autre monde est pourtant possible. Avec vous ?

35)
Inconnu
, le 16.01.2010 à 08:37
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Okazou: j’aime les beaux livres, genre les livres photos ou les livres d’art. Mais la plupart des autres livres, en terme de papier et d’encre, c’est pas terrible terrible, je trouve. Globalement, la qualité a baissée. Et c’est vrai, qu’avec un eBook, le bookcrossing en prend un coup.

36)
Chichille
, le 16.01.2010 à 10:04
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Chichille, j’aime le prosélytisme. Parce qu’à la fin, ça conduit à l’extinction de l’espèce

Ainsi donc, les dinosaures étaient des prosélytes ? Ah ! Merci Renaud de me l’avoir appris, j’ai failli mourir bêtement ignorant !

Sérieusement (si, si !), je ne suis pas sûr d’avoir bien compris cette histoire de prosélytisme. Tu veux dire que tu as l’intention de convertir les lecteurs à l’usage du bidule électronique jusqu’à disparition de la lecture papier ? Comme perversion, c’est beaucoup plus raffiné que les fantasmes du Divin Marquis, je dois te l’accorder.

De plus, je crains que tu n’ai pas bien compris l’intervention d’Okazou. Il ne te parle pas des livres “d’art”, mais de TOUS les livres, mêmes les livres de poche d’occasion comme ceux de Zit. Relis son texte. Si tu ne comprends pas cela, il te manque effectivement une dimension à la fois intellectuelle, artistique et sensuelle. Il y a des gens pour qui la musique n’est qu’une suite de sons et qui n’en perçoivent pas la qualité esthétique et émotionnelle. Je crains que tu ne souffre d’un syndrome du même type.

Pendant que j’en suis à me montrer ringard et désagréable, j’ai l’impression que les amateurs d’ardoises électroniques (ces ardoises électroniques ne seraient-elles pas des tuiles ?) sont des collectionneurs maniaques, comme ceux-ceux qui vantent l’i-Pod parce qu’on peut y mettre des milliers de petits enregistrements. Comme si se trimballer avec une collection d’innombrables tagada-tsoin-tsoins avait le moindre intérêt ! Partir en vacances avec toute la Pléiade (sans compter Placid et Muzo) peut impressionner les naïfs, mais, finalement, c’est se raconter des histoires à soi-même. Et si on se raconte des histoires à soi-même, pourquoi dépenser de l’‘argent à lire celles des autres ? Hein ? Je vous le demande mon bon monsieur…

(Quand je pense que j’ai prénommé mon fils Renaud ! Je ne m’en remettrai pas ! Mais il et vrai qu’il aime les livres, lui…)

Et moi donc !! Ce que je veux dire, hélas, et tu m’as compris, est que ces positions sont de plus en plus marginales

Pardonne-moi, ta réponse m’avait échappé ! Si tu te trouves à Paris un jour de beau temps, contacte-moi, nous irons traîner sur les quais ensemble.

37)
Eniotna
, le 16.01.2010 à 11:17
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Euh… Une petite question: quelqu’un a le Cybook de Bookeen (une société française, oui monsieur, comme son nom ne l’indique pas…)? Je l’ai depuis plus de deux ans maintenant, autant dire depuis la préhistoire de ces petites bêtes, et mine de rien il m’a insidieusement permis de réingurgiter la quasi totalité des classiques, de Chrétien de Troyes à Saint-Exupéry, et partout: dans les transports publics, en avion, au lit, au restaurant en attendant ma commande, pendant l’entracte au cinéma, au WC, dans mon bain, à la plage, à plat ventre sur le tapis du salon, pendant des séances de travail chiantes, en visite chez une vieille tante, dans la file d’attente à la Poste, avec la tartine du petit-déjeuner, pendant la pub à la télé, sur un banc public au soleil du printemps, en voiture, et même durant un enterrement où-il-fallait-absolument-être-vu (camouflé en missel – il est noir, ça tombe bien). Et aussi de ces interminables feuilletons à rebondissement du XIXe siècle dont je raffole, une bonne poignée de contemporains autoédités, tout ce qui compte (ou pas) dans la littérature québécoise, quelques pavés genre Dan Brown à lire au 37e degré, des documents de travail en tous genres au format PDF, la Bible, Mein Kampf, L’Insurrection qui vient, les textes des chansons des Beatles, j’en passe et des meilleurs. Jusqu’à ce que, juste avant Noël, mon ardoise magique se fasse malencontreusement et irrémédiablement écraser par le poids d’une vieille bibliothèque pleine à craquer qui s’est soudain écroulée sur son contenu (véridique!). Depuis lors je me suis déjà rongé les ongles jusqu’au coude en attendant avec impatience la sortie de la tablette d’Apple pour choisir si je vais craquer pour la nouveauté ou au contraire reprendre un Cybook (le nouveau modèle Opus)…

S’agissant des contenus, j’en ai très peu acheté. Il faut dire que du côté des textes libres de droits le choix est immense, et pas seulement sur Internet Archive dont parle Anne plus haut (que je trouve assez peu ergonomique d’ailleurs…). Ma préférence va plutôt à E-books libres et gratuits qui en propose actuellement près de 2000 dans tous les formats (texte, Word, HTML, PDF, Mobipocket, eReader, Sony Reader, ePub, ODF et j’en oublie peut-être). Le site mérite le détour…

Si je craque pour le futur Apple, ce sera aussi en partie à cause de la couleur. Je ne dédaigne pas feuilleter de temps à l’autre de bonnes vieilles BD, et j’en ai aussi quelques dizaines de gigas au format CBR ou PDF dans un coin de disque dur. En gris clair et gris foncé sur un écran à l’encre électronique format livre de poche, ça le fait un peu moins…

38)
Inconnu
, le 16.01.2010 à 12:09
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Salutations, c’était ma dernière intervention sur Cuk. Autant on y trouve des gens de qualité, autant on trouve aussi des gens comme Chichille, le genre de gros con qui donne des pulsions meurtrières.

39)
Chichille
, le 16.01.2010 à 13:33
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Chichille, le genre de gros con qui donne des pulsions meurtrières.

La classe ! Tu dis ça pour me faire plaisir , hein ? C’est à ce genre de remarque que l’on reconnaît l’homme de culture.

Tiens ! une citation (approximative) de Courteline, pas vraiment un grand auteur, mais bon, bof, là, c’est pas trop mal : “C’est un plaisir raffiné que de passer pour un idiot aux yeux d’un imbécile”.

Et, comme tu t’arrêtes là, tu ne pourras pas répondre, dommage, mais as-tu remarqué que tu n’as répondu à AUCUNE des critiques et remarques de ceux qui ne partagent pas ton point de vue ?

Electroniquement tien…

40)
François Cuneo
, le 16.01.2010 à 13:41
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Bon Chichille, ça va aller ou bien?

Je ne comprends pas la violence de ton commentaire 36, désolé.

Renaud, je t’interdis de quitter Cuk.ch pour une histoire comme ça.

Hé ho, non mais sans blague…

Ou alors, on fait comme dans le petit Nicolas, tout le monde saigne, et puis après on dit, “Qu’est-ce qu’on a bien rigolé!”

41)
Chichille
, le 16.01.2010 à 14:09
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Je ne comprends pas la violence de ton commentaire 36, désolé.

Parce que mon commentaire est violent ?

Tandis que traiter quelqu’un de gros con, c’est réagir tout en finesse et en délicatesse ?

Il y a là quelque chose qui m’échappe. C’est peut-être que je suis ce qu’affirme Renaud.

En tout état de cause, je maintiens qu’il s’est montré totalement imperméable aux arguments de ceux qui contestent son approche du livre. Il n’y a pas que moi ! Je me demande même s’il a perçu la pertinence des remarques qui lui ont été faites. Je crains bien que non.

Et, soyons francs, dans cette affaire, je ne pense pas que ce ce soit moi le décérébré.

42)
Kermorvan
, le 16.01.2010 à 14:26
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Je lis en 27 : « séquence nostalgie de la part de nos amis Ysengrain et Chichille. Pour ma part, les bouquinistes des bords de Seine, ça fait un peu loin. Et ça fait un peu trop branché, limite bobo, voire carrément décadent :) »

complété et bien précisé là :

Je lis en 33 : « Chichille, j’aime le prosélytisme. Parce qu’à la fin, ça conduit à l’extinction de l’espèce. Et hop on en est débarrassé. Ca prend du temps, certes, mais le résultat est indéniable. Je démarre mon chrono.. »

Ce qui, en clair, signifie ceci :’ bande de vieux cons, vous allez crever bientôt, et ce sera bon débarras.’

43)
jdmuys
, le 16.01.2010 à 14:42
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Bon pour reparler du sujet…

– n’oublions quand même pas le grand papa des projet de livres gratuits: le projet Gutemberg.

– Le Nook permet de prêter un livre électronique. Ca n’est qu’un début, insuffisant, mais ça commence à bouger.

Pour ma part, je suis utilisateur de livres électroniques (et de magazines), mais pas au prix de compromis comme le DRM.

Je remarque que de nombreux éditeurs américains publient leurs livres en PDF sans DRM (au moins les éditeurs de livres informatiques).

Je contraste également Scientific American auquel on peut s’abonner en PDF sans DRM, et Voiles et Voiliers par exemple, qui a une offre qu’ils osent appeler “Grande Croisière” ou un truc comme ça, mais qui oblige à rester en ligne et impose l’usage d’un logiciel lecteur qu’on ne peut décrire qu’en cinq lettres.

Enfin pour l’anecdote, j’ai lu lors d’un récent long voyage en avion un livre de 800 pages entièrement sur la version iPhone de Kindle (que je pratique depuis des mois, bien avant la sortie officielle de Kindle en Europe).

Et le papier dans tout ça? Je reconnais son attrait, mais je dois me rendre a l’évidence: je n’ai pas de lecteur électronique dédié, et le papier est en voie de disparition dans mes usages.

44)
François Cuneo
, le 16.01.2010 à 16:39
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Parce que mon commentaire est violent ?

Tu as relu ton commentaire 36? Je ne sais pas, mais regretter d’avoir appelé son fils “Renaud” parce que ton contradicteur s’appelle ainsi, c’est quoi?

Renaud montre les avantages du livre électronique. C’est le sujet. Il fait du prosélytisme même et alors? Ça vaut la peine de se mettre dans cet état?

Pour en revenir au MP3, je mets tout ce que je peux sur mon iPod et sur iTunes, parce que quand je suis en vacances, j’ai peut-être envie d’entendre telle ou telle musique, et que j’ai envie de pouvoir le faire. Rien à voir avec une collectionnite aiguë.

Que dire alors des acheteurs frénétiques de CD et de DVD, voire de vinyles!

Je m’en fous moi, j’aime tout, les CD, les AAC, les DVD, les films sur Internet, les livres, les livres électroniques.

Le contenant m’importe peu (sauf quand il me freine, comme Encyclopaedia Universalis. Parfois, j’ai envie qu’il soit pratique, parfois, j’ai envie qu’il sente bon, ce contenant.

On peut aimer plus ou moins la façon de lire, d’écouter ou de regarder, pas besoin d’envoyer sur la gueule de l’autre le fait qu’il aime autrement. Même s’il écrit un article pour montrer les avantages d’une manière de faire.

45)
Chichille
, le 16.01.2010 à 17:24
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regretter d’avoir appelé son fils “Renaud” parce que ton contradicteur s’appelle ainsi, c’est quoi

Du second degré, Vénéré Maître, du second degré…

Pour le reste, je maintiens que le Renaud de Cuk est lourd, primaire, autiste, agressif et grossier.

Si après ça je ne me fais pas virer…

47)
Tartopom
, le 16.01.2010 à 18:45
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Ah ! La sensualité du clic-tourne-page ; la jouissance du doigt glissé entre les feuilles électroniques ; le contentement éprouvé à l’odeur de l’encre électronique ; la satisfaction sonore et tactile du feuilletage des pages dans un sens, puis l’autre en dégageant ce petit air frais chargé du parfum de l’imprimerie ; le ravissement à la pensée qu’après lecture et abandon sur un banc public ou un bord de fenêtre (le pouvoir du don), quelqu’un trouvera peut-être son bonheur à le prendre en main à son tour et à le lire !

Je suis un peu déçu que ça soit Okazou qui se charge de la lourde ironie si classique, si habituelle et si cliché à propos des livres électroniques.

Je dois dire qu’il y a 2 réflexions-clichés que je ne supporte plus d’entendre à propos des nouveaux objets high-tech:

– la première c’est celle qui dit “de toute façon rien ne remplacera jamais un livre, à cause de l’odeur, du plaisir de tourner les pages, etc.”

– et la 2e, plus énervante encore, à propos des téléphones qui font mp3, camera, bureau de travail, etc., c’est le classique aussi: “un téléphone, de toute façon, ça sert à téléphoner et pis c’est tout”.

Enfin ça doit être moi qui lis trop les forums! :-)

48)
ToTheEnd
, le 16.01.2010 à 22:11
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Le livre ou au sens large, le papier a encore de beaux jours devant lui, c’est évident. Tout comme la voiture, il a beaucoup d’adeptes pour plein de bonnes et moins bonnes raisons.

Sauf erreur, on n’a pas tellement parlé de l’aspect écolo dans cette affaire et pourtant, il y a là aussi un défi majeur qui nous attend et le lecteur “papier électronique” pourrait faire beaucoup.

Ce petit loisir et plaisir de lire des lettres couchées sur du papier coûte cher en bois. Tout comme la voiture, heureusement que le monde entier ne consomme pas la même quantité de papier que les occidentaux.

Pour donner un ordre d’idée, si le monde entier consommait le papier que les occidentaux consomment, l’équivalent de toutes les forêts européennes seraient détruites en 6 ans.

Il est grand temps de passer au livre électronique même si ça doit faire mal à ceux qui n’arrivent pas à changer leur habitude.

T

49)
Kermorvan
, le 16.01.2010 à 22:47
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Allons allons, le bois est une énergie d’avenir, 2kg de bois sec équivalent à un litre de pétrole…

50)
ToTheEnd
, le 16.01.2010 à 22:59
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Allons allons, allons… je suis d’accord mais cela n’a rien à voir avec ce que je disais…

T

51)
François Cuneo
, le 16.01.2010 à 23:17
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Je me souvient de “L’argentique a encore de beaux jours devant lui…” C’était il y a cinq ans.

Je me souviens du “Le CD a encore de beaux jours devant lui”, c’était il y a cinq ans aussi.

Tout s’écroule si vite.

Les habitudes des gens ont changé beaucoup plus vite que prévu pour la musique et la photo, pourquoi pas pour le livre?

52)
ToTheEnd
, le 16.01.2010 à 23:50
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F: aurais-tu bu? (rien de méchant dans cette question… c’est un détail qui me fait dire ça)

On utilise du papier en Europe depuis le 12ème siècle et il s’est démocratisé au 19ème… par conséquent, il est ancré dans les moeurs depuis bien plus longtemps que la photo ou le CD. Il fait partie de notre patrimoine, de notre culture et de la transmission du savoir ou de la connaissance.

Pour les gens (voir plus haut), lire s’assimile à un acte religieux entre eux et la Culture toute entière. Toucher un livre, le sentir, entendre le bruit des pages qui crissent sous les doigts, les voir tournoyer dans l’air, c’est comme s’accaparer la connaissance (même si on n’en a pas; et je ne vise personne).

Bref, l’acte de lire est tellement supérieur à ceux qui conduisent une bagnole qu’il est tout simplement impossible de s’en passer alors que la bagnole, c’est quand même LE fléaux.

Blague à part, yaka lire certains intervenants pour comprendre que l’islamiste fondamentaliste est un boyscout face à celui qui dit que hors papier, point de salut pour se cultiver ou plus simplement, pour vivre.

Mais bon… tout passe… même les plus fondamentalistes.

T

53)
Kermorvan
, le 17.01.2010 à 09:00
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Aucune comparaison possible avec l’image digitalisée (qui évite de passer par le labo, très gros avantage; pour les conserver, vous les imprimez quand même) et le cd (qui s’auto-détruit, pas fiable, comme la bande magnétique qu’il remplaçait). Consommation effrénée d’appareils. Une fois imprimé, le livre peut être lu autant de fois que l’on veut sans consommer d’énergie, il se conserve très longtemps, finalement il est économique, tandis que le support numérique n’est pas sûr, s’évanouit, c’est aussi pourquoi l’on consomme tant de papier, l’informatique a beaucoup augmenté la consommation de papier, du papier qu’on finit par détruire, et ça va continuer. Quand à nos belles forêts, elles sont menacées surtout comme ressource énergétique, et par l’exploitation agricole qui déforeste; jancovici le dit : s’il n’y avait pas eu les ressources fossiles, on aurait rasé les forêts pour alimenter les machines à vapeur. (voir l’île de Pâques et Haïti). En France, il n’y a jamais eu autant de surface boisée. Demain, voudrez-vous faire voler les avions au bio-carburant?

54)
ToTheEnd
, le 17.01.2010 à 10:19
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C’est tout de même amusant cette insistance sur quelque chose que je ne nie pas.

Mon intervention ne parlait pas du bois comme matériau énergétique mais de son abattage pour la création de papier. Même si on prête des livres, recycle du papier, échange des magazines, etc. il n’en demeure pas moins que 17% du bois coupé dans le monde est transformé pour créer du papier… et ça alors que seul 1.5 milliard de personnes sont de gros consommateurs de papier (180kg/personne et par an). Je signale aussi que la fabrication de papier est également énergivore.

Le Kindle et autres “lecteur électronique” sont une réponse à ce problème et j’y vois deux avantages majeurs: diminution de l’abattage de bois destiné à ce support et flinguage de la plupart des médias qui utilisent ce support.

Pour ce qui est des avions, il continueront de voler avec du pétrole… mais plus pour des 30 ou 50 euro un aller-retour Paris/Rome. Ce qui encore une fois est positif: on aura moins de monde dans les aéroports et donc moins de retards.

T

55)
Diego
, le 17.01.2010 à 11:23
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@Renaud (si, à défaut d’intervenir, tu lis …)

Je comprends que l’agressivité de certains commentaires t’attristent, mais il n’y faut lire à mon avis que les habituels soubresauts réactionnaires. Chaque innovation en a suscité, tu le sais, ils ne surprennent plus personne. Je t’encourage à les prendre pour ce qu’ils sont, rien de plus.

Pour revenir au sujet, je ne suis pour ma part pas encore prêt à lire sur un de ces engins et suis incapable d’expliquer pourquoi, mais ça viendra probablement.

Par contre, et je ne comprends pas que ce ne soit pas encore un débat, pourquoi les éditeurs de quotidiens et autres magazines ne s’engouffrent pas dans cette technologie ? Je rêve du jour où, chaque matin, mes quotidiens préférés seront spontanément uploadés dans mon e-newspaper et où je n’aurai plus à chercher mes indispensables hebdos parmi les revues X.

Il va de soit que ceci irait aussi dans le sens des propos de ToTheEnd puisque, n’en déplaise aux amoureux du beau papier en fibre de bois, l’abattage évoqué plus haut est probablement plus destiné aux tabloïds éphémères qu’au reliés cuir.

56)
Smop
, le 17.01.2010 à 12:19
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Je rêve du jour où, chaque matin, mes quotidiens préférés seront spontanément uploadés dans mon e-newspaper et où je n’aurai plus à chercher mes indispensables hebdos parmi les revues X.

Et puis les revues X c’est plus sympa en couleur ;-)))

Plus sérieusement, ton rêve est déjà réalité avec les éditions web des journaux, les ultra portables et autres smartphones, la généralisation de la 3G et du WiFI. Sans oublier les offres telles que celle de Zinio.

Pour ma part, les progrès que j’attends de l’informatique nomade tournent autour de la portabilité (taille, poids, autonomie, robustesse) et de l’amélioration de la synthèse vocale (lecture et dictée).

57)
François Cuneo
, le 17.01.2010 à 12:28
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Non TTE, je n’avais pas bu.

Le courrier baisse chaque jour un peu plus, remplacé par le mail.

Sûr que le livre, qu’on l’aime ou pas (je n’ai pas de lecteur électronique, je n’aime pas lire sur un écran, je l’ai déjà dit mille fois), sera remplacé dans allez, dix ans, pour une grande partie des titres par un téléchargement.

C’est triste sans doute, mais tu verras que ce sera le cas.

Avec des avantages, et tous les désavantages que vous avez tous relevés plus haut et avec lesquels je suis parfaitement d’accord.

58)
ToTheEnd
, le 17.01.2010 à 13:00
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Smop: alors, Paname, toujours aussi sympa? Le problème des éditions électroniques actuelles, c’est qu’elles ne sont pas regroupée sur un Store, via un système, via une méthode de paiement, etc. C’est sur cette unification qu’Apple a fait fort avec son Store et pour que les choses bougent, il faudra refaire la même chose avec tous les “papiers” qui se vendent.

F: sais-tu que le le vinyle ne s’est jamais aussi bien vendu que ces dernières années contrairement au CD? Bien sur, le volume est très faible comparé aux CD puisque pour les USA, les ventes de CD représentent environ 6 à 7 millards de dollars alors que le vinyle “culmine” autour de 50 millions de dollars… c’est 100x moins.

Comme tu le mentionnes toi-même, les gens changent mais dans le fond, pas si rapidement que ça. Le dernier bureau de télégraphe en Suisse a fermé autour de 2000… tu te rends compte?

Si le CD ou la photo était un loisir/plaisir qui a touché un certain pourcentage de la population, le papier a touché 99% des gens. C’est donc un problème multi-générationnelle et à mon humble avis, il faudra plus de 10 ans pour que le public de masse change ses habitudes.

Mais on est d’accord, à terme, livres, journaux, magazines, etc. disparaitront et ceux qui survivront seront ceux qui se seront le mieux adaptés à une consommation électronique. Pour le livre en particulier, je pense que ça prendra quand même plus de 10 ans vu que la baisse de la vente des livres est très faible (-2.8% entre 2007 et 2008 pour le marché US… sur 25 milliards de revenus!).

T

59)
NooB
, le 17.01.2010 à 14:31
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Je me sens obligé d’intervenir sur les comparaisons Vinyle / MP3 et Livre / e-book.

Le e-book est au livre ce que sont le CD ou l’achat de musique en download (mais en pleine qualité) au vinyle. Si on publiait des e-books dans lesquels on a remplacé une partie du vocabulaire par des synonymes, et puis enlevé toutes les phrases qui ne sont pas capitales à la compréhension du texte, on pourrait alors le comparer au mp3 – mais tout le monde crierait au scandale.

Je trouve dommage toute la confusion entre la dématérialisation et la compression psycho-acoustique. Il s’agit de phénomènes liés, dans le cas de la vidéo et de la musique, mais l’un existe dans l’autre. Je ne suis pas un adepte du vinyle, mais je considère le mp3 comme un sous-produit, pas même assez bon pour faire du jogging ou pour l’avion…

Il faudrait faire la part des choses entre le contenu et le contenant. Les oeuvres d’un auteur sont-elles moins bien reçues si on en fait la lecture sur du papier électronique? Je peux comprendre l’attachement de certains au médias livre, vinyle et même CD, mais sérieusement, pouvez-vous dire que le texte ou la musique sont moins bien compris sur formats dématérialisés? Et puis quand on voit la situation écologique, on est en droit de s’interroger sur l’utilité d’imprimer et de presser des millions de disques et de livres, de journaux, alors qu’il est nettement plus économe de les distribuer numériquement.

60)
Smop
, le 17.01.2010 à 14:54
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Smop: alors, Paname, toujours aussi sympa?

Paname sympa ? A peu près autant que le Londres d’Oceania. J’espère ne pas finir comme Winston…

61)
ToTheEnd
, le 17.01.2010 à 16:22
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S: bon, pour ne pas finir comme lui, il faut manger moins, boire moins et fumer light!

Noob: avec un peu de chance, débits aidants et espaces disques toujours plus importants, peut être que la communauté proposera de nouveaux formats moins destructifs? Ou peut être que l’AIFF reviendra en force? Et puis selon ses dires Steve aime bien Bach et la musique classique…

T

62)
Invite
, le 17.01.2010 à 18:29
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ToTheEnd, il me semble que Smop faisait allusion à ce Winston alors que ton commentaire semble faire allusion à ce Winston.

Tu n’es toujours pas convaincu que Petit corps malade nous (français) prépare — à la manière de Napoléon III — une dictature ?

63)
Okazou
, le 17.01.2010 à 19:03
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« il n’en demeure pas moins que 17% du bois coupé dans le monde est transformé pour créer du papier… »

Je me trompe ou nous parlons du livre qui disparaîtrait au profit de l’édition de textes sur machins électroniques ? Les 17 % de bois que tu mets en avant, ToTheEnd, ne concernent que fort peu l’édition de livres et considérablement plus tous les autres imprimés (des monceaux de documents publicitaires dont on ne parlera évidemment pas ici), les emballages (des tonnes inutiles mais ça ne défrise pas les couillons), la bureautique (kolossal mais on n’en fait pas argument) et un tas d’autres usages modernes (même les parquets et le mobilier) parmi lesquels le livre ne représente presque rien. D’autant que tout ce qui passe au pilon (beaucoup) est recyclé, pas jeté comme le papier journal ou les emballages (recyclage très partiel).

Au cas où (!) ça aurait échappé à certains, l’arbre est une plante qui se renouvelle très bien et l’espace ne manquera jamais pour produire ce qui est nécessaire au livre. Le problème, c’est le gâchis mais ça ne semble pas déranger grand monde, c’est tellement plus intelligent d’accuser le livre de la destruction des arbres ! On croit rêver…

Il va tout de même falloir vous remettre les neurones à l’endroit, un de ces jours, les gars, parce que là, vous êtes en plein délire. Mais le réel vous rattrapera !

« Sûr que le livre, qu’on l’aime ou pas (je n’ai pas de lecteur électronique, je n’aime pas lire sur un écran, je l’ai déjà dit mille fois), sera remplacé dans allez, dix ans, pour une grande partie des titres par un téléchargement. »

Parole de consommateur lucide et critique !

Tu seras mort avant de voir le livre disparaître, François, et moi aussi. Les petits-enfants de tes petits-enfants liront encore des livres.

C’est drôle comme l’apparition d’un nouvel objet peut annihiler toute capacité à prendre du recul et à analyser correctement les choses.


Un autre monde est possible.

64)
alec6
, le 17.01.2010 à 23:11
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François ! Je ne vois pas en quoi l’intervention de Chichille était agressive, celle de Renaud en revanche l’était ouvertement et grossière de surcroît. Passons.

Et pour revenir au sujet, mon 1/4 d’heure parano.
Grâce à nos cartes bancaires, nos déplacements et achats sont contrôlables. Grâce à nos téléphones portables, notre position est repérable à quelques dizaines de mètres près. Grâce à nos puce RFID nos achats sont (ou le seront bientôt, c’est une question de choix et d’investissement, pas de technique) comptés, et décomptés sur nos compte bancaires avant même d’avoir franchi la porte de sortie du Camp de Consommation du coin. Grâce encore à cette même puce RFID, nos déplacements en métro sont comptabilisés et repérés et notre position repérée à quelques centimètres près à l’heure précise lors du franchissement du portillon réglementaire. Grâce à internet nos échanges épistolaires peuvent être vérifiés dans leur contenus à tout moment. Grâce à FaceBook et autres sites d’échanges (Cuk ?), nos vies, amis, opinions sont connus de tous et pas toujours de n’importe qui. Grâce à Amazon, je peux acheter n’importe quel livre, mais si celui ci ne sied plus à quelque censeur que ce soit… mon achat peut m’être remboursé et le livre disparaître… grâce à la réalité augmentée de mon ifaune, je repère dans la rue la bonne pizzéria ou le bon commerçant directement sur l’écran de mon biniou…

Extrapolons. Une puce RFID ne semble être repérable qu’à quelques centimètre d’un détecteur. En réalité tout dépend du détecteur et de sa précision. Une batterie de détecteurs puissant peut ainsi “trier” une foule de passant et la réalité augmentée d’un “simple” ifaune ou d’une itablette, mettre en exergue les individus ayant ou non leur passe Navigo (RATP, métro de Paris), étant ou non dans la bonne “zone” de Carte Orange. Croisons tout le reste… (Mais c’est de la Science-Fiction, n’est-ce pas !) et l’on peut décider que tel individu aura le droit de lire telle information ou telle version, pourra franchir ou non le portillon, sera repéré par les vigiles ou non, autorisé ou non, valide ou non…

Orwell, Huxley, K. Dick et consort peuvent aller se rhabiller ! l’itablette est l’artefact supplémentaire permettant de tisser peu à peu une extraordinaire toile de dictature souriante. Grâce au biniou, l’actualité pourra être modifiée en temps réel… les journaux gratuits, organes de propagande officiels du pouvoir économico politique (Direct Soir, Direct Matin et ci de Bolloré (UMP, NS…) ou de qui vous voudrez, ici ou ailleurs), se frottent déjà les mains à l’arrivé de ces appareils magiques.

Mais puisqu’on vous dit que c’est pour votre bien, que c’est “gratuit”, que c’est pour lutter contre le terrorisme…

Mais je vous laisse gamberger, imaginer ce que vous voulez, souhaitez ou craignez… c’était mon 1/4 d’heure parano.

65)
ToTheEnd
, le 18.01.2010 à 12:12
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Invite: my fault… je n’avais pas fait ce rapprochement. Pour le futur politique de la France, avec 2 ans de mandat restant, ça va être compliqué d’instaurer une dictature… d’autant plus que si la France s’est docilement pliée à un gouvernement comme Vichy, aujourd’hui, cette même France descend dans la rue dès que quelque chose ne va pas. Un réflexe conditionné en quelque sorte qui frise le ridicule dans bien des occasions mais qui devrait vous sauver de n’importe quelle dictature…

Pour revenir au sujet, je me suis trompé. En fait, c’est 35% du bois coupé dans le monde qui fini en papier et 50% spécifiquement pour les livres, magazines, journaux, etc. Pour se rendre compte de l’échelle, c’est 130 mille km2 de forêts qui disparaissent chaque année… dont 45 mille km2 pour le papier. C’est tout de même l’équivalent du territoire suisse qui disparait chaque année pour du papier. Je ne parle même pas des coûts énergétiques et des ressources qui sont nécessaires pour fabriquer le dit papier.

A mon avis, les volumes sont suffisamment importants pour qu’on ne les dénigre pas. Un consommateur qui changera ses habitudes de lecture via un “lecteur électronique” fera un pas dans le bon sens.

T

66)
pat3
, le 18.01.2010 à 15:35
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Passionnantes et effrayantes, les réactions suscitées par ce billet. Étant incompressible lecteur, quel que soit le support, je ne me sens pas défenseur de l’un ou de l’autre, mais observateur de l’évolution sociétale en cours.

D’abord, non, le support électronique ne tuera pas le livre, et ce indépendamment du plaisir de tourner la page de son doigt humide; mais comme le disent les médiologues , ceci ne tuera pas cela (contrairement à ce qu’affirmait Frollo dans Notre Dame de Paris, d’où est repris la phrase, en parlant du livre qui tuerait l’édifice); l’apparition d’un nouveau medium n’a jamais, à elle seule, fait disparaître un medium ancien, elle a tout au plus modifié la hiérarchie des mediums dominants: la peinture n’est pas morte avec la photographie (mais a déplacé ses priorités), la radio n’est pas morte avec la télévision, comme celle-ci n’est pas morte avec l’internet. Comme c’est bien dit ici , “tout au plus certains business models prendront-ils du plomb dans l’aile”.

Ensuite, l’évolution (sans péjoration ou mélioration du terme) est indéniable, et à nos portes; pour certains usages, le papier laisse la place à l’écran, pour d’autres, il revient en force: les constructeurs ne fournissent presque plus aucun manuel papier pour leur produit, et un lecteur numérique normalisé pourrait être d’un sérieux intérêt pour récupérer ces manuels avant montage. D’ailleurs, pour ma part, et pour la première fois, j’ai changé le disque dur de mon macbook pro en lisant une vidéo qui m’expliquait comment le faire sur mon iPhone. On se promène déjà dans les musées avec des baladeurs qui nous font la visite, et il suffit de peu qu’il n’y ait de la réalité augmentée pour encore plus localiser le commentaire de l’œuvre; bref, je pense que les usages d’un lecteur numérique ne sont pas encore mis vraiment à jour; on ne fait pour l’instant que reporter des usages de la lecture, selon le business model de l’édition, mastodonte au même titre que les maisons de disque. Déjà, les boutiques en ligne ont grandement pertubés les circuits de l’édition, et sa frilosité à l’égard des contenus numériques est équivalentes à celles des imprimeurs à l’arrivée d’XPress, des maisons de disque à celle de la cassette audio, puis du CD vierge, puis du partage via internet, ou du prof de collège devant le cartable numérique ou la plateforme numérique en ligne. Ça change => ça fait peur => on n’en veut pas => on le justifie plus ou moins bien. Mais il y a aussi des histoires, de plus en plus nombreuses, d’adoptions réussies, voire de mariages consommés.

Enfin, pourquoi opposer les plaisirs bourgeois, romantiques (bouquinistes et quai de Seine, Jardins du Luxembourg) et quelque peu clichés des uns, à ceux, technophiles et quelques peu branchés (romans lus sur Kindle entre deux avions) des autres? In fine, l’un et l’autre seront possibles, et si l’e-lecteur ne tue pas le bouquiniste, il lui fera peut-être même du bien, au risque d’en faire une activité encore plus bobo qu’elle ne n’est déjà.

Du coup, pourquoi s’invectiver? Je crois plutôt que la question des usages est ouverte, et qu’on verra le territoire s’agrandir de quelques spécialités (le manuel animé, par exemple, qui fut un temps l’apanage de la cassette vidéo, vous vous souvenez? Le problème était qu’il fallait montrer son meuble ultra-compliqué devant la télé, ce qu’un lecteur portable résoudrait facilement), changer les frontières des autres (certaines collections basculeront tout entière vers l’e-lecteur – les polars, par exemple, qu’on pourra vendre par paquets de 10, tandis que les collections de prestige resteront encoer un temps l’apanage du seul papier – jusqu’à ce qu’on transpose les principes d’interface et les bonus du DVD au livre, et là je parie que le support électronique deviendra tout à coup terriblement fashion, même dans les sphères éclairées de la lecture; je parie que la réédition des œuvres complètes de Deleuze auxquels s’ajouteraient les interviews filmées et l’abécédaire, le tout sur un seul et même support, feraient un tabac!).

Oui, nous mourrons avec des livres, mais oui, nous verrons aussi l’avènement des supports électroniques, légers, fonctionnels et portables de lecture, qui feront très fortement évoluer les usages (j’ai bien pris garde de ne pas dire: révolutionner)…

67)
Chichille
, le 18.01.2010 à 15:53
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Pas mal. Juste une petite note. D’une part, les bouquinistes existaient BIEN AVANT les bobos (des dizaines d’années !), invention plus ou moins mythique – même si j’avoue utiliser parfois le mot – et en tout cas récente. Je précise que je les ai fréquentés (les bouquinistes) bien avant que l’on puisse me qualifier de bourgeois, si tant est qu’on le puisse aujourd’hui. Sans parler d’Alec6 et de Zit… Et j’ajoute que les vrais bourgeois que je connais traînent assez peu le long des quais de la Seine. J’ajoute enfin qu’un très authentique bourgeois comme TTE se révèle un technophile et même un technolâtre avéré, ce qui montre bien que l’appartenance sociale a assez peu à voir avec le choix du mode de lecture.

Vouloir à tout pris “boboïser” l’usage du livre, en particulier du livre d’occasion, est un cliché tout à fait excessif. Quant aux plaisirs technophiles, je ne sais pas s’ils sont branchés (ils ne fonctionnent pas sur batterie ?) mais leur argumentation systématique, telle qu’elle s’est exprimée dans cette “discussion”, a utilisé une remarquable quantité de clichés, numériques ou pas.

J’ajouterai peut-être quelques notes complémentaires plus tard, mais il se trouve que je suis assez occupé cette semaine, je ne ferai donc que passer en coup de vent…

Amusez-vous bien !

68)
pat3
, le 18.01.2010 à 16:48
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Ok Chichille, pas bourgeois, mais romantique (ceci dit, je ne suis pas sûr que ce soit mieux, tant l’idéologie romantique est empreinte de dandysme aristocratique).

C’est vrai aussi que j’ai fait preuve de manichéisme: les technophiles se doivent d’être argentés, leur passion étant coûteuse (l’exclusivité + l’incessant renouvellement… je suis sidéré des discussions sur les forums mac et iphone où la norme semble être de changer de téléphone tous les six mois). De toute façon, l’ensemble de nos discussions ne sont pas des discussions de pauvres, au vu de nos matos respesctifs.

Mais c’est cette propension à l’opposition binaire que je voulais pointer: tenants du livre contre tenants de l’eBook; ben non: je vois arriver l’eBook d’un bon œil, mais pour les usages que j’ai dit, dont la lecture romanesque serait sans doute un usage finalement restreint). Mais j’adore la lecture papier, préférentiellement dans mon fauteuil plutôt que sur le banc d’un parc (je ne comprends ni cette mise en spectacle de soi-lisant, ni l’intérêt de la lecture soumise au vent, quand ce n’est pas aux intempéries, ni l’intérêt de se priver de ce qui pour moi est un double plaisir suavre: lire et boire une boisson chaude, voire manger un morceau sucré, toute chose qui demande force préparation pour être faite dans un parc :-) ), et pour certains genres, comme la bande-dessinée, je ne vois pas comment remplacer le papier (j’avais posté en ce sens dans les commentaires du premier papier de François sur Avé Comics! ).

S’il y en a qui trouve génial un support qui permet de pouvoir lire sous l’eau, ben libre à eux: je serais le premier à dire que je n’en ai pas l’usage, voire que je ne comprends pas bien quel usage on peut en avoir, mais de là à dire que mon usage est le bon usage…

69)
Chichille
, le 18.01.2010 à 17:10
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Tout cela part sans doute d’une bonne intention, mais que c’est réducteur!

D’abord, pourquoi vouloir à tout prix mettre un qualificatif, dont on fait immédiatement sentir qu’il n’est pas trop flatteur, comme “bourgeois” ou “romantique”, ce qui est d’ailleurs contradictoire si je m’en tiens à ton commentaire sur le romantique, cet affreux dandy aristocratique.

Si tu y tiens absolument, j’accepte “hédoniste”. Et, l’avouerais-je, c’est là une dimension essentielle de l’être humain qui me paraît échapper totalement aux technolâtres.

Au demeurant, ta description du plaisir de lire est tout à fait intéressante. Bien sûr, elle serait plus convaincante si tu n’avais pas écrit plus haut que tu ne lisais plus guère qu’à l’écran, mais, bon ! faisons comme si. Est-il pour autant nécessaire, pour dire ce que tu aimes, de dénigrer ce qui plaît aux autres, avec une mauvaise foi crasse (si, si, “crasse”, j’y tiens). Tu crois vraiment que je me promène des quais de la Seine au Luxembourg quand il fait mauvais ? Surtout pour lire ! Quant à la mise en scène de soi, je suppose que tu me juges à travers ton propre caractère. L’un des charmes du Luxembourg, quand il fait beau, c’est que l’on peut avoir beaucoup de gens autour de soi – tout le monde n’a pas une vocation de cénobite – sans qu’il y ait d’interaction. On y est d’autant plus anonyme et invisible que beaucoup d’autres font la même chose que vous…

Bon, je te laisse à tes sucreries. Tout à l’heure, je retournerai à mon canapé pour y prendre l’un ou l’autre livre ou magazine. Mais sans thé ni chocolat chaud. Personne n’est parfait…

70)
Okazou
, le 18.01.2010 à 19:06
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« En fait, c’est 35% du bois coupé dans le monde qui fini en papier et 50% spécifiquement pour les livres, magazines, journaux, etc. »

On admirera ici la puissance d’occultation d’un : etc. On cite nommément livres, magazines et journaux, c’est-à-dire les objets en papier qui nous retiennent de devenir complètement idiots – coupables paraît-il de participer à grande échelle à la déforestation – et on oblitère tout le reste en le concentrant dans ces trois petites lettres : etc.

Quelques chiffres en vrac glanés sur la toile vont nous ramener à un réel bien franc et honnête :

• L’essentiel de la consommation de papier (90 %) concerne le papier à usage graphique et les emballages (43 % pour l’emballage et les papiers d’hygiène [7 %] et 47 % pour les usages graphiques [dont 7 % pour les journaux]). Dans les usages graphiques on trouvera les publicités.

• Augmentation de 33 % des papiers d’hygiène en 10 ans : couches du bébé, mouchoirs, PQ, essuie-tout, nappes, serviettes… Ce serait une mauvaise idée de tenter de recycler du PQ.

• En France, on consomme annuellement 180 kg de papier par an et par habitant. En Suisse, 220 kg. Aux USA, 300 kg. 137 kg pour l’Islande, petit consommateur du monde occidental.

• 70 % du bois utilisé dans la fabrication de pâte à papier provient de coupes d’éclaircies (pour aider les beaux arbres à se développer) et le reste de chutes de scierie. L’image du bel arbre abattu pour finir dans nos bibliothèques n’est donc que le fantasme d’esprits trop imaginatifs.

• La majorité du papier n’est pas recyclé mais brûlé ou enfoui. Dans les meilleurs cas 60 % des papiers sont recyclés.

• Un eucalyptus est exploitable en 4 ans. Rien à voir avec le chêne et les essences nobles à croissance lente.

• En France, la fabrication de livres a nécessité 220 000 tonnes de papier en 2006 contre 4 446 000 tonnes pour les autres imprimés. On mesure la qualité des affirmations ici exposées, sans vergogne et avec un gros culot, sur l’association entre livre et destruction de la planète !

Il va bientôt falloir expliquer aux castors qu’il est urgent de se faire les dents sur autre chose qu’un arbre sacré !

Il y a une dizaine d’années, j’ai tenté une petite expérience, excédé que j’étais par l’incroyable quantité de documents purement publicitaires relevés chaque jour dans ma boîte à lettres. Pendant un trimestre, j’ai tout conservé et pesé l’ensemble en bout de course. J’ai égaré le chiffre mais il était colossal. Mais le plus important est que j’ai pu me faire une idée de ce que, pendant cette période, j’avais reçu comme pubs et ce que j’avais acheté comme livres. Je suis un bon client des librairies mais en un trimestre, en comparaison avec ce qu’on colle dans ma boîte à lettre, mes achats de livres n’étaient rien.
Depuis, j’ai placé une vignette autocollante remerciant les distributeurs de pubs de bien vouloir éviter ma boîte. Ça fonctionne très bien. Tout au plus je puis trouver aujourd’hui, de temps en temps, une vignette du Dr Mamadou, spécialiste en mauvais sorts, gri-gris et autre fétiche, s’inquiétant de mes rapports amoureux et de l’état de mes finances et se proposant d’y remédier.

J’aime bien l’image du globe-trotter occidental partant en expédition culturelle. Un ordinateur portable, un « livre » électronique, un téléphone, un appareil photo, les alimentations de tout ce petit monde. Le nomade intelligent voyage léger, c’est connu.

La redondance de certains machins électroniques n’effraie personne. Normal. La société contemporaine se doit de nous procurer ces indispensables biens et elle le fait consciencieusement. Sot que celui qui ne profiterait pas de ces merveilles techniques !

Maintenant, est-il vraiment nécessaire d’évoquer le coût, la complexité de mise en œuvre, l’autonomie énergétique, la durée de vie de ces « livres » électroniques et la simplicité de leur recyclage ? Sur le seul plan écologique le livre l’emporte haut-la-main contrairement à ce qui est prétendu ici, contre toute raison.

Mais « Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage. »


Un autre monde est possible. Plus sensé.

71)
al1
, le 18.01.2010 à 19:26
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Passionnant !!! Énervant ! Électrisant !!!

je n’ai fait que bondir, mon bon Chichille qui s’en prend plein la tête y compris par François soi-même (non mas ça va pas la tête ?), TTE qui… fait du TTE (amis moutons, soyez écolos, préservez nos forêts, achetez du bidule électronique !!! Il fait fort ce coup-ci !), …

Je voulais réagir, mais Okazou et Alec6, ces salauds, me coupent l’herbe sous le pied (on s’en prend encore à la nature, hein bande de pervers) pour dire ce que j’avais sur le cœur et, comme d’hab, mille fois mieux que je ne l’aurai fait !

Hein ? Oui je réagis pour le dire quand même. Pour dire qu’un écrit papier, si on déchire une page ça se voit.

Je suis comme alec6, cette numérisation à outrance commence à me foutre les chocottes.

Et j’aimerai un jour savoir enfin ce qui motive TTE à faire du TTE. non mais vraiment, à ce point là, ça va commencer à se voir, … non ?

72)
Okazou
, le 18.01.2010 à 19:27
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« Mais j’adore la lecture papier, préférentiellement dans mon fauteuil plutôt que sur le banc d’un parc (je ne comprends ni cette mise en spectacle de soi-lisant, ni l’intérêt de la lecture soumise au vent, quand ce n’est pas aux intempéries, ni l’intérêt de se priver de ce qui pour moi est un double plaisir suavre: lire et boire une boisson chaude, voire manger un morceau sucré, toute chose qui demande force préparation pour être faite dans un parc :-) ) »

Ah, le bonheur absolu de lire vautré dans l’herbe, le cul au soleil ! Pure jouissance !
Quand je suis dans la nature, mon thermos de thé n’est jamais loin. Rien de complexe dans la bouteille thermos. Une ampoule de verre protégée par un cylindre de métal et un quart pour boire.

Mais lire au coin du feu est tout aussi agréable lorsque le temps est chagrin.

S’adapter pour ne pas manquer le plaisir et le prendre là où il se trouve.

73)
alec6
, le 18.01.2010 à 19:31
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Tssss, tsssss, Okazou, tu n’a pas bien compris. En France les français sont toujours en grève ou dans la rue, hein ? comment veux-tu qu’ils consomment autant de papier que les suisses ou les zaméricains ? Puisqu’ils travaillent forcément moins, veillant au grain d’un dictateur, nous qui les aimons tant depuis Napoléon, Thiers, Pétain et je ne sais plus qui encore.
Ne lis-tu donc pas la presse gratuite de monsieur Bolloré ? Direct Matin ou Direct Soir ? Pourtant c’est écrit dedans !

Mais,”Qui veut noyer son lien l’accuse de la page” (y-en a qui sortent leur révolver pour moins que ça !)

74)
alec6
, le 18.01.2010 à 20:03
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Al1, en 1997, j’ai écris ailleurs, qu’internet permettrait de modifier en direct le contenu des informations pour s’adapter à la pensée officielle. Mais j’ai dû trop lire Orwell, Huxley, K. Dick ou Azimov dans ma jeunesse.

Dans les années 90, le téléphone portable coûtait cher, je m’intéressai alors à ce qui s’appelait des “pagers”, ie de petits appareils susceptibles de recevoir des informations textuelles expédiées à partir d’un Minitel en France ou d’un numéro de téléphone via une opératrice. Or un certain TomTom je crois bien, permettait de recevoir des informations en provenance de l’AFP (ou d’ailleurs peu importe), des infos chosies par je ne sais qui et sensées faire mon bonheur…
Ce petit détail m’a fait comprendre que la propagande s’ouvrait là une porte extraordinaire… diffuser LES informations qu’il fallait, en oubliant tout le reste. Ma parano aidant, c’est tout le système informatif limité pour l’occasion à un “pager” qui m’a semblé tout d’un coup suspect ! Bien plus que la presse écrite de l’époque relativement indépendante (a minima je vous l’accorde), du moins comme affichant sa dépendance à telle ou telle obédience de droite ou de gauche (Le Figaro vs Libération pour faire caricatural).

Ce n’est plus du tout le cas aujourd’hui pour la presse écrite. Une certaine indépendance de vue peut encore être trouvée sur internet… Pour combien de temps ?

75)
al1
, le 18.01.2010 à 20:38
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Petite citation de Desproges :

Plutôt que de fous faire chier à lire tout Sartre, lisez plutôt Minute ! C’est plus économique i

Hé oui, pour le prix d’un journal vous aurez à la fois La nausée et Les mains sales !!!

Étonnant, non ?

76)
al1
, le 18.01.2010 à 20:44
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Maintenant une citation de Patrick Sébastien !!!

L’enfer c’est Sartre. Enfin, d’après les autres !

vertigineux, non ?

77)
JPO1
, le 18.01.2010 à 21:14
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Bonsoir à tous.

76 commentaires au moment où je lis !

Au retour d’un convoyage, je charge Cuk, j’ouvre l’article du jour. Le sujet est intéressant et les commentaires passionnés. Cela montre, je pense, que la lecture reste, quel qu’en soit le support, une activité qui nous travaille en profondeur. Avez-vous lu « Les neurones de la lecture » ?

J’ai évidemment un point de vue sur le débat : livre papier versus livre électronique.

Un élément qui me parait primordial dans la fabrication de ce point de vue est l’âge : je suis vieux (relativement ?), j’aurai 69 ans dans très peu de mois, et je suis convaincu que, comme le dit la chanson « plus on devient vieux, plus on devient con, » c’est à dire que les neurones se réifient et que l’activité de pensée, d’apprentissage devient difficile, par contre l’imprégnation de notre expérience passée grandit.

J’ai eu la chance de naitre dans une famille pour laquelle la lecture et le livre étaient importants. J’ai eu la chance de lire très jeune et de devenir papivore. Le budget livre a toujours été et reste très conséquent dans ma vie. Je lisais très vite, mais cette vitesse baisse très vite maintenant.

En tout cas cela m’a forgé une mémoire de lecture que je dis paginée, ou mémoire codex : quand je cherche une citation dont il me reste un vague souvenir, une référence, je vois, littéralement, où, dans mon foutoir, se trouve le livre qui la contient et la page que je recherche.

Il existe au moins un autre type de mémoire de lecture : la mémoire rouleau. C’est celle qui entre en jeu lorsque l’on lit un texte sur un ordinateur. Rouleau parce qu’une page d’ordinateur est pour moi un rouleau (comme rouleau de papyrus)—même si les pages sont mimées. J’ai constaté depuis que les écrans d’ordinateurs se sont plus ou moins répandus que les ados qui prenaient contact avec le travail à l’écran acquéraient très vite une dextérité de lecture et de compréhension, associée à une mémoire quasi globale des textes sur écrans. Je n’ai jamais cherché à savoir si une mémoire rouleau et une mémoire codex pouvaient travailler ensemble.

La sensibilité à la forme est aussi ce qui me sépare de beaucoup de plus jeunes lecteurs. Le choix de la couverture m’aide à me souvenir du livre, le choix du papier, sa qualité de texture, soutient ma lecture, le choix du caractère, et de la mise en page rendent pour moi la lecture plus fluide et agréable. Avez-vous lu le livre de Jean Kehayan « L’Apatrie » ? voilà un livre, objet luxueux dans sa simplicité, l’œil glisse voluptueusement sur la ligne grâce au choix minutieux du caractère, de la longueur de la ligne, de la couleur de fond du papier, bref un livre que je n’arriverai pas à relire en poche. Il coute horriblement cher 12€. On en trouve de larges extraits sur google, un livre défiguré.

Cette sensibilité à la forme agit aussi dans un autre sens : je ne supporte plus les lectures techniques sur papier, ou sur ordinateur mais sans intéractivité. Ce n’est pas parce que l’on lit quelqu’objet sur un écran que cet objet devient électronique n’est-ce-pas, virtuel n’est pas électronique ? L’objet électronique reste en conception, je suis convaincu que nous en sommes au balbutiement. Très peu de personnes réfléchissent à un tel concept, on se contente d’un peu d’hypertexte. Voilà une piste que j’aimerai avoir le temps et les moyens intellectuels d’explorer.

Alors allons nous vers la mort du livre papier ? Je n’en sais rien évidemment, mais en tout cas la longue vie du papier en Europe n’est pas un garant pour l’avenir : l’argile , le papyrus ont été des supports pendant des millénaires, le parchemin 15 siècles (?) et la papier qui atteint son millénaire (en Europe) durera-t-il aussi longtemps (du moins si l’humanité dure autant) ?

J’aime l’écriture manuscrite, même si je suis maintenant incapable d’écrire, j’aime tous les modes de reproduction des textes, j’aime tous les supports, toutes les écritures. Ainsi je suis convaincu que le papier existera toujours pour les amateurs : j’ai des rouleaux de parchemin, un codex en parchemin (couverture en bois) bâti à partir d’un rouleau découpé et gratté, j’ai des livres gravés sur des tranches de bambou, des livres chinois et japonais anciens imprimés sur de la soie et du papier dit de riz etc ces « livres » que j’ai trouvé au cours de mes voyages et qui sont pour moi les derniers objets auxquels je tiens, ceux-là et mon MacBook Pro qui me permet au moins d’aligner des lettres. Je les transporte avec moi lors de mes déménagements, pas question de les laisser entre n’importe quelles mains.

Tout ça ne m’empêche pas d’être un technophile pas du tout repenti.

Et j’imagine une survie du papier et des libraires en voyant ceux-ci capables d’imprimer des livres à l’unité, à la demande d’un client. Le libraire conseillant ses clients sur le choix de l’auteur, du titre, mais aussi sur la forme, choisie parmi une panoplie prédéfinies par l’auteur et l’éditeur (une forme pour les malvoyants, les lecteurs rapides …), possible avec des marqueurs et des styles. La librairie devient alors un lieu de choix et de discussion tapissé de tirages choisis par le libraires avec de délicieux fauteuils et des chaises droites et … qui faciliteraient l’échange (je me rappelle encore de quelques librairies milanaises ainsi arrangées, tous les livres y étaient aussi présentés de face, choisis).

C’est un peu confus mais sans importance : de toute façon mon opinion n’a et n’aura aucune influence sur l’avenir de la lecture et des supports de l’écrit.

78)
Chichille
, le 18.01.2010 à 22:15
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Finalement, bien que j’ai encore pas mal de choses à dire, mais pas forcément sur le sujet livre stricto sensu, je vais quitter la discussion, parce que bouloboulo et pas trop le temps d’en rajouter.

Je soulignerai tout de même que les technolâtres m’ont déçu, non parce qu’ils aiment trop la technique, parce qu’ils torturent la réalité environnementale ou à cause de leur côté ultraréac et sectaire (je frôle le point Godwin !), mais tout bêtement parce qu’ils manquent d’imagination technique.

On n’a pas beaucoup repris l’intervention de Soleil (n° 10) sur un livre électronique qui ressemblerait à un livre papier, avec les avantages de l’informatique en plus. Ça va autrement loin que les tablettes d’aujourd’hui. D’ailleurs, j’avais signalé que, techniquement, il ne s’agit probablement que d’un objet provisoire, pris en étau entre le téléphone et le mini-portable, logiquement appelé à disparaître, SAUF, ce que je n’ai pas souligné à ce moment-là, pour raison commerciale, avec lien entre le bidule matériel et le contenu à télécharger.

Je cite avec allégresse Pat 3 (n° 28) : « je prédis que les Kindle et autres Sony Book, dans leur forme actuelle, sont déjà des dinosaures en voie de disparition ».

Il y a déjà une vingtaine d’années que des étudiants en communication m’avait demandé si l’ordinateur allait remplacer le papier. J’avais répondu que oui, mais le jour où il s’utiliserait comme une feuille de papier. J’étais déjà bien proche des rêveries de Soleil. Je me passionne d’autant moins pour l’objet actuel qu’avec ses 6”, son écran ne permet pas vraiment une lecture agréable. Un livre de poche fait 19,5 cm de diagonale, soit un peu plus de 8”. Faire moins, quel que soit l’ouvrage, ce n’est pas encourager la lecture.

Je passe sur les DRM et la censure a posteriori. D’autres (Zit, Alec6…) en ont parlé et l’essentiel a été dit, sinon compris.

Je rappelle au passage, pour ceux qui font une fixette sur les bobos des quais de la Seine, que lorsque j’ai évoqué les bouquinistes pour la première fois (n° 23), j’ai aussi évoqué les libraires avec qui je peux « papoter »… Et lorsqu’on me trouve romantique, c’est-à-dire « aristocrate et dandy », on enfonce une porte ouverte : j’avais moi-même écrit « Mon Dieu ! Mon Dieu ! Suis-je snob ! ». Il est vrai que c’était du second degré…

Merci, dans le désordre, à Zit, Kermorvan, Pat 3 (même s’il me prend pour un dandy aristocratique, ce que certains technolâtres ne risquent pas de devenir), Alec6, Al1 et Okazou pour la qualité de leurs interventions, parfois leur soutien. Et j’engage ceux qui ont des doutes sur l’intérêt du support matériel à bien lire ce que JPO1 dit de l’importance de la forme (j’aime bien son idée d’impression à la demande).

Juste une petite dernière prière, Monsieur le Bourreau : le coup du prosélytisme, ça voulait dire quoi, exactement ? Parce que, mon bon Renaud, vous n’avez toujours pas répondu à mon angoisse métaphysique (n° 36)

79)
ToTheEnd
, le 19.01.2010 à 02:10
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A la base, je ne suis intervenu que pour relever que ce gadget pourrait avoir un impact positif sur l’utilisation de papier… omis le fait de savoir quel “truc” consommerait le moins d’énergie et de ressources de A à Z.

A l’arrivée, mon évaluation de la consommation de papier à l’attention des médias était surestimée… et alors? Même si ce n’est que 10%, c’est déjà ça de pris car le bois à d’autres vertus que de finir en papier.

Maintenant, vous ne voulez pas acheter ce gadget? Je m’en fous. Vous voulez continuer d’acheter des livres? Je m’en fous encore plus. C’est dire comme ces manifestations françaises m’émeuvent.

T

80)
pcst
, le 19.01.2010 à 09:05
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Merci pour ce test, je regardais ces lecteurs avec méfiance, visiblement c’est parfaitement utilisable, voire confortable pour qui voyage beaucoup.

Beaucoup de choses ont été dites sur les DRM, j’y ajouterai simplement que jamais je n’achèterai un contenu verrouillé. Grand acheteur de musique dématérialisée, j’y suis particulièrement sensible: de nombreux systèmes de DRM ont disparu, les documents achetés ne sont plus lisibles car les systèmes de gestion des droits ont été mis hors service.

Pour le texte il en va de même: l’acte d’achat d’un livre doit selon moi s’accompagner d’une garantie éternelle du droit de lire le document, ce qu’Amazon et ses DRM ne saurait garantir.

Luc

81)
al1
, le 19.01.2010 à 12:02
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TTE, au début je croyais naïvement que tu étais sincère, persuadé toi-même de toutes les conneries que tu balances. La faute à ton éducation, tes lectures, etc…

Au fil du temps j’ai révisé mon opinion sur toi. Maintenant je suis convaincu du contraire. Tu mens sciemment. Mais je ne suis toujours pas parvenu à savoir pourquoi cette obstination à la manipulation des foules. Quel est ton intérêt ?

MacG a son Dr Fatalis, Cuk a son ToTheEnd. Et si c’était le même ? Ou alors tous les deux membres de la même secte ? ;OP

82)
ToTheEnd
, le 19.01.2010 à 16:41
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Au fil du temps j’ai révisé mon opinion sur toi. Maintenant je suis convaincu du contraire.

La France d’en bas me parle… je check ma tension… aucun changement… je suis donc vacciné.

T

83)
Chichille
, le 19.01.2010 à 17:22
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En France tout finit par une chanson. Je suppose qu’en Suisse et en Belgique aussi.

En voici donc une de Jean Ferrat, que j’aime beaucoup (le chanteur et la chanson).

En groupe en ligue en procession
En bannière en slip en veston
Il est temps que je le confesse
A pied à cheval et en voiture
Avec des gros des petits des durs
Je suis de ceux qui manifestent
Avec leurs gueules de travers
Leurs fins de mois qui sonnent clair
Les uns me trouvent tous les vices
Avec leur teint calamiteux
Leurs fins de mois qui sonnent creux
D’autres trouvent que c’est justice

Je suis de ceux que l’on fait taire
Au nom des libertés dans l’air
Une sorte d’amoraliste
Le fossoyeur de nos affaires
Le Déroulède de l’arrière
Le plus complet des défaitistes
L’empêcheur de tuer en rond
Perdant avec satisfaction
Vingt ans de guerres colonialistes
La petite voix qui dit non
Dès qu’on lui pose une question
Quand elle vient d’un parachutiste

En groupe en ligue en procession
Depuis deux cents générations
Si j’ai souvent commis des fautes
Qu’on me donne tort ou raison
De grèves en révolutions
Je n’ai fait que penser aux autres
Pareil à tous ces compagnons
Qui de Charonne à la Nation
En ont vu défiler parole
Des pèlerines et des bâtons
Sans jamais rater l’occasion
De se faire casser la gueuleEn groupe en ligue en procession
Et puis tout seul à l’occasion
J’en ferai la preuve par quatre
S’il m’arrive Marie-Jésus
D’en avoir vraiment plein le cul
Je continuerai de me battre
On peut me dire sans rémission
Qu’en groupe en ligue en procession
On a l’intelligence bête
Je n’ai qu’une consolation
C’est qu’on peut être seul et con
Et que dans ce cas on le reste

84)
alec6
, le 20.01.2010 à 00:31
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Je viens de trouver cette citation attribuée à Benjamin Franklin :

Accepter une réduction des libertés pour un peu plus de sécurité, c’est au final, n’obtenir ni l’un ni l’autre.

85)
pat3
, le 20.01.2010 à 07:44
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Chichille, je m’excuse! Je ne cherchais pas à blesser, mais à mettre en perspective la critique; au final, j’ai le sentiment d’avoir raté ma cible…

J’aime beaucoup l’intervention de JP01, qui rend bien compte des différents usages et du rôle de l’âge dans ces derniers. Quand je vois comment ma fille (pas encore deux ans) se débrouille avec un iPhone (pas pour téléphoner, hein… mais pour regarder des photos, par exemple), je me dis 1) que l’interface a été sacrément bien pensé, 2) qu’en native du smart device, elle risque de très rapidement me surprendre, 3) que l’interface clavier-souris de l’ordinateur, même si elle permet de rentrer vite du texte, n’est pas la panacée dans de trsè nombreux usages, y compris ceux de la lecture.

Je suis moi aussi convaincu qu’il existe plusieurs types de lecture, et que les e-lecteurs ne les couvrent pas nécessairement toutes – en tout cas pas encore, loin s’en faut.

C’est vrai que le papier électronique semble être la synthèse idéale; mais en attendant son industrialisation fonctionnelle, on continuera à débattre des vertus ou défauts des e-lecteurs (et je mets quelque espoir dans la sortie de l’iQuelque Chose pour booster l’industrie et impulser de nouvelles conceptions).

Chichille, je tiens à préciser les deux pratiques de lecture qui ont amené mes différents avis: je lis à l’écran professionnellement, et ma profession demande à beaucoup lire;

– je bénis la pratique qui fait qu’aujourd’hui de très nombreux articles sont disponibles en ligne, souvent gratuitement (autre débat, mais la gratuité des écrits de sciences dures ou humaines me paraît non seulement une bonne chose, sociétalement, et réalisable sans porter préjudice aux auteurs); c’est tellement moins fastidieux que les recherches interminables en bibliothèque, qui aboutissent fréquemment à des articles pas si intéressants – ce qu’on peut constater très rapidement lors d’une lecture en ligne. Et qu’on ne s’y trompe pas, j’adore les bibliothèques et les librairies (seule la préservation de mon portefeuille me fait éviter ces dernières, où j’ai beaucoup de mal à résister à l’achat), mais les bibliothèques ne contribuent pas forcément à une recherche efficace de sources d’articles (et plus la source est récente, moins elles y contribuent), ceci dit dans le contexte de la recherche en France, où les connexions internet sont de bonne qualité et où enfin certaines disciplines commencent à comprendre les avantages d’une publication en ligne.

– ma lecture “loisir” (la séparation est un peu artificielle, tant ma lecture loisir alimente souvent mon métier) se fait essentiellement sur papier, parce que souvent au lit, en me couchant, ou dans un moment de pause volé à Die Hektik (presque sûr que j’orthographie mal…), ou en vacances (et là, oui, ça peut se faire en plein air, même si ce n’est pas ma tasse de thé). Comme je lis aussi beaucoup de BD, et malgré l’intérêt que je trouve au BD-blog, j’ai tendance à apprécier de les lire dans l’angle du canapé – au plein air, la BD, ça le fait moins ;-) Mais surtout, immergé dans la lecture, je n’apprécie pas d’en être sorti par une brise qui se rafraîchit, ou même qui se lève et m’oblige à concentrer un peu d’énergie à juste maintenir ma page… le plus de confort et de sécurité possible pour pouvoir au mieux m’abandonner à la lecture.

J’aime le livre, mais je n’ai pas le culte du livre: ça fait assez longtemps que j’ai privilégié le contenu au contenant; dans la mesure du possible, j’achète tout en poche (qualité n°1: transportable, et pas fatigant pour le poignet, à la longue, par rapport aux gros livres brochés); les beaux livres, par exemple, me laissent souvent froid; en revanche, je reconnais les idées permises par le support papier: les livres pour enfants, par exemple peuvent être extrêmement travaillés en tant que support, pensés dans leurs modalités pratiques (en tissus, animés, à toucher, en relief, etc.), toutes qualités qu’un support électronique aura du mal à reproduire; la BD, aussi, me paraît avoir développé une grande expertise en matière de gestion plastique de la page, mais je reconnais que des propositions comme celles d’Avé Comics! donnent des idées quant à une BD travaillée pour le support électronique (la problématique de la scénarisation de la lecture a de beaux jours devant elle)…

En tous les cas, pour finir, je tenais à dire qu’un sujet comme celui-ci fait la valeur inestimable de Cuk à mes yeux… je n’ai pas souvent trouvé (ni cherché beaucoup, il faut dire) d’autres lieux sur le web où se tiennent de telles discussions passionnées, voire polémiques, mais tout de même argumentées. À quand le prochain sujet qui enflammera les foules?

86)
Franck Pastor
, le 20.01.2010 à 08:10
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@Chichille-83 : je me suis permis de modifier ton commentaire pour mieux faire ressortir le texte de cette chanson (que j’adore aussi :-)), un seul retour chariot étant considéré par Textile comme une simple espace. Deux retours chariot consécutifs séparent deux paragraphes, avec saut de ligne. Pour simplement aller à la ligne, il faut utiliser la balise HTML <br />.

Quant au fond du débat : bon, j’attends d’avoir en main mon premier e-book pour trancher.

87)
Chichille
, le 20.01.2010 à 08:26
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@ Pat3

Mais c’est que nous sommes presque d’accord ! Ce dont je suis d’ailleurs persuadé depuis le début. Ce n’est pas pour rien que je t’ai cité dans la liste des contributeurs intéressants.

Certes, tu aurais pu t’abstenir de quelques attaques quasiment ad hominem qui ne concernaient pas directement le sujet. Mais j’ai le cuir assez épais et, surtout, beaucoup de recul par rapport à ce genre de choses, ce qui m’évite de perdre mon sang-froid et de me réfugier dans l’insulte primaire. Je ne désigne personne, mais suivez mon regard. Passons.

Ensuite, je n’ai pas attaqué en soi la lecture électronique ni surtout la possiblité de rechercher et manipuler informatiquement les fichiers. Il se trouve seulement que l’auteur de l’article a d’emblée mis le débat sur l’opposition livre-appareil électronique, ce qui était tout à fait inutile. Je le cite :

Mais je voudrais en premier lieu faire une digression pour évoquer les points fréquemment mis en avant par les détracteurs du livre électronique: vive le papier, plus agréable à manipuler, plus vivant, moins froid. 

Je suis d’accord, et je ne manque d’ailleurs pas une occasion de prendre un livre dans ma bibliothèque et de le feuilleter. L’accès aux différentes sections est bien plus rapide et intuitif qu’avec un livre électronique.

Mais je balaie cependant cet argument de la main car cela me fait penser aux adeptes du disque vinyl qui considèrent le mp3 comme un sous-produit.

Bref, d’emblée il oppose les deux modes de lecture au lieu d’en faire des compléments et – ce n’est pas une surprise, on le connaît déjà, le bougre ! – il le fait de manière agressive et sotte. De plus, pour un macophile, il intervient à un curieux moment. Personnellement, j’attends le 27 janvier pour savoir si Apple va réellement creuser le fossé entre sa tablette et les produits déjà existants.

En ce qui me concerne, je résumerai ma position en disant que, comme toi, je trouve que l’informatique, c’est plutôt “pro” et le papier plutôt “perso”, informatique ne signifiant pas pour autant e-lecteur : entre les 6” de ceux-ci et les 27” de mon écran, il n’y a pas photo. Je ne peux pas trimballer mon 27” et mon Mac Pro dans le train ou l’avion ? La belle affaire ! Un ou deux livres de poches (même usagés, même achetés sur les quais ou au marché !), quelques journaux et magazines, et, hop ! la vie est belle.

Et, lorsqu’on est chez soi, rien n’empêche de télécharger des livres introuvables, sur le site de la BNF par exemple. Qu’on les lise ensuite à l’écran ou sur papier, c’est affaire de confort personnel.

Au sujet de ta fille et de l’iPhone : d’une part, c’est un constat banal de voir avec quelle facilité les jeunes enfants apprennent le maniement des objets techniques, d’autre part cela souligne la supériorité des Apple Boys en matière d’interface, ce dont nous n’avons jamais douté, n’est-ce pas ?

88)
Chichille
, le 20.01.2010 à 11:33
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@ Franck

Désolé, je n’avais pas vu ton mot. Merci pour l’intervention : c’est beaucoup mieux comme ça ! Il va falloir que je note la balise : comme expert de l’HTML, on fait beaucoup mieux que moi ;).

89)
ToTheEnd
, le 22.01.2010 à 18:18
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Vu qu’on a aussi un peu parlé de CD et autres médias, une infographie intéressante permet de se rendre compte des volumes financiers générés par chaque média de 1973 à 2008 pour les USA:

On voit très bien la fonte rapide des revenus des ventes CD qui ne sont pas compensées par les nouveaux médias (download vidéo, album, single, etc.) contrairement à ce qui s’est produit dans le passé avec le LP et plus tard, la cassette.

Avant qu’on m’accuse de tous les maux, je signale que ce graphique provient du NYT et qu’il est basé sur les chiffres de la RIAA.

Malheureusement, je n’ai rien trouvé d’équivalent sur les livres/magazines.

T

90)
Ritchie
, le 23.01.2010 à 16:06
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Bonjour,

ça fait longtemps que cette page d’ouverte dans un onglet … mais pas eu le temps d’apporter ma contribution avant.

Ça fait environ 2 ans et de mi que je possède le premier Bookeen, avec un SD card de 1 GO et une petite centaine de livres dedans. Je n’ai acheté aucun livre à ce jour et lis bcp de PDF. Le Bookeen avait de gros problèmes avec les PDF jusqu’à sa dernière version du firmware dispo depuis le 24 décembre (cadeau de noël !!!!) Depuis, je me suis remis à l’utiliser.

Côté technique, c’est le même écran que le Sony ou le Kindle. Côté taille, il est à peu près de la même taille que le Sony. En revanche, comme il est en plastique, il est bcp plus léger, et ça m’arrange dans le métro quand on est debout pendant tout le trajet et qu’on doit quand même se tenir avec l’autre main.

Côté ergonomie, tout se passe avec 2 boutons, celui pour le démarrer en haut, et le bouton central et son carré qui remplace les flèches. Très bien, on a vraiment besoin d’une seule main pour l’utiliser.

Je crois que le Bookeen a été le premier basé sur la techno e-ink.

Merci pour les quelques liens ci-dessus.

Sinon, je crois que la dématérialisation des contenus est en très bonne voie. La musique se vend plus en ligne que sur CD maintenant, et avec une offre telle que Qobuz pour la musique classique, on peut oublier le CD. Ils offrent même des enregistrements au format Studio Master (24 bits à 96 KHz) de loin surpassant le CD (16 bits à 44,1 KHz).

Avec l’iTunes store pour le reste et maintenant les films via iTunes store aussi, ne manque plus que les livres, revues et journaux.

Certe on achètera encore des Beaux Livres au format immense avec de superbe images, mais pour les trucs qu’on lit qu’une fois et que l’on jète au bout d’un an ou deux parce que plus d’actualité, on devrait les lire sur un appareil électronique.

En passant, il y a ce concept qui est intéressant—> Bonnier Mag Prototype

On va peut-être finalement arrêter de se construire des étagères …

++

Ritchie

91)
ToTheEnd
, le 23.01.2010 à 16:52
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Sinon, je crois que la dématérialisation des contenus est en très bonne voie. La musique se vend plus en ligne que sur CD maintenant

Affirmation marrante surtout qu’un message plus haut, une illustration reflète bien que les revenus “électroniques” sont loin d’égaler les revenus générer par la vente de CD. Du moins aux USA mais ça doit être la même chose au niveau mondial.

As-tu une source pour cette affirmation?

Ceci dit, le truc de chez Bonnier est très sympa…

T

92)
Inconnu
, le 24.01.2010 à 20:46
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Chichille; c’est si facile d’ouvrir sa gueule. Pourquoi attendre le 27 janvier pour parler du Kindle et du Sony? Chez Cuk, on ne fait pas dans le sensationnel et le racoleur. Je teste le livre électronique depuis une année. La prochaine fois, fais moi plaisir, loupe pas une occasion de te taire

93)
Chichille
, le 26.01.2010 à 08:49
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Chichille; c’est si facile d’ouvrir sa gueule

En voilà un conseil qu’il est bon ! Dommage que tu ne l’ai pas suivi, en particulier pour l’intervention 92. Enfin, cela va peut être nous permettre d’atteindre la centaine, ce qui en fera l’un des meilleurs fils de discussion du site, au moins d’un point de vue quantitatif.

Au fait, puisque tu tiens à t’exprimer, il serait de bon goût d’en profiter pour répondre à toutes les questions posées mais restées sans réponse.

94)
Inconnu
, le 28.01.2010 à 07:10
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bon alors cette tablette iPad comme livre électronique? L’aspect du livre est bien retranscrit. L’interface est bien plus sympa que le Kindle. Mais l’écran ne parait pas être adapté à la lecture (à vérifier dans 2 mois). et puis surtout, le gros souci: l’autonomie. Je ne suis donc pas prêt de m’en servir comme livre électronique.

Achille: tu as encore loupé l’occasion de te taire. Récidiviste.

95)
Chichille
, le 28.01.2010 à 09:42
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Achille: tu as encore loupé l’occasion de te taire. Récidiviste.

C’est terrible, mais je dois reconnaître publiquement que je suis victime d’un mauvais exemple.

À propos de l’ePad (le nom le moins évoqué avant sa sortie…)

la frontière entre la tablette et le miniportable va sans doute devenir de plus en plus floue

Quelle finesse d’analyse, tout de même ! C’est pratiquement ce qu’a dit Steve le Suprème hier soir. Il est même allé jusqu’à prédire la mort du miniportable et à considérer comme totalement ringards les eBooks actuels. Mais, bon, là, je dois admettre qu’il défend son job (désolé, je n’ai pas pu m’empêcher…).

Eh bien ! Nous approchons du n° 100. Courage !

96)
Inconnu
, le 28.01.2010 à 11:50
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Finalement l’iPad n’est qu’un gros iPhone, un système complètement fermé, bof, bof, bof. Comme cadre photo c’est pas terrible non plus : ni prise USB, ni lecteur de carte. Une vraie tablette sous OS X aurait sa place dans la gamme entre ce truc et le Mac Book Air. Sans moi donc, et de toute façon le “pad” c’est pour les filles. ;-)

97)
Chichille
, le 28.01.2010 à 12:32
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Finalement l’iPad n’est qu’un gros iPhone, un système complètement fermé, bof, bof, bof

Il faut reconnaître qu’il a été tellement décrit avant la présentation officielle que l’on n’a pas été surpris comme on aurait pu. Regret surtout, personnellement, qu’une machine qui veut concurrencer les miniPC n’ait qu’un OS de téléphone… Quant au côté fermé, c’est assez Apple, non ?

Il semble toutefois, comme on peut le lire , quil y ait bien une prise usb : « iPad se synchronise avec iTunes exactement comme votre iPhone ou iPod touch, à l’aide du câble standard Apple connecteur 30 broches vers USB ».

Quand aux filles…, étonnant qu’Apple n’ait pas paru voir le double sens.

98)
Chichille
, le 28.01.2010 à 12:36
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Finalement l’iPad n’est qu’un gros iPhone, un système complètement fermé, bof, bof, bof

Il faut reconnaître qu’il a été tellement décrit avant la présentation officielle que l’on n’a pas été surpris comme on aurait pu. Regret surtout, personnellement, qu’une machine qui veut concurrencer les miniPC n’ait qu’un OS de téléphone… Quant au côté fermé, c’est assez Apple, non ?

Il semble toutefois, comme on peut le lire , quil y ait bien une prise usb : « iPad se synchronise avec iTunes exactement comme votre iPhone ou iPod touch, à l’aide du câble standard Apple connecteur 30 broches vers USB ».

Quand aux filles…, étonnant qu’Apple n’ait pas paru voir le double sens.

99)
Chichille
, le 28.01.2010 à 12:38
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Erreur de manip ’ !!! Du coup, nous en sommes à 99 (mais en trichant, même si ce n’est pas exprès…).

100)
Smop
, le 28.01.2010 à 13:08
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Et de 100 !

Je pense qu’il est encore trop tôt pour se faire une idée objective du machin. A première vue, je ne suis pas plus emballé que ça, mais j’avais le même sentiment lorsque l’iPhone a été présenté et pourtant il s’est rapidement révélé comme un outil vraiment extraordinaire. On ne parle pas beaucoup de ce jalon majeur qu’est l’utilisation d’un processeur Apple !

Toutes les spécifications n’ont pas encore été clairement données. Par exemple, le fait qu’il ne soit – a priori – pas possible d’exécuter simultanément plusieurs applications “utilisateur” (comme sur l’iPhone) est très pénalisant. Dommage aussi qu’il n’y ait pas de caméra vidéo.

D’un point de vue esthétique, critère qui compte bien pour moitié dans toutes mes décisions d’achat, il n’est pas très sexy avec son cadre noir très épais et ses arrêtes vives. Cadre qui semble aussi bien brillant pour attirer les jolies traces de doigts, tout comme l’iPhone. Quid également (et valable pour toutes les tablettes) de la robustesse de l’ensemble. Si on veut balader la bête, il faudra certainement l’enrober dans une sérieuse housse de protection. Sans oublier la question du poids. 700g, c’est lourd pour un livre (contre environ 300g pour les eBooks Kindle et Sony et 500g pour le Kindle DX et son écran de taille similaire à celui de l’iPad).

Mais pour terminer, ma seule vraie déception est l’absence de reconnaissance d’écriture. J’adorais mes Apple Newton pour cette fonctionnalité. Je ne suis pas convaincu que pour prendre des notes rapides, le clavier plat soit des plus pratiques. Cela dit, à défaut de reconnaissance, je ne serais pas surpris qu’un éditeur sorte un logiciel de type ardoise magique avec possibilité de sauvegarder les pages. Ce serait déjà pas mal.

Bref, il me semble urgent de patienter pour en savoir plus et de l’avoir en main. Après tout, une ergonomie exceptionnelle de l’interface et une bibliothèque logicielle de qualité parviendraient à faire oublier bon nombre des premières limitations relevées. En attendant, je suis toujours ravi de mon MacBook Air SSD, un modèle de légèreté et de polyvalence !

101)
Inconnu
, le 28.01.2010 à 13:38
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Il semble toutefois, comme on peut le lire là, qu’il y ait bien une prise usb : « iPad se synchronise avec iTunes exactement comme votre iPhone ou iPod touch, à l’aide du câble standard Apple connecteur 30 broches vers USB ».

ça c’est pour le brancher sur le Mac, comme un iPod, par contre pour brancher une clé USB, un appareil photo ou pour lire une carte mémoire il faut brancher un de ces petits accessoires que l’on ne retrouve jamais quand on en a besoin.
Compte tenu de la tricherie éhontée de Chichille je revendique le n° 100 ;-)

104)
Chichille
, le 29.01.2010 à 00:03
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Les anglophones qui trouvent qu’iPad est un drôle de nom peuvent aller voire