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La nuit est agitée, sous les dentelles d’une centenaire…

Si vous avez raté le premier épisode, c’est par ici que ça se passe.

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On commence direct par une image, juste pour vous donner envie de continuer (ou de partir, c’est vous qui voyez ;o).

Vous pouvez d’ailleurs aller en voir une sélection serrée (30 images sur 901 de prises pendant les trente minutes qu’a duré le feu) sur une galerie Flickr que j’ai préparé à votre intention. Je conseille évidemment le diaporama, mais si vous avez un grand écran, réduisez la fenêtre du navigateur, elles ne font que 800 pixels de large, en plein écran sur un 24 pouces, c’est pas bien net (alors que les originaux, ouah, ce 14-24, il est vraiment impressionnant, enfin le 16 fisheye n’est pas non plus complètement pourri, loin de là, même après avoir été corrigé dans NX2 qui fait ça au poil.

Autant les images de cet article comme celles du précédent sont « brut de capteur », juste une capture avec Skitch dans View NX, autant celles du feu ont toutes été un peu retravaillées dans Capture NX 2 : accentuation, redressement de l’horizon au petit poil (même si c’était presque parfait grâce à l’horizon virtuel du D-700), correction du fisheye, et surtout, un coup de DLightning avec une sélection uniquement sur la tour pour faire monter la vidéo qui était un peu enterrée (pratique, la sélection était la même pour toutes les photos, vu que j’étais sur trépied, je n’ai donc eu à la faire qu’une fois pour les verticales et une fois pour les horizontales et appliquer un traitement par lot à tout l’ensemble).

Les 6 dernières photos sont celles que mon assistant (zit junior qui était ravi d’être là ;^) a prises avec son EOS 40 D équipé d’un petit 18-55, d’où le cadrage plus serré, et surtout des images moins nettes, d’autant plus que, coup de chance, il n’a pas écouté les ordres conseils techniques de votre serviteur (qui ne faisait que retransmettre ceux que m’avait fourni Thierry Nava), et il est resté en manuel, 2 s. Ø 3,5 tout du long, ce qui fait que les embrasements importants sont complètement cramés, mais du coup, c’est aussi lui qui a le plus de détails dans les vidéos :

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Je n’ai pas une photo potable de ces deux petits gars qui s’entretuent pendant le tableau de la guerre de 14.

Là, par contre, elles sont aussi « brut de capteur », n’ayant vraiment pas d’atomes crochus avec DPP, mais elles sont quand même déjà très bien comme ça, quoiqu’une petite accentuation ne leur aurait pas fait de mal…

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Et sur celle–là, on voit bien la progression des départs depuis les arêtes.

Bon, le sujet de ces articles n’étant pas le spectacle en lui même, mais plutôt d’éclairer ces hommes et femmes de l’ombre qui nous en mettent plein les mirettes, on va en rester là pour le tir.

Allez, on continue de faire des images.

C’était spectaculaire jusqu’à présent, il n’y a pas de raison pour que ça s’arrête ! J’ai remis mon trépied sur mon vélo que j’ai laissé près de la régie de tir (de toute façon, le périmètre est toujours interdit), changé la sensibilité de 200 à 1600 ISO, installé un SB 800 avec le petit filtre correcteur ambre gracieusement fourni par Nikon pour équilibrer la balance des blancs, et hop, en route…

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Après le tir, près des remorques le sol est un poil encombré, on comprend mieux pourquoi il faut une zone de sécurité. D’ailleurs, pendant le tir, j’ai reçu un petit bout de quelque chose sur la tête, c’était vraiment petit et léger, mais il tombait de trois ou quatre cent mètres de haut, et je l’ai senti…

Après un tir, ça reste dangereux, certaines charges ne partent pas, sans que l’on sache trop pourquoi, mais elles peuvent décider de le faire, comme ça, sans prévenir, quand elles veulent… Et c’est vraiment critique pendant trente minutes après le tir, il y a eu la chaleur et les vibrations des copines à côté, et le détonateur qui n’a pas fonctionné pourrait avoir envie de s’éclater un peu lui aussi, finalement… Et si c’est un mortier de 200 mm prévu pour envoyer sa charge à 300 mètres de haut, ça peut faire mal !

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C’est pourquoi le chef de feu était vraiment très très très énervé à ce moment, les « forces de l’ordre » (j’adore cette expression), ne respectant pas les consignes de sécurité pourtant très strictes, ont laissé passer le public juste au moment où les camions regagnaient l’esplanade du Trocadero, de l’autre côté de la Seine. On en voit même un qui est à moins de cinq mètres d’un camion, heureux et insouciant après un si beau spectacle, et PAN, dans les dents…

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De retour dans la tour, au deuxième étage où l’on déleste les mortiers, ici aussi, le sol aura besoin d’un petit coup de balai…

Marche bien, le flash, en synchro sur le deuxième rideau, seul moyen chez Nikon d’être au flash en vitesse lente (ici, 1/1,3 s. Ø 8) dans un mode autre que manuel, ici, priorité diaph. C’est à mon avis le plus gros défaut d’ergonomie des Nikon, privilégiant systématiquement une vitesse au dessus du 1/30 s. , rendant par là même impossible un bon équilibre premier plan arrière plan quand l’arrière plan est très peu éclairé, comme ici. Par rapport à Canon qui a un principe de fonctionnement plus professionnel, laissant au photographe la possibilité d’assumer ses flous de bougé, non mais ! Bon par contre, la qualité d’exposition est vraiment parfaite, et surtout, on ne sens pas du tout le coup de flash, homogène et naturel.

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Et hop, on remballe.

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Au troisième étage, c’est presque fini

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Certaines chandelles (ou sont–ce des comètes ?) ne sont pas parties

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L’ambiance est plus tendue que l’après midi, faut dire que c’est quand même plus compliqué dans le noir.

J’ai rangé le flash, pour ne pas déranger, et l’éclairage de la tour permet le 1/40 s. Ø 5, le stabilisateur du 24-120 aidant pour le reste, pas désagréable, cet objectif d’ailleurs, loin d’être aussi performant que mes focales fixes ou que le 14-24, mais confortable…

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Décrochage des racks et des berceaux dès le tir effectué.

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Et on fait descendre au palier inférieur.

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Le boulot est encore plus impressionnant de nuit, je trouve.

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Et pour une fois, la balance des blancs un poil jaune des Nikon convient admirablement (notez que le ciel est quand même parfaitement noir).

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En pleine action.

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Retour sur la plate forme du deuxième étage et demi.

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Il est une heure, l’éclairage de la tour vient de s’éteindre, et c’est la petite pause.

Le travail devient vraiment risqué, sur les poutrelles : la seule lumière dont disposent les « accro » est leur frontale, c’est pas lourd, même si les LED ont fait beaucoup de progrès…

À ce moment nous avons discuté un peu et ils sont restés dans la tour pour le tir, ils en ont pris plein les yeux ! Je leur ai montré, sur l’écran de l’appareil, mes images d’en bas. Et vu que l’on y vooyait plus grand chose, j’en ai profité pour leur demander si je pouvais sortir le flash, ce à quoi ils m’ont répondu que oui, pas de problème. Ce que j’ai aussitôt fait (en retirant le filtre au passage).

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Probablement la photo la plus impressionnante que j’aie pris ce jour là (on voit tout en bas les petits véhicules verts de la voirie rendre la chaussée praticable).

Et du point de vu lumière aussi, je rappelle que dans la tour, tout est éteint ! Le dosage du flash est parfait, et quelle portée ! À nouveau 1/1,3 s. Ø 5,6.

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Au loin, à droite, l’arc de triomphe, pas bien net, mais à cette vitesse, je ne pouvais pas faire vraiment mieux ;o).

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Je précise que le vent s’était levé et qu’à cette altitude, ça soufflait pas mal (on le vois d’ailleurs sur certaines photos du feu, la plupart des effets se déportant vers la droite, ça doit s’appeler un vent PS ;o).

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Je ne me lasse pas, mais je ne voudrait pas vous lasser…

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Bon allez, salut les gars, et encore merci pour tout, et bravo.

Et merci à vous de les avoir suivis jusqu’ici. Pour ma part, j’étais un peu crevé, après cette longue journée, et surtout, depuis que nous avions passé le cap du deuxième étage et demi, je gênais un peu le passage dans les escaliers étroits, pour la descente des racks vers le deuxième étage, ils ne m’ont rien dit, mais j’ai préféré leur laisser la voie libre.

Un peu de pub, pour finir.

Pour les parisiens, vous avez une opportunité de voir la dernière création du Groupe F « Cyrano de Bergerac et les empires du soleil », spectacle époustouflant que j’ai pu voir jeudi dernier, à la générale. jetez un œil sur le lien ci–dessus, même si vous ne pouvez pas y aller, on y voit quelques magnifiques photos qui vous donnent une petite idée de ce que ça peut être.

Allez, j’en « emprunte » une à Thierry Nava, juste pour vous donner envie d’aller voir, au moins le lien, sinon le spectacle :

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Photo Thierry Nava, pour Groupe F.

Il reste très peu de places (donc c’est de la pub dont ils n’ont pas vraiment besoin), ça joue le jeudi 10, les vendredi 4 et 11 , ainsi que les samedi 5 et 12…

J’espère que cette seconde partie (ouf, il a pas dit deuxième, ça veut dire que c’est vraiment fini !) vous a plu et que ça n’était pas trop long, mais j’ai eu beaucoup de mal à retirer des images.

17 commentaires
1)
fxc
, le 03.09.2009 à 00:28
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Moi qui voulais pour une fois me coucher tôt j’en suis à regarder les superbes photos, lire le texte et maintenant la galerie des fliks, comme je l’ai dis l’autre jour superbe et encore merci de nous faire partager ce moment. Des images d’une telle qualité 2 fois sur la même semaine nous sommes des enfants gâtés.

PS Va y avoir une guerre nikon vs canon, cela nous changera des gauches droites habituelles…

3)
pter
, le 03.09.2009 à 01:56
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superbe photos! et vraiment intéressant de voir un autre “job”. Moi j’ai presque le vertige rien qu’en regardant les photos !

5)
alec6
, le 03.09.2009 à 09:15
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Merci Zit, belle opportunité que d’aller sur la tour Eiffel de nuit, sans touristes, et super reportage bien sûr !
PS : J’ai bien apprécié le vent PS…

Jul’ Zit a dû lire comme beaucoup les “Règles Typographique en usage à l’Imprimerie Nationale” qui donnent même en exemple “la seconde guerre mondiale” souhaitant par là qu’il n’y en ai que deux !

6)
Modane
, le 03.09.2009 à 12:49
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Tout à fait d’accord avec la qualité des photos, celle du reportage, et le bonheur d’avoir ça le matin pour se réveiller.
D’accord aussi avec le vertige! Malheureusement! Comment regarder les photos quand les yeux se ferment!…

7)
Pinot
, le 03.09.2009 à 13:02
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J’ai un peu de mal à accrocher, le flash est trop présent sur certaines, c’est beaucoup trop flou, c’est bien d’utiliser des petites ouvertures pour avoir un arrière plan + net, mais pas quand sa induit des flous énorme du au temps d’expo + important (au premier plan) bof … Ps: tu aurais du indiquer tes exifs sur chaque photo, a tu tiré en raw ?

J’espère que tu ne le prendra pas mal ;)

Kev

8)
Guillôme
, le 03.09.2009 à 15:25
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J’ai un peu de mal à accrocher, le flash est trop présent sur certaines, c’est beaucoup trop flou,

En même temps c’est de la photo de reportage pas artistique. Pour l’artistique, il y a sa galerie flickr que je trouve super sympa :)

Humeur très intéressante pour ma part.

10)
Iris
, le 03.09.2009 à 17:20
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Un lien pour la galerie Flickr ?

Clique sur la phrase en gras à la 2ème ligne du texte sous la 1ère photo…

Merci Zit, c’est toujours intéressant d’avoir des infos sur ce qui se cache derrière le spectacle.

11)
Migui
, le 03.09.2009 à 21:27
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Merci Zit, c’est toujours intéressant d’avoir des infos sur ce qui se cache derrière le spectacle.

C’est vrai, Iris. En ce qui me concerne, entre un spectacle et ses coulisses, je choisis toujours… les coulisses!

12)
henrif
, le 03.09.2009 à 22:35
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Superbe reportage et de très belles photos. Cuk : 1 Paris Match : 0 :-)

14)
zit
, le 05.09.2009 à 01:12
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Désolé de ne pas être intervenu plus tôt, mais j’étais (trèèèèès) occupé aux fourneaux…

Merci encore pour vos commentaires enthousiastes sur les zolies z’images, c’est une preuve que le plaisir que j’ai pris à les faire puisse être partagé, et vous m’en voyez ravi. Encore une fois, ce n’est pas de la fausse modestie, mais le sujet est « facile », dans le sens où la tour Eiffel est tellement belle qu’il n’est pas difficile d’y faire de jolies images, on peut aussi en faire des sans intérêt, mais celles là, j’ai essayé de ne pas vous en montrer trop. Néanmoins, je suis quand même assez satisfait du résultat. ;–)

alec6, oui, comme tu le dis si bien, c’était une belle opportunité sur laquelle j’ai sauté à pieds joints, personne ne m’avais demandé de faire de reportage sur le montage et le démontage, j’ai été embauché pour le feu, mais, autant je ne suis pas amateur de portraits, voire de figure humaine dans mes images, pour la simple raison que l’autre m’intimide, autant j’adore faire des photos de gens dans l’exercice de leur métier. C’est formidable car le sujet se sent valorisé, mais en même temps, il est concentré sur sa tâche et finit par oublier le photographe (là il valait mieux qu’ils soient concentrés d’ailleurs !).

Mais je n’ai pas lu les “règles typo…”, je me contente de cuk qui m’apprends plein de nouvelles choses chaque jour, que ce soit dans les article ou dans les commentaires, qui font à mon avis une grande partie de la qualité de ce site unique.

Pinot, je ne le prends pas mal, j’aurais juste aimé que tu me dise précisément sur quelle photo « le flash est trop présent », parce que pour ma part, je le trouve magnifiquement bien dosé par l’automatisme TTL. Les rares images sur lesquelles le personnage a le visage cramé sont celles sans flash, en « lumière naturelle », c’est l’éclairage de la tour Eiffel qui est en cause, quand à l’image 49, dont je dit que c’est la plus impressionnante que j’ai pris ce jour là, on a bien un premier plan à droite un peu clair, mais justement, il donne d’autant plus de profondeur à l’image. Quand au flou, bin, justement, c’est un choix pour avoir un équilibre premier plan/arrière plan en terme de valeurs lumineuses, et en plus, je trouve ça plus dynamique, et que souvent, les photos trop nettes m’ennuyent (c’est pour ça que je ne supporte pas d’utiliser un compact numérique, tout est net, beuark!).

Quand aux EXIFs, bin désolé, mais c’est la paresse de ma méthode pour illustrer les articles, plutôt que de faire un enregistrer sous, et taper le nom de l’image, et valider, je préfère de loin la capture dans Skitch et le drag n’ drop dans le dossier idoine, sinon, bien sûr que j’ai fait du RAW, et rien que ça, d’ailleurs. Surtout depuis que je me suis apperçu que les boîtiers consommaient beaucoup moins de batterie quand on n’enregistrait qu’en RAW, plutôt que RAW+JPG, ou JPG seul, d’ailleurs, c’est probablement que le processeur est beaucoup moins sollicité…

Guillôme, merci de prendre ma défense, mais je ne suis pas du tout d’accord avec ton argumentation : la partie la plus « artistique » est bien le reportage, avec un parti pris technique, qui effectivement (flous) peut prêter le flanc à la critique. La prise de vue du tir n’est artistique que par le sujet traité, c’est de la reproduction servile, comme si j’avais fait des photos de tableaux, je ne dis pas que les images ne sont pas belles, mais je n’y suis pas pour grand chose, c’est la création du Groupe F qui est belle tout au plus ais–je réussi à en capturer un peu, de cette beauté… Si je scanne la Joconde, le résultat n’est pas artistique, de mon point de vue…

Iris, Migui, oui, je le répêêêêêêête : j’adore photographier l’envers du décor, c’est en même temps ma curiosité toute féline, dont je ne trouve pas qu’elle soit un vilain défaut si elle n’est pas trop intrusive, surtout, ne pas déranger !

z (En tout cas, ya pas à dire, Johnny, ça eu payé, je répêêêêêêêêête : mais ça paye encore, j’ai fait deux fois plus de score avec l’article où je parlais de lui que dans celui–ci ;o)

16)
Warrik
, le 05.09.2009 à 14:35
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Je ne commente pas souvent, mais là, waw ! Super article, j’ai adoré, espérons que tu sois de la partie l’année prochaine :D !

17)
sylozof
, le 28.09.2009 à 22:25
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J’arrive un peu tard, mais je tiens quand même à ajouter mon avis :)

Super reportage, vraiment impressionnant. Moi qui aime la hauteur et la grimpe, je suis servi.

J’étais sur place la veille, le 13 juillet. La scène pour le concert de Johnny était déjà installée et le jardin du Trocadéro était déjà fermé.

Par contre, il n’y avait encore aucun feu d’installé. Et je me demandais comment ça se faisait que l’installation n’avait pas encore commencée. Dans mon esprit l’installation d’un tel feu d’artifice ça demandait des jours de travail, surtout le montage des feux dans la Tour. Et en fait non, ton reportage m’apprend que ça a été fait en un jour. Sacré boulot.

Et encore une fois, belles images.