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Le Groupe F met le feu à la tour Eiffel.

Qui dit fête nat’ dit feu d’artifice…

Donc, en France, le 14 juillet est un jour férié, fête nationale célébrant la prise de la prison de la Bastille, et par là même, le début de la révolution qui a amené les bourgeois au pouvoir.

Dans toutes les villes du pays, les pétards pètent et les fusées, feux de Bengale, chandelles et autres comètes crépitent, éclatent, flamboient, explosent, étincellent et scintillent dans la nuit du 13 ou du 14 juillet (ça dépend des municipalités, personne ne comprend bien pourquoi, mais ça permet, quand on a une vue dégagée, d’observer à la grande joie des petits et des grands, deux soirs de suite, de nombreux embrasements).

Cette année je ne ne suis pas allé au défilé MiliTerre de la brigade des clounes, l’année prochaine, peut–être…

J’ai eu la chance que le Groupe F (allez voir la vidéo de démonstration de leur savoir faire, sur le site, elle est assez minable en taille, mais c’est quand même complètement sublime, leurs réalisations, en tapant Groupe F dans you Tube, on a de bien meilleurs résultats en qualité, mais pas tout ce florilège d’un coup) aie besoin d’un quatrième photographe pour immortaliser le feu de la tour Eiffel du 14 juillet dernier, j’en ai profité pour me promener avec mes appareils, en « zone pyro », de 14h à 2h du matin, espérant bien trouver de quoi glaner quelques images intéressantes pour vous, chers lecteurs.

Une équipe nombreuse était au boulot depuis déjà quelques jours, pour préparer le terrain. En effet, de nombreux kilomètres de câbles sont nécessaires à cet artificier insolite qui est en fait une troupe de théâtre de rue qui phynance ses productions grâce aux revenus générés par les pétards. Artificier insolite, car dirigé par Christophe Berthonneau (intéressante interview en vidéo), qui semble avoir une nouvelle idée géniale à la minute. Quand on voit un de leurs feux ou encore un spectacle produit par le Groupe F, on se dit que l’on n’a jamais vu ça ailleurs, c’est vif, élégant, d’une précision absolue, drôle, et surtout surprenant, toujours surprenant. Depuis des années ils ont inventé de nombreux nouveaux dispositifs pyrotechniques dont, en particulier, un système de mise à feu piloté par un logiciel maison permettant une précision parfaite dans la synchronisation de départs successifs (ouais, je sais, c’est pas très clair comme ça, mettons que ça permet d’obtenir des effets de mouvement, ou de cheminement, comme des vagues, ou des hautes herbes dans le vent, genre plein de flammes qui s’allument et s’éteignent très rapidement, l’une à la suite de l’autre, en suivant un parcours, bref, c’est « magifique » !). Ici, on n’aime pas trop les grosses bombes qui en mettent plein la vue, bien sûr, il y en a, des mortiers de 200 mm, et ça fait du bruit, et ça monte haut, mais le style de la maison, c’est plus d’occuper l’espace, avec des dizaines de points de départ différents, beaucoup plus ambitieux, beaucoup plus beau.

Bon, assez de blabla, place aux images. Comme toujours sur cuk (et « nulle part ailleurs »), cliquer sur l’image va l’ouvrir en plus grand dans une nouvelle fenêtre, il y en a qui le méritent (pas à cause du photographe, mais à cause du sujet hein ;o).

Préparatifs.

Le feu était prévu à 22h45, après un concert de Johnny, programmé par notre cher président pour emmerder le maire de Paris faire plaisir au peuple, cachant, quel domââââââge, le bas de la tour Eiffel avec sa grande scène (il parait que son cachet normal est de 200000 € – deux cent mille – par soir, là, comme c’était gratuit pour le public, il a fait un geste noble : prix d’ami, 500000 € – cinq cent mille –… la classe !). Il aurait fallu que j’y soit vers six heures, pour être sûr de pénétrer la zone sensible sans problème. Mais j’ai préféré venir plus tôt, vers deux heures…

Avant, ce jour là, il ne pouvait rien se passer car la tour Eiffel était ouverte au public, très nombreux, comme toujours. Normalement la préparation d’un tir comme celui–là nécessiterait la fermeture au public au moins trois jour à l’avance… Vous imaginez le manque à gagner ? Donc, tout le travail de câblage a été fait avant, et la pyro montée en face, sur le parvis du Trocadero, dans de nombreux racks dûment numérotés.

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Sept semi-remorques débâchés d’où partiront directement les grosses bombes, et trois camions pleins de tout ce qui doit être monté dans la tour trépignent d’impatience, attendant le feu vert du chef du déminage de la préfecture de police de Paris.

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Ça y est, c’est parti, la tour est évacuée, la circulation des voitures comme des piétons a été bloquée des deux côtés de la Seine, ce sont quand même des centaines de kilos de poudre qui se baladent, là.

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Maintenant, pour accéder à la tour, dans un rayon de 150 à 200 mètres il faut une ribambelle de badges, dont, le plus important, le rouge, le seul qui permette d’être libre d’aller et venir partout dans la tour. J’étais un rigolo, ce soir là, par rapport à ceux qui avaient en plus le pass du Road 66 tour de Johnny, plus les pass pour les zones VIP de mr président, côté cour, et la zone VIP Johnny, côté jardin (Côté Cour / Côté Jardin : le côté cour est le côté droit de la scène telle qu’elle est vue par le public. Le côté jardin est le côté gauche. L’astuce permettant de s’en rappeler consiste à associer les initiales de Jésus-Christ (J.C.) au dessin de la scène : J à gauche et C à droite), et la zone VIP mairie de Paris, tout au bout du champ de Mars… Mais j’avais le rouge, qui me permettait d’engueuler qui je voulais passant avec une clope au bec en zone pyro, quand il faut faire deux cent mètres pour s’en griller une, on fume moins ! ;o)

À l’arrière plan des badges, le très joli livre édité par Actes Sud sur le travail du Groupe F, la majorité des photos est de Thierry Nava, artificier/photographe de l’équipe. Ils viennent d’en sortir un nouveau sur l’extraordinaire spectacle du Groupe F qui a eu lieu à Versailles en 2007 et 2008, « La face cachée du soleil ». Un nouveau spectacle fantastique vient d’ailleurs de commencer au même endroit, j’en reparlerais…

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Les camions de fret sont partis décharger, et le chef de tir explique aux chauffeurs où ils doivent aller garer leur remorque, au centimètre près.

Le contenu de deux camions a déjà été monté dans la tour, je fais le voyage avec une partie du troisième :

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L’ascenseur affiche complet !

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Pour ceux qui ne connaissent pas, le premier ascenseur ne monte que jusqu’au deuxième étage, il faut monter un (petit) étage à pied pour arriver à l’ascenseur qui mène au sommet(et à un très sympathique étage intermédiaire interdit au public).

Ça fait un drôle d’effet d’être dans la tour sans aucun public, je ne suis pas un habitué, mais à chaque fois que je viens, ça grouille, surtout en été avec tous les touristes, là on doit être une trentaine ou une quarantaine en tout, juste l’équipe de Groupe F, et à tout casser, cinq membres du personnel de la tour…

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Les racks de pyro qui seront montés, par paire, sur les arêtes nord et ouest, sur des berceaux fabriqués sur mesure pour épouser parfaitement l’angle de la structure. Les berceaux ont été fixés à l’avance. Ce sont les élingues que l’on voit au milieu qui vont les maintenir en place. Ici, c’est le deuxième étage et demi, palier intermédiaire susmentionné, vous noterez que contrairement aux étages accessibles à tous, il n’y a qu’un simple garde–fou, pas des grillages montant à au moins trois mètres.

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On finit à pied, ici aussi, c’est un escalier de service, avec une simple rambarde, les escaliers menant du sol au deuxième sont de vraies cages.

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Chez les « accro », comme dans toute l’équipe, l’ambiance est bonne. Vous noterez la taille spectaculaire des mousquetons (deux par harnais).

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Plusieurs jours ont été nécessaires pour équiper la tour de toutes les lignes de vie, indispensables à tout travail à cette altitude.

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Allez, un sourire pour la photo souvenir !

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Bon, on se concentre un peu…

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On voit que l’accrochage se fait sur plusieurs niveaux en même temps. Les flèches et le cercle indiquent l’emplacement des six remorques positionnées de ce côté, la septième étant positionnée au milieu, juste de l’autre côté, pour le bouquet final.

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C’est bien connu, tous les pros vous le diront : « ne jamais regarder en bas, ça donne le vertige » ;o).

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Au loin, le quartier de la Défense, comme ces grands immeubles ont l’air petits…

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Au deuxième étage, on est presque prêt, plus qu’à mettre les sacs de sable comme lest, pour le recul.

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Dans le poste de tir principal, situé dans un préfabriqué sous la tour, on contrôle les branchements.

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À côté, en souvenir (?), le plan de feu d’un ancien tir (c’est le quatrième que le Groupe F réalise sur la tour Eiffel, dont le fameux premier coup de maître à l’occasion du passage à l’an 2000), c’est quand même rigolo de voir les cotes de la tour en centimètres ;o).

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Ça, c’est de la rallonge !

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Le poste de tir de la tour, situé au premier étage. Avec comme une envie d’appuyer sur le gros bouton rouge, là ;^).

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Tiens, une trappe, dans le plafond du premier, si j’allais y jeter un coup d’œil ?

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Ah, bin ya déjà des trucs d’installés, là, et puis pas trop s’approcher du bord, en cadrant, pas de rambarde du tout ici… Enfin, c’est pas si haut, seulement une petite centaine de mètres, si j’en crois le plan.

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Des kilomètres de fils comme ceux–ci, et il ne s’agit pas de se tromper…

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Ah, oui, là, comme les escaliers sont entièrement grillagés, il a fallu installer une tyrolienne pour aller accrocher de l’extérieur… C’est le dernier des 18 racks à installer de ce côté là, pas trop tôt.

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Là, c’est vraiment de l’alpinisme, et le collègue (si, le petit point, juste sous la corniche sous le deuxième étage) tout en haut là–haut, il n’est pas rendu… Les centaines de petites pyramides, c’est cet éclairage splendide qui fait clignoter la tour (toutes les heures ?).

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On voit bien sur cette image les racks qui dépassent de part et d’autre.

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Prêt à partir !

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Ah, bin d’ailleurs, faudrait peut–être que j’y aille, il y a déjà beaucoup de monde en bas, pour ma part, je serais tranquille, aux premières loges, dans le cercle rouge, juste derrière la scène, en zone interdite, on ne les voit pas, là, mais quelques dizaines de kilos de poudre sont juste devant, sur la pelouse, pour des effets pendant le concert de Johnny, je vais être peinard, avec mon badge rouge.

Ça va faire du bruit !

Après, des heures d’attente, les deux appareils sont sur pied (D700 avec 2,8/14-24 en horizontal avec déclencheur électrique et D300 avec 2,8/16 fisheye en vertical réglé sur l’intervallomètre, il se débrouillera tout seul. Heureusement, j’avais un bouquin et un casse croûte. Le concert de Johnny en sourdine juste derrière (j’avais mis des boules dans les oreilles), j’ai bien été voir de devant à quoi ça ressemblait, mais là le son était bien trop fort, et puis c’était un peu mou du genou, bien que ses musiciens assurent vraiment.

Et ça y est, c’est parti, un peut tôt, peut–être, les premiers effets pyrotechniques ne se détachent pas tellement sur un ciel encore trop clair…

Ah, oui, je ne vous en ai pas encore parlé parce que je n’avais aucune image sur le sujet, mais le Groupe F est aussi expert dans la projection géante, ici, 27 vidéo projecteurs ultra puissants (540000 lumens !), installés dans deux tours en échafaudage de part et d’autre du champ de mars projettent simultanément une mosaïque d’images utilisant la tour Eiffel comme écran, l’idée étant de raconter en images les 120 années écoulées depuis son inauguration. C’était sublime !

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Par exemple, un des tableaux qui m’a le plus plu, représentant les années fin 60 début 70.

La photo ne rend pas justice à la chose, bien qu’elle soit assez jolie quand même, il faut imaginer que les fleurs bougent continuellement, ce n’est pas une projection d’images fixes, mais d’animations en perpétuelle évolution sur ce magnifique écran de 300 mètres de haut (sans parler de la pyro, qui est loin d’être statique elle aussi ;o).

Et bon, c’est tout pour aujourd’hui, je suis conscient que l’article est déjà long et surtout lourd à charger avec toutes ces images (surtout pour ceux qui nous lisent depuis un ifaune), mais j’ai eu beaucoup de difficultés à en enlever. Mais vous aurez la suite, avec encore plein d’images en couleur, bientôt, c’est promis…

Bon, voilà, la suite, c’est déjà ici…

27 commentaires
2)
alec6
, le 01.09.2009 à 00:50
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Super reportage ! merci Zit.

Mais comme je ne peux pas m’empêcher d’être méchant, je vais donc me défouler un brin sur Jeannot et son copain dont on ne doit pas prononcer le nom, pour rappeler que l’individu chanteur se fait payer par l’État, donc nous et nos impôts, son demi million d’euro pour UNE prestation unique, et que ce même individu se permet de s’expatrier dans quelque paradis fiscal proche pour y payer moins d’impôt. Mais ça ne le gêne pas le moins du monde et encore moins son copain, mari de qui vous savez aussi. Je dois avouer que je n’aime pas musique de Jeannot, que je ne l’ai jamais aimé non plus et que l’individu ne m’a jamais été sympathique. Il n’était donc pas nécessaire d’en rajouter pour se rappeler à mon bon souvenir…

Je crois d’ailleurs que beaucoup de gens ont apprécié le comportement du sieur JP Smet…

3)
Chichille
, le 01.09.2009 à 02:11
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Enfin, c’est pas si haut, seulement une petite centaine de mètres, si j’en crois le plan.

Oui et non ! La petite centaine de mètres c’est l’altitude, pas le dénivelé. Comme le montre très bien le petit dessin (une fois qu’on l’a rendu un peu plus grand), le sol sur lequel est “posée” la Tour est déjà à 33,50 m d’altitude et le plancher du 1er étage à 91,13 m d’altitude, soit un dénivelé de 57,63 m par rapport au sol (les cotes sont clairement indiquées), ou encore une grosse cinquantaine de mètres, ce qui correspond davantage à mon appréciation habituelle.

PS : J’irai voir ton vélociste la semaine prochaine. Cette semaine, je suis pris par la fréquentation des mauvais lieux.

5)
Saluki
, le 01.09.2009 à 07:02
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j’imaginais qu’il y avait de la câblerie, mais à ce point…

J’ai suivi le feu, du fond de ma Champagne, sur les différents sites web qui le transmettaient, dont une webcam installée sur la Tour Montparnasse.

Merci, Zit !

6)
archeos
, le 01.09.2009 à 07:07
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merci pour le reportage et les commentaires, superbe et amusants.

Et trop la classe le favicon en forme de tour Eiffel !

PS : idem pour le plan coté, même si les cotes sont en mm…

7)
Phil7
, le 01.09.2009 à 07:45
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Bonjour à tous,

Superbes reportage, ça c’est clair.

Je suis beaucoup plus critique sur l’événement en lui-même. Si je me souviens bien, on nous parle souvent de crise, de personnes licenciés pour faire des économie. Mais soudain, nos braves politiques n’ont plus se souci… C’est bien connu, c’est pour que les pauvres (les licenciés) aient un petit moment de distraction!

Phil

8)
jeje31
, le 01.09.2009 à 08:24
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Bonjour,

j’avais lu dans la presse – de gauche – que les émoluments de Johnny pour cette soirée spéciale étaient de 30.000 euros, ce qui fait déjà pas mal pour une seule soirée dite “gratuite”. Franchement, le montant annoncé de 500.000 euros me parait très exagéré. Même sur une tournée “privée”, arrive-t-on à ce chiffre ?

Sinon, superbe article qui montre très bien l’envers du décors.

9)
fap76
, le 01.09.2009 à 09:36
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Excellent reportage, très impressionnant !!

J’adore les feux d’artifices, mais je ne me doutais pas qu’il y avait autant de travail en coulisse…

10)
Guillôme
, le 01.09.2009 à 10:19
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Superbe article très intéressant et très belles photos.

D’ailleurs, la dernière de la tour Eiffel avec le feu d’artifice est de toute beauté! Chapeau.

12)
dpesch
, le 01.09.2009 à 11:59
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Reportage très intéressant sur les “à-côtés” d’un spectacle événementiel. Et, ce qui ne gâte rien, les images sont très belles. Chapeau aussi rien que pour le fait d’être monté la-haut à des endroits où cela doit chatouiller le ventre ! Cher Zit, tu ne dois pas être sujet au vertige…

Cela dit, il y a quelques approximations concernant les chiffres. L’ensemble de l’événement aurait coûté 1 900 000 euros (Concert de J.H. + le spectacle du groupe F), chiffre non démenti par le commanditaire payeur : le ministère de la culture en collaboration (?!?) avec l’Elysée. L’agent de Johnny confirme (il peut mentir, hein !) le cachet de 30 000 euros pour l’artiste. Avec 700 000 spectateurs, cela occasionne un coût moyen par spectateur de ± 2,7 euro, ce qui est extrêmement peu (à comparer avec un coût par spectateur à l’Opéra National de Paris qui se situe autour 240 euros !!!). cf Opéra National de Paris

Autre détail : la vidéo-projection. Les 540 000 lumens annoncés sont très certainement l’addition des lumens fournis par les 27 projecteurs (18 ou 21 000 lumens chacun, ce qui est déjà pas mal !). En effet et sauf erreur, les vidéo-projecteurs les plus puissants actuellement sur le marché sont des Christie qui tourne à 30 000 lumens.

Enfin, pour répondre aux critiques qui concernent l’organisation de telles manifestations en temps de crise, la mise en œuvre de tels spectacles mobilise un très grands nombres de collaborateurs depuis la conception du spectacle, la fabrication des matériels et matériaux utilisés jusqu’à l’exploitation finale en passant par l’administration (et oui, il faut faire des contrats, des fiches de paie, etc…) et la communication. En outre, la sécurisation du lieu, l’organisation des éventuels secours en cas d’accident, la gestion de l’utilisation de l’espace public, etc… Tout cela demande un travail considérable en amont et en collaboration avec la Ville de Paris, la Préfecture, la Police Nationale, la Gendarmerie, les Pompiers, la Croix-Rouge, les Renseignements généraux, etc… Toute cette activité génère des cachets, des salaires et des transferts d’argent qui seront ensuite dépensés, alimentant ainsi l’économie du pays.

13)
t-buster
, le 01.09.2009 à 12:07
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Le reportage est très intéressant. Sacrée technique de montage. Par contre j’ai quand même été déçu du résultat. cela ne me semblait pas aussi grandiose que cela depuis le champs de mars.

14)
alec6
, le 01.09.2009 à 13:53
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Dpesch, tu as parfaitement raison dans tes remarques, le problème avec Jeannot est qu’il accepte l’argent du contribuable français pour payer sa prestation qui plait à beaucoup (qu’importe que je n’en sois pas amateur), alors qu’il refuse de contribuer lui même à l’effort national qui se nomme l’impôt sur le revenu et qui permet entre autres de payer les infrastructures et le spectacle qu’il donne. Je ne lui reproche pas l’argent qu’il gagne (je m’en fout, quand bien même son cachet soit supérieur à ma déclaration 2008), mais celui qu’il ne reverse pas comme tout le monde.

C’est bien le travers actuel que dénonce notamment Michael Moore dans son dernier opus. Les riches, veulent bien que l’Etat mette la main à la pâte quand ils sont dans le besoin, mais pas l’inverse !
Charité bien ordonnée…

15)
dpesch
, le 01.09.2009 à 15:33
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le problème avec Jeannot est qu’il accepte l’argent du contribuable français pour payer sa prestation qui plait à beaucoup (qu’importe que je n’en sois pas amateur), alors qu’il refuse de contribuer lui même à l’effort national qui se nomme l’impôt sur le revenu et qui permet entre autres de payer les infrastructures et le spectacle qu’il donne. Je ne lui reproche pas l’argent qu’il gagne (je m’en fout, quand bien même son cachet soit supérieur à ma déclaration 2008), mais celui qu’il ne reverse pas comme tout le monde.

Ah! mais ! parfaitement d’accord avec ce que tu dis, Alec6. Dans mon message je ne défends absolument pas Jean-Phi (que je n’apprécie guère, mais chacun ses goûts, n’est-ce pas). Il y a deux ou trois ans c’était Polnareff (que je n’apprécie pas davantage) qui était à sa place et j’aurais dit les mêmes choses. Il a, lui aussi, eu quelques soucis avec le fisc, me semble-t-il.

Je voulais simplement dire que cette somme de 1,9 millions d’euros ne me choque pas spécialement, bien moins que les dépenses somptuaires de la présidence de la République, tous présidents confondus (avec, quand même, un net avantage au petit (!) dernier, qui s’y connaît dans cette spécialité) et toutes républiques confondues.

Et d’accord aussi avec M. Moore pour dire que les riches prennent l’argent où il est, y compris dans les coffres des états. Et ceci, même lorsqu’ils sont vides (les coffres !). Les états emprunteront… aux riches !

16)
zit
, le 01.09.2009 à 15:34
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Merci pour vos compliments, j’avoue être assez content du résultat, même s’il est facile d’obtenir de belles images avec un cadre pareil.

Au sujet de Johnny et de son cachet, j’avoue ne pas avoir pris la peine de vérifier l’info que j’ai eu sur place, de toute façon, en ce qui me concerne, passé trois zéros, je ne sais plus compter… Et puis, bon, une certaine humeur publiée au sujet de ce personnage ayant longtemps détenu le record de commentaires, je me suis dit que c’était un moyen de faire du chiffre à peu de frais (n’oubliez pas que les commentaires sont la seule rétribution des Super Héros qui animent ce site ;o).

Chichille, merci de relever cette erreur. D’ailleurs, en voulant vérifier quelque chose, je suis retourné sur ce plan et il m’avait bien semblé comprendre ce que tu explique, mais j’ai eu la flemme de corriger, et puis c’est peut–être aussi mes origines méditerranéennes qui m’ont laissé faire cette petite imprécision (quarante pour–cent, c’est pas monstrueux ! ;o).

Phil7, c’est vrai que le budget de tous les feux d’artifices tirés en France autour du 14 juillet doit être pharaonique, mais comme le dit justement dpesh, ça fait manger du monde, et comme l’explique Christophe Berthonneau, ça permet de phynancer des spectacles qui ne verraient pas le jour autrement.

fap76, moi non plus, je n’imaginais pas le travail en amont, et encore, je n’ai pas tout vu.

Guillôme, si tu es sage, il y en aura d’autres sous peu, des photos du tir lui même…

dpesh, effectivement, je ne souffre pas du vertige, mais en prise de vues, ça peu s’avérer dangereux, on est concentré sur le cadre, l’œil collé au viseur, on avance ou on recule pour peaufiner, et… Cette fois ci, il n’y avait pour moi aucun risque, je suis toujours resté dans les escaliers (de toute façon, je pense qu’on ne m’aurait pas laissé faire l’idiot), et quand je suis monté sur le toit du premier, vu le nombre de câbles, tuyaux, mortiers, bombonnes, canons à flammes et autre bric à brac qui encombraient le sol, j’étais bien obligé de regarder où je mettais les pieds, de peur de faire des dégâts en marchant sur un de ces petits câbles, par exemple, évidemment, il y avait de quoi s’encoubler facilement.

À un moment, quand même, j’ai eu un frémissement : la carte du D700 était finie, et avant de la changer, dans le noir, entre le deuxième et le troisième étage, sur ce petit escalier bien venteux et surtout sans sol (les marches sont en caillebotis métallique aussi), je me suis dit : « Et si elle m’échappe des doigts, toutes les photos du feu sont dessus, j’aurais peut–être du mal à la retrouver, 250 mètres plus bas, elle peut rebondir, se coincer sur une poutrelle… ».

Par contre, en photo de concert, j’ai échappé deux ou trois fois à une chute de 5 ou 6 mètres, et une fois, j’ai explosé paresoleil et flash, croyant marcher sur un flight en bord de scène, mais il n’y avait rien qu’un trou d’un mètre, rien de grave, mais la meilleure des choses à faire, quand c’est possible si l’on doit évoluer dans le noir pour des photos, c’est de repérer le terrain au préalable, quand il y a encore de la lumière.

Sinon merci pour les précisions concernant les chiffres, ça me paraissait aussi beaucoup 540000 ;o), mais c’est le chiffre que j’ai relevé sur une petite vidéo d’animation faite par la boîte qui a fourni la prestation…

t-buster, déçu ?! Bin dis donc, il t’en faut beaucoup, tu as travaillé à Mururoa et à Bikini ou bieeeeen ?

alec6, ta remarque sur les impôts est frappée au coin du bon sens.

z (qui adoooore les feux d’artifice, je répêêêêêêêêête : et là, j’ai été servi !)

17)
Chichille
, le 01.09.2009 à 15:48
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quarante pour–cent, c’est pas monstrueux !

Euh… Avec quel braquet ?

18)
Caplan
, le 01.09.2009 à 17:28
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Très beaux, ces feux d’artifice, Zit! Ce qu’il y a de bien, c’est que ça compense largement l’absence de pollution de ton vélo! ;-)

Milsabor!

19)
Tom25
, le 01.09.2009 à 20:23
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Intéressant, merci. La première chose qui me vient à l’esprit, c’est « la vache, quel merdier de fil ». Ca me semble impossible qu’il y ait un fil par pétard, ça ferait trop et surtout il faudrait les repérer sur un très longue distance. Je suppose que c’est des liaisons informatiques et qu’il y a des interfaces un peu partout qui gèrent un certains nombres de pétards.

Mais je ne l’ai pas regardé, je ne savais pas si c’était payé par le contribuable Français ou seulement par le contribuable Parisien, donc je ne savais pas si j’avais le droit ou non. Alors je suis allé voir le feu d’artifices du groupement de petits patelins où je vis.

On a beaucoup rigolé avec ma femme suite à le remarque de nos filles à la fin du spectacle. Ces dernières revenaient de Boston, de chez ma sœur qui les avait amenés voir le feu d’artifice du 4 juillet (indépendance). Parait que celui de Boston était beaucoup, beaucoup, beaucoup mieux :•) . Et j’imagine très bien, avec les ricains, on devait y voir comme en plein jour.

20)
Phil7
, le 02.09.2009 à 01:59
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J’avoue que vos arguments pour une telle dépense tiennent la route également…

23)
Okazou
, le 02.09.2009 à 16:20
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Vive les feux d’artifices !

C’est beau et ça nous plonge, qu’on le veuille ou pas, dans un état proche de l’enfance où le merveilleux est encore possible.

24)
sebasto
, le 03.09.2009 à 00:15
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Bravo pour les images zit !

J’ai assisté à la fin du concert, à peu près à l’arrivée du fiston David. Il y a eu quelques « paye tes impôts ! » entre deux morceaux dans le public… ambiance :) J’ai néanmoins trouvé que les musiciens étaient bons, et c’est sûr que J.H. tient moins les notes, vu l’âge, mais bon, il assure le show tout de même, la plupart des gens autour de moi semblaient contents d’assister à ce concert gratuitement. Ce que je voulais voir, c’était le spectacle pyrotechnique, et je n’ai pas été déçu ! Dès la première projection, on a « vu » la Tour Eiffel se « tourner » à gauche, puis à droite, avant de saluer le public ! Très bel effet d’optique, j’ai adoré :)

Le reste du spectacle était au niveau : faire un Tétris des cadavres de la guerre 14-18… il fallait oser, et c’était poignant… Quels artistes ce Groupe F !

La séquence des fleurs était grandiose aussi, je n’arrive pas à remettre le nom sur l’auteur de la musique qui accompagnait ce tableau (un morceau sans paroles très connu avec des sons de carillons/cloches).

Ce spectacle ne m’a pas laissé sur ma faim comme celui du passage à l’an 2000, que j’avais trouvé très beau mais trop court (à peine 1/4 d’heure dans mon souvenir), ils se sont vraiment lâchés cette année :)

@Tom25 : tout le monde peut venir sur le Champ de Mars, c’est un lieu public non réservé aux parisiens. Il ne faut pas craindre la foule par contre. Nous étions environ 700 000 ce soir-là ; les métros, bus et stations velib’ alentours étaient toutes fermées. Personnellement, j’ai mis presque 20 minutes à rejoindre mon vélo à l’école militaire, et encore 15 minutes (à vélo la plupart du temps) pour atteindre les invalides où la foule commençait à se clairsemer suffisamment pour rouler normalement (c’est à dire au milieu d’embouteillages de voitures au lieu d’embouteillages de gens :D)

La suite Zit, la suiiiiite ! et je n’ai rien contre des conseils pour prendre un feu d’artifice en photo, mes essais personnels sont la plupart du temps ratés (EOS 400D)…

25)
zit
, le 03.09.2009 à 01:52
[modifier]

Tom25, tu as un élément de réponse au sujet des fils dans la premiere vidéo du lien donné par nic22, il n’y a effectivement qu’une paire de fils par rack d’effet. Mais ça fait encore beaucoup de fils…

nic, je n’ai pris aucun risque, s’il m’arrivait quoi que ce soit (genre chute de 257,17 m) et que je ne puisse pas rendre l’article à temps, François serait furieux !

sebasto, je crois que c’est « Psychérock », de Pierre Henry, superbe morceau effectivement, à écouter ici, pour ceux qui ne connaissent pas, ou pour ceux qui connaissent et qui apprécient ;o). Sinon, la suite, ça y est, c’est dans la boîte…

z (qui va aller se coucher, la journée va être longue, demain, je répêêêêêête : « Bonne nuit, les petits, pom polop popo popom… »)

26)
sebasto
, le 06.09.2009 à 11:32
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Ouiiiii, c’est ça ! merci zit !

Je n’avais jamais vu le clip.. il est très « électro » :D

27)
zit
, le 13.07.2015 à 13:56
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Juste un petit déterrage en règle pour vous prévenir que c’est à nouveau le Groupe F qui s’occupera de la belle de fer demain soir, après un concert classique.

À savourer depuis le champ de Mars.

z (ça devrait le faire, je répêêêêêêêêêêêêêêêêête : beau temps prévu)