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Lundi 22 juin 2009
La photo, le marché de l’occasion et l’Olympus

 

Nous sommes en janvier de cette année. M’amusant comme un fou avec ma petite caméra Canon HF100, je décide de ne plus prendre mon appareil photo en vacances. Celui-ci avait de toute façon été acheté pour mon travail. Ce Canon D20 devenant un peu obsolète pour de la photo pro et étant de toute façon trop lourd pour les ballades en famille, je décide de le vendre. Mais...


C’est là que les ennuis commencent!

Mon boîtier trouve immédiatement preneur. Pour mon travail, j’ai de toute façon accès au matériel, plus récent, de mon fils à moi. Me voici donc sans appareil photo à la maison.

Dans la lancée, je mets également en vente ma moto, mais voilà que je n’ai pas d’images pour illustrer l’annonce.

Parallèlement, mon assureur demande des photos pour deux arbres arrachés pendant une tempête dans mon jardin. Sur la même lancée, c’est ma fille qui désire l’illustration d’une armoire qu’elle aimerait installer chez elle. Comment vais-je faire, moi?

D’autant que d’autres besoins d’images se profilent. J’avais complètement oublié que, très régulièrement, je prends des “photos-stylo”, soit des images “vite-fait-sur-le-gaz” pour illustrer tel ou tel propos.

 

Où l’auteur pare au plus pressé et ébauche une solution

Pas le temps, dans ces cas-là, d’aller chercher l’appareil du fiston. Je tente un essai avec ma petite caméra vidéo en la mettant en position “photo”. Là, je le dis solennellement (musique):

UNE CAMERA VIDEO, CE N’EST PAS FAIT POUR PRENDRE DES PHOTOS (fin de la musique)!


image 

“Honda VX 125 C dans la neige”. Photographie réalisée avec une caméra Canon HF 100 (motocycle ayant trouvé acquéreur).


Il me faut réagir, et vite. Seule solution: racheter rapidement un petit boîtier dont le but sera de prendre toutes ces images qui illustrent des E-mails, des annonces, des commentaires.

Certaines photos auront même le privilège d’être tirées en format carte postale sur mon imprimante jet d’encre.

Le budget est fixé à 300 ou 400 francs (dans les 200 à 250 euros).

 

Dans le feu de l’action

Départ sur internet pour quelques recherches. D’entrée, j’élimine tout ce qui s’appelle “compact-automatique-de-poche”. Idiot, me direz-vous. Vous avez totalement raison: un petit compact remplirait parfaitement mon cahier des charges. Mais voilà, les “compact-automatique-de-poche”, je n’y arrive pas, c’est comme ça! Donc, j’enchaîne sur les “bridges”.

C’est plus cher, dépasse mon budget, mais il y a le très gros marché de l’occasion. Quelques offres me paraissent alléchantes. Cependant, je suis surpris deux fois par cette phrase: “à ce prix, autant acquérir un vrai reflex à objectifs interchangeables!”. Tiens donc? 

Justement, un reflex, il y en a un dans les annonces. Son prix est vraiment très bas. Je pense à une erreur, mais trouve le même type de boîtier à coût similaire sur d’autres sites. Curieux, je vais chercher le prix du neuf. Il est bien sûr plus élevé, mais pas tant que ça. Serait-ce un carton à chaussure?

Rien de tel que de se promener du côté des “tests et comparatifs”. J’en trouve même un signé Jean-François Vibert, personnage bien connu sur Cuk. Ils ne sont pas bons, ils sont excellents! Tous relèvent en fait à peu près les mêmes défauts, mais sont d’accord pour un rapport qualité-prix hors du commun.

 

Le temps de la délivrance 

Je craque et choisis une annonce... sur Cuk! Bien m’en prend. La personne est charmante et se propose même de me livrer l’objet à domicile. La classe! Le matériel est quasiment neuf. Le second objectif n’a même jamais été déballé. L’affaire est faite!

 

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“Olympus E-410”. Photographie provenant du fabricant.


Quelques prises de vues rapides en “tout automatique” me font découvrir un appareil qui va bien au-delà de mes attentes de départ. Je suis comblé.


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“Cocker assis”. Photographie plein cadre, réalisée avec boîtier Olypus E-410


Où nous tentons de comprendre ce qui s’est réellement passé

Du coup, j’essaie de comprendre mon cheminement et tente de trouver quelques explications.

1) Nous vivons tellement dans un monde d’images, que ne pas posséder de quoi en fabriquer, c’est comme être privé de quoi écrire. L’essentiel des photos que nous prenons n’a aucun but artistique, mais sont devenues indispensables à une bonne communication.

2) Le choix d’un appareil photo est parfois plus affectif qu’objectif. J’ai par exemple “zappé” tout ce qui s’appelait “Sony”. Je n’ai strictement rien contre cette marque, puisque possédant deux casques audio et un lecteur CD de cette firme. Mais voilà: pour moi, un appareil photo, cela ne peut pas s’appeler “Sony”. Allez comprendre pourquoi!

3) On ne change pas facilement d’habitudes. Difficile de ne plus avoir des fonctions manuelles sur un boîtier quand on est, comme moi, tellement habitué à les utiliser. D’autre part, je me retrouve avec un appareil très similaire à mon Olympus OM2, que j’ai traîné une bonne vingtaine d’années et que je possède encore.

 

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“L’OM-2 et le E-410”. Photographie plein cadre, réalisée avec caméra Canon HF100


4) Il ne s’agit bien entendu pas de comparer mon jouet avec un C. ou un N. haut de gamme.

Ce n’est pas ce que je cherchais. Mais je suis absolument surpris de la haute qualité que l’on peut trouver aujourd’hui sur certains appareils coûtant tout de même 5 à 10 fois moins cher. D’autre part, je peux vous assurer que porter un Olympus en bandoulière plutôt qu’un gros monstre de marque très connue, cela fait une importante différence.

À vous de faire votre choix!

 

 

 

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