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Mon séjour au CHUV

Naissance du problème

Nous sommes début août. Je prépare tranquillement du matériel pour un tournage de film qui aura lieu le soir même. Soudain, un malaise.

Je dois m’asseoir et, surtout, je n’y comprends rien. Vingt minutes plus tard, re-malaise! Cela finit par s’atténuer et je décide de reprendre mon activité.

Lorsque tout bascule

Quelques jours plus tard, je suis chez mon médecin traitant pour tenter de comprendre ce qui s’est passé. Celui-ci, avec le ton de circonstance, m’annonce que: soit je me fais opérer dans les mois qui suivent, soit je ne verrai pas l’été prochain! Qu’auriez-vous choisi à ma place?

L’intervention aura lieu dans six semaines. Je reprends ma vie normale, entrecoupée de divers examens, prémices que quelque chose d’important va se passer. Étonnamment, il m’est totalement impossible d’imaginer un avenir après le 1er octobre, date de l’opération. Mes chances ne sont pourtant pas mauvaises: nonante-quatre pour cent de “j’en sortirai” et six pour cent de “je n’en sortirai pas” (on est précis, au CHUV!). Mais c’est fou, dans ces cas-là, comme on reste bloqué sur les “six pour cent ” !

 

Où l’on passe aux choses sérieuses

Un jour avant le moment fatidique, me voici dans les lieux. Je comprends immédiatement que mon corps ne m’appartient plus. Il est devenu le sujet unique de la science! On m’assied, on me couche, on me met sur un côté, puis sur l’autre. On m’ausculte, on me sonde.

Au bout de ce long périple, je suis déclaré apte à passer à l’étape suivante: l’intervention chirurgicale elle-même. Comme récompense, on m’offre, le soir venu, une soupe et un dessert. Radins, au CHUV!

 

Le grand jour

Le réveil est programmé à six heures quinze. On me fait me doucher, puis revêtir une chemise qui me semble un linceul. Je dois me coucher sur mon lit et ne plus bouger. Je comprends enfin ce que ressent un condamné dans le couloir de la mort, le jour de son exécution! 

On me descend sur les lieux. Drôle d’impression que d’être transporté sur un lit, alors qu’on est encore parfaitement capable de marcher!

Une porte s’ouvre, je sens un vent glacial parcourir tout mon Être. Serait-ce le souffle de la Grande Faucheuse? Fausse alerte, il paraît que c’est tout à fait normal. C’est comme ça, dans une salle d’opération, on aime travailler au frais!

On me glisse sur une table en inox. Si c’est ça, mon dernier couchage, il est plutôt spartiate! Une infirmière me fait une piqûre “pour me détendre” (ils ont de ces mots, au CHUV!). Je sombre dans le Néant…

 

Tout espoir n’est pas perdu

Le lendemain, je vois un rideau orange devant mes yeux. Une seule pensée traverse mon esprit: je suis vivant! Je vais donc dès maintenant être l’acteur et le témoin de ma nouvelle existence. Pour l’instant, elle se conjugue sans émotion aucune. Je ne perçois ni le jour ni la nuit, n’ai aucune notion du temps. Je n’ai même pas mal. Cela doit être ça, être une larve! Tiens, on m’enlève des tuyaux. Me rendrait-on une partie de moi-même?

Quarante-huit heures plus tard, on me transfère des “soins intensifs” aux “soins continus”. La différence, c’est que je ressens maintenant d’autres présences autour de moi (d’autres larves?). Je ne suis donc pas seul! On me fait me lever. Aurais-je donc accès à ce monde étrange qui dépasse de mon lit? On me fait asseoir sur le “vase”. Ah, ça aussi je peux le faire!

Deux jours passent. C’est debout et à pied que je sors de ce lieu pour retrouver “ma” chambre. Trente mètres de couloir en ligne droite, tout de même! Commence alors une nouvelle vie qui ne s’étale que dans le présent immédiat. Il y a les infirmières, les visites, les médicaments, les repas, le dodo… Je revis la chanson de Jacques Brel “Les Vieux” (... du lit à la fenêtre, puis du lit au fauteuil et puis du lit au lit…). Sauf qu’ici, pour moi, on peut ajouter le couloir et la salle de bain!

 

Le spleen du patient sur son lit d’hôpital

J’ai un voisin de lit qui sort d’une opération similaire. On s’entraide et on rit de notre situation anachronique. Dans une chambre d’hôpital, on est loin de la réalité. En fait, malgré la foule qui nous entoure, on est seul à ressentir cette sensation bizarre de séjourner dans un corps qui hésite encore entre la vie et l’au-delà. C’est ce qui bloque l’avenir, car on ne sait pas encore s’il y en a un et de quelle qualité il pourrait bien être.

Les émotions pourtant renaissent. On est content de voir ses proches.

On est conscient que dehors, il existe quelque chose qui, peut-être un jour, nous sera accessible. Mieux, on découvre que le café du CHUV est totalement imbuvable. C’est une motivation suffisante pour sortir de là!

 

L’espoir renaît

Nous en sommes au onzième jour “après”. Le corps médical déclare que je suis prêt à affronter le monde. Je me retrouve donc chez moi. Petite variante dans la chanson de Brel. Ajoutez maintenant “la cuisine” et “le salon”

Quinze jours encore à subir cette vie sans projets. Je dors ou remplis des grilles de “sudoku”.

Puis commence ma “rééducation”. On me fait pédaler dans le vide, marcher sur un tapis roulant. Des gens très sérieux et habillés de blanc relèvent plein de chiffres qu’ils notent soigneusement dans un gros cahier! Ça dure deux heures à chaque séance et se renouvelle trois fois par semaine. Et…ça fonctionne!

Après un demi-mois de ce régime et je me sens une réelle attirance pour le monde des vivants. Je reprends partiellement mon travail et vis cette étrange situation où je suis malade à cinquante pour cent, et bien portant le reste du temps.

Passent les fêtes de fin d’année. Récréation merveilleuse où tous mes petits problèmes auront la gentillesse de se mettre entre parenthèses.

 

Où je suis tenté par le négationnisme

Retour à la “rééducation”. Là, ça ne va plus! Je me sens totalement étranger à ces déchets humains qui me côtoyant, en oubliant déjà que, il y a peu, j’étais exactement comme eux! Heureusement, j’arrive rapidement au bout de mon temps et suis bientôt déclaré apte à mener une vie de citoyen travailleur et honnête (ce qui consistera en tout premier à payer les factures de tout ce bazar!).

 

La Délivrence 

(À lire à haute voix, en écoutant (au moins) une ouverture de Wagner)

S’étale maintenant devant moi une nouvelle vie qui n’aurait pas dû exister, offerte à la fois par la Science et le Destin (et réciproquement). Il est de mon devoir de profiter de tout cela très intensément, de ne pas en perdre une miette!

Ça, c’est la théorie, car dans les faits, c’est assez différent!

(Vous pouvez arrêter Wagner)

 

Autre vision des choses

Il y a la tête, il y a le corps. La tête a une formidable capacité d’oubli.

Cela nous permet de redémarrer après avoir vécu des situations parfois très pénibles. Le corps, lui, ne laisse rien passer. Il faut savoir qu’après une intervention, on est “à peu près” guéri et pas forcément “tout à fait” guéri”. La nuance est de taille et le “à peu près” varie fortement d’une personne à l’autre. Vous vous sentez un jour en pleine forme, prêt à parcourir le Monde, vous vous retrouvez le lendemain à juste imaginer tenter le tour du pathé de maison. Ça rend modeste!

Personnellement, cela ne va pas trop mal, merci! mais je découvre chaque jour plein de choses. Notre société, théoriquement peuplée que de citoyens dynamiques et bien portants, est en fait formée de simples Êtres humains, vivants tant bien que mal avec leurs petits bobos multiples. Ouf, pour moi, c’est rassurant, je ne suis donc pas le seul!

 

Il est temps de conclure

Et alors? Je confirme, c’est sacrément bien de se sentir tout simplement vivant. Le plan de carrière, le dernier iPod? Pourquoi pas si ça peut vous faire plaisir. On n’est pas là pour rester les bras croisés!

Mais si “on ne peut pas“ ou tout simplement “on ne peut plus, ce n’est pas si grave. Je vous l’assure, tant qu’on est capable de sentir un rayon de soleil sur la figue, un toit sur la tête et la présence d’un être proche, c’est déjà beaucoup!

 

C’était quoi, le bobo?

Ce qui est décrit ci-dessus n’est pas forcément lié à mon propre bobo.

Un grand nombre de personnes hospitalisées vivent le même parcours.

J’ai en fait subi une opération cardiaque consistante à la pose d’une valve et d’un bout de tuyau. Désavantage: C’est un peu risqué. Avantage: quand on en ressort, on ne se porte en général pas trop mal après !

29 commentaires
1)
alec6
, le 12.03.2009 à 00:17
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Belle narration !
Merci pour le témoignage, et bonne continuation au passage. De mon côté RAS en témoigne mon dernier don du sang (plaquettes…).

2)
ToTheEnd
, le 12.03.2009 à 01:18
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Nous sommes début août. Je prépare tranquillement du matériel pour un tournage de film qui aura lieu le soir même. Soudain, un malaise.

Cher Roger, tu sais très bien que tu dois arrêter de tourner ce genre de film… ça te donne des palpitations!

Plus sérieusement, j’espère que tout va tourner comme une horloge maintenant et que cette “révision” permettra à la mécanique de tenir encore longtemps!

Tout de bon!

T

3)
Leo_11
, le 12.03.2009 à 07:04
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Voilà exactement ce qui me fait le plus peur… le problème “mécanique” quel qu’il soit …

Bravo pour ce témoignage Roger… et bonne suite…

4)
PhilSim
, le 12.03.2009 à 07:05
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tenter le tour du pathé de maison

C’est ce qui s’appelle avoir le cinéma à coeur. C’est peut-être ce qui vous a donné un coup de main…

Bonne santé à vous…

5)
Yip
, le 12.03.2009 à 07:50
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Merci pour ce témoignage plein de cœur ;-) et bonne santé à tous !

6)
Tom25
, le 12.03.2009 à 08:06
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Ah oui, 6% de malchance c’est beaucoup quand on y pense. Pour mon cancer du testicule, on me disait que ça se soignait très bien dans 95% des cas. Alors tous mes amis me rassuraient en me disant “5% c’est rien !”. Tu parles, si j’avais 5% de chance de gagner au loto, je peux t’assurer que j’y jouerai tous les jours !

Sur le coup, et après l’opération, on est un peu inquiet. Mais quelques temps après on est bien forcé d’admettre que le corps humain est une formidable machine, qui fonctionne pendant quasiment 50 ans sans soucis, et qui peut presque repartir pour 50 de plus après une bonne révision.

7)
dbregnard
, le 12.03.2009 à 09:15
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Je suis perplexe: j’ai longtemps cru que cuk.ch était un espace dédié à “la photo sur Mac”, avec de croustillantes incartades du genre “banc d’essai” pour une friteuse, un aspirateur, une mousse à raser. J’ai dû prendre mes voeux pour la réalité. Je ne sais pas comment dire les choses pour ne pas blesser des susceptibilités, mais je trouve qu’aujourd’hui cuk.ch n’a plus vraiment de direction, on y parle de tout, de ses états d’âme, de ses bonheurs et malheurs, de son hygiène et de sa morale intimes… Il me semble qu’on glisse dangereusement vers un généralisme sans queue ni tête, un remake de l’Illustré et autres Hebdo. Mais bon, c’est peut-être un choix éditorial délibéré!? François Cunéo, l’animateur incontestable de ce site, n’y publie que de plus en plus rarement, en général pour auto-justifier l’acquisition d’un nouveau jouet… Allez, dites-moi que je me trompe! Et mille excuses à Roger Baudet pour venir polluer ainsi sa prestation.

8)
Roger Baudet
, le 12.03.2009 à 09:34
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Sympa, vos témoignages, merci.

Pour dbregnard, tous ceux qui sont depuis longtemps sur CUK se rendent compte que ce site évolue. C’est peut-être pour cela qu’il est toujours debout !

Les articles techniques restent en proportion nombreux, mais il est vrai que CUK aborde aujourd’hui des sujets écologiques, politiques ou philosophiques.

Vu le nombre de commentaires qui les suivent, je ne suis pas sûr que ce soit une fausse voie. Mais ta réaction est saine et tu n’as pas à t’excuser. Ce sont des avis comme le tien qui font que CUK reste dynamique.

9)
A.DOU
, le 12.03.2009 à 09:49
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Merci Monsieur BAUDET, pour ce beau témoignage ( il est mille fois plus intéressant que tous ces tests de bidules plus ou moins inutiles, en fait ! ). Bonne convalescence à vous !

10)
levri
, le 12.03.2009 à 10:04
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@ Roger Baudet : témoignage intéressant, tu es tranquille jusqu’à la révision du centenaire …

@ dbregnard -7 : cuk est ce qu’en font son fondateur, ses rédacteurs et ses commentateurs, ce n’est pas (plus ?) uniquement un site de conseil consumériste, le site a évolué logiquement d’une simple présentation de nouveautés technologiques vers le questionnement parallèle sur la nécessité de les acquérir, quoi de plus normal ?

Là où tu perçois un “généralisme sans queue ni tête”, d’autres découvrent la richesse de points de vue alternatifs.

11)
Marcolivier
, le 12.03.2009 à 10:11
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Beau témoignage. Qui m’a rappelé le dernier livre de Jean Romain, “Rejoindre l’horizon”.

Ma tante est actuellement au soins intensifs au CHUV suite à une lourde opération. Merci de partager avec nous un peu de ce que les patients peuvent ressentir, et leur détresse.

12)
ysengrain
, le 12.03.2009 à 10:27
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Ce récit, d’une “senteur” que je connais pour la vivre comme professionnel de santé depuis longtemps est bien naturellement clairsemé d’éléments, bien compréhensibles, d’expression de peur.

Quelques exemples: – soit je ne verrai pas l’été prochain!

– il m’est totalement impossible d’imaginer un avenir après le 1er octobre, date de l’opération

– six pour cent de “je n’en sortirai pas”

-Un jour avant le moment fatidique

– Au bout de ce long périple (alors que selon le texte, il ne s’agit objectivement que d’une journée)

Ces citations n’ont pas pour but d’en stigmatiser l’auteur. La psychologie élémentaire dit que si nous vivons, consciemment ou inconsciemment une situation qui contient de l’inconnu, il y a obligation d’y mettre de la peur, et aussi, mais il ne s’agit pas de ce cadre, de la colère.

Il est là le hic de la profession médicale: nous sommes intégrés dans notre fonctionnement; certes nous fournissons des explications, mais jamais assez. Humains que nous sommes, sans doute que nous ne fournissons jamais suffisamment d’éléments.

J’ai récemment été dans la même situation que Roger, pour une intervention bien moins “sérieuse”, mais avec un risque de perdre un oeil. Je connaissais tout le “cirque autour” de l’intervention, ses rituels, ses obligations qui peuvent paraître incompréhensibles au profane. J’étais et j’ai été totalement serein, comprenant toute action, ne percevant aucune inconnue.

Et puis, personne n’apprécie la perte du contrôle de la situation, en particulier quand on est le sujet du contrôle.

Drôle d’impression que d’être transporté sur un lit, alors qu’on est encore parfaitement capable de marcher

Il y a une raison simple à cette pratique. On a cessé de laisser marcher les “patients” vers la table d’opération le jour où l’un d’entre eux s’est évanoui de peur, est tombé et s’est cassé le col du fémur … bien entendu à opérer en sus de la raison pour laquelle ….

13)
Roger Cuneo
, le 12.03.2009 à 13:59
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Ami, tu décris bien une situation par laquelle j’ai passé il y a douze ans. Tu y ajoutes humour et émotion. Moi, sortant de là j’ai pondu ceci:

“Il a commencé par dire “Lorsque je serai grand”, Et il l’est devenu. Il a alors imaginé “Moi dans vingt ans”, Et vingt ans ont passé et davantage, Pétaradants et pressés à creuser leur sillage, Sur son visage, son âge.

Il a alors pensé “L’année prochaine” Et quand elle s’est écoulée, répétée et recommencée, Il n’a plus entrevu le temps en projets, Mais simplements en jours offerts, remplis, gagnés. Jusqu’au soir où il a pressenti demain…

Demain? Il a longtemps regardé le soleil se coucher, La montagne, Le ciel, Cérémonial tant de fois répété, sans qu’il sut comme ce soir là le voir. Il s’est réveillé le jour levé, Du même côté du miroir. Il a regardé la montagne, Le ciel, Leur éclatante beauté. Il a souri, Tout semblait comme avant, Mais lui avait changé:

C’est un oeil neuf sur le monde qu’il posait.”

Je crois qu’autrement je disais alors la même chose que toi aujourd’hui. Oui on relativise…

14)
Madame Poppins
, le 12.03.2009 à 18:16
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Le CHUV est une “machine” qui me fait peur, capable du meilleur (technique de soins) comme du pire (oubli de l’être humain) : merci pour ces lignes et…. longue vie à toi !

dbregnard, n’ayant jamais écrit la moindre ligne “technique” (enfin, si, en matière de “mooncup” mais c’est un peu… autre chose), je me sens un peu “visée” par tes lignes. Je pense qu’il y a plusieurs raisons au fait que cuk ne parle pas que de photos et d’informatique. D’une part parce qu’un test réalisé correctement prend un temps de dingue, dont peu disposent (ou alors, au détriment d’autre chose, parfois bien plus essentielle). Ensuite, dans la mesure où cuk est aussi peuplé de “vieux” (ie qui sont là depuis longtemps), il y a un désir d’échanger aussi sur d’autres plans, y compris plus personnels. Ces échanges peuvent être vus comme “plus vraiment de direction” mais une discussion entre “amis”, “bonnes connaissances” et “copains” doit-elle réellement être structurée ? Ne peut-on pas aussi parfois partir dans tous les sens ?

Finalement, l’argument est un peu “naze” mais réel quand même : si le titre et le sous-titre ne conviennent pas, il suffit de zapper et de revenir le lendemain.

Donc, à bientôt ;-)

15)
Roger Baudet
, le 12.03.2009 à 18:26
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Il y a une raison simple à cette pratique. On a cessé de laisser marcher les “patients” vers la table d’opération le jour où l’un d’entre eux s’est évanoui de peur, est tombé et s’est cassé le col du fémur … bien entendu à opérer en sus de la raison pour laquelle ….

Wooaaaarf !

J’adore la médecine, quand on me l’explique comme cela :-)

16)
ysengrain
, le 12.03.2009 à 18:41
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@ 15 Roger Quand je vous disais Lundi que j’étais considéré comme un peu farfelu.

J’ai grandement apprécié le “il est temps de conclure”

17)
levri
, le 12.03.2009 à 19:30
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@ Roger Baudet – 15 : oui valable comme explication ! :P Je n’aime pas les anesthésies générales, je préfère souffrir un peu, mais être conscient de ce qui se passe (ma curiosité me perdra).

@ Mââme Poppins – 14 : tu me fais penser qu’il y a quelques jours j’ai parlé de la “Mooncup” à une demoiselle, avec geste à l’appui pour le placement et l’utilisation … à posteriori, je me rend compte que n’étant pas vraiment outillé pour la démonstration, sa surprise pouvait être compréhensible … ;)

18)
JeMaMuse
, le 12.03.2009 à 20:28
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François Cunéo, l’animateur incontestable de ce site, n’y publie que de plus en plus rarement, en général pour auto-justifier l’acquisition d’un nouveau jouet…

Tiens, François n’a pas réagi ? La cinquantaine rend sage ;-)

@ dbregnard : c’est pour ça qu’on est bien sur Cuk : on parle de (presque) tout. Si on aime pas, on n’est pas obligé de lire, ni de réagir. De plus, Cuk n’a pas d’engagement rédactionnel vis-à-vis de ses lecteurs. Contrairement aux hebdos mentionnés, c’est gratuit (et de plus de très bonne facture).

19)
François Cuneo
, le 12.03.2009 à 22:28
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C’est pas que je vieillis, c’est que je n’ai pas eu le temps.

Et puis tout le monde a le droit de penser ce qu’il veut.

Cette critique revient périodiquement, on a un peu l’habitude:-)

En fait c’est peut-être que je vieillis!:-)

Et puis, cette remarque, elle vient de quelqu’un que j’aime bien.

Sinon Roger, heureux de savoir que ça va mieux!

20)
François Cuneo
, le 12.03.2009 à 22:38
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François Cunéo, l’animateur incontestable de ce site, n’y publie que de plus en plus rarement, en général pour auto-justifier l’acquisition d’un nouveau jouet… Allez, dites-moi que je me trompe!

Eh bien je te le dis: tu te trompes. Je suis allé regarder mes derniers articles:

Le dernier jouet que j’ai dû justifier date du 2 janvier, un article par semaine ensuite, et presque tout sur des programmes Mac…

Voilà!:-)

21)
Blues
, le 13.03.2009 à 08:43
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je trouve qu’aujourd’hui cuk.ch n’a plus vraiment de direction, on y parle de tout, de ses états d’âme, de ses bonheurs et malheurs, de son hygiène et de sa morale intimes… Il me semble qu’on glisse dangereusement vers un généralisme sans queue ni tête, un remake de l’Illustré et autres Hebdo

Ben dit donc, pas gonflé le gars ! ;-)

Perso, pour moi qui suis Cuk depuis ses débuts, je ne vois pas la différence … D’ailleurs il a toujours été dit que : Sur Cuk.ch, nous adorons prendre parti, critiquer (jamais sans arguments valables, évidemment), vous faire partager des anecdotes, ou parler d’autre chose que du Mac. En résumé, nous sommes libres.

22)
Tom25
, le 13.03.2009 à 18:45
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Ben ouais Roger Baudet, moi je m’attendais à de la technologie Apple. Je me disais que tu t’étais fait greffer une valve avec iPhone intégré ou au minimum iPod.

A l’époque de mon cancer le chirurgien m’avait proposé une couille en silicone, je lui ai répondu “pourquoi faire ?”. Mais une burne iPhone, ah ça ça me plairait !

Dès que c’est fait, je vous fait un article sur Cuk. Mais je ne montrerai et ne ferai essayer qu’à certaines personnes triées sur le volet.

23)
dbregnard
, le 13.03.2009 à 19:38
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@ tous, je sais que c’est un peu tard, mais merci pour vos réactions, protestations et remontrances.

@François, on n’est jamais totalement objectif quand on se plaint de quelque chose, tu as raison sur la forme (et tes stats le démontrent), mais sur le fond, j’ai quand-même l’impression que tu décroches et que les deuxièmes couteaux font de plus en plus ce qu’ils veulent (là, heureusement pour ma pomme que plus personne ne lit): du latex en veux-tu en voilà, des ennuis de santé, des doutes existentielles (je précise que pour les deux derniers points – pas pour le latex – j’en ai aussi, je suis aussi un vieux c… de quinquagénaire) , des voyages vieux de dix ans avec des photos assez banales…

@cher François, je précise que j’adore quand tu auto-justifies tes délires consuméristes. Pourquoi j’adore? parce que je m’identifie (avec un tout petit peu moins de moyens, mais là n’est pas la question). J’ai sincèrement l’impression, François, que Cuk est en train de dériver gentiment vers le “bien-penser écolo”, non pas que je dénigre la nécessité d’une écologie re-pensée, mais il y a des sites fabuleux, avec de vrais experts, pour ça. On nous trompe quand on essaie de nous faire avaler que notre trace éco, c’est notre mac en veille qui la produit (je précise que j’éteins scrupuleusement le mien).

@re-mon-cher-François: dis, t’as pas l’impression que Cuk est en train de devenir l’organe de communication interne d’un groupe de potes qui s’aiment bien et se côtoient plus ou moins régulièrement dans la vie réelle? Si c’est le cas, c’est pas interdit, c’est même sympa, mais pourquoi rester en site public, avec des clins d’oeil et des allusions relevant de l’humour interne?

@Mme. Poppins, vous avez raison et c’est ce que je fais déjà, tous les lundis (mais non, je plaisante, j’aime bien votre plume, car vous avez le sens de l’auto-dérision, vous – j’insiste lourdement sur le “vous” -).

@Tom25: ouais, super, ton sans de l’ironie, j’apprécie

@JemaMuse: quand tu dis que si on n’aime pas, on n’est pas obligé de lire, ni de réagir, je suis d’accord avec toi, juridiquement, mais là n’est pas mon propos. Quand tu dis que Cuk n’a pas d’engagement rédactionnel vis-à-vis de ses lecteurs, tu uses à nouveau d’arguments propres aux juristes et autres avocats. A mon sens, tout média a un engagement moral avec son public: celui de ne pas le décevoir, de ne pas le faire fuir. Question de confiance, pas de loi.

24)
François Cuneo
, le 13.03.2009 à 20:28
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dbregnard, tu penses ce que tu veux, il n’y a pas de problèmes.

Pour le site qui pourrait passer en privé, je ne sais pas, il faudrait en parler au entre 6000 et 7500 personnes qui lisent encore Cuk en semaine.:-)

L’humour interne n’est pas interne, ce sont des clins d’oeil qui sont compris par ceux qui suivent les articles tous les jours. Cela dit, il ne faut pas en abuser, nous sommes d’accord.

Je ne décroche pas Didier, je suis toujours là, même quand tu ne me vois pas. Je mets des articles (pas tous heureusement, et de plus en plus de gens sont capables de s’en sortir seuls, ouf!) en page, je prépare le planning.

Mais c’est vrai que j’écris moins, et que je ne sais même pas comment je faisais avant pour écrire presque tous les jours.

C’est bien ainsi, puisque d’autres ont pris le relais, dans l’esprit du début.

Parce que je t’assure Didier que j’ai eu des discussions avec Noé qui me disait à l’époque que ça faisait dix jours qu’on n’avait pas parlé de Mac, qu’il fallait faire gaffe, etc…

Depuis toujours, j’ai reçu des remarques qui me disent soit que nous parlons trop de Mac, soit que nous n’en parlons pas assez.

Certains sont partis parce qu’il n’y a plus de poussées de gueule politiques. D’autres sont partis parce que les articles sont trop techniques, d’autres pour…

Et d’autres sont venus.

Je reçois un nombre incroyable de mails qui nous disent que le petit moment de lecture de Cuk est important dans la vie de beaucoup.

Quant aux deuxième couteaux, ce sont pour moi des premiers couteaux!:-)

Que je ne remercierai jamais assez de faire ce qu’ils font pour le site.

Et si un jour ils ont envie de parler d’un truc intime, je ne vois pas pourquoi je dirais non.

Voilà.

Mais cela dit, je crois que personne ne t’a répondu agressivement. Encore une fois, je comprends que tu ressentes cela.

Mais sache que tout le monde je crois a ici le sens d’un devoir: celui de ne pas décevoir les millliers de gens qui nous lisent chaque jour.

25)
levri
, le 13.03.2009 à 21:14
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A mon sens, tout média a un engagement moral avec son public: celui de ne pas le décevoir, de ne pas le faire fuir.

Parlerais tu d’audimat ? Lorsqu’on est à la merci de contingences financières il peut être judicieux de faire dans le consensuel, pour un média gratuit et sans but lucratif ce qui est merveilleux c’est qu’il peut justement aborder des sujets inhabituels ou des sujets communs sous un angle original, nul ne peut satisfaire tous le monde, mais comme l’a expliqué François la base du lectorat reste fidèle, les déçus étant remplacés par de nouveaux enthousiastes.

28)
Tom25
, le 15.03.2009 à 07:57
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Ben soit Cuk fait du technique pur impersonnel, donc des articles sur le Mac et la photo, ou celui qui poste un commentaire le fait pour apporter un détail technique ou corriger une imprécision. Soit Cuk fait dans un ton plus personnel, plus vivant, et laisse transpirer dans ses articles le coté humain, voir enfantin, de l’attente du dernier gadget. Et là les commentaires deviennent également plus personnels, et on sort du cadre purement technique. Pour ma part je préfère cette seconde approche.

29)
bordchamp
, le 16.03.2009 à 00:14
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Passer en site privé ? Et puis quoi encore ? Ne nous faites pas ça, à nous qui n’écrivons presque jamais, mais qui lisons très souvent.

Par ailleurs, choisissez vos thèmes comme bon vous semble ; si le titre m’accroche, je lis, sinon je reviens le lendemain.

Cuk.ch sur le Net, c’est vraiment un plus.