Profitez des offres Memoirevive.ch!
Clim’ City, un somptueux Sim City environnemental et pédagogique

Comme vous avez pu le constater dans certaines de mes interventions cukiennes (celle-ci par exemple), mon dada à moi, c’est l’écologie industrielle. Pas étonnant, donc, que j’aborde avec vous un travail vulgarisant avec brio les actions que l’on peut mettre en oeuvre pour diminuer l’impact de l’homme sur l’environnement.

Nombre d’entre vous ont du en entendre parlé ces dernières semaines, les buzz internet servent à cela: diffuser des informations en deux temps trois mouvements. Heureusement, ce ne sont pas toujours des gags à deux balles ou des vidéos abrutissantes, de plus en plus souvent ce sont des projets drôlement bien ficelés.

Sur Internet, j’aime les jeux ou les interfaces simples (pas besoin d’un mode d’emploi sous la forme d’un pavé PDF pour pouvoir comprendre les règles), le Vendée Globe virtuel en est un exemple, mais à la différence près que le but est de charmer l’utilisateur pour qu’il s’abonne à des fonctionnalités supplémentaires payantes (ce qui est parfaitement acceptable d’ailleurs!).

Un peu de nostalgie

Clim’City s’inspire d’un jeu mythique pour les jeunes trentenaires comme moi! Vous l’aurez deviné, il fait référence à Sim City, un jeu dans lequel on construisait une ville que l’on faisait prospérer et croître au fil des ans. On pouvait même lui faire subir des ouragans ou des attaques de monstres tel King Kong, si ma mémoire est bonne.

image

image

image

Je ne pouvais résister à l’envie de vous montrer quelques clichés de Sim City (cela me rappelle mon premier ordinateur Atari…):

Le volet Expo de Clim’City

image

Les 2 volets du Clim’City: l’expo et le jeu

image

image

image

Ces trois images présentent l’interface soignée du jeu. Citons un article du journal “Le Monde” : “de gauche à droite, le regard embrasse une station de ski posée sur des montagnes enneigées, une plaine agricole entrecoupée de forêts, puis une ville avec ses quartiers résidentiels, son centre d’affaires et ses industries, ses centrales électriques et sa décharge… Enfin l’océan, bordé par les ports et la plage. Ce décor imaginaire, c’est le monde interactif de Clim’City, une exposition virtuelle sur la lutte contre le changement climatique doublée d’un jeu gratuit en ligne, grâce à qui chacun peut se prendre pour Al Gore et se confronter au casse-tête du développement durable.”

image

Quelques raccourcis vers les objets du paysage via le menu en bas à gauche de l’écran.

image

Si l’on clique sur une maison individuelle, on peut lire une brève description et une liste de chapitres disponibles pour obtenir des informations supplémentaires…

image

image

image

...voici quelques exemples d’informations disponibles pour chacun des éléments du paysage. Dans le dernier cas, j’ai sélectionné une école, puis le renvoi vers bâtiments du futur puis grattes-ciels écolos… À chaque fois de petits clips avec des illustrations alimentent le texte ni trop long ni trop court.

Mais quel est donc le but de Clim’City? Rendre une ville durable, et ceci un temps serré!

Ce jeu virtuel nous plonge dans la lutte contre le changement climatique à l’échelle d’une ville imaginaire : Clim’City. Lancé par Cap Sciences, le Centre de culture scientifique, technique et industrielle d’Aquitaine, et disponible sur en ligne, ce projet nous amène à brasser des idées et à franchir des obstacles pour régler leur compte aux gaz à effet de serre et aux gloutons énergétiques.

image

Votre mission, si vous l’acceptez, sera de réduire les émissions d’énergie et de gaz à effet de serre (CO2, méthane, etc. = GES) tout en faisant preuve de capacité d’adaptation.

image

Quelques astuces vous expliqueront les principes élémentaires du jeu, qui restent simples.

Comment sauver la planète (ou du moins Clim’City)?

Vous bénéficiez d’un certain nombre de rondes pour mettre en oeuvre des actions limitant vos impacts en terme de consommation d’énergie ou d’émission de CO2, en fonction de capital à disposition (PP: points publics, donc via les services publics; PE: points entreprises, via des institutions privées; PC: des points citoyens, donc des actions par les ménages de Clim’City).

image

Par exemple, je peux influencer la gestion environnementale du stade de la ville: en l’occurrence, j’ai choisi de le tapisser de panneaux solaires et de changer l’éclairage pour le rendre plus performant en terme de consommation d’électricité.

image

J’ai également décidé d’augmenter le nombre de pistes cyclables à disposition…

À chaque fois, ces actions me coûteront quelques points PP, PE et/ou PC et lorsque je passerai au tour suivant je pourrais suivre l’évolution de ma ville vers la durabilité.

Pas besoin de vous faire un dessin, Clim’ City est simple, didactique, ludique et “relativement” réaliste, c’est-à-dire suffisamment solide d’un point de vue scientifique pour être crédible, même si on ne va pas commencer à prendre tous les chiffres donnés comme super consolidés. Il s’agit d’un excellent outil pédagogique pour les jeunes, les curieux, les écolos (en fait je déteste ce terme, faisant trop référence selon moi à un cliché péjoratif et je lui préfère celui de “soucieux/respectueux de l’environnement”!) et tous les autres.

Conclusion

Et bien Clim’City est une bien belle interface pour apprendre en s’amusant et avec une prise en main intuitive comme je les aime.

image

Dommage toutefois, car je n’ai pas réussi à sauver pendant une partie, et je n’ai pas eu le temps de faire les 50 tours pour diminuer d’un facteur 4 les émissions de cette petite région.

Sa jolie bande-son, de beaux graphismes, des informations concises et claires, des objectifs concrets et pas toujours triviaux en font une sacrément belle réussite!

Quelques dessins de presse

J’affectionne les dessins de presse traitant de sujets comme le réchauffement climatique. En fait, je voue carrément une sorte de culte aux caricaturistes qui croquent de manière caustique la réalité pour nous la rendre plus digeste. Bravo à eux!

image

Mix & Remix, je suis un de ces plus grands fans (dire qu’il était le “crieur” (guet) de la Cathédrale de Lausanne par le passé!)

image

Geluck, dont les jeux de mots m’inspirent pour égayer mon quotidien, chat-peau à son talent!

image

image

Chappatte et Hermann ont tous les deux un talent fou, je les adore aussi!

Les citations du jour

  • Le monde est le théâtre de changements, et être constant dans la nature serait une inconstance. Abraham Cowley
  • Il est dans la nature humaine de penser sagement et d’agir d’une façon absurde. Anatole France
  • La nature ne fait rien en vain. Aristote
  • L’étude de la Nature nous dédommage de celles des hommes: elle nous fait voir partout l’intelligence de concert avec la bonté. Bernardin de Saint-Pierre

Allez, je vous laisse méditez sur ces quelques “maximes” et surout vous amusez à bichonner Clim’City!

Ah oui, encore une chose, faites moi plaisir en partageant en page commentaires avec notre communauté cukienne, les autres jeu en ligne de qualité traitant de problématiques environnementales.

A bientôt sur Cuk.ch!

40 commentaires
1)
François Cuneo
, le 12.02.2009 à 07:18
[modifier]

Hé mais c’est chouette ce jeu!

Je suis allé voir, c’est bien fichu.

Pour les dessins de presse, tes deux premiers dessins sont ceux de mes deux idoles à ce niveau. Je connais moins les deux autres.

2)
Caplan
, le 12.02.2009 à 07:47
[modifier]

Très joli, Théodore!

Mais je dois avouer que ma patience me permet tout juste de déguster une page de Mix & Remix et pas de faire 50 tours de jeu…

Milsabor!

3)
ToTheEnd
, le 12.02.2009 à 09:36
[modifier]

Truc pour y arriver: prendre les décisions difficiles dès le début…

Je confirme aussi, excellent jeux qui reflète assez bien tous les éléments auxquels il faut être attentif dans le développement d’une société.

T

4)
Kermorvan
, le 12.02.2009 à 10:09
[modifier]

……et j’appréciai la conquête que peut représenter, dans l’histoire de la pensée humaine, d’arriver à ne plus voir dans la nature un modèle à suivre, mais un bloc informe à sculpter, ou un ennemi à qui s’opposer. (Primo Lévi, La trêve) (p.44 Grasset 1994)

6)
Théodore Besson
, le 12.02.2009 à 14:06
[modifier]

Merci les amis!

Je constate que le débat enflammé d’hier à épuiser l’inspiration de la communauté pour les commentaires du jour ;-)

Merci à Kermovan pour les liens, je ne les connaissais pas tous ces dessinateurs.

@ François: je me suis offert un Mix et Remix dont tu serais jaloux puisqu’il parle de Mac, tu le découvriras bientôt :-)

7)
Bigalo
, le 12.02.2009 à 15:00
[modifier]

……et j’appréciai la conquête que peut représenter, dans l’histoire de la pensée humaine, d’arriver à ne plus voir dans la nature un modèle à suivre, mais un bloc informe à sculpter, ou un ennemi à qui s’opposer. (Primo Lévi, La trêve)

J’ose espérer que c’est à prendre au second degré !

8)
Kermorvan
, le 12.02.2009 à 15:58
[modifier]

@Bigalo

Non pas! C’est à prendre tel quel. C’était l’opinion exacte de Primo Lévi. Lisez le. Et j’approuve.

9)
Bigalo
, le 12.02.2009 à 16:25
[modifier]

Kermorvan

C’est bien ce que je craignais ;-(

Pendant quelques millions d’années, les différentes espèces du genre Homo se sont comportées comme n’importe autre espèce animale, subissant les contraintes climatiques, les prédateurs, et toutes les contraintes, ce qui aboutissait à un équilibre.

Depuis quelques milliers d’années, Homo sapiens a appris à faire des réserves (agriculture), à se protéger du froid, de la chaleur, des prédateurs, et sa population s’est développée très au-delà du raisonnable.

Nous sommes devenus une espèce invasive, comme par exemple Caulerpa taxifolia (cette algue probablement « échappée » du musée océanographique de Monaco, qui envahit de nombreuses zones en Méditerranée, en détruisant tout sur son passage).

Il n’y a pas de quoi être fier d’avoir réussi à s’affranchir des contraintes de la Nature. Grâce à nous, le rythme de disparition des espèces animales et végétales a été multiplié par un facteur 100. Voici un lien parmi beaucoup d’autres.

Cette disparition accélérée des espèces est due le plus souvent à la destruction de leurs milieux, en particulier les zones humides.

L’un des derniers exploits de l’humanité est la destruction de forêts primaires tropicales (un des milieux les plus riches en matière de biodiversité) pour les remplacer par des plantations de biocarburants. C’est ce que certains osent considérer comme un comportement écologique !

Hé bien franchement, je le répète, il n’y a pas de quoi être fier, et ta citation de Primo Levi me donne envie de vomir.

10)
Kermorvan
, le 12.02.2009 à 16:54
[modifier]

Chaque fois que l’on voit poindre le qualificatif de ‘naturel’ (c’est comme celui de militaire, d’ailleurs, comme pour la musique et la justice), (philosophie naturelle, contraception naturelle, médecine naturelle… ) il y a lieu de s’inquiéter. Votre réaction est d’une naïveté déconcertante. Je n’ai guère envie de polémiquer là-dessus, et j’arrête là. Vomissez en paix.

11)
Bigalo
, le 12.02.2009 à 17:12
[modifier]

Je ne vois pas ce qu’il y a de naîf :

philosophie naturelle, contraception naturelle, médecine naturelle…

sont des concept humains. Je n’ai jamais employé l’adjectif « naturel ». La Nature se suffit à elle-même, et pourrait fort bien se passer de l’ignoble parasite qu’est devenue notre espèce.

12)
Blues
, le 12.02.2009 à 17:51
[modifier]

Mes enfants ont été (ou sont encore) fans de Sim City dont est inspiré Clim’City. Pour info Sim City n’est pas mort ;-) (donc peu ou pas de nostalgie, car il a bien évolué). Sur Mac il a largement dépassé la version 2000 (la 3000 tournait sous X) mais n’a pas trop progressé depuis la version 4 ou 4000 et sur PC la dernière version (5 il me semble) se nomme Sim City Sociétés . Donc un jeu qui a toujours ses adeptes.

Quand à Clim’ City, bravo aux développeurs, super job ! (de plus en ligne et gratuit)… Cela fait quelques semaines qu’on est dessus (surtout mon dernier) il s’amuse comme un fou (j’ai essayé, mais j’avoue que je ne suis pas patient). Sans entrer dans des considérations écolo-polémik, je pense que ce jeu aidera “tout-de même” bien des personnes (surtout ados et cie) à prendre un peu plus conscience des enjeux (tout en s’amusant).

Bonne idée qu’ils ont eu là, chapeau les artistes !

14)
zit
, le 13.02.2009 à 18:09
[modifier]

Super, merci Théodore, je n’avais jamais joué à SimCity, mais là, je dois dire que le côté pédagogique est intéressant.

Après deux tours pour lesquels j’ai échoué (très bonnes réduction de consommation d’énergie et bonne adaptation, mais encore trop de GES), je viens de réussir :

C’était limite, ayant été frappé par une épizootie et plus tard, par des gelées tardives, j’ai fini la partie avec des points PP en pagaille que je ne pouvais pas utiliser faute de points PE…

z (merci encore, je vais faire tourner cette adresse, je répêêêêêêêêête :apprendre en s’amusant, quoi de mieux !)

15)
Tom25
, le 13.02.2009 à 20:28
[modifier]

J’ai eu joué à Sim City mais ce que je reproche à ces jeux, c’est qu’on s’y prend. Du coup je joue à des jeux de cartes genre Memory ou Solitaire, dont une partir ne prend que quelques secondes à quelques minutes.

Mais je salue ce jeu qui a l’air bien et te remercie de ton exposé. Je vais le faire lire à mes filles, peut-être seront elles plus intéressées que moi.

Kermovan je suis surpris, je n’ai pas lu Primo Lévi mais sur ce coup là je serais plutôt d’accord avec Bigalo.

16)
Kermorvan
, le 13.02.2009 à 22:29
[modifier]

C’est p.44 Grasset 1994. Primo Levi sortait d’Auschwitz.

Ah ! les amis de la nature ! Le mythe rousseauiste de la nature !

Déjà, ici, lundi 9 février 2009, « D’or et … d’argent », quelqu’un a fait l’apologie du bon sauvage de papouasie, l’anthropophage nu du bout du monde, à la vie si près de la nature.

Sous le régime de Vichy, le culte de la nature devint une philosophie officielle. Le bon docteur Carton, intégriste chrétien amateur de philosophie naturelle, prônait une médecine naturelle qui consistait naturellement d’abord à ne pas manger (en 1942), puis, après la guerre, au nom de cette médecine naturelle, interdisait à ses patients – tuberculeux – de se soigner en utilisant des antibiotiques (qu’il remplaçait par la gymnastique naturelle), lesquels en crevèrent, naturellement.

L’humanité n’est faite que de lutte contre l’inhumaine et impitoyable nature !

« …l’ignoble parasite qu’est devenue notre espèce », c’est pas bourré de haine, ça ?

17)
levri
, le 14.02.2009 à 10:57
[modifier]

@ Kermorvan : On en revient toujours au problème des intégrismes, des adorateurs de “la Vérité”, il n’y a pas de vérité absolue, seulement des vérités relatives, le mythe du “bon sauvage” comme celui de la “croissance continue” ne sont que ça … des mythes. Nier la réalité de la nature, bétonner la totalité de la planète ou prôner le retour à l’âge des cavernes sont deux opposés tout aussi ridicules, la petite “vérité”, comme souvent se trouve dans le juste milieu, utiliser la technologie quand c’est nécessaire, et en tenant compte des problèmes qu’elle peut générer, utiliser les moyens que nous a donné la nature quand il n’y a pas de nécessité d’utiliser des techniques “lourdes”.

Pourquoi se vêtir en zone caniculaire ? quelqu’un parlait de cravate, est ce une pièce d’habillement nécessaire pour prouver son degré de civilisation ? les antibiotiques sont un autre bon exemple, il a fallu 50 ans pour qu’on limite leur usage aux cas où ils étaient réellement nécessaires, leur prescription sans besoin a rendu les organismes moins aptes à se défendre contre l’infection et diminué leur efficacité lorsqu’ils étaient vraiment nécessaires.

L’humanité n’est faite que de lutte contre l’inhumaine et impitoyable nature !

… s’il n’y avait pas de nature, il n’y aurait pas non plus d’humanité, fin du “problème” ! (et l’humanité n’est pas en reste pour “l’inhumanité” et l’absence de pitié)

On peut aussi vivre dans une certaine harmonie avec la nature, mais évidemment si on construit en zone inondable, à la première inondation, on ne va pas accuser les promoteurs du lotissement, on va “déclarer la guerre à la nature”. On peut laisser croître la population sans limite, et ensuite accuser la nature d’être incapable de subvenir aux besoins de la magnifique humanité irresponsable, on pourrait multiplier les exemples à l’infini.

18)
Tom25
, le 14.02.2009 à 11:36
[modifier]

Je comprends un peu mieux Kermovan, mais je voyais plutôt le coté nature comme l’exprime levri ci-dessus.

Ce qui m’avait surpris de ta part, c’est que tu es un farouche opposant de l’exploitation de l’homme par l’homme, et j’avais cru que ça ne te dérangeait pas que l’homme exploite la nature au delà des limites raisonnable.

19)
Bigalo
, le 14.02.2009 à 11:41
[modifier]

@ Kermorvan

Prises individuellement, il y a de nombreuses personnes sympathiques. Cela n’empêche nullement que globalement, nous sommes une véritable calamité.

J’ai 2 définitions au choix pour l’humanité : le cancer, ou le sida de la planète. C’est moins haineux, tu es content ?

Tu t’obstines à parler de mèdecine et de philosophie naturelles, alors que c’est sans rapport aucun avec mon propos.

Tu n’as jamais entendu dire, peut-être que pour que tous les habitants de la planète puissent avoir le même mode de vie que les Américains, il faudrait les ressources de 6 ou 7 planètes comme la nôtre ?

Le bon sauvage, je connais le mythe moi aussi. Je ne me demande pas s’il est bon ou non. Je constate simplement que le mode de vie des peuples dits primitifs (Indiens d’Amérique, Bushmen, Aborigène, …) est compatible avec le maintien de leur environnement, ce qui n’est plus le cas du nôtre, à nous Occidentaux.

Notre espèce est en train de tout détruire. On finira probablement par en crever d’ici quelques décennies ou quelques siècles, ce qui n’est pas bien grave, mais d’ici là que de dégâts nous aurons encore fait !

La principale (sinon l’unique) différence entre nous est que tu considères l’Homme comme un être supérieur à tout le reste, qui peut exploiter ou détruire toutes les ressources auxquelles il est capable d’accéder, tandis que j’estime que nous ne sommes qu’une espèce parmi d’autres, sans valeur particulière.

La disparition d’une espèce comme les Gorilles, les Orangs-Outangs ou les Chimpanzés (pour citer des espèces emblématiques) me paraît un drame bien plus grand qu’un quelconque cataclysme provoquant la mort d’un humain sur 1000. Dans un cas, il s’agit d’une perte définitive ; dans l’autre d’un drame effroyable pour la région concernée, mais sans incidence sur la survie de l’espèce.

PS – J’avais essayé de poster ce commentaire un peu après minuit, mais je n’arrivais pas à accéder à Cuk.ch, malgré plusieurs tentatives jusqu’à 1h30 . Je vois avec plaisir que tout est rentré dans l’ordre.

20)
Tom25
, le 14.02.2009 à 11:45
[modifier]

Mais on ne peut jouer qu’en ligne ? J’avais lu que le jeu était dispo en ligne mais je croyais qu’on pouvait le télécharger. J’ai regardé 2 minutes sans trop approfondir, mais si on commence une partie et qu’on nettoie ses cookies etc., on a tout perdu ? Je suppose que la partie est sauvegardée dans un Cookie ou bien ?

21)
ToTheEnd
, le 14.02.2009 à 12:40
[modifier]

Bigalo: je nuancerais tes propos en disant que c’est normal que des espèces disparaissent… des millions ont disparu avant même que l’humain se tienne debout… ce n’était pas de notre faute. Par contre, c’est vrai qu’il y a de quoi se sentir un peu plus mal à l’aise quand on sait que nous sommes directement responsable de la disparition d’une espèce.

Toutefois, dans certains cas, on accélère cette disparition… mais on ne fait qu’accélérer ce que la nature aurait fait.

Attention, je ne cherche aucunement une excuse ou à dédouaner nos actes qui sont assurément un plaie pour cette planète et son écosystème… je dis tout simplement qu’il ne faut pas être extrême non plus.

Enfin, je ne pense pas qu’on crèvera tous, franchement. Il y aura certainement des hécatombes, des populations entières qui disparaîtront sous les flots, dans les tempêtes de sable ou je ne sais quoi encore… tout comme c’est déjà arrivé dans le passé pour des populations locales (cf: L’effondrement par Jared Diamond).

Néanmoins, je pense qu’il y aura toujours un groupe (nation ou je ne sais quel autre terme) qui s’en sortira parce qu’elle aura les ressources, les armes ou je ne sais quoi d’autre.

Maintenant, ce qui me paraît évident, c’est que ça ne sera pas pour 7, 10 ou 15 milliards de personnes… et que leur vie ne sera probablement pas enviable (cf: Soleil Vert?)…

Voilà… c’était ma pensée du jour pour tous les amoureux qui voient la vie en rose aujourd’hui…

T

22)
Tom25
, le 14.02.2009 à 12:55
[modifier]

Voilà… c’était ma pensée du jour pour tous les amoureux qui voient la vie en rose aujourd’hui…

Bob ben voilà, je me demandais si j’amenais ma femme au restau ou si on faisait autre chose. Du coup je vais aller méditer :•) .

Je ne sais pas trop ce qui t’embête le plus, qu’ils soient amoureux ou qu’ils voient la vie en rose ? ;•) .

23)
ToTheEnd
, le 14.02.2009 à 13:30
[modifier]

On serait étonné… j’adore voir les gens amoureux… ça les rend généralement moins cons. Et tu serais bien inspiré d’invité ta femme ce soir et de passer une bonne soirée… on ne sait jamais, demain ou l’année prochaine ça ne sera peut être plus un choix.

Toujours profiter du momentum…

T

24)
Kermorvan
, le 14.02.2009 à 13:36
[modifier]

Petit complément à l’intervention de TTE. Puisque la Nature (avec un N majuscule, hein) se suffit à elle-même, et pourrait fort bien se passer de l’ignoble parasite qu’est devenue notre espèce, je sais vers quoi nous nous orientons : c’est vers l’élimination des parasites excédentaires, comme les allemands l’avaient entrepris dans les années trente et quarante. P.S. Primo Levi a publié la trève en 1963, il est mort en 1987; le club de Rome date de 1968, et le rapport Meadows de 1970 : Primo Levi en a certainement eu connaissance.

25)
Tom25
, le 14.02.2009 à 13:57
[modifier]

Kermovan, on parle de Nature avec un grand N et d’Homme avec un grand H, sans parler ni de race de religion ou de statut social. C’est la première fois que j’entends que les Nazis avaient entrepris le génocide à des fins écologiques.

@TTE, comment ça je n’aurai plus le choix ? Elle sera avec un autre ?
Non, j’ai bien compris que tu faisais allusion au prix du restau. Enfin j’espère ;•) .

27)
ToTheEnd
, le 14.02.2009 à 14:08
[modifier]

@TTE, comment ça je n’aurai plus le choix ? Elle sera avec un autre ? Non, j’ai bien compris que tu faisais allusion au prix du restau. Enfin j’espère ;•) .

Non, c’était juste une remarque sur le fait qu’il faut profiter de ce qu’on a sur le moment; tout simplement.

T

28)
Bigalo
, le 14.02.2009 à 14:41
[modifier]

@ Kermorvan

Impossible de discuter avec toi ;-(

Tu dérives systématiquement au lieu de répondre aux arguments qui te sont soumis. Je suis intervenu de façon suffisamment détaillé dans un débat sur le racisme, à l’occasion de l’élection d’Obama, pour ne pas éprouver le besoin de revenir sur ce thème.

Quand je parles de calamité, je fais référence à l’humanité entière, et pas à tel ou tel groupe.

Tu réponds avec ce qu’a fait l’Allemagne nazie ; c’est complètement hors sujet.

J’arrête là, puisqu’il est apparemment impossible d’avoir un échange suivi avec toi.

29)
Karim
, le 14.02.2009 à 14:58
[modifier]

Le bon sauvage, je connais le mythe moi aussi. Je ne me demande pas s’il est bon ou non. Je constate simplement que le mode de vie des peuples dits primitifs (Indiens d’Amérique, Bushmen, Aborigène, …) est compatible avec le maintien de leur environnement, ce qui n’est plus le cas du nôtre, à nous Occidentaux.

Même cette dernière affirmation doit être relativisée, d’après par exemple ce que l’on pense aujourd’hui du déclin de l’El Mirador maya :

El Mirador, mère des cités mayas

Je cite la fin pour les paresseux : “Les élites d’El Mirador ont sacrifié leur environnement à leurs rêves de magnificence : nous n’avons pas fini d’en tirer les leçons.”

30)
Kermorvan
, le 14.02.2009 à 15:04
[modifier]

Mr Bigalo, je ne vous répondais pas, je l’ai dit une fois pour toutes au n°10.

C’est avec les autres que je dialoguais. Réponses à levri, tte, tom25.

@Karim: voir aussi le conte métaphorique sur l’ile de Pâques, dans le dernier livre de Jancovici.

31)
levri
, le 14.02.2009 à 16:13
[modifier]

@ Karim : évidemment tout est à relativiser, et toute affirmation doit supporter des exceptions, j’avais aussi pensé à l’île de Pâques …

… mais une exception ne rend pas pour autant faux un comportement général.

32)
Karim
, le 14.02.2009 à 17:02
[modifier]

Les dés sont pipés dans ce genre de débat si l’on ne prend pas la peine de redéfinir systématiquement les termes que l’on utilise : culture vs nature, ça peut être riche ou mener à un véritable dialogue de sourds… Si l’on veut avoir une chance aujourd’hui de sauver la « Nature » (on dit Environnement maintenant) qui nous offre les conditions de notre survie, il apparaît essentiel d’aller à l’encontre de notre « Nature » prédatrice. Domestiquer sa nature, c’est précisément le propre de l’homme : c’est donc faire preuve d’humanité. C’est bien l’être de culture qui (peut-être…) sauvera la « Nature » qui lui permet de vivre.

De façon plus concrète on a évoqué le sujet à de multiples reprises ici : par exemple avec le télétravail qui utilise de hautes technologies (parfaitement « contre-nature »…) et permet de réduire notre « empreinte écologique ». Dans le cas des transports aussi, en évoquant la nécessité de limiter fortement (pas supprimer, ne sortez pas vos revolvers) l’usage de la voiture pour la remplacer dans bien des cas par les transports en commun (donc pas forcément par les pieds : haute technologie là encore) ou le vélo (haute technologie, ne riez pas : les vitesses font appel au génie mécanique, l’adjonction d’une batterie de 250 kw sur les VAE qui soulage les vieux et les fainéants semble être supportable pour notre planète et fait l’objet de recherches pointues). Pour les malcomprenants, ça ne signifie pas que la technologie sera la réponse au désastre écologique, mais que cette réponse inclura nécessairement des choix technologiques (contre-nature…) et un frein à nos tendances prédatrices (naturelles…).

33)
Karim
, le 14.02.2009 à 17:07
[modifier]

Je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager ce dialogue de haute volée que je tire du roman « La statue de la liberté » de Michel Rio : il s’agit d’un débat « services publics » vs « marché » qui comme vous allez le voir est fortement lié au débat « culture » vs « nature » initié par Bigalo et Kermovan, tout en réglant leur compte à ceux qui prétendent débattre de problèmes écologiques, par exemple, « au-dessus » de la politique. Il reprend bien des dialogues qui ont eu lieu ici, en les synthétisant avec un certain style… Le premier à parler est Brooks, magnat américain de la finance, son interlocuteur Malone, commissaire français :

– L’homme est dans l’état de nature. L’état de nature est dans l’homme – toute philosophie ayant tenté de dissocier nature et homme a été, à terme, un échec pratique complet. Ceci est un axiome.

– L’homme vient de l’état de nature. Il a inventé, seul, l’état de culture. L’évolution de l’homme est le passage progressif de l’état de nature à l’état de culture. Ça s’appelle civilisation. La civilisation est le propre de l’homme. Autre axiome.

– L’équilibre naturel dans l’humanité, c’est le marché.

– L’équilibre culturel dans l’humanité, c’est le service public.

– Le marché est un transformateur bénéfique de l’instinct en code sans renier l’instinct. Renier l’instinct est impossible. Le marché est un phénomène culturel respectant l’origine naturelle.

– L’état de nature est la prédation, la dominance et l’évolution par voie de sélection naturelle. L’état de culture est l’altruisme, l’égalité de droit et l’évolution par voie de consensus culturel. L’état de nature dans l’homme est le despotisme, la guerre et la dictature du marché.

– Le marché permet l’innovation par la stimulation matérielle. La seule stimulation culturelle doit postuler que l’homme est fondamentalement bon. Ce qui est faux. L’homme est fondamentalement prédateur. Le marché civilise la prédation naturelle.

– L’innovation majeure est de l’ordre de l’esprit. Ce qui n’a pas a priori une valeur d’échange, donc n’intéresse pas le marché. L’ultralibéralisme considère l’innovation culturelle comme un luxe inutile. Le service public en fait un des fondements de la démocratie.

– L’invention majeure politico-culturelle est l’utopie. Toutes les utopies sont par essence, ou deviennent par nécessité, totalitaires. On ne peut pas forcer l’humanité au bonheur par réglementation de police. Le mouvement est invariablement le suivant : le bonheur s’estompe, la police s’accroît.

– Le service public n’est pas une utopie, mais une réalité, il n’est pas despotique, mais républicain, et garantit les libertés. Le marché doit être soumis à la loi républicaine et non l’inverse. L’inverse est une dictature, et une castration du politique.

– Bloquer les mécanismes sélectifs fondamentaux c’est bloquer la société. Une société bloquée est comme certains poissons qui doivent avancer sous peine d’asphyxie : elle est condamnée à mort.

– L’état de droit et de culture bloque le processus darwinien et malthusien dans l’humanité : il régule en amont et libère en aval : c’est la loi consensuelle suivie de la liberté consensuelle. L’état de nature dans l’humanité, ou la dictature du marché, maintient le processus darwinien ou malthusien : il libère en amont et régule en aval. C’est la liberté de la jungle suivie de la loi sélective de la jungle.

– Le marché est fondé sur la loi et les libertés républicaines.

– La dictature du marché n’est pas fondée sur les dits et les visées de la loi républicaine, mais sur ses silences et ses manques.

– Le service public se substituant au marché, c’est la ruine.

– Le marché se substituant au service public, c’est la mort.

– Il n’y a qu’une alternative : rentabilité ou faillite.

– La notion de rentabilité dans le service public est une absurdité logique et morale. Les conséquences en sont meurtrières, témoins l’affaire du sang contaminé ou celle de l’amiante en France ou l’affaire de la vache folle en Angleterre. Un gouvernement qui prend des risques avec la santé publique par souci économiste est un gouvernement de criminels. Le crime est contre l’humanité.

– Le profit est donateur de travail.

– Le profit comme finalité tient le travail en otage. L’ultralibéral est quelqu’un qui dit au politique : ne m’ennuyez pas ou je licencie. Le politique n’ennuie pas. L’autre licencie quand même.

– Liberté politique et libéralisme économique sont indissociables.

– Despotisme de l’argent et ultralibéralisme sont indissociables. L’ultralibéralisme, c’est la dictature des tenants du marché mondial.

– Le marché est, jusqu’à preuve du contraire, le seul système qui rende possible une société d’abondance. C’est aussi le seul qui ait les moyens d’être secourable.

– Le but n’est pas l’abondance, mais la suffisance et la justice. L’abondance, dans l’optique ultralibérale, veut dire le caractère exponentiel des biens et du profit. Cela doit impliquer normalement le caractère exponentiel des ressources de la terre. Ce qui est faux. L’ultralibéralisme veut dire : après moi, le déluge. Il se fout des générations futures. Il est massivement infanticide. »

35)
zit
, le 15.02.2009 à 18:33
[modifier]

Joli dialogue, en effet. On croirait lire du T face à O sans les invectives, barramines et autres noms d’oiseaux habituels. ;o)

z (Michel Rio ? je répêêêêêêêêête : La statue de la liberté ? vais me renseigner, ça me changera des polars et de la –bonne– SF)

PS : juste un mot sur le jeu, je n’ai pas touché aux agro bio necrocarburants (en aucun cas bio quoi que ce soit), cette salopperie ne devrait rien avoir à faire là, enfin, avec GDF–Suez comme sponsor, on peut s’attendre à quelques “imprécisions”…

PS2 : se méfier, ne jamais oublier de se méfier… (d’où vient l’info, à qui profite le crime, etc… ;^)

36)
Karim
, le 15.02.2009 à 19:14
[modifier]

Michel Rio ? je répêêêêêêêêête : La statue de la liberté ? vais me renseigner

Michel Rio, c’est un OLNI, le Rodrigo y Gabriela de la littérature ;-)

«La statue de la liberté» et les exploits du commissaire Malone sont un bon début, si tu accroches tu peux poursuivre avec Malone et «La mort», puis «Coupe réglée» qui vient d’être publié (en oubliant l’intermédiaire «Sans songer à mal») où l’on retrouve quelques problématiques sur le pouvoir et l’environnement entre deux meurtres.

ça me changera des polars et de la –bonne– SF

Ça me fait penser à un auteur de SF qui a écrit un excellent polar, je suppose que tu as lu «Transparences» d’Ayerdhal ?

37)
zit
, le 16.02.2009 à 02:38
[modifier]

Ayerdhal ? C’est de la balle ! C’est un de mes auteurs favoris, j’attends avec impatience une suite à «Transparences» (c’est lui qui a lâché l’info sur le forum du Diable Vauvert, son éditeur). Non seulement on ne s’ennuie pas à le lire, mais en plus, il a une conception des rapports entre les humains qui n’est pas sans me déplaire, je me sens même très en phase… C’est aussi grâce à une de ses interview que j’ai lu que j’ai découvert récemment Pierre Bordage, tout aussi prenant (impossible de dormir plusieurs nuits à cause de ses bouquins, captivant !).

Quand à ClimCity, une bonne méthode pour le succès consiste à démarrer tout en bas de la liste déroulante, à la mairie, et de lancer toutes les actions possible dès le début de la partie :

Ainsi, la plupart des actions décidées ensuite coûtent moins cher… Le politique, on en revient toujours au politique…

z (décroissance, je répêêêeêêête : vive “mon cul” ! ;^)

38)
ToTheEnd
, le 16.02.2009 à 11:25
[modifier]

Joli dialogue, en effet. On croirait lire du T face à O sans les invectives, barramines et autres noms d’oiseaux habituels. ;o)

Pas d’accord… l’autre jour je répondais pour la dernière fois à son petit disciple… ça fait longtemps que je ne perds plus de temps à lire O et encore moins à lui répondre.

T

39)
levri
, le 16.02.2009 à 12:18
[modifier]

Ayerdhal, j’avais lu Sexomorphoses, Histrion et Balade choréïale, j’avais bien aimé …

40)
Kermorvan
, le 18.02.2009 à 13:46
[modifier]

Les citations de Karim en 32. (« La statue de la liberté » de Michel Rio) sont aussi p.44 du livre (seuil 1997).