Comme vous avez pu le constater dans certaines de mes interventions cukiennes (celle-ci par exemple), mon dada à moi, c’est l’écologie industrielle. Pas étonnant, donc, que j’aborde avec vous un travail vulgarisant avec brio les actions que l’on peut mettre en oeuvre pour diminuer l’impact de l’homme sur l’environnement.
Nombre d’entre vous ont du en entendre parlé ces dernières semaines, les buzz internet servent à cela: diffuser des informations en deux temps trois mouvements. Heureusement, ce ne sont pas toujours des gags à deux balles ou des vidéos abrutissantes, de plus en plus souvent ce sont des projets drôlement bien ficelés.
Sur Internet, j’aime les jeux ou les interfaces simples (pas besoin d’un mode d’emploi sous la forme d’un pavé PDF pour pouvoir comprendre les règles), le Vendée Globe virtuel en est un exemple, mais à la différence près que le but est de charmer l’utilisateur pour qu’il s’abonne à des fonctionnalités supplémentaires payantes (ce qui est parfaitement acceptable d’ailleurs!).
Un peu de nostalgie
Clim’City s’inspire d’un jeu mythique pour les jeunes trentenaires comme moi! Vous l’aurez deviné, il fait référence à Sim City, un jeu dans lequel on construisait une ville que l’on faisait prospérer et croître au fil des ans. On pouvait même lui faire subir des ouragans ou des attaques de monstres tel King Kong, si ma mémoire est bonne.
Je ne pouvais résister à l’envie de vous montrer quelques clichés de Sim City (cela me rappelle mon premier ordinateur Atari…):
Le volet Expo de Clim’City
Les 2 volets du Clim’City: l’expo et le jeu
Ces trois images présentent l’interface soignée du jeu. Citons un article du journal “Le Monde” : “de gauche à droite, le regard embrasse une station de ski posée sur des montagnes enneigées, une plaine agricole entrecoupée de forêts, puis une ville avec ses quartiers résidentiels, son centre d’affaires et ses industries, ses centrales électriques et sa décharge… Enfin l’océan, bordé par les ports et la plage. Ce décor imaginaire, c’est le monde interactif de Clim’City, une exposition virtuelle sur la lutte contre le changement climatique doublée d’un jeu gratuit en ligne, grâce à qui chacun peut se prendre pour Al Gore et se confronter au casse-tête du développement durable.”
Quelques raccourcis vers les objets du paysage via le menu en bas à gauche de l’écran.
Si l’on clique sur une maison individuelle, on peut lire une brève description et une liste de chapitres disponibles pour obtenir des informations supplémentaires…
...voici quelques exemples d’informations disponibles pour chacun des éléments du paysage. Dans le dernier cas, j’ai sélectionné une école, puis le renvoi vers bâtiments du futur puis grattes-ciels écolos… À chaque fois de petits clips avec des illustrations alimentent le texte ni trop long ni trop court.
Mais quel est donc le but de Clim’City? Rendre une ville durable, et ceci un temps serré!
Ce jeu virtuel nous plonge dans la lutte contre le changement climatique à l’échelle d’une ville imaginaire : Clim’City. Lancé par Cap Sciences, le Centre de culture scientifique, technique et industrielle d’Aquitaine, et disponible sur en ligne, ce projet nous amène à brasser des idées et à franchir des obstacles pour régler leur compte aux gaz à effet de serre et aux gloutons énergétiques.
Votre mission, si vous l’acceptez, sera de réduire les émissions d’énergie et de gaz à effet de serre (CO2, méthane, etc. = GES) tout en faisant preuve de capacité d’adaptation.
Quelques astuces vous expliqueront les principes élémentaires du jeu, qui restent simples.
Comment sauver la planète (ou du moins Clim’City)?
Vous bénéficiez d’un certain nombre de rondes pour mettre en oeuvre des actions limitant vos impacts en terme de consommation d’énergie ou d’émission de CO2, en fonction de capital à disposition (PP: points publics, donc via les services publics; PE: points entreprises, via des institutions privées; PC: des points citoyens, donc des actions par les ménages de Clim’City).
Par exemple, je peux influencer la gestion environnementale du stade de la ville: en l’occurrence, j’ai choisi de le tapisser de panneaux solaires et de changer l’éclairage pour le rendre plus performant en terme de consommation d’électricité.
J’ai également décidé d’augmenter le nombre de pistes cyclables à disposition…
À chaque fois, ces actions me coûteront quelques points PP, PE et/ou PC et lorsque je passerai au tour suivant je pourrais suivre l’évolution de ma ville vers la durabilité.
Pas besoin de vous faire un dessin, Clim’ City est simple, didactique, ludique et “relativement” réaliste, c’est-à-dire suffisamment solide d’un point de vue scientifique pour être crédible, même si on ne va pas commencer à prendre tous les chiffres donnés comme super consolidés. Il s’agit d’un excellent outil pédagogique pour les jeunes, les curieux, les écolos (en fait je déteste ce terme, faisant trop référence selon moi à un cliché péjoratif et je lui préfère celui de “soucieux/respectueux de l’environnement”!) et tous les autres.
Conclusion
Et bien Clim’City est une bien belle interface pour apprendre en s’amusant et avec une prise en main intuitive comme je les aime.
Dommage toutefois, car je n’ai pas réussi à sauver pendant une partie, et je n’ai pas eu le temps de faire les 50 tours pour diminuer d’un facteur 4 les émissions de cette petite région.
Sa jolie bande-son, de beaux graphismes, des informations concises et claires, des objectifs concrets et pas toujours triviaux en font une sacrément belle réussite!
Quelques dessins de presse
J’affectionne les dessins de presse traitant de sujets comme le réchauffement climatique. En fait, je voue carrément une sorte de culte aux caricaturistes qui croquent de manière caustique la réalité pour nous la rendre plus digeste. Bravo à eux!
Mix & Remix, je suis un de ces plus grands fans (dire qu’il était le “crieur” (guet) de la Cathédrale de Lausanne par le passé!)
Geluck, dont les jeux de mots m’inspirent pour égayer mon quotidien, chat-peau à son talent!
Chappatte et Hermann ont tous les deux un talent fou, je les adore aussi!
Les citations du jour
- Le monde est le théâtre de changements, et être constant dans la nature serait une inconstance. Abraham Cowley
- Il est dans la nature humaine de penser sagement et d’agir d’une façon absurde. Anatole France
- La nature ne fait rien en vain. Aristote
- L’étude de la Nature nous dédommage de celles des hommes: elle nous fait voir partout l’intelligence de concert avec la bonté. Bernardin de Saint-Pierre
Allez, je vous laisse méditez sur ces quelques “maximes” et surout vous amusez à bichonner Clim’City!
Ah oui, encore une chose, faites moi plaisir en partageant en page commentaires avec notre communauté cukienne, les autres jeu en ligne de qualité traitant de problématiques environnementales.
A bientôt sur Cuk.ch!


















