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D’or et … d’argent
L'idée de ce billet m'est venue dimanche matin, suite à une de ces loufoques associations d'idées dont j'ai le secret, à savoir la fin du roman d'Anne Cunéo, intitulé" D'or et d'oublis", le constat que sur cuk, la gratuité d'un utilitaire entraîne toujours la même plaisanterie, et la médaille d'argent gagnée samedi par Didier Cuche.

Trois sujets ayant comme point commun l'argent : sa déshérence, son absence et son symbole pour illustrer un mérite sportif, il n'en fallait pas plus pour que mon petit cerveau se mette à cogiter.

Du fric, du pognon, du flouze, des pépètes, de la thune, des billets, de l'oseille, du cash, que de mots pour parler d'argent. Et s'il existe moult vocables, il y a au moins autant de proverbes qui l'évoquent : "l'argent est le nerf de la guerre", "il n'y a pas de petites économies", "plaie d'argent n'est pas mortelle", "l'argent n'a pas d'odeur", "l'eau va à la rivière" ou encore "gagner apprend à dépenser".

Je serais bien incapable de traiter exhaustivement la question : elle a occupé trop de philosophes, de psychanalystes et de financiers pour être résumée en un billet "poppinesque". Mais elle se prête merveilleusement bien à quelques réflexions éparses et diverses.

Mon premier souvenir concret relatif à l'argent remonte à mes treize ans lorsque, après avoir "vendangé" durant deux semaines, j'ai pu m'offrir un pantalon et un pull que ma mère avait refusé de m'acheter, estimant qu'ils excédaient le budget "habits". Je lui ai alors dit, avec cet étonnement candide propre aux enfants "c'est quand même dingue, il m'a fallu deux semaines pour gagner cet argent et à peine vingt minutes pour le dépenser". Vous ne serez donc pas surpris d'apprendre que vingt-cinq ans plus tard, je me souviens encore et de la couleur desdits pantalons et du motif du pull...

Au cours des années suivantes, j'ai confusément pris conscience que l'argent n'était pas tout mais qu'en avoir ouvrait certaines portes. Ainsi, si mon père, indépendant, gagnait assez pour m'offrir des séjours linguistiques à l'étranger, cet argent avait un prix qui s'appelait "ne pas avoir de temps à passer avec sa famille".

Devenue jeune adulte puis adulte, j'ai découvert que nombreux sont ceux pour qui l'argent est un but et non un moyen, que les choses qui me sont réellement précieuses n'ont pas de prix et qu'en parler est pour beaucoup très difficile : refuser de diviser l'addition par le nombre de convives, demander une augmentation de salaire, définir le budget familial, rappeler à quelqu'un qu'il a encore une dette à payer, autant de moments où l'argent est, du moins en apparence, au premier plan.

En réalité, cet argent traduit, je crois, très souvent d'autres préoccupations : les autres convives se soucient-ils de moi, quelle valeur a mon travail pour l'entreprise, pourquoi dois-je rendre compte de chaque centime dépensé au motif que ce n'est pas moi qui gagne l'argent nécessaire à la famille, cette personne aurait-elle oublié que je l'ai sortie d'un mauvais pas ?

L'argent peut aussi devenir, très tard, l'occasion de... régler des comptes qui n'ont rien de pécuniaires : je me souviens comme si c'était hier du désarroi d'un juge qui était supposé liquider une hoirie alors que l'une des deux filles de la défunte, une femme d'une quarantaine d'années, reprochait à sa soeur, sensiblement du même âge, d'avoir fait des études plus chères qu'elle et d'avoir toujours reçu, de la part de leurs parents, des cadeaux plus onéreux qu'elle !

Lors d'une soirée, essayez de lancer, l'air de rien, un "et vous, vous donnez de l'argent de poche à vos enfants ?" : point ne sera nécessaire de relancer la conversation pendant la durée du repas, elle se poursuivra "toute seule" au moins jusqu'au dessert ! Qu'on en ait reçu ou qu'on en ait été privé, par choix des parents ou en raison d'un budget familial beaucoup trop serré, personne ne peut faire abstraction de "hier" face à cette question qui concerne "demain". Et si par un hasard improbable, le sujet ne devait inspirer personne, tentez le "et les sportifs, vous pensez qu'ils méritent leurs salaires ?" : vous entendrez à coup sûr parler et du golf et du tennis mais également des dirigeants du CAC 40 et du SMI ou des plus grandes débâcles de ces dernières années...

Preuve est faite, si besoin était, que l'argent rend les gens volubiles; en revanche, son manque se traduit par un silence assourdissant et se vit comme une honte : s'il est facile de connaître les plus grandes fortunes de ce monde, nous ignorons souvent, dans nos pays dits riches, qui, de nos voisins, vit en dessous du minimum vital et qui est devenu, parmi nos amis d'enfance, un working-poor.

Bref, je vous avais avertis : mes tribulations sont éparses et diverses et je serais bien en peine de vous synthétiser en une seule phrase mon rapport à l'argent. Peut-être que je peux me payer le luxe d'en parler relativement librement parce que je n'ai jamais eu le sentiment d'en manquer durant mon enfance, probablement que je ne suis pas aussi détachée que je le voudrais, surtout depuis que je suis devenue mère. Si j'écris luxe avec minuscule, j'écris bonheur avec majuscule et il ne me provient pas de l'argent mais des autres et de leur présence. Mais ça, évidemment, c'est facile à écrire lorsqu'on a une bonne formation, un emploi intéressant et une famille en bonne santé.

Et vous, comment définissez-vous votre rapport à l'argent ?

73 commentaires
1)
Smop
, le 09.02.2009 à 05:58
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Ouvrons le fil des commentaires que je devine très nombreux à venir…

J’ai eu la chance de n’avoir jamais être emmerdé par l’argent. J’ai eu des périodes de ma vie où j’étais complètement à sec, ne sachant pas comment j’allais bouffer le lendemain. J’ai eu d’autres périodes où j’ai indécemment dépensé, sans compter et pour des choses plus superflues les unes que les autres dont je me désintéressais aussitôt acquises. Avec le recul, je crois que ce sont les périodes les plus précaires où j’ai été le plus heureux. Pas de tentations futiles et de faux amis. Presque à chaque fois, la transition d’un état à l’autre a été assez rapide et je n’ai jamais vraiment senti ni la peur de perdre, ni l’inquiétude du manque. Du coup, mon rapport à l’argent est simple car sa valeur est très relative, et s’apprécie différemment suivant le contexte. Ma philosophie est donc de ne pas sacraliser l’argent. J’en parle sans complexe, le dépense sans gêne, et regarde les autres qui en ont davantage le dépenser sans la moindre jalousie. Ce qui est sûr, c’est que pour moi, l’argent doit être utilisé, pas épargné ni transmis. Ainsi, je ne comprendrais jamais ceux qui passent leur vie à économiser sou par sou pour ne jamais réellement en profiter, et suis favorable à une forte taxation des successions.

2)
Saluki
, le 09.02.2009 à 07:17
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Je suis devant la page blanche des commentaires et les belles certitudes que j’avais il y a quelques minutes, à la lecture de l’ humeur, s’effilochent.

Je n’ai jamais eu de rapport affectif à l’argent. Hum…Quand j’en ai manqué, longue période de chômage, ça n’a pourtant pas été facile. Maintenant que ça roule pour le mieux, je n’ai pas l’impression d’avoir changé: j’ai des découverts en fin de mois qui se comblent plus vite, voilà tout.

Nous ne sommes pas riches, mais dans notre action caritative, nous rencontrons des gens dont le budget se gère au centime près. C’est, même dans mes périodes de disette, quelque chose que je n’ai pas connu. Et je ne sais pas si j’aurais été capable d’y faire face avec la dignité que je rencontre chez ces personnes.

3)
François Cuneo
, le 09.02.2009 à 07:22
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Merci pour ce billet qui me fait me poser plein de questions.

De mon côté, je suis à la fois cigale, compulsivement, ce qui m’empêche parfois ensuite de dormir parce que je culpabilise, et fourmi sur plein de petites choses. Je déteste jeter le tube de dentifrice avant qu’il soit monstre écrasé par le presse-tubes, je déteste jeter le savon même s’il est tout petit, bref, des conneries comme ça…

Cela dit, ça va mieux avec l’âge niveau achats compulsifs même si ce n’est pas encore ça, et le côté écologique prend un peu le dessus. Avant, j’adorais les pannes, parce que je pouvais changer d’appareil, maintenant, je hais foutre loin, j’essaie toujours de réparer ou de faire réparer l’objet, quasiment quel qu’il soit.

Mais il est vrai que l’argent m’angoisse plus que tout, juste derrière la santé de ma famille.

Quand tout le monde va, et qu’il reste de l’argent “au bancomat”, je suis assez serein, calme, mais dès que ça commence vraiment à serrer, je deviens nerveux, et désagréable.

Enfin… faut que je réfléchisse à tout ça dans la journée, parce que maintenant, faut aller bosser!:-)

4)
ysengrain
, le 09.02.2009 à 07:45
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Sans jamais manquer, je n’ai jamais été dans l’opulence. Il me reste quelques images d’enfance liées à l’argent: j’accompagne ma mère à la banque; j’ai moins de 6 ans. Un vigile attire mon attention par le port d’un revolver. Je le trouve confusément puissant et respectable: uniforme et arme, mais plus loin, un guichetier compte un “énorme” tas de billets. L’argent ne confère-t-il donc pas à celui qui le possède ( le guichetier) la puissance (le vigile) ? L’enfant que je suis a déjà de drôles de préoccupations. Un peu plus tard, je découvre avec mon père les distributeurs de billets. Il suffit de mettre un bout de plastique dans la boîte et …. Ce bout de plastique ne vaut rien. Alors ?

J’ai gagné ma vie assez tôt, mon père étant en retraite, ma soeur devait pouvoir bénéficier aussi d’études. Je roulais en Mobylette, déjeunais et dînais au resto U et guignais sévèrement les chaînes hifi de la FNAC qui m’auraient permis d’écouter les 33 t qui me narguaient.

Quelques années plus tard, je suis diplômé, et prends la direction du service où je suis toujours. J’ai donc toujours eu du travail, et j’ai confortablement gagné ma vie. J’ai toujours pu vivre depuis dans un logement confortable, ma famille n’a jamais heureusement manqué et je paie la maison de retraite de ma mère depuis quelques années. Ma dernière préoccupation financière: pouvoir acquérir une maison où je finirai mes jours au milieu de “mon plus bel endroit du monde”. Si j’avais reçu une fortune, je sais que je n’aurais pas cessé de travailler; j’ai un peu fait évoluer cette position récemment, tant les conditions d’exercice sont devenues contraignantes administrativement.

Je suis formellement contre la taxation des successions. Gagner l’argent qui fera une succession en passe forcément par le paiement de l’impôt. Pourquoi payer 2 fois ?

Les spéculateurs, CAC 40 devraient sans aucun doute se faire soigner. Il n’y a qu’à voir le joli pétrin qui nous a été concocté.

5)
Philob
, le 09.02.2009 à 08:19
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Je n’ai jamais eu beaucoup d’argent et pourtant toujours assez pour vivre décemment. Fils d’ouvrier modeste, j’ai appris très tôt les ambiguïtés des relations entre les «dirigeants, les commandants» et les «autres» (je ne connais pas suffisamment les indépendants pour en parler); j’ai été confronté au pouvoir de l’argent contre le pouvoir des associations (syndicats et autres associations professionnelles) très vite (première crise horlogère) et toutes ces expériences du «passé» font qu’aujourd’hui encore je me méfie de l’argent ou plutôt de ceux qui possèdent ou veulent posséder beaucoup d’argent.

Je ne sais pas pourquoi mais je hais les banquiers et cela depuis des années, je n’ai pas de compte en banque d’ailleurs; ce n’est pas une haine avec des arguments mais une haine viscérale, instinctive.

Je n’ai rien contre les personnes, mais à ce sujet, je ne suis pas du tout rationnel; peut-être parce que je déteste les cravates et les banquiers et autres financiers l’utilisent comme uniforme ou je déteste les cravates car elles sont portées surtout par les banquiers ? Enfin, il est idiot de vouloir justifier l’irrationalité. Inutile de vous dire que les derniers événements n’ont fait que conforter mes sentiments.

Je m’éloigne un peu du sujet, l’argent est un moyens de remplacer le troc, mais quand je peux, je préfère vraiment échanger un service plutôt que d’utiliser l’argent. J’adore l’idée qu’une heure d’un avocat qui me fait une lettre délicate vaut autant qu’une heure de tailles sur ses arbres. Cet exemple montre, peut-être, ce que je n’arrive pas à accepter, l’incroyable différence qu’il y a entre la «valeur» que représente une heure de travail si on est jardinier ou bien responsable de banque.

Je ne suis pas pour une égalité utopique des salaires mais bien pour une répartition des richesses en IMPOSANT une fourchette pour les salaires possibles. Un salaire minimum décent mais aussi un salaire maximal décent; c’est étrange mais on utilise rarement décent pour un salaire maximal ! Vous vous imaginez qu’en Amérique maintenant certains vont devoir se contenter d’un salaire de 48‘600 CHF par mois, mais que vont-ils devenir?

J’accepte l’argent comme un outil nécessaire, mais jamais comme une fin en soi. Je n’ai jamais demandé une augmentation (heureusement qu’elles sont venues toutes seules), je n’ai jamais choisi un poste de travail en fonction du salaire, j’ai même accepter un travail qui était moins payé. Jamais l’argent ne déterminera mes choix, je ne suis pas naïf non plus.

Je suis embêté, je n’aime pas parler d’argent mais j’aime échanger avec les autres, terrible dilemme.

Bonne journée à tous

6)
Smop
, le 09.02.2009 à 08:32
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Je suis formellement contre la taxation des successions. Gagner l’argent qui fera une succession en passe forcément par le paiement de l’impôt. Pourquoi payer 2 fois ?

Quelques éléments de réponse :

  • Pour encourager les gens à profiter de leur argent plutôt que de le transmettre.
  • Pour forcer la génération légataire à se battre aussi.
  • Pour réduire des inégalités de départ.
  • Pour apporter à l’Etat les moyens de son rôle social en adoucissant la pilule de l’impôt. Une fois mort, il passe mieux !

Si tu évoques la double taxation, l’argument est discutable, car l’on pourrait aussi considérer légitime qu’un légataire paie un impôt sur un bien qui lui est “tombé du ciel”…

7)
ysengrain
, le 09.02.2009 à 08:48
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Pour encourager les gens à profiter de leur argent plutôt que de le transmettre. Pour forcer la génération légataire à se battre aussi. Pour réduire des inégalités de départ. Pour apporter à l’Etat les moyens de son rôle social en adoucissant la pilule de l’impôt. Une fois mort, il passe mieux !

Encourager les gens à profiter de leur argent plutôt que de le transmettre: j’ai gagné l’argent. Il est mien.

Mes enfants savent ce qu’est le travail et ils ont toujours su que je ne leur donnerai jamais d’argent “gratuitement” sauf à ma mort

Réduire les inégalités de départ: utopie dont est saupoudrée l’histoire. L’essence même de notre monde, végétal, animal, humain est inégalitaire. Il y a eu et il y aura toujours des êtres qui se feront bouffer et d’autres qui boufferont les autres

L’Etat et son rôle social: j’observe que partis comme nous le sommes, l’État a plus à faire à se gérer lui-même qu’à faire du social.

Je persiste et signe: je suis contre les droits de succession tant qu’on ne m’aura pas prouvé que les biens/argent transmis ne paient pas l’impôt 2 fois.

8)
ToTheEnd
, le 09.02.2009 à 10:07
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Il aura fallu attendre le cinquième commentaire pour que quelqu’un qui n’aime pas parler d’argent (ahahah) partage sa préoccupation sur les revenus plafonnés américains (avec ironie, excusez du peu).

Mes soirées ne ressemblent pas à ça. On parle rarement “argent” car comme ça a été dit, c’est un moyen et non une fin. On parle donc souvent de ce qu’on désire (voyage, bagnole, baraque, vélo, photo, gadgets, etc.).

Contrairement à certains, je pourrais très bien vivre sans travailler… et avant qu’un bien pensant du nouveau vrai parti des travailleurs ne saute sur cette fausse mine, je précise que je participerais à des projets qui apporteraient des solutions à l’ensemble de la communauté sur des projets bien précis.

D’ailleurs, j’ai déjà commencé…

T

9)
Anne Cuneo
, le 09.02.2009 à 10:09
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@ smop & ysengrin Un notaire donnait hier au sujet du droit de succession un autre argument encore, que je trouve plus intéressant que la formulation “réduire les inégalités de départ”: empêcher l’idée d’une succession de ‘droit divin’ sans con tribution à la société.

Franchement, qu’est-ce que ça peut me faire, une fois que je suis morte, ce qu’il advient de mon argent? Il faut discuter avec ses héritiers éventuels – et si on leur a promis quelque chose, il faut que ce soit clair que c’est X moins ce que l’état aura prélevé.

Mes enfants savent ce qu’est le travail et ils ont toujours su que je ne leur donnerai jamais d’argent “gratuitement” sauf à ma mort

Mes enfants savent ce qu’est le travail, et une fois cela acquis, ils ont toujours su que s’ils devaient se tirer d’un mauvais pas, ils pouvaient compter sur moi.

De mon côté, je suis à la fois cigale, compulsivement, ce qui m’empêche parfois ensuite de dormir parce que je culpabilise, et fourmi sur plein de petites choses. Je déteste jeter le tube de dentifrice avant qu’il soit monstre écrasé par le presse-tubes, je déteste jeter le savon même s’il est tout petit, bref, des conneries comme ça…

Moi pareil. Je ne dirai pas que c’est de famille, parce que pour ces choses-là, je ne crois pas à l’hérédité, et nous n’avons pas de passé au quotidien en commun. Mais ici aussi, je formulerais autrement: je suis compulsivement cigale, oui, mais comme je remarque qu’au moment-même, cela me fait toujours plaisir de l’être, je suis fourmi sur plein de petites choses (restes alimentaires, dentifrice, savon, vieux emballages etc.), afin de disposer d’un maximum d’argent pour le jour où j’ai envie de «cigaler».

A part ça, j’ai un blocage pour ce qui est de comprendre les gens qui courent après l’argent pour l’argent, face à ces actionnaires qui devraient avoir compris qu’on ne peut pas demander du rendement à tout et n’importe quoi, à tous ces gens, en somme, dont les égoïsmes et les égos conjugués ont amené à la crise financière actuelle. La frénésie du ‘toujours plus’ mène au suicide, je m’étonne que tant d’économistes, de ministres des finances, de financiers ne pensent le monde qu’à court terme – après moi le déluge.

A côté de ça, l’impôt de successin, c’est juste une diversion.

11)
Madame Poppins
, le 09.02.2009 à 10:33
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En vitesse avant une réunion :

Il aura fallu attendre le cinquième commentaire pour que quelqu’un qui n’aime pas parler d’argent (ahahah) partage sa préoccupation sur les revenus plafonnés américains (avec ironie, excusez du peu).

J’ai le sentiment d’une part que ta remarque est relativement agressive, d’autre part qu’elle était prévisible… Pourquoi n’aurait-on pas le droit de parler des revenus plafonnés ? Et pourquoi devrait-on aimer parler d’argent ? D’ailleurs, tu n’en parles pas non plus, écris-tu.

Allez, à plus, faut que je gagne ma vie :-)

12)
ToTheEnd
, le 09.02.2009 à 11:07
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Je suis agressif? Décidément, ma compréhension du Français est de plus en plus déviante. Quand je lis “qui hais viscéralement et instinctivement les banquiers”, j’ai l’impression que là, il y a pas mal d’agressivité. Mais pas pour toi… ta rapide intervention “avant réunion” à pour but de me dire que la mienne est agressive et prévisible.

Tout ce que j’ai fait, c’est me moquer d’un mec qui affirme “je n’aime pas parler d’argent” mais qui intervient sur le sujet avec pas mal de haine (il le dit) et fait de l’ironie sur un salaire plafonné deux paragraphes plus tôt.

D’une façon générale, je suis assez prévisible… autant que les autres.

Tu paries que si l’agent O passe dans le coin, le sens de son intervention sera assez prévisible?

T

13)
François Cuneo
, le 09.02.2009 à 11:24
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TTE, certains commentaires s’emportent contre le système (le 5 puisque tu parles de numéros), mais n’attaquent pas les personnes qui débattent ici.

Toi tu t’emportes ou tu te montres railleur, moqueur, sur quelqu’un de bien particulier qui s’est exprimé, raison pour laquelle, moi aussi j’ai eu comme réaction: c’est étonnant, il ne se rend pas compte, mais comme d’hab, il fait en sorte que les choses dérapent.

Je ne l’ai pas ressenti du tout de Philob parce qu’il n’y a rien de personnel dans ce qu’il écrit.

Ton commentaire oui, même s’il n’est pas méchant en tant que tel.

Et Madame Poppins réagit exactement comme moi, elle ressent la même chose, et pourtant, nous sommes très différents.

Donc ne pense pas qu’on t’en veuille de quoi que ce soit, mais regarde plutôt ce qui se passe.

Je sais que tu vas répondre avec plein de citations qui montrent que “l’autre” est plus agressif que toi, mais une fois, pose-toi une bonne question: qu’est-ce qui fait que tes interventions sont ressenties (je ne dis pas qu’elles le sont) comme agressives?

On en parle souvent par mail, je mets une petite couche ici puisque vous venez sur le sujet Madame Poppins et toi.

14)
Kermorvan
, le 09.02.2009 à 11:33
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Tu paries que si l’agent O passe dans le coin, le sens de son intervention sera assez prévisible?

Pourquoi attaquer Okazou avant même qu’il ne se soit exprimé ?

15)
ysengrain
, le 09.02.2009 à 11:50
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Je ne sais pas si c’est le lieu d’un référendum: qui parmi vous en dehors des employés d’une banque “aime” sa banque; car il ne faut pas confondre l’institution et les gens qu’elle emploie, étant donné qu’il faut bine changer la moquette de son salon de temps à autre, n’est ce pas ?

16)
ToTheEnd
, le 09.02.2009 à 11:54
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J’ai clairement dit que j’étais moqueur… je ne le nie pas donc, je le revendique.

Une remarque contre un système qui n’a pas bien fait son travail, ça ne me gêne pas plus que ça, c’est du journalisme.

Je ne suis donc pas surpris, tout au plus je m’étonne qu’un type qui dise “hair les banquiers” et “déteste les cravates car elles sont surtout portées par des banquiers” soit estampillé “contre le système” et pas “agressif”.

Donc, si je dis que je hais la politique et les politiciens parce que Jean-Claude Doriot (syndic de Montreux) est sous l’inculpation de corruption passive et qu’il continue de percevoir son salaire depuis un an pour être à la maison (ou les pistes de ski)… et que je déteste les cravates car elles sont généralement utilisées par ces ripoux de politiciens, personne n’y verra d’agressivité donc?

C’est juste des remarques contre un système n’est-ce pas?

T

17)
Goldevil
, le 09.02.2009 à 11:54
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Très tôt, j’ai été éduqué avec l’idée que le vrai but dans la vie, c’est le bonheur et que l’argent est un des moyens d’y contribuer.

Jeune, j’ai senti la différence avec d’autres enfants plus riches et même ressenti de la discrimination. Pourtant nous n’étions pas pauvre. J’ai la chance d’avoir deux parents de culture différentes et qui m’ont beaucoup poussé à avoir l’esprit ouvert. Les voyages aidant, j’ai très vite compris que je vivais parmi les 10% de la population mondiale qui vivait le mieux. Cela aide à relativiser.

Il est extrêmement délicat de mettre en cause le mécanisme des droits de succession. Je comprend parfaitement l’idée qu’il faut décourager les gens à être avares mais il y a des cas où le propos doit être plus nuancé. Si mon épouse et moi décédons aujourd’hui, je désire que ma fille de 2 ans aie la possibilité de faire les études qu’elle désire, études universitaires y compris. Je suis donc heureux de savoir qu’elle héritera notre maison et même si cette dernière doit être revendue car l’état prend 25 ou 30% au passage, il lui restera suffisamment (d’un point de vue financier) pour s’accomplir.

Deuxième exemple plus critique. Je connais des gens qui ont deux enfants handicapés dont un assez lourdement. Leur plus grande crainte concerne la prise en charge des leurs enfants le jour où ils disparaissent. Malgré un système de sécurité sociale très favorable en Belgique, le point crucial concerne l’argent qu’ils pourront économiser avant leur mort.

Quant aux salaires mirobolants des certaines personnes, il y a en effet un problème de distorsion des rapports. Tiger Woods est un joueur de golf exceptionnel. Mais ses prestations valent-elle plusieurs milliers de fois celles d’un pompier qui risque sa vie pour sauver celles des autres ?

Mais si Tiger Wood, Justine Henin ou Thierry Henry gagnent autant c’est aussi que les gens paient des fortunes pour aller les voir, acheter des T-shirts à leur effigie… Pour ma part, je n’ai jamais payé pour regarder un sportif jouer. Je n’ai donc jamais mis les pieds dans un stade.

18)
Inconnu
, le 09.02.2009 à 11:58
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J’utilise le mot thune pour les petites sommes mais pour celles que manipulent les guichetiers (sans les posséder malheureusement ysengrain) le terme grisbi me plaît beaucoup, il a d’ailleurs donné son nom à un logiciel de comptabilité personnelle.
TTE : on te demande au Téléphone

19)
Madame Poppins
, le 09.02.2009 à 12:05
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TTE, ta compréhension du français te permet certainement de voir la nuance entre “affirmer que tu es” et dire ce que je “ressens” : il y a une énorme différence, du moins à mes yeux. Je n’ai jamais affirmé que tu es, j’ai écrit quel était mon sentiment. Finalement, pourquoi se moquer d’une personne, dont l’opinion a le droit d’être exprimée, même si elle est à des kilomètres de la tienne ?

20)
Philob
, le 09.02.2009 à 12:11
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TTE, je te rassure, tes mots ne m’ont pas blessé, je suis moi aussi parfois agressif ou en tout cas entier et sans langue de bois; ce qui fait que j’accepte les paroles fortes en retour. François la remarqué, je n’ai rien contre les personnes (j’ai même des amis dans la finance) mais contre la fonction et comme c’est irrationnel, je ne peux pas l’expliquer ni m’expliquer.

En se qui concerne “je n’aime pas parler d’argent”, je ne l’affirme pas, je le dis simplement et en plus en relevant moi-même le ridicule de la situation. Donc en sortant ces mots de leur contexte, tu fais juste un peu de manipulation au service de ta phrase, mais c’est de bonne guerre.

Je ne l’ai pas fait exprès, mais si tu t’es senti visé par mon message, sache que je ne l’ai pas du tout écrit pour atteindre qui que ce soit, et si mon message t’as blessé, je te prie de m’en excuser.

21)
Smop
, le 09.02.2009 à 12:34
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@ Goldevil-17 : Bien entendu qu’il peut exister des exceptions à la taxation des successions, celles-là mêmes qui renforcent la légitimité d’une règle en ne la rendant pas trop généraliste.

Sur la question du plafonnement des salaires, je suis mitigé. Je serais plutôt en faveur d’un statut hybride à mi-chemin entre public et privé pour les entreprises dépassant une certaine taille, avec une grille de rémunérations mais aussi un intéressement.

22)
levri
, le 09.02.2009 à 12:38
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@ François : ne pas jeter un produit avant son épuisement total est tout à ton honneur ! je ne jette pas le savon, si petit soit il, je mets les petits morceaux dans un “gant de toilette”, on peut se laver les mains avec … Le gaspillage est une des clefs de voûte de la “société de consommation”.

@ Philob : comment fais tu pour éviter le compte en banque ? actuellement tout est fait pour qu’on utilise le moins possible les espèces, et il est presque obligatoire de disposer d’un compte.

Je ne me suis jamais intéressé à l’argent pour l’argent, j’ai toujours essayé de m’en procurer uniquement quand j’avais un “besoin” à combler, je n’ai jamais épargné et pendant une éternité je n’avais pas de compte en banque. Il y a des époques où j’ai gagné beaucoup d’argent, mais je ne le faisait pas vraiment exprès, et je le dépensais sans compter, en général en choses non matérielles et sans aucun regret, quitte à dépenser une fortune un jour pour être totalement lessivé le lendemain. Il a fallu une éternité avant que je n’envisage de prendre un crédit, et cette expérience m’incite à ne plus jamais envisager cette solution, je dépense ce que j’ai, si je n’ai pas l’argent nécessaire, je fais ou ne fais pas l’effort nécessaire pour m’en procurer.

Le fait que certains gagnent beaucoup d’argent me laisse indifférent, et pour les cas extrêmes, je critiquerais plus facilement la connerie de ceux qui permettent ces revenus que leur récipiendaire.

Concernant les “droits de succession”, pourquoi ne pas donner de son vivant ? Ce qu’il reste lors du décès sera une imposition sur le mort, qui ne s’en vexera plus et non sur les héritiers, qui ne font que bénéficier d’une manne …

je suis fourmi sur plein de petites choses (restes alimentaires, dentifrice, savon, vieux emballages etc.)

S’agit-il réellement d’un sens de l’épargne, ou plus simplement d’un refus du gaspillage sans rapport avec l’aspect financier du produit.

J’écoute Money For Nothing de Dire Straits sur l’album Brothers In Arms

23)
ToTheEnd
, le 09.02.2009 à 12:54
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Je remercie Philob de revenir dans la discussion vu qu’il est à la base de mon intervention… tu ne m’as pas offensé ou blessé. J’ai réagi sur un ton moqueur car ton intervention m’a parue agressive envers une profession qui ne font pas tous un travail d’escroc, de ripoux ou tout simplement malveillant à dessein.

Je pense que si j’étais actif dans un secteur bancaire, je me serais senti blessé par ces remarques (suis-je le seul?). D’ailleurs, beaucoup de personnes devraient se sentir blessées puisque notre camarade “déteste” tous ceux qui portent une cravatte.

Je trouve l’affirmation tout de même exagérée même si pour François, il n’y a rien de personnel… et un poil agressive pour revenir au début de cette polémique et de ce qui m’est reproché.

MP: exprimer des opinions différentes de la mienne n’est pas un problème… haïr globalement des gens parce qu’ils sont dans une branche, les détester parce qu’ils portent une cravatte, je trouve que ça va bien au-delà d’une “opinion qui est à des kilomètres de la mienne”.

Mais bon, j’ai bien compris le fond: notre camarade n’a rien dit d’agressif ou de personnel alors que moi, je donne le sentiment de répondre d’une façon agressive…

T

24)
zit
, le 09.02.2009 à 13:04
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Je hais l’argent et les banques, et les assurances…

D’ailleurs, “ma” gestionnaire de compte est au courant, à chaque fois que j’en ai une nouvelle (et ça tourne beaucoup, il est hors de question que ces gens puissent connaître leurs clients, puisque le but est de leur pomper le maximum de pognon), je lui explique gentiment et avec le sourire que “n’y voyez rien de personnel, mais l’institution qui vous emploie est une des choses que je déteste le plus au monde”, et en général, elle (je n’ai jamais eu de mec) comprends très bien, voire est plus ou moins d’accord.

Quand j’ai reçu mon premier salaire, on m’a expliqué que pour toucher le chèque, il fallait que j’aie un compte en banque, que c’était “obligatoire”, pourquoi ? Ça fait plus de vingt ans, et je ne comprends toujours pas, et je n’accepte toujours pas !

Comme François et Anne, je suis une cigale, je claque tout ce que je peux (principalement en livres et disques, de manière presque compulsive, mais en même temps, c’est d’assez petites sommes, et pour moi, c’est une façon de remercier les artistes pour le temps qu’ils ont passé à créer, je regrette seulement que ça enrichisse surtout des sangsues au passage). Pour la photo, ça fait des années que je ne m’équipe plus que d’occasion, en attendant un peu que le François Cuneo local se soit lassé de son matos ;o).

Et oui, le troc, l’échange, voire le don de son temps me rend heureux. Quand je passe des heures à préparer un article pour cuk, je ne pense pas “le temps c’est de l’argent” et d’ailleurs certaines personnes m’ont demandé “mais, tu fait ça gratuitement ?” bin oui, et avec plaisir en plus, d’une part, quand on écrit un article sur un sujet, c’est une manière d’approfondir ses connaissances, la meilleure manière de comprendre quelque chose, c’est d’essayer de le faire comprendre à d’autres, et puis, c’est le plaisir du partage, de la connaissance, d’un savoir–faire. En plus, ici, les commentaires affûtés permettent d’en apprendre encore plus, merci, les lecteurs !

Alors, oui, j’avoue, je n’ai jamais été “dans le besoin”, mon père a suffisemment tôt gagné (et perdu) assez de fric pour me donner (trop) d’argent de poche, mais évidemment, il n’était pas là pour me donner (jamais trop) de son temps, de son savoir, de l’amour, mais ça m’a été fourni en quantité par ses parents, “petites gens”, économes mais généreux. C’est donc facile pour moi de cracher sur le pognon qui ne m’a jamais manqué, comme le dit un de mes amis en souriant, je suis un “anarchiste des beaux quartiers”.

J’ai déjà refusé plusieurs fois des “bonnes situations”, entendez un métier chiant permettant de gagner plein de brouzouffs. Pas ma ligne de pensée : je rêve d’un monde débarrassé de ce fléau. Comment ça “pas possible !”, de la même manière qu’au XVeme siècle il était impossible que la terre soit ronde, voire il n’y a pas si longtemps, que l’homme puisse aller sur la Lune, rien n’est impossible, et “un autre monde est possible”…

Pour ce qui est de l’héritage, je trouve ça complètement absurde et obscène. D’ailleurs Warren Buffet, l’homme le plus riche du monde n’a–t–il pas prévenu que toute sa fortune irait à des “bonnes oeuvres”, à sa mort ? Quand on voit de quelle manière se déroulent les successions, beuark !

Et non, je ne suis pas d’avis que l’artiche soit un “bon” moteur. Quand on voit dans quel état est la planète au nom de la course au profit…

z (beaurk, je répêêêêêêêête : pouah !)

25)
Goldevil
, le 09.02.2009 à 13:12
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bq%Anne Cuneo . Concernant les “droits de succession”, pourquoi ne pas donner de son vivant ? %

Bonne idée mais dangereuse. En Belgique, un don n’est pas taxé s’il est fait durant les 3 années avant le décès. Dans le cas contraire, c’est la législation sur les droits de succession qui entre en vigueur.

Donner de son vivant sa maison à ses enfants implique qu’elle ne vous appartient plus et qu’ils peuvent vous mettre à la porte à tout moment. Le cas est rare mais cela tout de même arrive plusieurs fois par an en Belgique. Il faut définir que vous rester usufruitiers jusqu’à votre mort (c-à-d que vous avez l’usufruit, la jouissance du bien)… Mais alors, vous pouvez être taxé sur cet avantage en nature et vos enfants doivent supporter des taxes annuelles (revenu cadastral) sur un bien dont ils ne profitent pas.

C’est donc compliqué, pas toujours si avantageux et risqué surtout si vous n’avez pas une confiance aveugle dans vos enfants.

26)
Blues
, le 09.02.2009 à 13:28
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Pour moi, tout n’a pas été facile pendant mon enfance (limite working-poor), surtout comparé au reste de ma classe… j’étais celui qui avais des habits de deuxième (voir troisième) main, c’est dire … Bref je l’ai un peu pilé ! (ceci dit, je ne me plains pas, c’était uniquement de petits soucis normaux que de se comparer aux autres de mon âge). Heureusement que le peu d’argent que ma famille réussissait à économiser servait uniquement à partir en vacances, c’était la seule valeur importante pour nous (années 60-70).

Ensuite, 2 ou 3 années un peu plus faciles, mais comme j’ai rapidement eu une grande famille (4 enfants) et que mon épouse n’a jamais travaillé pendant 20 ans, on a fait avec mon salaire de “simple” employé. Pas galère, mais limite … Durant cette période : idem comme avec mes parents, l’argent économisé a servi à “s’envoler ailleurs – s’évader” = voir autre chose, donc les vacances/voyages avant tout. Les seuls intermèdes compulsifs que j’ai eu, c’est il y a quelques années en achetant des Mac et autres gadgets numériques (payés grâce a des boulots en “extras”)… aujourd’hui, avec le recul, je dois dire que je regrette le pognon que j’ai mis là-dedans – car si vite dévalorisé.

Aujourd’hui avec 3 enfants hors du cocon et une femme qui a sa petite entreprise, ça se passe vous imaginez bien mieux.

J’ai donc depuis tout petit appris à économiser et à ne pas mettre mon argent dans n’importe quelle combine. Perso le peu que j’ai ou que j’ai eu en trop, je choisi de mettre dans “le dur” (terrain-bâtiment) pour moi la seule valeur sure; et comme j’aime prendre des risques, que je suis débrouille et bricoleur (merci surtout aux banques qui, à l’époque prêtaient “trop” facilement) j’en ai profité… je suis finalement proprio d’une maison ici en CH et d’une autre en GR.

Voilà pour moi. Moralité je suis pas un bon consommateur ;-) dans le sens griller du fric “comme cela” sans réfléchir. En conclusion, par rapport à mon vécu, je n’aimerais pas en avoir trop (de fric) (gros héritage / gains au jeux) et risquer de devenir un “ripou”. Le bonheur avant tout.

27)
Philob
, le 09.02.2009 à 13:46
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@ Levri : j’ai un compte postal, pas un compte bancaire postal (Deposito, etc) mais simplement un compte de chèque (comme on disait avant) où est versé mon salaire et ainsi je peux bénéficier d’une carte de payement (indispensable si on veut acheter sur Internet et aussi à l’étranger), mais je ne place pas l’argent en vue de fructification et autres intérêts mais simplement par commodité; je me vois mal me promener avec des grosses sommes toutes les fins de mois (oui car après les payements, il n’y a plus rien).

@ TTE : Je suis étonné moi-même de mon aversion pour les cravates, je ne la comprends pas vraiment mais je sens que c’est profond en moi et très sincère, une méfiance instinctive (que j’ai depuis l’âge de 10 ans au moins). Je suis d’accord avec toi, c’est pas sympa pour les gens qui doivent ou qui aiment en porter, ils partent avec un petit inconvénient; oui, c’est un préjugé et je l’assume, mais ce n’est pas une barrière et la personne qui est derrière “l’uniforme” me fait vite oublier la cravate si une relation peut avoir lieu.

Mais, c’est facile de médire d’une personne qui a un préjugé négatif alors que les banques qui exigent le port de la cravate et tout autre organisation qui le fait aussi, et bien eux, ils tablent aussi sur un préjugé des “clients” mais un préjugé positif, ils font en tout cas tout pour ça. Si on prend le risque d’un préjugé en exigeant une tenue, il faut aussi accepter que cette même tenue peut être prise pour un préjugé négatif, car cette tenue est là pour que l’on sache toute de suite à qui on croit avoir à faire.

Je travaille avec des personnes polyhandicapés et ce que j’aime le plus dans mon rapport avec eux, c’est qu’ils sont totalement imperméable à tous les “masques” et autres “uniformes”, ils te voient comme tu es vraiment à “l’intérieur”, la triche n’est pas possible et tu es obligé de t’accepter comme tu es, avec tes faiblesses et tes contradiction si tu veux travailler avec eux….. on est à des kilomètres d’un rapport “client” avec un banquier ou assureur cravatés.

28)
alec6
, le 09.02.2009 à 13:51
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Salut la compagnie !

Un petit film à voir par ici sur l’argent dette (en français) et une autre version (en anglais-très british) trouvée sur le blog de Paul Jorion dont vous pourrez lire de nombreux articles à propos d’argent justement !

Sinon je vous recommande la lecture du dernier bouquin de Jancovici C’est maintenant et particulièrement de sa parabole sur les deux énarques de l’Île d Pâques”, celui qui ne sais pas compter et celui qui sait compter ! Je vous en causerai plus longuement dans un article à venir sur la parution de ce livre.

Quant à ma vision personnelle… étant free lance, je suis donc fourmis par nature et j’ai eu la chance d’acquérir mon logement au bon moment… Quant au quotidien actuel… il laisse à désirer, non pour le nécessaire, mais pour le superflu… donc tout va bien !

29)
levri
, le 09.02.2009 à 15:23
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@ Philob : bin, un compte où on peut déposer et retirer de l’argent, disposer d’un carnet de chèque et d’une carte bancaire, moi j’appelle ça un compte bancaire ! jusqu’à la trentaine je me suis totalement passé de ce genre de chose, je traitais tout en espèces, quelle que soit la somme, et si je devais encaisser un chèque non “au porteur”, je l’endossais au nom de quelqu’un d’autre.

En ce qui concerne la cravate, ce n’est qu’un accessoire vestimentaire superflu, pièce d’uniforme comme une autre, au même titre que les chaussures non lacées, les pantalons trop grands permettant de mettre le caleçon en valeur, les piercings, etc …

@ zit : encore une fois presque entièrement d’accord avec tes propos ! ça va devenir une habitude !

@ Goldevil : si on a peur d’être dépouillé par sa progéniture, autant la déshériter !

… Savoir, si quelque part il y a l’espoir, d’être un jour les enfants du hasard …

@ alec6 : il fut une époque où l’on brûlait les usuriers, peut être serait il approprié de revenir à cette pittoresque et intéressante coutume ?

J’écoute Mercedes Benz de Janis Joplin sur l’album Pearl

31)
alec6
, le 09.02.2009 à 16:18
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Personne n’a encore mis ce lien en lien… difficile de passer à côté ! Merci Kermorvant pour la parabole de Ginette !

Bonne idée Levri, si aucun banquier n’est encore tombé sous les balle d’un agité vengeur, il est à craindre que cela n’arrive un jour prochain. Mais tant que les pauvres auront qq chose à perdre ie le pavillon, la ouiture, le canapé cuir ou le ohm-cinéma, personne ne descendra dans la rue flinguer les banquiers, les politiques et ceux qui les servent, journalistes et consort.
Comme le dit un proverbe africain Qui mange à côté de celui qui a faim, n’est pas en sécurité.

Jusque là tout va bien !

33)
ysengrain
, le 09.02.2009 à 17:17
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Zerde mut !! on a tous oublié

L’argent ne fait pas le bonheur, mais ça aide à faire les courses

34)
alec6
, le 09.02.2009 à 17:18
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@ Haddock : Oups ! je ne savais pas.

Je pensais plutôt à des actes plus “politiques” et proches de ceux des RAF et autres brigades… Je ne crois pas que cette brève soit signifiante, comme la météo vs le climat, une tempête ne fait pas le changement climatique.

35)
Okazou
, le 09.02.2009 à 18:03
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Malheureusement pas le temps d’argumenter sur le sujet, et puis j’aurais préféré qu’on ne parle pas d’argent mais de nos besoins d’hommes. C’est le vrai sujet et l’argent le faux sujet qui masque toujours les questions fondamentales. Le miroir qui distrait l’alouette. Vicelard.

Globalement, je me retrouve assez bien dans le point de vue de zit-24. Y compris et sans doute surtout sur sa position concernant l’héritage, sujet qui mériterait à lui seul un débat.


« Qui mange à côté de celui qui a faim, n’est pas en sécurité. » nous dit alec6. Et on ne le plaindra pas s’il en prend plein la gueule.

36)
Caplan
, le 09.02.2009 à 18:30
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Argent: syn.: artiche, auber, blé, carbure, flouze, fraîche, fric, galette, grisbi (touchez pas au), mornifle, oseille, osier, pèze, pognon, soudure, thune…

Dites-nous de quoi vous manquez! On vous expliquera comment vous en passer! (Coluche, puis Sarko)

Milsabor!

37)
Anne Cuneo
, le 09.02.2009 à 19:09
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Citation de 9-Anne Cuneo

je suis fourmi sur plein de petites choses (restes alimentaires, dentifrice, savon, vieux emballages etc.)

S’agit-il réellement d’un sens de l’épargne, ou plus simplement d’un refus du gaspillage sans rapport avec l’aspect financier du produit.

Il y a un peu des deux. Certes, je n’aime pas gaspiller. Mais comme l’argent dont je dispose n’est pas illimité, l’aspect financier joue un rôle. Parfois, je me trouve d’ailleurs stupide, de presser le tube de dentifrice é mort, et puis de dépenser 300 francs pour un iPod dont après tout j’aurais pu me passer. Ensuite de quoi je fais une super balade en musique, et je trouve que j’ai eu raison.

Cela dit, je suis d’accord avec Okazou: l’argent est le faux sujet qui masque les questions fondamentales. Derrière mon envie d’être cigale, il y a des sentiments qui n’ont rien à voir avec le coût de la chose – et derrière l’utilisation à 100% du tube de dentifrice, il y en a d’autres, mais il y en a aussi.

38)
FT'e
, le 09.02.2009 à 21:19
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Passionnant tout ça. L’argent fait tourner le monde dit-on. Et il y a du vrai dans cette petite phrase…

Sur une échelle plus réduite, ma modeste personne… il y aurait beaucoup de chose à dire pour esquisser le tour de la question. Je résumerais en disant que l’argent est un moyen et un comfort. Il permet des choses et ouvre des portes. Mais avant cela, il est rapport avec mes parents, mon père précisément. Il n’est pas pauvre, possède plusieurs biens immobiliers (atypiques, mais modestes), et gare au sujet sensible. Son chemin de vie l’a conduit à attacher beaucoup d’importance à l’argent, non pas pour ce qu’il est mais de par le travail nécessaire à l’obtenir. L’argent est dur à gagner, et il faut suer. Travailler dur est respectable. Glander est une honte.

Seulement voilà, j’adore glander. J’ai passé plusieurs années à gagner de l’argent très vite, et de glander longtemps à le dépenser. J’ai beaucoup voyagé, vivant sur mes réserves. J’ai eu de nombreuses années d’argent facile, et c’était honteux. Je n’ai pas travaillé pendant des mois et des mois, et c’était honteux. J’ai acheté des choses chères, que j’ai gardé souvent longtemps, mais que j’ai jeté sans le moindre état d’âme et c’était une honte.

J’ai 35 ans. Hier encore, j’ai eu une conversation houleuse avec mon père, en partie à cause d’une vieille voiture en panne que j’ai donné à une école de mécanique pour que des étudiants la démonte et apprennent leur métier. J’aurais dû la vendre voyez-vous, je sais pas, 500.- peut-être !

Je ne me fiches pas de l’argent. Il est le sujet de conversation à éviter absolument avec mon père sous peine de dérapage immédiat. Il est le conflit permanent avec une des personnes que j’aime et admire le plus.

Après ça, j’ai dépensé plus que le prix d’une honnête voiture en équipement audio pour mes combles mais s’il-vous-plait, n’allez pas le dire à mon père, il ne me pardonnerait pas. ;) Moi je suis content, ça fait de la jolie musique.

39)
Karim
, le 09.02.2009 à 21:31
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En ces temps de crise, il faut savoir investir dans des valeurs sûres !

Si vous avez quelques euros de côté, je vous conseille fortement l’album « Rodrigo y Gabriela », de… Rodrigo y Gabriela.

Deux jeunes guitaristes exceptionnels. Comme c’est de la guitare sèche et qu’il y a une rythmique d’enfer, on peut penser à du flamenco, mais ce n’est pas du tout ça ! (cela dit sans préjugé contre le flamenco…) itunes les classe d’ailleurs en « musique du monde », aïe ! Je suppose que c’est parce qu’ils sont mexicains, c’est exotique chez Cupertino.

Leur référence affichée est la scène metal des 80’s. On décèlera facilement en tout cas jazz manouche et rock… Il faut entendre leur version de « Stairway to heaven » de Led Zep ou « Orion » de Metallica en acoustique… Gabriela apporte les harmonies (on a l’impression quand on ne la voit pas qu’il y a des percus derrière, mais non…), elle a un toucher exceptionnel (et elle est belle, ce qui ne gâche rien sur scène) et Rodrigo les mélodies.

Pour vous faire une idée gratuite de ce duo, vous pouvez les regarder et écouter jouer « Diablo rojo » à Taratata (aller dans l’onglet video…): Diablo rojo

stairway to heaven sur dailymotion: stairway to heaven

Pour l’investissement consécutif : vous pouvez passer sur leur premier album « Re-foc », en revanche le live in japan est exceptionnel, tout comme le dernier album « Rodrigo y Gabriela ».

Retour sur investissement garanti !

40)
henrif
, le 09.02.2009 à 21:48
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J’offre 10.000 euro à l’auteur du centième commentaire (sauf si c’est TTE bien sûr !)

41)
Madame Poppins
, le 09.02.2009 à 21:54
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Smop, je suis très partagée face à ton attitude à l’égard de “l’économie sous par sou pour ne jamais réellement en profiter”. D’un côté, je suis convaincue que pour certaines personnes, la privation pour donner à autrui (souvent un descendant) est un choix réel (et non une espèce de valeur inculquée et reprise sans grande réflexion autour), parce que ces personnes estiment que leur privation est moins importante que le profit (et pas seulement économique) que la personne pourra tirer de cet argent par la suite. Mes grands-parents et ma mère par la suite ont toujours eu la philosophie “l’argent, on le dépense maintenant, quand vous en avez besoin, il n’y aura donc rien à hériter”. Cela peut sembler être à l’antipode de ce que tu résumes par “sou par sou”. Mais ce n’est pas tout à fait le cas : pour que ma mère puisse faire une formation dite “convenable”, mon grand-père et ma grand-mère se sont certainement beaucoup privés, de leur vivant.

D’un autre côté, partant de l’idée que l’Etat doit pouvoir disposer de ressources, une taxation doit avoir lieu quelque part et la faire sur un héritage n’est pas l’objet le plus absurde.

Saluki, tu évoques le chômage : est-ce le manque d’argent qui t’a le plus marqué ou le fait d’être sans cesse scruté par les autres (certains autres) et vu comme un “il n’a pas de job, donc pas de position sociale” ? Un budget au centime près, c’est le cauchemar : le fait qu’un budget ne tolère pas de luxe est une chose, le fait que le moindre imprévu (une paire de chaussures qui ne tient pas assez longtemps, une dent qui se casse) se transforme en catastrophe en est une autre…

François, en d’autres termes, la prochaine fois que tu voudras acheter un nouvel ordi, je conseille à Madame de te faire relire ton commentaire ? :-)

Ysengrain, je te souhaite de pouvoir un jour m’écrire depuis ton plus bel endroit du monde ! Et qui sait, ça sera peut-être une invitation à venir vous rendre visite ?

Philob, je n’ai pas d’arbres à tailler mais je serais vraiment très heureuse de pouvoir troquer une heure de courrier d’avocat contre une heure de couture : je suis totalement incapable de coudre et pourtant, je rêve d’avoir certains habits, qu’il faudrait faire sur mesure. Tiens, je serais prête à en écrire tout plein, même, des courriers ! Pendant une année, j’ai troqué une heure de leçon d’allemand contre une heure de leçon de piano et je crois que mon prof – élève était tout aussi heureux que moi de cet échange. Pour le surplus, va savoir pourquoi exactement, tes lignes me touchent, raison pour laquelle j’ai réagi (trop) vivement au commentaire de TTE par la suite.

Anne, je comprends très bien ce que tu veux dire par “fourmi” pour pouvoir se permettre d’être ensuite “cigale” et ton exemple de la ballade en musique me parle beaucoup ! D’ailleurs, je fais pareil avec mon temps : j’essaie de ne pas perdre du temps avec des tâches peu intéressantes pour pouvoir disposer ensuite de plus de temps, pour moi et pour autrui.

Kermorvan, je n’en connais malheureusement pas mais cela n’a rien d’étonnant : si je suis très attachée à une région de Suisse, je n’ai pas pour autant connaissance de mots supplémentaires pour parler d’argent.

François, comment ça, on est différent ? On angoisse pareil pour nos familles respectives mais c’est vrai : je n’arrive toujours pas à m’extasier pour une machine ! Et je crois que tes propos et ceux d’Ysengrain par la suite disent beaucoup mieux ce que j’ai essayé de dire…

Goldevil, outre le souci, très compréhensible, de ces parents face à l’avenir de leurs enfants handicapés, qui se traduit par une préoccupation pécuniaire, je pense qu’il y aussi la question, à laquelle même une grande fortune ne pourra pas répondre “est-ce que quelqu’un va non seulement s’occuper de mon enfant lorsque je ne serai plus là mais est-ce que quelqu’un va donner à mon enfant de l’amour ?” Et ça, plus le souci financier, ça doit être difficile à gérer !

Haddock, faut que je me surveille ces prochains temps : quand est-ce que j’utilise quel terme, je ne saurais répondre, là, tout de suite.

Levri, je suis sensible à ta remarque, selon laquelle tu critiquerais davantage les gens qui permettent ces revenus très importants : je n’ai jamais compris pourquoi on devrait jeter la pierre à quelqu’un qui réclame 1 mio de revenus annuels et.. qui l’obtient ! Il a demandé, il a reçu. Faudrait plutôt critiquer celui qui signe le chèque !

Zit, comme d’autres ici, je me retrouve beaucoup dans ce que tu as écrit : l’argent d’une part et le manque de temps d’autre part…

Blues, avec du recul, tu as parfaitement saisi la richesse des voyages mais je reste convaincu que pour un enfant, c’est dur, cette période où il se rend bien compte que le budget familial, c’est pas juste “non, t’auras pas de deuxième paire de chaussures neuves” mais bien davantage “porte celles de ton cousin jusqu’à ce qu’elles soient trouées”. Non pas que l’enfant ait réellement envie d’une deuxième paire : il voudrait juste ne pas se faire remarquer ! Donc, franchement, je suis contente de lire que là, “çase passe bien mieux” !

alec6, je me réjouis d’ores et déjà de ce billet, j’ai beaucoup aimé l’article sur “c’est maintenant” donné par ton lien ! Encore qu’utiliser un livre pour se torcher, franchement, non, mes fesses méritent mieux !

Okazou, je suis entièrement d’accord avec le fait que (très souvent), la préoccupation portant sur l’argent cache autre chose, ce que j’ai tenté d’illustrer par mes exemples, du moins lorsqu’on n’est pas dans un cas de budget “au centime près”, où une courroie de transmission d’un moteur lâchant plus vite que prévu peut causer un vrai problème, la voiture étant nécessaire à l’exercice de la profession,

Caplan, artiche, ça veut dire “fric” ????

Je note que la plupart des commentaires vont dans le sens d’une relation “détachée” à l’argent mais alors pourquoi, autour de moi, c’est un sujet si fréquent de disputes dans les couples ?

Allez, à bientôt, merci pour vos contributions, une fois de plus !

42)
Madame Poppins
, le 09.02.2009 à 22:02
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Ah bein non, faut pas poster pendant que j’écris ;-)

FT’e, je crois que tu résumes très bien une erreur fondamentale, qui se retrouve d’ailleurs dans beaucoup d’autres domaines que l’argent : la conviction que ce qu’on trouve “juste” et “bien” doit être repris comme valeur “universelle” par les autres. J’ai eu plus de chance que toi : si j’ai grandi dans une famille pour laquelle les livres étaient sacrés, j’ai quand même eu le droit, une fois que j’ai eu entre les mains mes livres (achetés neufs ou d’occasion) de les annoter ou d’en plier le haut de la page parce que les discours familiaux se terminaient quand même par un “enfin, tu fais comme tu veux”… Je parie que non seulement, ça fait de la jolie musique mais qu’en plus, l’écouter dans cet endroit est tout à fait agréable !

Karim, je clique sur les liens dès que j’ai terminé d’écrire, promis !

henrif, tu devrais pouvoir faire de substantielles économies : les billets à 100 commentaires sont rares ! ;-))

43)
zit
, le 09.02.2009 à 22:22
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Ah, oui, Karim, je plussoye, Rodrigo y Gabriela, une tuerie, le lien précédent va vers leur site sur lequel on peut déguster la video d’un concert entier au Paradiso d’Amsterdam. Moi qui ne suis pas vraiment fanatique de guitare sèche, ça m’a scotché, c’est pas vraiment gypsy comme style. Et Gabriela est vraiment une sacrée percusioniste (sur sa guitare). Par contre, ce qui m’énerve un peu, c’est leur nom, j’ai toujours entendu dire : “honneur aux dames”, sont macho ces mexicains !

z (en voilà deux qui méritent de gagner du flouze, je répêêêêêêêête : mais ça doit pas trop les intéresser, pour mettre un concert entier à disposition des internautes…)

44)
Caplan
, le 09.02.2009 à 22:42
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En ce moment même, sur Planète, passe une émission très intéressante sur les Français et l’argent!

Caplan, artiche, ça veut dire “fric” ????

Un peu, mon n’veu!

Milsabor!

45)
levri
, le 09.02.2009 à 23:33
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Levri, je suis sensible à ta remarque, selon laquelle tu critiquerais davantage les gens qui permettent ces revenus très importants : je n’ai jamais compris pourquoi on devrait jeter la pierre à quelqu’un qui réclame 1 mio de revenus annuels et.. qui l’obtient ! Il a demandé, il a reçu. Faudrait plutôt critiquer celui qui signe le chèque !

je mets dans le même sac ceux qui signent le chèque, et les milliers de “consommateurs” qui permettent l’approvisionnement de celui-ci …

Je suis dans une période “consommation zéro”, ce qui me permet de parler à et au froid … ;)

j’écoute Stairway To Heaven par Frank Zappa sur l’album The Best Band You Never Heard In Your Life

et aussi Backass de Butthole Surfers sur l’album Hairway To Steven

46)
Smop
, le 10.02.2009 à 00:32
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Smop, je suis très partagée face à ton attitude à l’égard de “l’économie sous par sou pour ne jamais réellement en profiter”. D’un côté, je suis convaincue que pour certaines personnes, la privation pour donner à autrui (souvent un descendant) est un choix réel (et non une espèce de valeur inculquée et reprise sans grande réflexion autour), parce que ces personnes estiment que leur privation est moins importante que le profit (et pas seulement économique) que la personne pourra tirer de cet argent par la suite. Mes grands-parents et ma mère par la suite ont toujours eu la philosophie “l’argent, on le dépense maintenant, quand vous en avez besoin, il n’y aura donc rien à hériter”. Cela peut sembler être à l’antipode de ce que tu résumes par “sou par sou”. Mais ce n’est pas tout à fait le cas : pour que ma mère puisse faire une formation dite “convenable”, mon grand-père et ma grand-mère se sont certainement beaucoup privés, de leur vivant.

D’un autre côté, partant de l’idée que l’Etat doit pouvoir disposer de ressources, une taxation doit avoir lieu quelque part et la faire sur un héritage n’est pas l’objet le plus absurde.

Je comprends ton point de vue, habile et intéressant, mais je ne le partage pas.

Nous sommes tous le produit de nos expériences, et c’est bien pour cela que j’essaie de juger le moins possible les autres. Je ne fais que donner un avis personnel. La vérité, le bien, le mal, rien n’existe ailleurs que dans l’esprit de chaque individu, mis en forme et canalisé par son environnement socioculturel. D’ailleurs, la loi la plus légitime n’est-elle pas celle de la nature, à savoir celle du plus fort ? Et pourtant elle nous semble la plus injuste. Comme quoi…

Mes parents, intellectuels bourgeois mais de condition modeste, se sont toujours sacrifiés pour moi. Fils unique, j’ai été gâté bien au-delà de tout désir. Eux, de leur côté, ne se sont quasiment jamais permis le moindre plaisir coûteux dans lequel je n’étais pas associé. Ce qui ne m’a pas empêché de les quitter à 17 ans et de m’être totalement détaché affectivement d’eux. On m’a déjà dit que j’étais ingrat. C’est vrai, mais c’est parce que je suis libre et que je n’ai jamais demandé à être là. J’estime que je ne dois rien à mes parents. J’aurais bien préféré qu’ils se consacrent à eux-mêmes, car ils sont passés à côté de leur propre vie, et je ne les remercie pas pour ce qu’ils m’ont donné. Les choses que l’on a acquises sans effort n’ont aucune valeur et l’héritage peut être un poison car il remplace l’émotion par la convoitise.

Aujourd’hui, je n’ai pas d’enfants et n’en veux pas. Je suis hédoniste, et mon rapport à l’argent est le même que celui à la vie : profiter aujourd’hui car demain ne sera peut-être pas. Et si demain devait être, ce sera un autre jour.

Pour conclure, comme disait l’autre, vérité au deçà des Pyrénées, erreur au delà !

47)
Kermorvan
, le 10.02.2009 à 09:36
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Je suis dans une période “consommation zéro”, ce qui me permet de parler à et au froid … ;)

Un humain dégage quand même une puissance d’environ 100 watts (à moins que vous cessiez de manger, alors ça baisse…) : vous enveloppez vous dans une feuille d’aluminium ?

48)
levri
, le 10.02.2009 à 09:51
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@ Kermorvan : je n’ai pas dit que j’avais cessé de rayonner ! je dégage énormément … :D

Mais on va friser le hors sujet en se frottant à des concepts de génération spontanée, immaculée conception et autres joyeusetés ésotériques … :P

J’écoute Energy Fools The Magician de Brian Eno sur l’album Before And After Science

49)
Madame Poppins
, le 10.02.2009 à 10:58
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Smop : ils sont passés à côté de leur propre vie

Et c’est peut-être là toute la différence que je ressens par rapport au parcours de mes grands-parents : s’ils ont fait des sacrifices notamment pour assurer la formation de leurs deux filles, je pense qu’ils n’ont pas passé pour autant à côté de leur propre vie.

Quant à Rodrigo et Gabriela, il m’aurait fallu la chaîne de FT’e pour l’écouter : merci pour cette découverte !

Et un petit effort, lecteur, lectrice, devenez commentateurs, je vous rappelle qu’il y a 10’000 euros à la clé (com. 40) ;-)))

Bonne journée,

52)
Kermorvan
, le 10.02.2009 à 14:22
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Ya toujours qqchose à dire : voyez Levri, il a toujours qqchose à dire, hein ! et même que j’lui ai répondu !… et y m’a répondu… etc.

J’peux toujours dire j’crois que, j’pense que, enfin… y m’semble…

53)
Kermorvan
, le 10.02.2009 à 14:51
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Té, j’ai qqchose à dire ; c’est hors sujet, mais pas totalement, parce que c’est gratuit (comme le concert de Rodrigo et Gabriela, merci à ceux qui ont fourni les liens), c’est là des planches de gravures naturalistes, d’un savant allemand du 19e siècle.

54)
fxc
, le 10.02.2009 à 15:16
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des planches de gravures naturalistes, d’un savant allemand du 19e siècle.

j’ai lu trop vite et j’ai cru voir un savant naturiste, j’ai clicqué, ben non…

55)
Franck Pastor
, le 10.02.2009 à 15:44
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J’aurais bien préféré qu’ils se consacrent à eux-mêmes, car ils sont passés à côté de leur propre vie, et je ne les remercie pas pour ce qu’ils m’ont donné.

Cette phrase m’a fait sourire jusqu’aux oreilles :-) Car de l’autre côté, combien d’enfants souffrent du fait que leurs parents ne se sont pas suffisamment occupés d’eux ? Franchement, quoi que les parents fassent, hein… ;-)

J’ai une fille depuis 3 mois. Si adulte elle est heureuse dans ce qu’elle sera et fera, j’estimerai ne pas avoir gâché complètement ma vie. Qu’elle se soit détachée de nous ou pas. Et je précise que ma vie se compose aussi d’autres choses qu’elle.

56)
fap76
, le 10.02.2009 à 15:49
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Mais quel sujet intéressant que l’argent !! :-)

Depuis tout petit, j’ai des rapport, comme tout le monde, à l’argent. En effet, argent de poche, petits boulots (livreur, chanteur à l’Escalade à Genève, afficheur pour une galerie, caissier dans une station service, faiseur de Panini, etc), cadeau en nature à Noël ou à mon anniversaire ont fait que j’ai toujours eu plus ou moins d’argent.

Je me suis aussi toujours demandé pourquoi on devait utiliser de l’argent et pourquoi on ne troquait plus. La première réponse que je me suis faite est qu’il est manifestement plus simple de passer par l’outil de conversion qu’est l’argent pour échanger des services (en effet, combien je dois planter de clous pour avoir une page écrite par un avocat… on me répondra le nombre qu’il faut, mais c’est un peu vague), donc que c’était un moyen de simplifier les échanges. Puis je me suis aussi dit que c’était aussi plus simple ainsi à l’Etat de ponctionner ses impôts (je précise que je ne suis pas contre les impôts, je profite des routes et des hôpitaux comme tout le monde), et que c’est sûrement pour cette raison que l’on continue à utiliser ce mode de fonctionnement. Le jour où un esprit génial inventera le moyen de taxer les échanges, peut-être ceux-ci seront à nouveau légalement et largement utilisés…

Sinon, l’autre réflexion que je me suis faite à la lecture de cet article et de ses réactions, c’est que le rapport à l’argent est très très complexe car il nous place face à beaucoup de choses. Face à ses amis qui en ont plus ou moins, donc qui vivent mieux ou moins bien. Face à la publicité qui nous pousse à acheter, à consommer, à jeter, puis à re-consommer. Face à la famille, par exemple comme dit plus haut, lors de succession (je suis d’ailleurs aussi opposé à l’impôt sur la succession pour une simple raison, si je veux rester dans la maison familiale à la mort de mes parents et que je ne peux pas payer cet impôt, ça veut dire que je serai éjecté de la maison car je devrai la vendre et que quelqu’un de riche et qui n’en a rien à faire de l’histoire de ma famille va investir ma chambre…—> je ne vis plus chez mes parents, mais c’est c’est un des vrai problèmes de cet impôt pour moi, c’est le morcellement des biens qu’une famille a pu se construire pendant de longues années (collection, maison, terrain…). Face à la société où, comme si bien dit, l’oisiveté, donc ne pas vouloir d’argent, est si souvent mal vue. Etc…

Bref, merci pour ce beau et large sujet, qui mérite de longs débats :-)

P.S. Merci pour le lien Rodrigo Y Gabriela, j’écris ce petit texte en les écoutant et c’est vraiment fantastique!!

57)
Hervé
, le 10.02.2009 à 16:23
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+1 hors sujet pour se rapprocher de la centaine et faire un sort à une idée fausse mais très souvent exprimée :

Mais on va friser le hors sujet en se frottant à des concepts de génération spontanée, immaculée conception et autres joyeusetés ésotériques … :P

L’immaculée conception n’a rien à voir avec la conception virginale !!! Q’on se le dise une fois pour toutes : le dogme de l’Immaculée conception signifie que les catholiques (et les orthodoxes aussi, je crois – Panagiotis) croient que Marie a été conçue sans le “péché originel” qui nous marque tous et qui est éliminé par le baptême.

Alors, arrêtez de mettre du sexe partout :-))

58)
fxc
, le 10.02.2009 à 16:39
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Je me suis aussi toujours demandé pourquoi on devait utiliser de l’argent et pourquoi on ne troquait plus. La première réponse que je me suis faite est qu’il est manifestement plus simple de passer par l’outil de conversion qu’est l’argent pour échanger des services (en effet, combien je dois planter de clous pour avoir une page écrite par un avocat… on me répondra le nombre qu’il faut, mais c’est un peu vague), donc que c’était un moyen de simplifier les échanges. Puis je me suis aussi dit que c’était aussi plus simple ainsi à l’Etat de ponctionner ses impôts (je précise que je ne suis pas contre les impôts, je profite des routes et des hôpitaux comme tout le monde), et que c’est sûrement pour cette raison que l’on continue à utiliser ce mode de fonctionnement. Le jour où un esprit génial inventera le moyen de taxer les échanges, peut-être ceux-ci seront à nouveau légalement et largement utilisés…

le troc existe en france, cela s’appelle le “SEL” service d’échange local, j’avais vu cela lors d’un reportage dans les pyrénées il y a + de 10 ans et ce système existe toujours au grand dam des autorités—> pertes de taxes, tva et autres plaisirs connus.

59)
levri
, le 10.02.2009 à 18:54
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@ Hervé : autant pour moi ! (et ne me reprends pas en me signalant qu’on dit “au temps pour moi” !) tout ça n’empêche pas les cathos de chanter “ste Marie toujours vierge” …hein !

j’écoute Sex & Drugs & Rock’n’Roll de Ian Dury sur l’album Reasons To Be Cheerful et aussi Stoned Immaculate de Jim Morrison sur l’album An American Prayer

60)
Hervé
, le 10.02.2009 à 18:58
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tout ça n’empêche pas les cathos de chanter “ste Marie toujours vierge” …

Ben oui, mais il y a des quantités de saintes et vierges qui ne sont pas immaculées !!!!

62)
henrif
, le 10.02.2009 à 21:52
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Je rêvais d’une vie qui se résumerait à la pluie, à la marche, à une patate cuite dans la cendre. Une vie qui serait l’abondance du temps… Je n’étais pas attiré par l’exotisme mais par une simplification.

Je suis allé la chercher chez eux… C’est l’illusion de quelqu’un qui vient d’un pays où l’on ne manque de rien et où l’on ne sait pas ce que l’on a.

Entre les choses et moi, il y a des épaisseurs, des vêtements, des outils, il y a encore des choses qui m’éloignent peut être de moi même.

Entre les choses et eux, il y a les gestes, c’est tout…

Le ciel dans un jardin de Stéphane Breton

Et pas d’argent.

68)
Karim
, le 10.02.2009 à 23:16
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Et si vous avez d’autres OMNI (objets musicaux non identifiés) que R y G à nous faire partager, n’hésitez pas !

69)
Smop
, le 10.02.2009 à 23:29
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(je suis d’ailleurs aussi opposé à l’impôt sur la succession pour une simple raison, si je veux rester dans la maison familiale à la mort de mes parents et que je ne peux pas payer cet impôt, ça veut dire que je serai éjecté de la maison car je devrai la vendre et que quelqu’un de riche et qui n’en a rien à faire de l’histoire de ma famille va investir ma chambre…—> je ne vis plus chez mes parents, mais c’est c’est un des vrai problèmes de cet impôt pour moi, c’est le morcellement des biens qu’une famille a pu se construire pendant de longues années (collection, maison, terrain…)

Certes, mais le problème de ton argument, bien entendu défendable, est que tu te places sur un plan individuel. C’est là que le débat pourrait devenir idéologique, individualisme contre intérêt général, propriété privée contre propriété sociale, ToTheEnd contre Okazou, … Et là, c’est à 200 commentaires que pourrait se trouver la “prime” ;-)

70)
fxc
, le 10.02.2009 à 23:33
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Et si vous avez d’autres OMNI (objets musicaux non identifiés) que R y G à nous faire partager, n’hésitez pas !

il y a cela

hors sujet...

P.S. vénal moi; meu non

72)
Karim
, le 11.02.2009 à 09:16
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Comment récupérer un concert sur Fabchannel ? Pour la plupart des vidéos, je choisis “fenêtre —> activité”, et je repère après le fichier video (un gros machin au format flv que je convertis par la suite). Mais là, nada… Je suppose que seul le streaming est possible ?

73)
FT'e
, le 11.02.2009 à 09:53
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Je rebondis sur mon premier message, sur un ton plus joyeux.

Je le disais, l’argent est un moyen. Il représente des possibilités. Je le disais, j’ai beaucoup voyagé. Mon point le plus nord est au Spitzberg, le plus sud trés au sud de l’Australie. Le plus sud ouest, la pampa argentine, nord ouest, l’ouest de Washington et le Mont Saint Helens. Le plus nord est, Pekin et les premières marches de la Grande Muraille. Le voyage le moins planifié fut décidé… 3 jours avant de partir, direction l’Argentine.

Oh, ce n’est pas que l’on ne puisse pas voyager avec peu de moyens, et d’ailleurs, je ne logeais pas en 5 étoiles la plupart du temps. Mais pouvoir envisager la route comme on en a envie, sans besoin de bourlinguer (et pourquoi pas d’ailleurs, c’est un autre style de cheminement qui a tout son intérêt) ni de trop regarder ce qui est possible ou non, quelle liberté !

Ce n’est pas tout évidemment. L’argent est présent dans ma vie familiale. Je viens de perdre mon beau père, et ma belle mère se retrouve avec des moyens financiers fort limités. L’argent est aussi une aide que je peux lui apporter, mais il est une dépendance et une “charité” qui peut être difficile à accepter et à vivre. J’ai pu dépanner des amis ayant des problèmes, soit à court terme soit sans terme du tout. Curieusement, si l’argent remboursé est resté sans conséquences, l’argent donné à cassé quelque chose, un peu comme s’il existait une dette honteuse, difficile à vivre tout au moins.

Tous vos commentaires sont passionnants ! A croire que c’est un sujet inépuisable.

Petite réaction sur l’impôt sur la succession… j’ai des amis qui ont quitté la maison familiale, vendue, pour payer l’impôt. Mon amie a non seulement perdu sa mère, mais sa maison et le lieu ou elle a grandi. C’est une honte absolue ! Sur un plan plus large, la question de l’héritage est complexe. Certaines coutumes on déséhérité les plus jeunes pour ne pas morceller les domaines, et lorsque cette façon n’était pas appliquée, les grands domaines ont été découpés, parcellés, explosés et il ne reste dans ces régions que de petits lopins de quelques hectares et des maisons vendues à des étrangers… Je dresse un tableau noir, mais l’impôt sur la succession a des conséquences bien au delà des simples finances étatiques. Des conséquences sur la terre, des conséquences sur des gens et des familles. Je suis pour cet impôt lorsqu’il est intelligent. Mais comme il ne l’est pas, j’y suis résolument opposé.

Bonne journée ! :)