Accueil   Semaine   Mois   Occaz'   Compte   Forum   Bas
Mercredi 18 février 2009
zit
Zit vous mène en bateau.

Zit au tibet

En fait, en fouinant dans mes vieux CD d’archives, je suis tombé sur un petit reportage (il manque une ou deux photos, je ne sais pas lesquelles, mais je sais qu’elles manquent, si vous pouviez m’éclairer… ;o). C’est donc juste à une invitation au dépaysement que je vous convie, une tranche de vie de “ailleurs” et “autre”, loin de nos métros sans conducteurs…

A la fin d’un voyage à image (Lhasa, capitale du Tibet), bloqué à cause du brouillard empêchant les avions de décoller ou d’atterrir à Chengdu, un peu lassé des temples, du thé beurré salé (que pour ma part, je trouvais délicieux, mais un poil indigeste) et autres bonzeries, j’ai été trainer mes guêtres du côté de la image (Kyi Chu), affluent du image Yarlung Tsangpo (qui deviendra quelques centaines de kilomètres plus loin et quelques milliers de mètres plus bas le Brahmapoutre).

image

La ville est entièrement située sur la rive nord de la rivière.

Interlude

“On” a beaucoup parlé de cette région du monde il y a environ un an, sur cuk aussi, d’ailleurs. Je ne souhaite pas m’étendre sur la question politique, mais je suis convaincu que la majorité du peuple tibétain n’a aucun intérêt à la restauration de la théocratie (comme aucun peuple de la planète d’ailleurs), je ne fais pas pour autant l’apologie de la colonisation et de l’occupation, loin s’en faut, mais dès que j’entend les mots “frontière” ou “nation”, j’ai le poil qui se hérisse.

Fin de l’interlude.

Passons aux images.

Du côté matériel, c’est évidemment de l’argentique, évidemment parce qu’elles on été faites il y a exactement neuf ans, et qu’à l’époque, le numérique ne faisait pas sourire que votre serviteur… Nikon F4S avec 2,8/20-35, 2,8/105 AF et 2,8/180 AIS, film Fujichrome Velvia 50 ou Sensia 100, bien “un poil” trop polarisé pour certaines (à 3650 m d’altitude, le ciel est déjà bien plus sombre qu’au niveau de la mer, alors le polarisant, c’est parfois un peu beaucoup “too much”).

Comme d’habitude sur cuk (et nulle part ailleurs ;^), un clic sur une image la fait apparaître, comme par magie, en plus grand et dans une nouvelle fenêtre…

image

A Lhasa, il n’y avait qu’un pont, complètement à l’est de la ville (il me semble qu’on en voit un autre à l’ouest, sur GMaps, d’ailleurs, les images satellite actuelles montrent une ville qui a presque doublé de volume)...

Bon, c’est pas si grand, mais quand on veut aller vers l’ouest, c’est pas bien pratique…

Donc ma balade post–prandiale m’a conduit sur la rive de la Kyi, et j’étais déjà bien content d’être là :

image

Ça ne ressemble pas trop aux rives de la Seine auxquelles je suis habitué, et c’est même probablement “exotique” pour les riverains du lac (un peu moins construit, plus aride aussi).

J’ai donc posé mes fesses sur un muret et mon regard a été attiré vers ça :

image

Oh, la belle barcasse !

Ah bin donc nous avons un pont à l’est, et à l’ouest, on traverse dans une magnifique goa (kowa ?), en peau de yak bien tendue sur des membrures en bois.

image

De loin, c’est beau, aussi…

image

Le chargement.

image

Des matériaux de construction…

image

La famille au grand complet…

image

Et on décharge, vers les yaks modernes, motoculteurs à deux roues attelés à une petite remorque, moyen de transport omniprésent ici…

image

La pause en attendant le chaland…

Après quelques heures de regards, de sourires (aucune communication possible par les mots, mais ce n’est pas toujours indispensable, entre humains), je me rapproche, timidement.

image

Un aviron en détail.

image

Un des rameurs.

image

Son collègue.

Allez, je me lance, je monte faire la traversée :

image

La clope au bec en permanence (keski fument les deux gars, pourtant, pour un gars de la pleine comme moi, le moindre effort, à cette altitude, c’est dur, et ramer toute la journée, dans le courant, je n’ai pas essayé, mais ça doit être physique…).

Il m’a bien expliqué de ne pas poser le pied sur le fond en peau (trop fragile), mais sur les membrures d’environ 5 cm de large. Le fond est presque sec, en tout cas pas trop trempé.

image

Débarquement sur la plage, rive sud.

image

J’ai décidé de rester là un moment (en espérant quand même qu’ils ne m’oublieront pas ;o).

image

On voit bien à droite la ville moderne qui pousse (la montagne à l’arrière–plan est à au moins quatre ou cinq kilomètres, effet “collage” du téléobjectif).

image

Le retour avec le collègue (chouette, ils ne m’ont pas oublié !).

image

Allez, au revoir…

image

Ça souffle, de l’autre côté, j’ai bien fait de rentrer, le matos n’aurait pas aimé.

image

Même au dessus la Kyi, à 3650 mètres d’altitude, de l’autre côté de l’Himalaya, il y a des mouettes !

Allez, une petite dernière qui n’a rien à voir, juste pour le plaisir :

image

Un bien bel alphabet (et un abus caractérisé du filtre polarisant).

Le lendemain, l’avion a enfin décollé (après trois jours d’allers retours vers l’aéroport situé à quelques 80 km, je n’ai pas pu retourner les voir…

Je ne sais pas s’ils sont encore là, il me semble, en regardant de près sur GMaps que les rives de la Kyi ont été “nettoyées” (on ne voit nulle part les barges toutes rouillées), d’autre part, la rivière a l’air bien plus étroite (mais ça peut être une différence de niveau saisonnière, le climat en février était très sec, pas un nuage pendant quinze jours).

Et c’est tout, j’espère que ça vous a plu.

Icon_print