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Mardi 20 janvier 2009
zit
Une focale, des faux c...ls (?)

Optique à focale variable ?

Il n’est pas ici question de comparer les mérites des focales fixes et des zooms en terme de confort d’utilisation, de poids, de prix, de définition ou de l’âge du capitaine. J’ai déjà été traité de réactionnaire (ça ne me dérange pas) quand j’ai affirmé ma préférence pour les focales fixes, en particulier pour les longues (au dessus de 35mm) focales. Là n’est pas le sujet. Le titre fait référence, dans sa seconde partie aux fabricants d’objectifs.

En fait, dans ma boutique préférée, j’ai entendu l’histoire d’un client qui se plaignait que son zoom télé n’avait pas la même focale que son télé fixe quand il faisait du portrait (donc en mise au point rapprochée). Renseignement pris auprès du fabriquant :

<< C’est parfaitement normal, la focale est donnée pour la mise au point à l’infini…>>

Je n’y connais pas grand chose en optique, mais effectivement, quand on augmente le tirage (quand la mise au point est plus proche que l’infini), on voit un peu plus large.

J’ai voulu en avoir le coeur net (quelle drôle d’expression !), et j’ai donc débarqué chez mon revendeur qui a bien voulu me laisser faire joujou un moment avec le contenu de ses vitrines.

Le test

Bon, pas très scientifique : pour les photos à l’infini, j’aurais du les faire sur un trépied, mais laisser un tel ustensile toute une après–midi sur un trottoir, sans une surveillance permanente, c’était un peu risqué. Et puis pour les vues de près, ce n’est qu’après la première série (au 24mm) que j’ai trouvé dans un coin ce magnifique massicot avec sa règle graduée (j’aurais du refaire la première série). Et la boutique étant assez exigüe, je ne pouvais pas l’encombrer en permanence avec un trépied et le massicot bien disposé parfaitement à la perpendiculaire, ils ont beau être sympas, je ne pouvais pas non plus les empêcher d’accéder en permanence à deux ou trois vitrines !

Néanmoins, je pense que les résultats sont tout à fait significatifs et largement assez précis pour montrer qu’un zoom, c’est effectivement un objectif à focale variable, trèèèèèès variable, dans certains cas…

Si j’ai testé plus d’optiques en Canon, ce n’est absolument pas pour dénigrer cette marque plutôt qu’une autre (suivez mon regard), mais seulement parce qu’il y avait plus de choix, entre la vitrine “neuf” et la vitrine “occasion” que dans toute autre, et surtout, des focales fixes “étalon” ayant la même focale que des zooms à leur maximum (hors de question de se référer à l’indication de focale sur la bague des zooms). De toute façon, comme on va le voir, toutes les marques sont dans le même panier…

Toutes les photos avec un Canon ont été faites avec un EOS 40 D, les Nikon, quand à elles avec un D300, j’ai préféré le capteur APS pour une raison évidente : les nouveaux zooms “ultra–trans–standard” de type 18-200 m’intéressaient fortement.

Dans tous les cas de photos en mise au point rapprochée, j’ai choisi la mise au point minimum de l’objectif qui mettait au point le plus loin, toutes les photos étant faites à la même distance (c’est clair ou je la refais ?).

Comme toujours, il faut cliquer sur les images pour les voir s’ouvrir en grand dans une nouvelle fenêtre, cette fois encore plus que d’habitude, si vous voulez vraiment voir les différences.

Le 4/24-105 L USM face à des focales fixes.

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La même photo avec un 4/24–105 L IS et un TS–E 3,5/24 L, dehors, hormis un rendu chromatique très différent, la focale est très proche.

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Les même optiques en mise au point rapprochée : le zoom est beaucoup plus grand angle que la focale fixe !

Pas de photos à 105 en extérieur, j’ai oublié, mais je pense que de toutes façons, on doit obtenir un résultat très proche.

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Le 24-105 à 105 mm est aussi beaucoup plus grand angle en mise au point rapprochée : c’est quasiment la même chose que le 2,8/60 macro EFS ! Une variation de plus de 40% tout de même…

Le gros morceau, les longues focales.

C’est dans cette catégorie que j’ai eu la possibilité de tester le plus d’objectifs : un 105, un 200 et un 300 en “étalons”, trois 18–200, trois 70–200, un 55–200, un 70–300, un 75—300, soit douze objectifs quand même, ça fait un bon échantillonnage.

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Bon, hormis le fait que les Canon rapprochent un peu plus que les Nikon (c’est normal, le capteur Nikon étant plus grand, le recadrage par rapport à la focale est moindre), on ne vois pas de différence perceptible entre “l’étalon” (l’excellent 2,8/200 L II, j’ai beau avoir revendu mon 5D, j’ai quand même gardé quelques très bons cailloux, on ne sait jamais ;o) et les zooms.

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Comparatif des Canon (et d’un Sigma qui passait par là) à 200 mm en mise au point rapprochée, ça se gâte…

Étonnamment, les zoom pros (les 2 série L testés) sont un poil plus télé que la focale fixe. Par contre, les deux 18–200 sont quand même beaucoup plus grand–angle 58% dans le cas du Canon et 53% pour le Sigma.

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Ici, les Nikon à 200 mm aussi (avec un 105 en étalon).

Là encore, c’est le 18–200 qui fait pâle figure 60% plus grand–angle que le 2,8/70–200, par contre, le petit 55–200 “tout plastoc” s’en sort très bien : à peine 3% d’écart avec le grand frère dix fois plus cher.

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Ici, quelques 300 mm à l’épreuve.

Bon, là c’est étrange, les deux objectifs les plus longs sont le “petit” 75–300 “grand public” et l’antédiluvien 5,6/100–300 (pas loin de vingt ans d’âge), 10% plus long que l’étalon (le réputé 4/300 L IS), le très onéreux 70-300 DO fait quand à lui presque 23% de moins que l’étalon, soit quand même 30% de moins que les zooms “bon marché”...

Vous avez dit 17 ?

Pendant que j’y étais, j’ai profité de la présence de trois zooms démarrant à 17 mm pour voir s’ils étaient tous égaux : chez Canon, le 4/17–40 L, le 2,8/17–55 et le 4–5,6/17–85…

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Déjà dehors, le 17-85 parait bien plus large…

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Là, c’est prouvé !

11% plus large que le 2,8/17–55 et 14% de mieux que le 4/17–40 L. Lequel est un vrai 17 mm, je n’en ai aucune idée, je n’avais pas d’étalon sous la main, mais ça fait quand même une différence assez importante, pour trois optiques de la même marque, sur le même appareil, censées avoir la même focale… On passera sur la distorsion phénoménale, ce n’est pas le sujet de l’article…

IF, vous avez dit IF ?

Je n’ai pas vraiment d’idée quand à la raison pour laquelle on a de si grandes différences sur certaines optiques, c’est vraiment au delà de mes compétences en optique. Il faut savoir que du temps du papier et du crayon, il fallait des années de calcul à un ingénieur pour pondre la formule optique d’une focale fixe de qualité. Depuis quelques années, la puissance des ordinateurs a permis aux fabricants d’imaginer des objectifs d’une complexité extraordinaire :

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Ici, le Nikon AF–S VR G 2,8/70–200 IF–ED G, tout de même 21 lentilles en 15 groupes, et il faut que ça soit au top à toutes les focales et à tous les diaphs…

Mais allez, un dernier petit comparatif, pour la route…

A ma droite, un 2,8/60 Micro–Nikkor, à ma gauche, un 2,8/60 Micro–Nikkor. Hrem, heuuu, c’est pareil, non ? Bin non ! A ma droite, c’est le 2,8/60 Micro–Nikkor AF–D, à ma gauche, c’est le 2,8/60 Micro–Nikkor AFS–G, le nouveau, avec mise au point interne (c’est ça que veut dire le IF, Internal Focus), à priori très intéressant en macro, vu que l’objectif ne s’allonge pas quand on fait la mise au point.

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C’est quoi, ce bazar ?

En fait, la mise au point minimale du nouvel objectif est bien plus proche du sujet pour un rapport 1/1, à distance identique, on cadrera 39% de surface en plus, ce qui fait que la dernière photo est toute pourrie, j’ai été obligé de m’approcher bien plus et le bout de l’objectif faisait de l’ombre sur le sujet… Pas génial…

Autre “détail”, autre différence, ici, vraiment importante : l’ouverture réelle. Quand on augmente le tirage, on perd de la lumière. L’ancien 60 macro, au rapport 1/1 affiche 3,8 au lieu de 2,8 comme ouverture maximum, le nouveau affiche 4,8 au même rapport de reproduction pfiout ! un diaphragme de perdu ! Quand même !

Conclusion

Bin je ne sais pas trop quoi en penser, si ce n’est le traditionnel <<– On nous cache tout, on nous dit rien...>> de rigueur. Il ne s’agit pas pour moi de traiter les fabricants de voleurs, leurs 200 mm font bien dans les 200 mm à l’infini, mais je m’étonne de ne jamais avoir lu sur (ou entendu parler de) ce phénomène avant. On a quand même des différences spectaculaires…

Bien sûr, ce qui compte avant toute chose, c’est de faire de bonnes photos (pas comme les horreurs qui illustrent cet article). Et un 18–200 permet de faire de très bonnes photos. Toutefois, il est quand même bon de savoir, surtout quand on veut choisir une optique “à tout faire” que le 105 “idéal pour un portrait” n’est, de près, qu’un 60mm…

On remarquera que les objectifs pour lesquels la différence est la plus prononcée sont ceux qui font le grand–écart, du plus ou moins très grand–angle au téléobjectif. Les zooms “que télé” sont sur leur plus longue focale très proche de l’étalon (dont on n’est même plus certain qu’il fasse réellement sa focale, du coup). Je regrette de n’avoir pas eu sous la main plus de focales fixes en grand angle et en court télé équivalentes aux maximales des trans–standard “de base”, ce qui fait qu’il manque un volet à ce comparatif sur les 16, 17 et 18 et surtout sur les 70, 90 et 105, j’essayerais d’en remettre une couche plus tard si possible.

Pour ma part, cet exercice me conforte dans mon goût pour les focales fixes (sauf pour ce qui concerne le grand angle, rapport au fabuleux 2,8/14–24), plus solides, plus lumineuses, plus légères, meilleures en définition, moins chères, avec moins de distorsion géométrique et de vignettage, et finalement plus précises quand à la focale réelle de l’objectif…

Tout ça me rappelle mon premier 90 mm Leica, qui n’ouvrait qu’à 4, et dont le bloc optique, situé complètement à l’avant de la rampe hélicoïdale de mise au point se dévissait entièrement (afin de pouvoir le monter sur une visoflex, mais c’est une autre histoire) :

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Photo JCB @ Summilux.net.

Donc, après avoir démonté le bloc optique, on avait, noté à la main, dans l’intérieur du tube, quelque chose comme “f=9cm”, j’en ai vu un autre où il était écrit “f=8,7 cm”, mignon, non ? Je vous parle d’un truc d’avant la mercatique et les délocalisations…

Bonus : “CUK GADGET N°3” !

Bon, puisque vous avez été bien sages jusqu’à maintenant, vous avez droit à un cadeau !

Bien entendu, rien à voir avec ce qui précède, c’est un vrai bonus en plus.

Après les conques zit et le gabarit à doigts, voici enfin le troisième CUK GADGET ! Je vous prévient tout de suite : ça a changé ma vie

Vous je ne sais pas, mais depuis quelques mois, je me sentais dans la peau de l’empereur quand on l’énerve :

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Faut pas me chercher !

J’explique : au boulot, à chaque fois que je me levais et ce, que je sois resté assis 5 secondes ou bien une demi–heure (ça doit pas être trop souvent que je reste assis une demi–heure ou plus, il y a toujours quelque chose à faire, ne serait–ce qu’une petite miction, fût–elle impossible ;o), je prenais un coup de bourre dès que je touchais quelque chose ou quelqu’un. Oh, souvent pas grand chose, mais parfois vraiment jusqu’à avoir un éclair (petit, dans les 5 mm, mais ça surprend quand même) au bout du doigt. J’étais devenu un véritable Van de Graff Generator vivant…

Une fois de temps en temps, ça réveille, c’est rigolo, mais quand c’est des dizaines de fois par jour, ça devient vite insupportable !

Bon, en plus des chaussures à semelle isolante, j’ai tout de suite mis mon nouveau fauteuil en accusation. Puisque ça ne me faisait pas ça avant que je l’aie. J’ai donc ramené de la maison un joli plaid mexicain et un couvre siège, tous les deux en coton, pensant que ça serait moins pire que le synthétique du fauteuil sus–mentionné…

Au début, ça avait l’air de fonctionner, mais depuis quelques temps, c’était devenu encore pire. Après un éclair particulièrement lumineux, bruyant et presque douloureux l’autre jour, j’ai décidé de mettre la science de mon côté : j’ai consulté Google ;o) et j’ai eu la chance de tomber sur ce magnifique et très complet exposé sur la question. On y apprends que c’est naturel et pas dangereux, car bien que certaines décharges peuvent atteindre 30000 volts (quand même !), l’intensité est vraiment trop faible pour occasionner des dégâts. On y apprends aussi que le faible taux d’humidité de l’air augmente grandement les “chances” (bureaux chauffés et ventilés en hiver), les matériaux légèrement humides étant plus conducteurs, on se décharge naturellement dans une atmosphère moite. J’avais donc la possibilité de faire fonctionner une bouilloire ouverte toute la journée pour humidifier l’atmosphère (mais bon, le cri de la bouilloire “GRLGRLGRLGRLGRLgrlgrlgrlgrlGRLGRLGRLGRLGLRgrlgrlgrlgrlgrlgrlGRLGRLGRLgrlgrl” toute la journée, ça peut agacer, et puis le coût écologique ne me convenait pas trop non plus). J’avais aussi l’option :

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Plus écolo, mais peut–être moins confortable…

Finalement, j’ai compris qu’il fallait que le siège soit conducteur pour récupérer ma charge au moment où je me levais.

Mise en œuvre.

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La chaise électrique elle même…

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Il faut, comme matériel :

  • Du fil (ou du câble) électrique.
  • Un cutter, pour dénuder le sus–mentionné
  • C’est tout !

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Pour dénuder le fil, on coupe la gaine à 10 ou 15 cm du bout… et on tire dessus en tournant.

plus le bout de gaine est court, plus il part facilement.

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Et voilà le travail !

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Un seul fil de 2,5 mm de section suffit !

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Le premier essai que j’avais fait avec un câble dénudé et séparé brin à brin, chaque fil agrafé de part et d’autre du petit coussin.

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Le même en détail, c’est beaucoup plus long à réaliser ! mais ça marche aussi…

Et oui, ça fonctionne parfaitement ! depuis trois jours, je revis. J’étais tellement traumatisé que j’ai encore une appréhension, à chaque fois que je me lève, mes mains ont un petit temps d’hésitation avant de toucher quoi que de soit…

Le bonheur, c’est simple comme un peu de fil !

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