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Lundi 19 décembre 2011
Comme à Seattle...
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J'ai tout essayé : la tisane à la fleur d'oranger, la verveine, l'homéopathie, l'acupuncture, les fleurs de Bach, le footing, le sauna, le reiki, rien n'a fonctionné. Même l'avant-dodo coquin n'y a rien changé.

Je me tourne, me retourne; je transpire, j'ai froid... Lorsque enfin, je sombre, je "scie du bois" tel un bûcheron canadien avant le grand froid et me fais pousser du coude par Mister, qui trouve que décidément, sa femme n'est pas glamour du tout.

Bref, vous l'aurez compris, je dors mal.

Oh, je vous rassure, pas chaque soir, heureusement : il m'arrive de dormir "sur mes deux oreilles". En aparté : connaissez-vous une expression plus inadéquate que celle-ci ? Pour ma part, je me contente de dormir, si déjà, sur une seule oreille, avec, à mon réveil, la sensation que je pourrais conquérir le monde... enfin, comprenez par là que je parviens au moins à conquérir le chemin jusqu'à la machine à café !

Bref, pour reprendre le fil, je dors mal tous les dimanches "en quinzaine".

Pourquoi ? Tout simplement parce que je publie un billet sur votre site que je suppose favori.

Pourtant, depuis le temps, bien que modeste au regard d'autres rédacteurs, j'aurais dû m'habituer. Même pas. Paraît que cela s'appelle le trac et qu'il n'existe pas de moyen efficace pour lutter contre ce phénomène : j'ai lu il y a un certain temps qu'un avocat pénaliste chevronné avait passé dix ans à vomir dans les toilettes avant le début des audiences, c'est dire s'il est difficile de lutter contre ce sentiment !

A chaque fois, je me dis que publier des billets sans lien aucun avec l'informatique et/ou la photographie, c'est du suicide : ça ne va intéresser personne. Enfin, si, mais uniquement des gens qui ne viennent pas sur cuk car ici, on parle technique, on parle code, on parle logiciels, même si les billets "divers" se sont multipliés ces derniers mois, provoquant d'ailleurs ire et colère chez les lecteurs "puristes".

A chaque fois, je me demande si la "sauce va prendre" : pour cela, point n'est besoin que le nombre de commentaires atteigne des sommets ou batte des records; il n'est pas nécessaire non plus que tout le monde soit passionné par le sujet. La "mayonnaise prend" à mes yeux lorsqu'au moins un lecteur ressent une forme d'émotion à la lecture de mon billet : peu importe qu'il s'agisse de curiosité, de sourire, voire d'agacement ou même de colère, ou encore de tristesse ou d'étonnement.

Et ça, vous ferez ce que vous voudrez, ce n'est pas gagné d'avance si on part de l'idée que cuk, c'est un site dédié à l'informatique (quoi de plus "froid" qu'un bout de code - merci à Noé d'avoir rédigé celui qui m'a permis d'insérer ma première image -) et à la photographie, technique par définition : il n'est pas abusif de penser que le lecteur de cuk veut de l'information et des tests.

Pourtant, de "lundi en quinzaine" en "lundi en quinzaine", elle prend, cette sauce, elle monte, cette mayonnaise et presque à chaque fois, j'ai le bonheur d'en apprendre un tout petit peu plus sur l'un d'entre vous, que ce soit en commentaire ou en message privé. D'ailleurs, François, merci d'avoir permis ces échanges, merci pour la confiance témoignée; à toi, lectrice, lecteur, merci pour tes mots, tes commentaires, tes idées : je ressors enrichie de cette expérience "en quinzaine". La preuve : j'ose même le tutoiement !

Aujourd'hui toutefois, je n'ai pas le trac, j'ai un petit pincement au coeur : vous l'aurez compris, les "lundis en quinzaine", c'est fini. Après 109 billets, je rends le clavier. Eh oui !

Pourquoi ? Parce qu'on ne peut pas tout faire. Et moi, ces prochains mois, ce que je vais faire, c'est....voyager !

Je vous la fais brève, ok ?

Date : du 1er mars au 15 août 2012
Comment : en famille, avec la complicité de "Hedwige"
Parcours : esquissé ici (en fin de billet)
Et après : on verra.

Oui, je sais, la technique permet d'être connecté tout le temps et partout mais non, merci ! Le but n'est en effet pas de consacrer cette parenthèse loin du stress professionnel à un écran juste parce que c'est "lundi en quinzaine" et je ne veux pas prendre d'engagements que je ne suis pas certaine de tenir, même si je compte bien alimenter, avec l'aide de Junior (9 ans), de Mini (6,5 ans) et de Mister (sans âge), un blog durant ce périple.

Je vous entends déjà : quelle chance de pouvoir partir ainsi ! J'en suis bien consciente mais ne dit-on pas de la chance qu'elle se provoque ? Tenez, vous iriez où, vous, si cette chance, vous pouviez la provoquer et partir ce printemps pour six mois ?
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