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Les voyages forment la jeunesse…
Montaigne l'a dit, tout le monde l'a repris : les voyages forment la jeunesse.

Forts de cet adage, certains parents ont passé, des années durant, l'été au camping des Flots-les-Mouettes, la tente plantée juste en face de la piste de pétanque, convaincus qu'ils allaient donner ainsi à leur descendance le goût des voyages "l'année passée, à côté de nous, il y avait des Norvégiens, dingue, non ?"

D'autres, plus fortunés, ont tenté de faire croire à leurs enfants que le voyage, c'est toujours "descendre" dans le même hôtel, peu importe où l'on se trouve sur le globe "tu sais chéri, Papa cumule les points fidélité s'il se rend plus de deux fois par mois dans cette chaîne d'hôtel et il obtient des réductions".

Inutile de préciser que le camping des Flots-les-Mouettes et les hôtels Ibis ont perdu un client le jour où Ado a atteint à la fois l'âge légal de l'indépendance et la capacité à ne pas dépenser immédiatement l'argent reçu pour son anniversaire et à Noël puis gagné durant les fins de semaine : cette année-là, enfin, l'aventure allait pouvoir commencer. Et qui de se rendre à Amsterdam pour planer même une fois l'avion posé, qui de choisir Londres, pour son esprit punk ou encore Ibiza à cause de ses nuits sans fin.

D'accord, j'ai (un peu) forcé le trait et les premiers voyages de mes copains n'ont pas tous été aussi caricaturaux : ainsi, Julie a traversé l'Islande à pied et à dos d'âne durant six semaines, tandis que Anne sillonnait le Pérou en bus.

Par la suite, certains de mes copains - amis se sont donné les moyens de vivre une année sabbatique, consacrée au "backpacking" généralement en Asie, tandis que d'autres rejoignaient les villages les plus reculés d'Afrique durant les vacances universitaires.

Toutes ces personnes le confirmeront certainement encore aujourd'hui : les voyages forment la jeunesse en tant qu'ils élargissent la connaissance, d'un autre coin de globe et de soi-même. Découvrir d'autres modes de vie, d'autres religions, d'autres climats, d'autres aliments, d'autres musiques, d'autres rites est certainement primordial et la différence est toujours un enrichissement.

Moi, pendant ce temps, c'est à peine si j'avais quitté le village qui m'avait vu naître et je n'envisageais pas vraiment de changer de fuseaux horaire, me demandant pourquoi les gens ont ce besoin frénétique de partir à des milliers de kilomètres alors qu'ils ne connaissent même pas le nord de l'Allemagne. Pourquoi veulent-ils à tout prix manger des tacos alors qu'ils ne savant même pas s'ils aiment le bacalhau ? Faut-il réellement se ruer au Laos alors qu'on n'a pas encore visité Krakow ?

En d'autres termes, j'ai toujours eu - et continue d'avoir - la sensation que le voyage, certes, peut "former" mais que je ne devais pas être la "jeunesse" dont parlait Montaigne.

Pourtant, j'avais la conviction que moi aussi, je voyageais. Sans passeport ni sac à dos. Notamment par la lecture, par l'écoute des récits des autres ou par le dialogue avec des gens venus d'ailleurs.

Aujourd'hui encore, je ne vois toujours pas très bien pourquoi j'irais marcher dans les parcs nationaux des Etats-Unis alors que le GR20 est pour ainsi dire devant ma porte et je continue de penser que si ma visite de la Mosquée bleue a été un moment merveilleux, il n'en demeure pas moins que je n'y entends toujours rien à l'histoire du peuple kurde.

Salariée, disposant de cinq semaines de vacances par année, je n'ai jamais vu l'intérêt que je pourrais trouver à "faire" la Chine, surtout pas en version "quatorze heures de voyage et quatre vols nationaux, le tout en dix jours, hôtels et transferts compris".

Bref, je viens de passer 38 ans sans trop bouger, mon récent changement de passeport étant dû à l'écoulement du temps et non au fait qu'il était rempli de visas et de timbres divers. Aujourd'hui, toutefois, je sens que ma quiétude va prochainement prendre fin : Junior (6 ans) m'a demandé au cours du week-end "dis, Maman, on fait quoi cet été durant les vacances ?"

Le camping et la Chine, c'est et ça restera exclu ! Et la plage aussi d'ailleurs, j'ai horreur de trouver du sable dans mon sandwich, je déteste me couper le pied avec un morceau de coquillage et l'odeur de la crème solaire me file mal à la tête, surtout lorsque mon voisin écoute à fond de la musique inaudible à mon avis.

Mais peut-être que je porterai sur les voyages un autre regard lorsque vous m'aurez ouvert votre album photos : de quel(s) voyage(s) gardez-vous un très bon souvenir et pourquoi ?

41 commentaires
1)
yfic17
, le 17.11.2008 à 00:28
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Le dernier, en Chine :) Super long, mais super dépaysant !

Ah oui, je suis astronome amateur et dès qu’une occasion se présente, nous partons que ce soit en France ou ailleurs dans le monde. La Chine, s’était pour une éclipse totale de soleil.

2)
fxprod
, le 17.11.2008 à 00:32
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Le camping et la Chine, c’est et ça restera exclu

la chine c’est ce pays dont on peut revenir à pieds.

Plus sérieusement, après 5 min. sur une plage j’ai des envies de meurtre et à la mitrailleuse s’il vous plais, une piscine me fait fuir, par contre un voyage dans le pays de cuk il y a une dizaine d”années m’a rempli de bonheur, j’ai revu tous les coins ou j’ai passé toutes mes vacances enfantine et la cerise sur le gâteau le jungfraujoch en train à crémaillère par une splendide journée, je le referais.

3)
FT'e
, le 17.11.2008 à 01:01
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J’ai voyagé près, et loin, pour des raisons très variées.

J’ai traversé la Norvège, d’Oslo au Spitzberg, avec une longue escale aux Lofoten… pour grimper des montagnes pointues (traduction de Spitzberg ;).

J’ai découvert l’Argentine suite à une rupture amoureuse très douloureuse et un gros besoin d’espace.

J’ai traversé les provinces de Guangdong au Henan avec mon maître, de Hong Kong à Zhengzhou, pour un tournois d’arts martiaux (chinois bien entendu).

J’ai traversé la Corse, à pied.

La descente du Nil, d’Assouan au Caire avec un saut de puce à Abu Simbel est le premier voyage, complètement atypique en ce qui me concerne, que j’ai fait avec la mère de mes filles, que j’épouse dans quelques semaines…

Mais les motivations initiales ou les but et destination de chaque voyage n’ont finalement que peu d’intérêt. Le chemin parcouru, les rencontres souvent brèves mais parfois mémorables, les cuisines, ah les cuisines !, sont au coeur du voyage et des souvenirs que j’en garde.

Dans la famille “voyages qui forment la jeunesse”, celui qui fut le plus édifiant pour mon associé est certainement un voyage en Inde, adolescent. Quant à moi, j’ai passé plusieurs semaines en pays Aborigène, dans le Red Center australien. J’y ai découvert un peuple et une culture unique, dans un contexte politique et social très particulier. Ce voyage m’a ouvert les yeux sur ce que pouvait être le racisme, la discrimination, sur l’étendue de la bétise et de la malfaisance inconsciente de l’humanité. La cuisine locale m’a également laissé des souvenirs forts, bons, le crocodile, ou pas bons, la soupe à la fourmi, sorte de bouillon croupis d’une plante semblable à la citronnelle et de… fourmis.

Ce même voyage, ainsi qu’un trek en Islande, m’ont également ouvert les yeux sur l’impact extrême de l’homme sur son environnement. La déforestation totale de l’Islande n’est que peu de chose par rapport à la désertification australienne, les deux sont sidérants et montrent la puissance de transformation de l’homme ainsi que l’impuissance à maitriser ses actions.

Les voyages ouvrent l’esprit.

4)
Inconnu
, le 17.11.2008 à 06:22
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Mon plus grand souvenir de voyage est le Brésil. Parce que c’était mon premier voyage avec ma femme, et qu’elle me faisait découvrir le Brésil dans lequel elle avait habité étant jeune. Et puis la Chine bien sur, parce que c’était réellement “dé-pays-ant”.

Et puis l’Indonésie, parce que j’ai failli y mourir un soir d’octobre 2002…

5)
Droopy
, le 17.11.2008 à 08:51
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Chez les Ch’tis, on dit qu’on est allé en vacances à Gardincour quant souvent on est resté chez soi.

Si la personne demande ou c’est “Gardincour”, on répond dans les Flandres.

Et ça passe. Il faut savoir que dans le Nord, il y a plein de patelin en “cour”, comme Ostricourt, Auberchicourt, etc. Donc “Gardincour”, ca passe même si peu de gens savent ou c’est.

En réalité aller en vacances à Gardincour, c’est avoir passé ses vacances dans son “Gardin’, jardin en Ch’ti, et dans sa “Cour”.

Bonne journée à tous

6)
ysengrain
, le 17.11.2008 à 09:12
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Le voyage… ça peut aussi se passer en 20 km.

Établi dans une petite auberge au pied du Mont Aigoual, dans les Cévennes, où je suis déjà allé X fois en 25 ans, je sais, qu’à 300 mètres, une petite route “serpenteuse”, raide, qui traverse une forêt de chataîgners, puis s’insère dans les mousses et les fougères pour enfin atteindre la rocaille désertique sur les quelques kilomètres restants.

Alors, là, le dos à l’Aigoual, Randavel à ma gauche au fond du “canyon”, la plaine vers Montpellier, tout au fond; oui, mais avant, “la Cévenne” à perte de vue, à couper le souffle; le vent incessant qui me parle de ce lieu, les rares lapins qu’aucune voiture ne vient pourchasser, les ocres de la rocaille clairsemés de genêts, quelques vautours voisins (oui des vautours), plus souvent des buses hurlant leur joie d’être libres….

C'est le col de la Luzette.

Le voyage est initiatique à chaque fois, c’est quasi magique.

7)
jeje31
, le 17.11.2008 à 09:12
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En vrac :

– le sud-ouest des USA, grands espaces, paysages très prenants (3 semaines minimum à prévoir) – l’Islande : paysages merveilleux, à couper le souffle, tranquillité absolue (prendre des habits d’hiver pour le mois de Juillet) – le Nord de l’Europe : j’ai un faible pour Copenhagen, mais la Suède, la Norvège ou la Finlande valent le détour assurément – l’Irlande, classique mais valeur sûre (la Bretagne peut être mieux qu’un pis-aller) – Lisbonne m’a beaucoup plu même si j’ai eu peu de temps pour visiter – je finirais par une touche très exotique : l’Ethiopie, dépaysement assuré, le pays est magnifique (il y a eu un reportage récemment dans l’émission “Faut pas rêver”), je ne connais pour ma part qu’Addis Ababa

Voilà, la planète est si belle et tous ces gens si acceuillants qu’on n’a que l’embarras du choix !!!

8)
Jérémie
, le 17.11.2008 à 09:43
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Pour ma part, c’est pas compliqué : tu traces une ligne Est-Ouest qui Passe par Lausanne, et ce qui est au Sud de cette ligne, c’est niet. Le petit viking qui sommeille en moi se réveille et rugit de bonheur quand il se retrouve dans des pays comme la Hollande, le Danemark, l’Angleterre ou l’Irlande. Je rêve aussi d’aller voir les Fjords en Norvège… Et quand je suis en manque, je vais manger des boulettes de viande chez IKEA.

9)
sui192
, le 17.11.2008 à 10:01
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La côte croate à la voile, tu abordes des endroits magnifiques, sans jamais avoir des problème de parking comme par exemple à Trogir ou Split. Ou alors plus près : le barage d’Emosson, mais attention, fermé jusqu’au printemps.

10)
dpesch
, le 17.11.2008 à 10:13
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Au final, peu importe la destination, pourvu qu’elle soit en adéquation avec tes envies et aussi (surtout ?) avec les goûts et les possibilités physiques de ton loupiot de 6 ans (ça fatigue vite à cet âge-là). Un trekking au Népal n’est pas forcément une bonne idée… Craint-il ou pas le soleil, le vent, le froid ou l’humidité ? Supportera-t-il un long voyage en avion* ?

Sinon, parmi les pays que j’ai visités et aimés et qui ne sont pas très éloignés de chez nous, puisqu’en Europe, je citerais par ordre de préférence : la Grèce, le Portugal et l’Irlande. Ce qui ne veut pas dire que n’aime pas d’autres pays d’Europe, mais soit, je les aime moins, soit, je ne les connais pas (il m’en reste pas mal à découvrir).

  • Mais, Mme Poppins ne voyage-t-elle pas à coup de parapluie ?
11)
A.DOU
, le 17.11.2008 à 10:23
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Mon épouse et moi-même, trouvons un réel plaisir à visiter les îles grecques ( 25 voyages et 35 îles à notre actif ). Nous alternons les CYCLADES, avec les îles ioniennes, les SPORADES, et celles du DODECANESE. Notre préférence va, vers les îles les moins touristiques. Et notre plaisir, c’ est la randonnée, qui, parfois, est sportive et peut prendre un côté aventureux. Mais, comme en GRECE, jusqu’ à présent, tout se passe bien et que l’ on trouve toujours, si besoin est, des personnes pour vous dépanner… De plus, la lumière y est si belle, que l’ on en ramène beaucoup de photos. Nous voyageons ” sac au dos ” ( c’ est tellement plus pratique pour embarquer dans un bateau ), et bien souvent nous logeons chez l’ habitant. Au plaisir de correspondre, si vous souhaitez des infos, sur les îles grecques.

12)
Inconnu
, le 17.11.2008 à 10:31
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Je rebondis sur le post de dpesch. Avec mon fils de bientôt 2 ans et demi, le choix des destinations est un peu plus compliqué. Par exemple, un décalage horaire raisonnable (3h est le maximum qu’il ait “subi” pour le moment) et des conditions d’hygiène (paludisme, choléra, etc…) un tant soit peu adéquates (donc pas question de l’emmener dans une grande partie de l’Afrique).

Cette année, on a choisi d’aller en Bretagne. Pour un marseillais, c’est presque le bout du monde, et le dépaysement assuré.

13)
Inconnu
, le 17.11.2008 à 10:54
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Mon album photo : Orophoto
Les meilleurs souvenirs sont népalais, les paysages sont extraordinaires et les habitants très accueillants. L’isolement et le rythme de la marche incitent au voyage intérieur, on en revient l’âme et le corps régénérés.

14)
François Cuneo
, le 17.11.2008 à 11:26
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La Grèce, pendant des années, sur une île quasi déserte, avec un berger et deux ou trois petits villages sans touriste aucun.

Dans les années où il ne fallait pas aller en Grèce, régime militaire en place.

Sur ce point, pas terrible.

Le voyage: chaque foisen Ami 6. Je ne sais pas comment on est encore vivants.

Pour le reste, Maroc (en Jeep) et puis c’est à peu près tout.

Je ne compte pas le Sud de la France, chaque année.

Mais je n’aime pas non plus la plage, je fais ça pour la famille.

Sinon tout comme toi Mme Poppins, je ne suis pas un malade du dépaysement voyageur.

J’en ai d’ailleurs un peu honte, je me sens nul, mais bon, ça me fait plaisir de lire ton article. Je me sens un peu moins seul.

16)
Nouwanda
, le 17.11.2008 à 11:52
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Pour ma part, j’aime bien voyager “tout seul comme un con”. Au final c’est le seul moyen de rencontrer les autochtones. Débarquant tout seul au fin fond du pays de Galles il y a quelques mois j’ai été plutôt trauma…dépaysé alors que la visite de la Turquie en compagnie de mon amie qui y vivait depuis plusieurs mois ne m’a pas dépaysé plus que ça. Après il est encore plus dépaysant de débarqué sans un sou plutôt qu’avec une carte bancaire qui vous permet d’avoir du liquide en 2 heures “n’importe où” dans le monde. Bon là en fait j’ai pas encore le choix.

(Parenthèse) Mme Poppins, Préférez le GR 54 au GR 20. Plus près et bien plus beau. Bon après je veux pas avoir de problème avec les corses (fin de parenthèse)

Il me faut aussi garder en tête que mes premières vacances indépendantes c’était surtout 3 potes, beaucoup d’alcool avec une guitare sur une plage de Belle-Ile. Super souvenir aussi après tout.

Bonne journée

17)
Mirou
, le 17.11.2008 à 11:57
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J’ai eu le truc du voyage à tout prix pendant un temps. Et je garde un souvenir mémorable du Tibet. Maintenant, je remarque que je suis pas un féru des visites (de monuments, de truc à touristes en tout genre) et le backpacking m’énerve un peu, surtout le côté bobo “oh le joli enfant pauvre comme il a l’air heureux, tout sale, je vais faire une photo” que j’ai de la peine à comprendre. Tout le monde n’est pas comme ça, mais j’en ai côtoyé, au Tibet, par exemple, et ça m’énerve.

Maintenant je suis plus casanier. Et si j’avais le temps (et les $$), je partirais de longues périodes, mais dans des villes. Un mois à New York, par exemple. A Berlin, Tokyo, aussi. L’idée étant de vivre la ville, de découvrir ses habitants, sa culture, sa Culture, ses nuits et ses journées.

18)
Franck Pastor
, le 17.11.2008 à 12:14
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Et si j’avais le temps (et les $$), je partirais de longues périodes, mais dans des villes. Un mois à New York, par exemple. A Berlin, Tokyo, aussi. L’idée étant de vivre la ville, de découvrir ses habitants, sa culture, sa Culture, ses nuits et ses journées.

Idem.

J’ai fait quelques voyages (Pologne, Égypte pour le plus lointain) en découvrant de chouettes endroits, de chouettes gens, mais c’est toujours resté, disons, superficiel.

Je ne supporte plus le tourisme à la va-vite, ça m’exaspère, c’est le même mode de consommation que les hordes de vacanciers se ruant vers les plages l’été ou vers les stations de ski l’hiver.

Si je visite un autre pays un jour, ce sera, j’espère, pour y rester bien plus que le temps des visites de ses curiosités touristiques…

19)
humptius dumptius
, le 17.11.2008 à 12:16
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Comme je ne dépasse pas les 400 km annuels en déplacements non strictement nécessaires, indispensables et contraints par une convocation en triple exemplaire, le tout est dans le souvenir de jeunesse où je migrais, en train et à pied, pour le jazz à Antibes ou Chateauvallon, puis Larzac et retour, ou dans le sens inverse. C’était plus proche de Stevenson qu’on ne l’imagine et je suis toujours rentré avec plus de livres que je n’en avais en partant. La chaleur, les foules, j’évitais, la plage, connais presque pas, je refusais déjà les vacances en famille à 12 ans. Seule exception, un pélerinage tchèque aux temps où il fallait trois jeures pour passer la frontière et où le seul loisir était la biture du soir, bière et slivovice. Je suis rentré par Vienne, un triptyque de Hieronymus Bosch, la roue du Prater et le café Mozart et tant qu’à passer, le baroque bavarois.

Pour le reste, je ne me sens pas une âme de touriste, mais j’adore les récits de voyage, particulièrement les chroniques de Joseph Roth dans les années 20, « Croquis de voyage » (Le Seuil). Les villes dans le regard des autres, la campagne avec mes pieds, c’est un bon résumé.

20)
fxprod
, le 17.11.2008 à 12:37
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OH, fxprod une contrepèterie dès 00h32 !

il faut dire qu’elle n’est pas facile à placer…

21)
benoit
, le 17.11.2008 à 13:21
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Je ne suis pas non plus un grand voyageur mais je garde en mémoire quelques émotions que ce petit nombre de déplacement a provoqué.

L’Acropole d’Athènes, l’arrivée en bateau à Santorin dans les Cyclades, la vision de nuit des temples grecs de Sicile magnifiquement éclairés avec en toile de fond le rougoiement du cratère de l’Etna (un vrai choc esthétique), un coucher de soleil sur le Pacifique à San Francisco avec Alcatraz en premier plan, les senteurs et les couleurs du marché à Maurice.

22)
Blues
, le 17.11.2008 à 14:08
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Nous avons toujours été très voyageurs dans ma famille (perso j’étais déjà dans l’Orient Express en 1961, c’est dire), mes origines grecques aidant (faut bien aller retrouver sa famille de temps en temps)… je ne fais donc que “dans la continuité”. Par contre je séparerai bien vacances = de 1 à 5 ou 6 semaines et voyage = de 2 à 3 mois ou plus = sans stress, sans programme (ou si peu), le temps de prendre son temps.. donc en général, sans trop d’attaches ici et sans savoir quand on recommencera à bosser)

A ce propos, je vous rappelle un petit article écrit sur ce même site pour le 20ème d’un anniversaire pas comme les autres. Voir surtout le site lié (un bel album photo avec le texte qui va avec) … bon, c’est clair qu’il faut aimer la 2cv.

Bien sur ce “trip” est à remettre dans son contexte, puisque date d’il y a 20 ans.

Plus tard dans le genre trip-voyage (et pas vacances) nous avons passé à deux reprise (87 et 88) 3 à 4 mois d’affilée au Maroc. Tout ça en gros bus-camping pour échapper aux hivers rudes de nos contrées (une fois avec 2 et l’autre fois avec 3 enfants)

C’est vrai qu’à l’époque, donner son congé et retrouver du travail était très facile.

PS: faire de long trip avec des enfants (en bas âge) est possible à condition de le vouloir vraiment = surtout à condition de ne pas écouter son entourage ;-)

Depuis 1983, j’ai de la chance, j’habite un endroit magnifique et je m’estime en vacances toute l’année, car après mon job, je me retrouve en dehors de tout, sans nuisance aucune. Pour moi c’est aussi ça les vacances.

23)
isell
, le 17.11.2008 à 14:23
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A la base j’étais plutôt casanier, et grâce à ma femme je me suis petit à petit intéressé aux voyages, tout d’abord simplement pour les vacances. J’ai pas fait grand-chose, mais tout de même Cuba, Ecosse, Tunisie, Canada, Chine, Thailande, Japon et plus récemment Malaisie.

En fait on sait à présent exactement ce qu’on attend de ce type de vacances, soit des mini-découvertes (ex: Tokyo), ou alors pur repos genre Phuket en Thailande, donc on sait quoi choisir en fonction de ce qui se passe dans nos jobs respectifs qui sont très prenants pour elle comme pour moi.

Notre regret est de ne pas pouvoir partir plus longtemps, on a le sentiment d’avoir expérimenté des “vacances”, mais pas de réel “voyage”, puisqu’à part la Chine, nous n’avons pas réellement eu de contacts avec les autochtones (je parle un peu le chinois et clairement, ça change l’expérience des “vacances” en Chine, pour ceux qui connaissent).

Pour les réticents à voyager, je déteste prendre l’avion et à chaque fois c’est une épreuve pour moi, mais c’est un peu obligatoire et, malgré tous les aspects négatifs, les préparatifs etc., je ne regrette pas tous ces déplacements. Ça ouvre l’esprit ? Certainement. Pour ceux qui ont l’occasion de voyager “durablement”, genre plusieurs semaines voire plusieurs mois ? Ça laisse sûrement au minimum un super souvenir, et ça “peut” changer notre vision des choses.

On profite de faire ça tant qu’on en a l’envie et les moyens, histoire de pas se retrouver à 70 ans et avoir des regrets …

iS

24)
Iris
, le 17.11.2008 à 14:49
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Voyage ou vacances, c’est pas forcément la même chose…

Un truc qui existe maintenant et qui doit être assez chouette avec une petite famille, c’est des séjours en chambres d’hôtes dans des cabanes perchées dans les arbres. C’est le genre de chose qui doit laisser des souvenirs sympas! Ça existe dans plusieurs régions en France, notamment.

exemple

25)
tabaluga72
, le 17.11.2008 à 15:44
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J’ai travaillé an Angleterre, Irlande et maintenant Pologne.

Pendant 6 ans (du temps de l’Irlande), je prenais 6 semaines de vacances par an et je partais avec le sac à dos, direction les amis (un peu partout) ou les hôtels de jeunesse…

J’ai visité Berlin plusieurs fois, j’adore la ville et les gens. Je me suis retrouvé dans le quartier turc avec un t-shirt brésilien après le match de coupe du monde Brésil-Turquie, et bien, aucun Pb, des gens très sympa, très fétards aussi ;-)

J’adore le côté artistique de certains quartiers, et aussi le côté très chargé en histoire qui se lit partout. Une ville très ouverte aussi. Bref rien à voir avec les stéréotypes de mon enfance…

Je me suis perdu à Lake louise en plein hivers avec 1,5m de neige et je sais plus combien de dégrés au dessous de 0… Un peu peur mais ça a bien fini ;-)

J’ai écouté des québéquois sans rien comprendre, mais qui font un effort dès qu’ils parlent à des français ;-)

Partout les gens sont accueillant, il suffit d’être ouvert. Pas comme certains touriste français que je vois parfois et qui sont très arrogants…

J’adorerais partir en trekking au Népal, ou visiter La Réunion. Traverser les US en Moto, l’Amérique du Sud, l’Australie…

Pour moi les vacances, c’est pas la farniante, c’est plus fatigant que de travailler…

Par contre, c’est bizarre, j’ai toujours voulu partir et visiter des pays, mais ça fait 10 ans que je vis hors de France, et maintenant je reviens dans mon pays 1 fois par an. C’est que je vivais à Perpignan, et c’est vraiment beau là-bas. On a (les Français) quand même un beau pays :-)

26)
marcdiver
, le 17.11.2008 à 15:53
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ah… Moi quand je lis Perpignan, je me sens en vacances ! Pendant quelques années, uniquement des voyages plongées : mer rouge et autres, mais depuis quelque temps, retour en France, bord de la mer… c’est les vacances de mon enfance, j’aime y revenir !

27)
levri
, le 17.11.2008 à 16:53
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Je crois en avoir déjà parlé ici, je suis nul comme touriste, et j’avais toujours une “bonne raison” pour voyager , la finalité n’étant pas forcément le lieu d’arrivée.

Dans un périple, le plus souvent le plus intéressant c’est le voyage lui même, surtout quand on voyage seul et sans argent, le but atteint pouvant même s’avérer décevant.

“Faire la Chine” ou tout autre destination en un mois, de manière autonome, en voyage organisé ou en “aventure programmée” ne m’intéresse pas, je me demande même s’il n’est pas possible de sentir mieux la mentalité chinoise en s’immergeant dans un milieu chinois près de chez nous, et apprécier l’architecture ou l’art à travers les nombreux ouvrages traitant de manière pertinente le sujet.

Les voyages forment la jeunesse, mais il n’y a pas que les voyages kilométriques, certains installent un teepee dans leur jardin et font un voyage dans le mode de vie Amérindien pour la durée des vacances sans jamais passer la porte de leur propriété… ;)

D’autres considèrent le voyage intérieur, le mot “trip” ou “voyage” était aussi utilisé pour les expériences psychédéliques.

Pour ce qui est des vacances, un abandon des obligations usuelles, j’aime assez le bord de mer, appréciant énormément le soleil, l’eau, la natation, et la possibilité de lire ou rêver en me foutant de tout. Il est entendu que la plage je la veux déserte…

Depuis vendredi soir je fais même un voyage au pays des visons, intéressant et certainement “marquant”.

Qu’est ce qui peut être considéré comme un voyage merveilleux par des enfants de 3 à 6 ans ? des châteaux (ou la vie de château comme exposé récemment sur cuk), la nature sauvage, un safari découverte de la faune africaine ?

28)
tyranael
, le 17.11.2008 à 17:31
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Levri> je viens de faire un rapide survol du forum “vison”… toute ma sympathie pour toutes ces morsures ! en tout cas tu dois être totalement “dépaysé” chez toi en ce moment avec ces 2 petits monstres.

Sinon pour parler voyages, mon souvenir marquant c’est 5 semaines en Indonésie quand j’avais 18 ans avec 2 amis. (Y a pas à dire les voyages quand on est jeune, ça a une saveur inimitable…) Mais ce qui compte c’est plus partager l’instant que l’endroit en lui-même.

ça m’a fait rater ma première année de poly, mais ça valait presque le coup (l’année de redoublement ayant été des vacances :-) )

29)
levri
, le 17.11.2008 à 17:43
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@ tyranael : merci pour ta sympathie, tous les supports sont bons à prendre en ce moment !

J’ai accepté avec une certaine réticence de les prendre en pension, mais j’étais le dernier recours , donc j’ai fait un effort. En général les animaux m’aiment bien, mais ceux ci m’apprécient vraiment trop ! :-(

Pour revenir au sujet du jour, je suis d’accord avec toi, c’est le partage de l’instant qui compte, l’expérience, la découverte par le vécu d’un nouveau “feeling”, le lieu (pour moi en tout cas) est juste anecdotique.

30)
Saluki
, le 17.11.2008 à 18:03
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Je rêve de rester chez moi.

Jeunesse, j’ai mis le sac à dos et brinquebalé de ci de là, toute l’Europe, y compris celle de l’Est où il n’était, comme dit plus haut, qu’à peu près possible de se bourrer, moi qui ne bois que peu. Puis avec ma première voiture, une VW 1100… je suis allé au Cap Nord. L’été, oui, mais que de moustiques, je m’en gratte encore… Puis, j’ai travaillé dans des groupes internationaux… Je ne dis pas que je connais 70 pays, mais j’y ai séjourné, et pour certains de longs mois. Ensuite, j’ai eu mon premier 4×4 en 1975, puis mon premier G en 1980 et n’en ai plus quitté. Et là, ce sont des endroits à peu près inaccessibles à pied (dans un temps compatible avec la durée des vacances légales) qui ont été rendus “possibles”: le centre de l’Islande, du vrai hors route en Turquie, au travers de l’Anatolie et bien plus à l’Est jusqu’à Trebzond. Le Sud: marocain, tunisien, lybien.

Et surtout les endroits rares de chez nous: Millevaches, Aubrac, Vercors, arrière pays niçois, Morvan, etc.

31)
Argos
, le 17.11.2008 à 20:49
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Atout prendre, le Sud de l’Inde,un bungalow sur la plage de Mahabalipuram, à l’ombre du temple du VIIème siècle s’avançant dans l’océan. Pas un touriste occidental à l’époque, au contraire de Goa.

32)
humptius dumptius
, le 17.11.2008 à 21:46
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@Saluki 30

Il était sans doute possible de faire autre chose que se bourrer (REM : je me contente du stade légèrement euphorique), d’ailleurs ce n’était pas l’intention de départ. 30 km après la frontière, on s’est arrêtés, une belle Tatra avec 2 charmants messieurs avec chapeaux, le passager arrière parlant français, étrange. Une autre rencontre, tout aussi « spontanée », les bagages fouillés à Prague, quelle ambiance, c’était magique, être considérés à ce point-là, on ne s’en est pas vraiment remis, d’où les soirées. J’ai d’ailleurs été très impressionné du nombre d’autochtones parlant français qu’on a pu croiser. Bref, on a expié les quelques années au cours desquelles mon père avait servi l’armée française et ses dérivés. Mon vieux Léon considéré comme espion potentiel, m’en remettrai jamais.

Mon grand regret, la Margeride, avant qu’ils ne construisent cette putain de retenue qui a peut-être amené du touriste en Lozère, mais les ruisseaux, les orchidées, les truites pêchées à la main. Quant à l’Aubrac à pied, il faut aimer la solitude, c’est mon cas. Comme le dit la légende locale, l’aubergiste, il y a deux saisons, l’hiver et le 15 août…

33)
Smop
, le 18.11.2008 à 02:44
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Parmi la trentaine de pays que j’ai visités ou dans lesquels j’ai vécu, s’il y en a un qui sort vraiment du lot, c’est bien l’Australie. J’y ai passé un an et demi au début des années 90, essentiellement à Sydney mais aussi quelque temps à Melbourne. J’ai parcouru toute la côte est en 4×4 jusqu’à Cape Tribulation. Sydney est une ville absolument fabuleuse. Pour qui recherche le parfait mélange entre un environnement urbain, la proximité des grands espaces et un climat quasi idéal, c’est un must. De plus, la mixité culturelle plutôt bien réussie de la population fait qu’on s’y sent chez soi dès le premier jour. J’y suis repassé rapidement en 2005 et la ville s’est encore embellie, en grande partie grâce aux jeux olympiques d’été de l’année 2000. Dans le même esprit, Vancouver (Canada) et Cape Town (Afrique du Sud, où j’ai aussi vécu), ont des points communs avec Sydney. Enfin, j’aime beaucoup la Thaïlande, plus particulièrement au nord, vers le triangle d’or. C’est un coin du monde à la fois très dépaysant et pourtant très accessible.

Par la suite, lassé par la vie urbaine, je suis tombé sous le charme des îles. J’ai adoré l’archipel des Açores au point d’y passer plusieurs mois. J’aime bien aussi quelques-unes des îles grecques, parmi les moins connues, Amorgos et Astypalea en particulier. Dans les destinations plus difficiles d’accès, Fernando de Noronha, au large du Brésil, est un véritable petit paradis. J’ai vu là-bas la plus belle plage déserte de ma vie ! J’ai aussi de bons souvenirs de Tobago. Bien plus proches, les îles anglo-normandes sont sympas, surtout les trois plus petites : Sercq, Aurigny et Herm. Je pourrais aussi évoquer la Polynésie française, où je vis depuis quelques années et qui cache bien des trésors, pour peu qu’on se donne les moyens de sortir des itinéraires classiques pour touristes fortunés et jeunes mariés.

À l’autre extrême, mes plus mauvais souvenirs sont ceux de Johannesburg, en Afrique du Sud et de Hong Kong. Villes sales, étouffantes, grouillantes et même dangereuse pour la première. J’ai aussi détesté la Guyane, tout du moins Kourou, capitale spatiale européenne. A noter quand même que les îles du Salut, où se trouvait le fameux bagne, méritent de s’attarder un peu dans le coin. En continuant vers le bord, je n’ai pas non plus beaucoup accroché avec les îles de l’arc antillais, à l’exception d’Antigua peut-être.

J’aimerais beaucoup aller traîner mes guêtres un de ces jours au Moyen Orient (Liban et Palestine en particulier), en Europe centrale et orientale, que je connais peu, et enfin en Amérique latine, même si j’ai été assez déçu du Brésil. La vie est décidément trop courte !

34)
ysengrain
, le 18.11.2008 à 07:23
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“Vous envierez un peu l’éternel estivant qui fait du pédalo sur la vague en rêvant, qui passe sa mort en vacances.”

Tonton Georges

35)
Blues
, le 19.11.2008 à 10:10
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Mais peut-être que je porterai sur les voyages un autre regard……

Eh alors … ton retour d’info ?

36)
Tom25
, le 19.11.2008 à 11:06
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Avec mes parents, quand j’étais petit donc, on (avec mes 2 sœurs) partait en camping avec caravane aux quatre coins de la France, changeant tous les ans. Puis un peu plus tard, ados, on partait à l’étranger (Grèce, USA, Yougoslavie, Autriche, et je ne sais plus quels pays). J’ai adoré la Grèce, on y est d’ailleurs retourné une 2ième fois avec mes parents, puis moi une 3ième avec ma femme quelques années plus tard.

Je regrette un peu de ne pas avoir passé quelques vacances en camping “classiques” (2 semaines au même endroit) pour les rencontres entre ados. Car à l’étranger on passait une seul nuit, voire 2 parfois, dans un endroit, puis on bougeait. Donc pas le temps de faire connaissance.

Aujourd’hui, c’est vacances à la montagne car j’ai la chance d’avoir des parents qui ont un appart là haut. On y va été et hivers. Une semaine en été, super pour les ballades et le VTT. Puis une semaine à la plage dans le sud de la France, la Bretagne, etc. J’adore l’eau et le masque et palmes, on se trouve en général une crique avec pas ou peu de gens, sans poste de radio hurlant les dernières conneries FM.

On aurait les moyens de partir loin, mais tout comme je ne change plus de télé ni de bagnole, je ne voyage plus. J’envoie tout de même mes filles aux USA l’été prochain chez ma sœur, qui recevra en même temps ma nièce (cousine de mes filles donc).

37)
zit
, le 19.11.2008 à 17:15
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Ah bin pour ma part, ma jeunesse a été bien formée : mon père était représentant, et mon landau était sur la banquette arrière…

Ensuite, j’ai eu droit à de nombreux séjours “au soleil”, au club med, comme ça ,les parents étaient aussi en vacances, je n’en conserve pas de grands souvenirs.

Puis ça a été trois ou quatre ans de suite en camping à l’île de Ré, en camping “sans les vieux”, un mois et demi à bronzer à poil à la conche des baleines et à faire la fête tous les soirs, ça c’était sympa, on était une bande de jeunes (un bonne quinzaine) et on se fendait la gueule.

Puis, après le bac, le premier grand voyage en solo : billet aller retour pour Mexico, la première nuit d’hôtel réservée (c’est mes parents qui avaient insisté), puis trois mille kilomètres en bus, en commençant par Oaxaca, la capitale du mescal, me dirigeant au gré des rencontres, dormant parfois à la belle étoile dans le hamac, magnifique souvenir…

Puis le Japon, où j’ai fait la plonge, puis le service, dans un resto français à Tokyo, puis dans un riokan (une “auberge”) perdu dans la montagne, puis vendeur (entre autres merdes) de yoyos lumineux… Et où j’ai connu ma moitié, que j’ai enlevée…

Mais c’est bien loin tout ça, et depuis que je lis Alec6, je n’ai plus envie d’aller nulle part ;o). Mais l’article de 6ix du Léman à la mer m’a donné envie de tenter ce genre d’expérience , du côté des côtes écossaises, pour commencer, madame prenant pour sa part l’option autocar :–(

z (mais là, je ne dirais pas non de juste ne pas travailler quelques jours de suite, je répêêêêêêête : lire, écouter de la musique, faire quelques photos…)

38)
Tom25
, le 19.11.2008 à 19:58
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et depuis que je lis Alec6, je n’ai plus envie d’aller nulle part

Ca !!! C’est sur que le pauvre Alec, les ricains vont lui demander de renflouer à lui seul le trou de General Motors vu qu’il est le principal responsable de la crise automobile. Il est d’ailleurs également le responsable de la crise des transports en commun non indispensables. Pour faire simple, Alec6 est LE responsable de la crise !

Alors Alec ! Ca fait quoi de se retrouver accusé de la perte de milliards de $ ??? Tu as de quoi rembourser au moins ? J’en doute !
Le pire, c’est que je suis sûr que ça ne n’empêche même pas de dormir !

39)
alec6
, le 20.11.2008 à 10:22
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Ha ha ! très fort Tom25 !

Si je suis désigné comme le responsable devant payer, alors je serai “crédité” d’une capacité financière énorme ! Le système me permettra donc d’emprunter des sommes d’argent colossales ! Logique non ?

Cela me fait penser à deux films : l’un britannique des années 50 dans lequel deux banquiers font un pari et décident d’imprimer un billet de £1000 qu’il donnent à un pauvre… par hasard un américain échoué à Londres. Porteur de ce billet, notre héraut se voit offrir et prêter tout ce qu’il veut sans rien débourser !
Le second germano américain, qui fut une suite peu glorieuse du fameux “Bagdad Café” dans lequel notre germaine héroïne vit somptueusement à crédit et, je crois, fait couler la banque !

Prémonitoire !

40)
Madame Poppins
, le 21.11.2008 à 01:00
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Je peux pas répondre, je cherche la solution à la contrepétrie….. C’est dingue, ça : je place plein de pays sur une carte muette mais là…. Bon, ok, je l’admets, j’ai toujours été nulle pour ce genre de trucs…. Donc, merci de vous abstenir d’en faire dans mes billets ;-)))

Dites, ça en fait, des kilomètres de parcourus, au sein de la communauté cuk ! Dans tous les sens, dans toutes les directions… Et les idées n’ont pas manqué : vu l’âge de Mini et de Junior (4 et 6), je crois que je vais commencer par le séjour dans les arbres mais sans prendre avec moi un vison…. Mais même si je ne visiterai jamais certains pays lointains, je doute que j’aurai un jour des regrets : il y a tellement à découvrir si près de chez soi et je doute pouvoir en faire le tour un jour !

Promis, où que j’aille l’été prochain, je vous écrirai une carte postale !

Plein de bises, à la semaine prochaine !