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Rapports un sur un.

Préambule.

Je ne vais pas vous entretenir, comme le titre pourrait le laisser penser, de rapports humains chaleureux et de positions inédites, mais plutôt, comme indiqué dans le chapeau, de photographie ;o).

Un objectif macro, c’est un objectif qui a une possibilité de mise au point rapprochée très importante. En fait, dont la course de mise au point permet d’arriver au “rapport un sur un”, à savoir, le rapport de reproduction qui, d’un centimètre dans la réalité, donnera un centimètre sur le film (ou sur le capteur, hein, d’ailleurs, on en reparlera…). Il s’agit d’objectifs spéciaux, équipés d’une part d’une très longue rampe de mise au point permettant d’augmenter le tirage, et d’autre part, dont la formule optique a été optimisée pour être parfaitement orthoscopiques (aucune déformation de l’image reproduite), d’une très haute résolution sur tout le champ (contrairement aux objectifs plus courants, meilleurs au centre de l’image que dans les angles) et dont la perte de qualité causée par la diffraction est retardée.

Ces optiques spécialisées ont un coût qui n’est pas négligeable, mais, en plus de leur spécificité permettant la photo rapprochée, elles ont une qualité vraiment très largement supérieure à presque tous les autres cailloux, même pour des utilisations courantes, comme le portrait ou le paysage, ce qui les rend “indispensables” dans la panoplie du photographe (oui, bon, je sais, rien n’est vraiment indispensable, à part peut–être un mélange de 19% d’O2 et de 78% de N2, ainsi qu’un petit peu de molécules composées de H2 et de O et quelques autres éléments de type “matière organique”...).

Focales et grandissement.

On l’a vu plus haut, le rapport de reproduction un sur un fait correspondre un centimètre dans la réalité à un centimètre sur le film ou le capteur (et ce, pour la distance de mise au point minimum de l’objectif, 0.219 mètre dans le cas d’un 2,8/60 Micro–Nikkor, et 0.314 mètre dans le cas d’ un 2,8/105 Micro–Nikkor). La surface cadrée par un 60, un 105, voire un 200 mm au rapport un sur un sera donc rigoureusement identique ! Bien que la photo obtenue soit apparemment la même, la distance de mise au point change, ainsi que la profondeur de champ et la perspective, dans le cas d’un sujet en trois dimensions.

En revanche, en numérique, le rapport de reproduction de un sur un ne donne pas la même image avec le même objectif monté sur un capteur “petit format” dit APS (environ 16×24 mm), et sur un appareil dit “plein format” au capteur 24×36 :

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Ici, avec un capteur 24×36, ce détail d’un massicot fait… 36 mm de large…

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Et là, en utilisant le même objectif, à la même distance de mise au point avec un capteur APS, l’image ne fait plus que… 24 mm de large.

Logique, non ? Donc, avec un capteur APS, le coefficient multiplicateur (1,6 pour Canon et 1,5 pour tous les autres) à appliquer aux focales pour avoir une idée de l’angle de champ que l’on aurait en 24×36 s’applique lui aussi pour le rapport d’agrandissement en macro, un petit capteur “grossis” plus (ce que franchement, je ne soupçonnais pas avant de vous écrire cet article ;o).

Des univers à découvrir…

Déjà, quand on porte l’oeil au viseur avec un de ces objectifs réglé sur le rapport de reproduction susmentionné, l’effet est saisissant, on découvre un “paysage” insoupçonné, des détails stupéfiants. Mais quand, de retour à la maison, après avoir développé ses films, on regarde ses diapos sur la table lumineuse, avec une bonne loupe… (ouais, bon d’accord, pour vous faire plaisir, on va la refaire…). Mais quand, de retour à la maison, après avoir déchargé sa carte, on regarde ses images dans Bridge, Graphic Converter, IView, Lightroom, View NX (rayer les mentions inutiles), là ça devient vraiment très impressionnant, surtout quand on zoome sur une petite partie de l’image… une autre planète !

Je vous propose quelques petites pistes à explorer, mais je ne doute pas que vous allez en trouver bien d’autres…

Comme d’habitude sur cuk.ch (et nulle part ailleurs ;o), si vous cliquez sur une photo, ça l’ouvre en grand dans une nouvelle fenêtre. Vous pouvez aussi “pomme–cliquer” sur chaque image pour les ouvrir dans de nombreux nouveaux onglets, enfin vous faites ce que vous voulez, vous êtes chez vous…

La cuisine

J’adore faire la cuisine, j’adore aussi faire de la photo, mais en général, ce sont deux activités qui pour moi sont tout à fait incompatibles : quand on met la main à la pâte, au sens propre, bin justement, on n’a pas les mimines trop propres, pas certain que mes appareils apprécient autant que moi l’huile d’olive et la farine… En plus, la photo culinaire est une technique très spécialisée que je ne souhaite pas approfondir, on ne peut pas tout faire, je préfère laisser ça aux artistes de la partie.

Cependant, je n’ai pas pu m’empêcher de faire quelques petites images dont je ne suis pas certain qu’elles fassent saliver mais qui me paraissent néanmoins assez spectaculaires :

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Une perle émeraude…

A 100 %, c’est vraiment difficile de savoir ce dont il s’agit…

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La même image, plein format, vous avez une idée ?

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Détail à 100 % d’une autre image de la même série…

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Toujours pas ?

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Quelques aubergines qui dégorgent tranquillement, en attendant la rencontre sublime de l’huile d’olive et de l’ail…

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Bon d’accord, ça n’est pas très net, à 100 %, mais au 1/20e de seconde, à main levée, j’ai pas pu faire mieux, je n’avais pas encore un petit accessoire dont ce que je vous en reparlerais plus bas…

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BRRRR. Une idée ?

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Un bête petit bol avec quelques graines de cresson (les orange) et de basilic (les bleues) en plein mucilage, ça fout les chocottes, mais après quelques jours, quand des petites pousses toutes vertes sortent de ce magma gluant, Mmmmmm.

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Et là ?

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Alors, avec toute l’image ?

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Là, c’est déjà plus facile, j’en bave…

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Trouvé ?

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Allez, encore un indice…

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Fastoche, là, non ?

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Une petite assiette se sushi (avec le riz, des maki, pour être plus précis) et de sashimi (juste le poisson, cru).

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Quelle est cette étrange caverne ?

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Un banal bout de baguette !

Vous voyez, par temps gris, quand il fait froid et humide (même si c’est un temps idéal pour sortir faire des photos), on peut passer des heures dans la cuisine ou dans la salle à manger…

Le balcon

J’ai la chance de disposer d’un grand balcon exposé au sud, sur lequel je tente de capturer un peu de CO2 avec de la verdure.

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J’adore les plantes grasses, ça demande si peu pour être heureux, une plante grasse.

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Ici encore, celle là s’appelle semper vivum, tout un programme…

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On comprend mieux, vu de plus près, pourquoi elles se contentent de si peu d’eau…

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Et ça fait de jolies fleurs.

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C’est beau aussi, les clématites.

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Une minuscule fleur de moi (comprenne qui peut ;o).

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Salut, vieille branche !

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La passiflore s’accroche solidement !

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La feuille de figuier, paysage fractal…

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En gros plan, on a toujours l’impression de voir la même chose.

Le jardin

Ici, le végétal règne en maître, mais bof, c’est un endroit où l’on adore flâner, boire un coup, lire un livre, s’amuser avec les enfants, mais depuis le temps qu’on le connaît, a priori aucun intérêt photographique…

Cependant, si on s’approche un peu :

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C’est vert !

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Impossible de résister à l’envie de vous citer le célèbre aphorisme du grand penseur qu’est Jean–Claude Van Damme : “Si t’es perdu dans la forêt et que tu restes immobile pendant deux ans, il va pousser de la mousse sur un côté de tes jambes. C’est le Nord.”.

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Encore vert…

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Facile, c’est un de mes sujets préféré, dans la nature…

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Un élevage de fonds d’artichaut ?

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Vous avez bien une petite idée ?

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Une éruption d’Olympus Mons, sur Mars ? (rien à voir avec la monture 4/3).

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Ou une laitue fatiguée ?

Mais oui, c’est bien du lichen. Vu de si près, je trouve cette plante (?) vraiment fascinante. Ici, gorgés d’eau après un orage.

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Bon, là, c’est clair, les martiens attaquent !

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C’est énorme !

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Franchement, je n’ai aucune idée de ce dont il s’agit…

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Un genre de parasite comme le gui ?

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Ça, j’aurais pu la mettre dans la cuisine…

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D’ailleurs, deux secondes après cette photo, elle était dans ma bouche ;o) miam.

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Après la pluie… Je me demande si le tout petit point noir sur la gauche de la plus grosse goutte ne serait pas un minuscule acarien (en coeur avec moi : “tous les acariens et toutes les acariennes…”).

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Vous saviez que c’était aussi poilu que ça, un brin d’herbe ?

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L’eau qui relie les brins…

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On ne s’en lasse pas…

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En exclusivité pour cuk.ch, les premières images haute définition du sol de Pluton !

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De près comme de loin, c’est beau, l’écorce de bouleau.

Toute cette série a été prise dans le jardin avec le boîtier équipé de son 105 macro dans une main et le flash dans l’autre, déclenché par le flash intégré de l’appareil, sportif, pour faire une mise au point correcte.

La rue

Là, c’est vraiment terrible, même pas le temps de faire le tour du pâté de maison, et la carte de 4 Go est déjà pleine ! Assez sportif aussi, la plupart des détails étant au sol, pour viser, il faut avoir son oeil à environ 35 cm du sol, essayez voir, si vous êtes assez souples. C’est la première fois que je me suis dit “ah, si j’avais un appareil avec le LiveView…”, d’ailleurs, maintenant, c’est fait.

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Premières images en couleurs réelles d’exoplanètes.

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Ici en orbite autour d’Alpha du Centaure.

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Sa voisine, notez le lac de méthane…

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Et la mer de pétrole !

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Bah, de bêtes bandes de marquage au sol…

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Un nouveau virus redoutable ?

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Vite, un traitement !

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Des cellules macrophages…

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Ou la surface d’une nouvelle lune ?

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Juste une bagnole humide…

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Là, vraiment trop abstrait.

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Des fleurs fanées…

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... dans le caniveau.

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Encore l’exploration spatiale…

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Bouche d’incendie, c’est marqué dessus.

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D’ailleurs, ça aurait pu servir ici.

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C’est le cas de le dire…

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Là, on reconnais sans problème les nanotechnologies.

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Aucun doute, cette structure cristalline…

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Ça ne peut être qu’...

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... un dispositif de signalisation routière.

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Un fossile ?

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Une évidence !

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Alien was here…

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Une chiure de moto, pouah ! (devait être une Ducati…)

Les bêêêêêtes

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Quand je vois une mouche de près…

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... voire de très près…

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Et quand je vois ce pauvre bambou…

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... sucé jusqu’à la moelle.

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Et ce chèvrefeuille là n’a pas fait une seule fleur, cette année…

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Elevage intensif, on voit sur la gauche quatre agriculteurs (des fourmis ?) qui viennent de traire leurs pucerons et rentrent chargés de miellat.

Donc, disais–je, quand je vois tout ça, même de pas trop près, j’ai un peu de mal, mais à cette échelle, je coince un peu.

C’est pour ça qu’il n’y a pas trop de bébêtes dans cet article, pas envie de faire des cauchemars !

Une plus grosse, quand même :

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Avant son départ pour un reptilarium près du mont Saint Michel, après plus de 17 ans ensemble, il fallait choisir, c’était elle ou un coin salon, n’ayant pas vraiment la fibre herpétophile, ça a été le salon.

Et de beaucoup plus grosses :

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Les yeux dans l’oeil…

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Orage magnétique sur Jupiter.

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Reflet dans un oeil d’or.

Un mot sur le matos

Plus tôt, je vous ai parlé sans m’étendre des difficultés pour faire la mise au point. Je m’explique : quand on a décidé (comme moi, là, arbitrairement, ou, scientifiquement, pour une bonne raison) de photographier au rapport un sur un, la mise au point est réglée sur le grandissement maximum de l’objectif, et la netteté s’obtient en déplaçant l’appareil, ou le sujet.

A main levée, il faut de bons réflexes, on s’approche, on s’éloigne, et paf, on appuie quand ça parait net dans le viseur. Technique trèèèèès aléatoire, beaucoup de déchet, et manque de précision important.

Avec un trépied, soit on déplace le trépied, ce qui n’est pas toujours très pratique ni précis (même parfois impossible, quand on est si proche du sujet), soit on déplace le sujet (pas toujours possible quand il s’agit par exemple d’un chêne plusieurs fois centenaire, quand ça veux pas, ça veux pas, un chêne).

Mais le confort maximum est obtenu avec ça :

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L’arme fatale pour la macro, le banc d’approche.

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Ce modèle de chez Velbon est idéal, léger (alliage de magnésium), il permet des réglages très précis sur deux axes grâce à ses ingénieuses doubles mollettes (la grande pour les mouvements “rapides”, la petite pour affiner, c’est presque micrométrique) qui font tourner deux vis sans fin.

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Pour plus de confort et de précision, je lui ai adjoint un plateau de fixation rapide.

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Que voilà, notez les petits ergots qui empêchent l’appareil de pivoter en cas de réglage non horizontal.

Je tiens à signaler que je ne détiens pas d’actions de la société Velbon, et que ce joujou, je l’ai acheté. De toutes façons, on trouve très peu de ces accessoires dans d’autres marques. Non, mais je le précise parce que je trouve que mon petit hiatus a un côté “réclame”, c’est juste de l’enthousiasme pour de la belle mécanique…

Et, cerise sur le gâteau, CUK GADGET N°2

Bon, bien moins poussé que la première édition, j’ai quand même envie de vous faire découvrir une autre de mes inventions.

Bon d’abord, je vous montre comment faire, et après seulement, je vous explique à quoi ça sert (bin oui, un peu de mystère, d’aventure, c’est le piment de la vie, non ?).

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Vous avez bien quelques LEGOS qui traînent dans un coin, non ? et le parasoleil du 2,8/105, indispensable !

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Nécessite un peu de précision, pour que les vis s’ajustent bien dans les trous.

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Bien limer à l’intérieur (je pourrais mettre un petit coup de noir mat, là).

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On commence à assembler les LEGOS comme ça.

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Ça continue comme ça.

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Puis comme ça (quoique là, je ne suis pas certain, vu la couche de poussière sur la brique du bas, elle devait plutôt être en haut ;o).

Bon, pour finir, ça ressemble à ça…

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Ok, c’est bien joli (quoique) tout ça me direz vous, mais à quoi ça sert ?

En fait, ça remonte à quelques années, avant de partir pour un voyage lointain, il m’était venu l’envie de faire des portraits de doigts…

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Dans ce genre…

La veille du départ, j’ai fait quelques essais avec ma famille, et je me suis rendu compte de la difficulté qu’il y avait à, premièrement, faire la mise au point, et deuxièmement, tout simplement, avoir le doigt dans le cadre !

Donc, CUK GADGET N°2, je dévoile enfin la vérité, c’est une jauge à doigt…

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Qui s’utilise comme ça…

je vous explique pas le succès, devant le Jokhang, après 5 minutes, j’avais un opérateur local qui expliquait le principe, guidait la manoeuvre et déclenchait, après dix minutes, un attroupement d’une vingtaine de personnes voulait se faire tirer le portrait de son doigt, et après un quart d’heure, les forces de l’ordre nous ont fermement fait comprendre que ça suffisait.

Allez, c’est fini, j’espère que ça vous a plu, (en tout cas, je me suis bien amusé à vous préparer ce sujet depuis plusieurs mois), et surtout, que ça vous aura bien donné envie de déclencher. Maintenant, c’est à vous.

(peut être un poil trop long, non ? et pourtant, je n’ai même pas eu le temps de traiter les objets du quotidien, ni d’approfondir la profondeur de champ, ni… STOOOOOP !)

24 commentaires
2)
Le Zolive
, le 17.09.2008 à 00:55
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La macro vue autrement… Un bien beau travail qu’on aimerait voir plus souvent! ;-)

3)
levri
, le 17.09.2008 à 01:56
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Joli !

Mmm, il faudrait que je fasse une macro du bouton que m’a donné ton raccourci sémantique sur le “grossissement” des aps à capteur 16×24… :D

4)
Smop
, le 17.09.2008 à 04:16
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Rhâââ, géniale cette idée de jauge à doigt anthropométrique ! Après tes aventures tibétaines, tu n’as jamais poursuivi l’idée d’une galerie de portraits de doigts ? Sans oublier, bien sûr, de flouter les empreintes digitales, des fois que cela ne donne des idées à MAM ;-)

7)
Yip
, le 17.09.2008 à 08:23
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Oh oui, parle nous de la profondeur de champ Oncle Zit, s’il te plaît !

Merci pour cet article alléchant, le premier d’une longue série sur la macro ?

8)
Dodgedav
, le 17.09.2008 à 08:35
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Bonjour,

Les Ducati ne pissent plus de l’huile depuis bien longtemps :-))) Les photos sont très jolies.

A+

10)
jclauney
, le 17.09.2008 à 09:13
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Il y a une chose qui me laisse perplexe sur le grandissement qui serait différent suivant l’utilisation d’un même objectif sur un capteur ( simplifions ) de largeur 36 mm et un autre de largeur 24 mm. Les lois optiques me disent que si le grandissement maxi de l’objectif est 1/1 cela signifie que X mm du sujet donne une image de X mm sur n’importe quel récepteur ( depuis le plus petit des formats jusqu’au plus grand des grands formats ). Si ton sujet fait 36 mm. Sur un grand format ( disons 4×5 inch) au rapport 1/1 on aura son image qui fera 36 mm ( un peu perdu dans les 10×12 cm du film) Sur un 24×36 son image fera 36 mm toujours au rapport 1/1. le format est rempli. sur un 18×24 on ne cadrera que 24 mm du sujet au rapport 1/1. Le sujet est tronqué. Mais tu es bien toujours au rapport 1/1 : tu ne cadres que 24 mm et ne reproduit que 24 mm. Evidemment pour tes deux images il semble y avoir un grossissement pour la deuxième par rapport à la première parce que tu l’as agrandie d’avantage ! Il faudrait toute proportion gardée présenter une image de 24×36 mm ( ou cm ou m ) pour le capteur 24×36 et une image de 18×24 mm ( ou cm ou m ) pour le capteur de 18×24

11)
fxprod
, le 17.09.2008 à 10:12
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Une chiure de moto, pouah ! (devait être une Ducati…)

t’es gonflé toi……

Beau boulot de simplification de la macro, merci.

12)
fxprod
, le 17.09.2008 à 10:13
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Il y a une chose qui me laisse perplexe sur le grandissement qui serait différent suivant l’utilisation d’un même objectif sur un capteur ( simplifions ) de largeur 36 mm et un autre de largeur 24 mm. Les lois optiques me disent que si le grandissement maxi de l’objectif est 1/1 cela signifie que X mm du sujet donne une image de X mm sur n’importe quel récepteur ( depuis le plus petit des formats jusqu’au plus grand des grands formats ). Si ton sujet fait 36 mm. Sur un grand format ( disons 4×5 inch) au rapport 1/1 on aura son image qui fera 36 mm ( un peu perdu dans les 10×12 cm du film) Sur un 24×36 son image fera 36 mm toujours au rapport 1/1. le format est rempli. sur un 18×24 on ne cadrera que 24 mm du sujet au rapport 1/1. Le sujet est tronqué. Mais tu es bien toujours au rapport 1/1 : tu ne cadres que 24 mm et ne reproduit que 24 mm. Evidemment pour tes deux images il semble y avoir un grossissement pour la deuxième par rapport à la première parce que tu l’as agrandie d’avantage ! Il faudrait toute proportion gardée présenter une image de 24×36 mm ( ou cm ou m ) pour le capteur 24×36 et une image de 18×24 mm ( ou cm ou m ) pour le capteur de 18×24

avant de lire cela j’avais tout compris!!!

13)
zit
, le 17.09.2008 à 11:39
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Hem, “superbe”, “beau”, “joli”, géniale”, “fabuleux”, “alléchant”, “magnifique”, ah, enfin “perplexe”, “gonflé”, j’étais un poil inquiet pour mes chevilles et ma tête, allez y molo quand même, quand on a un ego surdimensionné comme le mien (que je cache mal sous une grande timidité), faut faire attention ! ;o) ;o)

Heuu, merci quand même, ça fait très plaisir ;^).

levri, quel “raccourci sémantique” ? (où ça, le bouton ?)

Smop, oui, j’ai continué, au début, je ne savais pas trop dans quelle voie le faire, il fallait qu’en plus de “l’originalité”, du côté rigolo, je trouve une signification à cette accumulation. Et puis un jour, je devais faire des photos pour la promo d’un groupe de rock que je ne connaissais pas.

En général, les jeunes musiciens (les vieux aussi d’ailleurs, mais, à part ceux qui se la pètent “star”, ils ont l’habitude et certains se sont même fabriqué une image), ça les gonfle sérieusement de devoir se réunir pour autre chose que répéter ou jouer, surtout s’il s’agit de poser pour un type qu’ils ne connaissent pas, leur art, c’est l’oreille, pas l’oeil, et ils sont vraiment difficile à décoincer, d’autant plus que je suis un piètre donneur d’ordres (ni dieu ni maître, ça s’applique à bibi aussi).

J’ai donc eu l’idée, pour briser la glace, d’amener mon machin avec les Legos et de commencer à faire poser leurs doigts. Et ça a marché du tonnerre : cette petite séance très ludique permet de désinhiber tout le monde. De mon côté, il est facile de leur dire “un petit peu plus haut”, “un petit peu plus loin”, pour commencer et eux, ils acceptent beaucoup plus facilement de se laisser diriger parce que ça s’apparente plus à un jeu qu’à autre chose (et je crois même que profondément, voir des Legos fait retomber tout le monde un peu en enfance, en tout cas, ceux qui y ont joué).

Donc, j’avais trouvé “un truc” pour décontracter une séance de prise de vues, mais en plus, j’ai tout de suite trouvé un sens : l’interface entre le cerveau du musicien et le son (sauf pour les chanteurs) c’est leurs doigts, les fameux doigts des pianistes, les doigts de batteurs ou de percussionnistes, pleins de pansements, les ongles de la main droite des guitaristes adeptes du picking…

Maintenant, il me reste à fabriquer un dispositif plus doux et approprié pour photographier l’espace entre la lèvre supérieure et le bas du nez (ça a un nom ?) que je trouve d’une grande sensualité et qui évoquera plus facilement le chant…

Yip, longue série, je ne suis pas sûr, mais j’en reparlerais, il y a des chances. J’ai quand même trop peu abordé les problèmes techniques, en particulier la lumière.

Dodgedav, c’était une “private joke”, c’est bien connu que toutes les motos pissent de l’huile, BEUARK ! ;o)

Caplan, tu connais l’adresse, vous venez quand vous voulez (pas de livraison)…

jclauney, je suis tout à fait d’accord avec toi, que l’on soit avec un capteur 24×36 ou APS ou encore une chambre 20×25, le rapport un sur un c’est “un centimètre dans la réalité, c’est un centimètre sur le film”. Nonobstant, là où le numérique diffère significativement, c’est qu’un D700 avec un capteur 24×36 de 12 MP donnera moins d’information à surface égale qu’un D300 équipé d’un capteur APS de 12 MP. En argentique, le nombre de grains d’argent par cm2 est (à peu près) le même en 24×36 et en APS, alors que dans le cas D700/D300, on a effectivement 1,5 fois plus de pixels au cm2, d’où mon “raccourci sémantique érythèmatisant”…

z (bon, je vais aller faire un tour à l’Apple Expo, je répêêêêêêête : bien que Photokina oblige, il n’y ait aucun exposant “photo”)

14)
Inconnu
, le 17.09.2008 à 11:48
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Bel article avec de belles illustrations mais tu aurais pu trouver une boîte de maquereaux dans ta cuisine !

Bien que la photo obtenue soit apparemment la même, la distance de mise au point change, ainsi que la profondeur de champ et la perspective

Pas la perspective, cf : Déformation apparente de l’environnement

15)
fxprod
, le 17.09.2008 à 12:06
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46. ToTheEnd

Au fait, cette journée me coûtera dans les 300 à 400 balles vu que mon pneu arrière semble bien crevé… c’est pour ça aussi que je ne vous ai pas appelé dimanche pour la raclette.

Peut être que quelqu’un m’en voulait et qu’on m’a crevé le pneu??? Sûrement un gauchiste… c’est un complot… ce pays est plein de complots.

Gonflé…. oups ToTheEnd pas sur la tête, merci.

16)
levri
, le 17.09.2008 à 12:52
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levri, quel “raccourci sémantique” ? (où ça, le bouton ?)

Pour le raccourci, c’est ton : “un petit capteur “grossis” plus”, traître que tu es, tu avais pris soin de placer des guillemets…

çà me rappelle l’argument marketing des compacts 24×36 des années 90’s où tu en avais “plus”… en utilisant la moitié de la hauteur du film… :P

Ta curiosité pathologique risquerait d’être refroidie par l’emplacement du bouton en question…

17)
Zallag
, le 17.09.2008 à 13:17
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Zit, après des photos de doigts, tu vas donc te lancer dans celles de philtrum? Je me réjouis! Mais sache que sa conformation, chez certaines personnes, peut – il faut être prudent – révéler un problème qu’elles ignorent peut-être, dont leur mère a probablement souffert lors de sa grossesse…

18)
Nihao
, le 17.09.2008 à 14:28
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Il y a une chose qui me laisse perplexe sur le grandissement qui serait différent suivant l’utilisation d’un même objectif sur un capteur ( simplifions ) de largeur 36 mm et un autre de largeur 24 mm. Les lois optiques me disent que si le grandissement maxi de l’objectif est 1/1 cela signifie que X mm du sujet donne une image de X mm sur n’importe quel récepteur ( depuis le plus petit des formats jusqu’au plus grand des grands formats ). Si ton sujet fait 36 mm. Sur un grand format ( disons 4×5 inch) au rapport 1/1 on aura son image qui fera 36 mm ( un peu perdu dans les 10×12 cm du film) Sur un 24×36 son image fera 36 mm toujours au rapport 1/1. le format est rempli. sur un 18×24 on ne cadrera que 24 mm du sujet au rapport 1/1. Le sujet est tronqué. Mais tu es bien toujours au rapport 1/1 : tu ne cadres que 24 mm et ne reproduit que 24 mm. Evidemment pour tes deux images il semble y avoir un grossissement pour la deuxième par rapport à la première parce que tu l’as agrandie d’avantage ! Il faudrait toute proportion gardée présenter une image de 24×36 mm ( ou cm ou m ) pour le capteur 24×36 et une image de 18×24 mm ( ou cm ou m ) pour le capteur de 18×24

Non il dit simplement “ne donne pas la même image”. Tu pourras mettre dans ta chambre 4×5, 4 inch de la regle au rapport 1/1 et seulement 36mm avec ton capteur 24×36mm. C’est tout.

19)
levri
, le 17.09.2008 à 14:48
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@ nihao, en théorie tu pourrais couvrir les 5” de la chambre (12,5 cm), mais en pratique l’objectif ne couvrira pas cette surface, et passé 40 ou 45 mm on risquerait d’avoir une sacrée perte de qualité !

20)
loik
, le 17.09.2008 à 20:13
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Waou !!! ça fait plaisir de lire un tel article. Un sacre bout de temps que je devore chaque matin ce site, là je ne resiste pas a l’envie d’exprimer ma satisfaction. J’aime autant le fonds que la forme, sacrée performance que de rendre la macro si séduisante. Alors …. j’ai juste envie de partager ce plaisir et de dire BRAVO pour la qualité de l’article.

22)
zit
, le 17.09.2008 à 22:46
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Haddock, la boîte de maquereaux, mais pourquoi n’y ais–je pas pensé ? J’ai bien eu l’idée de mettre un lien vers les rillettes de maquereaux d’Okazou le gourmand, dans le forum, mais j’ai oublié (oubli réparé). Ça ne sonne pas forcément terrible, comme nom, mais c’est vraiment délicieux.

Sinon merci pour la correction au sujet de la perspective, évidemment !

Zallag, super le philtrum, en plus l’article de wikipedia me plais bien, déjà, l’étymologie (du grec pour “aimer”, “embraser”) et le reste aussi d’ailleurs, ça me donne encore plus envie de commencer…

loik, merci et bienvenue, et surtout n’hésites pas à revenir.

Saluki, je suis loin d’être un spécialiste de la macro, mais j’aime bien me donner un cadre contraignant pour aller faire des photos, et là, j’ai été servi, c’est vraiment très contraignant de ne faire des photos que de trucs qui rentrent dans un rectangle de 24×36 mm ou de 16×24, donc, je me suis bien amusé ;–). Par contre, j’ai vite abandonné le pourtant très bon et pas cher 2,8/50 Sigma pour le 2,8/105 Micro–Nikkor, pour une bête raison de distance minimale de mise au point, avec le sigma, on fini très vite par toucher ce que l’on photographie (j’avais plein de graines de cresson et de basilic bien pégantes sur le paresoleil après ;o).

z (Et ça colle bien le mucilage, je répêêêêêêête, surtout le bleu;o)

23)
Ztong2
, le 16.10.2010 à 05:50
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Pour la jauge à doigts, plutôt que de maltraiter un pare soleil je suggère le collage. Par contre il faut une bonne colle. Donc : soit la cyanoacrylate (la Super glu, quoi), soit la colle néoprène type ‘contact’. Pour les surfaces incurvées à teneur plastique, c’est ce que je recommanderais. Autre solution mais tellement puissante qu’elle en est définitive : la colle epoxy (la Cyanolit, quoi, pour ne faire toujours pas de pub). Enfin, solution inoffensive pour objos métal : l’aimant puissant, ou deux aimants de faible puissance placés de part et d’autre d’une autre pièce de Légo (qui compliquerait un peu notre montage mais le rendrait plus stable). Attention, ne marche pas sur les cailloux à alliage alu ou magnésium.

Sinon je salue l’ingéniosité de l’accessoire.

24)
zit
, le 16.10.2010 à 08:17
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Ztong2, cornegidouille ! je n’ai jamais réussi à coller quoi que ce soit à la superglu (je devais en mettre trop) et surtout, j’ai les boules de payer pour un tube de 3 grammes dont je vais utiliser 10 % et où la fois suivante, l’orifice étant parfaitement collé, je vais devoir en racheter un. J’avoue préférer de loin une bonne Néoprène contact ou, quand j’ai le temps, une résine époxy bicomposant (genre Araldite), là ça colle vraiment très fort (je me souviens même d’un truc que j’ai réparé avec et qui a cassé, suite à une chute, à un autre endroit que là où j’avais collé !).

Sinon, c’est vrai que les aimants modernes sont impressionnants, mais là, le paresoleil est en alu.

z (qui reparlera un jour de macro, je répêêêêêêêêêêête : patience, pour les rapports extrêmes, c’est vraiment très long)