Je vous ai déjà montré un diffuseur de flash interne ici, le SoftScreen de Lumiquest.
J'y écrivais ceci, permettez que je copie-colle, c'est tellement beau… (heu… je plaisante hein, je dis ça au cas où…). Non, en fait, je me cite pour rentabiliser mes humeurs. Et puis, ce que j'écrivais est toujours vrai, après tout, pourquoi redire les mêmes choses autrement.
Je vous retrouve en fin d'italique…
À quoi sert un déflecteur ou un soft box? Vous avez tous compris que la surface d’éclairage d’un flash est fort limitée. Tous les rayons lumineux au déclenchement de l’éclair vont se fracasser la tronche sur le sujet le plus proche, malgré les énormes progrès réalisés par les fabricants ces dernières années.
Cela nous donne des éclairages qui ne sont pas trop homogènes, durs, avec en particulier, lorsqu’il s’agit de portraits, des fromages blancs sur le front.
Que faites-vous depuis des années? Vous tournez la tête de votre flash vers le haut ou sur le côté, à la recherche d’une surface blanche ou légèrement colorée qui pourrait réfléchir les rayons du flash, et donner par conséquent une lumière plus régulière. Le plafond n’est pas mal pour ça, pour autant qu’il ne soit pas en bois (en ce cas, une dominante rouge est assurée sur l’image).
Le problème des flashs indirects, ce sont les ombres sous les yeux.
C’est pour pallier ces différents problèmes que je vous ai proposé il y a peu un test de l’extraordinaire LightSphere, testé ici, que je chéris amoureusement (ce n’est pas un pléonasme ça? Faut que je vérifie…).
Oui mais voilà, j’en viens à ma deuxième plantée de décor (pas terrible comme terme pour un site lu par des informaticiens mais bon, je le garde): dites, comment vous le mettez le LightSphere, sur un flash interne de reflex qui équipe tous les bas et moyen de gamme actuels?
Hmmm?
Et comment vous tournez la tête de ce même flash vers le haut pour faire de l’indirect alors qu’elle n’est même pas pivotante, cette tête?
Hmmm?
Je vois que vous faites moins le malin là…
Fin de citation.
Je vous retrouve.
Le Soft Screen était donc une solution. Qui tient parfaitement la route d'ailleurs.
Mais aujourd'hui, je voudrais vous parler rapidement du Puffer, signé du petit génie du diffuseur très cher mais tellement mieux que les autres: Gary Fong, dont j'ai déjà abondamment parlé ici à propos du LightSphere, et là à propos du WhaleTail.
À ce propos, tiens, il faut que je vous dise: depuis que je suis passé de Canon à Nikon, j'ai eu quelques problèmes, vu que mes LightSphere (le WhaleTail était universel) était devenu trop gros pour mes deux SB 800.
Tadadadaaaam: je les ai échangés contre deux SB 900, du coup, ils sont devenus un poil trop petits, mais avec un chausse-flash, ça passe et au moins, ça tient. Au prix de la chose, vous feriez bien d'opter pour la version universelle, qui tient grâce à une attache, et qui passe partout. Elle est sortie il y a quelques mois, un vrai progrès pour ceux qui comme moi, changent de marque régulièrement (mais c'est fini, je le jure, en croisant les doigts derrière le dos).
Mais revenons à notre Puffer…
Ce petit machin en plastique se monte très facilement, et s'adapte, grâce à divers trous, à tous les flashs internes du marché, qu'ils soient hauts ou bas.
La chose se glisse dans le porte-flashs, c'est simple, évident, pas besoin d'avoir fait la Sorbonne pour comprendre le fonctionnement. Remarquez, si vous l'avez faite, ça devrait fonctionner aussi.
Non non, ce n'est pas comme ça qu'il faut utiliser Puffer…
C'est comme ça.
Vu de dessus, voici la bête…, observez les sortes
d'alvéoles dans le plastique.
Vu de face, la même
Ensuite, vous ne vous posez plus de questions, vous photographiez.
Et 99 fois sur 100, le Puffer fait merveille.
D'abord (et là j'enrage, parce que le 18-200 Nikon que j'avais acheté d'occase avec amour est en réparation, stabilisateur pas vraiment efficace, avec quelques coincements, certes heureusement sous garantie, mais malheureusement absent lors de l'écriture de ces lignes, alors que j'avais fait des essais probants, sans les avoir conservés), ce Puffer donc (qu'elle était longue ma parenthèse) permet de supprimer l'ombre portée du parasoleil de certains objectifs (ici le 18-200) en position grand-angle, et ce véritablement avec un petit côté magique. Bon, vu la panne, je ne peux pas le prouver ici (ça m'énerve, ça m'énerve!), mais je vous assure que le résultat est assez bluffant.
Ah mais attendez, sur ma vieille carte, j'ai retrouvé deux images où j'avais montré à un ami de mon fils les bienfaits de Puffer. Je ne sais pas si j'ose les présenter… Je n'ai pas demandé son autorisation… Oh ben oui, tant pis, j'y vais, qu'il soit ici remercié pour sa contribution importante à Cuk.ch.
Remarquez l'ombre sur le pull, en bas à droite
Avec Puffer, plus d'ombre!
D'autre part, le Puffer permet d'obtenir une lumière beaucoup plus homogène, tout en amenant une douceur impossible à obtenir normalement avec un flash interne.
Le doudou de Juliette. Si jamais vous le trouvez, ce sera qu'on l'aura perdu, alors ramenez-le s'il vous plaît, je n'ose déjà pas imaginer la crise dans l'intervalle…
Avec Puffer
Regardez comme mon fils a l'air de s'ennuyer dans la vie sans Puffer
Et comme il a l'air serein avec…
Un très beau produit, que je ne peux que vous conseiller.
Maintenant, il a quelques désavantages par rapport au SoftScreen.
- niveau rangement, le Puffer est plus difficile (un tout petit peu plus disons) à transporter que le SoftScreen, se dernier se pliant sans problème pour ne prendre que très peu de place, ce qui n'est pas le cas du Puffer qui prendra de toute manière la place qu'il prend, vu qu'il est non pliable, et que je déconseille de le démonter à chaque coup;
- le Puffer envoie de la lumère également vers l'arrière (c'est voulu, pour que cette lumière vienne de partout), ce qui fait que si vous prenez des photos les deux yeux ouverts, l'oeil qui n'est pas devant le viseur ramassera une partie de l'éclair, ce qui peut être éblouissant;
Le flash perd un poil de puissance (pour gagner en homogénéité, c'est ça qui est important), 1IL selon les spécialistes de Réponse Photo (je ne sais pas comment ils calculent ça, ne me demandez pas, faites confiance, comme moi). (Mise à jour de vendredi matin: oui bon, d'accord, avec un flashmètre, ou un luxmètre comme me le font remarquer deux lecteurs ce matin. Faut dire que ces deux outils, je ne les ai jamais utilisés dans ma vie, ne faisant pas de studio, et parce que MOI Messieurs, je suis TROP JEUNE!!:-)) Cela dit, il ne s'agit pas d'un défaut du Puffer par rapport au SoftScreen, ce dernier ayant la même caractéristique, comme toutes les "soft boxes" à ce niveau.
Il est clair que selon la grandeur de la scène à éclairer (de toute manière, les flashs internes ne sont pas faits pour éclairer des salles entières), vous enlèverez le Puffer de l'appareil, c'est aussi simple que ça.
J'ai remarqué aussi qu'il est possible, au cas où le besoin s'en ferait sentir, de monter l'exposition d'un tiers d'IL ou d'un demi IL dans le module de développement en édition d'image, sans perdre de la douceur d'éclairage. Et comme l'image est éclairée par le flash, on n'a pas de souci de montée de bruit.
Un petit conseil
Pour que le flash et Puffer donnent leur meilleur, il ne faut pas hésiter à monter les ISO, entre 400 et 800 disons.
En effet, à 100 ISO, la scène peut n'être pas assez éclairée, ce qui privilégiera le sujet, mais pas l'ambiance. À 800 ISO (avec les appareils modernes, pas de souci de bruit, ce d'autant plus que le flash éclaire les zones sombres aussi, comme je viens de l'écrire quelques lignes juste au-dessus), vous aurez un rendu bien plus naturel.
Sans Puffer
Avec Puffer
Ah, et pendant que j'y suis (dans les conseils), un petit deuxième: pensez à baisser le flash lorsque vous placez Puffer sur l'appareil, mais surtout quand vous le retirez. En effet, il est bien ajusté à la griffe, et "va un peu dur". Vous risquez de forcer un peu, et paf ça lâche. Si le flash est encore en position élevée, vous risquez de tout casser. Il faut juste faire un peu attention quoi…
En conclusion
Comme tous les produits Gary Fong, le Puffer est assez éblouissant (sans jeu de mot).
Il s'agit d'un petit bout de plastique qui, pour 35 francs suisses (soit un tout petit peu moins que 20 €), transformera votre flash interne, que vous hésitez peut-être comme moi à utiliser, en accessoire indispensable en soirée.
J'en viens à regretter l'absence d'un flash interne sur mon D3 (et par conséquent à me dire que le D700 aurait été peut-être un choix plus universel, même si j'adore mon reflex).
En tous les cas sur mon D60, je ne me promène plus sans mon Puffer, qu'on se le dise!
En conclusion 2
Bon, ne me reste plus qu'à passer la nuit à essayer de replier la tente blanche dans laquelle je glisse les objets à photographier (toutes les photos du début), que j'ai utilisée pour la première fois. Le truc de saute à la figure quand tu la sors de son emballage, et ça fait une demi-heure que j'essaie de la remettre dedans, impossible…














